THOMAS MÉNAGÉ : « Nous serons sur la ligne de départ avec Marine Le Pen ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:08OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça veut dire finalement que le RN trouve que c'est bien géré par le gouvernement ?
- 1:44RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça vous a fait changer d'avis sur le degré de priorité accordé à l'écologie ?
- 2:59RelanceRéponse directe
Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France.
- 4:06RelanceRéponse partielle
L'écologie n'a jamais été une de vos priorités historiquement.
- 5:20FerméeRéponse directe
Ce sera une priorité en 2027 ?
- 7:25FerméeRéponse directe
Vous applaudissez dès demain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21PrésentateurFait
« Marine Le Pen et Jordan Bardella ont témoigné de leur soutien, notamment aux sapeurs-pompiers, aux élus, aux agriculteurs, à tous ceux qui sont mobilisés ces derniers jours. »
- 2:11PrésentateurChiffre
« le programme du Rassemblement National est un programme qui prévoit de réduire les gaz à effet de serre, les émissions de gaz à effet de serre, puisque 50%... »
- 3:41PrésentateurFait
« On ne va pas s'occuper des 2 ou 3%. »
- 6:20PrésentateurPromesse
« nous avons un plan 100% rénov' qui va permettre à l'ensemble des Français, sans condition de ressources, de bénéficier de prêts à taux zéro de très long terme »
- 7:10PrésentateurFait
« Il y a nécessité urgente à se détacher des pays du Golfe, de notre dépendance au carbone et de dépendance au pétrole et à ces pays qui aujourd'hui nous fournissent, parce que nous n'avons pas de pétrole en France. »
- 10:32PrésentateurChiffre
« Il faudrait atteindre 10 000 camions de feux de forêt pour pouvoir être en capacité de défendre nos forêts, de protéger nos forêts, de protéger les habitations. »
- 16:57PrésentateurPromesse
« nous avions proposé un mécanisme qui a été là un léger manque à gagner pour l'État mais qui aurait été un levier important lors d'un amendement que nous avions déposé c'était de donner un crédit d'impôt aussi pour les propriétaires privés pour débroussailler leur forêt »
- 18:24PrésentateurChiffre
« il faut que la France fasse tous les efforts du monde mais comme je vous le disais 50% des gaz à effet de serre ce sont aussi l'Inde la Chine et les États-Unis trois pays concentrent toutes les émissions de gaz à effet de serre »
- 20:28PrésentateurPromesse
« nous serons sur la ligne de départ avec Marine Le Pen ! »
- 22:16PrésentateurFait
« j'attends la même célérité quand il s'agit d'expulser des personnes parfois qui volent qui violentent sur notre territoire »
Temps de parole
- Présentateur74 %
- Invité10 %
- Invité 28 %
- Invité 35 %
- ?4 %
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Bonjour, merci de votre invitation. On n'entend pas beaucoup, on n'entend pas même du tout Marine Le Pen et Jordan Bardella ces derniers jours sur la crise, sur les incendies en Gironde. Est-ce que ça veut dire finalement que le RN trouve que c'est bien géré par le gouvernement ?
Non mais Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont exprimés à plusieurs reprises. Alors on est en période estivale, ça ne sert à rien d'aller courir les plateaux télévision pour constater une situation qui est dramatique. On a bien entendu, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont témoigné de leur soutien, notamment aux sapeurs-pompiers, aux élus, aux agriculteurs, à tous ceux qui sont mobilisés ces derniers jours. Mais il y aura le moment après où il faudra tirer les conséquences de ce qui n'a pas été anticipé, de ce qui n'a pas été fait. Ça sera le temps de la politique. Là aujourd'hui, nous, l'objectif, ce n
'est
pas de polémiquer. Parce que si vous les invitiez, s'ils étaient
omniprésents, ça
serait... Voilà, et parce qu'il y a
quand même des choses. C'est-à-dire qu'il faut
à la fois ne pas polémiquer, parce qu'il faut surtout être en soutien. Je vous le dis, aux sapeurs-pompiers, je vois ceux-mêmes du Loiret, de mon département, qui sont allés en colonne sur le territoire de Gironde pour aider leurs collègues. Mais il y a quand même la nécessité de ne pas mettre la poussière sous le tapis. C'est le rôle des gouvernants de prévoir. Et on voit bien qu'un certain nombre de choses n'ont pas été prévues, que d'autres étaient prévues et ont été annulées par le Bloc central. On pourra parler des Canadiens et de M. Attal. Et donc, il faut regarder de manière froide la situation pour que ce que nous vivons aujourd'hui ne se reproduise pas dans les années à venir.
