Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, réagit à l'adoption de la loi sur l'aide à mourir
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
depuis longtemps c'est fait c'est définitif oui c'est un événement parlementaire et un texte sociétal important qui vient d'être adopté à l'instant la loi sur la La fin de vie définitivement adoptée par le Parlement. Le ministre des Relations au Parlement prend la parole, Laurent Panifous. Le Premier ministre est absent de cette séance pour cause d'un engagement à l'étranger.
Vous avez entendu il y a quelques minutes, Yael Brown-Pivet. qui a résumé le vote. 291 voix pour, 241 voix contre.
C'était le dernier débat. Il y a quelques voix qui se sont perdues en cours de chemin depuis la première fois que le texte était passé à l'Assemblée Il faudra qu'on re-regarde le détail. La majorité me semble tout de même assez confortable.
Il y avait quelques craintes ces derniers jours, ces dernières semaines parce qu'il y a eu une campagne assez fervente de la part des les opposants au texte ces dernières semaines, qui ont exprimé leurs craintes. Des craintes qui ont été prises en compte par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Vous savez que le Premier ministre a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel sur certains points de cette loi, notamment pour assurer disait -il les sujets de dignité de la personne humaine et les sujets de liberté de conscience des soignants.
C'est donc la fin d'un parcours parlementaire long et sinueux mais qui vient donc de se solder par une victoire pour les défenseurs de ce texte, cette loi sur la fin de vie qui a été définitivement adoptée. Il y aura donc des recours au Conseil constitutionnel, ça on le sait, puisque le Premier ministre, je le disais à l instant, l'a sollicité ce Conseil constitutionnel, tout comme d'ailleurs le président du Sénat, Gérard Larcher. Le Sénat avait rejeté le texte en dernière lecture du côté du Sénat il y a quelques jours. 291 voix pour, 241 voix contre cette loi qui est donc définitivement adoptée.
Bonsoir Bruno Retailleau. – Bonsoir Marc Pauvel. – Merci de nous rejoindre à présent, président des Républicains, candidat à l'élection présidentielle.
On va d'abord évoquer cette loi si vous voulez bien que vous combattez, que vous avez combattu ces derniers mois. Elle a beaucoup changé, pas assez sans doute à votre goût. Est-ce que vous considérez malgré tout que cette loi qui est souhaitée par une majorité de Français est une loi de progrès ?
Ah non, ce n'est pas une loi de fraternité, c'est plutôt une loi d'abandon pour plusieurs raisons. Ma crainte, voyez, c'est qu'on fasse peser sur les souffrants, ceux qui sont au crépuscule de leur vie, cette question qui est insupportable, inhumaine, qu'ils devront se poser. Suis-je devenu un poids pour mes proches et pour la société ?
Est-ce qu'il ne faut pas en finir plus vite ? Ce qui est terrible, voyez, c'est qu'en France, on a un énorme déficit. Le vrai scandale, il est où aujourd aujourd'hui.
Le vrai scandale, c'est qu'il y a à peu près 500 personnes par jour qui meurent sans pouvoir bénéficier de soins palliatifs, donc de soulagement. Qui ont fait l'objet d'un autre volet. Oui, mais ce que je veux dire, c'est que vous avez, on nous a présenté cette loi comme une loi de liberté.
Mais regardez le système de santé, ça craque de partout. Entre une injection ou une capsule qui ne coûte rien et des soins palliatifs qui coûtent très cher, qu'est-ce qui va se passer On va avoir dans notre société une pression financière, économique. C'est ça qui est difficile.
Vous pensez que les personnes vont décider de mettre fin à leur jour, de demander qu'on les aide à mourir ? Je pense que c'est les plus vulnérables. Je pense que quand on est riche, on peut se payer une infirmière, une aide-soignante pour pouvoir pallier le manque de soins palliatifs.
Et ma crainte, justement, elle est là. Et quand je dis que ça n'est pas une loi de fraternité, mais d'abandon, c'est cette crainte qui pousse finalement, chacun d'entre nous au crépuscule de sa vie de se poser la question « Est-ce qu'il ne faut pas que je débarrasse le plancher parce que je suis devenu un poids financier ? » On sait bien d'ailleurs que vis-à-vis de la sécurité sociale, le coût en réalité des derniers mois, la dernière année de sa vie est le plus important.
