Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 4 septembre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & élections

2027 : "Tout le monde sait qu'il n'y aura pas qu'une seule candidature à gauche" (Manuel Bompard)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On va évoquer la campagne présidentielle, les divisions à gauche et le monde agricole en crise.

  • 1:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement doit répondre aujourd'hui avec des aides d'urgence massive pour les agriculteurs ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut accepter une hausse des prix alimentaires pour aider les agriculteurs ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement propose des économies pour financer les aides aux agriculteurs. Est-ce acceptable ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    Vous proposez de rétablir l'ISF. Les Français sont-ils prêts à consentir à des hausses d'impôts ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement parle d'un budget de sauvegarde. Vous y êtes opposé. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Manuel BompardFait
    « Le problème qu'on a aujourd'hui, c'est que la sécheresse, on l'a vécu en 2026 et on a besoin de mesures d'urgence en 2026 et pas en 2027. »
  • 4:00Manuel BompardPromesse
    « Il faut débloquer des fonds et débloquer des fonds tout de suite. »
  • 11:00Manuel BompardChiffre
    « Il y a 10 millions de pauvres dans ce pays qui tirent déjà la langue pour pouvoir se nourrir. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Camille, bonjour. Et bonjour Manuel Bompard, député la France insoumise, coordinateur national de votre mouvement. Merci d'être avec nous ce matin sur France Info.

On va évoquer évidemment avec vous la campagne présidentielle qui est bien lancé. Les divisions aussi à gauche, les possibilités d'union peut-être, mais tout d'abord le monde agricole qui se retrouve au bord de la crise de ner après cet été cataclysmique sur le front de la canicule et de la sécheresse. Situation catastrophique avec des productions qui s'écroulent pour de très nombreuses cultures.

La ministre de l'agriculture dans moins d'une demi-heure maintenant va présenter son plan d'urgence pour les agriculteurs. Johann Barbe et le vice-président de la FNSEA. Il était sur notre antenne tout à l'heure sur France Info, il attend beaucoup de ses annonces.

La première urgence pour le secteur, c'est ce que j'ai toujours dit, c'est que l'argent frit directement sur nos exploitations. Le [grognement] le problème qu'on a aujourd'hui, c'est que la sécheresse, on l'a vécu en 2026 et on a besoin de mesures d'urgence en 2026 et pas en 2027. Johann Barbe, le vice-président de la FNSEA, principal syndicat agricole, Manuel Bonpar, il réclame de l'argent frais.

On entend la détresse des agriculteurs depuis plusieurs semaines. Est-ce que le gouvernement doit y répondre aujourd'hui avec des aides d'urgence massive ? Évidemment, d'abord parce que c'est un c'est un devoir vis-à-vis de nos agriculteurs qui se retrouvent dans une situation qui est une situation très difficile avec, vous l'avez dit, des pertes de de production qui sont très importantes.

Euh mais y compris parce que c'est pas seulement un enjeu pour nos agriculteurs, c'est un enjeu pour la société dans son dans son ensemble parce que cette situation là, elle va aussi produire des conséquences économiques de l'inflation, de l'augmentation des prix sur les les fruits et légumes. Et si on n pas des mesures d'urgence pour protéger les agriculteurs mais aussi pour protéger les consommateurs, on va se retrouver confronté à des augmentations de prix. Tel des milliers d'exploitations en plus risqueraient de mettre la clé sous la porte.

C'est ce que disait encore la FNS ce matin. Une question de survie même pour le secteur. Bien sûr.

Exactement. Et d'ailleurs, c'est aussi une manière, je crois que tout le monde prenne conscience que quand on met pas en place les politiques d'adaptation au changement climatique qui sont nécessaires, et ben à la fin coûte plus cher que de l'avoir fait avant. Et là, on en parlera peut-être tout à l'heure, mais ce sentiment que à chaque fois qu'on a des événements climatiques extrêmes, ça produit une indignation dans la société et puis ensuite bon, on passe à autre chose quoi, jusqu'à la prochaine.

