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InterviewC à vous (sur YouTube)· 10 décembre 2025 52 minComplaisantMixteBudget & impôtsSantéSolidarités & familleSécurité

Un budget de la Sécu adopté de justesse - C à Vous l’intégrale - 10/12/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Les Français sont-ils gagnants avec ce budget de la Sécurité sociale voté hier?

  • 2:00FerméeRéponse directe

    Avec quel résultat financier?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelle chance que la France ait un budget avant le 31 décembre?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il est financé?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Faudra-t-il toucher les narcotrafiquants au portefeuille?

  • 16:00FerméeRéponse directe

    Avez-vous lu le livre de Nicolas Sarkozy?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00J.-P.TanguyChiffre
    « 4 milliards de coupes sur la santé et l'hôpital public. »
  • 3:00P.CohenFait
    « Un écart de 13 voix, c'est pas beaucoup. »
  • 5:00P.CohenChiffre
    « 19,5 milliards de déficit au lieu de 30. »
  • 7:00A.de MontchalinChiffre
    « 4500 personnes de plus dans les Ehpad, c'est essentiel. »
  • 9:00A.de MontchalinChiffre
    « 50 000 solutions pour les personnes en situation de handicap. »
  • 11:00E.Tran NguyenChiffre
    « 80 interpellations à la clé. »
  • 13:00A.de MontchalinChiffre
    « L'an dernier, on a saisi et gelé 600 millions d'euros. »
  • 15:00A.de MontchalinChiffre
    « 30 millions d'euros à Marseille ces dernières semaines. »
  • 17:00A.de MontchalinFait
    « On peut pas payer plus de 1000 euros en espèces. »
  • 19:00S.TellierFait
    « Miss France passionne, électrise, déchaîne. »
  • 23:00L.SénéchalChiffre
    « 7 inspecteurs ont auditionné 70 membres du personnel du Louvre. »
  • 25:00L.SénéchalFait
    « Ils respectent les feux rouges et roulent doucement. »
  • 27:00L.SénéchalChiffre
    « Il leur faudra 3 minutes et 52 secondes pour emporter leur butin. »
  • 29:00L.SénéchalChiffre
    « Sites & Monuments a lancé une pétition et revendique 300 000 signatures. »
  • 31:00L.SénéchalChiffre
    « 500 000 déplacés depuis que la Thaïlande a lancé des tanks au Cambodge. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Lorrain et Louis. Bonsoir.

A la une, un budget de la Sécu sur le fil. - J.-P.Tanguy: On n'a jamais vu ça sous la Ve République.

Plus d'impôts et moins de droits sociaux. - M.Panot: 4 milliards de coupes sur la santé et l'hôpital public.

C'est cruel. - O.Faure: Ce budget n'est le budget de personne.

Le débat est possible. - A.-E.Lemoine: Ni gagnant ni perdant avec ce vote? - P.Cohen: Si, sur le plan politique, S.Lecornu et O.Faure ont fait un pari risqué.

Ca a abouti à 13 voix près et s'est révélé gagnant, réussi. Chacun pourra en juger la pertinence. - A.-E.Lemoine: Les Français sont-ils gagnants avec ce budget de la Sécurité sociale voté hier?

On en parle avec A.de Montchalin, ministre des Comptes publics. Merci d'être présente pour évoquer la prochaine haie à franchir, le vote du budget de l'Etat, peut-être d'ici fin décembre.

Rien n'est moins sûr. On va aussi parler de la lutte contre le narcotrafic. - E.Tran Nguyen: C'est le gros sujet de 2026.

Sur le terrain, une opération de police impressionnante hier à Marseille. Opération coup-de-poing ou coup de com? - A.-E.Lemoine: Faudra-t-il toucher les narcotrafiquants au portefeuille?

Vous le proposez, A.de Montchalin. Sarkozy plus fort qu'Astérix. - J'ai eu ma dédicace.

J'ai vu monsieur Sarkozy. - J'ai toujours été fan. - Ca fait du bien de le revoir en forme. - Bravo pour tout. - C'est le patron. - L.Amar: "Le Journal d'un prisonnier" était en tête des précommandes aujourd'hui.

L'ancien président était en dédicace aujourd'hui à Paris. - A.-E.Lemoine: On y était.

Dans le 5/5, 30 secondes qui auraient pu éviter le pire. - A 30 secondes près, les agents de sécurité ou le policier à bord de la voiture auraient pu empêcher la fuite des voleurs. - L.Sénéchal: Le casse du Louvre a duré 5 minutes.

Sur l'enquête présentée aux sénateurs, on égratigne les directions successives du Louvre et sa tutelle. - A.-E.Lemoine: Après 20h, J.Doré et Dorothée sont nos invités.

L'un pulvérise les records avec 1 million de spectateurs pour sa tournée géante. C'est du jamais-vu pour un artiste solo. Dorothée remonte sur scène, comme dans les grandes années du Club Dorothée.

Pierre? - P.Lescure: Vincent Munier nous emmène découvrir la beauté sauvage et captivante des forêts de ses Vosges natales. - A.-E.Lemoine: En cuisine, M.Fleury aux côtés de... - B.Chameroy: Bonsoir.

On m'a parlé d'une courge. Avec moi, ça fera 2. - M.Fleury: Il s'est condamné tout seul.

On prépare un Wellington de courge. On le connaît à base de viande. Ce soir, il est végétarien.

Une courge à l'intérieur et une pâte feuilletée qui l'entoure. - B.Chameroy: Vous allez vous régaler. - A.-E.Lemoine: C'est magnifique.

C'est un pâté en croûte, quoi? - B.Chameroy: C'est délicieux.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure. L'Edito de Patrick. La méthode Lecornu a donc été efficace. - P.Cohen: Elle a consisté à trouver un compromis parlementaire avec le PS.