Et malheureusement, c'est une des lois, vous savez, les plus permissives. Et quand on voit le Canada, quand on voit les Pays-Bas, quand on voit la de Belgique. Il y a au départ des gardes fous, mais progressivement, ils sautent les uns après les autres.
Hier, c'était les majeurs. Aujourd'hui, il y a des mineurs. Hier, il fallait avoir toute sa tête, comme on dit.
Maintenant, il peut y avoir des gens qui sont en difficulté de discernement, qui sont éligibles. Est-ce que ça signifie, Bruno Rotaillot, que si vous arrivez au pouvoir, vous abrogerez, vous reviendrez sur cette loi ? Je vais répondre à votre question, mais il me semble que tout n'est pas terminé.
Vous allez un peu vite en besogne, vous avez dit tout à l'heure qu'il y a trois saisines. Il y a le Conseil constitutionnel qui est saisi par Gérard Larcher, président du Sénat, qui est à vos côtés dans ce combat, qui a été saisi aussi de manière un peu plus surprenante par Sébastien Lecornu, le Premier ministre. Est-ce que vous considérez, Bruno Retailleau, que ça veut dire qu'il a des doutes lui aussi et que finalement il est de votre côté ? – C'est dû en même temps, mais c'est typiquement dû en même temps. – C'est-à-dire qu'il y a une répartition des rôles ? – Mais c c'est-à-dire qu'il est Premier ministre.
Il a des pouvoirs. Il aurait pu prolonger la navette pour essayer de trouver une forme de consensus. Il aurait pu ne pas réunir la commission mixte paritaire.
Donc il recourt pour donner, il recourt au Conseil constitutionnel sur un point qui est très, très politique et moins juridique pour se défausser en réalité. Ce que je veux dire aujourd'hui, ce que je dis solennellement ce soir sur votre antenne puisque le Conseil constitutionnel va devoir en délibérer. Il va être saisi par le président du Sénat, vous l'avez dit, par le Premier ministre mais aussi par les parlementaires.
Les sénateurs, par exemple, dont je fais partie. Je à ceux qui sont au Conseil constitutionnel, à certains juges qui, par le passé, ont déposé des propositions de loi pour justement favoriser la démourir. Je pense à, par exemple, Jacques Je pense à Laurence Wicheski qui avait aussi participé aux travaux qui ont été le préalable de la loi de Falorni.
Je leur demande de se déporter. Donc ils ne prennent pas part à cette délibération et qu'on laisse les autres — Exact. On ne peut pas être jugé parti.
Je pense que ça, c'est une règle de l'État de droit qui est importante. Je voudrais simplement vous rappeler que lorsque François Fillon avait introduit une QPC pour savoir Pour savoir si c'était très technique, si le juge était compétent pour connaître de ces difficultés-là. Il y avait eu trois juges constitutionnels qui s'étaient déportés.
Ils s'étaient déportés parce qu'ils l'avaient dit, ils avaient pris Fête et Cause, il avait soutenu à l'époque François Fillon. Moi je pense que je demande la même chose. Donc vous demandez que deux des membres du Conseil constitutionnel, en l'occurrence, ne prennent pas part à la délibération ?
En tout cas, celles et ceux qui dans leur passées, ont pris fait et cause sur la fin de vie, et notamment pour l'euthanasie et le suicide assisté, se déportent. Si le Conseil constitutionnel valide la loi, que ferez-vous si vous arrivez au pouvoir – Je ferai un bilan au bout d'un an, je ferai un bilan au bout d'un an et en fonction, je verrai si je ne demande pas aux Français de trancher par eux-mêmes. – Par référendum ? – Par référendum. – Par référendum, donc on laisse la loi s'appliquer, elle pourrait entrer en vigueur avant la fin du quinquennat, on laissez un an. – La loi va s'appliquer vraisemblablement. – Et au bout d'un an, on fait du l'an et éventuellement un référendum là-dessus ? – Absolument. – Je voudrais vous entendre Bruno Retailleau sur la suite, les suites de l'affaire Liana.
