Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationMathilde Panot· 19 octobre 2025 24 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

Qui veut sauver Emmanuel Macron ? – Panorama #68

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Invité politiqueFait
    « Motion de censure que nous avions déposé, nous les insoumis, en lien à la fois avec les communistes, des ultramarins et des écologistes »
  • 1:43Invité politiqueChiffre
    « Le budget le plus cruel qui ait jamais été présenté ces dernières décennies, qui est même plus cruel que celui qui avait proposé François Baou »
  • 3:02Invité politiqueChiffre
    « En moyenne il y aura 150 € en moins par an pour les retraités les plus pauvres, 100 € pour un salarié ou encore 200 € en moins pour un chômeur »
  • 3:45Invité politiqueChiffre
    « Il y a 5 milliards en moins sur les collectivités et les communes qui sont déjà étranglées par l'austérité. Il y a 13 milliards en moins sur la sécurité sociale et 7 milliards d'économies sur la santé »
  • 4:26Invité politiqueChiffre
    « Si vous êtes quelqu'un qui est en arrêt maladie du fait d'un cancer, vous gagnez dans votre travail, vous gagnez environ 2000 € et bien vous serez mis à contribution à hauteur de 850 € par an »
  • 5:49Invité politiqueChiffre
    « La mise à contribution des plus riches par rapport au budget de l'année dernière qui était déjà complètement injuste pour les gens est divisé par deux dans ce nouveau budget »
  • 6:28Invité politiqueChiffre
    « Bernard Arnaud dont nous avons su ce mercredi que il avait augmenté encore sa fortune de 19 milliards d'euros et que il est toujours l'homme le plus riche de France et la 7e fortune mondiale »
  • 7:12Invité politiqueFait
    « La taxe de 2 % qu'ils veulent mettre sur les holdings ne s'applique pas à 95 % des milliardaires de ce pays »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « L'article 40 de la Constitution qui fait que quand vous faites un amendement qui coûte de l'argent, du coup cet amendement est jugé irrecevable »
  • 9:12Invité politiqueFait
    « Vous avez l'article 44 aligné à 2 de la Constitution qui lui permet au gouvernement de dire que si un amendement n'a pas été discuté en commission, alors il ne peut pas être discuté en hémicycle »
  • 9:52Invité politiqueFait
    « L'article 47 de la Constitution permet de limiter le temps de discussion et après 70 jours de discussion parlementaire sur un budget ou 50 jours sur le budget de la sécurité sociale, le gouvernement peut passer par ordonnance »
  • 11:15Invité politiqueFait
    « Décalage dans le temps, ça veut dire que pour la génération qui est née en 1964, ils s'arrêteront à 62 ans et 9 mois »

Temps de parole

  • Mathilde Panot100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Mathilde Panot

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce nouveau panorama de la semaine où nous allons poser une question simple. Qui veut sauver la tête d'Emmanuel Macron ? générique. [Musique] Cette semaine, il s'est passé quelque chose d'extrêmement important puisque nous avons eu d'abord la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu.

Sébastien Lecornu, rappelez-vous, Premier ministre qui a d'abord démissionné la semaine dernière après un gouvernement qui a duré moins de 14h, soit le gouvernement le plus court de toute l'histoire de la 5e République pour être ensuite renommé le vendredi dans une provocation du président de la République avec un gouvernement qui a été nommé dimanche soir et donc un discours de politique générale qui s'est tenu ce mardi avec un vote de motion de censure puisqu'il a refusé de se soumettre comme dans toutes les démocraties du monde au vote de confiance, un vote de censure sur notre motion de censure que nous avions déposé, nous les insoumis, en lien à la fois avec les communistes, des ultramarins et des écologistes et qui a été examiné ce jeudi matin.

