La grande interview : Philippe Tabarot
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Et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est le ministre des Transports. Bonjour Philippe Tabarro. Bonjour Pierre-David. Et merci d'être avec nous ce matin. L'actualité, ce sont les incendies partout en France, y compris aux portes de la capitale. 32 000 hectares brûlés, 1300 près de Fontainebleau. Un nouveau départ de feu a été signalé hier. Jusqu'à 850 pompiers mobilisés sur ce feu-là en Seine-et-Marne. En ce 14 juillet, des pompiers vont défiler sur les Champs-Elysées. Une grande partie va affronter les flammes. Vous avez une pensée pour eux, pour leur engagement ?
Bien sûr, on pensera beaucoup à eux. À la fois, ils seront représentés par un certain nombre de leurs collègues lors du défilé. Et puis, la plupart d'entre eux, ils sont sur le terrain, puisque des forces importantes, vous venez de le rappeler, ont été mises sur ce feu qui est assez inhabituel, puisqu'il est assez rare que dans cette partie de France, on ait des feux d'une telle intensité qui ont causé un certain nombre de dégâts. Et j'ai une pensée pour eux également, près d'un millier de personnes qui ont dû quitter leur domicile sans savoir s'ils pourraient y revenir.
Et puis, avec un impact sur la faune, sur la flore et également sur le secteur des transports, puisque de nombreux trains ont été impactés, des autoroutes, en l'occurrence la 5 et la 6, ont été fermées. Donc, on voit que, véritablement, cet incendie, comme d'autres, mais malheureusement, on n'est plus habitués dans le sud de la France, a impacté fortement nos infrastructures.
On va en parler des autoroutes à 5 et à 6, puisque vous êtes en charge des transports. Juste un mot sur ces agriculteurs qui ont pris leur lance, ont pris leurs moyens, ont pris au risque de s'asphyxier, d'ailleurs, parce qu'ils n'avaient aucune protection pulmonaire et pas de casque. Est-ce que c'est là l'exemple, l'image d'une France totalement démunie ?
Ce n'est pas la France qui est démunie, c'est la France qui est solidaire. C'est la France qui est solidaire. On ne peut pas dire qu'elle est démunie quand il y a quatre Canadaires qui sont en train de lutter pour le feu, et vous l'avez dit, près d'un millier de pompiers. Par contre, c'est la France solidaire de tous ceux qui veulent participer.
Est-ce que c'est suffisant, quatre Canadaires ? On parle de l'âge des Canadaires, 30 ans, on a 12 Canadaires, on doit monter à 14, puis à 16 en 2032.
Il y a des moyens conséquents dans notre pays qui sont octroyés pour les feux de forêt. Vous l'avez dit, à travers des investissements qui doivent se faire sur d'autres Canadaires, mais régulièrement sur des dragons, sur des bombardiers.
Est-ce que vous diriez qu'on a été pris de court par la canicule, par des températures ?
Vous savez, quand vous voyez les autres pays européens ou dans le monde entier, il y a des incendies qui sont très difficiles à fixer, quels que soient les moyens qu'on puisse y mettre. Et puis, quand vous avez dix départs de feu, et malheureusement, c'est ce que nous a appris mon collègue Laurent Nunez hier, de manière volontaire, à moins d'un kilomètre de distance, on voit là qu'on ne lutte pas à armes égales et que ces pyromanes sont particulièrement dangereuses et avec des conséquences énormes pour notre pays. Les moyens sont là, la motivation et le courage des hommes.
Mais c'est vrai que certaines personnes, de manière accidentelle, mais bien souvent de manière volontaire, provoquent ces situations qui sont terribles pour l'environnement en général et pour les concitoyens qui sont directement impactés.