On se souvient que Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, avait demandé à ce que toutes les plaintes déposées par des mineurs soient réexaminées avant le 14 juillet. Le bilan a été donné aujourd'hui. Il y avait 70 000 plaintes à réexaminées.
On apprend aujourd'hui qu'un millier de dossiers prioritaires ont été identifiés, mais surtout que 675 personnes ont été incarcérées depuis l'annonce de ce réexamen. Est-ce que vous êtes surpris par ces chiffres ? Est-ce que ça veut dire qu'il y a eu une forme de coup de pression sur la justice ?
Écoutez, je ne suis pas surpris. Je voudrais simplement vous dire que dans un journal parisien, pour ne pas le nommer, j'avais demandé à l'époque aussitôt qu'il y ait cette mesure-là et qu'avant l'été, on puisse réexaminer l'ensemble des dossiers pour voir si était passé à travers les mailles du filet un certain nombre d'affaires qui étaient des affaires où des individus pouvaient soit récidiver ou commettre justement. Ce qui veut dire que sans Liana, sans Rosa, cette petite fille qui avait porté plainte contre le meurtrier présumé de Liana et dont la plainte n'a pas été traitée comme il le fallait, ces 675 personnes seraient sans doute encore chez elles.
Alors qu'elles sont ce soir en prison ? Marc Fauvel, c'est ce qui est terrible. Il y a une forme de tiers-mondisation de la France, y compris de nos services publics, les services des urgences qui ne tiennent que grâce au dévouement des personnels soignants, l'école qui est mal en point on vient de citer la justice il y a une mesure qu'il faut prendre moi je l'ai vu même au ministère de l'intérieur l'état est à l'âge de pierre du numérique il faut interconnecter les différents fichiers police gendarmerie cassiopée la justice il ya l'intelligence artificielle si on faisait ce que l'on fait par exemple sur le fichier pour les personnes radicalisées notamment sur les islamistes c'est à dire que dès le moment où le même nom apparaît deux fois, dans deux affaires différentes, on recoupe.
On recoupe immédiatement, mais on recoupe technologiquement, instantanément, vous voyez ? Donc on ne perd pas même une minute, même pas un dixième de seconde et on a une alerte. Et là, on règle les problèmes.
Mais est-ce qu'on peut encore dire que c'est une affaire de moyens quand finalement il suffit que le ministre tape du poing sur la table pour qu'on découvre que 675 personnes sont sans doute davantage à leur place en prison qu'à la maison. Tout le monde sait qu'il y a un problème de clochardisation, ce n'est pas moi qui l'ai employé, c'est un ancien garde des Sceaux de gauche qui avait utilisé cette formule de la justice, qu'il n'y a pas suffisamment de place de privant. Donc il y a cet effort à produire.
Mais pardon, on se défausse trop sur le manque de moyens. Il faut d'abord que la justice soit beaucoup plus ferme, qu'elle soit plus rapide. Sans doute faut-il des moyens.
Mais il faut aussi qu'on ait un certain nombre, comment dirais-je, de modus operandi. Un, le numérique qu'il faut développer et deux, une justice beaucoup plus ferme. Si par exemple pour la justice des mineurs ou pour d d'autres, on puisse se condamner des individus à des peines, des vraies peines de prison.
Aujourd'hui, vous avez un énorme écart qui écœure les Français entre les peines encourues dans le code pénal, les peines prononcées par le tribunal et les peines exécutés. Et en plus, on a un juge d'application des peines qui vient derrière le juge pour détricoter ce que le premier juge au tribunal a donné comme...
Moi, je propose...
Vous faites quoi ? Vous enlevez le juge d'application des peines ? Je propose, je propose, ça fait plusieurs années que je le propose d'enlever, justement, de supprimer le juge d'application des peines.