Parce que malheureusement,
c
'est un combat. Ce combat contre les incendies, ce combat contre le réchauffement climatique qui est derrière la question des incendies, est un combat qui est devant nous encore.
Ce drame,
c
'est cet incendie en Gironde. Il y a une cinquantaine d'incendies en ce moment sur l'ensemble du territoire. Quatrième canicule depuis le mois de mai. Une sécheresse extrême quasiment partout. Est-ce que ça vous a fait changer d'avis sur le degré de priorité accordé à l'écologie
? Je
pense qu'à chaque fois, il faut avoir beaucoup d'humilité sur le sujet. Je pense qu'il y a une question humaine où on se dit, c'est important, on voit bien les chiffres, on voit que ça arrive. Mais il
y a une
accélération qui nous force tous, français globalement, au-delà même des politiques, à se dire qu'il faut mettre le paquet, il faut accélérer et qu'encore une fois, un certain nombre de choses ont été faites pas forcément dans le bon sens. Depuis des années, contrairement à ce qui peut être dit, le programme du Rassemblement National est un programme qui
prévoit
de réduire les gaz à effet de serre, les émissions de gaz à effet de serre, puisque
50%... Ça n'a
jamais été une de vos priorités.
Mais
c'est faux, c'est pas parce que vous faites, c'est pas parce que vous allez sur les plateaux de télé en bondissant sur votre chaise, en disant écologie, écologie, écologie, c'est ce qu'ont fait les écolos, c'est ce qu'ils ont fait en Allemagne où ils ont fermé les centrales nucléaires et on se prend quotidiennement des vagues de pollution parce qu'on a rouvert des centrales à charbon. Vous savez, quand vous dites depuis des années que le problème central de notre pays,
c
'est la désindustrialisation, et que vous regardez les chiffres, 50%, la moitié des émissions de gaz à effet de serre sont liées aux importations, que dans le même temps, ces 30 à 40 dernières années, les émissions de gaz à effet de serre en France ont baissé, mais elles ont augmenté par rapport à celles qui sont liées aux importations. On voit bien que quand on défend la
désindustrialisation, on était un programme
qui était écologique.
Les émissions de gaz à effet de
serre
ont baissé en France. Non,
mais les émissions,
elles ont baissé sur celles qui sont émises sur le territoire, mais elles ont continué à augmenter par rapport aux importations. Vous savez, ce n
'est
pas comme le nulage de Tchernobyl où à une époque on nous a dit que ça s'arrêtera aux frontières. C'est une vision internationale, une vision mondiale qu'il faut avoir de la lutte contre le réchauffement climatique.
Et
qu'aujourd'hui,
quand on fait fabriquer... Mais vous l'avez cette vision à l'échelle mondiale,
vous l'avez au RN
? Mais nous, nous la défendons. C'est-à
-dire
que quand on va faire fabriquer dans des conditions environnementales, sociales, nos produits à l'autre bout de la planète, en Chine depuis des années, parce qu'on a abandonné notre industrie, qu'on a mis des normes trop complexes...
On a un peu de pression que c'est votre seule
mesure, la relocalisation de
l
'activité.
Parce qu'en fait, nous, on est pragmatique. Quand on regarde, il y a 50% des gaz à effet de serre, ce sont les importations. On ne
va
pas s'occuper des 2 ou 3%. Alors bien entendu, on va encourager le changement des modes de production, l'électrification des usages. Mais l'agriculture, elle fait déjà énormément d'efforts.
Il
faut continuer. Tous les domaines, personne ne doit être exempt de travailler et de réduire ses émissions, de moins polluer. Mais aujourd'hui, permettez-moi de le dire, il faut s'attaquer à l'éléphant qui est au milieu de la pièce avant de s'attaquer à la souris qui est dans un coin de cette
pièce. L'écologie n'a jamais été une de vos priorités historiquement. Il y a encore 3 ans, vous doutiez, vous personnellement, Marine Le Pen aussi, des conclusions du rapport du GIEC. Vous avez dit, il y a 3 ans, en 2023, ces conclusions ont été exagérées.
