Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 décembre 2024 14 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Censurer Michel Barnier est la seule solution pour bloquer ce budget ! - Thomas Ménagé (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Vous avez peur que certains flanchent, du côté du PS par exemple ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous êtes sûr de ce que vous faites ce matin ?

  • 1:06RelanceRéponse directe

    Il y a eu plus de 130 motions de censure qui ont été déposées ces 70 dernières années. Il n'y en a qu'une seule qui a été votée. C'est bien qu'il y a...

  • 2:17FerméeRéponse directe

    Le message que vous envoyez ce matin est très clair. C'est-à-dire que le prochain gouvernement devra se plier aux mêmes lignes rouges que vous avez évoquées ces derniers jours.

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Et pourtant, quand on écoute les représentants des entreprises, il y avait un ce matin sur le plateau de première édition sur BFM TV qui représentait les petites entreprises, il dit qu'on est dans une période d'incertitude. Ça prolonge une période d'incertitude. Et du coup, une incertitude, ça fait des investissements en moins, ça fait des crédits en moins accordés aux entreprises par les banques. Est-ce que vous l'entendez, ça, ou pas du tout ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Si apprenti sorcier, il y a, je fais référence à la couverture du Parisien, pardonnez-moi, à mon sens, c'est Emmanuel Macron.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « M. Barnier, c'est la seule solution de le censurer pour bloquer ce budget qui est mauvais pour les Français. »
  • 0:23Invité politiquePromesse
    « Ce qui est certain, c'est que nous, au Rassemblement National, avec nos alliés de l'UDR, nous serons tous là pour bloquer ce budget, protéger nos entreprises, protéger nos retraités. »
  • 0:31Invité politiquePromesse
    « C'est l'engagement que nous avons pris lors des élections législatives. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « Et après l'annonce de la censure, certaine, la bourse augmente. Enfin, elle est sortie en hausse. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Je vais être obligé de citer Emmanuel Macron en disant, non, ça ne sera pas le chaos. »
  • 2:00Invité politiquePromesse
    « On a fixé nos lignes rouges, elles ne bougeront pas. »
  • 3:52Invité politiqueChiffre
    « Mais je tiens à dire aux entreprises que si le budget ne passe pas, il y aura un nouveau budget, et que dans le budget prévu, il y a une augmentation des charges, vous le savez, M. Croissando, il y a une fin des aides à l'apprentissage, il y a aussi une croissance qui va être grévée parce qu'il va y avoir une baisse de pouvoir d'achat avec ses 30 à 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires. »
  • 4:04Invité politiqueFait
    « il y a une fin des aides à l'apprentissage »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « Il y a l'idée que cette alliance est baroque. »
  • 6:21Invité politiqueFait
    « On ne vote pas un texte, on ne s'allie pas, on censure le gouvernement, qui est le seul mécanisme constitutionnel pour bloquer un mauvais budget pour les Français. »
  • 6:44Invité politiqueFait
    « C'est des personnalités comme M. Laurent Wauquiez ou M. Darmanin qui ont été élus grâce au retrait de candidats du Nouveau Front Populaire, soutenus par Jean-Luc Mélenchon. »
  • 10:41Invité politiqueFait
    « les entreprises et celles sur le terrain chez moi étaient les premières à me demander de censurer quand ils voyaient l'augmentation des charges »
  • 10:52Invité politiqueFait
    « la taxe sur les bouteilles d'eau, la taxe sur les chaudières »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé50 %
  • Locuteur non identifié18 %
  • Présentateur11 %
  • Locuteur non identifié 210 %
  • Locuteur non identifié 34 %
  • Locuteur non identifié 44 %
  • ?3 %

≈ 9,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous avez peur que certains flanchent, du côté du PS par

0:02
Locuteur

exemple,

0:03
Thomas Ménagé

et n'aillent pas jusqu'à la censure

0:04
Locuteur

? Alors

0:05
Thomas Ménagé

ça, je n'ai peur aujourd'hui de rien.