Bah, c'est aussi avec ça qu'il faut rompre. Maintenant, si on en revient sur les agricultrices et les agriculteurs, nous, le groupe de la France insoumise à l'Assemblée nationale, hier, nous avons présenté notre propre plan avec un certain nombre de mesures. Il faut évidemment des mesures d'indemnisation parce que alors vous avez parfois des systèmes assurentiels mais ils sont pas suffisants, hein.

C'est-à-dire des agriculteurs qui ont des assurances qui vont parfois les indemniser, mais il y a des agriculteurs qui ont pas d'assurance. Parfois ces systèmes assurentiels eux-mêmes ne sont pas suffisants. Et donc oui, il faut débloquer des fonds et débloquer des fonds tout de suite.

D'ailleurs, pendant la canicule, nous avions proposé nous par l'intermédiaire d'Éric Cocrel, président de la commission des finances, d'ouvrir un débat sur ce qu'on appelle un budget rectificatif pour que ça soit le budget 2026, pas le budget 2027 qui prévoit les aides qui sont nécessaires. Emmanuel Bonpard sur la manière d'aider les agriculteurs. Là tout de suite, Arnaud Rousseau, patron de la FNSEA, propose aussi d'augmenter le prix de certains produits.

Il dit par exemple que pour une boîte d'haricot, ce serait passé de de 13 centimes à 15 centimes, que cela changerait la donne pour les agriculteurs et que cette petite inflation alimentaire selon lui ne serait pas un drame. Est-ce que il faut accepter une hausse des prix alimentaires pour aider les agriculteurs ? J'ai eu l'occasion d'ailleurs d'avoir un petit échange avec monsieur monsieur Rousseau sur les sur les réseaux sociaux quand on a des revenus comme ceux qui peuvent avoir 2 centimes sur une ou quand vous avez des quand vous avez des revenus importants, bon un peu d'inflation alimentaire, vous pouvez peut-être l'encaisser mais quand il y a 10 millions de pauvres dans ce pays qui tirent déjà la langue pour pouvoir se nourrir bah la réponse ça peut pas être de dire vous allez devoir accepter l'augmentation des prix.

Donc ce que je disais à monsieur Rousseau, c'est que là où il y a précisément de la marge pour faire en sorte de protéger et le producteur parce que oui, le producteur doit avoir des prix qui sont des prix garantis et rémunérateurs, il peut pas travailler à perte, mais aussi le consommateur pour que le consommateur se retrouve pas face à une augmentation des prix. Là où il y a des marges, pardon, mais c'est dans les intermédiaires, c'est dans l'industrie agroalimentaire, c'est dans la grande distribution. Enfin, sur les fruits et légumes, la grande distribution c'est quasiment 30 % 20 à 30 % de marge.

Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut avoir des prix rémunérateurs qui sont garantis pour les producteurs. Ça c'est ce que vous proposez, des prix planchés pour les agriculteurs.

Et vous voulez également aussi pour les consommateurs avoir des prix qui soient bloqués. Mais il y a un moment, pardon, mais ça fonctionne pas forcément de vouloir à la fois bah vous êtes face à un gill, vous voulez bien rémunérer l'agriculture française sans flamber des prix pour les consommateurs. Comment vous faites avec ces intermédiaires pour justement réussir à ce qu'ils réduisent leur marge et les agriculteurs peuvent avoir aussi besoin de leur vente tout de même plus cher dans les cas là comme on le voit de de baisse des rendements de sécheresse particulièr Vous prenez, c'est assez simple en fait.

Vous avez raison de dire qu'on peut on peut croire on peut penser que c'est un dilemme. C'està-dire vous voulez faire en sorte que au début de la chaîne les gens soient mieux rémunéré qu'à la fin coûte pas plus cher et tout le monde a envie d'être d'accord avec vous. Voilà.