Non,
alors moi, je me suis expliqué, mais je crois que ça fait déjà 3 fois que je viens ces dernières semaines chez vous et je suis toujours
très heureux de venir au 8h30
de France Info. Je me réexplique sur les propos qui avaient été tenus dans un contexte global où j'avais dit que la priorité, c'était la lutte contre le réchauffement climatique et l'adaptation au climat, qu'il y avait un réchauffement climatique. Donc c'est en aucun cas des propos climato-sceptiques.
J
'avais critiqué, j'avais été à maladroit, je m'en suis expliqué, j'en suis désolé, sur le fait que certains experts du GIEC faisaient de la politique, certains ont eu des engagements et que parfois, il y avait un ton qui pouvait être détourné d'un point de vue politique par certains. Mais aujourd'hui, je vous le dis, il n'y a aucune ambiguïté au Rassemblement national. C'est une priorité.
Plus personne
n
'est
climato-sceptique.
Julien Oudoul
qui dit en 2019, il faut plutôt s'intéresser au réchauffement islamiste qu'au réchauffement climatique.
C
'était un trait d'esprit, un trait d'humour et des propos de Julien Oudoul qui en a l'habitude. Parce que voilà, mais c'est vrai que c'est deux sujets qui sont importants. La question de l'islamisme est un sujet important, la question du réchauffement climatique en est un autre. Ce sera une priorité en
2027 ? Ce
sera une priorité, bien entendu. Ce
sera immigration,
pouvoir d'achat, sécurité et écologie ? Santé, environnement. Vous savez, on est un programme de gouvernement, on est un parti de gouvernement, on a un programme qui doit traiter de l'ensemble des sujets. Souvent, parce qu'on nous interroge beaucoup plus sur cette question, on est sur les questions de sécurité et de migration historiquement, mais on a un programme sur tous les thèmes, sur la santé, sur les mobilités, sur le transport, sur l'environnement, sur tout ce qui fait la vie des Français. Mais ça passera par quoi, à part le plan clim
?
Non mais ça passera par un plan global, on peut reprendre détail par
détail. En termes d'adaptation, parlons concrètement.
Elle a deux volets. L'adaptation a un volet d'adaptation passive, notamment si on parle vis-à-vis du réchauffement. Parce qu'il y a le réchauffement, il y
a
aussi l'impact du dérèglement. On voit bien qu'il y a des phénomènes de plus en plus violents, réguliers, qui arrivent avec par exemple des périodes d'excès d
'eau,
avec des grosses périodes d'eau et puis d'autres, des périodes de sécheresse. Mais sur la question bâtimentaire, sur la question des canicules, nous l'avons dit, il y a une adaptation qui est passive, c'est-à-dire de mettre en place l'isolation de nos bâtiments. Donc c
'est
pour ça que nous avons un plan 100% rénov' qui va permettre à l'ensemble des Français, sans condition de ressources, de bénéficier de prêts à taux zéro de très long terme, qu'ils rembourseront grâce aux gains d'économie d'énergie qu'ils réaliseront, avec l'installation notamment de pompes à chaleur réversibles qui permettra de faire le chaud et le froid, et avec une électricité qui est décarbonée, c'est
-à
-dire de
plus dépendre de l'étranger.
C'est une mesure incitative. De toute façon, vous ne forcerez personne à aller changer la chaudière. Mais si vous leur donnez les moyens de le faire, leur donnez les moyens que ça ne leur coûtera rien, puisqu'en fait, ils ne rembourseront un prêt à taux zéro que l'État prendra en charge sur la partie des intérêts, uniquement grâce aux économies d'énergie. Parce que quand vous isolez votre maison, quand vous mettez une pompe à chaleur réversible, vous allez faire des économies. Et on vous dit, une partie des économies, 50%, vous le mettez dans votre poche, on gagne le pouvoir d'achat, c'est un progrès, et l'autre, vous remboursez progressivement ce prêt auprès des Français.
Mais il y a un enjeu aussi de souveraineté. Et c'est pour ça que nous sommes pro-environnement, puisque nous sommes souverainistes. Il y a nécessité urgente à se détacher des pays du Golfe, de notre dépendance au carbone et de dépendance au pétrole et à ces pays qui aujourd'hui nous fournissent, parce que nous n'avons pas de pétrole en France.
