Aurore Bergé face à Darius Rochebin sur LCI - 26 août 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
À quel moment avez-vous été averti de l'annonce du Premier ministre ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous vous êtes dit sur le moment 'ça sent le sapin' ?
- 1:45RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est une manière de dire à gauche 'sauvez-nous' ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous assumez l'idée de concession ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Quel est le chemin que vous devez parcourir pour abandonner certaines recettes ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Est-ce que le rôle du président de la République ce soir est renforcé ou fragilisé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Aurore BergéFait
« La question fondamentale qui est posée, c'est pas la question d'un vote de confiance, c'est la question d'un vote de responsabilité. »
- 2:30Aurore BergéFait
« Les Français sont très lucides sur le niveau d'endettement qui est le nôtre, sur le mur budgétaire qui est face à nous. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
naïve d'abord. Ça [rires] existe. Mais oui, absolument.
Vous êtes soupçonneuse, hein, vraiment naïve. Alors, presque. À quel moment est-ce que vous avez été averti ?
C'est quand même un événement si grand. On vous a vu à la conférence de presse du premier ministre hier. Comment est-ce que vous avez été averti ?
Le premier ministre a souhaité réunir euh ses ministres quelques temps avant euh l'annonce. Je peux comprendre que voilà sur un certain nombre de sujets, il a pas forcément eu envie que les journalistes soient prévenus euh trop en amont et puis c'était à lui de l'annoncer surtout par lui-même et d'expliquer le choix qui a été le sirent. Est-ce que vous êtes dit sur le moment euh ça sent le sapin ?
Non mais parce que je me le dis toujours pas parce que je m'y résous pas parce que je pense que la question fondamentale qui est posée, c'est pas la question d'un vote de confiance, c'est la question d'un vote de responsabilité. C'est ça aujourd'hui l'enjeu qui est devant nous, c'est comment on garantit non pas l'avenir, la survie euh du premier ministre, d'un membre du gouvernement. C'est pas la question individuelle ou personnelle qui est posée.
C'est une question qui est bien plus grande que nous-mêmes, qui est la question un moment du sens des responsabilités qu'on a. Est-ce que vous assumez la l'idée de concession ? Hier sur notre antenne, il y a eu un moment assez fort.
Juliette Méadelle parlait directement à Louis Lio et ça ressemblait un peu à ça. Cit pas rien n dissimulé. C'est oui, il faut si vous voulez survivre, il va falloir que des voix au moins s'abstiennent sur votre droite.
Quand on vient d'entendre le premier ministre dire "On va faire un effort social". Est-ce que c'est une manière de dire à gauche sauvez-nous ? Mais il y a pas sauvez-nous, il y a pas de notion de de survivre.
Il y a quel est le pays qu'on veut ? Quel est le sens de l'état qu'on a ou pas ? Quel est le sens des responsabilités qu'on a ?
On a vécu une dissolution. Les Français ont fait un choix au moment de cette dissolution, le choix de cette assemblée-là qui est une assemblée fragmentée, qui est une assemblée aussi qui leur ressemble, qui nous ressemble, qui ressemble aussi au aux colères, aux crispations qui peuvent exister dans le pays. Et surtout, ils nous ont dit maintenant que cette assemblée existe, à vous de faire en sorte qu'elle fonctionne.
Donc, est-ce qu'on est suffisamment grand, suffisamment mature d'un point de vue même démocratique pour se dire qu'à une question démocratique posée au Parlement, on répond au Premier ministre ensemble qu'on va trouver les vois et moyens d'y parvenir, qu'on va doter la France d'un budget. Et dans ces cas-là, ce qui est une certitude, c'est que ça peut pas être tout ou rien. Ça peut pas être la copie initiale, rien que la copie initiale, comme ça peut pas être jeter tout.
Parce que ce qui est certain là aussi, c'est que les Français sont très lucides sur le niveau d'endettement qui est le nôtre, sur le mur budgétaire qui est face à nous et donc sur la nécessité aussi d'y répondre et de réaliser des économies sur la dépense. Alors, j'entends ce que vous dites mais à chaque fois c'est la même chose. Le diagnostic est semble-t-il partagé par un certain nombre de formations dans l'hémicycle.
