Les 5 actus de la semaine n°14
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Chapitres
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« Manifestations du 1er mai. Syndicats, Gilets jaunes, climat, antiracisme et bien sûr le Frexit ont été les thèmes de la manifestation du 1er mai, où près de 165 000 personnes ont défilé en France, selon le ministère de l'Intérieur. »
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« La journée a été marquée par de fortes tensions entre les forces de l'ordre et les black blocs dans la capitale, et aussi par l'annonce de Christophe Castaner de l'attaque de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, fait bien sûr démenti par la suite par les images et le personnel de l'hôpital, où il s'agissait de manifestants qui cherchaient à fuir les gaz lacrymogènes par la seule issue possible après avoir été nassés par les forces de l'ordre. »
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« Cette intox a fait scandale dans l'opinion. Et plusieurs voix d'opposition réclament la démission du ministre de l'Intérieur. »
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« Ils ont tous fait le déplacement pour soutenir la manifestation de l'UPR et la liste Ensemble pour le Frexit pour ces européennes 2019. »
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« Il faut aussi noter que l'UPR aura été le seul parti politique à manifester ce 1er mai. »
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« 1 400 artistes annoncent soutenir le mouvement des Gilets jaunes. »
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« Avec ce défenseur de la liberté d'expression, il a été question des Gilets jaunes, du maintien de l'ordre, de l'UE et du suicide de la gauche. »
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« Et comme Étienne Chouard, Jean Bricmont tire les conséquences logiques et appelle à voter pour le Frexit. »
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« De plus en plus de gilets jaunes parviennent à établir un lien de causalité entre leur situation dramatique, l'état du pays et les directives de l'UE. »
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« En décembre 2016, un projet foncier de plusieurs milliards concernant la refonte globale de l'île de la Cité avait été présenté au président François Hollande. »
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« Ce rapport prévoit la privatisation du patrimoine public, où 47% du foncier est détenu par l'État français. »
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« Rappelons que le premier site touristique de France représente un flux de plusieurs centaines de millions d'euros pour 15 millions de visiteurs annuels. »
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« Le conseil départemental de Moselle entend lui aussi transformer le statut du département, notamment à l'occasion des projets de réformes constitutionnelles prévus par le gouvernement cet été. »
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« Il s'agit d'un nouvel exemple de la destruction en marche de notre pays à travers la politique des eurorégions. »
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« Notons toutefois de plus que ce processus se fait dans le dos des Français, qui n'ont pas été consultés sur la question. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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Bienvenue à toutes et à tous pour le journal de la semaine d'UPR TV. Ça nous fait très plaisir de vous retrouver. Et sans plus attendre, passons la presse en revue. Manifestations du 1er mai. Syndicats, Gilets jaunes, climat, antiracisme et bien sûr le Frexit ont été les thèmes de la manifestation du 1er mai, où près de 165 000 personnes ont défilé en France, selon le ministère de l'Intérieur. Chiffre évidemment contesté par la CGT qui en dénombre 310 000.
La journée a été marquée par de fortes tensions entre les forces de l'ordre et les black blocs dans la capitale, et aussi par l'annonce de Christophe Castaner de l'attaque de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, fait bien sûr démenti par la suite par les images et le personnel de l'hôpital, où il s'agissait de manifestants qui cherchaient à fuir les gaz lacrymogènes par la seule issue possible après avoir été nassés par les forces de l'ordre. Cette intox a fait scandale dans l'opinion. Et plusieurs voix d'opposition réclament la démission du ministre de l'Intérieur.
La journée a aussi été marquée par la manifestation de l'UPR, qui a réuni plus de 5 000 personnes pour dénoncer la dictature de l'UE et bien évidemment appeler à s'en libérer par le Frexit. Des leaders politiques du Royaume-Uni qui sont pro-Brexit comme le docteur Lee Rotherham, qui était surnommé le docteur Brexit, Lucy Harris, qui est la fondatrice de l'association Leavers of London et membre du Brexit Party, ou encore Henry Bolton, qui est l'ancien leader de UKIP et fondateur de Our Nation. Ils ont tous fait le déplacement pour soutenir la manifestation de l'UPR et la liste Ensemble pour le Frexit pour ces européennes 2019.
