Se loger, le calvaire des Français - Chaque voix compte - 25/09/26
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Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. C'est vendredi et comme chaque vendredi puisque chaque voix compte, bah c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir et bien à cette crise sans précédent qui touche le logement en France que l'on cherche à louer, à acheter voire à construire. Il n'a jamais été aussi difficile d'avoir un toit sur la tête depuis 50 ans. Comment la machine s'est-elle enrayée ? Comment la débloquer ? Sommes-nous condamnés d'ailleurs à attendre la présidentielle pour que les choses bougent ? Et bien, on va en parler ce soir avec nos invités. D'abord Anaïs Belloisa Shérifi. Bonsoir. Bonsoir. Député la France insoumise du Rô. Vous avez rédigé plusieurs propositions de loi sur le logement en cette rentrée,
notamment sur l'encadrement des loyers, l'adaptation aux fortes chaleurs et l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Frédéric Falcon, bonsoir. Député rassemblement national de l'Aude. Vous êtes aussi le monsieur logement de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Et bonsoir Marie Cœur Deoi. Bonsoir. Elle sera mon arbitre ce soir, Marie, journaliste spécialiste IMO à la tribune dimanche et à BFM. Merci Marie d'être là et merci à nos députés d'avoir accepté de jouer le jeu des questions-réponses avec notre public. Alors, j'ai autour de moi des étudiants, des agents immobiliers, des propriétaires, des locataires. On va se parler, s'écouter, confronter nos points de vue. Cette émission, c'est vous qui allez la faire, c'est pas moi. Donc, je compte sur vous.
Vous pouvez intervenir à tout moment cordialement. On lève la main, on prend le micro et on pose des questions et on raconte aussi son vécu. Et vous, chez vous, installez-vous confortablement. Chaque voix compte, c'est parti.
Des étudiants qui dorment chez des amis ou qui restent chez leurs parents. Des salariés avec des bons revenus qui se retrouvent dans l'incapacité de trouver une location. Près de 3 millions de demandes de HLM en attente, une construction qui s'effondre, des taux de crédit qui s'envolent. Bon, on va s'arrêter là parce qu'en fait tous les indicateurs du logement sont dans le rouge et à 7 mois de l'élection présidentielle, le sujet devient un champ de bataille politique. Et à des lieux d'abord en chiffre avec Marco Pomier.
Se loger en France, c'est le parcours du combattant. cette crise du logement qui mérite d'être qualifiée comme étant la pire que connaître notre pays depuis la seconde guerre mondiale. Une crise pour les locataires d'abord soumis à une rue de concurrence dans les grandes métropoles. 13 candidats en moyenne pour une seule annonce. Nice et Paris atteignent des sommets avec plus de 40 candidats par logement. 18 à Marseille, 16 à Lyon, 14 à Bordeaux. Et une fois les clés en poche reste une autre difficulté, le loyer, le premier poste de dépense des Français. L'an dernier, il consacrait en moyenne 715 € par mois charge comprise pour une surface
d'environ 40 m². Face à cette pression, les candidats à la présidentielle avancent leur solution. logement. Je propose un bouclier logement qui fasse en sorte que il n'y ait personne qui puisse dépenser plus de 30 % de ses revenus pour se loger. Mais derrière les prix des loyers, il y a surtout un problème d'offre. Les logements manquent. Un chiffre résume peut-être à lui seul la crise. 2,9 millions de ménages sont aujourd'hui en attente d'un HLM. Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français. Et sur le marché de l'achat, ce qui coincent, ce sont les taux d'intérêt. Ils repartent à la hausse depuis cet été
autour de 3,4 % pour un endettement sur 20 ans contre 1 % en 2021. Le gouvernement tente de répondre à la crise et met en avant son plan de relance. Hier, Sébastien Lecornu a souligné une première embellie. Les premiers résultats sont là. + 14 % de permis de construire en 6 mois, + 11,8 % de mise en chantier. Objectif du gouvernement, 2 millions de logements d'ici à 2030. Voilà, cette crise du logement, c'est simple, elle nous touche tous de près ou de loin. On a tous connu quand même une galère de logement dans notre vie. Mais les jeunes, qu'ils soient étudiants ou déjà actifs, sont sans doute ceux qui payent le plus lourd tribut aujourd'hui. Et cette rentrée universitaire en est
encore la preuve. Je voudrais qu'on commence tout de suite en donnant la parole à Maë. Bonsoir Maë. Bonsoir Maë, vous avez 20 ans. Euh vous êtes étudiante à Paris, vous cherchez actuellement un logement tout en étant en master de sciences sociales. Vous avez déjà un long parcours de galère, on peut le dire, en terme de de logement. Racontez-nous aujourd'hui, vous dormez où ? Euh aujourd'hui là, je dors chez une amie qui veut bien m'héberger. Euh j'alterne de temps en temps avec euh un autre ami qui m'héberge. Donc euh ça dépend euh un peu leur disponibilité pour savoir où est-ce que je vais dormir euh le soir. Parce que vous n'avez pas trouvé logement à vous. Oui. Bah là euh depuis euh fin avril où j'ai lâché mon logement parce qu'il
était dans des conditions hyper insalubres, je marchais sur mon parquet et il y avait de l'eau qui sortait. entre autres, je vivais avec quatre mecs. C'était un peu Vous étiez dans une colocation ? Oui. Et là, on avait une salle de bain pour nous, une cuisine et un tout petit salon assez ridicule, sans fenêtre. Bref, ça donnait pas très envie de continuer à vivre là-bas. Donc, j'ai lâché mon logement. À la fin de l'année scolaire, je suis repartie chez mes parents à Dquererk pour l'été et depuis fin août où je suis je suis revenue sur Paris, je trouve pas de logement. Donc euh heureusement que la solidarité et les amitiés sont là et merci à l'associatif parce que je suis engagée d'avoir permis euh de rencontrer
tous ces gens-là, sinon je serai euh à la rue où J'imagine évidemment que vous avez fait des demandes de logement au Cru. Oui, euh j'ai fait des demandes de logement au cru qui n'ont pas abouti. Là aujourd'hui, il y a la demande pour tout étudiant s'il reste des places dans les logements crues. On va voir ce que ça donne cette procédure là. Juste c'est très compliqué. La demande, elle est très très élevée euh dans les logements crues et justement on voit notamment sur Paris euh que bah on a beaucoup moins de logements au Cru qui sont proposés. Donc euh bah qu'est-ce qu'on vous répond au Cru ? On vous dit bah attendez, il y a peut-être un bien qui va se libérer, un petit studio. C'est très dématérialisé les demandus. Donc juste bah c'est pas on n'est pas prioritaire. Moi je suis pas
assez boursière. Je suis je suis un échelon trop bas et il y a trop de demandes et et pas assez de logement. Et vous avez cherché dans le parc privé, j'imagine. Oui, ben le parc privé c'est très très compliqué parce que à la fois c'est très cher. Il faut pouvoir assumer un loyer autour de 800 € ce qui est pas forcément le cas. que ce soit des solutions de colocation ou de vivre seul, ben les appartements sont très ben pas on n pas envie d'y vivre quoi. Donc voilà. Est-ce que pardon de vous poser la question mais est-ce que il y a eu chez vous à un moment la peur de dormir à la rue ? Euh cette peur-là euh elle est jamais arrivée parce que je sais que
j'ai un entourage à la fois amical très fort euh qui fait que je ne serai jamais à la rue et j'ai toujours la possibilité de rentrer par le biais du train euh chez mes parents. Mais euh mais si j'avais pas euh toutes ces solutions-là, oui, la peur elle serait là, elle serait constante. Ouais, c'est de la débrouille. Et est-ce que par ailleurs vous vous êtes dit qu'à un moment bah il allait falloir abandonner peut-être vos études ? Euh j'y ai réfléchi, oui. Euh j'ai pas envie d'y arrêter mes études parce que j'aime beaucoup ce que je fais. Euh donc euh donc j'ai vraiment pas envie d'arrêter et je continuerai à chercher et à trouver des solutions alternatives mais euh mais c'est pas le cas de tout le monde. Et euh bah à côté de ça, je suis engagée dans une