Ce sont les moyens de résoudre ces dettes qui sont évidemment différents selon que vous apparteniez au Parti communiste comme monsieur Brosa ou au Rassemblement national comme Marine Le Pen. Donc quel est le chemin que vous devez parcourir pour oublier certaines des recettes que des recettes au sens culinaire he pas au sens dépensé recettes que vous pouvez abandonner pour prendre plutôt les solutions que vous proposent d'autres formations ? Déjà, se mettre d'accord sur un diagnostic, c'est pas totalement anodin.
Et pendant longtemps, le diagnostic, il a pas été partagé. Quand vous prenez la nécessité de la réforme des retraites, par exemple, est-ce que le diagnostic était partagé par tous alors que les chiffres étaient là ? Et en effet, je suis pas certaine qu'il le soit encore.
Or, il y avait une nécessité de réformer. Là aujourd'hui, ce qui est intéressant, on voit un certain nombre de sondages, c'est que les Français eux-mêmes disent on n pas de doute sur la sincérité du diagnostic, sur l'état du pays, sur la nécessité du redressement des comptes publics. D'où ce que je disais, pas un vote de confiance mais un vote de responsabilité par rapport à ça.
Ensuite, comment on y répond ? Je crois que les Français là, ils sont très lucides sur il y a pas de possibilité de dette supplémentaire. Ça c'est quand même un enseignement aussi.
Moi, je me replonge 2 ans en arrière. J'étais présidente de groupe à l'Assemblée nationale. Je voyais beaucoup de groupes politiques proposer de la dépense, de la dépense de la dépense supplémentaire.
Financé comment ? Si ce n'est par de l'endettement ? Là, j'ai l'impression qu'il y a un premier point d'accord possible en tout cas sur le fait qu'il n'y ait pas d'endettement supplémentaire.
Ensuite, est-ce que c'est des recettes supplémentaires ? Ce qui veut dire des contributions, contributions exceptionnelles par exemple qui pourrait être réalisé. Est-ce que c'est du travail en plus qui permet que cette recette existe ou est-ce que c'est de la dépense en moins ?
Et c'est là où en effet on a des choix qui sont des choix différents. Est-ce que pour autant ils sont par principe totalement antagonistes les uns aux autres ? Moi je crois pas et je l'espère pas parce que je pense qu'on a la nécessité de réussir parce que si demain le vote n'est pas acquis, c'est évident qu'il n'est pas acquis aujourd'hui et qu'on doit y travailler.
Mais si le gouvernement était renversé le 8, qu'un nouveau gouvernement a été nommé, le nouveau gouvernement, il va dire quoi ? Il va dire que le diagnostic est faux. Non, le diagnostic restera juste.
Il y aura quand même cette nécessité d'aller trouver ces économies. Donc il va bien falloir que quel que soit le gouvernement, on réussisse. Est-ce qu'une négociation est possible ?
C'est-à-dire, on peut toujours négocier, on peut toujours parler dans une dans un parlement. Est-ce que demain un autre premier ministre pour vous peut être nommé un monsieur le cornu comme on l'a beaucoup dit ou d'autres ? Pourant il y a un premier ministre, il y a un gouvernement et la question qui est posée, elle est posée par ce gouvernement au parlement de dire est-ce que oui ou non ensemble on est capable de prendre nos responsabilités et d'avancer.
Pas pour dire on avance ensemble et c'est un chèque en blanc mais pour dire on va ensemble réussir le chemin que nous demande les français. Mais est-ce qu'il y a encore une négociation ce soir ? Ce que vous dites c'est ce plan ou rien, je préfère ne plus être ministre si c'est pour recommencer à négocier ou est-ce que vous dites quand même on va pouvoir négocier avec les ?
Je dis deux choses. Je dis que je préfère ou l'autre pas exactement. Je dis que je préfère être censuré parce qu'on aura pris des risques plutôt que de mentir aux français sur le diagnostic, de mentir aux français sur les solutions à trouver.
