« Ce qui m’a le plus touchée, ce sont les témoignages »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous découvert en Nouvelle-Calédonie concernant l'agriculture ?
- 4:00OuverteRéponse directe
À partir de quand la parole publique redevient-elle crédible selon vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a le plus frappé concrètement ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quel doit être le rôle de l'État ici en Nouvelle-Calédonie ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quel message adresseriez-vous aux Calédoniens avant de repartir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Anne Sopo FironsFait
« Les compétences régaliennes sont fondamentales pour la stabilité du pays. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On est venu nombreux. On repart avec une bien meilleure connaissance du territoire qui est fondamentale pour nous pour mener les combats. Bonjour Anne Sopo Firons donc vous êtes député des Evelines.
Alors vous êtes maintenant en Caliie depuis le début de la semaine, vous avez fait un certain nombre de déplacements mais je sais que vous avez une je dirais une acointance particulière avec l'agriculture. Donc je voudrais savoir un petit peu qu'est-ce que vous avez découvert en Nouvelle-Calédonie concernant l'agriculture. Bah ce qui était important c'est que aller en brousse déjà c'était important parce que ça été un volet complémentaire à tout ce qu'on a pu faire en dehors sur le l'institutionnel, sur ce qu'on a vu avec le secteur économique et surtout de pouvoir échanger avec un certain nombre d'agriculteurs, d'éleveurs sur les difficultés qu'ils rencontrent aujourd'hui.
C'est sûr qu'aujourd'hui en dehors du changement climatique qui modifient d'une part leur pratique mais de manière évidente comme nous on peut l'avoir en métropole, il y a aussi tous les sujets notamment liés aux fonciers sur lesquels ils m'ont parlé et et la nécessité qu'ils ont les problématiques qu'ils ont d'accéder au fonciers. Donc c'est vrai que nous en métropole on a on a une structure qui s'appelle la safaire et qui permet justement de de mieux installer les jeunes agriculteurs. Je sais que c'est un fort souhait ici en en Nouvelle-Calédonie.
Donc voilà, moi j'ai beaucoup échangé avec eux pour voir comment on peut les accompagner pour essayer de développer une structure qui soit un peu à l'identique. Et à l'inverse, ce que moi j'ai appris, ce que je ne connaissais pas parce qu'on a pas de structure comme celle-ci, la structure de l'OCEF sur l'achat de la viande, effectivement c'est une structure très particulière. Donc c'était intéressant de voir justement quel était le modèle ici en Nouvelle-Calédonie parce qu'on a quand même une difficulté sur le revenu des agriculteurs et ce système d'OCF permet quand même d'assurer un revenu minimum aux agriculteurs.
Alors il aucun système qui n'est parfait mais c'est vrai que c'est important de se dire aussi que nous c'est des modèles qu'on pourrait aussi utiliser en métropole. Donc en fait on a deux territoires français avec des pratiques qui sont un peu différentes, des problématiques qui sont similaires mais des territoires différents avec des systèmes qui se répondent l'un et l'autre. Et alors du coup, vous avez découvert la spécificité caléonienne de nos de nos éleveurs cowboy.
Comment quand on passe de l'agriculture traditionnelle en métropole à un petit un petit relan Texan en Nouvelle-Calédonie, qu'est-ce que c'est surprenant, c'est intéressant. Moi du coup, j'en ai profité pour monter à cheval avec eux parce que j'ai trouvé que c'était c'était l'occasion de le faire. J'avais déjà eu l'occasion de monter à cheval dans ma jeunesse, mais de le faire avec du bétail, c'est quand même tout autre chose.
Et c'est vrai que c'est intéressant parce que c'était l'occasion surtout d'échanger avec eux sur les problématiques qu'ils ont par rapport au tic et la nécessité de de voilà de de faire des bains et cetera. Donc ils nous ont montré en plus le bain des différents des différentes bêtes et ça c'était intéressant parce qu'on a pas du tout ce ce genre de problématiqu et puis l'occasion aussi de parler de l'adaptation des races, de l'évolution des races qui sont qui sont élevées ici en Nouvelle-Calédonie par rapport aux différentes problématiques qu'il rencontrent. On va rentrer sur des questions peut-être un peu plus politiques maintenant.
Euh je pense que vous avez dû vous en rendre compte au travers de vos déplacements. Beaucoup de Galédoniens aujourd'hui disent ne plus croire ou avoir de plus en plus de difficultés à croire aux annonces nationales. À partir de quand selon vous la parole publique redevient crédible ?
C'est une difficulté qu'on a tous hein, que ce soit en métropole ou ici. La difficulté c'est qu'on a une instabilité politique qui prend qui est très longue en fait finalement parce que ça fait un moment qu'on est dans une instabilité politique. L'intérêt, la nécessité pour nous en tant que parlementaire notamment, c'est de continuer d'essayer de convaincre de travailler toujours encore toujours plus aller vert.