Justement, c'est 59 personnes interpellées depuis le début des épisodes cadiculaires, a dit Laurent Nunez hier soir, le ministre de l'Intérieur. Deux personnes interpellées rien qu'à Fontainebleau. Une dizaine de départs de feu sur un tout petit périmètre. Sur un kilomètre. Comment on juge les pyromanes ? Comment on juge ceux qui ne sont peut-être pas d'ailleurs de manière, au point de vue de la santé, jugés comme des pyromanes, mais des gens qui mettent le feu sciemment ?
Il y a des personnes qui sont clairement dérangées pour faire ça et puis d'autres qui ont envie de faire parler d'eux. Mais qu'est-ce qu'on leur fait ? Qu'est-ce qu'on leur dit ? Il y a des peines de prison qui sont adaptées, qui doivent être accomplies. Il y a déjà un travail remarquable d'élucidation des forces de gendarmerie parce que ce n'est pas évident d'aller chercher et trouver des preuves. Il y a des services spécialisés, on les a vus, on a fait des reportages.
Voilà, des personnes qui sont spécialisées en la matière et qui travaillent plutôt bien puisque vous voyez que 59 interpellations n'aussi peu de temps, c'est à la fois un chiffre qui impressionne des deux côtés à la fois le nombre d'incendiaires potentiels mais également la force d'élucidation de nos forces de gendarmerie. Mais qu'est-ce que vous dites maintenant au final ? Est-ce que c'est zéro taylor ? Est-ce que c'est zéro pré-tolérance ?
Moi je demande des peines très fortes, qu'elles soient appliquées, que les personnes fassent leur peine de prison et que pour certains ils soient soignés parce que c'est des malades de provoquer de tels incendies avec les conséquences qu'on peut avoir avec des vies humaines qui sont en jeu.
Si tenté qu'ils soient diagnostiqués comme pyromanes. Aujourd'hui on casse, aujourd'hui on casse parce qu'on a envie de casser, on a peut-être envie de mettre le feu parce qu'on a envie de mettre le feu. Il n'y a peut-être pas forcément un élément de santé là-dedans ?
Il y a probablement un élément de santé. Il y a de la délinquance pure également et il faut bien sûr la condamner très fortement parce que, comme on l'a dit, ça a des conséquences bien sûr sur notre territoire, ça a des conséquences en cascades. Je pense aux personnes qui ont failli mourir et heureusement par les élans de solidarité, on n'a pas pour l'instant, et je parle au conditionnel, à déplorer de vie humaine par rapport à nos amis espagnols qui ont été très lourdement touchés. Et puis nos sapeurs-pompiers qui risquent à la fois au niveau de leur santé et puis même le risque qu'ils puissent avoir un accident parce qu'ils interviennent dans des conditions particulièrement difficiles.
Et vous l'avez dit, c'était le début de votre propos, on pense très fort à eux pour leur courage et on a beaucoup d'admiration pour ces gens.
Ce feu à Fontainebleau, on l'a vu, a eu des conséquences sur les autoroutes A5 et A6. On en est où aujourd'hui, M. le ministre des Transports, sur la situation des autoroutes, que ce soit en Seine-et-Marne ou dans les autres régions de France ?
Écoutez, globalement, les autoroutes fonctionnent normalement dans notre pays. Dans ces gros week-ends, c'est environ 5 à 8 millions de personnes qui les utilisent par jour, par véhicule, c'est énorme. Il y a toujours la coupure à hauteur de Fontainebleau sur la 6. On n'a pas encore... Jusqu'à quand ? Écoutez, on verra en fonction de l'évolution. La question principale, c'est bien sûr de ne pas mettre en insécurité les automobilistes comme nous n'avons pas souhaité mettre en insécurité également les utilisateurs de trains et notamment de la ligne à grande vitesse.
Non, mais c'est une information pratique importante en cette période de vacances.
Il y a des déviations qui sont mises en place, j'imagine. Exactement, et la 6, il y a des déviations, elle n'est pas réouverte pour l'instant et nous attendons avec le gestionnaire de l'infrastructure, le concessionnaire, de voir comment les choses évoluent pour savoir si le feu, une fois fixé, permettra de pouvoir reprendre les circulations normalement sous ce tronc.