Motion de censure qui, vous l'avez vu, a échoué de peu puisqu'il a manqué 18 voix pour faire en sorte que le cornu et son gouvernement tombent. Le corn, c'est l'homme d'Emmanuel Macron, celui qui a participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 8 ans, tous sans exception. Et donc évidemment, sauver le corps nuu, c'est sauver Macron. Alors, que s'est-il passé ce jeudi matin ? Pourquoi a-t-il manqué 18 voix ? Et bien, la réponse, c'est d'abord que le Parti socialiste a refusé de censurer le gouvernement le Cornu et qu'ils ont donc une responsabilité historique dans ce qui va se passer dans les mois qui viennent, c'est-à-dire le budget le plus cruel.

qui ait jamais été présenté ces dernières décennies, qui est même plus cruel que celui qui avait proposé François Baou qui avait pourtant mené au mouvement septembriste avec plus de 2 millions de personnes qui par la grève et la mobilisation avaient dit qu'il ne voulaient pas de ce budget et de la même politique que tente de continuer coûte que coûte Emmanuel Macron. Les socialistes ont une responsabilité historique, non seulement parce qu'ils laissent un gouvernement avec un premier ministre et des ministres illégitimes qui ont été battu dans les urnes, mais surtout parce qu'ils permettent à le cornu de dérouler sur un budget qui est absolument atroce et cruel pour le pays.

Alors, qui a-t-il dans ce budget ? Je veux commencer par ça parce que ma première pensée lorsque la motion de censure, notre motion de censure a échoué, a d'abord été pour celles et ceux qui dans le pays vont continuer de souffrir des politiques de malheur d'Emmanuel Macron. Dans ce budget, il y a d'abord une augmentation générale des impôts pour tout le monde. C'est ce qu'on appelle l'année blanche qui est en fait une année noire.

L'année blanche fait que puisque vous avez un gel du BRM de l'impôt sur le revenu, vous avez allez avoir des millions de Français qui vont payer plus d'impôts que ce qu'il n'en paye aujourd'hui alors que nous le savons, il il ne cesse d'avoir un appauvrissement du peuple français dans le pays. Avec cette année blanche, pour vous que vous réalisiez ce que ça veut dire de tout geler pour le pays, ça veut dire que en moyenne il y aura 150 € en moins par an pour les retraités les plus pauvres, 100 € pour un salarié ou encore 200 € en moins pour un chômeur. Mais surtout, il gèle beaucoup d'autres choses. Par exemple, il gèle l'indemnité journalière pour les aidants.

Vous savez, ces personnes qui aident un proche qui soit est en maladie, soit en situation de handicap. Ceci est gelé. Donc elle va baisser. gèle de la prestation d'accueil d'un enfant et inhumanité suprême gèle de la location lors du décès d'un d'un enfant. Ça veut dire que l'année prochaine avec ce budget, si vous avez la douleur de perdre un enfant, on va baisser la location qui vous est donnée à ce moment-là. Évidemment, ensuite, il y a des coupes absolument partout. Il y a 5 milliards en moins sur les collectivités et les communes qui sont déjà étranglées par l'austérité. Il y a 13 milliards en moins sur la sécurité sociale et 7 milliards d'économies sur la santé.

Alors qu'il y a déjà des millions de gens dans ce pays qui n'arrivent pas à se soigner correctement. Il y a un doublement des franchises médicales. Donc vous allez payer plus cher vos médicaments, mais aussi des franchises médicales sur les transports médicaux et sur certains soins. Là aussi, preuve de leur inhumanité totale, il y a une mise à contribution des personnes qui sont en maladie chronique. Ça veut dire que par exemple si vous êtes quelqu'un qui est en arrêt maladie du fait d'un cancer, vous gagnez dans votre travail, vous gagnez environ 2000 € et bien vous serez mis à contribution à hauteur de 850 € par an.

C'est-à-dire que ils sont en train de faire des économies sur des gens qui ont des cancers, des maladies de Parkinson. Bref, vraiment quelque chose qui est euh absolument dégoûtant comme politique euh qui est mené pour euh là aussi faire payer euh euh au peuple les cadeaux fait aux plus riches et aux multinationales. Vous avez aussi dedans des mesures qui sont directement inspirées de l'extrême droite puisque il baisse les APL pour les étudiants et il suppriment carrément pour les étudiants extracommunautaires, c'est-à-dire hors Union européenne, il supprime carrément les aides personnalisées au logement pour ces mêmes étudiants, ce qui est une proposition de l'extrême droite.

De même, sur proposition de l'extrême droite, ils augmentent les timbres fiscaux pour les étrangers. Donc quelqu'un qui demanderait une naturalisation à devenir français euh aurait une majoration de 200 €. C'est-à-dire qu'on multiplie par 4 le timbre fiscal qui doit être payé pour juste faire la demande de naturalisation. Et de même, si vous voulez demander un titre de séjour, à ce moment-là, il y aura une majoration de 100 €. Ça aussi c'est directement tiré du programme de l'extrême droite.