Sauf que vous oubliez quelque chose, c'est qu'au milieu, vous avez des grands industriels et de la grande distribution dont on peut pas dire qu'ils ont des grandes difficulté économique, qui font des marges qui sont des marges gigantesques, qui ont un rapport de force tel qu'ils imposent au producteurs des prix d'achat qui ne sont pas rémunérateurs et qui ensuite répercutent euh ces prix d'achat qui les répercutent sur les consommateurs en encaissant la différence. Donc qu'est-ce que vous faites ? Vous prenez des mesures sur un par exemple un panier de produits de première nécessité de fixation des prix.

C'est prévu par le code du commerce de manière exceptionnelle et vous avez des mesures d'encadrement des marges d'ailleurs parce que je voudrais bien quand même qu'on qu'on voit que certains ont un petit peu de suite dans les idées. D'ailleurs, j'ai moi-même avec le groupe de la France assoumise il y a maintenant 3 ans déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale qui prévoyait ça tombe bien des prix planchés pour les agriculteurs et des mesures d'encadrement des marges de la grande distribution et il me semble qu'il avait manqué quatre ou cinq voix pour qu'elle puisse être votée à l'Assemblée nationale. Donc vous voyez, moi j'ai j'ai pas attendu la rentrée 2026 pour dire que c'est ça qu'il fallait faire.

C'est ce qu'on porte depuis de plusieurs années maintenant. Bon Annie Jeunevar, elle va annoncer des mesures d'aide d'urgence là dans une vingtaine de minutes maintenant. Emmanuel Bonpard, la question qui se pose dans le contexte qu'on connaît de fortes contraintes sur les finances publiques, c'est la question de du financement aussi de ces mesures.

Évidemment, hier le Premier ministre Sébastien Lecnu a dit qu'il demandait des économies nouvelles, des gels de crédit pour libérer de l'argent pour pouvoir financer ses aides aux agriculteurs. Est-ce qu'on peut consentir à certaines économies sur certains autres postes de dépense pour soutenir leur agricol ? Le problème, c'est que ce gouvernement est dans cette même logique depuis plusieurs années maintenant.

C'est-à-dire euh on a besoin de financer des choses importantes. Donc on va le faire en coupant des financements d'autres choses importante. Enfin, je regarde et regardez, je vous donne juste un exemple parce qu'on l'a appris hier là en plein milieu de la canicule, tout le monde était révolté de voir que nos enfants se retrouvaient dans des écoles qui étaient des écoles surchauffées.

Le gouvernement a été obligé de dire "On va faire quelque chose." Il nous dit "Bon, on va mettre en place un fond à 50 millions d'euros pour l'adaptation au changement climatique des écoles." Puis là, on apprend dans la rentrée que finalement ce fond, il a été divisé par 5 parce que c'est plus la canicule, donc le gouvernant.

Et donc bon, mais ça c'est pas possible. Enfin, je veux dire, si la réponse euh pour pouvoir débloquer des financements nécessaires, c'est de couper d'autres financements qui sont essentiels, on n'y arrivera pas. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?

Mais parce que le gouvernement va vous répondre, il n'y a pas d'argent magique, la France est endettée et que donc si on choisit d'aider en urgence les agriculteurs, ce sur quoi vous semblez d'accord, où trouvez cet argent ? bah, précisément dans ce que le gouvernement ne veut pas faire, c'est-à-dire euh produire et créer des recettes nouvelles. Parce que c'est c'est quand même le problème dans les discussions budgétaires avec le gouvernement, c'est qu'il oublie quelque chose, c'est que un budget, c'est des recettes et des dépenses.

Si vous voulez augmenter des dépenses parce qu'il y a des besoins qui sont importants auxquels il faut faire face, faut augmenter les recettes. Oua, il y a une ligne rouge qui a été posée, c'est pas d'impôt supplémentaire par exemple, pas de hausse d'impôt. Donc, il y a pas de solution pour le gouvernement.

Donc, est-ce que les Français sont prêts à consentir à des hausses d'impôts aujourd'hui ? Alors, voilà, maintenant on rentre dans ce débat et vous avez raison de me poser la question. Deuxème problème qu'il y a dans le débat public sur ce sujet, quand vous dites "Il faut augmenter les recettes, on vous dit vous voulez augmenter les impôts pour tous les Français." Moi, je propose pas d'augmenter les impôts pour tous les Français.