0:08
Locuteur

Mais est-ce que le risque existe

0:09
Thomas Ménagé

? Je pense qu'il y

0:10
Locuteur

a

0:10
Thomas Ménagé

quand même une marche, ça a été très bien présenté par Mme Latrousse. On est quand même très largement majoritaire pour refuser ce budget, parce que c'est ça le sujet. Ce n

0:17
Locuteur

'est

0:17
Thomas Ménagé

pas la question au final de M. Barnier. M. Barnier, c'est la seule solution de le censurer pour bloquer ce budget qui est mauvais pour les Français. Ce qui est certain, c'est que nous, au Rassemblement National, avec nos alliés de l'UDR, nous serons tous là pour bloquer ce budget, protéger nos entreprises, protéger nos retraités. C'est l'engagement que nous avons pris lors des élections législatives,

0:34
Présentateur

et nous irons bien entendu jusqu'au bout. UDR, c

0:35
Locuteur

'est

0:35
Présentateur

le parti d'Éric Sotty. Vous avez vu la Une du Parisien ce matin, on va vous la montrer, la Une du Parisien, où on voit Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, le doigt pointé, les apprentis sorciers. Est-ce que vous êtes sûr de ce que vous faites ce matin ?

0:47
Thomas Ménagé

Oui, nous sommes convaincus que nous respectons le mandat qui nous a été donné, la confiance qui nous a été donnée par les Français. Mais on entend la petite musique qui est de dire, de laisser croire que quand on vote une censure, les différentes oppositions et les oppositions qui s'opposent, on serait dans l'idée de constituer un nouveau gouvernement avec des personnes que nous combattons frontalement, le NFP.

1:03
Présentateur

Ça, c'était la question d'après. Mais d'abord sur ce qui va se passer là-derrière. Il y a eu plus de 130 motions de censure qui ont été déposées ces 70 dernières années. Il y en a une seule qui a été votée. C'est bien qu'il y a... C

1:14
Locuteur

'est bien que

1:14
Thomas Ménagé

le budget est catastrophique.

1:16
Locuteur

Oui, mais c'est bien peut-être

1:17
Présentateur

que vos prédécesseurs avaient ce risque-là en tête et se sont dit, on appuie sur ce bouton-là avec beaucoup de, comment dire, d'hésitation et en étant certains de ce qu

1:26
Locuteur

'on

1:26
Présentateur

est en

1:26
Locuteur

train

1:26
Présentateur

de faire. M.

1:26
Locuteur

Svitek, c

1:27
Thomas Ménagé

'est comme depuis lundi, on nous dit, ça va être le chaos, la bourse va s'écrouler. Et après l'annonce de la censure, certaine, la bourse augmente. Enfin, elle est sortie en hausse. Donc à un moment, il faut arrêter. C'est même le président de la République qui l'a dit. Je vais être obligé de citer Emmanuel Macron en disant, non, ça ne sera pas le chaos. Il

1:45
Locuteur

va

1:45
Thomas Ménagé

y avoir une continuité, un nouveau gouvernement...

1:47
Locuteur

Emmanuel Macron dit hier, effectivement,

1:48
Présentateur

notre économie est solide.

1:49
Thomas Ménagé

Donc ne faisons pas peur, notre économie est solide. Il n'y a aujourd'hui aucun risque. Il va falloir qu

1:54
Locuteur

'on

1:54
Thomas Ménagé

se remette très rapidement, et ça, ça dépendra du président de

1:56
Locuteur

la

1:56
Thomas Ménagé

République, avec un nouveau gouvernement au travail, que l'on crée un nouveau budget. On a fixé nos lignes rouges, elles ne bougeront pas. Donc ce nouveau gouvernement, il suffira qu'il entende les demandes du Rassemblement national. Et je tiens juste à dire que ce... Il suffira. Ah oui, mais ça,

2:10
Locuteur

c

2:10
Thomas Ménagé

'est à un moment... Nous,

2:10
Locuteur

on

2:10
Thomas Ménagé

est aujourd'hui, on représente 11 millions de Français. Marine Le Pen, journal de Berdella, on est le premier parti en France. Non, mais

2:17
Locuteur

le message que vous envoyez ce matin,

2:18
Présentateur

il est très clair. C'est-à-dire que le prochain gouvernement devra, évidemment, se plier aux mêmes lignes rouges que vous

2:25
Locuteur

avez

2:25
Présentateur

évoquées ces derniers jours.

2:26
Locuteur

On

2:27
Thomas Ménagé

est cohérents, on est simples dans nos demandes, transparents. Si le gouvernement qui sera nommé entend nos électeurs, les Français, les classes populaires, les classes moyennes, les entreprises qui vont être taxées aussi par ce budget, bien entendu, il restera en place. Mais je tiens juste à dire, ce que vous m'avez coupé, M. Vizvitek,

2:42
Locuteur

que

2:43
Thomas Ménagé

de voter une censure, ce n'est pas s'allier. Sinon, la droite, les ministres actuels de Mme Gennevard, M. Thériault, M. Hetzel, qui ont voté en 2018 une motion avec M. Mélenchon, qui était député à l'époque, ils ne se sont pas liés.