Alors justement, en matière de souveraineté, le
ministre
de l'Industrie, le gouvernement a fait savoir hier qu'il voulait faire émerger une filière française des industriels impliqués dans la lutte contre les incendies. Vous applaudissez dès demain ?
Oui, mais j'espère que ça ira au bout. J'espère que ça sera. On a notamment un leader, on a aussi Airbus. On peut se demander pourquoi la France, avec un certain nombre de pays européens, comme ça a été le cas pour Airbus, ne se sont pas saisis de ce dossier. Alors on voit qu'il
y
a quand même les kits A400M que le Rassemblementiel, dès 2025, alors même que nous avions déposé cet amendement pour équiper nos A400M de ces prototypes, les macronistes et la gauche avaient refusé cet amendement. Il y a nécessité, bien entendu, à être aussi
à la pointe de vue
industriel.
Voir des avions européens aider la France, comme c
'est
le cas aujourd'hui, à venir au bout des flammes en Gironde, c'est une bonne nouvelle également ? Alors
il y
a
des avions qui sont de pays de
l
'Union Européenne, il y en a d'autres qui sont de la Suisse, de la
Turquie. Turquie également, oui.
Dans tous les cas,
quand c'est comme ça... Mais grâce
à un mécanisme de la Commission Européenne.
Mais ce sont quand même des pays européens, et nous on a toujours été pour la coopération. C'est-à
-dire
qu'à un moment, ce n
'est
pas les avions de Mme von der Leyen, ce n
'est
pas la technocratie européenne, c'est l'intelligence de ces différents pays, les investissements de ces différents pays, qui sont des nations souveraines, qui travaillent ensemble. Mais ça pourrait être demain, comme ça a été quand il y
a
des catastrophes, même au niveau, au-delà de l'Europe, aux Etats-Unis, ou au-delà des frontières
de l'Union Européenne.
C'est grâce à l'argent que chaque pays met dans l'Union Européenne, que ce mécanisme
peut...
Non,
non, non, non.
Là, aujourd'hui, aujourd'hui, non, aujourd'hui, ce n
'est
pas l'argent de
l
'Union Européenne qui finance les Canadiens turcs, ou Suisses. Non, mais le mécanisme qui vise à mutualiser toutes ces forces,
c'est un mécanisme... Il y a deux choses. Il est financé par les pays européens ? Il y a deux
choses. Il y a des achats communs, rescueux, qui existent. Et ça, bien entendu, nous,
on
a toujours dit que des coopérations ciblées, on le disait, par exemple, dans la lutte contre l'immigration, il faut travailler en mettant en commun nos marines nationales, en travaillant et en mettant en commun notre matériel. Ça, c'est la belle Europe. C'est l'Europe que l'on défend. Une Europe des coopérations, des nations, où il y a un travail en commun. Mais on se rend bien compte, aussi, que ce sont des nations souveraines, qui aussi ont du matériel propre à leur pays, qui les mettent en commun. Et ça, ce sont des nations qui sont libres et qui le font. Et c'est ça, la vision de l'Europe que nous avons aujourd'hui.
Quand vous voulez réduire la contribution de la France à l'Union européenne de moitié, si vous arrivez au pouvoir, vous ne craignez pas que ce genre de dispositif en pâtisse ? Alors, la contribution
nette, nous souhaitons la faire revenir sur ce qui existait du temps de Jacques Chirac, qui n'était pas connu pour être anti-européen.
Le monde a changé. Le monde a changé depuis Jacques Chirac, pour l'aménager. Oui,
mais parce qu'il y a eu des compétences qui, pour nous, doivent être et rester nationales. Qu'il y ait des coopérations dans des domaines ciblés comme celle-ci, nous ne nous sommes pas défavorables. Mais, comme je vous le disais, ça a augmenté de 6 milliards cette année.
C
'est-à-dire que de l'argent, des impôts des Français, il y a une augmentation de 6 milliards du budget de
l
'Union européenne cette année. Ces 6 milliards, ils pourraient être utilisés directement en France pour acheter nos Canadair, pour acheter et donner des moyens supplémentaires pour des camions, pour les feux de forêt, parce qu'on parle beaucoup des moyens aériens qui sont, bien entendu, un élément majeur. Mais il y a aussi un manque de moyens sur le terrain. Il faudrait atteindre 10 000 camions de feux de forêt pour pouvoir être en capacité de défendre nos forêts, de protéger nos forêts, de protéger les habitations.