C'est fait, d'où le vote inédit d'un groupe d'opposition en faveur d'une loi de finances. Vote massif de 63 des 69 députés socialistes avec l'abstention du groupe écologiste et le vote majoritaire de ce qu'on appelle encore parfois le socle commun, de Renaissance à LR. Ca donne un Hémicycle exceptionnellement rempli. - Y.Braun-Pivet: Le scrutin est ouvert.

Le scrutin est clos. Votants: 574. Exprimés: 241.

Pour: 247. L'Assemblée nationale a adopté. - P.Cohen: Un écart de 13 voix, c'est pas beaucoup.

En sondage, on parlerait de "marge d'erreur". Une Assemblée au complet. Ca laisse penser que la 2e lecture de ce texte, mardi prochain, aura un résultat identique à la première, sauf si certains députés changent leur vote, hypothèse peu probable.

Le PLFSS version Lecornu-Faure a beaucoup de chances d'entrer en vigueur. La suspension de la réforme des retraites n'est, à ce stade, selon le président de la République, qu'un décalage de la mise en application de la réforme. aux personnes nées de 1964 à 1968.

La génération 64, au lieu de 63 ans, pourra partir à 62 ans et 9 mois. La marche vers les 64 ans reste inscrite dans la loi. Pour l'arrêter après 2028, il faudrait une nouvelle loi.

Le projet de budget Instaure un nouveau congé de naissance de 1 ou 2 mois. Il limite la durée des arrêts de travail à un mois pour une première prescription et de deux mois pour chaque renouvellement. Il instaure une taxe sur les mutuelles à 2 milliards d'euros, avec la crainte de certaines banques d'une hausse répercutée par les assurés.

Il fera contribuer certains épargnants avec une CSG relevée sur le capital excluant les PEL et les assurances-vie. - A.-E.Lemoine: Avec quel résultat financier? - P.Cohen: Un résultat encore très déficitaire. - A combien sera le déficit de la Sécu l'année prochaine? - R.Lescure: 19,5 milliards avec 4,5 milliards de soutien de l'Etat, qui doit renflouer les caisses de la Sécu. - On est donc à 24 milliards.

C'est très au-dessus des engagements que vous avez pris. - R.Lescure: C'est des engagements qu'on avait proposés au Parlement.

Sans ça, on serait à 30. - P.Cohen: 19,5 milliards de déficit au lieu de 30.

C'est à condition de trouver de nouvelles ressources pour financer les 4,5 milliards de transferts du budget de l'Etat. Sinon, ce sera, en tout, 24 milliards d'euros d'endettement supplémentaire. - A.-E.Lemoine: Prochaine haie pour le gouvernement: le budget de l'Etat. - P.Cohen: S.Lecornu juge encore possible l'adoption avant le 31 décembre.

B.Vallaud, chef des députés du PS, dit que quelle que soit la bonne volonté des protagonistes, il est exclu que les socialistes votent le budget de l'Etat. Ca signifierait que ce parti rejoint la majorité. - A.-E.Lemoine: Or, il veut rester un parti d'opposition. - P.Cohen: Il dit qu'il le reste.

Il y a une voie de passage: un accord entre le texte de l'Assemblée et celui du Sénat, qui se réglerait en commission mixte paritaire et serait validé par l'Assemblée. Tout ça reste hypothétique. - A.-E.Lemoine: Quelle chance que la France ait un budget avant le 31 décembre? - A.de Montchalin: Il faut déjà saluer qu'on a un budget pour la Sécurité sociale, validé hier par les parlementaires. - A.-E.Lemoine: A 13 voix près.

Même à une voix près, vous auriez été contente? - A.de Montchalin: Je veux saluer que, quand la Sécurité sociale est créée en 1945, c'est dans un cadre politique particulier.

Elle est créée par des communistes, les centristes et des gaullistes. Ce qu'on a collectivement vu, c'est que des parlementaires se sont hissés à la hauteur de ce qu'était la Sécurité sociale il y a 80 ans: un objet de solidarité entre les Français qui nécessite du compromis transpartisan et qui n'est pas une affaire d'opposition ou d'une majorité pure et simple. - A.-E.Lemoine: Ce qu'a prouvé le PS. - A.de Montchalin: Pas que le PS.

Il y a des votes pour dans tous les groupes, sauf les 2 extrêmes. RN et LFI ont montré depuis le début des débats qu'ils étaient plus occupés à réorganiser des élections, refaire voter les Français. Pour M.Le Pen et ses troupes, les Français ont mal voté en 2024 et qu'il faut refaire les législatives.

Si vous êtes un ami de J.-L.Mélenchon, vous trouvez que c'est en 2022 que les Français ont mal voté et qu'il faut un nouveau président.

Ces 2 partis n'en avaient pas grand-chose à faire de la vie des Français. Avant même la présidentielle, nous, acteurs politiques des partis "de gouvernement", on a une chose à faire qui est démontrée dans ce vote. La meilleure lutte contre ces extrêmes, c'est de faire des choses pour les Français. - A.-E.Lemoine: Toutes les voies du socle commun n'ont pas été là. - A.de Montchalin: Il y a eu des discussions.

On s'abstient? On vote pour? Ce qui compte à la fin, c'est que dans tous les groupes, à part les 2 partis extrêmes, il y a eu des gens pour.

Parfois des abstentions, parfois des voix contre, mais ça veut dire quelque chose. C'est comme une forme d'expérience démocratique, qu'on a mené ces dernières semaines. On a pris acte, avec le Premier ministre, du fait que nous n'avions pas de majorité absolue, qu'il n'y avait même plus vraiment de majorité.

Il fallait donc pouvoir sincèrement partager le pouvoir, mettre de côté le 49-3. Nous, gouvernement, on s'est mis au service d'un Parlement pour qu'il fasse quelque chose d'inédit depuis 58: un budget par des votes. Il y a eu 2000 amendements.

J'ai été pendant toutes ces heures avec mes collègues au banc. La place D'un ministre au banc, c'est d'éclairer sur les conséquences, expliquer les besoins. On a été force de compromis sur la réforme des retraites, sur la contribution sur l'autonomie.