Par contre, on peut mettre à contribution davantage celles et ceux qui ont largement les moyens de contribuer davantage. C'est le débat qu'on a eu déjà l'année dernière sur la taxe Zucman. euh c'est la question de rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune.

Pour prendre cet exemple, cet exemple-là, c'est faire en sorte qu'il y ait des recettes nouvelles et que ces recettes nouvelles, elles reposent sur la minorité. C'est euh dans la la proposition de réforme fiscale que nous avons proposé, pour vous donner cet exemple-là, est conduit à la au maintien au même niveau ou à la baisse de l'impôt de 92 % des français. C'est bien qu'il y a pas de majorité de toute façon pour voter ce genre de mesure à l'assemblée aujourd'hui, qu'il faut, comme disait le Camille, dans tous les cas, trouver l'argent.

Ah ben d'accord. Mais pouvez pas me reprocher à moi qui vous fait des propositions que les autres sont pas d'accord. Si les autres sont pas d'accord, ils doivent ensuite assumer.

S'il refuse la solution que nous préconisons de produire des nouvelles recettes, alors ils tombent dans ce que vous venez de dire. Donc ils doivent assumer d'arbitrer entre des priorités budgétaires. Mais est-ce que vous pourriez Manuel Bompard accepter que dans cette situation de crise très forte pour les agriculteurs, oui, il y ait certains postes de de dépenses qui soient gelés.

Est-ce que en effet dans ce cas particulier ben on attend le le plan qui va être plein d'idées à vous proposer moi. Je veux dire le les aides aux entreprise. Il y a un rapport sénatorial du du sénateur Fabien Guayet qui les chiffre à plus de 200 milliards d'euros par an.

Sénateur communiste avec la difficulté de de fléchage justement c'est des moindres recettes donc c'est des dépenses. Bon bah là je suis d'accord pour essayer de faire des économies sur ce sujet. Euh quand euh vous avez des niches fiscales qui sont extrêmement coûteuses euh et qui sont utilisées aujourd'hui le Crédit impôt recherche euh par des entreprises, pas toutes hein, mais certaines l'utilisent comme un effet d'OBen et ne font pas de recherche.

Oui, là je suis d'accord pour faire des économies. Donc je vous dis pas qu'il y a il y a pas des économies à faire, mais les économies quand le gouvernement en parle, c'est sur la santé, sur l'éducation nationale, sur l'écologie, sur la protection civile. On annule des commandes de Canada et puis après on se retrouve l'été suivant et puis on est face à une sécheresse, une canicule, des mégafeux et on n'est pas prêt pour y faire face.

Et on me dit c'est ça qu'il faut faire. Pardon, j'ai compris que vous vouliez me poser une autre question mais je veux juste rajouter juste un petit point si vous me permettez, c'est que non seulement c'est catastrophique pour la société mais en plus économiquement ça fonctionne pas. Est-ce que est-ce que quand même on a le droit de dire que l'année dernière nous a dit on va faire des coupes parce que faut baisser le déficit qu' a eu des coupes et que cette année le déficit va être plus important que l'année dernière.

Donc si vous voulez continuer dans cette logique qui fonctionne pas et qui met la société en danger, oui effectivement c'est pas pour nous qu'il faut voter. Bon mais si vous voulez rompre avec cette logique là et mettre en place autre chose bah oui c'est plutôt vers nous qu'il faut se tourner. En tout cas des économies il faudra en faire.

C'est ce que répète le gouvernement. budget, on a commencé à en parler. Ce sera euh le gros sujet des semaines qui arrivent à l'assemblée.

Emmanuel Bonpard, Maud Bréon, porte-parole, le gouvernement était sur notre plateau à votre place hier matin et elle a appelé ici même un budget de sauvegarde. Ce n'est dans l'intérêt de personne de priver la France d'un budget pour l'année 2027. Notre objectif n'est pas d'imposer un budget pour une année entière, c'est pour de 3 c'est allez 3 4 5 6 mois ce budget.