Il faut aussi noter que l'UPR aura été le seul parti politique à manifester ce 1er mai. Et en comparaison, la grande marche pour l'Europe de LREM, qui a été organisée ce dimanche 5 mai à Paris, elle, n'a réuni que quelques dizaines de personnes. Allez, Gilets jaunes, à présent, qui ont défilé deux fois cette semaine. D'abord le 1er mai, mais aussi ce samedi 4 mai pour l'acte XXV des Gilets jaunes, où le principal cortège à Paris est passé proche de nombreux centres hospitaliers pour annoncer leur soutien au personnel soignant et aussi aux citoyens qui ont du mal à accéder aux soins.
Une seconde manifestation de Gilets jaunes était présente elle à Roissy pour dénoncer la privatisation des aéroports de Paris. 1 400 artistes annoncent soutenir le mouvement des Gilets jaunes. En effet, dans une tribune publiée par « Libération », ces représentants du monde de la culture défendent un mouvement sans précédent et dénoncent la propagande pour le discréditer, et fustigent aussi sa répression. Prise de position intéressante venant du monde de la culture, qui était jusqu'à présent resté plutôt discret. Ah oui, c'est le moins qu'on puisse dire. Jean Bricmont prône une alliance entre les Gilets jaunes et l'UPR.
Au lendemain d'un 1er mai très tendu à Paris, Sputnik France a reçu le physicien et essayiste belge Jean Bricmont. Avec ce défenseur de la liberté d'expression, il a été question des Gilets jaunes, du maintien de l'ordre, de l'UE et du suicide de la gauche. De plus en plus de gilets jaunes parviennent à établir un lien de causalité entre leur situation dramatique, l'état du pays et les directives de l'UE. Et comme Étienne Chouard, Jean Bricmont tire les conséquences logiques et appelle à voter pour le Frexit. Notre-Dame. En décembre 2016, un projet foncier de plusieurs milliards concernant la refonte globale de l'île de la Cité avait été présenté au président François Hollande.
Ce rapport prévoit la privatisation du patrimoine public, où 47% du foncier est détenu par l'État français. Rappelons que le premier site touristique de France représente un flux de plusieurs centaines de millions d'euros pour 15 millions de visiteurs annuels. Départements, à présent. La Moselle veut devenir un eurodépartement. Alors de quoi s'agit-il ? Le conseil départemental de Moselle, à travers son président Patrick Weiten, a annoncé le 2 mai dernier son intention de faire de la Moselle un eurodépartement, s'appuyant sur le précédent créé par Macron avec la transformation des deux départements alsaciens en collectivité européenne d'Alsace.
Le conseil départemental de Moselle entend lui aussi transformer le statut du département, notamment à l'occasion des projets de réformes constitutionnelles prévus par le gouvernement cet été. Le 25 avril, lors de la présentation des mesures à l'issue du grand débat national, Emmanuel Macron avait en effet défendu le principe d'une différenciation territoriale. Il avait évoqué la possibilité de nouveaux transferts de compétences aux collectivités sans toutefois donner le détail.
Pour Patrick Weiten, cette évolution permettrait d'aboutir à une véritable nouvelle donne territoriale pour une plus grande proximité, une meilleure efficacité et des partenariats simplifiés avec nos voisins européens. L'enjeu est aussi de bénéficier d'un élargissement de certaines compétences comme la gestion des fonds prétendument européens relatifs à son territoire. Il s'agit d'un nouvel exemple de la destruction en marche de notre pays à travers la politique des eurorégions. Notons toutefois de plus que ce processus se fait dans le dos des Français, qui n'ont pas été consultés sur la question. Et rappelons enfin que ce statut n'existe pas actuellement dans le droit français.
Il nous appartient donc de nous mobiliser contre ces funestes projets en votant pour le Frexit. La chaîne de télévision France Ô va être supprimée du paysage audiovisuel. En effet, Emmanuel Macron a annoncé le 2 mai la fermeture de la chaîne nationale France Ô, qui était dédiée aux outre-mer. Il justifie cette décision en précisant qu'elle n'est pas indispensable. Et il nous démontre une fois de plus le peu de considération qu'il a pour nos compatriotes ultramarins. Et contrairement à l'UPR qui, par la voie de son président, a maintes fois exprimé que ses territoires éloignés devaient être chouchoutés. De nombreuses déclarations à ce sujet sont disponibles sur notre site. Google, à présent.