On ne peut pas faire d'économies. Il y a plus de personnes âgées. Il y a des mesures de prévention des maladies chroniques.

Et il y a des mesures où on a été battus. Sur les retraites, se dire que toutes les retraites ne seront pas revalorisées. Sur les franchises médicales, le forfait de responsabilité... - A.-E.Lemoine: Certains disent que c'est un budget par défaut, voire un mauvais budget.

M.Ferracci, macroniste, ancien ministre de l'Industrie, a voté pour le texte mais dit que c'est un mauvais budget. - A.de Montchalin: Je suis dans un rôle de service.

Je me suis mise au service, non pas d'une idéologie, mais d'un moment. Ce moment, c'est 2026. Je suis candidate à rien d'autre qu'au fait qu'en 2025 et en 2026, nous agissions pour les Français.

Il y avait 3 boussoles. Est-ce que le budget permet de répondre aux besoins des Français? 4500 personnes de plus dans les Ehpad, c'est essentiel.

Est-ce que ça permet d'ouvrir 50 000 solutions pour les personnes en situation de handicap? Oui. Est-ce que ça répond au sujet de la retraite des femmes, calculée de manière inégalitaire du fait d'avoir des enfants?

Il y avait des vrais besoins. Ce budget y répond. - P.Cohen: Est-ce qu'il est financé? - A.de Montchalin: 2e objectif: est-ce qu'il réduit le déficit?

Oui. Sans budget, on est à 30 milliards. Là... - A.-E.Lemoine: Un compromis à 30 milliards d'euros, selon "Les Echos". - A.de Montchalin: Il y a des choses qu'on a proposées et d'autres sur lesquelles on a été battus.

Si, parce qu'on avait été battus, le gouvernement avait dit stop et fait le 49-3, on aurait été censurés. Nous ne serions là ni pour en parler ni pour le mettre en oeuvre. La Sécurité sociale sans budget, c'est 30 milliards de déficit.

Le déficit de la Sécurité sociale, ce qu'elle aura financé l'année prochaine...

Je veux couper court à la polémique sur le fait que ça passerait par une forme d'entourloupe budgétaire. Ma mission est qu'il n'y a pas d'entourloupe. Le transfert entre l'Etat et la Sécurité sociale, il y en a près de 4 milliards chaque année.

On a des besoins supérieurs aux seules charges sociales payées par les actifs, qui en font déjà beaucoup. Il y a des transferts de TVA et d'impôts dans des proportions bien au-delà des 4,5 milliards. L'Etat doit de l'argent à la Sécurité sociale.

Quand l'Etat prend une décision... - A.-E.Lemoine: Donc on rajoute 4 milliards? - A.de Montchalin: M.Ferracci a écrit un rapport transpartisan avec J.Guedj il y a un an et demi.

Ils disent que l'Etat doit 3 à 5 milliards d'euros de plus que ce qu'il donne chaque année à la Sécurité sociale. L'Etat a pris des décisions: le Ségur, l'allègement de charges, les exonérations sur les heures supplémentaires...

L'Etat, dans ses décisions politiques, ne compense pas la Sécurité sociale. Il me semble que les Français comprennent que la Sécurité sociale a une gouvernance particulière. C'est pas un objet ministériel.

C'est un objet où des partenaires sociaux, syndicats, patronat, depuis 1945, gèrent la Sécurité sociale. L'Etat leur doit des choses. On l'a appelé dans ce budget. 3e boussole: est-ce que ce budget, dans sa méthode démocratique, permet d'assurer de la stabilité?

Pas parce que je veux un poste ou durer, comme disent certains. On sait qu'on aura un un grand choix démocratique en 2027. Est-on capable de se dire que ce moment sera précédé d'un moment où on se préoccupe des Français et où c'est pas le bazar? - P.Cohen: A l'inverse, le RN dit que c'est le vote de la trouille, tous ceux qui ne veulent pas de dissolution et retourner dans les urnes. - A.de Montchalin: Dans moins de 3 semaines, on sera en 2026.

Je veux pas donner la trouille aux Français de savoir si l'hôpital sera financé, aux personnes âgées de savoir si elles iront dans un Ehpad qui manque de soignants, aux femmes qui se disent qu'elles ont travaillé toute leur vie et que le calcul de leur retraite sera en leur défaveur. - A.-E.Lemoine: D'autres ont des réflexions beaucoup plus cyniques.

D'autres n'ont aucun intérêt à une dissolution. - A.de Montchalin: Le cynisme vient de qui?

Le RN... - A.-E.Lemoine: Beaucoup d'autres partis n'ont pas intérêt à une dissolution, dont le PS. - A.de Montchalin: Des gens qui sont pour la suspension de la réforme des retraites et votent contre le budget, ça sert à dire dans la rue "on est pour les Français", mais à la fin, qu'on aime pas le gouvernement, et donc...

Quand j'entends les insoumis et le RN, tout ce qu'ils avaient en tête depuis le début, c'est que ça déraille. Ils n'en avaient rien à faire de donner un budget aux Français, aux hôpitaux, aux soignants, aux maisons qui accueillent les personnes dépendantes. Ils n'avaient rien à faire de la Sécu.

C'était un objet de plus d'opportunisme. - A.-E.Lemoine: Ca va être compliqué de voter 2 budgets si vous continuez à renoncer au 49-3. - A.de Montchalin: Quand on n'a pas de majorité absolue, il faut sortir de la logique majorité et opposition.

Voter un texte financier, nous a-t-on dit, c'est appartenir à une majorité. Là, il n'y en a pas. Il y a des gens qui se mettent d'accord sur un compromis pour faire avancer la Sécurité sociale.

Pour le budget de l'Etat, il y a un débat à l'Assemblée nationale sur la défense. Je n'ai pas les résultats, mais j'ai un scoop... - E.Tran Nguyen: Si, c'est tombé. - P.Cohen: C'est voté. - A.de Montchalin: Ceux qui ont voté pour et contre, vous verrez que c'est pas une majorité et une opposition.