association. On récolte bah on fait de la défense des droits. Donc les étudiants peuvent nous écrire et vous défendez les autres avant de vous occuper de votre logement en fait. Non, pas que pas que. Mais oui, on on accompagne énormément à la JEP l'ensemble des étudiants et on voit qu'il y a des étudiants qui renoncent réellement euh bah à l'entrée en étude. Vous avez face à vous deux députés euh qui appartiennent à deux parties dont les candidats font partie des favoris de la prochaine présidentielle. Quelle question avez-vous à leur poser ? Euh ben par rapport à toutes ces questions-là, moi je me demandais euh quel était quelles sont vos propositions et vos mesures concrètes euh pour euh construire et pour avoir de nouveaux
logements à la fois sociaux ou euh pour le cross. Donc voilà, ma collègue commencer si vous le souhaitez. Euh déjà, merci Marion pour ton Maëdon, pour ton vécu, pour ce que tu nous dis. En réalité, c'est une c'est un vécu qui est traversé par beaucoup d'étudiants et d'étudiants. Aujourd'hui, on a à peu près 170000 logements crousse sur l'ensemble du territoire pour environ 3 millions d'étudiants. Donc, on voit bien que depuis des années, il y a pas de construction qui qui s'est faite, qu'en moyenne, c'est entre 1500 et 2000 logements crues qui sont construits tous les ans et qu'on arrive à un point de non retour. Nous ce qu'on propose bien évidemment pour cette campagne présidentielle, c'est de construire davantage de logement cruise, de faire
en sorte que dans le parc privé, il y a un encadrement des loyers pour que vous puissiez aussi vous loger dans de bonnes conditions et que ce soit aussi abordable et accessible pour les étudiantes et pour les étudiants. Et il y a enfin, il y a un sujet d'actualité qui sont les appels. Aujourd'hui, il y a aussi le gouvernement qui souhaite geler les appels. Bien sûr, nous sommes opposés à cela puisque ça enlève du pouvoir d'achat aux citoyens, citoyennes qui ont déjà des grandes difficultés dans le logement. Et il y a aussi la volonté pour le gouvernement, on a entendu que il voulait indexer le revenu des parents pour calculer l'inflation pour les jeunes. Donc je trouve ça infantilisant. Je trouve ça complètement délétaire dans la situation dans laquelle sont les étudiantes et les
étudiants aujourd'hui puisqu'ils sont traversés par de la précarité, du renoncement à trouver un logement convenable. Vous avez parlé de logement insalubre. Vous étiez je ne sais pas combien dans votre colocation. Je sais pas combien vous payez. Vous avez le chiffre. On payait 775 € à chaque individuellement. Chacun. Chacun pour à combien de mètres carrés ? Je crois qu'au total il faisait environ 55 m². Oh oui non mais j'avais trouvé moi j'étais arrivée sur Paris euh donc pour commencer mes études après mon la fin de ma licence où je l'avais faite à Toulouse. Donc les logements déjà à Toulouse c'est un peu compliqué mais je suis arrivée à Paris sans sans logement. J'ai vécu chez la famille pendant 2 semaines où je faisais 2 heures de
trajet par jour euh que seulement aller euh et ensuite j'ai trouvé ça euh en dernier cours. Oui. Et si je peux me permettre puisque vous avez fait le lien avec euh la bourse, vous avez dit que vous n'étiez pas assez boursière. Bien évidemment une des propositions qu'on formule pour l'élection présidentielle, c'est l'allocation d'autonomie. Ça permet justement d'avoir un revenu jeune pour pouvoir vivre dignement et pouvoir assurer à la fois euh les loyers euh de pouvoir euh c'est une allocation d'autonomie qui serait soumise évidemment à des plafonds de revenu. Alors, ce serait pour tous les jeunes puisqu'on considère qu'aujourd'hui les jeunes euh sont en grande difficulté. C'est une catégorie sociale qui est une des plus précaires. À peu près 14 % des jeunes sont en dessous du seuil de
pauvreté dans notre pays. Et bien évidemment, nous ce qu'on veut c'est qu'il n'y ait pas de renoncement notamment aux études puisqu'on constate qu'aujourd'hui il y a un choix qui est fait et malheureusement c'est un choix qui est difficile entre se loger dans une ville où on souhaite faire nos études et renoncer à faire ses études puisqu'on ne trouve pas de logement dans cette ville. Falcon. Oui, la situation que vous vivez elle est dramatique et les premières victimes de la crise du logement des étudiants qui sont concernés par la crise du logement, ce sont les étudiants de la France périphérique. Ceux qui ne sont pas dans des villes, qui ne vivent pas déjà dans des villes où il y a déjà des pôles universitaires comme chez moi en Arbonne où les étudiants sont obligés de
partir à Montpellier ou à Toulouse. Parce que quand vous vivez sur place, c'est un peu plus facile. Vous avez votre famille, vous pouvez vous arranger, traîner quelques années chez vos parents. Mais quand vous vivez à la campagne et qu'il y a rien et que vous devez partir à 40, 50 ou 100 km de chez vous, là ça se complique. Donc il y a un sujet d'offre, ça c'est clair. Donc l'offre locative s'est effondré en 3 ans 50 % en partie à cause des normes. On va en parler un petit peu plus tard des normes DPE qu'on souhaiterait faire. On va essayer de prendre les problèmes les uns après les autres. Restons sur le Mais bien sûr tout est imbriqué mais restons sur les le logement étudiant en particulier. C'est une des raisons. Oui mais le logement étudiant bon c'est pas
dissociable non plus d'une politique globale du logement. Donc je suis obligé d'en dire un mot. Il y a ce sujet-là il y a le problème de recréer de la confiance auprès des bailleurs pour recréer de l'offre. Vous avez un retrait massif des logements du marché, je vous l'ai dit, ça s'effondre moins 50 %. Donc, il faut absolument qu'on trouve une solution parce que ce sont c'est le parc privé qui porte l'offre, c'est pas forcément le parc public. Il aide, il p he notamment les résidences étudiantes, le logement social, mais le logement social à lui seul ou les résidences étudiantes seules ne peuvent pas proposer une offre suffisante à tous les étudiants. Donc ça c'est le premier point. 2e point sur euh les résidences étudiantes euh qui sont pour nous assimilées à du logement social, on
souhaite y appliquer une priorité nationale parce qu'il y a 35 % d'étudiants étrangers. Alors on n' rien contre les étudiants étrangers. simplement, on estime que s'ils viennent faire leurs études en France, ils doivent être capables de s'assumer et on réfléchit à un système de quota pour respecter la coopération avec la francophonie et permettre à des étudiants étrangers certes de venir mais voilà qui soient quand même en capacité de subvenir à leurs besoins qui prennent pas forcément la place d'étudiants français dans les crousses. Donc ça ce sont les deux gros points que nous proposons pour relancer la machine mais il va falloir aussi construire. Donc là on déborde aussi sur la politique globale du logement. Il y a plus de construction dans ce pays pour
tout un tas de raisons, les normes également. et euh on est prêt à planifier la construction massive de logement, mais le temps que ça se mette en place, le temps qu'on réquisitionne des terrains, ça va prendre du temps. Et on a une solution qui est euh qui nous semble innovante et qui a été soumise d'ailleurs à un certain nombre de professionnels, c'est l'exploitation des millions de mètres carrés de bureaux qui ne sont pas utilisés aujourd'hui, qui sont vides. 6 million de m² bureau en région parisienne parce que le marché du bureau est en train de s'effondrer et l'idée c'est de créer une sorte de de modularité sur les plateaux de de créer des des cellules des appartements qui seraient en en coliving ou en ou en en colocation pardon en urgence ça peut aller très vite. En quelques mois on
peut réussir à faire ses aménagements sur des grands plateaux pour pouvoir y loger en urgence. Vous savez que la première députée qui m'en a parlé sur ce plateau, c'est Daniel Simonnaet sur la réquisition des logements vacants à Paris. Alors, je ne vous ai pas parlé de réquisition là, je vous ai parlé de mobilisation avec les acteurs, avec eux on ne réquisitionne pas. Alors ça c'est plutôt du côté de de la France insouise. On est logiciel, j'aimerais bien savoir comment vous tendez le dispositif. C'est super simple. Aujourd'hui, un bailleur, il a aucun intérêt à avoir des des surfaces de de bureaux vides. Ça coûte de l'argent, il y a des taxes. Et donc en urgence les baurs sont les bureaux ? Bah ce sont ce sont des Buris des entreprises. Bah oui, c'est pas tout à fait la même chose.