La cour administrative d'appel de Paris a annulé le redressement fiscal de 1,15 milliard d'euros réclamé à Google pour les années de 2005 à 2010. En vertu du principe de territorialité, Google, qui vend de la publicité en France mais qui n'y dispose pas d'un établissement stable, n'est donc pas tenu de payer des impôts en France sur les ventes générées dans l'Hexagone par cette activité. Dans le cadre du marché unique et des traités européens, il est impossible de taxer toutes ces sociétés non pas multinationales mais supranationales. Passons à l'éducation et à la loi Blanquer.
La directrice d'une école du Havre a été sanctionnée et sera mutée après avoir critiqué la réforme de l'Éducation nationale sur sa messagerie professionnelle. Une manifestation a eu lieu lundi 29 avril pour la soutenir. Et le soir, une centaine d'enseignants se sont invités au conseil municipal pour demander le soutien de la ville. SNCF, à présent. Guillaume Pépy a annoncé que cet été, 4 régions pilotes testeront la vente de billets de train chez les buralistes. Alors même si officiellement, c'est pour agir concernant les 5% de personnes qui ne peuvent pas aller en gare, il est difficile d'exclure que cette annonce vise aussi à compenser les fermetures de guichets.
Rappelons que la SNCF cherche constamment à faire des économies pour répondre aux contraintes européennes d'austérité et de concurrence. Pompiers. Dans le Morbihan, des pompiers réclament des moyens humains supplémentaires en affichant des messages sur les bâtiments et les véhicules. En effet, ils estiment qu'il manque au centre de secours du Morbihan 40 pompiers professionnels, mais aussi 10 personnes dans les services administratifs pour pouvoir fonctionner à peu près normalement. Une vingtaine d'entre eux ont reçu un courrier de convocation en vue d'éventuelles sanctions.
Cette situation découle de l'appartenance de la France à l'UE car, en effet, l'article 106 du TFUE impose la privatisation progressive des services publics, tout comme les GOPÉ de la Commission européenne qui imposent quant à elles une réduction des budgets. La directive européenne sur le temps de travail risque de voir le maillage territorial des services de secours fortement réduit, nuisant de fait à la santé de nos concitoyens. Rappelons que le volontariat chez les sapeurs-pompiers français représente plus de 75% des effectifs et des interventions. Classes moyennes.
Une étude du Centre pour la recherche économique et ses applications met en garde contre la raréfaction voire la disparition des emplois traditionnellement occupés par les classes moyennes et souligne la polarisation du marché de l'emploi français, fragilisé par l'automatisation et la délocalisation. Une évolution qui renforce le sentiment d'un déclassement irréversible. De plus, nous apprenons dans l'ouvrage « France, portrait social, 2018 » de l'Insee que les ménages ont perdu en moyenne 510 € depuis 2008 à cause des mesures sociales et fiscales. L'appartenance de la France à l'UE est également responsable de cette situation.
L'article 63 du TFUE, qui interdit de limiter tout transfert d'argent entre les États membres et les États tiers ne permet tout simplement pas de lutter contre les délocalisations. L'article 32 du TFUE, quant à lui, fixe les objectifs de la politique commerciale extérieure de l'UE. Et enfin l'euro, monnaie trop forte de 6% pour la France selon le FMI, affaiblit encore notre compétitivité et donc notre économie. Désinformation. Alors que 33 listes viennent d'être déposées pour les élections européennes, la presse française et tout particulièrement le service public s'obstinent à classer l'UPR de François Asselineau de divers droite à extrême-droite.