C'est ce qui est bon pour la France. On peut avoir sur chaque sujet des majorités. L'Etat, c'est quoi?

En février, G.Larcher, la droite sénatoriale...

On n'avait pas de budget, F.Bayrou venait d'arriver. On a fait une commission mixte paritaire.

Dans ce moment politique, ces sénateurs et députés s'étaient mis d'accord, pas pour avoir raison entre eux, mais pour porter un compromis qui ne serait pas censuré à l'Assemblée nationale. La prochaine étape pour qu'on ait un budget avant le 31 décembre...

C'est possible. Ca dépend beaucoup, non plus du PS ni tellement des députés, mais des sénateurs et de la droite sénatoriale. S'ils y vont avec l'idée de faire un compromis pour le pays, ça a marché en février et c'est là qu'il y a un moment intéressant.

Nous, gouvernement, on va se mettre à disposition des parlementaires. On va écouter tout le monde. On va savoir comment les uns et les autres priorisent les choses et comment on peut proposer des idées pour faire compromis.

Si ça marche pas, on va mettre le pays en défaut. On regardera où on en est. On prendra les mesures qui s'imposent pour que les choses essentielles du pays continuent.

Mais on va se dire la vérité: ce sera un régime minimum, un service minimum. Plein de choses importantes, du réarmement à la taxe petits colis contre les plateformes chinoises, au soutien aux viticulteurs...

Des choses plus ou moins tangibles auront lieu ou pas. La clé, c'est est-ce qu'on sort de cette logique binaire de la majorité contre l'opposition? Est-ce que, d'ici à 2027, il n'y a plus de majorité et on fait des compromis sujet par sujet?

Nous, gouvernement, on a changé un peu de rôle. On n'est plus dans le fait d'imposer. On est médiateur.

En démocratie, si le Parlement devient inutile, des gens diront qu'on n'en a plus besoin. Et alors, c'est un autre régime politique et je ne souhaite pas ça pour mon pays. C'est pour ça que je me suis engagée avec beaucoup de sincérité. - P.Lescure: En 2023 et 2024, les recettes fiscales ont été en dessous des dépenses, ce qui a aggravé le déficit.

Au 3e trimestre, le rendement de la TVA affiche un recul de près de 1 milliard d'euros sur un an, d'après un rapport de la Direction générale des finances. Comment expliquez-vous que la TVA rapporte moins? La consommation? - A.de Montchalin: Il y a plusieurs choses.

Sur les petits colis, il y a de la TVA. Si vous achetez un verre dans le commerce français, il coûte 5 euros et vous avez 20 % dessus. Si une plateforme chinoise vous le vend 50 centimes, vous aurez 20 % sur 50 centimes.

Avec plus de 800 millions d'articles qui arrivent, c'est une première hypothèse. La 2e hypothèse, c'est la fraude. Il y en a peut-être plus depuis le covid. 3e hypothèse, la consommation.

Les Français ont beaucoup épargné. On a presque 19 % de taux d'épargne. S'ils achètent moins de voitures et d'électroménager et plus de choses du quotidien...

C'est l'hypothèse. Je ferai toute la lumière. La bonne nouvelle, c'est que malgré ça, on a tenu le déficit en 2025.

On a retrouvé une maîtrise de nos comptes. Evidemment, avec un déficit bien trop élevé. Mais on avait dit qu'on ferait 5,4 %.

Les parlementaires l'avaient dit, c'était un compromis parlementaire. Au fil de l'année, avec E.Lombard, on a changé de méthode pour pouvoir dire, à la fin, que leur objectif avait été tenu.

C'est la clé pour la confiance démocratique. On paye tous des impôts. On a besoin de savoir comment ça marche.

Si on dit quelque chose, on l'applique. Ca veut dire aussi que le texte de la Sécurité sociale, mon rôle, c'est qu'il soit appliqué, qu'il n'y ait pas d'entourloupe, de différence entre ce qui a été voté et ce qui sera mis en oeuvre. C'est très important pour la confiance dans ce moment particulier où chacun doit être confiant dans ce qu'il fait. - E.Tran Nguyen: Sur la lutte contre le narcotrafic, hier, opération XXL à Marseille. 1500 policiers venus de toute la France ont été déployés. 80 interpellations à la clé.

Des saisies de quelques drogues et espèces. - Des bonbonnes de cocaine, des liasses de billets, des conditionnements d'herbe. Tout ça, c'est ce qu'ils avaient prévu de vendre dans les 2 prochaines heures. - E.Tran Nguyen: Egalement des tracts de dealer qui pourraient ressembler à des catalogues de supermarché pour Noël.

C'est ce qu'a fièrement montré le nouveau préfet de la région PACA. - Je ne résiste pas. Voici la saisie.

Voyez ce qui est distribué dans le quartier pour les fêtes de Noël. "Apéritif, pochons cadeaux..." - E.Tran Nguyen: Opération impressionnante, médiatisée, qui n'a pas forcément convaincu les habitants sur place, directement confrontés au trafic.

Aucun n'a souhaité se montrer à visage découvert, de peur des représailles. - Vous vous sentez en danger? - Partout.

Dans ma maison, je me sens en danger! - Ca tire. - Régulièrement? - Assez souvent.

Si je parle à la télévision, ils vont faire du mal aux enfants. ... - E.Tran Nguyen: E.Macron doit venir à Marseille la semaine prochaine.

De la com, c'est ce que pensent beaucoup de téléspectateurs qu'on a sollicités. Des suggestions: attaquer le haut de l'échelle, les complices. C'est vrai que s'attaquer à l'économie, selon les experts du narcotrafic...

Le trafic de cocaïne est passé au-dessus de celui de cannabis en termes de chiffre d'affaires. Le trafic représenterait 3 à 6 milliards d'euros, voire plus, d'après G.Darmanin., Il estime le chiffre d'affaires annuel de la DZ Mafia à 2 à 5 milliards d'argent annuel en liquide.