C'était des bailleurs initialement, il louait en bureau. Donc il n'y a plus aujourd'hui de déboucher pour lui en bureau. Donc ils sont prêts même si la rentabilité est moindre, ils sont prêts à éventuellement faire cet effort et à transformer au moins pour une période en urgence des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux en logement. Marie cœur de roi, on a l'impression que désormais quand vous voulez entreprendre des études, il y a une première galère, c'est parcours sup et on oublie que derrière il y a une autre galère qui va être se loger. Ouais mais c'est toujours la course et c'est de pire en pire. Alors après, je vais peut-être essayer de rejoindre les deux députés, chacun de leur côté sur le problématique de l'offre et de la demande. Euh sur la demande d'abord et
sur les locataires étudiants qui sont dans une extrême précarité aussi parce que quand il y a l'encadrement des loyers, il est pas respecté. Le CAD va, il en dit long, c'est un marchand de sommeil purement et simplement. Il y a pas il y a pas de mot à dire. et l'encadrement des loyers est détourné avec ce qu'on appelle le complément de loyers. C'est-à-dire que vous avez des biens qui sont mis à la location et qui ne respectent pas l'encadrement des loyers. Et ça, il y en a plein partout. Je vous conseille d'aller regarder sur les sites internet. Je vous avais fait voilà et incroyable. Donc déjà, vous avez des propriétaires bailleurs qui ne respectent pas l'encadrement des loyers. maintenant derrière sur les propriétaires bailleurs et effectivement on a besoin du parc privé parce que
malheureusement et ça le gouvernement en est partiellement responsable, on n' pas assez de logements sociaux aujourd'hui en France pour pouvoir héberger tout le monde. Donc il faut qu'on puisse aussi inciter ceux qui ont un bien à mettre à la location à le faire de manière digne aux bonnes normes énergétiques avec des loyers convenables. Et ça pour le coup, bah tant que fiscalement on continuera à leur dire, vous avez plus intérêt à essayer de faire de l'optimisation fiscale en faisant du meublé où vous pourrez dépasser l'encadrement ou le bail code civil que personne n'a compris aujourd'hui mais qui en réalité c'est un bail qui ne doit pas être utilisé au titre d'une résidence principale. C'estàd que votre locataire c'est pas sa résidence principale. Or il y en a de
plus en plus partout. Donc faut bien lire les petites lignes parce que ça le baille code civil c'est pas d'encadrement du tout, pas de complément, c'est le tarif qu'il veut. Donc un, on change la fiscalité pour les propriétaires bailleurs, on alourdit celle sur ce qu'on veut plus, c'est-à-dire du meublé super cher, mais on allège celle sur le logement vide classique avec des loyers modérés et de l'autre côté, on surveille les marchands de soleil davantage parce qu'effectivement, c'est pas possible qu'on ait un effondrement de l'offre et des marchands de sommeil, il faut aussi qu'il y ait du contrôle. C'est Maë, vous avez essayé de le dénoncer votre propriétaire ou vous êtes parti parce que vous dit c'est bon. Ouais, non, je suis juste parti parce que juste j'en avais marre.
David ? David, bonsoir. Vous êtes directeur d'agence immobilière à Paris. Bon, sans doute est-ce que vous allez être sollicité après l'émission. Quand vous publiez une annonce aujourd'hui pour un appartement correct, alloué rien qu'à Paris hein, qu'est-ce qui se passe ? Alors euh on a, si on laisse le téléphone allumé après avoir mis en ligne l'annonce, on a des dizaines et des dizaines d'appels sans cesse. Euh donc, on a arrêté en fait de de mettre en ligne les annonces sur tous les portails sur lesquels on travaillait. On les met juste sur nos portails à nous. euh sur notre portail ou c'estàd vous mettez plus sur ce loger.com par exemple, non ? Mais sur notre portail century 21 directement et euh on généralement en fait on publie nos annonces le soir
avant de partir pour ne pas pouvoir recevoir en fait des appels non pas qu'on veuille pas les prendre mais qu'on ne peut pas traiter. Ouais. Il y a il y a vraiment des centaines de demandes et donc en fait on reçoit toutes ces demandes, on regarde un petit peu ce qu'il y a comme caractéristique dans les demandes de chacun et on programme des visites ensuite. Mais donc on ne peut plus Quand vous dites on demande les caractéristices de chacun, est-ce que quand quelqu'un est intéressé par une annonce de biens alloué chez vous, vous demandez comme c'est maintenant de plus en plus souvent le cas un dossier avant d'accepter une visite ? Alors, notre agence, non, c'est-à-dire qu'en fait, on fait euh on fait des visites par rapport à ce qui est indiqué dans la demande du
client. Si on on pense que ça correspond euh plus ou moins euh ce qu'il indique par rapport à l'appartement et à ses critères de salvabilité. On fait ensuite la visite et on demande un dossier ensuite pour pas avoir à détenir des documents des personnes euh avant qu'ils aient visité si le dossier si l'appartement ne leur plaît pas. En toute honnêteté, quand un dossier étudiant arrive dans votre agence, c'est ce qu'il a une chance d'aboutir ? Ah, totalement. Parce qu'en fait souvent c'est des c'est des c'est plutôt des bons dossiers. Euh, parce qu'il y a des parents derrière. et des parents ou des garants qui sont pas forcément les parents ou des amis de la famille, on prend on prend tout le monde et euh euh c'est cumulable avec une assurance loy payée. Donc souvent en
fait euh ça plaît beaucoup aux propriétaires et il y a beaucoup de typesologies d'appartements notamment comme les studios qui correspondent au au profil étudiants qu'on recherche et que les propriétaires recherchent. Est-ce que vous pouvez nous donner des tuyaux, des petites astuces pour mettre toutes les chances de son côté quand on repère une annonce de bien alloué et qu'on sait qu'on va être 150 candidats sur cette annonce. Ce que je peux vous dire, c'est que faut pas hésiter à pousser la porte de l'agence et à se présenter. Faut pas hésiter à appeler quand même ou à envoyer des mails. Mais au-delà de ça, c'est quand vous avez la visite et que vous visitez l'appartement ici, il vous plaît. Il faut prévoir un dossier de location qui soit déjà prêt en amont, qui soit un seul fichier qui
regroupe l'ensemble du dossier par person. Mais ça c'est déjà le cas. Enfin, la plupart des plus personne ne visite un appartement sans avoir son dossier sous le bras. Oui, mais la façon dont le dossier est envoyé aujourd'hui, parfois on a des clients qui nous envoient 10 mails avec 10 10 pièces jointes dans chaque mail ou avec des photos dans le corps de mail et euh c'est beaucoup plus compliqué à travailler, à comprendre et surtout un mail d'accompagnement qui explique la nature du dossier. Pourquoi on prend cet appartement ? Bah parce qu'on est étudiant par exemple, pour combien de temps on en a besoin. Et en fait, c'est beaucoup plus clair dans la compréhension du dossier. Ça nous permet de travailler plus rapidement pour la personne qui nous dépose.
La crise du logement, de quelle façon elle change votre métier d'agent immobilier en ce moment ? Alors, de plusieurs façons donc sur la location de la même façon que les candidats sont en tension, nous aussi parce que ça va très vite en fait. Donc les gens sont toujours très pressés de louer donc ils veulent rentrer assez rapidement dans un appartement. Donc nous, il faut qu'on ait déjà un dossier côté propriétaire qui soit prêt, des diagnostics de location à jour, de quoi pouvoir faire établir le bail, des documents de charge à jour. Ça change aussi si vous voulez dans le il y a beaucoup d'aspects juridiques qui rentrent en compte dans un bail de location, aussi bien que quand on vend un appartement. dont il faut être de plus en plus formé pour pouvoir louer un appartement. C'est
c'est notre cas chez nous. Euh et euh je dirais que il faut aussi qu'on arrive à convaincre des propriétaires à qui on veut vendre des biens qui sont des investissements locatifs que ça reste intéressant quand il y a l'encadrement des loyers, quand il y a des travaux d'isolation à prévoir, quand il y a une note énergétique qui n'est pas bonne. Est-ce qu'on va pouvoir réussir à améliorer la note énergétique ? Donc on a beaucoup de sujets aussi à la transaction pour vendre ces bien. Vous avez des questions à poser à nos invités ? J'ai j'ai quelques questions à vous poser. Ah, il a pris des notes. J'ai pris des notes. Euh donc voilà, à Paris, le marché locatif est extrêmement tendu pour les jeunes actifs, les étudiants ou les familles monoparentales. Pour avoir un pour avoir
des logements à louer, il faut avoir des propriétaires bailleurs. Ça, on l'a dit. En 2021, l'investissement locatif représentait 32,5 % des achats à Paris. En 2025, cette part est tombée à 24 %. entre les contraintes liées au DPE, à l'encadrement des loyers, la fiscalité, la hausse de la taxe foncière ou encore celle des coûts de financement. L'investissement locatif a fortement reculé. Que comptez-vous faire concrètement pour redonner envie aux investisseurs privés d'acheter à Paris ou ailleurs en France bien sûr et remettre davantage de logement sur le marché locatif dont on a tant besoin. Voulez que je commence. Bon, très bien. Euh non, vous avez fait un portrait c'est exact de la situation, c'està-dire que les propriétaires ne veulent plus louer aujourd'hui parce que c'est devenu