Quant à la contribution des plus riches dont nous avons beaucoup parlé ces dernières semaines dans le pays avec un ralbol généralisé qui s'exprimait de dire maintenant ça suffit de faire des cadeaux aux plus riches et au multinational et de nous demander toujours de payer notamment avec le débat autour de la taxe Zucman dont je vous ai déjà parlé qui est vraiment le minimum du minimum. Dans ce budget, il n'y a pas de retour à l'impôt de solidarité sur la fortune qui avait été supprimé dès 2017 par Emmanuel Macron.

Il n'y a pas de taxe duman évidemment, mais pire que ça, la mise à contribution des plus riches par rapport au budget de l'année dernière qui était déjà complètement injuste pour les gens est divisé par deux dans ce nouveau budget. C'est-à-dire qu'on demande deux fois moins d'efforts aux plus riches de ce pays dans ce nouveau budget que dans le budget de l'année dernière alors qu'on demandait quasiment déjà aucun effort dans le budget de l'année dernière et que les riches de ce pays ne cessent de s'enrichir.

Il n'y a qu'à voir Bernard Arnaud dont nous avons su ce mercredi que il avait augmenté encore sa fortune de 19 milliards d'euros et que il est toujours l'homme le plus riche de France et la 7e fortune mondiale. Voilà qui va être épargné par ce budget. Bernard Arnaud qui paye toujours moins d'impôts que une secrétaire, une infirmière et beaucoup d'autres emplois dans le pays, ce qui est d'une injustice totale. Donc pas de taxe DUCMAN, pas d'ISF, deux fois moins d'efforts qui sont demandés aux plus riches. Alors, la seule chose qu'ils ont fait quand même pour faire semblant de faire quelque chose, c'est une taxe de 2 % sur les holdings mais qui ne s'applique pas.

Alors, je vais vous dire des termes techniques, mais vous allez comprendre quand je vais vous expliquer derrière. Pas au titre de participation, pas au patrimoine immobilier, pas aux investissements dans des fonds de capital investissement, pas au placement dans des PME et ni s'attaque pas aux liquidités. Pour faire simple, ça veut dire que la taxe de 2 % qu'ils veulent mettre sur les holdings ne s'applique pas à 95 % des milliardaires de ce pays. Voilà ce que ça veut dire. Ça veut dire que les milliardaires seront épargnés. C'est une mesure pour faire semblant qu'on fait quelque chose sur les riches, mais à la fin c'est à l'ensemble du peuple qu'on demande les mesures.

Donc première pensée évidemment suite à la non censure, c'est pour tous les gens qui vont souffrir de ces mesures qui sont extrêmement violentes, un budget de violence sociale qui est présenté au pays et que les socialistes ont décidé de laisser passer. Alors, les socialistes expliquent leurs votes par euh le fait qu'ils auraient obtenu des grandes victoires. La première des grandes victoires qu'ils auraient obtenu, c'est que le gouvernement n'utilise pas le 493. Or, monsieur le Cornu est un 493 à lui tout seul. Je m'explique. S'il n'utilise pas le 493, déjà il y a beaucoup d'autres outils qui existent dans la constitution qui permettent de limiter le pouvoir du parlement.

Puis première outil, l'article 40 de la Constitution qui fait que quand vous faites un amendement qui coûte de l'argent, du coup cet amendement est jugé irrecevable, ne peut pas être discuté et encore moins voté. C'est par exemple pour ça qu'on nous refuse de discuter de l'abrogation de la réforme des retraites par exemple dans le budget de la sécurité sociale. Ensuite, deuxième manière de limiter le droit d'amendement et donc la possibilité de proposer des choses, l'article 45 de la Constitution. Là, c'est quand il juge que cela n'a pas de lien direct avec le texte.

À ce moment-là, ils brandissent l'article 45 de la Constitution et là aussi c'est jugé recevable et donc vous ne pouvez pas discuter de sujets de fond. Puis ensuite, vous avez l'article 44 aligné à 2 de la Constitution qui lui permet au gouvernement de dire que si un amendement n'a pas été discuté en commission, alors il ne peut pas être discuté en hémicycle. Donc là aussi, c'est une manière de limiter les débats parlementaires et le vote des parlementaires. Ensuite, vous avez l'article 443 de la Constitution qui lui permet un vote bloqué.