Il faut blanchir cet argent liquide. Ca donne une idée de l'ampleur de la corruption. Comment on s'attaque à un business illégal qui a autant de poids? - A.de Montchalin: Dans mes fonctions de ministre des Comptes publics, il y a une partie budget et une autre qui m'occupe beaucoup, le travail de 3 services: les douaniers, le Tracfin, qui fait toutes les enquêtes pour suivre l'argent, et l'Onaf, l'Office national antifraude, qui saisit.

L'an dernier, on a saisi et gelé 600 millions d'euros. Prendre la drogue, c'est le début. Interpeller, fin des opérations.

Il faut ensuite tirer la pelote pour faire des enquêtes, geler l'argent et condamner, et ensuite, assécher l'économie parallèle par l'argent. On a été 3 à porter la loi sur le narcotrafic: G.Darmanin pour la partie judiciarisation, B.Retailleau pour la partie enquête et terrain, et moi-même pour la partie financière.

La grande nouveauté de ces derniers mois, c'est qu'on a réussi à se convaincre et à convaincre que le sujet de la drogue, il y a la consommation, les enjeux des trafics, mais le vrai sujet, c'est l'argent. Ce qui est compliqué et engage des centaines de fonctionnaires très engagés, c'est que cet argent dépasse nos frontières. Si j'en parle, je vais empêcher l'effectivité et l'efficacité de ce qu'on fait, mais on a énormément de sujets internationaux.

Le blanchiment, c'est une économie parallèle en France, mais aussi internationale, qui place de l'argent, pas tant dans des paradis fiscaux que dans des Etats qui ne coopèrent pas, qui permettent des investissements en espèces, qui permettent des comptes en banque qui permettent de blanchir, des biens de luxe...

Cette action coordonnée a permis, avec une action sur les sociétés éphémères, qu'on appelle des blanchisseuses, de geler et de saisir 30 millions d'euros à Marseille ces dernières semaines. En Italie, sur les enjeux de mafia, il y a le contrôle des personnes, mais surtout des flux économiques. Dès qu'on aura un budget, ce que j'espère bientôt, ce sujet, je voudrais qu'on arrive à en faire l'explication.

Qu'est-ce qu'on fait? Comment ça marche? Comment les citoyens peuvent être vigilants?

On a une règle, dans notre pays: on peut pas payer plus de 1000 euros en espèces. Je crois que beaucoup de Français ne le savent pas. Il y a plein d'endroits où on se retrouve, sans le savoir, acteur de ce blanchiment.

Il y a aussi un enjeu de société et de mobilisation. Vous pouvez compter sur le grand engagement de Bercy. C'est un rôle méconnu mais fondamental. - A.-E.Lemoine: Merci.

La Story de L.Amar. - J'ai eu ma dédicace.

J'ai vu monsieur Sarkozy. - L.Amar: Comment vous l'avez trouvé? - Fatigué. - Je crois qu'il est fatigué. - Il en a marre. - En forme, très combatif. - Très courageux. - Ca m'a fait du bien de le voir dans cette forme. - Il nous remercie d'être là pour lui, mais je le remercie d'être là pour nous. - L.Amar: C'est l'histoire d'un retour.

Pour la 1re fois depuis sa sortie de prison, N.Sarkozy est revenu au contact des Français. C'était dans le 16e arrondissement de Paris pour une séance de dédicace qui dure encore à l'instant où je vous parle, à l'occasion de la sortie de son livre "Le Journal d'un prisonnier".

Des centaines de personnes sont venues faire la queue dans un quartier en partie bouclé. Enormément de policiers, tout autant de journalistes. Une agitation peu commune.

L'ancien président arrive à 15h20. ... - L.Amar: Au milieu de cette cohue, l'arrivée de N.Sarkozy a aussi été perturbée par 2 militantes féministes, des Femen venues crier "casse-toi, pauvre con".

Elles ont été repoussées dans une boutique en face de la librairie. Librairie où beaucoup étaient venus acheter "Le Journal d'un prisonnier" pour se le faire signer. Des militants et anciens électeurs, des femmes venues témoigner leur soutien à Sarkozy.

Vous êtes prêt à tout pour le voir? - C'est mon idole. - Il n'a pas à être enfermé.

Des gens font bien plus grave et sont en liberté. - Je veux lire ce qu'il écrit quand il était séquestré, prisonnier politique. - L.Amar: C'est dans des régimes autoritaires. - C'est ce qu'on vit en ce moment. - Quand on lui retire la Légion d'honneur, c'est inadmissible. - Ils ont voulu se payer un président de la République. - L.Amar: Dans cette file d'attente, il n'y avait pas que des adorateurs de N.Sarkozy.

En laissant traîner mon micro, je suis tombé sur une dame qui voulait sortir de là et une autre qui préparait son réveillon. Vous faites la queue? - Non.

Je vais faire mes courses, si c'est possible. - L.Amar: Vous n'essayez pas de remonter tout le monde pour griller la queue?

Vous ne voulez pas vous faire signer un livre par N.Sarkozy? - Je suis passée par hasard.

Je suis probablement la seule à ne pas être une fan absolue. Je me suis dit que ça me faisait marrer d'offrir ça à mon père et à ma tante. Mais il ne faut pas le dire. - L.Amar: Ce serait dommage qu'ils voient ça à la télé. - Grave! - L.Amar: Dans ce livre, il fait passer des messages politiques et appelle à l'union des droites.

Il refuse un front républicain face au RN et salue le soutien apporté par S.Chenu et M.Le Pen au moment de sa condamnation.

Du miel aux oreilles de ses lecteurs. - Il est temps que les droites s'unissent. - Le RN, ce n'est plus le Front national.

Ce ne sont plus des fachos. - J.Bardella est plutôt dans la position de la politique de N.Sarkozy, je trouve. - L.Amar: Vous pourriez voter pour lui? - Oui. - Oui.