C'est le cas notamment du journal « le Monde », de France 2, France 3 ou encore France Info. Alors rappelons que le ministère de l'Intérieur a classé ce parti politique en « divers » et que le CSA a rappelé à l'ordre France 5 pour son émission « C à vous » qui avait classé l'UPR à l'extrême-droite. C'est une manœuvre scandaleuse visant à nuire à une formation politique à l'approche d'un scrutin électoral. L'argument utilisé par ces médias est un sophisme ahurissant qui consiste à dire que comme les partis qui sont pour la sortie de l'UE sont généralement classés à droite voire très à droite au sein de l'Europe, eh bien alors l'UPR est tout simplement à l'extrême-droite aussi.
Alors rappelons que 52% des Britanniques ne sont pas d'extrême-droite, que des mouvements prônant des Frexits de gauche commencent à apparaître un petit peu partout sur la scène européenne, et surtout que l'UPR ne possède aucune position d'extrême-droite sur tous les sujets qui la concernent, à commencer par l'immigration. Ce sophisme, cet amalgame sont tous simplement scandaleux et indignes, surtout venant de grands organes de presse français qui passent justement leur temps à donner des leçons de morale. Téléchargez gratuitement notre application mobile pour ne rien rater de l'UPR. Retrouvez toutes nos vidéos, passages médias, entretiens, et aussi toutes les conférences.
Renseignez-vous sur le programme. Découvrez même d'où viennent les adhérents. L'application mobile UPR est disponible dès maintenant. Et allons au Royaume-Uni. Le scrutin du jeudi 2 mai, qui ne concernait que l'Angleterre et l'Irlande du Nord, a coûté très cher au Parti conservateur de Theresa May, mais également au parti Labour des travaillistes. Le premier a perdu 512 postes de conseillers locaux et le second 72. Alors si des grands partis perdent des voix, c'est parce que l'électorat populaire sanctionne la trahison des élites qui ne respectent tout simplement pas le vote du Brexit. Les sondages en faveur du parti de Nigel Farage pour les européennes en sont un bon indicateur.
Et en Pologne, nous apprenons que le constructeur italien Leonardo a annoncé vendredi une commande de 4 hélicoptères AW101 de la part du ministère de la Défense polonaise, qui a été évaluée à environ 380 millions d'euros. Cette commande va revenir plus cher pour le contribuable polonais et ne servira pas les intérêts industriels polonais à travers Airbus. Chômage, à présent. Alors que l'UE était une promesse de prospérité et de plein emploi, force est de constater que la promesse n'est pas tenue. D'après une statistique de la Commission européenne parue le 30 avril, on apprend que le taux de chômage en Grèce est de 18,5%, que celui de l'Espagne est de 14% et celui de l'Italie de 10,2%.
La moyenne du chômage dans l'UE est quant à elle de 6,6%. Et il faut tout de même noter qu'en Grèce, le taux de chômage des personnes de moins de 25 ans est de 39%. Espagne. La grande vitesse espagnole officiellement libéralisée. Adif, le gestionnaire du réseau ferré espagnol, a publié son document de réseau décennal pour le réseau d'intérêt général, qui propose de créer 3 paquets de services à grande vitesse pour la libéralisation prévue en 2020. Eh oui, la politique de privatisation du rail frappe également le territoire espagnol. Cela est logique, puisque les contraintes imposant la libéralisation du rail émanent des traités européens : l'article 106 et 121 du TFUE. Scandale judiciaire.
Julian Assange, qui est condamné à 50 semaines de prison pour violation de sa liberté provisoire. En effet, le fondateur de Wikileaks, qui avait été arrêté à l'ambassade d'Équateur de Londres le 11 avril 2019, a été condamné ce mercredi 1er mai à 50 semaines de prison pour violation des conditions de sa liberté provisoire. Julian Assange, qui a également comparu dans une audience cette fois consacrée à la demande d'extradition américaine, qu'il a immédiatement refusée. La prochaine audience aura lieu le 30 mai prochain. Et nous croisons les doigts pour lui. Et d'ailleurs, pour quel motif les autorités américaines demandent-elles l'extradition de Julian Assange ?
D'après le journal « le Monde », son inculpation concernerait du piratage. Or, il semble que l'acte d'inculpation couvre bien d'autres choses. En particulier, les points 19 et 21 concernent des actes visant à dissimuler l'identité de Chelsea Manning, qui était la source d'Assange. Ces actes relèvent pourtant de la protection d'une source d'information : une pratique de journaliste professionnel. Ce n'est pas seulement le sort de Julian Assange qui est en jeu, mais la protection des journalistes en général. Danemark. L'enquête pour blanchiment visant la banque Danske Bank, la première banque du Danemark, est donc close.
