« Donner plus de pouvoirs aux polices municipales » | Édouard Philippe dans Les 4 Vérités
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez l'impression d'avoir été entendu ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Au passage, Emmanuel Macron est en déplacement au Moyen-Orient. Il a eu raison de maintenir son voyage ?
- 1:17RelanceRéponse directe
S'exprimer quand il y a des pillages en cours sur le territoire national, que les images les montrent, on annonce finalement pas grand-chose, confirme qu'on va partir du territoire. Moi, j'ai eu énormément de retours de Françaises et de Français. Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous dites qu'il faut remettre les maires au centre des dispositifs ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Un policier municipal ne peut pas mettre une amende à quelqu'un qui est en train de taguer le mur d'un bâtiment public ou d'un bâtiment privé. Donc ça, vous souhaitez que ce soit possible ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Il faut reconnaître un statut plein et entier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Édouard PhilippeFait
« J'aurais préféré des décisions, des initiatives pour le retour à l'ordre. Notre pays a besoin d'être commandé. »
- 0:39Édouard PhilippeFait
« Je ne suis pas sûr que ça ait été compris par les Françaises et les Français. Je ne suis pas sûr qu'il s'est exprimé dimanche soir. »
- 1:24Édouard PhilippeFait
« La décision du président de la République de quitter le territoire, à ce moment-là, n'était pas la plus opportune. »
- 1:58Édouard PhilippeFait
« Il faut toujours mieux les associer. Vous avez beaucoup de maires qui travaillent en bonne intelligence avec les préfets et qui sont informés à la fois du parcours des manifestations, bien entendu, de la mobilisation des forces. »
- 2:33Édouard PhilippeChiffre
« Les polices municipales, par exemple, qui existent aujourd'hui, vous avez à peu près 30 000 fonctionnaires de polices municipales. »
- 3:04Édouard PhilippeFait
« Un policier municipal ne peut pas mettre une amende à quelqu'un qui est en train de taguer le mur d'un bâtiment public ou d'un bâtiment privé. »
- 3:04Édouard PhilippeFait
« Un policier municipal ne peut pas relever l'identité de quelqu'un. »
- 3:43Édouard PhilippeFait
« Il faut reconnaître un statut plein et entier ? »
- 4:25Édouard PhilippeFait
« Il faut une réponse pénale, une fermeté. Absolument. »
- 5:04Édouard PhilippeFait
« Il faut quelque chose de plus ou celle qui existe est suffisante ? »
- 5:39Édouard PhilippeFait
« Les manifestants, c'était samedi. Dimanche, il n'y avait que des pilleurs. »
- 6:15Édouard PhilippeFait
« Il ne faut pas autoriser cette manifestation des Gilets jaunes. »
- 6:55Édouard PhilippeFait
« En France, la liberté de manifester est une liberté constitutionnelle. Il ne s'agit pas de l'interdire. »
- 7:39Édouard PhilippePromesse
« Il faut que ce budget soit sérieux, permette la réduction du déficit sans augmenter les impôts. »
- 9:16Édouard PhilippeFait
« J'ai envoyé un courrier pour que nous discutions. Pour que nous regardions quels étaient les points de convergence. »
- 9:57Édouard PhilippeFait
« Entre le 1er novembre et la fin février, il faudrait que les responsables politiques prennent leurs responsabilités. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Avec le candidat Horizons à la présidentielle, bonjour Édouard Philippe. Bonjour. « J'aurais préféré des décisions, des initiatives pour le retour à l'ordre. Notre pays a besoin d'être commandé. » Ce sont vos mots dimanche soir après l'intervention d'Emmanuel Macron. Depuis, il y a des couvre-feux qui ont été instaurés. Le gouvernement promet de mobiliser les forces de l'ordre en nombre pour les manifestations de samedi. Est-ce que vous avez l'impression d'avoir été entendu ? Je me réjouis que le gouvernement ait pris les mesures qui ont été annoncées. Le couvre-feu, la mobilisation de moyens supplémentaires. La mobilisation générale pour permettre le retour à l'ordre, il est temps. Vous avez été entendu ? Je pense que les Français ont été entendus.