très compliqué. Il y a une multiplication des contraintes qui s'est installé ces dernières années, ce qui fait qu'on a professionnalisé euh le métier de bailleur. Enfin, j'emploie le mot de métier de bailleur parce que c'est devenu une profession aujourd'hui. C'est tellement compliqué. euh le petit bailleur euh qu'on avait il y a 20 30 40 ans qui loue un studio pour euh euh en prévision de sa retraite ou autre. Aujourd'hui, il est en train de disparaître parce qu'il a plus envie de s'embêter avec ça. Et les dernières contraintes euh qui sont apparues notamment en matière de de DPE de performance énergétique, on en parlera un petit peu plus tard parce que ça fait débat euh euh sur le déclenchement à notre sens de l'effondrement de l'accélération de l'effondrement de
l'rolocative. Il y a des chiffres qui circulent. On a beaucoup de mal à avoir des chiffres officiels. On a des chiffres qui viennent des plateformes. On a des chiffres qui viennent comme ce loger pour pas les citer bien ici qui qui nous disent nous on a 60 70 % d'annonce en moins. Donc ça dit quelque chose ou foncia ou encore mais donc ça veut dire c'est autant de passoirs thermiques qui sont sorciers. Pas forcément parce que si vous voulez ce sont des propriétaires qui ont qui en ont assez et qui ont plus envie forcément de se lancer dans des travaux qui n'en ont pas l'énergie face à la complexité et qui préfèrent donner des congés pour vente ou vendre. Moi, j'ai dit il y a 3 ans dans les mysycles, je dis avec ce que vous êtes en train de mettre en place en 2022 2023 parce que
c'était le début de de l'arrivée de ces normes, vous allez assécher le marché locatif, les gens vont se retirer, ils ne veulent plus s'embêter avec ça. Donc ce qui fait que vous avez un marché de la transaction qui se porte pas trop mal. Alors après, les prix montent, les prix baissent, ça c'est pas notre problème. Et vous avez un effondrement de l'offre locative dans ce pays. Plus personne ne veut être bailleur. Voilà. Donc il va falloir trouver une solution. Nous, on n' pas 36 euh 36 promesses à faire. C'est la suppression massive des normes et des contraintes. Tout simplement en revenant au niveau d'avant 2022 en faisant sauter notamment cette norme DPE et on va en parler qui est complètement arbitraire parce que ça change tout le monde tout le temps de règle. Vous avez des décrets qui
arrivent et qui du jour au lendemain vous sortent 1 million de logements des passoirs thermiques qui redeviennent louables comme par miracle. Donc ça devient quand même très problématique. Non. Alors là en l'occurrence en l'occurrence c'était juste pourquoi ils sont redevenus louables pour la plupart, c'est parce que on a considéré qu'il fallait réhausser le coefficient pour les logements chauffés à l'électricité. Oui. Donc parce que le but c'était de remettre des marchés des logements sur le marché ou alors peut-être de revaloriser l'électricité au moment où on essaie de le but si vous parlez avec le ministre ou alors avec un certain nombre de collègues qui ont ouvré dans la majorité à cela, c'était de remettre sur le marché des centaines de milliers de
logements qui n'étaient qui n'étaient plus louables. Je crois que c'était plutôt pour rééquilibrer par rapport au gaz dont le coefficient reste à ce stade plus faible que celui mais c'était peut-être aussi les deux et en tout cas ça a permis de remettre sur le marché des dizaines beaucoup bougé le thermomètre là en l'occurrence pour le coup s'il y a bien une mesure qui pouvait s'entendre au moment où on veut cette électrification on veut sortir de notre dépendance des énergies fossibles. Bon là je alors je je ça c'est un vrai débat politique qui va animer je pense la présidentielle parce que la France aller très très loin dans ses normes. On est le seul pays d'Europe à avoir imposé des interdictions louées. Le certificat existe partout. On est le seul pays à
dire on arrête de louer à partir d'un DPE qui est très aléatoire. Je rappelle que la note, elle change d'un diagnostiqueur à l'autre. Dans 70 % des cas, c'est pas très fiable et ça va jusqu'à et vous le savez monsieur, influer la valeur du bien. C'estàd qu'il y a des gens qui se retrouvent avec une valeur amoindrie de 20 30 % de moins parce que le DPE tombe et c'est F ou G. Donc on arrête de ce délire, on arrête avec ce délire socialiste, hein. Donc on assume clairement, on revient un peu plus de liberté, on fait confiance, on poursuit la trajectoire de rénovation mais sans la coercition parce que ça ne fonctionne plus. Les Français ne réagissent plus à l'écartition, ils arrêtent, ils se retirent, disent "Moi, je veux plus, je veux plus d'ennui, je vends, je récupère le le capital et je
l'investis ailleurs ou je m'achète une résidence secondaire parce qu'il y a ça aussi." D'ailleurs, vous dites "Je vends mais en rien qu'à Paris 139000 vacan". Paris, j'aimerais qu'on parle pas toujours que de Paris parce que c'est vrai qu'ici on est à Paris mais la situation elle est grave aussi dans d'autres dans la ruralité. C'est pour ça que je dis rien qu'à Paris. Donc j'imagine la proportion ailleurs. Mais il se trouve que c'est le problème de la des logements la dépréciation du bien aussi, elle va encore plus loin. C'est-à-dire que les banques ne veulent plus financer des logements F ou G. C'est-à-dire que vous habitez à la campagne, vous avez une vieille ferme, vous voulez la vendre, elle est FouG avec des travaux de rénovation, vous avez tout un tas de banques qui ne
voudront pas l'acheter. Donc vous périser aussi la classe moyenne. On allège le DPE et c'est plus c'est ça ne va plus être qu'un indicateur mais ce ne sera plus. On revient la situation d' 4 ans et à mon sens on éétait pas non plus au moyenâge il a 4 ans et on poursuit la rénovation par l'incitation. Oui. Peut-être pour essayer de recentrer le débat autour de l'investissement locatif puisque c'est votre question monsieur. Je crois que il y a deux types d'investissement. Il y a ceux qui sont multipropriétaires. Donc 25 des 25 % des multipropriétaires détiennent 65 % du marché privé. Et on remarque aujourd'hui que l'investissement locatif pour avoir un appartement, un studio est en berne à cause des taux bancaires. On l'a vu au début de cette émission qui est presque
à 3,6 ce mois-ci. Donc c'est un frein aussi euh notamment sur les charges, notamment sur les prix de l'électricité. Et là où je crois que il y a une incohérence dans ce qu'a proposé le gouvernement en terme de réhabilitation des logements, c'est sur ma prime rénove depuis 2 ans, le dispositif a changé 21 21 fois 20 20 fois. Donc il y a aussi une incohérence de compréhension. Monsieur Falcon et son parti, eux veulent supprimer la prime rénove et veulent faire un prêt à taux zéro pour les les personnes qui souhaitent. Bon, ça reste quand même une dette et ça reste imputable à celui qui veut investir puisque c'est un prêt bancaire et donc c'est plus un investissement de l'État, chose avec laquelle on n'est évidemment pas d'accord. Donc c'est un frein à
l'investissement. Euh nous nous sommes favorables à ce que les gens puissent avoir un investissement locatif, peut-être un pour avoir la retraite, mais nous ne sommes pas favorable à ce que la multipropriété justement dérégule le marché, fait en sorte que les prix augmentent et fait en sorte que on ait des loyers toujours plus exponentiels puisque c'est ça aussi la difficulté. Et une contre vérité qu'il y a ici, on dit souvent l'encadrement des loyers empêche l'investissement locatif. Bah c'est faux. dans les villes où il n'y a pas l'encadrement des loyers, il n'y a plus d'investissement locatif en raison des taux, en raison du baisse de la de la baisse de la construction, en raison d'énormément de facteurs euh qui sont liés notamment euh au prix d' de
l'électricité, de l'énergie que qui ont fait qu'augmenter et surtout au manque de pouvoir d'achat des gens. Est-ce que je pourrais ajouter une chose ? On mélange beaucoup de choses. Nous, on fait vraiment la distinction entre le marché locatif et le marché de la transaction. C'est deux choses complètement différentes. Que le marché de la transaction bouge avec les taux. Dans les années 90, il y a une crise immobilière qui était très grave. les taux étaient étaient remontés et les prises étaient effondrées de 20 à 30 %. Nous, on veut pas intervenir là-dessus. Et le marché locatif, c'est autre chose. C'est c'est l'offre qui permet aux étudiants de se loger, aux jeunes actifs de se loger, euh voilà, au précaire de se loger. Il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas malheureusement être
propriétaires ou qui tout simplement n'ont pas envie d'être propriétaire pour tout pour tout un tas de raisons. Vous disiez vous même au début tout est imbriqué, c'estàdire que ces personnes qui ne peuvent pas acheter restent locataire. Transion transaction résidence principale la transaction résidence principale, ça ça c'est c'est un marché qui se régule tout seul. Mais l'offre locative, elle a toujours bénéficié d'un soutien de l'État. L'État est toujours intervenu pour soutenir l'investissement locatif justement parce que il y a une vocation sociale derrière et il faut absolument faire lever toutes ces contraintes. Et je veux juste ajouter une précision sur ce qu'a dit ma collègue. Effectivement, on voudrait supprimer ma prime renof pour la la remplacer par un prêt à tout zéro