Ce n
'est
pas des vases communiquants, ce n
'est
pas à cause de ces 6 milliards que les Canadair n'ont pas été commandés
pour aménager.
Je ne vous dis pas que c'est à
cause d'eux, mais malgré tout, c'est de l'argent qui part au sein de l'Union européenne et qui revient de manière moins importante. Il faut expliquer aux Français, c'est la contribution nette que nous souhaitons réduire. Parce que quand nous envoyons une partie de notre argent, il y en a une autre partie qui part à d'autres pays, à d'autres qui, des fois, financent la concurrence déloyale d'un certain nombre de marchés au sein de
l
'Union européenne qui viennent concurrencer nos entreprises. On dit juste que... C'est l'idée de la solidarité européenne. Oui, mais les Français n'ont plus envie, je le pense, du moins nous, nous le défendons, de continuer à verser à fonds perdus et de récupérer beaucoup moins que
ce
qu
'il verse.
Non,
mais
moi, je vois bien qu'il y a des choix politiques et les choix politiques, nous, nous le défendons devant les Français. Oui, à une Europe, des nations et des coopérations sur des sujets majeurs, des sujets d'avenir et la sécurité civile en fait partie. Mais après, demander et financer l'Union européenne des technocrates non élus à Bruxelles avec notre argent, c'est non, on a d'autres choix et d'autres besoins en France.
On va continuer à évoquer les moyens, les moyens alloués à la lutte contre les incendies dans une minute avec vous, Thomas Ménager. Le temps du fil info puisqu'il est 9h moins le quart. Annonce favorable en Gironde. Météo plus fraîche qu'hier pour les pompiers qui luttent encore contre les flammes. La nuit a été calme. D'après la préfecture, le feu toujours stabilisé. 42 000 hectares parcourus. Ça ne bouge pas. La préfecture annonce par ailleurs deux arrestations. Cette nuit, deux personnes soupçonnées de départ de feu dans cette zone. Au sud de Paris, la reprise de l'incendie est fixée dans la forêt de Fontainebleau. Les flammes ont parcouru 11 hectares.
Pas un feu violent selon les pompiers qui maintiennent un gros dispositif sur place. Ils sont 250 cette fois-ci au sud-est de Brignol dans le Var où l'incendie qui a pris hier après-midi a parcouru une centaine d'hectares. Bombardement russe sur Kiev et sa périphérie cette nuit. 74 missiles, 284 drones d'après l'Ukraine. 8 morts au moins selon les autorités ukrainiennes dont une famille de 6. Deux enfants figurent parmi les victimes. La croissance de la France au deuxième trimestre elle atteint de 0,2% selon les chiffres de l'INSEE. Elle était en baisse de 0,1% au premier trimestre. Et puis jeudi 30 juillet aujourd'hui c'est le jour du dépassement.
Nous avons consommé depuis janvier ce que la terre met un an à reconstituer.
France
Info
Le
8.30 France Info Pierrick Bono Marie Bernardo Et Thomas Ménager notre invité jusqu'à 9h depuis le début de la semaine vous au Rassemblement National vous vous livrez une bataille de chiffres une comparaison des votes à l'Assemblée aussi sur les réseaux sociaux avec la France Insoumise avec les macronistes pour savoir qui a fait le plus pour les pompiers et la sécurité civile. Est-ce que c'est à la hauteur de la crise qu
'on
traverse aujourd'hui ?