L'objectif c'est d'avoir un budget de sauvegarde qui permette au pays de tourner. Vous êtes prêt à participer à un budget de sauvegarde Emmanuel Bonpard comme le demande Maon. Mais c'est pas un budget de sauvegarde qu'elle nous propose.

Elle va nous proposer un budget de coupe dans des ministères dans des dépenses de santé qui sont essentielles pour la vie des Françaises et des Français. Enfin, je veux dire, vous vous venez d'un certain point de vue euh je vous prends un témoin, de faire la démonstration vous-même que madame Bron derrière cette idée, il faut que tout le monde se mette d'accord et cetera, elle n'est pas dans une démarche de compromis parce que si elle était dans une démarche de compromis, le gouvernement n'aurait pas commencé par dire de toute façon, il y aura pas de recette nouvelle. Voilà, parce qu'elle aurait laissé, ils auraient laissé sur la ter, il coup des hypothèses, nous disent, il faut être d'accord avec nous et si vous êtes pas d'accord avec nous, c'est que vous êtes pas sur une logique de compromis.

Ben moi, je suis pas d'accord avec eux. Le budget de sauvegarde, ça ça apparaître cette idée-là, c'est-à-dire avoir un budget qui est moins politique, le temps que la campagne passe et puis ensuite une fois que la campagne et que les Français se seront prononcés, et bien il y aura une politique qui s'appliquera. Vous vous avez vous avez annoncé que vous alliez censurer le budget.

Est-ce que c'est pas une prise de risque pendant cette campagne d'instabilité ? Mais en fait, si le gouvernement était vraiment dans la démarche que vous venez d'indiquer, il dirait "Bon euh il va y avoir une campagne présidentielle, il y a une campagne présidentielle, il va y avoir une élection au mois d'avril, il y aura après sans doute des législatives, une nouvelle majorité, il y aura un budget rectificatif." En attendant, je fais ce qu'on appelle une loi spéciale qui permet que le pays continue à tourner mais je fais pas de choix budget.

Oui. Qui empêche des investissements, qui empêche des aides, qui a aussi un pour les français. Et si vous voulez un budget de sauvegarde comme dit madame Brgeon, vous faites pas vous en profitez pas pour prendre tout le monde, excusez-moi du terme, je l'aime pas trop mais j'en trouve pas d'autres en otage dans le pays en disant ben si attention hein si vous acceptez pas qu'on coupe dans le budget de l'éducation nationale, de l'écologie et cetera, bah c'est à cause de vous, il va y avoir de l'instabilité.

On a reçu des lettres de cadrage pendant l'été. Euh moi je les ai consulté euh dans lequel d'ailleurs ils sont ils mentent parce qu'ils disent "Non, non, c'est pas vrai, le budget va augmenter." Sauf que quand vous comparez euh à deux budgets, vous comparez en tenant compte de l'inflation.

Bon et ben si vous tenez compte de l'inflation, à part le ministère de la défense, tous les autres budgets des ministères vont couper. On on me dit on va augmenter le plafond des franchises médicales. Donc c'est sur les gens que ça va apaer.

On nous parle de sous-indexer les pensions de retraite. Alors on nous dit oui, c'est que pour les retraites riches, on dit "Ah bon ?" À combien ?

À 1500 € net. Ah bon ? à 1500 € net en France, on est riche aujourd'hui.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc non, pardon. Derrière ces grandes opérations de communication, ce gouvernement a l'intention de faire peser encore sur les Français un budget qui encore une fois ne marchera pas d'un point de vue économique BP, on vous entend bien.

Vous ne croyez donc pas dans ce budget dit de sauvegarde comme on a parlé la porte-parole du gouvernement à votre place hier. Vous parliez vous-même de cette loi spéciale ? encore, le gouvernement alerte en disant si c'est une loi spéciale, ça aggravera la dette française.