qui existe déjà hein. Ça s'appelle l' PTZ. Oui. Non mais c'est pas nous c'est universel madame. C'est pour tout le monde. Quel que soient les revenus, quelle que soit la zone, partout euh voilà. On ne catégorise pas les Français et les territoire. Je suis curieuse de savoir si les banques accorderont des des crédits à des gens qui ont le fait. Je vais terminer parce que nous propose un pôle public. Pourquoi le prêt ? Parce que quand vous financez des travaux, vous participez quand même à améliorer le bien, la valeur du bien. C'est-à-dire que l'État n'a pas vocation non plus à faire d'échec à tout le monde et à vous payer tous vos travaux. Donc on propose ce prêt original infiné qui est remboursable à terme. Bon, peut-être on va peut-être pas pouvoir rentrer dans la
technique mais quand vous faites en général 20000 € de travaux dans une maison, vous savez vous êtes agent immobilier, je l'étais aussi. Euh vous valorisez davantage. Il y a une plus-value, il y a toujours une prime en France pour les travaux. Donc si vous avez une maison à 200000 € que vous faites 20000 € de travaux, la valeur sera plus 220000, ça sera peut-être 250000.00. Donc à un moment donné, l'État veut bien vous aider avec un prêt à ta zéro, mais elle ne peut l'État ne peut pas non plus vous prendre par la main et financer gratuitement tous vos travaux. Donc ça c'est un changement de philosophie aussi qu'on propose. Après je peux rentrer dans les modalités de 100 % rénov mais c'est un faudrait pas qu'on rentre dans une émission d'expert c'est une émission
plus publique. Philosophique. Le on passe du de la logique de subvention. Voyez tout à l'heure vous me disiez ah oui il y a pas que Paris. Oui il y a pas que Paris mais c'est la première ville qui mettra en place la surtaxe sur les logements vacants de de 60 % à partir du 1er janvier 2027 parce que le conseil ça alors ça ne va rien changer. C'est par rédibitoire d'avoir un logement vacant. Il y en a 12 139000 en ce moment à Paris et donc la mairie adopte cette sur taxe. Ce ce chiffre est 30 % de la valeur cadastrale du logement la première année, 60 % la 2e année. Ce chiffre est celui de l'Amérique de Paris, je le conteste. Vous prenez les chiffres de l'INC, c'est plutôt 1 % dans ces 1300 logements. Paris communique là-dessus avec des grandes affiches dans
Paris. Vous avez les résaires, les résidences enfin ils mettent tout et n'importe quoi et les logement fermés Marie Cœur de roi, j'ai besoin de votre arbitrage. Si vous prenez la la déficience ligne des logements durablement vacants, c'est 1 % c'est les successions, c'est les travaux, c'est les ventes. Alors, c'est vrai que effectivement la mairie de Paris a tendance à mettre tout dans les logements sous-occupés, mais c'est un sujet les logements sous-occupés, y compris donc les logements vraiment vacants, les logements résidence secondaires à savoir combien de temps ils sont occupés l'année. Et le problème de la fiscalité, c'est qu'à ce jour, on a une fiscalité qui permet à des propriétaires finalement de payer moins en ne mettant personne dedans 90 voire
100 % de l'année plutôt que s'il le mettait à louer. Donc là, l'idée c'est de dire, je je dis pas que c'est bien ou c'est pas bien, je dis juste que l'idée l'esprit de la mairie de Paris c'est dire bah si aujourd'hui tu es plus fiscalité quand tu le laisses vide, tu es plus fiscalisé quand tu le laisses vide que quand tu mets un locataire dedans ou que quand tu le vends, ça peut les inciter ? Donc c'est pas de la pure réquisition, c'est fiscalement, j'utilise l'arme fiscale pour essayer d'orienter les gens. David, vous qui êtes agent immobilier à Paris, vous vous dites que ça va donner de l'air au marché. Ça va libérer sûrement certains logements. La ma parle de 20000 biens qui reviendraient dans la location. Je pense que ça peut aider certains biens à revenir à la location. Pas tous.
Il y a des propriétaires qui sont, je dirais, un peu dégoûtés de la mise en location et qui ne mettront plus en location leurs biens pour certains et qui vont préférer les mettre en vente et d'autres qui étaient un peu en standby. Il y en a beaucoup qui attendent de voir leurs travaux, leurs notes de DPE et cetera qui sont un peu entre deux et peut-être que cette surtaxe les aidera à mettre en location. Enfin, moi je pense sincèrement que c'est quelque chose à observer. C'est-à-dire que se saisir de cette arme fiscale pour réorienter plutôt que tout de suite dire réquisitionnons ou alors ultra libér libérons le marché. Enfin pour le coup, je pense qu'il y a vraiment ce sujet de cette manière grâce à la fiscalité d'inciter les propriétaires builleurs à investir ou à
rester sur le marché et entretenir les biens. Le diagnostic de performance énergétique, il a eu le mérite de créer une valeur, une échelle de valeur, la valeur verte. Si demain vous dites à tous les propriétaires bailleurs de bonne foi qui ont fait les travaux de rénovation que finalement il est plus opposable ce diagnostic, il a plus de valeur. C'est-à-dire que leur bien qui a été survalorisé par les travaux, ils risquent d'en perdre. Moi, j'ai peur de ces allers-retours sur la réglementation en matière voudrais qu'on donne la parole à Arthur parce que Arthur, il va pouvoir nous en parler. Oui, Arthur Arthur, vous pouvez prendre un micro. Arthur, vous avez 34 ans. Alors, vous êtes locataire d'un studio sous les toits. Bonour ce qu'on appelle une bouilloire
thermique aujourd'hui. Il a fait combien chez vous cet été ? 40. Euh, il a fait très chaud. Moi, je me souvens surtout de 37° la nuit. Ouais. Et euh autant le jour euh je m'en arrangé à peu près, autant la nuit quand on peut pas se rafraîchir, ça devient vraiment compliqué. Vous avez fait comment ? Bah, je sais pas trop. Euh, enfin, je m'allongeais par terre sur mon parce que j'ai du carrelage au sol. Vous dormiez sur le carrelage pour être au frais ? Ouais. Comme les chats. Les chats font ça aussi. Ou sinon, j'ai eu la chance de pouvoir partir, je crois, à la troisème canicule. Ouais. Euh, j'ai mon père m'a proposé de partir parce que lui non plus, il en pouvait plus. J'étais sur l'occasion. Mais là, vous vous dites, vous êtes locataire, vous en avez parlé avec votre
propriétaire ? Euh non, j'avais d'autres soucis déjà. Ça fait ça faisait des années que j'avais des infiltrations parce que je suis vraiment Bah là, on voit c'est une photo de moi, c'est les deux dernières fenêtres au fond. Bienvenue chez Arthur. Voilà. Donc en fait quand il pleuvait, il pleuvait chez moi. D'accord. C'est bien. Vous profitez du temps extérieur quand il pleut, il pleut chez vous. Quand il fait chaud, c'était c'est un four. Ouais, je dors presque à la belle étoile. Euh donc du coup, j'ai d'abord réglé ce problème là qui m'a pris beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, beaucoup de chargement mentale. Et il fallait rappeler le propriétaire pour lui dire maintenant il fait trop chaud. Ouais, c'est ça. Donc du coup, nos nos rapports se sont pas forcément son sont pas forcément vu
améliorés de cet incident là. Donc non, chaque jour son temps. Là, j'ai j'ai géré la partie infiltration, il y a eu des travaux enfin et après pour le dép, moi je pense que je vais juste déménager. Vous songez à déménager. Ouais. Ouais. Mais ça en dilon pas. Enfin, son témoignage, il est hyper frappant parce qu'au moment où on veut justement alléger les contraintes énergétiques, rallonger le calendrier de rénovation puisque c'est ça qui est au programme parce qu'on nous explique que mieux vaut dormir sous un toit un peu pourri que nulle part. Bah, on a vu tout cet été des gens dormir dans des parme que vous n'êtes pas honnête parce que vous pouvez avoir un très bon DPE, on l'a vu cet été et un DPEA c'est votre argument monsieur F à chaque fois c'est la même chose.
Vous allez dire les les logements sont rénovés et sont mal rénovés. Même dans le neuf même dans neuf. J'habite dans le sud de la France, j'ai la chance d'avoir la clime chez moi. J'ai un logement neuf R20 dernier cri. quand il fait 45 dehors, on a fait le test, il fait 30 ou 35 à l'intérieur même avec les dernières normes. Donc même avec les dernières normes d'isolation qui gardent la chaleur parce que tout est fait pour garder la chaleur. Donc c'est génial en hiver. En hiver normalement quand vous êtes quand c'est hyper isolé, il y a pas de sujet, vous consommez moins. Mais l'été, ça devient infernal, la charleur reste enfermée. Donc il faut isoler. Oui, mais bien sûr. Et il faut climatiser massivement. Et c'est ce qu'on propose avec Marine Le Pen, un plan
climatisation. Je ne vois pas comment on peut faire autrement. J'ai des exemples à Paris. Je je prends toujours l'exemple de mon frère qui vit dans un immeuble ancien qui a été rénové. Il est euh DPEC donc c'est génial pour l'ancien Paris. C'est c'est rare qu'on ait cette note-là. Il a dû quitter euh son appartement pendant 2 mois parce que c'était le DP quand le DPE a été mis en place. Le confort d'été n'a jamais été pris en compte dans la réhabilitation des logements. Justement, on se dit qu'il y aura un avant et un après cet été 2026 pour les logements comme celui d'Arthur pour un propriétaire. Bah oui, enfin il vit sous les toit. CL pour ceux qui vivent c'est l'horreur. J'ai vécu 15 ans sous les toits. Je me suis tapé des canicules. Il faisait 35°gr chez moi.