Au moins jusqu'à, peut-être, vendredi ou samedi prochain, où c'est un week-end classé rouge par bison fûté, cet axe sera évidemment essentiel.
Probablement, c'est un axe essentiel, on a bien conscience, mais vous imaginez bien qu'on ne peut pas prendre une telle décision de réouvrir l'autoroute. C'est pas sûr, je ne peux pas vous dire à l'heure qu'il est bien sûr pas sûr.
Aujourd'hui, on n'est que mardi, mais on peut dire que c'est pas sûr.
Tout dépend de voir l'évolution du feu qui, comme l'a dit mon collègue Laurent Nunez, n'est pas encore totalement fixé et avec des sapeurs-pompiers qui sont jour et nuit à l'œuvre.
Alors justement, on parle d'autoroutes, on parle aussi des usagers en cette période de vacances qui prennent leur voiture. Ce matin, les États-Unis ont rétabli le blocus autour du détroit d'Ormuz, détroit déjà fermé par les Iraniens le week-end dernier, provoquant une nouvelle flambée des cours du pétrole. Est-ce là une très mauvaise nouvelle pour cet été, pour les usagers des voitures ? Les carburants vont à nouveau augmenter. Est-ce qu'on va avoir un gasoil à 2,50 euros cet été, Philippe Tabarro ?
Déjà, la mauvaise nouvelle, c'est qu'un conflit qui semblait se régler reprenne. Il faut remettre les choses en place. On a tout intérêt à ce que ce conflit ne reprenne pas avec la même intensité qu'il a connu, à la fois par rapport aux conséquences sur notre territoire, j'y reviendrai, et par rapport aux populations qui sont concernées. Je rappelle qu'on a des alliés dans la zone qui sont pris pour cible régulièrement par les Iraniens. On a eu des sujets à traiter, je vous le rappelle, il y a quelque temps, concernant le rapatriement d'un certain nombre de nos concitoyens qui habitaient sur les zones en question. Donc ça, c'est la première des choses.
Après, la répercussion économique forte sur notre économie, bien sûr qu'elle a déjà existé, et qu'elle risque de continuer à exister. Les prix ont flambé ces deux derniers jours. Bien sûr qu'il y aura probablement des répercussions à la pompe. Je rappelle que les systèmes d'aide qui ont été mis en place pour le gouvernement dans la première partie du conflit sont toujours d'actualité. Par exemple, il y a dans mon secteur des centaines de transporteurs routiers qui ont eu le droit aux aides qu'avait prévues le gouvernement, et ça continue puisque le gouvernement avait prévu ces aides sur trois mois.
Et on verra quelles sont les conséquences concrètes sur les prix des carburants, mais on ne ferme aucune porte. Bien sûr, on sera aux côtés des Français qui travaillent pour les accompagner si malheureusement la situation redevient difficile comme ça a été le cas au printemps.
Ce matin sur CNews sur Europe 1, vous dites peut-être, en effet, une augmentation des prix des carburants, et le gouvernement sera là pour ce qu'on appelle les gros rouleurs.
Bien sûr, les gros rouleurs et un certain nombre de professionnels. Je vous ai parlé des transporteurs routiers, il y a également...
On reprendrait les aides qu'on a déjà connues ces derniers mois.
C'est le Premier ministre qui le décidera, mais il a montré pendant ces derniers mois qu'il était aux côtés des Français qui travaillaient. Il nous a demandé de mettre en place un certain nombre de dispositifs qui sont effectifs aujourd'hui, qu'on avait prévus pour trois mois, qu'on espérait ne pas avoir à prolonger. Mais si malheureusement la situation se détériore avec les répercussions qu'on peut connaître, on sera bien sûr présents au niveau du gouvernement.