Il y a eu beaucoup de désinformation de la part de nos collègues d'extrême gauche de la France Insoumise donc il semblait logique de bien entendu rétablir les vérités vos collègues du monde ont fait un point précis des votes de la réalité de chacun après voilà c'est le jeu de la politique vous êtes responsable enfin je suis responsable devant les électeurs de ma circonscription nous sommes collectivement responsables de ce que nous avons voté nous nous assumons pleinement d'avoir proposé par exemple d'augmenter le budget des 10 en permettant
qu'une part de la CS
si on regarde les chiffres vous allez me dire pourquoi mais l'amendement que nous avions déposé dans le cadre du budget c'était de permettre qu'une part de la TSR c'est-à
-dire
la taxe sur les contrats
d'assurance
à hauteur de 1,1 milliard soit fléchée vers les 10 à la place d'aller vers la CNAF la Caisse Nationale des Allocations Féminales qui est excédentaire il y avait un excédent il y
avait un
excédent de 1 milliard plutôt qu'il dorme sur les caisses nous avions dit nous préférons l'envoyer au SDIS parce qu'il y
a
une urgence à financer les moyens
de lutte contre les incendies sauf que du coup le SDIS les moyens du SDIS n'ont pas été renforcés puisque les députés du RN ont voté contre un amendement de la gauche qui visait à augmenter les moyens du SDIS avec cette taxe sur les assurances donc on est au statu quo finalement
vous ne pouvez pas sur le service public dire n'importe quoi c
'est pas n'importe quoi c'est la réalité on les a sous les yeux l'amendement
l'amendement du RN permettait d'augmenter il n
'a
pas
été
voté cet
amendement il n'a pas été voté par la gauche par les macronistes très bien il y avait un autre amendement de la gauche et de l'extrême gauche qui était comme vous le dites d'augmenter les budgets du SDIS mais il
faut
regarder les petites lignes c
'est
comme les contrats d'assurance et justement c'est le cas en augmentant la taxe sur les contrats d'assurance c'est à dire en augmentant les contrats d'assurance de toutes les personnes qui nous écoutent ce matin sur France Info donc oui nous nous défendons en rassemblement national de dire que dans le pays le plus taxé au monde alors même que les français n'arrivent pas déjà à boucler leur fin de mois si on doit financer nos pompiers ça ne passe pas par une augmentation des contrats d'assurance ça passe par des économies par des redirections et par des choix politiques et non par la facilité de la vache à lait française des français qui payent leurs contrats d'assurance pour financer d'autres choses
On va ménager en
mai 2023 les écologistes déposent un autre amendement pour mettre en place des sortes de pare-feu d'arbres de feuillus entre les parcelles d'arbres résineux très inflammables pour éviter que le feu se propage objectif donc ralentir les incendies vous votez contre également
Il
y a entre 2-3 000 amendements à chaque PLF donc je ne connais pas les petites lignes parce que
quand ils mettent ça en place quel était le
financement ? Quel était le financement ? J'ai pas la réponse Voilà c'est ça le vrai sujet c'est qu'avec la gauche le financement c'est toujours simple c'est une augmentation d'impôts ou de taxes pour le financer donc ça nous nous assumons au rassemblement national Mais
vous vous allez chercher Il faut faire des
économies ailleurs
alors ? Il faut faire des économies ailleurs Voilà Nous assumons qu'il faut faire des économies Et bien ça c'est un plan global que nous avons c'est le contre-budget que nous proposons chaque année c'est
-à
-dire des économies à la fois sur les strates de l'État c'est-à-dire quand on voit les 80 milliards que l'on verse à des agences chaque année Sur
les
services
publics alors ? L'économie sur les fraudes
sociales et les fraudes sociales Non non Sur
les services publics
? Il y a 30 ans il n'y
avait
pas des agences dans tous les sens c'est
-à-dire
qu
'on
ne créait pas des autorités administratives des agences dans tous les sens il y avait les préfets il y avait les administrations centrales et on y arrivait C
'est
-à
-dire
que là on paye dans des agences souvent des directeurs payés 5 à 10 000 balles avec derrière toute une structure et il y
a
des économies de structure à faire pour rationaliser la maison France Voilà
ce qu'on dit Vous parlez de l'Office national
des forêts là par exemple