C'est-à-dire que le gouvernement dit sur tous les amendements, on fait un vote bloqué, mais on fait un vote où j'ai choisi que je garde celui-là, celui-là, celui-là qui sont par exemple les amendements du gouvernement. Et vous devez dire oui ou non à l'ensemble du paquet. là aussi de manière extrêmement antidémocratique.

Et je termine par l'article 47 de la Constitution dont vous allez entendre parler dans les prochains jours puisque l'article 47 de la Constitution permet de limiter le temps de discussion et après 70 jours de discussion parlementaire sur un budget ou 50 jours sur le budget de la sécurité sociale, le gouvernement peut passer par ordonnance et donc faire en sorte d'imposer un texte sans aucun vote des parlementaires. Donc déjà le fait de dire qu'on utilise pas le 493 vu tous les autres outils qui existent dans la 5e République, c'est bon déjà un peu du n'importe quoi. Mais quand je dis que monsieur le Cornu est un 493 à lui tout seul, pourquoi ?

Parce que monsieur le Cornu refuse que nous discutions de l'abrogation de la réforme de la retraite et l'année dernière quand nous avions tenté de le faire dans notre niche parlementaire, ce sont les macronistes et la droite qui par leur amendement ont empêché que nous allions au vote parce qu'ils savaient qu'au vote nous étions majoritaires. Car dans cette assemblée, il y a une large majorité pour abroger la réforme de la retraite à 64 ans et donc empêcher le vote sur l'abrogation de la réforme de la retraite à 64 ans et pire qu'un 493. Donc monsieur le cornu, c'est pour ça que je le dis est un 493 à lui tout seul.

Alors, les socialistes disent qu'ils ont gagné une grande victoire qui serait la suspension de la réforme des retraites. Alors là, il faut s'accrocher aussi un peu. Excusez-moi, je fais un panorama un peu technique aujourd'hui, mais c'est parce que derrière cette technique se cache en fait la réalité des promesses qui vous sont faites et qui sont des promesses absolument fausses. Il est absolument faux de dire que les socialistes ont gagné une grande victoire sur les retraites.

D'abord parce que personne ne sait si cet amendement qui devrait non pas suspendre mais décaler dans le temps la réforme des retraites qui devrait donc décaler seulement pour une génération celle qui est née en 1964, il n'est absolument pas sûr que ce décalage dans le temps de la réforme des retraites puisse arriver. J'explique entre décalage dans le temps et abrogation. Décalage dans le temps, ça veut dire que pour la génération qui est née en 1964, ils s'arrêteront à 62 ans et 9 mois. Euh alors que avec l'abrogation de la réforme de la retraite, il s'arrêterait à 62 ans tout court.

Donc vous comprenez que eux, le Parti socialiste, disent qu'ils font gagner 3 mois aux gens en leur disant 3 mois, c'est beaucoup, mais nous avec l'abrogation qui est majoritaire dans le pays et dans l'assemblée, on leur ferait gagner 9 mois de vie. C'est-à-dire qu'on arrêterait le vol de vie qui a été fait avec la retraite à 64 ans. Alors, pourquoi c'est pas sûr que ça existe même cette questionlà ? C'est parce que le ministre a dit que ça passerait par un amendement dans le budget de la sécurité sociale. Comment ça se passe l'examen d'un budget ? L'examen d'un budget passe d'abord à l'Assemblée nationale en première lecture, puis va au Sénat toujours en première lecture.

Et comme l'Assemblée et le Sénat ne vote jamais exactement pareil, il y a ensuite une commission mixte paritaire. Alors déjà pour que l'amendement passe, il faut qu'il soit voté par une majorité de l'assemblée. Or il y a déjà des gens chez les Macronistes et chez les LR qui disent qu'ils ne veulent toucher en rien à leur réforme totem. Donc ils voteront contre l'amendement. Ça c'est la première chose.