Désolé madame posé. Allez-y j'ai pas entendu votre question puisque non ma question elle est on fait quoi pour ces logements là ? C'est-à-dire il y a j'ai l'exemple sous les yeux de Grégory Doussé le maire de Lyon qui vient de classer parmi les critères d'insalubrité la chaleur extrême en été d'un logement. Donc ça veut dire que l'appartement d'Arthur on le retire du parc locatif en fait. Alors moi déjà, je veux dire que cet été a été l'horreur pour les locataires et pour ceux qui vivent dans des logements trop euh trop trop chauds. Euh ça a des conséquences sanitaires. La chaleur, ça multiplie par deux les risques de maladies euh cardio-vasculaires. Et là où je m'inscris en faux de ce que dit monsieur Falcon, c'est de dire qu'aujourd'hui le DPE ne rénve pas
correctement parce que on n' pas pensé à une chose, c'est-à-dire la réhabilitation des logements en cas de forte chaleur. Donc c'est une politique d'adaptation au changement climatique et pardon de dire la clime ne va rien résoudre. Qu'est-ce qu'elle fait la clime ? Évidemment ça rafraîchit votre logement mais ça expulse quoi ? De l'air chaud. Donc ça rafraîchit les villes encore plus. Moi, je viens de Lyon, deuxième ville de France, la plus chaude de l'été et donc c'est invivable parce que il y a évidemment beaucoup de béton et dans les îs de chaleur, ce sont souvent les grands ensembles, les quartiers populaires. Donc moi je veux dire que la clline ne résout rien, qu'il faut réhabiliter les logements que par exemple l'us appeler le propriétaire d'Arthur pour lui dire sûr mais
malheureusement on a donc une loi qui est présentée par le ministre du logement en ce moment qui prévoit justement de remettre sur le marché locatif les DPE G et F. Et ben moi je trouve ça inadmissible en raison de ce qu'ont vécu les gens cet été. Il y a des gens qui sont morts dans leur logement parce qu'ils ne faisaient trop chaud. Donc soit on pense à une planification, c'est-à-dire à une politique d'adaptation au changement climatique. On a un investissement politique public dans la réhabilitation de ces logements, que ce soit le parc privé mais aussi le parc public et on investit massivement. C'est ça en fait qu'il faut voir pour les prochaines années parce que ça va aller de mal en pire. Marie, moi quand je les écoute, je me dis qu'on est dans la quadrature du
cercle. C'està-dire que si on enlève les DPE, ben on va remettre sur le marché soit des passoirs thermiques, soit des bouilloirs thermiques, soit les deux. On aura froid en hiver, on aura trop chaud en été et en même temps si on met des DPE, on sort des milliers de biens du marché. Euh en fait, c'est pour ça qu'il faut arrêter les gros curseur. Bah en fait, c'est pour ça qu'il faut arrêter les gros allers-retours. Et c'est vrai qu'aujourd'hui le diagnostic de performance énergétique, il a rien sur le confort d'été. Vous avez un petit smiley c'est bon, moyen, mauvais. Donc oui, c'est ça qu'il faut améliorer, améliorer le diagnos aussi chaud. Alors bien sûr, mais il y a d'autres sujets. Par exemple, on voyait on voyait chez vous hein, le problème c'est que même si
votre propriétaire était de bonne foi, ce dont je doute si visiblement ça fait des années que vous qui pleut chez vous, il y a quand même un sujet autour des architectes des bâtiments de France de la capacité en copropriété de pouvoir faire les bons travaux, c'est-à-dire mettre des volets, c'est bête mais quand même ça aide. Mettre des volets, avoir une isolation correcte, c'est pareil hein. Les isolants utilisés dans le logement neuf, c'est intéressant de savoir quel type d'isolant. C'est peut-être un peu technique, mais en fonction des isolants, bah c'est tout pourri ou c'est vachement bien. Mais excusez-moi, mais moi je j'habite à côté de l'Espagne, vous savez. Euh j'habite à côté de l'Espagne et les débats qu'on a ici aujourd'hui sur la climatisation leur paraissent mais
complètement délirants, complètement obsolète. Nous tout ce qu'on veut c'est améliorer le confort des logements français des français pouvoir mettre des des volets alors que oui mais bien sûr vous avez contre en commission je vous ai expliqué que les bâtiments de France refus les brasseurs c'est faux les brasseurs d' on veut pas des brasseurs d'air on veut pas des brasseurs d'air dans un toit on veut la climatisation du coup les brasseurs d'imisation que monsieur serait content d'avoir terminer si je peux terminer si je peux terminer c'est très bien nous on veut mieux que ça on veut au moins on veut au moins on veut la climatisation pour les logements anciens en centre Vous avez raison, c'est un vrai problème avec les ABF. On a une réflexion avec des ingénieurs, avec des
architectes pour pouvoir déployer massivement la climatisation dans les centres-villes sans faire n'importe quoi, sans tout dénaturer et que ça soit pas l'anarchie dans les copropriétés. Je ne vois pas comment on va faire autrement. On est très en retard. Quand vous prenez la carte la surmortalité cet été, je l'ai dit en commission, vous étiez sans doute là, la surmortalité, elle est dans l'Ouest et dans le nord de la France, là où il y a peu de climatisation par par habitant dans dans les dans les départements. Et le sud, s'en est plutôt bien sorti, entre guillemets parce qu'on déjà équipé, on pas choix, elle va devenir inévitable assez sincèrement. Ça va être une pression sociale, c'est-à-dire que qu'on le veuille ou non de façon enfin, il y a des collègues
pour des raisons idéologiques qui refusent la climatisation, mais ça va être une exigence sociale très forte. Lyon c'est Lyon une ville où c'est l'enfer l'été, il fait 40°gr. Voilà, je sais pas comment vous allez faire uniquement avec des volets. Vous avez peut-être gagné 2 3 degrés ou éventuellement un peu d'isolation, tant mieux. Mais vous avez pas comprenez pas quand vous allez sur le terrain en circonscription, quand vous êtes face aux électeurs, quand vous allez sur les marchés, comment ils vous parlent de la clim ? Les gens, ils vous disent pas mais il faut que vous bougiez sur ce sujet parce que j'ai craqué, j'en ai acheté une de je suis désolé, les gens n'ont déjà pas les moyens de mettre la clim chez eux. Premièrement. Deuxièmement, ça dépend si
c'est un bailleur privé ou un bailleur public. Aujourd'hui, les gens ce qu'ils veulent, c'est à Lyon, on a un gros problème, c'est il n'y a pas de de volet, euh il y a pas de brasseur d'air. Et donc, il y a aussi une volonté pour les propriétaires bailleurs de privé et public d'imposer tout ça puisque si votre logement il est ni traversant, il n'a pas de brasseur d'air, il n'a pas de volet et ben c'est l'enfer. Donc il y a déjà une réhabilitation à ce niveau à faire. Et je pense que nous on est dans une volonté de planification, c'est-à-dire on constate que l'adaptation au changement climatique, il faut que on mette des politique en place pour justement ne pas souffrir comme on a souffert cet été. Donc c'est-à-dire mettre en principe élémentaire euh ce que je viens de dire
volet, brasseur d'air, isolation, isolation thermique aussi. Et puis ensuite, on voit comment on arrive à faire en sorte de réhabiliter les logements qui sont déjà euh euh sur le marché, qui ne sont plus sur le marché pour d'autres parce que il n'y a pas euh assez de de de personnes. Euh enfin voilà, il y a énormément de choses à faire et je pense que la question du logement, elle est pas juste unilatérale quoi. Il y a il y a plusieurs piliers et il faut engager une politique vraiment de rupture. Il faut qu'on aborde aussi le sujet du mal logement qui fait aussi partie de cette crise. Avoir un toit au-dessus de la tête, c'est bien. Bah quand il pourrit, on fait quoi ? On a commencé à en avoir un aperçu avec Arthur. Je vous propose de regarder ce reportage à
Aubertvilier en scène Saint-Denis. Là-bas, le maire a pris un arrêté pour bloquer le paiement des loyers dans un immeuble HLM qui était rongé par l'humidité et les cafars. Thbo Enoc, le 193 Avenue Jean Jorès à Auberviller est un ensemble typique des cités ouvrières des années 30. Du dehors, rien n'a signalé mais à l'intérieur certains des 196 logements sont insalubres, rongés par l'humidité et les cafars. Cette habitante de 78 ans sans eau chaude depuis un an, se lave à la casserole. On est abandonné complètement, c'est tout. On est abandonné et à partir du moment où vous réglez votre loyer convenablement, c'est fini. En plus, j'ai donné l'autorisation de prendre sur mon compte chaque mois. Je
suis foutu maintenant. Une expertise judiciaire a été demandée par la ville. Des études ont été réalisées en juillet et des travaux ont débuté dans quelques appartements. Le maire de la ville a pris un arrêté pour bloquer le paiement des loyers. C'est pas une fin en soit la suspension des loyers même hors charge. Ce que nous vou nous voulons, c'est une réhabilitation globale ici et des parties communes et des logements pour que les locataires vivent dans les meilleures conditions parce que c'est leur droit. C'est ça qu'il faut avoir en tête. Et je rappelle que cette résidence n'a pas connu de travaux de réhabilitation depuis plus de 30 ans. Pour le gérant immobilier, seulement six logements sont concernés par ces problèmes. Les travaux dans les six logements dont
les loyers sont suspendus sont déjà terminés. Début 2027, l'ensemble des fenêtres, la distribution d'eau, le chauffage et les salles de bain seront concernées par des travaux. 2 ans seront nécessaires pour venir à bout des cinq bâtiments. Voilà pour cette affaire de de logement insalubre. Euh il faut en arriver Marie Cœur Deoi à ses solutions de suspension des loyers et elle peut la dame peut évidemment quand bien même elle est prélevée tous les mois, elle peut stopper, elle appelle sa banque et puis euh elle stoppe le paiement des Après, c'est partout pareil hein, c'est-à-dire que vous avez des des bailleurs sociaux, des bailleurs privés qui respectent pas la règle. Après sur les bailleurs sociaux, je mets toujours un petit truc quand même, je pense qu'il faut mesurer