Et moi, je crois beaucoup en aller vert. C'est-à-dire qu'il faut que nous on aille se déplacer. ce qu'on a fait ici à Nouvelle-Calédonie, c'est aussi de rencontrer un certain nombre d'acteurs, les acteurs économiques, les acteurs du médico-social, les acteurs les citoyens, en fait tout un nombre de de et en fait essayer de parler avec eux, de leur dire que nous aussi on travaille, que c'est vrai qu'on a parfois un spectacle un petit peu aïvrissant l'Assemblée nationale et et c'est vrai qu'on le vit aussi de l'intérieur, mais que malgré ce brouis, malgré les difficultés qui sont les nôtres aujourd'hui avec les 11 groupes politiques et et les difficultés qu'on a dans le gouvernement à faire passer un certain nombre de textes, il y il y a quand même des gens qui travaillent et le fait qu'on est nous aujourd'hui qu'on soit venu à 10 députés ici en Nouvelle-Calédonie, je pense que c'est un message fort que notre groupe ensemble pour la République a donné justement pour dire en fait le sujet né enfin de la Calédonie est important, il faut aussi qu'on soit assez nombreux à pouvoir le porter et à pouvoir mieux en parler à l'Assemblée qu'il n'y ait pas uniquement Nicolas Mesdov qui puisse le faire qui a évidemment toute la légitimité pour le faire mais aussi que nous on puisse être le relais et le des pores-paroles aussi de de des besoins et des enjeux du territoire.
Au sens plus large, après toutes les visites que vous avez pu faire cette semaine entre pries, prison, rencontre communautaire également, qu'est-ce qui vous a le plus frappé concrètement ? beaucoup de choses. Je pourrais, je crois que chaque séquence a été frappante pour des choses très différentes.
Euh ce qui m'a vraiment le plus touché, alors c'est peut-être pas frappé mais touché, c'est la rencontre qu'on a pu avoir avec les citoyens du monde nord sud sur les traumatismes qu'ils ont vécu suite aux émeutes et surtout les conditions dans lesquelles ils ont vécu pendant des mois, ce qu'ils ont dû mettre en place. Moi, le fait qu'ils me disent qu'il fallait attendre 5 he pour prendre un bateau pour aller travailler, qu'un jeune qui allait à l'école avait les mêmes difficultés. En fait, on a on a on a pris conscience malgré tout ce qu'on a pu suivre nous en en métropole, la presse, les médias, la difficulté c'est que on l'appréhende pas du tout de la même manière parce qu'on l'a pas évidemment pas vécu et que avoir tous ces témoignages là, ça a été quand même quelque chose de très très fort.
Vous l'aviez comme on l'entend souvent vécu au rythme aussi de la la presse et des médias nationaux en oubliant parfois qu'ici effectivement c'était c'était quelque chose qui était vécu au quotidien et en permanence. Forcément, enfin c'est toujours une difficulté parce qu'il y a beaucoup de sujets dans le monde parce que nos médias ne relayent pas tout et que on passe d'un sujet un autre très vite. Et c'est une difficulté aujourd'hui parce que même sur les textes de loi que nous on vote à l'Assemblée, les textes s'enchaînent et en fait les gens ne retiennent pas ce qui se passe non plus parce que ça va très vite et que les médias n'en parlent pas et donc ça n'imprime pas non plus.
Sur le plan plus je dirais décisionnel, selon vous le rôle de l'État ici en Nouvelle-Calédonie, est-ce qu'il doit être avant tout un soutien, un arbitre ou un décideur ? Je crois qu'il doit être un peu les trois. C'estàd que aujourd'hui la Nouvelle-Caédonie c'est une c'est la République. qu'en fait l'État a des compétences qu'il faut qu'elle puisse conserver, qu'elle puisse continuer à appliquer notamment parce que les compétences régaliennes sont fondamentales pour la stabilité du pays, que ce soit sur les forces de l'ordre et on les a rencontré à de nombreuses rencontres pendant tout notre séjour dans des cadres différents et on a tout tout le monde nous a dit la même chose sur la nécessité d'avoir d'une présence force des forces de l'ordre et puis l'État c'est aussi la protection.
Alors ici, il y a tout le système qui a été délégué au Congrès et au gouvernement local et sur lesquels on a finalement peu de pouvoir. Même si nous on vote des choses au niveau national, c'est pas forcément en miroir ici parce que le Congrès et le gouvernement ne les reprennent pas et on se sent un peu démuni face à ça parce que on n'est plus du tout dans notre rôle mais c'est quand même important effectivement qu'il y ait une continuité et que cette continuité dans la dans la République soit forte. Pour conclure et sur un plan plus humain et de manière plutôt succinte, qu'est-ce que vous auriez envie d'adresser comme message au Calédoniens avant de repartir vers la métropole ?
Alors dire que on est venu nombreux, on repart avec une bien meilleure connaissance du territoire qui est fondamentale pour nous pour mener les combats, pour mener les combats auprès de Nicolas Mesdor parce que jusqu'à maintenant il les portait seul même si on a toujours voté, on a toujours suivi ce qui nous expliquait, ce qu'il nous disait parce qu'il nous l'explique très bien. Nous aujourd'hui, on repart en se disant que la connaissance qu'on a acquise aujourd'hui nous donne aussi une légitimité justement pour aller convaincre des collègues à nous dans notre groupe évidemment, mais aussi au-delà de notre groupe parce qu'on a quand même un socle commun. Alors, on l'appelle un peu comme on veut, mais c'est aussi important d'aller convaincre des collègues et de se dire qu'aujourd'hui, demain et après-demain, on va pouvoir nous porter à l'Assemblée nationale dans les médias tous ces sujets-là et que nos extrêmes qui vont nous attaquer en nous disant comme d'habitude qui ne sont pas d'accord avec nous, on pourra aussi leur dire la légitimité qui est la nôtre à porter ces combats auprès de Nicolas.
Merci beaucoup Anne Sophie Ron et bon retour vers la métropole. Merci beaucoup.
Anne-Sophie Ronceret