Équilibre budgétaire : «je connais des personnes riches qui disent : taxez-moi», affirme le dép
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europein soir 19h 21h Pierre de Ville 19h31 suite d'Europe un soir avec le député PS du Calvados Arthur de la Porte Jul Toress du JDD Adrien Matou est là sur les 66 députés socialistes est-ce que tout le monde est aligné sur cette ce ce dégagement voulu de François Baou tout le monde est aligné sur le fait de ne pas voter la confiance et donc nous voterons contre la question qui est posée par 66 66 sur 66. Il n'y a pas ici l'ombre d'un doute. Ce que je peux vous dire c'est que ce n'est pas du dégagisme, c'est prendre acte d'une défaite d'une incapacité du premier ministre à trouver sa majorité.
C'est pas grave en app ça comme vous voulez mais il va partir. Voyez, vous êtes encore plus ou il est nul et il va partir mais ce n'est pas moi qui le dégage. C'est encore plus virulent.
Je voudrais qu'on écoute Gérald Armanin car comme d'autres il n'a pas écarté l'idée d'une dissolution. C'est un acte extrêmement courageux de la part du premier ministre François Bairou et très démocratique de dire devant la difficulté, devant les les efforts qu'il faudra faire, devant les semaines qui vont venir, qui vont être difficiles pour voter un budget, ben de dire à l'Assemblée nationale, c'est là où les les représentants du peuple sont élus, est-ce que vous êtes d'accord pour que nous continuions sur la ligne que je vais dresser, c'est-à-dire le discours qu'il va porter le 8 septembre et qui définit, on va dire, le cadre de la négociation, il faut faire des économies pour que le pays aille mieux. C'est extrêmement risqué.
Certains disent suicidaire. Mais ce qui est suicidaire, c'est de pas avoir de budget pour notre pays. Ce qui est suicidaire, c'est de pas avoir de gouvernement pour notre pays.
Et là, on voit bien que les menaces multipliées de motion de censure, d'instabilité en fait rendent la France plus petite, plus difficile. Est-ce qu'une vous souhaitez vous aussi une dissolution de l'Assemblée nationale ? Moi, je ne souhaite pas de dissolution.
Je souhaite pas non plus parce que vous savez on parlait de stabilité de nécessité de trouver dans la condition actuelle de notre pays une majorité politique et je crois pas qu'une désolution soit de nature à régler les problèmes puisqu'il est probable que après une désolution se retrouve peu ou prou avec la même assemblée. J'ai pas l'impression vous n savez rien etour est-ce que la réalité c'est que vous ne craignez pas qu'il y ait davantage de députés RN possible mais je ne suis pas électeur s'il y a une dissolution nous serons prêts. Voilà, on a lancé cet été un plan dissolution qui nous permet d'identifier les circonscriptions que nous pouvons gagner, que nous n'avons pas réussi la dernière fois, d'identifier des profils aussi sur ces circonscriptions là, de préparer plus largement la campagne.
Donc oui, oui, nous nous préparons à une dissolution. Ce n'est pas l'hypothèse que nous privilégions parce que moi je pense qu'il faut toujours raisonner à cadre constant et donc on a un parlement composite, le prochain le sera sans doute s'il y a une dissolution. Il faut trouver une majorité à partir de ce parlement et la gauche devrait être mais est-ce qu'on peut réellement la trouver puisquon on voit bien que depuis 1 an c'est extrêmement compliqué euh François Baïou et Michel Barnier avant lui essayaient soit de draguer les 66 députés socialistes soit les 140 députés RN.
Évidemment il y a des grandes différences vous avec François Baïou et le RN avec François Baou. Donc il y a ces trois couloirs de nage et elle est pas là la majorité, elle n'existe pas. Et donc la stabilité dont vous parlez, elle est impossible aujourd'hui en l'état actuel euh de la composition de l'assemblée.
Vous avez raison sur ce point, c'est-à-dire que non mais vous avez raison sur le sur la tripolarisation, mais moi je crois que aujourd'hui elle est aussi impossible parce que ceux qui nous gouvernent sont dans le carcan de la majorité absolue et d'une pratique présidentialiste de la 5e République. Ils ne sont pas rentrés dans un mode d'état dans un état d'esprit parlementaire. Qu'est-ce que c'est qu'un état d'esprit parlementaire ?