pourquoi on a autant de demande, aussi peu d'offres aujourd'hui et aussi peu d'entretien aussi parce que il y a encore malheureusement des bailleurs qui n'arrivent plus à entretenir le parc HLM. Il y a quand même une mesure qui a mis en place le gouvernement depuis bah une petite dizaine d'années, depuis 2018, ce qui s'appelle la réduction du loyer de solidarité. Je vais vous faire le sketch parce que c'est un peu complexe mais je vais essayer de simplifier. La réduction du loyer de solidarité, ça a l'air super sympa mais en fait ça l' pas. C'est une baisse des APL pour les locataires du parc social. Donc vous dites c'est très très méchant mais pour que ce soit indolore pour eux qu'est-ce qu'ils ont demandé ? L'État a demander aux bailleurs sociaux de
baisser d'autant les loyers. Donc c'est vrai que c'est indolore pour les locataires HLM. Ils ont une baisse de loyers mais ça équivaut à leur baisse d'APL. Ça veut dire quoi ? En cumulé sur mandat, ce sont 10 milliards d'euros qui ont été récupérés de dépenses en moins pour l'état d'APL mais du coup de frais supplémentaires ou en tout cas de manque de trésorerie pour les HLM. Et donc aujourd'hui, ils ne construisent pas, ils ne rénovent pas assez. Pourquoi ? Parce qu'ussi on leur a retiré de l'argent. Et ça, il faut quand même le dire parce que c'est un sujet. On peut pas s'étonner que la crise du logement soit ce qu' ce qu'elle est aujourd'hui dans le privé comme dans le social et en même temps ponctionner 10 milliards d'euros au HLM depuis euh 2018. Chacun
son tour. Vos préconisations pour le logement social si votre candidat est élu à la présidentielle à la première chose et je rejoins ce que vous avez dit, c'est évidemment depuis des années, on a un désinvestissement de l'État sur la question de la compensation du gel des APL et de la baisse des APL de 5 € en 2017. C'est 10 milliards d'euros en moins pour les bailleurs sociaux. Je suis allée au congrès de l'USH et j'ai rencontré la présidente qui m'a dit "Pour rénover le parc, nous avons besoin de 8,6 milliards d'euros". C'est un congrès qui vient de se tenir à Bordeaux. Tout à fait. Et donc je crois que évidemment on peut faire le calcul assez justement que c'est un manque pour elles et eux pour réhabiliter le parc social. Bien sûr, nous il y a la réhabilitation
du parc social, l'aide aux bailleurs sociaux et puis il y a aussi la question de la construction de logement supplémentaire. On on y reviendra peut-être tout à l'heure, mais je crois que au vu de du changement démographique de notre pays euh de des familles monoparentales, du vieillissement de la population et aussi la volonté pour nos aînés de rester chez elle et eux, on arrive dans une tension et donc il faut construire des logements. Et là où je crois qu'il faut aussi aller, c'est peut-être la question de la commande publique parce que le secteur du bâtiment aujourd'hui est en perdition. Il y a moins de commandes publiques parce que les collectivités territoriales ont moins de moyens. Donc ça c'est le projet de loi de finance que monsieur Falcon euh vote et je crois nouvelle
bah en tout cas vous le censurez pas donc vous le votez vous êtes encore d'accord donc vous voyez en fait c'est toutes ces questions elles sont très très liées il y a la question de la réhabilitation de la construction et bien évidemment du soutien aux bailleurs sociaux Frédéric Falcon bah déjà pour ce qui est de la situation de cette résidence c'est inacceptable c'est un bailleur social il a un agrément touche des aides touche des subventions les bailleurs sociaux sont très aidés ils sont ils sont exonérés de la taxe foncière ils sont exonéré l'impôt sur les sociétés. Je vais pas rentrer en détail mais c'est un peu facile de ville. Oui, mais c'est inacceptable quand c'est un bailleur social. J'ai discuté en Coré avec un ami qui est locataire du parc social qui a eu un problème. Il a plus
de solde, ça fait 3 mois, c'est la RIVP à Paris. Ça traîne, ça traîne, on vous envoie des prestataires de prestataires. Enfin, c'est c'est très compliqué aujourd'hui quand vous avez un pépin dans un logement social pour que il se bouge et qu'il réalise des travaux. Donc ça c'est inacceptable. Oui, mais quand c'est du public, ça devrait pas se passer comme ça parce que ça devrait être très cadré. Le public devrait exemplaire. Oui oui mais je sais qu'à ma gauche, attendez, je termine à ma gauche, on a les défenseurs de de l'USA chez madame Cosse parce que c'est quasiment la même rhtorique que vous venez de développer. Pour le logement social, on a eu un discours avec Marine Le Pen à Beaumond, on en a parlé il y a quelques jours sur votre plateau qui est
assez radical. Nous, on supprime la loi SRU. Euh, on instaure la priorité nationale uniquement sur la nationalité. Bien sûr, le seul critère, ça sera uniquement ça. Les êtes parvenu à chiffrer cette mesure d'ailleurs, à chiffrer le nombre de logements que une surreprésentation dans les attributions de 25 % d'étranger. Donc voilà, on estime que et autre sujet, déjà c'est 14 % de personnes, ça c'est les chances. Et après et après c'est les chances dans quand vous déposez votre dossier de d'avoir un dossier accepté et après vente d'une partie du parc social au locataire en transformant une partie des loyers en apport. Il s'agit pas de le faire n'importe où, n'importe comment mais il faut absolument qu'une partie des locataires du parc social puisse devenir
propriétaire de cette manière-là parce que sinon quel taux ? Parce que sinon ils n'y arriveront pas tout simplement. Alors après on peut rentrer dans le détail mais euh il y a il y a des débats idéologiques là-dessus. à Paris on refuse de façon idéologique je comprends parce que en fait des revenus quand même respect quand vous quand vous vendez des HLM quand vous vendez des logements en HLM à des locataires, vous dégagez des vous le produit de la vente rapporte des revenus. Donc euh il y a 10000 ventes HLM par an sur 5 millions de logements. L'idée c'est de monter à 40 50 600.00 Voyez dire qu'il y a pas assez de logements, il y a pas assez de logements sociaux à loués et vous en fait vous proposez de les vendre. Donc il y en a encore. On continue. On continue. Les
deux. Il y aura les deux. Il y aura à la fois la poursuite de la construction. Il y a il y a un rythme de 100000 constructions de logements sociaux par an. Il y a pas de souci. Mais une partie sera également affectée à l'accession sociale à la propriété. Vous sortez une partie des locataires du parc existant vers l'accession sociale à la propriété. Vous libérez des places. Pacion. Vous remettez la paix à l'accession qui a été supprimé. On n'est pas contre et je m'étais battu pour le maintenir avec d'autres collègues et donc on passe d'une logique de stock à une logique de flux. Voilà parce que sinon on assigne les Français à résidence. Alors tout le monde ne pourra pas bien sûr de propriétaire vraiment donner la parole déjà. Je veux juste dire une chose c'est
que il y a 70 % des ménages français qui sont éligibles au parc public. Donc ça veut dire à des loyers qui sont encadrés modérés. Donc ça c'est la première chose. Je ne crois pas que vu les taux bancaires auquels nous avons le droit aujourd'hui permettent un accès à la propriété facilité. Vous voulez supprimer la loi SRU ? Depuis qu'elle a été créée, c'est 1 million de logements qui ont été qui sont sortis qui sont sortis de terre. Et oui, mais pas grâce à vos mairies, pardon, mais en fait euh la mairie de Ponté qui est là depuis 2014 fait payer au contribuable euh le fait qu'elle est hors la loi en en ce qui concerne la loi. Il y a plus de foncier madame. Mais si vous c'est vous qui voulez supprimer lasagne. Bien sûr qu'il y a du foncier mais du coup il faut réguler les
prononces. C'est le zéro artificialisation nette. Mais vous êtes pas cohérent sur la loi ruse. Vous voulez, vous dites qu'il y a un problème de construction, vous dites qu'il y a un problème d'accès au logement et vous voulez faire en sorte qu'il n'y ait pas de logement accessible et abordable. La loi sesu elle permet et pardon de dire mais Vairi ne respecte pas la loi et fait payer au contribuable euh les les taxes et les amendes de comment ça se passait avant 2000 on construit c'est bien parce qu'on a le débat sur le plateau intéressant c'est comment on a un débat de fond parce que on aurait aimé avoir un collègue de la majorité parce qu'ils ont quand même un bilan à défendre et ils esquivent mais au moins on n'est pas d'accord pas la même vision ah non pas
du tout nous c'est très clair on a deux visions extrêmement différentes mais au moins on a deux visions mais au centre ça aurait été sympa d'avoir voir un collègue de la majorité qui puisse un peu rendre des comptes sur la situation parce que nous on n'est pas au gouvernement, vous voyez, on n'est pas responsable quand même de quand il y a plus assez de logement, bah on finit aussi par inventer d'autres façons de se loger et c'est pour ça que je voulais donner la parole à Sarah. Bonsoir Sarah, vous êtes étudiante à Paris, vous avez 20 ans et vous vivez en colocation. Quel âge a votre colloque ? 94 ans. 94 ans. Je peux vous demander comment vous avez atterri chez elle ? Euh bah en fait déjà, il faut savoir que je viens pas du tout de Paris. Je viens du centre de la France et euh une fois
que j'ai obtenu mon bac en fin terminale, vient le moment qu'est-ce qu'on fait après ? Et donc vous l'avez compris, le centre de la France, il y a pas beaucoup de enfin c'est une petite ville, il y a pas beaucoup d'études postbac et donc j'ai été acceptée ici à Paris et je me suis dit pourquoi pas mais enfin j'avais déjà entendu entendu parler entendu dire qu'il faut s'y prendre à l'avance au niveau du logement mais je pensais pas que ça allait être aussi compliqué et bah j'avais foi au crousse mais finalement un peu comme Maë succès Non, sans succès. Et pourtant, j'ai beaucoup j'ai beaucoup relancé. J'ai fait toutes les phases d'admission mais à chaque fois sans succès.