Cette enquête portait pourtant sur un volume de 200 milliards d'euros de transactions suspectes. Alors néanmoins, Bruxelles déplore la clôture de cette enquête de l'Autorité bancaire européenne. Le commissaire européen aux Finances Valdis Dombrovskis appelle à une réforme de l'institution. Et en Tunisie, un accord avec l'UE inquiète les fabricants de génériques tunisiens, car il menace de faire flamber le prix des médicaments à cause de la prolongation des brevets européens.
Alors bien qu'auparavant, les labos étrangers ne déposaient pas systématiquement leurs brevets en Tunisie, qui était considérée en fait comme un marché négligeable, eh bien maintenant, le pays est devenu une case qu'il suffit de cocher à côté de la Moldavie et du Maroc pour que les brevets des nouveaux médicaments entrent aussi en vigueur sur le territoire. Cela va tout simplement empêcher la Tunisie de produire sous forme de génériques une bonne partie des médicaments de dernière génération alors qu'actuellement, la production tunisienne couvre 70% des besoins du marché tunisien.
Et chez leurs voisins, en Algérie, nous apprenons que le général Ahmed Gaïd Salah a affirmé que l'armée algérienne détenait de lourds dossiers de corruption. Depuis le départ d'Abdelaziz Bouteflika, l'armée entend mener une opération mains propres afin de nettoyer le pays de la corruption et des corrupteurs. Venezuela, à présent. Nous apprenons qu'Erik Prince, le fondateur de Blackwater, avait élaboré un plan pour envoyer une armée privée de 5 000 mercenaires au Venezuela pour le compte du chef de l'opposition Juan Guaido.
Washington soutient depuis le début le président autoproclamé Juan Guaido et continue de tout faire pour renverser Maduro, y compris en imaginant une intervention armée pourquoi pas de mercenaires. Cela leur permettrait de mettre la main sur le pétrole vénézuélien. Pour le moment, le gouvernement légitime, en revanche, tient bon. Chine. Des accords pour un montant global dépassant les 64 milliards de dollars ont été signés lors du sommet sur les nouvelles routes de la soie qui est organisé cette semaine à Pékin, qui (NDLR : ont été annoncés) par le président chinois Xi Jinping samedi.
La Chine, après être devenue l'usine du monde et ainsi une économie massivement exportatrice, cherche désormais à maîtriser ses canaux d'exportation vers l'Europe. Et nous terminons avec la bonne nouvelle de la semaine, Fabien. Il s'agit de la victoire en Équateur d'un peuple indigène contre l'industrie pétrolière. Les Waorani, peuple amazonien d'Équateur, ont obtenu une première décision de justice en leur faveur contre le projet du gouvernement, qui prévoyait d'ouvrir 1 800 km² de leur territoire à l'exploitation pétrolière.
Les juges ont déterminé que ce projet attentait au droit constitutionnel des peuples, car en effet, selon les principes d'autodétermination, les Waorani auraient dû être consultés pour l'extraction des ressources non renouvelables dans leur habitat. Une bonne nouvelle encourageante, car l'exploitation du pétrole a laissé des traces de destruction bien visibles dans la forêt en saccageant de vastes superficies, en contaminant des sources d'eau, entraînant la disparition de la faune pour ne laisser que des montagnes de déchets.
Il faudra cependant rester vigilant, car si les Waorani, forts de quelques 4 800 membres, sont propriétaires d'environ 8 000 km² de jungle et que la loi reconnaît leur souveraineté sur cette petite partie de l'Amazonie équatoriale, le sous-sol, quant à lui, appartient à l'État. L'exploitation pétrolière étant un des piliers de l'économie équatorienne depuis les années 1970, ministères et industries pourraient donc contester cette décision. Voilà. C'est tout pour cette édition. Et rendez-vous la semaine prochaine pour le prochain journal d'UPR TV. Au revoir Fabien. — Au revoir Julia.
François Asselineau