Je fais signaler au passage que les socialistes qui voudraient voter cet amendement se boufferont en même temps le fait de dire qu'ils sont pour la retraite à 64 ans puisque comme c'est un décalage dans le temps, il faut dire qu'on est d'accord avec la retraite à 64 ans et pour nous c'est évidemment impossible. Déjà, il faut que ça soit voté à l'Assemblée. Au Sénat, il est absolument sûr que cet amendement sera battu. Donc déjà, ça sera un point de différence dans ce qui sera examiné dans la commission mixe paritaire. Commission mixe paritaire dans lequel il y a sep députés, sep sénateurs, donc 14 membres sur lequel les macronistes et les LR ont h membres, c'est-à-dire la majorité.

Donc ensuite, la commission mix paritaire, si elle est conclusive, donc permettra d'enlever l'amendement des retraites ou peut-être de le laisser, on verra, mais ensuite passera devant l'Assemblée nationale. Si elle n'est pas conclusive, alors on se lance dans une navette avec une deuxième lecture à l'Assemblée et une deuxième lecture au Sénat. Mais que se passe-t-il à la fin ? Donc à la commission mixe paritaire, il est possible que l'amendement soit enlevé.

Mais plus probable encore, il est très possible, vu les délais, vu que on nous donne des délais de 50 jours seulement pour le budget de la sécurité sociale, il est fort possible que le gouvernement passe par ordonnance pour imposer son budget. Et s'il passe par ordonnance, cela veut dire, et ça nous a été confirmé par le ministre en charge des relations avec le Parlement, qu'il remprendrait le texte initial du budget de la sécurité sociale dans lequel il n'y a pas d'amendement sur la le décalage dans le temps de la réforme des retraites.

Je vous explique quelque chose qui peut paraître très technique, mais ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'ils disent qu'ils ont eu une grande victoire qui d'abord n'en est pas une, mais en plus de cela risque de ne jamais arriver. Exactement comme il nous avait expliqué au moment du gouvernement Bairou, que le conclave allait lui aussi abroger la réforme de la retraite à 64 ans et le conclave n'a absolument rien donné.

Et en plus de ça, puisque c'est dans le budget de la sécurité sociale, dans le budget de la sécurité sociale, s'ils veulent vraiment que l'amendement passe, ils vont devoir voter pour le budget de la sécurité sociale dans lequel il y a 1,3 million de personnes qui vont être pénalisées par la baisse des allocations adultes handicapées. 13 millions de malades chroniques qui vont voir qui vont se voir mettre à contribution jusqu'à 850 € par an. Il y a 17 millions de retraités qui vont pâtir de la baisse des retraites puisque ils gèent les retraites pour l'année prochaine et en plus ils sous-indexent les retraites pendant encore 3 ans.

Donc pendant 4 ans les pensions des retraités vont baisser et ils vont doubler les franchises médicales. Je vous en parler. Donc c'est ça qu'ils vont devoir accepter pour pouvoir faire en sorte que peut-être il puisse y avoir un décalage dans le temps de la réforme des retraites. Donc tout cela est une arnaque complète. C'est de l'enfumage et ceux qui croient à ça permettent de donner un surcis non seulement à le cornu mais évidemment à Emmanuel Macron avec une politique qui est d'une violence absolument euh incroyable. Alors d'un côté évidemment il y a le PS de l'autre il y a le Rassemblement national. Rassemblement national qui a lui aussi déposé une motion de censure.

Bon comme d'habitude ils servent à rien. Ils arrivent après la nôtre. Ils l'ont déposé après la nôtre avec moins de monde. Donc cette motion de censure n'a fait que 144 voix sur les 289 qu'il faut pour avoir la majorité. Autant dire que là aussi ils ne servent à rien. Mais surtout le Rassemblement national a beau jeu de faire croire que ils veulent faire tomber Sébastien le Cornu. Je rappelle que c'est à cause du Rassemblement national que nous avons une première présentation du budget Bairou puisque c'est eux qui ont refusé par h fois de censurer le gouvernement de François Baïou et donc qui nous mettent dans cette situation d'impasse aujourd'hui qui nous ont fait perdre du temps.

Mais je rappelle aussi que la semaine dernière, alors que le bureau a examiné notre motion de destitution du président de la République parce que nous continuons de dire qu'il faut aller au cœur du problème, c'est-à-dire au président de la République qui est celui qui refuse de reconnaître la souveraineté du peuple, et bien c'est le Rassemblement national qui pour la deuxième fois a empêché la motion des institutions d'être examinée et votée dans l'Assemblée et donc c'est eux qui continuent de vouloir sauver Emmanuel Macron à tout prix.