Il n'a pas eu une cuillère en argent. - L.Amar: Si l'élection présidentielle était dimanche prochain, vous voteriez pour qui? - Bardella. - L.Amar: Vous qui êtes une électrice historique de la droite républicaine, vous pourriez voter pour le Rassemblement national? - Sans doute. - L.Amar: J.Bardella, dont N.Sarkozy a dit du bien.

Il dit ceci. Pour N.Sarkozy, il y a 2 lignes au RN et une ligne mieux que l'autre pour rassembler la droite.

A.de Montchalin, comment avez-vous réagi quand vous avez lu N.Sarkozy?

Est-ce que J.Bardella, c'est Chirac et le RN, le RPR? - A.de Montchalin: N.Sarkozy s'était mis dans le champ républicain et avait attiré des électeurs d'un spectre large pour essayer d'extraire des gens de la tentation des extrêmes.

C'est une proposition républicaine. Il y a quelque chose que je trouve assez choquant. C'est une famille gaulliste qui a une histoire, des principes, des valeurs, une colonne vertébrale.

Certains, par opportunisme, car elle ne propose pas d'alternative visible se rallient. - A.-E.Lemoine: Vous avez lu le livre? - A.de Montchalin: Non. - A.-E.Lemoine: Vous avez envie de lire le livre? - A.de Montchalin: Peut-être, mais je ne crois pas que ce soit le premier livre que je lirai.

Je vais plutôt lire des romans, me sortir de la politique. - A.-E.Lemoine: Peut-être vous intéressez-vous à ce qui se passe chez les Miss.

Il n'y a pas de répit chez les Miss. C'est presque une malédiction. A chaque sacre sa polémique.

L'élection de Miss France 2026 n'y échappe pas. Quand 2 candidates, découvrant la liste des 12 finalistes, dont elles ne sont pas, se filment en coulisses en couvrant de noms d'oiseaux les heureuses élues. Une vidéo jugée affligeante par le président et des propos sanctionnés par les comités régionaux.

Miss Aquitaine et Miss Provence ont été destituées, privées de leur titre et de leur écharpe. Un scandale qu'il revient à la nouvelle Miss France de commenter. - L'ambiance en coulisses était bonne.

Dans la compétition, certaines le sont plus que d'autres. Elle ont présenté leurs excuses vis-à-vis de chacune. Il faut passer à autre chose.

Je prône la bienveillance. Les réseaux sociaux...

Certains messages peuvent être déformés. Il faut aussi vérifier les sources. Maintenant, on passe à autre chose. - A.-E.Lemoine: Bonsoir à toutes les 2, D.Leyre et S.Tellier.

Vous êtes Miss France 2022 et 2002. - S.Tellier: 20 ans nous séparent. - D.Leyre: Ca ne se voit pas. - A.-E.Lemoine: Comment vous auriez géré cette situation, S.Tellier? - S.Tellier: Je trouve qu'ils ont assez bien géré.

La destitution était assez logique. Les excuses, c'est pas tout. Et c'est un peu violent, quand même. - A.-E.Lemoine: Elles ont dit qu'elle ne voulait pas insulter mais dire à leur façon que les 12 finalistes étaient des veinardes.

Ce n'était pas les explications les plus convaincantes. Une Miss ne devrait pas dire ça? - D.Leyre: Oui.

Parfois, on demande pourquoi tel fille n'est pas dans le top 12. Le comportement rentre en compte. Il y a des termes qui ne s'emploient pas.

C'est un peu déplacé. J'aimerais rappeler que c'est un concours. Des gens sont extrêmement mauvais perdants quand ils jouent aux cartes.

Je ne soutiens pas les propos. Ce n'est pas bien de l'avoir dit. Mais ça va un peu loin au niveau du harcèlement qu'elles subissent. - A.-E.Lemoine: Elles sont harcelées, avec des menaces de viol, qui sont nombreuses sur les réseaux sociaux.

Miss Provence a décidé de porter plainte pour cyberharcèlement. L'idée est de calmer le jeu? On en arrive à des trucs fous. - S.Tellier: Elles ont dérapé et elles ont été sanctionnées.

On passe à autre chose. Il y a un déferlement de haine sur ces jeunes femmes. Elles n'ont pas bien agi mais elles n'ont tué personne.

C'est fait. On passe à autre chose. On a une très belle Miss France qui a été élue.

Il faut les laisser un peu tranquille. - A.-E.Lemoine: C'est un moment compliqué.

Les 5 minutes qui suivent l'annonce des 12 finalistes, pour toutes celles qui n'en sont pas, il y a un moment de frustration intense. Ca se passe comment en coulisses? C.Cerf explique que c'est un moment où on conseille aux Miss de relâcher la pression.

Elles l'ont peut-être un peu trop pris au pied de la lettre. - S.Tellier: J'aime faire le comparatif avec le sport.

Il faut être fair-play partout. On peut relâcher la pression. Il y a d'autres façons de le faire. - A.-E.Lemoine: C'est une vidéo qui n'avait pas vocation à être rendue publique.

Elle était destinée à un cercle privé. Est-ce qu'il ne faudrait pas une formation aux réseaux sociaux pour les Miss ou carrément interdire les téléphones portables pendant l'émission? - D.Leyre: C'est effectivement une vidéo privée.

On ne peut pas obliger les gens à ne pas communiquer entre eux. Ca va plus loin que tout ça. La Miss France est accompagnée sur les réseaux pendant un an.

Il faudrait exiger qu'il n'y ait pas de téléphone dans les coulisses, peut-être. Mais elles sont quand même libres. - A.-E.Lemoine: Il y a une formation aux réseaux sociaux parce que c'est d'une grande violence, et de plus en plus, année après année.

Chaque Miss est victime d'une campagne de cyberharcèlement. C'était le cas en 2025. Elle a été attaquée parce qu'elle a refusé de dire si oui ou non elle était Charlie.