On se réunit et on essaie de voir où sont les points de consensus et les points de discensus. Ça n'a jamais eu lieu depuis un an et c'est malheureux. Mais est-ce que vous justement Adrien Matou euh évidemment en tant que socialiste, vous êtes les chantres d'un parlementarisme voilà affirmé mais est-ce que vous en présentant votre plan, alors on sait on le connaît pas encore en détail mais est-ce que vous faites ces pas là vers les autres ?
C'està-dire que on a du mal quand on regarde la composition de l'Assemblée nationale à se dire quel groupe qui ne fait pas partie du nouveau Front populaire pourrait aller vers vos positions ? pas l'impression que vos positions économiques soient de à même de séduire un autre groupe parlementaire que ceux qui font déjà partie de la gauche aujourd'hui. Vous verrez à partir des propositions détaillées qu'on fera, mais je ne crois pas qu'elle soit insurmontable quand il s'agit pour les hyper riches de participer un peu plus à l'effort public.
Je crois que les députés macronistes peuvent l'entendre, y compris des députés du compliote, y compris même des députés LR qui l'entendent localement. Et quand on regarde la colère du 10 septembre, on voit aussi qu'il y a dans cette idée de du sentiment d'injustice fiscale, du sentiment que ce sont toujours les petits qui payent, bah quelque chose qui nous donnerait une majorité. Après les majorités, elles se construisent elles se construisent non les voix de du bloc central aussi euh elles se construisent petit à petit.
Moi, j'ai je suis l'auteur de la loi influenceur, première loi transpartisane votée sous la précédente législature. Je crois que on peut réussir à dégager des consensus mais pour ça il faut prendre le temps plus sensibl il a des sujets des numériques qui sont plus faciles pour dégager du consensus. Il y a des sujets qui sont plus conflictuels, les sujets qui sont souvent instrumentalisés, la sécurité, l'immigration, mais des sujets qui peuvent fabriquer du consensus. sur le budget, je crois qu'il y a moyen de se dire bah quel est le niveau de dépense d'éducation qu'on veut, quel est le niveau de fiscalité si on ne présente pas les choses comme l'a fait François Baou comme un bloc où c'est oui ou non et dans ce cas-là bah ça ne peut qu'être non.
Dans les différentes propositions de l'après Bairou, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur son idée de destituer le président de la République. Jean-François Copé, maire LR de de MO, maire les Républicains de MOT, considère qu'Emmanuel Macron doit démissionner. On va l'écouter.
Il était tout à l'heure l'invité de repas dans l'émission de Pascal Pro. Il est pas question qu'il démissionne en 24 heures, ça n'a aucun sens. Mais dire que aujourd'hui tout est bloqué parce qu'on a pas de majorité absolue, enfin c'est c'est une évidence.
Et donc la seule manière d'en sortir, c'est d'être lucide sur le fait que les Français ne veulent plus en réalité d'Emmanuel Macron. On peut le regretter. C'est pas moi je j'ai pas un débat personnel mais on le voit bien, on le voit à travers les sondages, on voit on le voit aussi à travers le désintérêt des Français pour la politique nationale.
C'est très frappant. Ils en parlent à peine, ils en ont ralbol. Arr de la part, vous avez dit François Bairou, il est nul, on en veut plus.
Il y a quelques minutes ici dans sur cette antenne. Emmanuel Macron, vous diriez quoi ? Emmanuel Macron, c'est le président de la République et il a un mandat.
Un premier ministre est infusible. C'est la logique de la 5e République. Président de la République, a priori, il exerce son mandat jusqu'au bout. et s'il souhaite partir, c'est à lui de partir.
Mais moi, je ne l'appellerai ni à la dimission du président de la République, ni à une destitution parce que je ne considère pas qu'il n'ait pas respecté ses obligations constitutionnelles. Il a utilisé son pouvoir, celui de dissou de l'Assemblée nationale. Peut-on lui reprocher ?
Oui, politiquement. Est-ce une faute de nature à générer une destitution qui est, je le rappelle, une procédure héritière de la haute trahison ? Je ne le crois pas.