Il y a un juge, il est au tribunal, lui seul connaît bien l'affaire, il a donné sa sentence, et bien à ce moment-là, elle doit s'appliquer. On est les seuls, je Je crois en Europe et notamment sur l'Union Européenne avec l'Italie à avoir un juge d'application des peines. Je voudrais entendre l'ancien ministre de l'Intérieur et le candidat à l'Elysée sur la polémique qui monte ces derniers jours entre la France Insoumise et Gabriel Attal au sujet des incendies.
C'est Raphaël Grabley qui va nous rejoindre à présent. Des incendies et des canadaires dont dispose la France puisque Jean-Luc Mélenchon accuse Gabriel Attal lorsqu'il était Premier ministre d avoir annulé des commandes de canadaires et le ton monte un peu entre les deux hommes. Exactement c'était hier le 14 juillet à Pimpon en Bretagne.
Luc Mélenchon qui s'attaque donc à l'ancien Premier ministre Gabriel Attal qui lui a répondu dans la foulée au micro de BFM TV écoutez. Il y a aussi monsieur Attal alors lui il a encore fait mieux comme il savait pas où économiser il a dit les canadaires tout le monde s'en fout en tout cas lui il s'en fout quitte, il a coupé. On voit que Jean-Luc Mélenchon ne sait plus quoi faire pour faire parler de lui et donc il fait du trumpisme et il raconte absolument n'importe quoi et on le voit depuis plusieurs jours.
Citez moi le gouvernement qui depuis 20 ans a commandé des nouveaux canadaires pour la France il y en a eu un c'est le gouvernement que j'ai eu l'honneur de diriger bon les deux hommes ne sont pas d'accord qui dit vrai est ce qu'il y a eu ou non des commandes Alors je vais vous faire une réponse de Normand un peu des deux en fait pour comprendre il faut remonter dans le temps été notamment l'été 2022 avec les incendies en Gironde notamment à la test de Buche dans la foulée Emmanuel Macron fait une promesse, acheter 16 nouveaux canadaires d'ici 2027 pour remplacer les 12 vieux canadaires qu'on a depuis des années et des années qui...
Et qu'on a encore aujourd'hui. Et qu'on a encore aujourd'hui. Alors les négociations avec le constructeur, les négociations...
Pardon c'est moi qui l'ajoute. Les négociations avec le constructeur, les négociations avec le constructeur canadien, elles débutent aussitôt. Elles se poursuivent en 2023, donc avant l'arrivée de Gabriel Attal à Matignon.
Mais l'ambition est quand même revue à la baisse avec une commande finalement de 4 appareils pour une livraison prévue en 2028 sachant et c'est important de le préciser parmi ces quatre appareils il y en a deux qui sont financés en fonds propres par la france et il y en a deux qui sont largement financées par l'union européenne exactement par l'union européenne en En janvier 2024, Gabriel Attal arrive à Matignon. Dans la foulée, il annonce un grand plan d'économie de 10 milliards d'euros. Résultat 50 millions d'euros en moins pour la sécurité civile qui ne peut plus se payer les deux canadaires qui qui sont financés par la France.
En revanche, la commande des deux canadaires financiers par l'Union européenne, c'est un peu plus facile. Elle est bien confirmée en août 2024, avec une date de livraison, je le rappelle, en 2028. Donc en 2028, on On aura 14 Canadair et une dernière précision, le gouvernement, c'était le 4 juin dernier, vient d'annoncer il y a un mois une commande supplémentaire de deux autres Canadair qui seront livrées en 2032 voire 2033.
Bruno Otaguer, est-ce que vous croyez Gabriel Attal quand il dit « je n'ai rien annulé », mais c'est simplement que de toute façon, ce sont des commandes fantômes parce que l'usine ne pouvait pas les produire. Il y avait un problème de production. Il y a un problème de production de le Canadair, puisque l'usine, qui n'est malheureusement pas une usine française, c'est là aussi le problème.
Alors que nous, on a une industrie aéronautique, et quand j'étais ministre de l'Intérieur, je lui avais demandé à ce qu'on étudie des solutions souveraines, où on pourrait fabriquer des bombardiers d'eau, justement, sur le territoire français. Qu'est-ce qu'on vous avait répondu ? Et c'est très compliqué.