Le taux d'empreunt de l'État français à 10 ans évolue là au-dessus de 4 % c'est le plus haut niveau depuis 2008. Est-ce que vous ne prenez pas le risque d'aggraver la dette française et donc aussi de limiter votre action si vous êtes élu au printemps prochain Je je vais répondre à votre question, mais quand même est-ce que vous êtes conscient du fait que par rapport à l'année dernière, cette année, le déficit doit être plus important que l'année dernière. Donc l'année dernière, on nous a dit il faut couper dans les budgets parce que sinon vous allez aggraver la dette.

Vous entends et vous l'avez déjà dit vous m'avez dit exactement la même chose l'année dernière. Oui, mais aggraver la dette, c'est produire du déficit. C'est produire du déficit.

Vous vous liez les mains finalement. Non, c'est eux qui se l c'est eux qui se liit les mains. Le gouvernement et nous lit les mains.

Parce que en fait ce qu'il faut comprendre et là je réponds à votre question, c'est que quand vous êtes dans un dans un pays dans lequel plus de 50 % de la croissance est tirée par la consommation populaire, si vous avez une politique et une politique qu'on appelle d'austérité ou de coupe budgétaire, c'est une politique qui repose en particulier sur les investissements et sur le pouvoir d'achat des Français, à la fin ça se traduit par une récession économique. D'ailleurs, qu'est-ce qu'on a appris que le 2è trimestre de l'année 2026, la France est en récession pour que les gens qui nous écoutent comprennent, ça veut dire qu'elle n'a pas de croissance, qu'elle est en croissance nulle. Voilà.

Et quand vous êtes en croissance nulle, bah vous aggravez le problème parce que vous avez moins de recettes fiscales et donc vous avez plus de déficit. C'est c'est c'est mathématique, c'est absolument logique. Donc précisément si vous voulez faire en sorte de alléger le poids de la dette, il faut avoir il faut remettre de l'ordre dans les comptes publics.

Moi, je suis absolument d'accord avec ça. Mais pour ça, il faut pas de la même manière. Mais non, pour ça, il faut dégager des nouvelles recettes.

Il y a pas d'autres solution que ça et c'est ça qui fonctionnera. Après, il y a le débat sur euh la congélation d'une partie de la dette qui est aussi une autre manière de de faire diminuer le poids que exerceront les marchés financier sur la dette française. Euh ce weekend, Jean-Luc Mélenchon, votre candidat, se rendra à la braderie de Lille et tiendra un meeting.

Votre candidat qui est très bien placé, hein, dans les sondages en cette rentrée. Vous allez peut-être nous dire que vous ne les regardez pas, mais en tout cas, c'est ce que disent les enquêtes d'opinion. Il est en mesure de se qualifier au second tour selon plusieurs scénarios.

Euh quel va être le message ce weekend de Jean-Luc Mélenchon ? Vous allez appeler euh les autres parties euh de gauche à l'Union à se ranger derrière vous ? C'est d'abord des messages qui sont des messages euh politiques pour faire face et programmatique.

D'abord des propositions qu'on met sur la table, on parlait de la dette. On a on a mis une proposition sur la table sur ce sujet qui a occupé, je crois une grosse partie des des discussions politiques en cette en cette rentrée. On a parlé de de cet été absolument catastrophique du point de vue climatique.

Je pense Jean-Luc Mélenchon a fait pour la rentrée le le seul le vrai le a montré qu' était le seul candidat aujourd'hui qui avait une pensée construite et des propositions sur la question de la lutte contre le changement climatique. Le seul Raphaël Gluxman ne porte pas des mesures. Bah pour l'instant euh moi j'ai moi j'ai pas l'intention de de polémiquer avec Raphael Gluxman, mais pour l'instant j'ai dans les propositions qui sont mises sur la table, j'ai l'impression qu' il y a une une pensée construite euh et une mise en œuvre opérationnelle de ce qu'on a appelé la planification écologique, la règle verte, la volonté d'introduire dans la Constitution l'idée qu'on prend pas davantage à la planète chaque année que ce qu'elle est capable de de regénérer. une modification de l'organisation administrative du pays avec l'idée d'écorégion qu'a développé Jean-Luc Mélenchon pour mettre en œuvre cette planification écologique.