Et je dis ce qu'on a toujours dit depuis le début, c'est pas nous ou rien, c'est pas ce plan ou rien. Ah, c'est un peu l'impression que franchement, c'est un peu ce qu'il dit. Je l'ai entendu moi dire dès juillet qui donnait qui posait toutes les cartes sur la table en totale transparence pour le constat le diagnostic les proposition et que si en effet pour lui ce qui était important c'est les résultats c'est-à-dire le volume d'économie à réaliser le chemin pour y parvenir ça ça restait ouvert.
Donc c'est aussi le moment aujourd'hui pour que tous les groupes politiques au-delà de dire on vote oui, on vote non, on vote pour on vote contre disent quelles sont les alternatives qu'on propose au pays ? Quelles sont les alternatives que les Français sont prêts à entendre aussi pour réussir ? Et quand je dis réussir, c'est pas un 20 mots.
C'est pas faire semblant, c'est pas dramatiser la situation à l'excès. C'est juste dire la réalité de ce que sont nos comptes publics et la nécessité qu'on a à baisser la dépense dans le pays. Madame la ministre, le rôle d'Emmanuel Macron, on va découvrir dans quelques instants en primeur, c'est le sondage pour TF1 LCI, la l'opinion des Français sur oui ou non une dissolution, sur le pronostic sur une démission d'Emmanuel Macron en cas de dissolution et d'absence de majorité absolue.
On va découvrir les chiffres dans un instant. Votre opinion à vous. Est-ce que le rôle du président de la République ce soir est renforcé parce qu'il va se retrouver au centre du jeu de nouveau.
C'est lui qui va peut-être jouer un rôle capital où est-ce qu'il est fragilisé. Le président de la République, il préside et il préside jusqu'au dernier jour, à la dernière heure de son mandat. Et ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui l'énergie qu'on doit mettre, elle est de garantir qu'on puisse continuer à avancer dans le pays.
J'entends ceux qui veulent tout bloquer. Je crois que les Français, ils sont quand même lucides sur le fait qu'on a pas les moyens de tout bloquer, qu'on doit continuer à avancer. Je veux pas commencer à présenter des questions qui sont pas posées aujourd'hui.
Le vote n'a pas eu lieu. Moi, je suis ministre. Donc, je suis là pour continuer à me battre pour que ce vote soit compris par les Français comme pas un un blanc sein qui serait donné à ce gouvernement, à ce Premier ministre, à nous personnellement, individuellement, mais la capacité qu'on a à rester pour agir, à rester pour obtenir des résultats, à rester pour réduire le le déficit public, la dette et pour que tout simplement le pays continue à avancer.
Une question encore, on avancera ensuite pardon sur les sur les risques mais sur la politique pure, sur les risques juste vous Darius vous demande si c'est pas le président qui est fragilisé. Il a déjà eu un premier ministre renversé par le Parlement. Un risque important que le second un risque ou une chance he ça dépendra de où on se place que le second premier ministre soit renversé.
C'est finalement la politique d'Emmanuel Macron qui est mise en cause. Ce qui est en cause, c'est un parlement qui est particulièrement fragmenté. Donc ce qui est en cause, c'est la capacité qu'on a toutes et tous.
Et je me mets aussi dans ce lot-là. Est-ce que oui ou non on est en capacité de travailler, travailler ensemble ? Toi on fait le constat et on dit aux Français que malgré l'assemblée qu'ils ont choisi et qui n'a jamais autant reflété finalement ce qu'est aussi le pays avec ses fractures, avec ses difficultés, en fait, on n'est pas suffisamment mature pour travailler ensemble et en tout cas trouver des compromis.
Ça veut pas dire qu'on est évidemment d'accord avec toutes les forces politiques qui sont en parlement et c'est pas non plus qu'on leur demande à notre égard. Soit bah on démontrera je pense une forme d'irresponsabilité assez manifeste le 8 et il faudra dès le 9 qu'on remette toute l'énergie nécessaire pour avancer et pour doter la France d'un budget. Berger le risque économique et financier.