Parce qu'aujourd'hui, tout le monde est courant. C'est une technologie...
Tout le monde dit qu'il faut construire des canadaires en France. Vous l'avez entendu, il y a brisé la taille de voir Philippe. Très bien, tant tant mieux, tant mieux parce que comme les intérieurs, j'avais aussi étudié ce dossier-là.
Mais le problème du Canadair aujourd'hui, c'est un problème. C'était un problème, vous l'avez dit il y a quelques instants budgétaire, mais c'est aussi un problème de souveraineté de la production et d usines qui ne produisaient plus de canadaires. On le voit bien qu'il nous faut des canadaires.
Je veux rebondir, il y a aussi des hélicoptères bombardiers d'eau que nous avions aussi commandés. Qu'on loue actuellement. Pardon ?
Qu'on loue actuellement. Et qu'on loue. Mais ça, louer, acheter, parfois il faut se poser la question comme un chef d'entreprise.
Parfois quand ça sert simplement deux mois ou trois mois, il faut parfois mieux louer que acheter à la condition d'être sûr de la disponibilité de l'appareil. Simplement, on parlait du numérique là. J'ai été mise intérieure et donc en charge de la sécurité civile.
J'avais demandé à ce qu'on accélère l'intelligence artificielle, notamment pour la détection des feux. Pourquoi parce qu'aujourd'hui, souvent vous avez des guetteurs, des sapeurs-pompiers avec des jumelles qui guettent un départ de feu. Demain, vous mettrez des caméras qui savent parfaitement distinguer et faire la différence entre une poussière ou entre une fumée.
Et l'important pour les feux, c'est qu'on les détecte immédiatement et qu'on puisse les attaquer dans les 5 à 10 premières minutes. C'est là qu'on a justement le maximum de chance. Et vous voyez qu'avec l'intelligence artificielle qui permettra de détecter, mais qui fera beaucoup plus.
Parce que certains modèles de détection permettront de dire aux sapeurs-pompiers en fonction de l'hydrométrie, de la température, du vent et aussi broussailles ou telle ou telle végétation. Voilà la modélisation du feu. Et ça, pour moi, c'est l'avenir.
Quelques départements, trois ou quatre départements se sont équipés très partiellement, mais je pense qu'il faudrait un plan d l'équipement, et on voit bien qu'il n'y a pas les départements du Sud qui sont concernés aujourd'hui. Puisque regardez Fontainebleau. Effectivement, et on a vu que le combat des pompiers en ce moment à Fontainebleau, c'est d'aller éteindre chacune des petites fumeroles qui redémarrent ces dernières Je voudrais qu'on parle, Bruno Rotaillot, de vos adversaires à l'élection présidentielle.
Lesquels ? Il y en a beaucoup. Il y en a plusieurs.
Vous avez changé d'adversaire au RN. L'hypothèse Jordan Bardella, c'est fini. C'est Marine Le Pen qui va y aller finalement malgré sa condamnation et grâce à son pourvoi en cassation au risque pour elle de devoir porter un bracelet électronique pendant la fin de sa campagne.
Est-ce qu'elle sera plus difficile à battre que Jordan Bardella – Écoutez, en tout cas, un, elle a été condamnée. Elle était condamnée. La cassation, ce n'est pas l'effacement des faits, c'est de savoir si la procédure de droit, etc., a été respectée. – Même si techniquement, elle est à nouveau présumée innocente. – Pas exactement, pas exactement en matière de droit et d'instance justement qui est la cassation, on ne va pas faire du droit ce soir, ça n'intéresse pas du tout les téléspectateurs.
Moi je vais vous dire, mais jamais Marine Le Pen redressera la France. Marine Le Pen, elle est la continuatrice de tout ce qui a enfoncé la France. Elle se présente comme une candidate anti-système, mais elle est le système – Marine Le Pen, c'est l'héritage d'Emmanuel Macron ? – Non.
Ce que je veux dire par là, qu'est-ce qui a coulé la France ? C'est l'assistanat. Et elle veut prolonger l'assistanat à la preuve.