Alors ce matin traditionnel défilé du 14 juillet, que je commenterai dès 9h avec mes invités sur CNews et sur Europe 1, 6800 militaires, 300 engins, 200 chevaux, sans compter les avions, les hélicos, les drones aussi. Ce sondage CSA, 84% des Français sont fiers de leurs armées, 66% veulent le rétablissement du service national. Et vous ?
Moi je l'ai fait déjà mon service national à l'époque. Est-ce que vous le souhaitez pour les futures générations ? Écoutez, c'est une question qu'on se pose régulièrement parce qu'on sait, et je vous dis pour l'avoir fait, je sais ce que représente le service national à la fois pour la capacité à un certain nombre de jeunes de pouvoir quelquefois trouver leur voie, de pouvoir apprendre des règles au niveau de la discipline, de l'amour du pays également. Donc ces sujets interpellent quelque part parce qu'on s'aperçoit que malgré différentes tentatives, il y en a en cours de services volontaires, on n'a pas la capacité à accueillir autant de jeunes qu'on le souhaiterait.
Mais vous savez que l'armée aujourd'hui a bien d'autres missions et n'est pas très favorable lorsqu'on peut se relancer.
Parce que ça coûte cher, parce qu'il faut encadrer ses jeunes, parce que ça vous détourne des missions de l'armée.
Exactement. Pour autant, comme beaucoup de Français de ma génération, je garde un souvenir exceptionnel du service militaire et je sais ce qu'il a pu apporter dans notre pays. Le plus important aujourd'hui, par rapport à la situation qu'on traverse au niveau international, il faut que notre armée soit la plus efficace possible. Vous avez eu l'occasion d'en parler depuis ce matin, vous le faites régulièrement sur votre antenne. Je rappelle qu'il y a des budgets conséquents qui sont consacrés pour nos armées, que le budget en 10 ans a pratiquement doublé. 64 milliards. On était à 32 millions, on est à 64 milliards aujourd'hui.
C'est pour professionnaliser notre armée qui est présente sur un certain nombre de places fortes, je dirais, et de places et de zones de conflit dans notre pays, à la fois pour protéger nos libertés et puis à la fois pour être en soutien de nos alliés.
Protéger nos libertés au prix du sang de nos enfants, c'est ce qu'a dit à l'hôtel de Brienne, devant les armées, le chef de l'État.
Ce sont des mots forts, mais c'est la mission de tout soldat. C'est la mission de tout soldat.
Mais ça veut dire que ça va jusqu'où ? Est-ce que le général Mendon, le chef d'état-major des armées, avait déjà créé la polémique quand il avait dit que oui, peut-être qu'il faudrait envoyer nos enfants au combat ? Bien sûr qu'on ne souhaite pas en arriver à de telles extrémités.
C'est pour ça qu'en permanence, je le répète, c'est le cas aussi au Moyen-Orient, en permanence, la France appelle à la paix, appelle à la désescalade dans les conflits.
Et on dit toujours qu'on n'est pas belligérant, qu'on est dans un rôle défensif. Exactement. Et là, on a la coalition des volontaires, on met l'Ukraine à l'honneur.
Mais notre pays, directement ou indirectement, directement par certaines actions terroristes, indirectement par certains conflits, est pris pour cible. Et il faut savoir répliquer, il faut savoir se défendre et protéger nos concitoyens. On verra dans le futur quelle sera cette forme, mais en tout cas, il faut s'y préparer. Quelle est la ligne rouge avec l'Ukraine ? C'est la raison pour laquelle nous avons fait ces efforts énormes dans tous nos ministères, je dirais, au niveau budgétaire, pour pouvoir consacrer ces moyens sur la défense, sur la souveraineté de notre pays, qui est indispensable.
Donc, y compris pour défendre, par exemple, nos voisins ukrainiens.