Je pense que tous les Français, samedi et peut-être encore plus dimanche, ont été effarés par ce qu'ils ont vu et que le gouvernement a pris la mesure de cet effarement, de cette colère et de cette consternation et qu'il est en train de prendre des mesures qu'on aurait aimé voir prises auparavant, qui sont prises, tant mieux. contact. Au passage, Emmanuel Macron, vous savez, est en déplacement au Moyen-Orient. Il a eu raison de maintenir son voyage ? Je ne suis pas sûr que ça ait été compris par les Françaises et les Français. Je ne suis pas sûr qu'il s'est exprimé dimanche soir. Moi, ce qui me frappe, c'est qu'au moment où il s'est exprimé, il y avait des pillages en cours à Paris, au Bon Repère, à côté de la place de la République. Les pillages étaient en cours.
S'exprimer quand il y a des pillages en cours sur le territoire national, que les images les montrent,
on annonce finalement pas grand-chose, confirme qu'on va partir du territoire. Moi, j'ai eu énormément de retours de Françaises et de Français. Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Je pense que la décision du président de la République de quitter le territoire, à ce moment-là, n'était pas la plus opportune. Mais je vais vous dire. Il aurait dû rester en France. Je vais vous dire. On n'est pas là pour commenter ce que fait le président de la République. J'entends votre point de vue. Vous avez relié celui français à votre point de vue. On est là pour revenir à l'ordre et surtout pour donner des perspectives aux Français. Alors justement, vous êtes candidat à la présidentielle, vous êtes maire du Havre. Et certains de vos collègues, par exemple le maire de Marseille,
Benoît Payan, disent « On est tenus à l'écart des décisions, nous, les maires, on compte pour rien, et même parfois on ne sait pas quelles sont les forces de l'ordre qui sont déployées sur le terrain. » Est-ce que vous vous dites qu'il faut remettre les maires au centre des dispositifs ? Il faut toujours mieux les associer. Vous avez beaucoup de maires qui travaillent en bonne intelligence avec les préfets et qui sont informés à la fois du parcours des manifestations, bien entendu, de la mobilisation des forces, cela peut arriver. Mais ce que je dis, c'est que les polices municipales, par exemple, qui existent aujourd'hui, vous avez à peu près 30 000 fonctionnaires de polices municipales. Pendant très longtemps, l'État, et d'ailleurs les Français, ont regardé les polices municipales
comme des accessoires. Comme des gardes-champêtres. Parfois un peu, bon. Ça a changé considérablement depuis 10 ans. Et depuis que les polices municipales sont armées, depuis que l'État a considéré qu'il y avait un continuum, comme on dit, de sécurité, et qu'il fallait donc faire confiance à la… aux polices municipales en général. Donc vous vous dites que dans le maintien de l'ordre, il faut mettre les polices municipales. Aujourd'hui, les polices municipales, aussi surprenant que ça puisse paraître, n'ont pas tous les moyens et toutes les compétences, entre guillemets, juridiques pour pouvoir agir. Je vous donne quelques exemples. Donc qu'est-ce que vous voulez dire ? Un policier municipal ne peut pas mettre une amende à quelqu'un qui est
en train de taguer le mur d'un bâtiment public ou d'un bâtiment privé. Donc ça, vous souhaitez que ce soit possible ? Un policier municipal ne peut pas relever l'identité de quelqu'un. Même lorsqu'il est dans une opération avec la police nationale, il ne peut pas relever l'identité de quelqu'un. Les communes, c'est le cas au Havre, mais c'est vrai dans un très grand nombre de communes, quelles que soient les orientations politiques des maires, les communes sont équipées de caméras de vidéoprotection. Elles ne peuvent pas utiliser des logiciels ou des instruments d'intelligence artificielle pour reconnaître l'identité de celles et ceux qui, dans un événement comme ceux qu'on a connus samedi et dimanche, se livrent à des pillages. Donc qu'est-ce que vous préconisez sur
les polices municipales ? Il faut reconnaître un statut plein et entier ? Je pense qu'il faut leur donner plus de pouvoir. Il y a une loi qui a été votée au Sénat, qui est en attente d'inscription à l'Assemblée nationale. Moi j'ai écrit au Premier ministre, pour qu'il fasse inscrire ce projet de loi, ou cette proposition de loi, à l'Assemblée nationale, afin qu'on associe les maires à la définition des besoins, et les polices municipales, au maintien de l'ordre. Alors il ne s'agit pas de transformer les polices municipales en CRS. Bien sûr que non. Il s'agit de dire qu'on a un réservoir de gens remarquablement formés, connaissant parfaitement leur environnement et leur ville, que l'on peut mobiliser en respectant la différence entre eux et les CRS,