Elle n'a pas voté la réforme des retraites, la réforme de l'assurance maladie et les quinze heures de contrepartie du RSA. Elle veut l'assistanat, c'est ce qui a coulé la France. Ceux qui nous regardent, je leur pose la question d'ailleurs, qu'est-ce qu'on veut demain ?
Taxer toujours plus ceux qui bossent, ceux qui travaillent et subventionner ceux qui abusent. Non, moi je veux que le travail paye demain, on ne se relèvera pas sans le travail et je veux aussi taper l'assistanat parce que c'est la source justement de nos problèmes économiques. Donc la France, je pense, s'enfoncerait avec elle et moi je dénoncerais ce que j'appelle son gauchisme d'atmosphère.
C'est en ça que c'est plutôt une bonne nouvelle pour vous. Jean-Dane Bardella, il avait une ligne, il a une ligne un peu plus libérale qui empiète peut-être un peu plus sur l'électorat de Alors que Marine Le Pen, c'est ni droite, ni gauche. Vous allez pouvoir pendant toute la campagne dire en quelque sorte qu'elle a un programme socialiste.
Pardon, je donne peut-être vos éléments de langage de la campagne. Mais ça vous offre un petit espace politique supplémentaire ? Le fait que ce ne soit pas Jordan Bardella ?
Je ne le crois pas vraiment. Je pense en tout cas, vous parlez de Jordan Bardella ou d'elle. Ce qui caractérise le Rassemblement national, c'est d'avoir changé de pied sur quasiment tous les sujets.
Regardez là, ils se disputent sur le port du voile. Faut-il interdire dans l'espace public le port du voile ? Ils sont changés d'avis comme sur le Frexit, sur l'euro, sur l'Europe, comme sur l'immigration puisque c'était l'immigration zéro.
Donc il n'y a pas vraiment de ligne. Comme ils sont, si j'ose dire démagogues, on va dans le sens du vent. Alors si le sens du vent vous commande d'aller comme la girouette dans une direction, ils y vont.
Et puis le lendemain, ils peuvent inverser. Et ce n'est pas bon pour la France. Je pense que justement, le en même temps d'Emmanuel Macron a fait beaucoup de mal à la France.
Et je pense que demain, si on veut remettre la France à l'endroit, c'est ce que je souhaite, il va falloir une ligne concitienne, de la constance, de la cohérence. Je ne sais pas si vous avez vu l'un des derniers messages du jour d'Elon Musk, le patron d'X et de Tesla, qui aujourd'hui apporte officiellement son soutien à Marine Le Pen. Elle est, dit-il, le dernier espoir de la France.
Est-ce que pour vous, c'est de l'ingérence ? M. Musk peut faire ce qu'il souhaite.
Simplement, ce que j'observe, je me souviens très bien que quand M. Trump, pour la première fois, avait été élu, Mme Le Pen s'était précipité sur la Trump Tower pour essayer d'avoir un rendez-vous. Je crois qu'elle ne l'avait pas obtenu.
Elle était assez proche de M. Poutine. Moi, je suis patriote, vous voyez ?
Et je ne vais pas chercher mes consignes ici ou là. Je suis profondément français. Et je souhaite qu'aucun étranger puisse dire « Bruno Retailleau, c'est le meilleur candidat ».
Mais vous considérez que ça en aide l'ingérence ? Non, peu importe. Ce n'est pas une ingérence particulière.
Moi, je suis pour la liberté d'expression. Je suis pour moi-même, pour être libre dans mon expression. Et donc, je la reconnais à chacun, qu'il soit français ou qui ne le soit pas.
Mais ça veut bien dire que Mme Le Le Pen est soutenu par l'étranger. Donc, il y a un homme aujourd'hui qui vous tend les bras. Un homme que vous connaissez bien.
C'est votre prédécesseur à la tête des Républicains. Il s'appelle Éric Ciotti. Il est aujourd'hui allié à Marine Le Pen.
Voici ce qu'il a dit dimanche dernier sur BFM TV. Je dis à Bruno Retailleau qu'il va être contraint de se retirer. Je connais, je sais par avance les pressions qu'il va subir de M.