Je pense aujourd'hui le programme qui est le plus pensé, le plus construit et qui raisonne je crois aussi le plus avec les mobilisations écologiques qui existent dans la société c'est celui de de Jean-Luc Malanchon. Après il y a d'autres candidats qui portent ça. Marine Tour, elle porte l'écologie aussi.

Moi, je c'est ce que j'allais vous dire en clair Manuel Bompard, le vote utile écolo, c'est vous, c'est Jean-Luc Mélenchon. J'ai l'impression en tout cas quand je regarde les votes par exemple qui sont faits par les députés écologistes et les députés de la France insoumise à l'Assemblée nationale, j'ai regardé les statistiques là il y a quelques jours, on est à peu près à 90 % de votes en commun. Donc en tout cas convergence donc vous appelez Marine Tondeli à retirer sa candidature.

Moi je je n'appelle rien, je ne demande rien. Chacun prendra les décisions qui lui semblent nécessaires dans cette situation. Ce que je dis tout simplement, c'est qu'avec les militants écologistes, les députés écologistes, on partage de nombreux combats ensemble. on vote très largement de la même manière à l'Assemblée nationale et qu'il me semble qu'il y aurait quelque chose d'assez naturel de faire campagne ensemble et que Jean-Luc Mélenchon peut être le prochain président écologiste de ce pays.

Donc voilà, après chacun décidera et décidera comment il veut se se positionner dans Manuel Bompard, le premier secrétaire du PS candidat à la primaire aussi socialiste, Olivier Fort déclare que le nouvel âge du socialisme c'est le socialisme écologique. Il tend la main à nouveau aux écologistes. Vous dites que vous êtes vous très proche des écologistes.

Est-ce que ça peut dessiner des rapprochements entre vous les écologistes ? Peut-être le PS par la voix d'Olivier Fort ce matin qui semble aussi peut-être vous tendre un peu la main. Bah non, attendez, d'abord, j'ai l'impression que Olivier Fort il est engagé dans une forme de congrès avec d'autres candidats.

C'est une primaire ce que primaire fermé à 15 € mais ça bon c'est leur ils font ce qu'ils veulent, il y a pas de de problème. Ce que je veux dire c'est que sur le fond de la possibilité de Oui, mais j'ai l'impression qu'ils ont l'intention d'avoir leur propre candidat. Je crois que c'est pour ça qu' est fait cette cet instrument, c'est pas pour ensuite venir rejoindre la campagne de de Jean-Luc Mélenchon.

Donc je pense que aujourd'hui c'est vous pourriez vous rapprocher d'un de ses candidats vous. C'est aussi ça la question poser. Mais en fait c'est aux électrices et aux électeurs de décider euh est-ce qu'il se retrouve ou pas dans le programme que nous portons avec Jean-Luc Lenchon ?

Je pense que si on est un militant écologiste, si on est un militant communiste, si on est ou un électeur, un adhérent ou même un sympathisant communiste ou écologiste, je crois qu'il y a assez peu de raison de ne pas se retrouver dans le programme que nous portons. Or, vous l'avez dit, on a quand même une campagne qui est dans une belle dynamique, que cette campagne, elle est décisive, elle va être très importante, queon a une opportunité sans doute unique de transformer cette société pour la rendre plus sociale, plus écologique, plus démocratique. Et donc je pense que personne n'a envie de louper cette opportunité.

Donc moi je dis, je ne demande rien. Je dis à toutes celles et ceux qui veulent venir aider dans ce moment décisif, vous êtes les bienvenus, vous pouvez rejoindre les groupes d'action, vous pouvez signer sur mélanchant 2027.fr.

Venez parce que plus on sera nombreux, plus on a on augmentera nos chances d'y parvenir. Je crois qu'on peut y arriver. Mais parce que Manuel Bonpar, le risque c'est que vous soyez le le roi du cimetière.