Elle prenait son droit de réserve. Miss France 2024 a été harcelée parce qu'elle avait une coupe garçonne. Même le costume d'huître de Miss Aquitaine a déclenché une vague de haine. - S.Tellier: Malheureusement, c'est global.

Est-ce que ce n'est pas le problème de notre société aujourd'hui? Du harcèlement, sur les réseaux sociaux, il y en a partout. Je suis maman de 3 enfants.

Il faut avoir conscience qu'on met quelque chose de dangereux entre les mains de nos enfants. Pour moi, les parents devraient expliquer à leurs enfants qu'on ne harcèle pas les gens sur les réseaux sociaux. - A.-E.Lemoine: Diane, vous l'avez vécu quand vous avez été candidate à Miss Univers. - D.Leyre: Et Miss France.

On ne peut pas plaire à tout le monde quand on est Miss France. Il y a beaucoup de chauvinisme. J'étais en face-à-face avec une région très forte.

La région m'en a énormément voulu. - A.-E.Lemoine: Vous avez été harcelé par la région qui a perdu? - D.Leyre: Pas que. - S.Tellier: C'était l'outre-mer versus l'Hexagone, la Martinique. - D.Leyre: Pendant 1 an, j'ai été très critiquée. - P.Cohen: Vous aviez l'univers contre vous. - D.Leyre: J'ai été déceptive.

Les gens n'aiment pas être déçus. J'avais tout donné. Malheureusement, je n'ai pas été bonne sur scène.

Les gens m'en ont voulu et se sont moqués. Mais c'est le revers de la médaille. Quand on est connue, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, ça va trop loin. Les 2 jeunes filles sont dans une très mauvaise période. Effectivement, elles ont eu un mauvais comportement.

On peut l'entendre. Mais de là à se prendre des menaces, tout a ses limites. Elles se sont excusées.

Elles ont été punies. Le président de la société Miss France a pris la bonne décision. Il faut calmer le jeu.

On a tous fait des erreurs. - P.Cohen: Les réseaux sociaux n'ont pas inventé les scandales Miss France.

La Miss destituée quand on a révélé ses photos dénudées, c'était avant les réseaux sociaux. - S.Tellier: Miss France passionne, électrise, déchaîne.

C'est un phénomène fou. - A.-E.Lemoine: Pourquoi?

Il y a de la misogynie là-dedans? Je me suis posé la question. - S.Tellier: Parce qu'il y a de l'enjeu.

Il y a beaucoup de jalousie, peut-être un peu de misogynie. Ce qu'on explique aux candidates, c'est qu'il faut essayer de ne pas lire les commentaires. Il faut essayer de rester loin de tout ça.

Il n'y a rien de plus facile que de se cacher derrière une adresse IP dans son canapé et de critiquer. - A.-E.Lemoine: Vous avez reçu des messages d'une violence inouïe pendant les 15 années à la tête de la société Miss France.

C'était incroyable. "Va mourir", "toute ta famille va mourir du cancer"...

C'est incroyable. Parfois, vous répondiez à vos détracteurs. - S.Tellier: Oui.

Quand ça va un peu loin, j'essaie de calmer un peu les choses et de comprendre. Quelqu'un qui envoie quelque chose comme ça, c'est quelqu'un qui n'est pas heureux. C'est mon côté un peu curieuse.

Parfois, je me demande pourquoi tant de haine. On a envie de savoir. Ce sont des gens malheureux.

Ce n'est pas une façon de les excuser, attention, mais je me dis que quelqu'un qui n'a rien d'autre à faire que d'envoyer de la haine sur les réseaux sociaux, il faudrait qu'il se fasse aider. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez jamais porté plainte? - S.Tellier: Non.

Je me dis que ça ne sert à rien. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il faut faire pour aider ces 2 jeunes filles? - S.Tellier: Ne plus en parler. - A.-E.Lemoine: Ce qu'on ne fait pas ce soir! - S.Tellier: Il ne faut plus en parler.

On en a eu plein, des scandales chez Miss France. Des jeunes femmes qui ont perdu leur titre, il y en a eu plein. Quand il y a problème, il y a sanction.

On passe à autre chose. Il faut laisser tout ça redescendre. - D.Leyre: Demain, ce sera une polémique sur quelque chose d'autre.

Il faut tourner la page. Tous les jours, on a quelque chose à critiquer. Ce que je leur conseille surtout, c'est de prendre un moment pour être avec leur famille.

Miss France, c'est long. On est fatiguées. Il faut prendre du recul et se reposer. - S.Tellier: B.Macron va bientôt présenter des excuses, je crois.

On parle beaucoup d'insultes sur les réseaux, dans les vidéos. - A.-E.Lemoine: Vous voulez dire qu'il faut être exemplaire? - S.Tellier: Oui.

Tout le monde doit être exemplaire, que ce soit une première dame, une Miss, une mère de familles...

Si ça nous apprend quelque chose, c'est bien ça. - E.Tran Nguyen: Des Miss ont été exemplaires alors qu'elles ont été insultées. ... - E.Tran Nguyen: Miss Mexique a finalement été sacrée Miss Univers 2025.

Il y a parfois de la solidarité aussi. - S.Tellier: Là, c'était une question de respect.

Elles ont bien fait. - D.Leyre: Dans une scène comme ça...

On parle de la vie de tous les jours. Quand vous constatez quelque chose de déplorable, vous réagissez. Si j'avais assisté à ça dans la rue, j'aurais dit quelque chose.

Ca paraît logique. - A.-E.Lemoine: Je rappelle votre "Running Queen", club de course à pied qui permet aux femmes de courir ensemble, sans la crainte d'être agressées.

Et votre "Couronne et préjugés". On y trouve des histoires de Miss un peu chipies. Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal.

Direction le Louvre. - L.Sénéchal: 7 inspecteurs ont auditionné 70 membres du personnel du Louvre.