Donc vous ne pensez pas qu'il est également comptable de la situation économique dans lequ dans laquelle on est aujourd'hui ? Il est il est il est carbonisé, il a une responsabilité imminente dans ce qui se passe aujourd'hui. Euh pour autant euh ben je vais pas dire euh Macron d'émission, ça ne serait pas constructif.
Je ce qui est constructif de partir de ce qu'on a. On a un parlement composite, faut qu'on trouve des majorités et qu'on fasse un budget. C'est assez pragmatique finalement.
Vous trouverez jamais de majorité pour faire des budgets. Autant sur la loi sur les influenceurs, vous avez raison sur des lois qui sont moins importantes mais le budget non mais bah moins moins importante que le budget. Voilà, c'est pas faire offens une loi sur la capillarité aussi.
Oui, c'est vrai. Et sur les abeilles. Mais c'est-à-dire que le budget c'est aussi comment dire la la traduction d'une politique qui est menée par un gouvernement.
Et donc vous vous entendrez jamais le PS avec Bairou sur la question du budget, le RN avec Baou sur la question du budget. Donc cette majorité, elle est introuvable sur le budget en en l'état actuel. Mais ça vous le déclarez a priori en fait, on n pas testé l'alternative politique.
On pourrait donner au RN cette marotte dire bah tiens, essayez au RN de un budget, il n'arriverait pas mais pour une raison différente, c'est la raison du Front républicain et que fait ils n'ont aucune marge de d'élargissement sinon ALR. Euh je crois en revanche que nous on avait cette posture-là même on l'avait dès l'été dernier, on avait dit "On est prêt à discoter, on est prêt à négocier et aujourd'hui", je le redis, si on nous donne les clés du pouvoir, on sera prêt évidemment euh à discuter parce que les Françaises et les Françaises ne sont pas non plus euh dans une espèce euh de dégagisme absolu. Ils comprennent aussi qu'on a besoin de gouvernement de faire des compromis et malheureusement c'est ce que François Baou n'a jamais essayé de faire.
Il n'a jamais essayé d'essayer c'est ce à quoi il appelle en l'occurrence, il appelle d'une certaine manière à faire nation. il et c'est pas pareil de dire "Faisons nation, est-ce que vous êtes d'accord avec moi ou si vous ne l'êtes pas c'est que vous êtes contre moi." Je trouve ça extrêmement conflictualisant.
C'est peut-être comme ça que vous le prenez. C'est oui ou non la confiance euh c'est ça en fait. Il le oui ou non en fait c'est à partir du moment où il le dit c'est conflictuel.
Vous n'avez pas l'impression que les pas que vous feriez en direction des macronistes vous perdriez automatiquement de l'autre côté avec la France insoumise qui est pas exactement en plus dans tout dépend de ce que nous arrivons à apporter. Si aujourd'hui on arrive à expliquer que par notre budget, on a une augmentation du pouvoir d'achat des français, une amélioration du système de santé, une amélioration des dépenses d'investissement pour la transition écologique que l'effort fiscal sera plus justement réparti. Je mets au défi quiconque à gauche de censurer un justement faut voir faut voir ce que ça veut dire plus justement que monsieur Barni a aussi parlé de justice fiscale, on lui est tombé dessus et puis après finalement il était pas d'accord en phase avec ses électeurs.
Oui ben parce qu'il était tenu par sa majorité mais je crois pas qu'on serait surpris que les socialistes cherchent à augmenter l'imposition des plus aisés. C'est d'ailleurs tout ce qui a détricoté Emmanuel Macron quand il est arrivé au Oui. Justement en l'état actuel mais ça c'est aussi une histoire de dogme.
Pardonnez-moi. Vous parliez de dogme tout à l'heure ? Parce que ça c'est le c'est un principe de réalité, vous savez un principe de réalité.
Quelle est la réalité pour vous ? Ben la réalité entre 2012 et 2017, c'est que les réalités dans ce pays, elles ont réduit. Pourquoi elles ont réduit ?
Parce qu'on a augmenté l'imposition du patrimoine des ménages les plus aisés. Et ça n'est pas un jure de dire que quand on est plus riche, on a plus d'argent pour payer des impôts. Ça ça n'est pas injuré.