Cette expression, c'est celle de de Marine Tondelier, la patronne des écologistes. Elle a écrit une lettre à plusieurs parties de gauche cet été pour mettre en garde et dire si on continue de cette manière, on va droit dans le mur. Je crois pas et je suis pas d'accord avec le fait de répondre comme ça si vous voulez une forme de désillusion ou de résignation.

On n'y arrivera pas, c'est trop compliqué. Et précisément l'objectif de la campagne de Jean-Luc Mchanon, c'est de faire la on arrivera pas si on ne s'unit pas. Elle dit pas on n'y arrivera pas justement il y a une probabilité une possibilité d'y arriver mais pas en étant désir à elle d'en tirer les conséquences.

La la vérité c'est que tout le monde sait aujourd'hui qu'il n'y aura pas une seule candidature à gauche. Tout le monde le voit. Donc donc vous appelez à retirer sa candidate.

Non j'appelle à rien. Je dis vous me posez la question sur ce que Marine Tourdier dit. Je dis si elle pense ça il faut peut-être qu'elle en tire des des conclusions.

Mais c'est c'est son choix. Il ils feront exactement ce qu'ils veulent. Mais ce que je veux vous dire, c'est que quand la gauche a gagné les élections présidentielles en France, il n'y avait pas une candidature unique.

Donc le sujet c'est pas la candidature unique. Pour gagner l'élection, comme avait dit Jean-Luc Mchon, le problème c'est pas le nombre de candidatures, c'est le nombre d'électeurs. Voilà.

Et donc nous, on appelle aux électrices, aux électeurs à se mobiliser et notamment à toutes celles et ceux qui ne sont pas allés voter ces dernières années et ils avaient plein de raisons de ne pas aller voter parce qu'ils avaient été déçus. On leur dit "Inscrivez-vous sur les listes électorales." Il y a la perspective d'un grand changement qui est possible là dans cette élection présidentielle.

Si vous vous mobilisez, si vous vous inscrivez, si vous vous engagez dans cette campagne, alors je crois qu'on peut faire quelque chose d'extraordinaire et faire de la France parce que pardon, cette campagne ça peut pas être juste, ça va être trop compliqué, on va pas y arriver. On peut aussi faire bien sûr, je vous en fais pas le reproche mais parfois il y a des gens qui sont dans une un climat très anxiogène. On peut faire quelque chose d'extraordinaire.

On peut faire de la France la première nation écologique du monde. On peut lutter contre la pauvreté. On peut on a on a des grands sujets.

On peut passer à la 6e République. Euh vous avez vu la situation internationale dans laquelle on est. Il faut que la France retrouve la position qui était la sienne de garante du droit international pour belles choses à faire.

Pour finir et pour y arriver, est-ce que vous êtes sûr qu'il y aura bien un bulletin Jean-Luc Mélenchon en premier tour ? Absolument pos la question parce que information France info cette semaine 200 parrainages seulement sur les 500 nécessaires c'est ça a l'air difficile qui rebute un peu aussi honnêtement je crois qu'il y a une petite confusion dans dans le de votre journaliste qui a un peu confondu le nombre de parrainage et le nombre d'élus en susceptible de de parrainé qui se rattache à la France à soumis mais c'est pas grave vous avez raison c'est une difficulté qu'on est compliqué oui oui c'est un processus compliqué moi je d'ailleurs je trouve que c'est un processus qu'il faudrait changer des bah je il a 300 plus de 3600 parrainages citoyens, peut-être qu'on pourrait ajouter des les capacités de d'être candidat avec des parrainages citoyens. Donc il faut le travailler.

Donc j'en profite, pardonnez-moi, aux élus en mesure de parrainer. Donnez-nous un coup de main. On vous demande pas de nous soutenir, juste de nous laisser présenter notre candidature à l'élection.

Merci Manuel Bompard. Discuté des bouches du R la France insoumise et coordinateur de LFI d'avoir été l'invité du 830 France info ce matin. L'info continue sur France info.

Restez avec nous. M.