? Non Vous allez prendre bien entendu ce cas-là qui lui a besoin au contraire de moyens supplémentaires parce qu'on voit que le service public forestier et l'ONF a perdu des moyens moi je le vois sur mon territoire il n'y a plus de techniciens dans nos forêts il n'y a plus la capacité de les entretenir et nous avions proposé un mécanisme qui a été là un léger manque à gagner pour l'État mais qui aurait été un levier important lors d'un amendement que nous avions déposé c'était de donner un crédit d'impôt aussi pour les propriétaires privés pour débroussailler leur forêt parce qu'on se rend compte que bien entendu il
y
a la question curative c'est-à
-dire
les moyens aériens les moyens terrestres mais il
y a
la question préventive c'est bien entendu toute la lutte contre le réchauffement climatique mais qui ne dépend pas de nous vous le savez on en a parlé uniquement et il y a la question aussi d'adapter nos forêts de débroussailler de les entretenir pour pouvoir éviter aussi qu
'il
y
ait
une propagation plus importante
Honnêtement Thomas Ménager puisque vous l'avez rappelé nous sommes sur le service public
vous
trouvez que le personnel politique a été à la hauteur de ça qu'il n'y
a
pas eu de déni à la hauteur de la crise que nous traversons dans l'anticipation et dans la gestion l
'ensemble du personnel politique Thomas Ménager Je l'ai dit
avec beaucoup d'humilité et je m'inclus dedans moi j'ai aucun problème je pense que dans tous les cas on a face à la vague et au réchauffement climatique qui nous arrive tous une part d'avoir été pas dans un déni parce que l'idée c'était pas de nier ce qui nous arrivait mais la proportion la vitesse à laquelle ça elle
a été dite elle a été annoncée
à laquelle ça arrivait non parce que même les prévisions du GIEC ont été revues à la hausse parce que peut-être que les choix n'ont pas été faits
ils n'ont pas été choix ils n'ont pas été je
vous ai expliqué ce que j'avais voulu dire on peut tourner en boucle mais je vous ai expliqué ce que je voulais dire ce qui est certain c'est que n'oublions pas une chose aussi il faut que la France fasse tous les efforts du monde mais comme je vous le disais 50% des gaz à effet de serre ce sont aussi l'Inde la Chine et les États-Unis trois pays concentrent toutes les émissions de gaz à effet de serre donc il
y
a une coopération internationale et il y a urgence à remettre tout le monde autour de la table ce qui n'est pas facile quand on voit les dirigeants que nous avons en face
mais vous reconnaissez que vous
non plus vous n'avez pas voté tous les textes en faveur de la lutte contre les incendies
mais alors je réaffirme que tous ceux qui n'augmentaient pas les impôts
parce que c'est ce que vous reprochez à la gauche donc
je reproche à la gauche de ne
pas
l'avoir fait parce que je considère que ce n'était pas des augmentations d'impôts nous nous assumons que dès lors que ça augmentait les impôts des français les contrats d'assurance des français ce n'était pas la bonne solution parce que ça fait des décennies que l'on crée des taxes supplémentaires pour financer des politiques publiques et que les français ne s'en sortent plus et que l'on continue à creuser le déficit et la dette dans notre pays
Bon vous nous disiez que vous alliez faire de l'écologie une des priorités de la campagne pour la prochaine élection présidentielle il
y
a la question du financement de cette campagne Thomas Ménager vous n'avez pas trouvé de banque vous cherchez à emprunter vous avez reçu ces derniers jours le soutien du Premier ministre Sébastien Lecornu puisqu'il a mis les banques françaises autour de la table leur demandant de faire des propositions pour que vous puissiez trouver un moyen de financer cette campagne vous dites merci au Premier ministre aujourd'hui
c'est dans la continuité d'une promesse qu'a fait Emmanuel Macron qui était d'une banque de la démocratie de
permettre à
François Bayrou d'autres ça fait des années qu'on tourne autour de cette question ça ne concerne pas que le Rassemblement National alors c'est vrai que ça focalise beaucoup d'attention parce qu'on est le premier parti de France et que ça serait une forme d'anomalie démocratique que celui qui est en tête dans les sondages en capacité vraisemblablement de gagner selon les études d'opinion la présidentielle ne puisse financer sa campagne plus sur ce sujet Vous
cherchez combien
il
vous
faudrait ? 13
millions d'euros
?