Mais surtout, vous êtes-vous posé la question de savoir pourquoi le Rassemblement national demande à corps et à cri une dissolution de l'Assemblée nationale ? Alors eux, vous ne les entendrez jamais dire qu'il faut une destitution du président de la République ou une démission du président de la République parce que tout simplement ils ne veulent pas d'une élection présidentielle car Marine Le Pen est toujours inéligible.

Et donc s'il y avait une élection présidentielle maintenant parce que le président de la République serait enfin parti euh pour euh pouvoir permettre d'avoir une issue démocratique à la crise qu'il a lui-même créé, et bien Marine Le Pen ne pouvant pas se présenter, elle ne souhaite pas qu'Emmanuel Macron parte et voilà pourquoi elle lui sauve toujours les fesses notamment sur les motions de destination. Mais pourquoi demande-t-il une dissolution ?

Il demande une dissolution en espérant pouvoir avoir une majorité à l'Assemblée nationale, ce qu'ils n'auront pas car nous les battrons de nouveau, mais en espérant avoir cette majorité pour que cette majorité puisse examiner à l'Assemblée nationale une loi d'amnestie de Marine Le Pen. Voilà quel est le but et l'intérêt de ce qu'ils font. Ils disent qu'ils sont en train de faire ça pour le peuple français, mais la réalité c'est qu'ils le font pour les petits intérêts personnels de Marine Le Pen.

Et ce d'autant plus que cette semaine, Marine Le Pen a eu un gros revers de la part du Conseil d'État qui a refusé son recours sur son inéligibilité et donc qu'elle sait que elle ne pourra pas se présenter devant le peuple français du fait de sa condamnation pour détournement de fonds publics. Donc voilà la réalité de ce que fait le Rassemblement national qui comme d'habitude fait semblant d'être une opposition à Emmanuel Macron mais qui sont en fait leurs meilleurs alliés et qui sont ceux qui ne cessent de voter avec eux.

Je rappelle que les 3/4 des votes du Rassemblement national sont des votes communs avec la Macronie pour refuser l'augmentation des salaires de dans ce pays, l'augmentation des minimats sociaux, le retour de l'impôt de solidarité sur la fortune, la baisse des loyers et cetera et cetera. Donc aujourd'hui, le Rassemblement national est l'assurance vie du système qui permet à Emmanuel Macron de continuer sa politique. En tout cas, je voulais vous dire quelque chose de très important. Ne vous découragez pas.

Nous avons certes échoué à 18 voix pour faire tomber le gouvernement le cornu euh et le budget qu'il veut présenter au peuple français, mais nous allons évidemment mener la bataille dans l'hémicycle. Et aujourd'hui, Sébastien Lecornu comme Emmanuel Macron sont en surcis. Ils sont en surcis et nous réussirons à les faire tomber. Et il n'y a qu'à voir le gouvernement qui a été nommé. Alors la plupart, on ne connaît pas les ministres et on n pas envie de les connaître parce que on espère qu'il tombe le plus vite possible. Mais quand vous regardez ce qu'ils ont nommés, il y a par exemple Vincent Jambrin qui a été nommé au logement.

Vincentrin qui a une enquête ouverte contre lui depuis septembre 2024 pour prise égale d'intérêt, conclusion et détournement de fonds public euh suite à un signalement d'anticorps. Bon, en gros, il a deux pavillons qui sont loués via un syndicat intercommunal, à son directeur de cabinet et à son chef de cabinet avec des charges qui sont envoyées directement au syndicat. Donc là aussi du favoritisme. C'est en plus un ministre qui fait la guerre au logement social. Bref, c'est une provocation d'avoir nommé Vincent Jambrin au logement.

Vous avez ensuite Édouard Jeffrey qui lui est à l'éducation nationale, celui qui propose dans ce nouveau budget de supprimer 4000 postes de professeurs dans le budget de l'année prochaine, mais qui est surtout selon les syndicats un bras d'honneur dans sa nomination à l'éducation nationale. C'est par exemple quelqu'un qui lorsque Christine Renon, je ne sais pas si vous vous rappelez à Pentin qui était directrice d'école et enseignante, s'était suicidé sur son lieu de travail en expliquant que c'était lié à la surcharge de travail qu'elle avait et au fait qu'elle n'en pouvait plus et bien avait comparé son suicide à une chute dans l'escalier.