La conclusion est sans appel. - Elle pointe la défaillance générale du musée, comme de sa tutelle, dans la prise en compte des enjeux de sûreté. Les failles de sécurité avaient toutes été identifiées, par plusieurs travaux antérieurs, aux résultats largement concordants. - L.Sénéchal: Regardez les images diffusées par LCI.

On voit les membres du commando sur les images de vidéosurveillance à bord de leur scooter ou au volant de la fameuse nacelle. Ils respectent les feux rouges et roulent doucement. Ils arrivent ensuite sur place, déploient leur nacelle et forcent sans difficulté la porte-fenêtre de la galerie d'Apollon avant d'entrer, discrètement, sous le regard médusé des visiteurs.

Il leur faudra 3 minutes et 52 secondes pour emporter leur butin. Le scénario était écrit noir sur blanc dans les audits commandés par le Louvre. Tous les outils étaient là pour éviter le vol, a résumé le chef de l'Inspection générale des affaires culturelles. - A 30 secondes près, les agents de Securitas ou les policiers à bord de la voiture auraient pu empêcher la fuite des voleurs.

Pour ces 30 précieuses secondes, il aurait fallu le signalement... - L.Sénéchal: Ce matin, le magazine "La Tribune de l'Art" révélait l'installation de barrières de protection entre le trottoir et la chaussée au pied de la galerie d'Apollon.

Voyez les images. Il vaut mieux tard que jamais. - A.-E.Lemoine: Les nouvelles vitres de Notre-Dame se dévoilent. - L.Sénéchal: Elles sont exposées au Grand Palais.

Ce sont des maquettes de 7 m de haut. Les premiers visiteurs ont pu découvrir ces futurs vitraux. Premières impressions très bonnes. - Merveilleux.

A l'image de tout le travail de Claire Tabouret. De la couleur et de l'émotion. C'est magnifique. - On s'est demandé si on aimerait les vitraux, tellement les peintures sont réussies. - L.Sénéchal: Vous imaginez déjà Notre-Dame? - On y est déjà. - Coloré, moderne, rien à dire. - L.Sénéchal: Claire Tabouret a damé le pion à d'autres grands artistes.

Elle a gagné le concours lancé par E.Macron pour remplacer les verrières en grisaille que voulait protéger à tout prix l'association Sites & Monuments. - Les vitraux ont été épargnés par l'incendie.

Il n'y a aucune raison d'enlever ces vitraux, qui font, pour nous, partie de l'histoire du bâtiment. Si on veut ajouter une nouvelle strate de création, c'est possible, mais dans des emplacements disponibles et qui ne se font pas au détriment des autres strates patrimoniales. - L.Sénéchal: Sites & Monuments a lancé une pétition et revendique 300 000 signatures.

Mais ils ont déjà perdu une première bataille juridique. Ils vont attaquer la future autorisation de travaux que devra donner le préfet pour apposer les vitraux, ceux de Claire Tabouret. Puisqu'on parle de vitraux, D.Leyre, vous avez été Miss Ile-de-France avant d'être Miss France.

Qu'est-ce que vous pensez du costume de Miss Ile-de-France? - D.Leyre: Elle est belle! - L.Sénéchal: Mieux que le costume huître? - D.Leyre: Tout est beau.

C'est ça, la beauté des costumes régionaux. Chacun sa région et chacun sa fierté. - A.-E.Lemoine: Si vous aviez 5 mots à dire? - A.de Montchalin: C'est magnifique et c'est de la modernité pour l'éternité.

C'est bien de laisser un moment de notre époque dans un monument qui a une forme d'éternité. On a réussi à le reconstruire pour, on l'espère, plusieurs siècles. Plein d'argent a été donné pour reconstruire Notre-Dame.

C'est un acte culturel et artistique. - A.-E.Lemoine: La paix promise par D.Trump se fissure. - L.Sénéchal: La paix tarde à venir.

Ca devait être réglé en 24 heures. C'était la promesse de D.Trump.

Aujourd'hui, il penche de plus en plus fort pour la Russie et contre l'Ukraine. ... - L.Sénéchal: Le Kremlin salue ce discours de D.Trump, "conforme à nos positions", dit la Russie.

Le président ukrainien se pose en démocrate. Il se dit prêt à organiser des élections, malgré la guerre. Il a plaidé la cause ukrainienne chez un autre Américain, le pape Léon XIV.

Il se désole du virage pris par un D.Trump en passe de rompre avec les Européens. ... - L.Sénéchal: Le pape appelle aussi à un cessez-le-feu entre Thaïlande et Cambodge. 500 000 déplacés depuis que la Thaïlande a lancé des tanks au Cambodge.

Des combats aussi en République démocratique du Congo. Le Rwanda soutient des séparatistes. Ces 2 conflits étaient considérés comme réglés par D.Trump.

Ecoutez-le. ... - L.Sénéchal: C'était il y a quelques semaines.

Trump promet de régler d'un coup de fil la guerre entre la Thaïlande et le Cambodge. - A.-E.Lemoine: Il nous reste peu de temps.

Juste le temps de vous informer qu'une grande marque de hard-discount lance un parfum au croissant. - L.Sénéchal: C'est un parfum à gagner aux Etats-Unis.

Je n'ai pas encore le prix. ... - L.Sénéchal: Ca fait déjà des émules.

Beaucoup de gens attendent ce parfum, apparemment, avec impatience. ... - A.-E.Lemoine: 500 euros? - L.Sénéchal: C'est ce qu'ils prévoient.

En France, pays du croissant, on avait parlé des timbres de La Poste parfum croissant. Ils sont presque tous écoulés. Ils préparent un nouveau timbre parfumé pour la Saint-Valentin.

Je n'ai pas eu le parfum. - E.Tran Nguyen: La rose?

Pour la Saint-Valentin... - A.-E.Lemoine: On est parfumés aux feuilletés que nous prépare notre cheffe en cuisine.

Merci d'être venues sur le plateau de "C à vous". Dans un instant, on réunit J.Doré, qui fait une tournée phénoménale, et Dorothée.