Si
vous
avez des questions vous
inviterez c'est le budget d'une campagne présidentielle globalement vous inviterez mon collègue Kevin Pfeffer qui est trésorier du Rassemblement National lui pourra vous apporter des éléments de réponse moi je suis là pour apporter des éléments de réponse aux Français ce qui est certain c'est que les Français ils doivent avoir la certitude c'est que nous serons sur la ligne de départ
avec
Marine
Le Pen et que
nous
allons tout mettre en
main Vous dénoncez un scandale démocratique
par le fait que vous ne puissiez pas emprunter de l'argent c'est plutôt une bonne nouvelle du coup qu'effectivement même Sébastien Lecornu le Premier ministre qui n'est pas de votre camp mette la main à la patte pour vous aider à pouvoir financer la campagne
Voilà
bien entendu si dès lors que des personnalités quelle que soit leur opinion politique considèrent que le fait que n'importe quel parti politique en France puisse se présenter et puisse avoir les moyens de se présenter et soutiennent toute initiative qui va dans ce sens est une bonne chose et nous attendrons de voir si cela porte ses fruits
Votre
réaction présente Thomas Ménagé à cette décision qui vise Xenia Fedorova c'est l'ancienne dirigeante de la chaîne de télé RT France chaîne pro-russe qui a fermé Xenia Fedorova elle est russe aujourd'hui chroniqueuse dans les médias appartenant à Vincent Bolloré elle s'est vire maître hier un arrêté ministériel d'expulsion du territoire au motif je cite qu'elle est un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes pour déstabiliser l'ordre public vous comprenez la décision de la France et cet arrêté d'expulsion
vous savez moi dans un état de droit il n
'y
a pas de régime plus favorable ou défavorable il n
'y a
pas de géométrie variable moi je n
'ai
pas tous les taux dans les aboutissances et ce qui est certain c'est que moi les positions de cette dame ne sont absolument pas les miennes ne sont pas celles du rassemblement national et que si les services de l'état je n'ai pas les éléments ont considéré qu'elle ne devait pas rester sur le sol français c'est qu'elle a répondu aux critères je ne pense pas qu'il y
ait
un jugement et une décision d'opportunité néanmoins voilà j'espère qu'il y aura la même célérité pour expulser quand il y a des délinquants étrangers sous OQTF d'autres pays notamment algériens qui restent sur le sol j'en ai par
exemple c'est pas
OQTF non
mais
je veux dire j
'attendrais la même célérité là on n
'est
pas dans le même régime mais j'attends la même célérité quand il s'agit d'expulser des personnes parfois qui volent qui violentent sur notre territoire j'en ai à Montargis sur la ville sous préfecture de mon territoire où il y a très très régulièrement des agressions d'OQTF donc j'attends juste la même célérité pour d'autres cas
c
'est pas tout à fait le même sujet le sujet là c'est la désinformation ça va être un enjeu de cette campagne présidentielle Thomas Ménège ah non mais
dans tous les cas l'ingérence étrangère la désinformation à l'heure de l'IA à l'heure des réseaux sociaux à l'heure de puissance étrangère qui cherche à déstabiliser c'est le cas de la Russie et
à l'heure où vous
recevez le soutien d'Elon Musk le patron de ICC vous
et Rassemblement National nous on
n'est pas responsable nous on ne les a pas demandés chacun prend les positions qu'il souhaite mais ce qui est certain c'est que notamment à l'heure où la Russie cherche à menacer les intérêts de la France tant en Hexagone que en Outre-mer cherche aussi à fragiliser les relations qu
'on
peut avoir avec certains pays en Afrique il y a urgence à se protéger de ces différentes ingérences et c'est vrai que cette dame portait des propos qui n'étaient pas ceux que moi je partageais et que je partage sur la vision du conflit entre l'Ukraine et la Russie
Marine Le Pen sera donc votre candidate en 2027 il
n'y a
pas une déception chez tous ceux qui croyaient qui voyaient Jordan Bardella représenter vos couleurs l'an prochain
absolument
pas parce que depuis le début on a dit que ce serait Marine Le Pen et que nous souhaitions nous croyions en son innocence et que nous croyions en sa possibilité de se présenter c'est le cas aujourd'hui le premier à le dire c'était Jordan Bardella donc non il n'y a aucune déception il y a surtout une grande joie et maintenant un parti un mouvement des adhérents des militants qui sont sur le terrain qui sont en ordre de marche parce que au-delà de ces questions politiques de personnes qui ne nous intéressent pas au Rassemblement National il y
a
une urgence à protéger notre pays à apporter des solutions et c'est ce que nous ferons pendant toute cette campagne présidentielle en matière de santé de sécurité d'environnement d'immigration parce qu'il en va de l'avenir de notre pays et c'est ça le rôle de la politique derrière toutes ces petites polémiques ou toutes ces petites histoires de personnes
Thomas Ménager merci d'avoir été l'invité du 830 France Info ce
matin
député Rassemblement National du Loiret
Merci d'avoir regardé cette vidéo !