Je me suis retrouvée au début du mois de septembre sans logement. Là, de cette année là. Non, non, non. Moi là, je suis en 3e année de ma première année, du coup sans logement. Et bon, j'ai une tente qui a bien voulu m'héberger chez elle. Euh mais c'est vrai que au bout de quelques mois, ça commence à être un petit peu tendu parce que c'est pas chez moi. Faut que je tr je que faut que je commence à trouver euh un logement et euh voilà, c'est pas méchant du tout mais bon c'est pas c'est pas ma maison. Et euh voilà cette pression de de trouver un toit un Et comment vous arrivez à une colocation intergénérationnelle ? Parce que c'est comme ça que ça s'appelle. arrive cette pression du coup ça m'a
j'ai en fait j'ai j'ai tenté partout j'ai encore continuer le cru encore sans succès de particulier en particulier et j'ai un ami qui m'a qui m'a parlé du coup d'une association qui s'appelle ensemble de génération qui rallie des personnes âgées qui souffrent d'isolement ou qui ont une chambre à proposer pour un jeune et des jeunes, des étudiants ou bien des jeunes des jeunes travailleurs qui souffrent de précarité. Et donc là aujourd'hui, vous êtes chez cette dame qui a 94 ans. Oui. Je peux vous Vous entendez bien ? Ça va ? Oui, on s'entend bien. Sympa. Oui, c'est super sympa. Et alors, est-ce que vous lui payez un loyer ? Non, en fait, j'ai une somme symbolique tous les mois de 10 €. J'ai une cotisation annuelle. On vous voit toutes les deux. Vous êtes
bien toutes les deux. Voilà, c'est pour lui payez 10 € par mois. Voilà, c'est ça. Et en échange ? et en échange bah des services, une présence la nuit euh le soir pour dîner avec elle. Euh bien sûr, j'ai des soirées de libre une fois par semaine. Euh j'ai des weekends de libre où je suis pas obligée de rentrer parce que voilà, elle peut s'occuper, elle a d'autres personnes qui s'occupent d'elle. Donc tout est bien encadré par un contrat de cohabitation intergénérationnelle. Donc on a vraiment été accompagné de de A à Z notamment avec ma référente qui se trouve à ma droite, j'ai rien d'in douté. Et euh elle a les les l'association, elle est
très bienveillante et elle se situe elle se elle se soucie énormément de du bien-être du jeune et de la de la seigneore pour faire en sorte qu'il y ait pas d'abus des deux côtés. Donc voilà, c'est super bien encad. Je disais, on invente. Ouais, mais ça c'est génial. En fait, ce système d'habitat intergénérationnel, ça fait quelques années qu'on en parle, c'est formidable et pour les jeunes et c'est formidable pour les seigneurs. Il faut se rendre compte que aujourd'hui, vous avez pas de seigneur qui a envie de finir sa vie en ÉPAD, qui plus aujourd'hui. Et donc pour rester chez soi, bah en fait seul faire appel à des gens qui vont passer. Là, on est en train aussi d'optimiser l'occupation des logements. Quand on dit que par exemple, il y a beaucoup de seigneurs qui habitent des logements
beaucoup trop grands pour eux parce que ils ont perdu leur compagnons, les enfants sont partis depuis longtemps et cetera. au lieu peut-être de leur retirer le logement, mais pourquoi ils habiteraient ils abriteraient pas des gens qui chez vous Sarah ? Euh je pense à peu près 70 m². Donc à de c'est un 12 pièces à Paris. Alors j'ai ma chambre hein. Mais vous vous dites que c'est un vrai choix que vous avez fait ou vous le subissez quand même un peu parce que dans l'idéal vous auriez aimé avoir un petit studio au cru voir une chambre à vous toute seule. Au début, je me suis dit avant de de connaître ça, je me suis dit c'est un peu comme vous dites subir la chose mais au final s'entend trop bien et puis euh j'ai même hâte de rentrer le le soir pour être avec elle.
Ouais, vraiment je suis trop contente de cette solution. Voilà, c'est super touchant. Ouais, je trouve que c'est une bonne manière de voir l'évolution démographique de notre pays. D'un côté, on a une crise du logement et un manque de logement et d'un autre, on a aussi à nos aînés. qui souhaitent rester euh chez elle et chez eux, qui souhaitent continuer à être autonome et vous l'avez évoqué avec notamment les scandales qu'il a pu avoir dans certains épades une peur aussi de partir de chez elle et chez eux et je trouve bah ce projet formidable surtout que là pour le coup c'est encadré par une association voilà il y a des choses qui sont qui sont faites et à l'heure où ben la santé mentale des jeunes aussi c'est une question que la santé mentale de nos
aînés vis-à-vis de l'isolement c'est une question ben je trouve que c'est un bon procédé et je pense que vous avez beaucoup à vous transmettre et que peut-être que tu apprends beaucoup et elle apprend beaucoup de toi. Fré Falcon, ça vous inspire ce genre d'initiative ? Nous est pour la liberté donc que les Français s'organisent, trouvent des solutions pour quoi habiter de façon intergénérationnelle, c'est très bien, il y a aucun problème. Mais ça n'enlève rien au fait que on manque de logement, qu'il faut en produire massivement. Oui. Et qu'on en arrive à des solutions comme celle-ci. En préparant cette émission, j'ai découvert que je suis je sais pas ça peut généraliser à jamais les Français n'ont été aussi nombreux à vivre en colocation. C'est dire qu'il y a un moment en fait il y a
plus le choix parce que les petites surfaces il y en a pas sur le marché et là je parle sous le contrôle du directeur de l'agence immobilière mais 44 % des candidats à des colloques sont des actifs et la moitié d'entre eux sont en CDI. Vous le voyez vous aussi dans votre agence David ? Prenez un micro. On a beaucoup de demandes de colocation surtout rentrée étudiante et euh on a un manque cruel de propriétaires qui comprennent le besoin de la consommation, le la colocation, pardon, ils sont frileux parce qu'ils connaissent pas bien et en fait ils ont des a priori étudiants, soirée étudiante. Donc c'est vrai que le bailleur privé et la colocation c'est quelque chose, il y a il y a des appréhensions. Donc on
essaie de les lever parce qu'en fait celle qu'on bien qu'on loue en colocation et ceux qu'on gère ça se passe parfaitement et souvent c'est des étudiants qui sont dans leurs études dans leur stage et qui restent généralement entre 1 an et 3 ans et il y a du et et le propriétaire récupère facilement son appartement après sans problème. Bon vous savez l'heure est déjà passée. On n pas eu le temps de parler des taux de crédit immobilier on parle de 4 % en 2027 c'est même d'ici la fin de l'année. On prend les paris à l'inallé 39 à la fin de l'année. On a compris que c'est un des thèmes centraux de la campagne présidentielle qui commence, que la crise du logement, bah il va falloir un big bang dont les candidats vont devoir vont devoir s'occuper aussi. Merci
vraiment à tous les deux d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci Marie Cœur Deoi. Merci à vous cher public d'avoir joué le jeu ce soir et à vous chez vous de nous avoir suivi. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Vous la retrouvez aussi à tout moment sur lcp.fr. fr. Passez une belle fin de semaine sur la 8 et à mardi 19h30 pour chaque voix compte en direct. Bye bye.
Anaïs Belouassa-Cherifi