mais que l'on peut mobiliser et associer. Et voyez-vous, comme samedi et dimanche, il y a eu manifestement une mobilisation insuffisante des forces de l'ordre. Je pense qu'il y a là un moyen d'accompagner. Des renforts, quoi. Des renforts et d'accompagner le respect de l'ordre. Vous avez eu à gérer, en tant que Premier ministre, les Gilets jaunes en 2018. Vous aviez fait voter à l'époque la loi anti-casseurs. Aujourd'hui. Très critiquée à l'époque. Mais est-ce qu'elle suffit ou est-ce qu'il en faut une autre ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Il faut, je vais vous dire, il faut une réponse pénale, une fermeté. Absolument. Sur la loi anti-casseurs, il en faut une de plus ? Il faut quelque chose de plus ou celle qui existe est suffisante ? Il me semble que dès que l'on sera en
mesure de faire payer les casseurs ou de faire assumer par les casseurs le coût des dégradations qu'ils provoquent, on sera dans le vrai. Ça, c'est la loi casseurs-payeurs. Et c'est très bien. Que vous défendez. Mais évidemment. Donc ça, ce serait le deuxième volet, c'est la suite de la loi anti-casseurs, c'est ce que vous voulez dire. Pardon, mais comment est-ce qu'on peut ne pas la défendre ? Ceux qui commettent des dégradations doivent en assumer le coût. Oui, mais même ceux qui sont là éventuellement par hasard peuvent être mis dans la nasse. Eh bien, faisons confiance au législateur pour trouver la bonne forme. Oui, pour trouver la bonne forme. Pardon, mais c'est quoi l'alternative ? Édouard Philippe, c'est difficile. L'alternative, c'est quoi ? Écoutez, il y a de la casse.
Il y a des gens qui peuvent être là de bonne foi, de passage. Oui, regardez. Et ils se retrouvent dans… Et c'est formidable. Ils se retrouvent dans le truc. Quand il y a des actions de pillage, dimanche, le pillage, il n'y avait pas de manifestants dimanche. D'accord ? Les manifestants, c'était samedi. Dimanche, il n'y avait que des pilleurs. Donc… lorsqu'il y a des pilleurs, lorsqu'on participe à ces opérations, sa responsabilité est engagée. Et il faut aller faire en sorte que les casseurs ou que les pilleurs payent pour les dégâts qu'ils provoquent. À propos des Gilets jaunes, le porte-parole de la coordination des Gilets jaunes était là sur le plateau il y a quelques minutes. Il a annoncé avoir déposé une déclaration pour manifester à Paris. Faut-il autoriser cette manifestation
à vos yeux ? J'ai été très frappé par ses propos. Vous l'avez entendu ? J'ai entendu. J'ai été très frappé par ses propos. Jamais, jamais il n'a exprimé le moindre souci de faire en sorte que l'organisation des manifestations permette d'éviter les pillages. Donc vous dites qu'il ne faut pas l'autoriser. À chaque fois que la journaliste qui l'interrogeait lui posait la question de savoir, il disait : s'il y a des violences, c'est le métier de la police. Cet état d'esprit me semble redoutablement dangereux. Ça veut dire quoi qu'il ne faut pas autoriser cette manifestation des Gilets jaunes ? C'est au préfet qu'il appartient de… Je voulais avoir votre avis. C'est au préfet qu'il appartient d'autoriser, si elle est déclarée,
et si le parcours est adapté, il peut arriver qu'on interdise des manifestations, à certains endroits. En France, la liberté de manifester est une liberté constitutionnelle. Il ne s'agit pas de l'interdire, il s'agit de faire en sorte que dans des moments de grande tension, ces manifestations ne dégénèrent pas de façon systématique, et parfois préparée, dans des scènes de… chaos et de pillages, comme on l'a constaté. Pardon, monsieur Letellier, ce n'est pas un risque théorique. On l'a vu samedi et dimanche. Donc, essayons d'éviter que ça recommence. Vous savez que, depuis ça, Sébastien Lecornu veut recevoir les dirigeants des partis politiques, demain, dont vous. Est-ce que vous y serez ? Le parti que je présidais, Horizons, sera représenté par Christophe Béchu, le maire d'Angers,
qui sera présent. Vous n'y serez pas personnellement ? Moi, je serai en déplacement demain, mais Christophe Béchut y sera, nous représentera, et je pense qu'il est nécessaire que les forces… D'abord, je vais vous dire, quand le Premier ministre… invite des forces politiques alors que le pays connaît une crise grave, la responsabilité des forces politiques, c'est de répondre à cette invitation. Donc nous irons et nous dirons ce que nous avons à dire. Actuellement, ont lieu les débats sur le budget 2027. Est-ce que vous vous posez des conditions à Horizons pour le voter ? Moi, je dis qu'il faut que ce budget soit sérieux, permette la réduction du déficit sans augmenter les impôts. C'est la condition pour le voter ? C'est la position Horizons. J'entends bien.