2:55
Locuteur

Ils

2:55
Thomas Ménagé

ont voté une motion de censure en 2018. Donc la petite musique de « il faut arrêter d'allier ses voix alors qu'on s'oppose », ça n'a aucun sens, puisque depuis toujours, même les LR ont voté avec l'extrême-gauche, avec Jean-Luc Mélenchon, des motions de censure. Mathieu et Victor, Mathieu.

3:08
Locuteur non identifié

Non, vous dites qu'il

3:09
Locuteur

n

3:09
Locuteur non identifié

'y

3:09
Locuteur

a

3:09
Locuteur non identifié

aucun risque quand on vous entend. Et pourtant, quand on écoute les représentants des entreprises, il y

3:14
Locuteur

en

3:14
Locuteur non identifié

avait un ce matin sur le plateau de première édition sur BFM TV qui représentait les petites entreprises, il dit qu'on est dans une période d'incertitude. Ça prolonge une période d'incertitude. Et du coup, une incertitude, ça fait des investissements en moins, ça fait des crédits en moins accordés aux entreprises par les banques. Et puis, ça prolonge aussi une période d'inquiétude pour les Français. Est-ce que vous l'entendez, ça, ou pas du tout ? Parce que quand on vous écoute ce matin, on

3:36
Locuteur

a

3:36
Locuteur non identifié

l'impression que ça ne vous préoccupe pas. Non,

3:38
Thomas Ménagé

on l'entend. Et c'est pour ça que jusqu'au dernier moment, on était constructifs. On a espéré, on a souhaité, on a tout fait dans les échanges avec M. Barnier pour qu'il entende la ligne rouge, notamment, qu'il n'a pas souhaité écouter, qui était celle de la désindexation des retraites. Mais je tiens à dire aux entreprises que si le budget ne passe pas, il y aura un nouveau budget, et que dans le budget prévu, il y a une augmentation des charges, vous le savez, M. Croissando, il y a une fin des aides à l'apprentissage, il y a aussi une croissance qui va être grévée parce qu'il va y avoir une baisse de pouvoir d'achat avec ses 30 à 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires.

Donc, je ne pense pas que ça sera bon pour la croissance, bon pour leur carnet de commandes, mais il est vrai, vous avez raison, qu'il faudra très vite que l'on se remette au travail dans l'intérêt de notre pays parce que, bien entendu, le budget de

4:21
Locuteur

l

4:21
Thomas Ménagé

'année passée va être prolongé, mais qu'il faut rapidement qu'il y ait un budget, et

4:25
Locuteur

c

4:25
Thomas Ménagé

'est ce qu'on

4:26
Locuteur non identifié

appelle de notre victoire. J'ai un peu de mal avec la recherche, si vous voulez, du coupable, ou des coupables. Si apprenti, sorcier, il y

4:32
Locuteur

a,

4:32
Locuteur non identifié

je fais référence à la couverture du Parisien, pardonnez-moi, à mon sens, c'est Emmanuel Macron.

4:36
Locuteur

C

4:36
Locuteur non identifié

'est-à-dire que la dissolution juste après les élections européennes, avec la dynamique qui est celle du Rassemblement National, pour ensuite, je dis bien, bloquer, faire barrage, c'est-à-dire empêcher au Rassemblement National d'avoir une majorité potentielle, c'est précisément pour ça que s'est constitué le barrage républicain, le front républicain, c'est empêcher à tout parti, en tous les cas au Rassemblement National, qui avait la plus forte dynamique, d'obtenir une majorité. Et toute la situation de chaos

4:57
Locuteur

dans

4:58
Locuteur non identifié

laquelle nous sommes aujourd'hui n'est du qu'à une seule chose, c'est qu'il n'y a pas de majorité dans cette Assemblée.

5:02
Présentateur

Néa Latrousse, une question pour vous dans un instant. D'abord, Michel Barnier, qui s'est adressé à vous, et aux Insoumis, à la gauche, hier soir, c'était à 20h. En sortant, j'allais dire, de sa besace, une feuille, la motion de censure rédigée par la gauche, regardez.