Bah dites ça au riches et puis on va mettre un riche en face de vous et puis on va voir ce qu' va vous dire. Souvens très bien de ce qu'on annonçait au moment dans un débat sur la méritocratie. On peut sur ce que vous voulez.
Au moment où François Hollande a gagné, on nous disait les queue de Porsche à la frontière suisse, je ne crois pas image à la pluie sinon par intelligence artificielle que ceci est existé. Donc vous voyez bien que par les patriotes par si les Français sont patriotes et qu'ils aiment leur pays que ce pays aiment leur pays qu'ils demander mal parce qu'ils sont riches de payer plus d'impôts au bord de la falaise que ce ben je je leur dis alors expliquer à monsieur X qui gagne 1500 € par mois qui se retrouve à découvert à qui on va dire on va te geler tes salaires et par ailleurs t'augmenter tes impôts puisque on fait une année blanche. Allez lui dire que on lui fait ça et qu'il va se retrouver à découvert parce que monsieur Machin veut gagner 10 millions d'euros de plus.
Mais je suis pas sûr que Pierre de nous dise ça et que personne ne dise ça d'ailleurs. Et bien moi je connais des personnes riches qui disent taxez-moi. Est-ce que vous pensez que les marges de manœuvre parce que histoire à gauche aujourd'hui.
Alors moi je suis pas du tout hostile au fait qu' que les plus riches doivent participer davantage mais on a l'impression que parfois quand même on brandit Bernard Arnaud en faisant croire aux français qu'il suffirait d'aller soutirer à quelques milliardaires des centaines de millions d'euros pour arriver à un équilibre budgétaire. Vous savez très bien que c'est pas vrai et que il faudrait taper en réalité un pourcentage beaucoup plus élevé de la population. Les 20 les 25 % les plus riches, les 30 % les plus riches qui paye déjà beaucoup.
C'est le fameux Nicolas qui paye qui revient souvent. Je je ne reviendrai pas là-dessus mais j'irai plutôt sur l'idée que bien sûr que si parce qu'ur c'est pour ça que Nicolas Arthur non mais parce que je sais d'où ça vient qu'il l'alimente et à quel point c'est aussi un mot de ralliment tout à fait concr d'une certaine sphère politique mais ce qui est très concret en revanche c'est que Nicolas qui pay moi je lui demande de venir je vous demande de regarder un peu. Il y a eu de trois enquêtes là-dessus, c'est assez intéressant, peut-être même dans Mariane.
Euh mais euh je je veux juste dire que aujourd'hui ceux qui ne paye pas, ce sont les ultras riches. Leur niveau d'imposition est inférieur structurellement au niveau d'imposition des monsieur Bernard, puisquon parlait de lui, a été auditionné par une commission et et il a dit la somme qu'il payait à la fois personnellement et et aussi pour son entreprise, c'est assez considérable. Mais quand on gagne 100 milliards d'euros, payer 1 milliard, c'est beaucoup.
Mais sauf que quand on gagne 100000 € payer, vous savez très bien que les ultrariches sont taxés à 45 % puisque la taxe la taxe supplémentaire qui a été faite sous Nicolas Sarkozi est toujours là alors alors qu'elle devait être provisoire. Non mais il faut arrêter d'entretenir ses confusions. Vous savez très bien confusion des réalités.
Non non non parce que on dit ils sont taxés à 45 % c'est pas vrai. Non non, ils sont pas taxés euh mais ils ont des très bonnes stratégies pour faire que leur argent ils l'optimisent et ils sont par exemple moi je connais enfin je connais je les connais pas personn vous allez vous mettre dans l'embarras de la porte j'ai l'impression mais des personnes très riches qui utilisent des biens de leur société foncière et cetera et qu'ils ont non lui du fruit mais derrière ils n'en sont pas propriétaires donc ils sont pas taxés dessus et donc en fait ils ont un niveau d'aisance qui dépasse l'entendement c'est ça le problème c'est les riches Bien sû bien sûr que les problèmes de la France et je la France ce sont ces risques qui ne payent pas assez d'impôts et qui les font payer aux classes populaires.
François Bayrou