Elle a été exprimée de façon très claire par Laurent Marcangeli, le président du groupe Horizons, à l'Assemblée nationale, député de la Corse. Il a dit très clairement que nous étions dans une logique, évidemment, de discussion avec le gouvernement, que nous souhaitions qu'un budget soit adopté parce que l'absence de budget pour le pays aurait des conséquences très graves et que notre objectif, c'était de faire en sorte que le déficit diminue. Et ce n'est pas du luxe. Il faut qu'il diminue. Et qu'on le diminue avec des réductions de dépenses plutôt qu'avec des augmentations d'impôts. Mais vous n'imaginez pas devoir voter contre le budget 2027 ? Attendez, on va d'abord voir à quoi il ressemble le budget 2027. Il a été rejeté en commission. S'agissant de sa première partie,
je constate que le PLFSS, dans sa première partie, n'a pas été voté hier. Donc on va voir à quoi il ressemble. Mais la position politique que nous formions, c'est celle-ci. Diminution du déficit, réduction des dépenses, pas d'augmentation. Édouard Philippe, la présidentielle, c'est dans six mois. Vous êtes donc candidat à la présidentielle. Vous avez envoyé un courrier à toutes les formations de ce qu'on appelle le bloc central, depuis Gabriel Attal jusqu'à Bruno Retailleau, en passant par David Lisnard, pour aboutir à une candidature commune. Avez-vous eu des réponses à ce courrier ? Pardon, je n'ai pas du tout envoyé un courrier pour cela. J'ai envoyé un courrier pour que nous discutions. Pour que nous regardions quels étaient les points de convergence,
pour que nous regardions comment nous pouvions réfléchir à l'élaboration d'une majorité législative après l'élection présidentielle. Avez-vous eu des réponses ? Je constate que cette volonté d'union que je porte, à laquelle je crois, qui me paraît indispensable si nous voulons prévaloir et éviter l'étau mortifère que représenterait un deuxième tour entre Mme Le Pen et M. Mélenchon, reste encore un vœu pieux. Je le déplore, mais ma porte est ouverte. Et je ne ferai rien qui puisse nuire au rassemblement de toutes celles et ceux qui s'inscrivent dans un champ politique qui va de la droite au centre. Il y a une date limite ? Elle sera ouverte jusqu'au bout. Jusqu'au bout, mais pas jusqu'en janvier, février ? Non, j'ai dit qu'entre le 1er novembre
et la fin février, il faudrait que les responsables politiques prennent leurs responsabilités. J'espère qu'ils le feront et moi j'y suis prêt. Une toute dernière chose, Marine Le Pen a dit qu'elle se verrait bien au second tour face à vous, plutôt que face à Jean-Luc Mélenchon. Vous vous verriez bien face à elle au second tour ? Madame Le Pen sait que dans une démocratie, on ne choisit pas ses adversaires, c'est le peuple qui départage au premier tour, et j'espère la battre au deuxième. Merci Édouard Philippe d'avoir été sur le plateau des 4 Vérités. Vous nous avez dit que vous souhaitiez notamment plus de place pour les polices municipales dans le maintien de l'ordre. À vous, Maya.
Édouard Philippe