Larcher, de Mme pécresse et donc avant de subir cette humiliation il ne peut pas gagner il ne peut pas gagner c'est impossible aujourd'hui et donc je l'appelle à rejoindre cette grande alliance des droites c'est C'est le seul moyen d'enrayer le déclin aujourd'hui. Je lui dis en conscience qu'il ne peut pas gagner. Je lui dis rejoignez-moi.
Rejoignez l'alliance des droites. Qu'est-ce que vous lui répondez? Je vais lui répondre d que madame le pen ne se dit pas de droite elle se dit ni de droite ni de gauche un peu comme le en même temps d'emmèles macron je le dis que je lui dis aussi que je viens de vous le dire et je le confirme, c'est que jamais Marine Le Pen pourra relever la France, la remettre à l'endroit.
Parce qu'on ne peut pas relever un pays, redresser un pays en le ruinant. Ce sera ça Madame Le Pen. Moi, je me présente devant les Français et je suis persuadé, absolument persuadé que le choix que je vais leur offrir, le choix que je leur offre, ça n'est pas le choix justement du chaos.
Parce qu'à un second tour, Marine Le Pen, M. Mélenchon, ça pourrait risquer de se terminer dans la Et la chienlit, les Français n'en veulent pas. Je ne suis pas sûr qu'ils veulent aussi d'une troisième saison du macronisme.
Ça c'est pour Edouard Philippe ? Les deux anciens premiers ministres. Vous avez été son ministre.
Ah pas du tout, j'étais un ministre de Coimbitation. Oui, mais vous avez été le ministre. J'ai choisi d'entrer le gouvernement avec Michel Barnier et sur l'Algérie, sur la Corse, sur l'immigration.
C'était de notoriété publique que nous avions des oppositions avec Emmanuel Macron. Donc, j'ai été le Premier ministre, évidemment, de Michel Barnier, de M. Bayrou, mais pas de M.
Emmanuel Macron. Nous étions en temps de cohabitation. Quand vous avez lu la déclaration de laurent wauquiez bruno retailleau qui a dit je crois qu'édouard philippe peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la france il a dit dans les colonnes du parisien très honnêtement quelle a été votre première réaction j'ai souri j'ai souri j J'ai même rigolé.
J'ai rigolé parce que j'avais en tête ce qu'il avait dit quelques mois auparavant, qui correspondait exactement à l'inverse. Donc quand vous avez un tête-à-queux pareil. Alors, je n'aurais pas du rire parce que je pense que ça fait mal à la politique.
Je pense que si tant de Françaises et tant de Français se sont détournés, c'est à cause de ce retournement justement de Qu'est-ce que vous dites à ceux qui, en particulier Jordan Bardella, mais pas seulement disent à la fin Bruno Retailleau rejoindra Edouard Philippe ? Est-ce que vous prenez l'engagement que ce ne sera jamais le cas ? L'engagement que je prends, c'est de gagner.
L'engagement que je prends, c'est d'aller jusqu'au bout. Vous me connaissez mal, je suis un combattant. J'aime mon pays, je veux le redresser, je veux remettre la France à l'endroit.
Et comme je viens de vous l'expliquer, je vais proposer un choix au français. Ce ne sera ni le choc, justement, des ailes radicales, Mélenchon, Le Pen, et ce ne sera pas non plus la continuité du macronisme. Il faut bien comprendre une chose, c'est que l'élection de 2027 ce sera l'élection de la dernière chance ou ce sera le sursaut où ce sera la chute j'en suis absolument persuadé et on peut plus continuer comme on continue aujourd'hui les solutions démagogiques entraîneront la France dans le mur c'est une évidence vous rendez compte que chaque mois on emprunte quasiment 30 milliards c'est plus de deux fois on parlait de la justice deux fois le budget de la justice vous croyez que soit madame le pen monsieur Lanchon serait crédible et je pense qu'il faut autre chose que la continuité du macronisme par procuration avec d'autres visages merci Bruno c'est moi qui vous remercie le président des républicains candidat à l'Elysée vous restez avec nous évidemment sur BFM TV dans un instant le 20h Julie Hamet
Bruno Retailleau