5:21
Locuteur non identifié

Voilà le texte de la motion de censure rédigée par M. Mélenchon et ses amis. Puisque Mme Le Pen souhaite du respect, la question que je me pose, c'est est

5:30
Locuteur

-ce

5:30
Locuteur non identifié

que, en lisant ce texte, les électeurs, les électrices, 11 millions d'électeurs du Rassemblement de la Celle, se sentiront respectés par le vote de leurs propres députés ? Vous pouvez lire que, dans cette rédaction de l'extrême-gauche, nous avons fait le choix du barrage à l'extrême-droite. Le Premier ministre a cédé à leurs plus viles obsessions, parlant des électeurs. Est-ce que c'est du respect ? Non.

5:54
Thomas Ménagé

Il y a l'idée que cette alliance est baroque.

5:56
Locuteur

Mais

5:56
Thomas Ménagé

ce n'est pas une alliance. De la même manière qu'en 2018, et je pourrais remonter à d'autres motions de censure, quand des macronistes,

6:03
Locuteur

des

6:03
Thomas Ménagé

LR, votaient avec Jean-Luc Mélenchon une motion de censure, avec la France Insoumise, avec les communistes, personne ne trouvait rien à redire. Peut-être parce qu'elles n'avaient aucune chance de passer à l'époque.

6:13
Locuteur

Je

6:13
Présentateur

pense qu

6:14
Locuteur

'on

6:14
Thomas Ménagé

le

6:14
Locuteur

leur

6:14
Présentateur

disait à l'époque.

6:15
Thomas Ménagé

Pas à ma connaissance, mais à un moment, nous, on ne leur a jamais fait le reproche. On ne vote pas un texte, on ne s'allie pas, on censure le gouvernement, qui est le seul mécanisme constitutionnel pour bloquer un mauvais budget

6:26
Locuteur

pour

6:27
Thomas Ménagé

les Français. C'est simple, c'est exactement pas plus compliqué que cela. Il y a juste une volonté d'essayer d'agiter un chiffon rouge, de donner le sentiment qu'on s'allierait avec la France Insoumise, alors que les seuls, et ça a été très bien dit à l'instant, qui se sont alliés avec la France Insoumise, c'est M. Attal qui a appelé à voter la France Insoumise contre le Rassemblement National. C'est des personnalités comme M. Laurent Wauquiez ou M. Darmanin qui ont été élus grâce au retrait de candidats du Nouveau Front Populaire, soutenus par Jean-Luc Mélenchon. Et ça, on cherche à l'oublier.

6:54
Locuteur

Sauf que Marine Le Pen, elle

6:57
Présentateur

-même, hier, se demandait si la gauche avait réellement envie de vos voix pour faire tomber le gouvernement. Elle-même le disait. Ah non,

7:05
Thomas Ménagé

mais ça, vous avez raison. Nous, on n'est pas dans une cour de récréation. On est là pour protéger les Français, répondre à l'engagement qu'on a pris devant eux, et donc bloquer ce budget.

Par contre, que la gauche souhaite réellement, si la gauche souhaite réellement la censure de ce gouvernement, ça, je n'en suis pas certain, parce que quand on fait un texte volontairement outrancier pour essayer de ne pas avoir les voix de l'ensemble des oppositions pour bloquer le budget, on peut se poser la question, parce que je pense que vous avez raison, et Marine Le Pen a raison, il y a peut-être, au fond, à gauche, une volonté de laisser ce budget passer, que les Français souffrent encore plus, qu'il y ait des faillites d'entreprises supplémentaires, qu

7:39
Locuteur

'il

7:39
Thomas Ménagé

y

7:39
Locuteur

ait

7:39
Thomas Ménagé

une situation qui se dégrade, parce qu'en fait, eux, ils veulent l'insurrection. Nous, ce qu'on veut, ce n

7:42
Locuteur

'est

7:42
Thomas Ménagé

pas l'insurrection. Ce qu'on veut, c'est un nouveau Premier ministre qui entendent les lignes rouges du Rassemblement national et qu

7:47
Locuteur

'on

7:47
Thomas Ménagé

règle les problèmes de ce pays. Naila

7:48
Locuteur

?