Regardez la l'évolution alors l'évolution de la bourse mais la bourse ça va ça bien. L'évolution des taux c'est plus grave c'est les taux à 10 ans. C'est vraiment l'importance de la la signature de la France.
On va peut-être les voir ça s'afficher. La France ça ça affiche la confiance dans des créanciers en la France. La France s'en tire mieux pour l'instant que l'Italie mais moins bien que la Grèce et et beaucoup moins bien que l'Allemagne.
Regarde une différence, c'est terrible. le le emprunteurs se disent l'Allemagne, c'est quand même beaucoup beaucoup plus solide que la France. Quand vous voyez ça, comment vous réagissez ?
Et quand je vois ça, je me dis que le vote du 8 doit prendre cette ces enjeux en compte. Je me dis qu'on peut pas faire abstraction de ce qui se passe. Les marchés financiers, c'est pas quelque chose d'abstrait ou de lointain.
C'est la capacité pour les Français emprunter que l'État a emprunté. l'État c'est votre échec parce que ça vous êtes au pouvoir là vous ne vous projetez pas au pouvoir. Vous y êtes.
Est-ce que c'est votre échec ? Ce qui est mesuré à cet instant par les marchés financiers, c'est le risque de l'instabilité. C'est ça l'angoisse aujourd'hui des chefs d'entreprise, quel que soit leur secteur d'activité, c'est qu'aujourd'hui ils se disent "On met tout sur pause parce qu'on sait pas ce qui va se passer dans les jours, dans les semaines, dans les mois qui viennent." Donc il y a pas je encore une fois ce chèque en blanc qui est demandé qui est signé au bénéfice du gouvernement mais il y a cette demande qui est quand même une demande de stabilité à minimage sur les les grandes masses économiques et fiscales qui sont celles du pays.
Et ça on l'a réussi avec le président de la République depuis 2017 sur la trctivité et sur l'emploi. Mistre est-ce qu'il y a une gêne ? Là on parle de la 7e puissance économique de la terre.
C'est pas le Luxembourg votre ministre de l'économie, monsieur Lombard, qui encore une fois est un homme de grande expérience, qui a eu beaucoup de postes importants, qui en l'espace de quelques heures dit petit, on peut pas exclure une intervention du FMI et quelques heures plutôt qui en fait je m' trompé, c'est pas le cas et cetera. Ça fait mauvais genre. Mais encore une fois, vous montrez des chiffres qui pas chiffre, c'est sa déclaration.
J'entends mais il y a des chiffres qui trompent pas. Et c'est important quand même enfin d'arriver dans notre pays à se mettre d'accord qu'on disait sur des diagnostics et des constats. Donc ça ça doit nous alerter, ça doit nous alarmer et ça doit démontrer la nécessité qu'on a à continuer à à réformer.
Si la conclusion qu'on tire de ces chiffres, c'est de dire que c'est pas grave qu'il y ait de l'instabilité, qu' pas c'est pas grave qu'il y a des gouvernements qui soient renversés tous les mois, tous les deux mois, tous les 6 mois, c'est pas grave si on continue à dépenser toujours plus et à augmenter l'endettement de notre pays. C'est pas grave s'il y a une fuite en avant en matière de fiscalité. C'est pas ces chiffres-là qu'on aura dans quelques semaines, ils seront pirres.
Et moi, je veux qu'au contraire, les chiffres soient meilleurs parce qu'on a réussi des choses notamment sur la question du réarmement économique dans le pays et je veux pas qu'on mette ça à mal. Merci beaucoup madame la ministre d'avoir été avec nous dans quelques instants. Merci beaucoup Valérie.
Dans quelques instants, on entendra le l'analyse économique et l'analyse politique. Gérard Aro et François Langlais l'un et l'autre nous rejoignent sur ce plateau avec beaucoup de nouveaux chiffres, y compris, je vous le disais, ce sondage pour TF1, LCI, l'opinion des Français et les chiffres économiques décortiqués par François Langlais. à tout de suite.
Aurore Bergé