Écoutez, il faut défendre nos alliés. Quand la Russie attaque l'Ukraine, elle n'attaque pas l'Ukraine, elle attaque également tout notre continent. Et on doit être solidaires de ceux qui souffrent à quelques centaines de kilomètres de notre pays.
Emmanuel Macron à Paris pour le défilé. À Nice, Marine Le Pen, Jordan Bardella et Éric Ciotti pour l'hommage aux victimes de cet attentat terroriste islamiste de 2016 qui a fait 86 victimes. Dans son discours aux armées, Emmanuel Macron a déclaré le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais. C'est quoi ? C'est deux salles d'ambiance ?
Moi, je ne m'intéresse pas à... Ça, c'est le discours du Président. ...qui ne participera pas. Le Président avait été présent au premier anniversaire de ce drame, à cette première cérémonie de commémoration. Il revient dix ans après. C'est important pour les familles des victimes. C'est important pour les primoz intervenants sur ce drame dans mon département que je connais pour un certain nombre d'entre eux qui sont restés traumatisés à vie par ce qu'ils ont vu. J'ai une pensée pour Franck Therrier également.
Il n'aime pas qu'on l'appelle comme ça, mais c'est le héros au scooter et celui qui a essayé d'intervenir pour que les conséquences humaines soient encore moins importantes que ce qu'elles n'ont été. Malheureusement, il a fait preuve d'un grand courage. Et puis, je pense aux blessés qui sont blessés dans leur chair, mais qui sont blessés également dans leur tête. C'est une cérémonie qui sont indispensables pour la mémoire collective.
Il se trouve qu'Éric Ciotti est le maire de Nice, donc il fait une cérémonie en tant que maire de Nice.
Il fait une cérémonie en tant que maire de Nice et je ne conteste pas du tout ça. Et vous contestez quoi ? Le fait qu'il y ait Marine Le Pen et Jordan Mandela ? Non, il invite qui il souhaite. La seule chose, c'est bien sûr qu'il n'y ait pas de récupération politique pour cette question, je ne pense pas. Vous pensez qu'il y en a une d'ores et d'ores ? Non, j'espère que ce n'est pas du tout dans cet esprit qu'ils ont été invités. En tout cas, c'est bien que la nation fasse bloc par rapport à ce qui a été une attaque terroriste et une attaque terroriste islamiste. Je le rappelle, puisque vous en parlez également souvent, quelques hommes ou femmes politiques ont du mal à le dire clairement.
Je le dis clairement devant vous aujourd'hui.
Le coup d'envoi de la présidentielle a été donné dans le Bloc central. Les candidatures se multiplient. David Lysnard, Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Le Maire, François Bayrou, semblant d'embuscade. Vous êtes membre du gouvernement et en même temps, vous êtes de la famille des Républicains. Vous soutenez qui dans cet échiquier politique ?
Moi, je parle très peu de politique politicienne en ce moment parce que j'écoute ce que dit le Premier ministre. Je me consacre aux affaires de mon ministère. Il y a beaucoup de choses à faire. Bien sûr que le moment venu, j'aurai l'occasion de m'engager comme toute femme ou comme tout homme politique pour l'élection qui est quelque part la plus importante dans notre démocratie, dans notre cinquième République qui est celle du suffrage, l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Pour autant, aujourd'hui, l'heure est au travail dans nos ministères.
Je n'ai simplement fait qu'un acte politique ces derniers temps, c'était de signer une tribune qui fait que je souhaite que les candidats de la droite et du centre puissent se regrouper le moment venu et se rassembler. Vous y croyez à ça ? Écoutez, je le souhaite en tout cas, je le souhaite sur un projet.
Est-ce que ça suffit de le souhaiter, Philippe Tabarro ?