7:49
Locuteur non identifié

Vous posez la question de la motion de censure qui n'est passée qu'une seule fois en 1962 à l'Assemblée nationale. À dire vrai, on a assez peu eu, voire jamais eu une telle configuration aussi à l'Assemblée nationale, c'est

8:01
Locuteur

-à

8:01
Locuteur non identifié

-dire que traditionnellement, sous la 5e, vous aviez le balancier droite-gauche avec des majorités absolues pour l

8:06
Locuteur

'un

8:06
Locuteur non identifié

ou pour l'autre qui rendait aussi impossible l'adoption de telle motion de censure, et pourtant, c'est un outil qui a été très utilisé, il me semble, quelques 114 fois sous la 5e, donc,

8:16
Locuteur

dans

8:17
Locuteur non identifié

les faits, on est dans quelque chose, j'allais dire, d'assez banal. Ce qui est nouveau, en quelque sorte, c'est que la précédente motion de censure avait été adoptée hors cadre budgétaire en 1962. Là, on est dans un pur cadre budgétaire et on est, si vous voulez, dans ce que les députés évoquent comme le texte sacro-saint, l'espèce de Bible ou de Torah de l'année à venir. Quand vous votez le budget, quand vous ne le votez pas, ça veut dire quelque chose, de est-ce que vous êtes dans la majorité quand vous êtes dans l'opposition. Là, en l'espèce, il n'y a pas de vote sur ce budget.

La motion de censure est déposée suite à un 49-3, donc suite à une procédure déclenchée par le Premier ministre pour dire,

8:55
Locuteur

soit

8:56
Locuteur non identifié

vous faites chuter le gouvernement, soit si vous ne faites pas chuter le gouvernement, ça veut dire que vous endossez la responsabilité de tout ce qu'il y a dans ce budget. Et ça a été le déclencheur aussi de la décision du Rassemblement national. Bon, la gauche avait dit dès le départ, de toute façon, s'il

9:07
Locuteur

y a

9:07
Locuteur non identifié

49-3, il

9:08
Locuteur

y

9:08
Locuteur non identifié

a motion de censure. C'était quasiment une question de principe. De ce que l'on comprend, de ce qui a précédé chez Marine Le Pen cette décision de voter la censure, il y avait aussi, est-ce que le Rassemblement national peut endosser les conséquences du budget ? Et là, on entre dans un débat d'experts entre ceux qui considèrent que mieux vaut un mauvais budget que pas de budget du tout, et ceux qui disent, non, non, ce budget, en l'espèce, sera pire que le budget de l'an dernier. Je ne rentre pas dans ce débat d'experts-là. Emmanuel Le Chypre ou d'autres le feront sur ce plateau. Mais en tout cas, quand on discute avec les proches de Marine Le Pen,

9:42
Locuteur

il

9:42
Locuteur non identifié

y avait aussi cette forme de tétanie à l'idée de se dire, dans un contexte de vagues de licenciements, d'entreprises qui ferment, et donc de fait, l'année prochaine, de ce qu'annonce la CGT, quasiment 200 000 emplois qui peuvent être supprimés, etc. Est-ce qu'on viendra demander des comptes à Marine Le Pen pour lui dire, est-ce que vous êtes responsable de la saignée sociale ? Je précise juste, les fermetures d'usines, ça n

10:06
Locuteur

'a

10:06
Locuteur non identifié

rien à voir avec le budget, enfin, en l'espèce, ce n'est pas forcément lié, mais il y

10:09
Locuteur

avait

10:09
Locuteur non identifié

cette idée-là de dire, mieux vaut assumer d'avoir fait chuter un gouvernement que d'assumer d'avoir contribué à la fermeture d'usines, si je résume.

10:17
Présentateur

Mais je vais revenir en parlant aux parisiens, dans le parisien, les mots du président de la Fédération française du bâtiment, lui-même a une boîte de 40 salariés, je crois. Les parlementaires sont déconnectés du réel, ils jouent avec l'avis des Français et des entreprises au nom de leurs ambitions personnelles.

10:30
Thomas Ménagé

Je ne comprends pas ces prises de position. J'entends la nécessité de stabilité, mais les entreprises et celles sur le terrain chez moi étaient les premières à me demander de censurer quand ils voyaient l'augmentation des charges, alors qu'on est déjà un des pays les plus taxés en matière de coût du travail au monde. Ils voyaient aussi la fin des aides à l'apprentissage, ils voyaient toutes les taxes qui allaient s'ajouter, la taxe sur les bouteilles d'eau, la taxe sur les chaudières, et je pourrais continuer comme ça la liste pendant un certain moment.