Vous comprendrez à quel point c'est effectivement une provocation là aussi d'avoir quelqu'un comme cela à l'éducation nationale. Et puis vous avez par exemple Farandou qui lui a est l'ancien PDG de la SNCF qui a été nommé ministre du travail et des solidarités et qui va tranquillement sur un journal télévisé de 20h insulter l'ensemble des personnes porteuses de handicap dans ce pays en disant dans une phrase sur la réforme des retraites on n'est pas sourd, on n'est pas des autistes. ce qui est quand même absolument incroyable de la part d'un ministre des solidarités et qui a évidemment créé un émoi et une indignation très forte dans le pays.

Quant au ministre des ruralités, peut-être qu'on vous mettra l'extrait, mais vous verrez que il a appris sa nomination en directement à la télé. Il ne savait pas qu'il allait être nommé. En tout cas, il n'avait pas de confirmation. J'ai appris ça dimanche soir, hein. Comment ça ? Ben, tu apprends dimanche soir à la télé. Oui. Que vous êtes nommé ministre. Oui, et il explique que ça ne faisait pas de grandes impressions dans la famille puisque sa femme était en train de regarder un téléfilm sur une autre chaîne.

Autant vous dire que nous sommes quand même face à un gouvernement qui, en plus d'être illégitime, risque de nous réserver de sacrées surprises dans ce qu'ils vont dire et faire et donc nous ferons tout pour les faire tomber le plus vite possible. En tout cas, plus tôt que tard, il faut qu'Emmanuel Macron tombe. Vous avez vu que même ces anciens premier ministres sont exaspérés par le président de la République puisque Édouard Philippe a encore répété ce jeudi soir que Emmanuel Macron devait partir et que il était temps de passer par une présidentielle anticipée.

Car la seule solution à la crise politique que nous sommes en train de vivre actuellement, qui est aussi une crise de régime de la 5e République, c'est évidemment que Macron parte le plus vite possible, que le peuple français puisse redécider de son avenir et qu'il y ait ensuite une assemblée constituante qui nous permette de redonner le pouvoir au peuple parce que si on avait déjà d'ors et déjà les outils de la 6e République, alors cela fait fort longtemps que Emmanuel Macron aurait dégagé avec un référendum révocatoire. qui rappelle que le seul souverain dans ce pays, c'est le peuple et lui seul et pas le roi Macron.

En tout cas, on continue la bataille et je le dis à celles et ceux qui se sont indignés, qui se disent dégoûtés de ce qu'a fait le Parti socialiste qui a trahi le programme du Nouveau Front populaire dont la deuxième ligne disait que nous étions élus et que nous proposions un programme au pays en rupture avec les Macronistes, pas pour faire alliance avec eux ce qu'ils font actuellement pour leur permettre de survivre. Et bien je leur dis rompez les rangs. Il existe toujours un pôle de rupture dans ce pays, celui que nous représentons et que nous avons représenté à l'Assemblée avec le groupe GDR et le groupe des écologistes. Et nous continuerons nous à tenir notre promesse.

Le mandat qui nous a été donné par le peuple français. Courage, les mauvais jours finiront et évidemment on continue la bataille. La semaine prochaine, le budget commence.

Donc on continue la bataille sur cette question et on continue aussi la bataille sur le texte qui arrive la semaine prochaine mais dont je vous reparlerai sur la Kanaki Nouvelle-Calédonie où pour la 1e fois le gouvernement essaie de passer en force alors que la Kanaki Nouvelle Calegonie est toujours dans un processus de décolonisation attesté notamment par l'Organisation des Nations- Unies et que les derniers passages en force notamment sur le DGL du corps électoral avait mené à 15 morts dans le pays et un effondrement économique et social. Donc nous ferons tout pour empêcher cet 1è passage en force qui est un mépris notamment envers les territoires dit ultramarin de la République.

En tout cas euh force et évidemment on continuera à se battre contre ce budget. L'heure est à la mobilisation populaire et parlementaire. Force à vous.

24:14
Non speech

[Musique]