J'essaierai à mon modeste niveau d'apporter ma petite pierre. C'est-à-dire ? Et puis ce qui est important... C'est quoi la petite pierre ? Attendez, c'est important là. Quelle que c'est la petite pierre ? Mais ce qui est important, c'est un certain nombre de dire une fois passé l'été probablement, le lancement de campagnes des uns et des autres, de se dire qu'il faut pouvoir savoir se rassembler. Et puis sur quoi aussi ? Il y a la question de personnes et il y a les questions de programmes. Moi, je souhaite clairement qu'une politique de droite soit menée dans notre pays.
Qu'est-ce que c'est une politique de droite ? Elle n'est pas menée actuellement selon vous ?
Écoutez, elle l'est partiellement, mais je rappelle que le bloc central est fait de différentes composantes. Je souhaite en tout cas que sur les questions régaliennes dont vous parlez régulièrement, que ce soit sur les sujets de sécurité, que ce soit sur les sujets d'immigration, sur les sujets de défense, on puisse bien sûr prioriser, comme c'est en partie le cas, mais aller encore plus loin pour que l'ordre revienne dans notre pays, parce que je sais que c'est une des priorités de nos concitoyens, et je le souhaite très fort.
Qu'est-ce que vous diriez ? Qu'il y a trop de points de désaccord pour faire une union du centre et de la droite républicaine ?
Écoutez, j'espère que chacun fera preuve de responsabilité par rapport à ce qu'il peut amener au débat politique. Des candidatures de témoignage, il y en a beaucoup. Qu'est-ce que c'est des candidatures de témoignage ? Vous en avez cité un certain nombre. Ce sont des candidatures... Ils sont partis tout seuls ? qui ne pourront pas rassembler 50% plus un Français au second tour. Vous parlez de qui ? Du maire de Cannes ? C'est un souci d'efficacité ? On verra. Moi, j'aurais souhaité, je l'ai exprimé à l'époque, une primaire ouverte qui puisse permettre de choisir un candidat et que les électeurs qui le soient puissent se prononcer.
Après, si ça doit être les sondages qui doivent départager les différents candidats, ça peut être plus arbitraire. Mais en tout cas, il faudra un mode de départage et on le voit très clairement. Il ne pourra pas avoir trois candidats, probablement pas deux. Et il faudra se mettre d'accord sur un programme et sur une personne qui puisse s'incarner parce que l'élection dans la cinquième république présidentielle, c'est aussi l'incarnation d'une personne et on en garde qu'un, comme vous l'avez dit.
7000 policiers gendarmes déployés aujourd'hui et autour de Paris pour la sécurisation du 14 juillet mais aussi pour la demi-finale entre la France et l'Espagne. D'abord, peut-être un pronostic France-Espagne ? La France va gagner, je le souhaite.
Vous dites ça parce que vous êtes du gouvernement ? Non, je le souhaite sincèrement parce que j'aime le foot. Ce n'est pas les favoris. J'aime le foot. La France, pour moi, a le plus beau football aujourd'hui au monde et puis ça suscite un certain nombre de polémiques donc pour faire taire tous ceux qui ont attaqué l'équipe de France, je souhaite qu'il y ait une belle victoire et je pense que c'est possible par rapport au football qui a été montré depuis le début de la compétition, particulièrement attractif Bien sûr qu'on peut toujours craindre des débordements.
Mon collègue Laurent Nunez a là encore mis les moyens disponibles, a vraiment fait comme pour le quart de finale que plus de 7 000 policiers soient présents à Paris et pratiquement 70 000 sur l'ensemble du territoire national. On sera vigilants pour que cette fête reste une fête du sport et ne tourne pas en fait des délinquants. C'est ce que nous souhaitons par-dessus tout ne pas voir dans notre pays. Merci.
pour ce beau jour du 14 juillet. Merci Philippe Tabarro. Bon 14 juillet et bon anniversaire à votre maman,
Madame Tabarro. Je vous ai fait cette confidence à la 91 ans aujourd'hui et je l'embrasse tendrement. Et nous aussi. Merci. Merci. Merci.
Philippe Tabarot