Donc à un moment, il faut aussi être cohérent, c'est bien entendu un équilibre qu'il fallait trouver, c'est pour cette raison qu'on n'a pas demandé notre contre-budget, qu'on n'a pas dit, on revient sur tout ce que je viens de vous dire, on a dit qu

11:08
Locuteur

'il

11:08
Thomas Ménagé

y a une dernière ligne rouge que l'on ne peut accepter, c'est la désindexation des retraites parce qu'ils ont travaillé toute leur vie.

Et à un moment, moi j'en ai dans ma circonscription, dans le Loiret, qui viennent dans ma permanence, qui n'arrivent plus à boucler leur fin de mois, qui n'arrivent plus à faire le plein de leur voiture, et donc c'est la raison pour laquelle on n'a pas été trop gourmands, qu'on a considéré que le budget n'était pas parfait, et c'est ce qui est incroyable, c'est que même tous les macronistes et tous les rires font le tour des plateaux en disant le budget est mauvais, le budget est mauvais, il va faire du mal aux Français, ça va être vraiment pas top, mais bon, il fallait quand même un budget. À

11:36
Locuteur

un moment, non, l'Igé c'est de protéger les Français. J'ai une question

11:38
Présentateur

pour Mathieu Croissant. C'est quoi Mathieu, le supplice de la goutte d'eau

11:40
Locuteur

? Le

11:41
Locuteur non identifié

supplice de la goutte d'eau, c'est le supplice que tente d'infliger Marine Le Pen à Emmanuel Macron, parce que vous dites qu'il y

11:47
Locuteur

a

11:47
Locuteur non identifié

une alliance de circonstances quand même entre la France insoumise et vous. Vous vous reniez ce terme, mais il y en a une. Vous partagez le même diagnostic, il faut faire chuter ce budget et donc ce gouvernement. Vous partagez certains objectifs politiques, on l'a vu sur l'abrogation de la réforme des retraites par exemple, et puis vous partagez la même stratégie qui est au fond de mettre la pression sur Emmanuel Macron.

Marine Le Pen, dans Le Monde, la semaine dernière, qui dit s'il y a un gouvernement qui tombe, puis un deuxième, puis un troisième, il faudra se poser la question de ce qu'offre la Constitution en cas de crise politique et institutionnelle majeure, la dissolution, poursuit-elle, qui n'est pas possible, le remaniement, qui ne semble pas adapté, et la démission du Président, il n'aura plus beaucoup de choix. La démission, la destitution, c'est exactement ce que réclame aussi Jean-Luc Mélenchon.

12:34
Locuteur

Oui,

12:34
Thomas Ménagé

mais s'il y

12:35
Locuteur

a

12:35
Thomas Ménagé

un gouvernement qui accepte de rompre avec

12:37
Locuteur

le Macronisme... C'est ça que vous cherchez ? C'est pas cette affaire de budget

12:40
Thomas Ménagé

? On cherche un Premier ministre et un budget qui rompre avec les sept années d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui, on l'a vu hier soir, Michel Barnier, il a dit qu'il avait tous les jours au téléphone Emmanuel Macron, qu'il travaillait très bien avec Emmanuel Macron, et on l'a vu dans le budget. C'est la continuité de la hausse de taxes,

12:52
Locuteur

Est-ce que

12:52
Thomas Ménagé

vous cherchez la démission d'Emmanuel Macron ? Non, on ne le cherche pas. Non, on ne le cherche pas, et on n

12:57
Locuteur

'a

12:57
Thomas Ménagé

jamais appelé à la démission du Président de la République. Après, c'est juste la Constitution qui veut ça. Il y a trois possibilités. Un remaniement, une dissolution, mais qui ne peut être possible qu'à partir du mois de juin, juillet prochain.

Et si, à un moment, Emmanuel Macron ne nomme que des premiers ministres qui veulent être dans la continuité de tout ce que les Français ont refusé du message qu'ils ont envoyé lors des élections législatives en juillet dernier et qui ont fait du Rassemblement National le premier groupe à l'Assemblée Nationale, et qui ont surtout totalement fait disparaître les macronistes de l'Assemblée Nationale, du moins très très fortement réduire, il y aura, bien entendu, à un moment, il devra se poser cette question. Mais l'objectif, c'est qu'il comprenne enfin qu'il doit nommer un Premier ministre qui devra être à l'écoute des Français et qui devra changer radicalement de cap.

– Merci beaucoup Thomas Ménagé

13:36
Locuteur

de venir sur ce

13:37
Présentateur

plateau ce matin.