« Marine Tondelier entretient la confusion des valeurs », tranche Yannick Jadot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:57OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous faire en tant que sénateur écologiste sur la loi Casseur Payeur ?
- 3:42RelanceRéponse directe
Qu'a fait le gouvernement face aux revendications des lycéens ?
- 6:37OuverteRéponse directe
N'assistons-nous pas à l'explosion définitive des écologistes ?
- 10:51OuverteRéponse partielle
Quelle limite vous fixez-vous pour éviter l'élection de Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:42Yannick JadotFait
« On n'a jamais vu un mouvement social dans notre pays réprimé de cette manière. »
- 5:08Yannick JadotChiffre
« Sous Emmanuel Macron, on a réduit le nombre de profs dans les lycées avec 250000 élèves en plus. »
- 5:52Yannick JadotChiffre
« On a réduit le nombre de profs dans les lycées avec 250000 élèves en plus. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
RCF Notredame, l'interview politique Nathanaë de Rinxan Nathanael de Rinxan va revenir avec vous à des choses plus sérieuses puisque vous recevez ce matin Yannick Jadeau sénateur de Paris et soutien de Raphaël Gluxman. Exactement Yannick Jadu bonjour. Bonjour. D'abord une réaction à la venue de de Greta Tenberg hier devant le lycée Paul et Luarard de de Saint-Ni pour soutenir les les étudiants. Est-ce que vous avez été surpris de la voir comme ça ? C'est c'est quoi le message qu'elle envoie ? Ben, elle envoie un message qui est à la fois euh un message de soutien euh à la jeunesse française qui euh ne fait que réclamer des bonnes conditions d'apprentissage, d'éducation, euh euh des classes sans surffectif, des profs remplacés, euh qu'on puisse ne pas être
dans un four l'été et ou printemps et dans un frigo l'hiver. Mais ça raconte aussi euh l'état de notre jeunesse. C'est-à-dire que c'est une jeunesse qui est sortie sans soutien du Covid h [raclement de gorge] et on sait combien il y a beaucoup de traumatismes qui n'ont pas été traités. Traumatisme individuel puis il y a le traumatisme collectif. C'est une jeunesse qui est confrontée évidemment à au dérèglement climatique qui impacte terriblement son avenir. C'est une jeunesse qui voit la guerre sur l'Europe et donc c'est une jeunesse qui qui a besoin de retrouver du sens et qui a besoin de trouver un avenir. Donc le sujet, il y a un sujet spécifiquement français d'état de nos lycées, mais il y
a un sujet beaucoup plus large de la jeunesse au niveau mondial. Sommes-nous en capacité de l'aider à se construire un avenir ? Donnons-nous est-ce qu'on est en capacité de lui donner les clés et les conditions d'un avenir euh un peu plus désirable ? Ça c'est notre responsabilité. Pas un message politique aussi parce que Paul à Saint-N, c'est l'épicentre du mouvement. C'est là où Bali Bakayoko a été porté en triomphe par des par des lycéens. Elle l'a pas choisi par hasard ce ce lycée. Écoutez, c'est là où effectivement les choses ont été initiées. Donc voilà, elle sait faire elle a la elle a du talent médiatique incontestablement. Donc moi, je j'y vois surtout comme un ce qu'elle a toujours fait dans sa vie, non ? plus qu'un soutien à la jeunesse,
un appel un appel à ce que la revendication de la jeunesse, leurs angoisses et leurs désirs ne soit pas mis dans une sorte de boîte noire où on les accuse en permanence de violence quand c'est une extrême minorité qui est violente. On voit bien comment les casseurs d'ailleurs maintenant sur n'importe quelle mobilisation parasitent ces mouvements pour les détourner. Alors, mais on voit surtout une incurie absolue, une incurie absolue de ce gouvernement à entendre cette jeunesse, à plus qu'à l'entendre, à l'écouter et agir. Alors, justement, vous parliez des des casseurs, c'est intéressant. Vous êtes sénateur, je le rappelle. Dans euh un petit peu plus de 2 semaines, vous allez
donc devoir euh débattre autour de ce qu'on appelle la loi Casseur Payeur. Euh un projet qui prend une toute autre dimension aujourd'hui. Comment est-ce que vous allez vous positionner euh en tant que sénateur euh écologiste ? Et ce que je trouve absolument dramatique euh dans le contexte, c'est comment ce gouvernement euh traite sa jeunesse. Euh je l'ai dit, euh les revendications euh des lycéennes et des lycéens sont extrêmement raisonnables. Ils veulent juste apprendre dans de bonnes conditions. C'est déjà compliqué leur avenir. Ils veulent juste que il soit pas rendu impossible par des conditions d'enseignement difficiles. 1. Qu'est-ce
qu'a fait le gouvernement ? 1, il a voulu en faire un mouvement de violence. Il a voulu les disqualifier en permanence. Vous savez que je peux être assez généreux en critique vis-à-vis de la France insoumise, mais il a opéré une stratégie qui était de dire en fait c'est le ministre de l'intérieur qui parle, ça n'est même pas le ministre de l'éducation. Euh c'est tout autour de la répression. On n'a jamais vu un mouvement social dans notre pays réprimé de cette manière. J'entendais la ministre Roubache dire "On n'a jamais interpellé autant de gens dans n'importe quel mouvement. On n jamais interpellé. Ce sont des enfants, ce sont des adolescents." Et elle dit "En fait, on les interpelle pour les mettre à l'abri.
On utilise les LBD comme les grenades assourdissantes. C'est des catégories, on appelle ça des catégories A2. C'est du matériel de guerre. On a le le le le maintien de l'ordre se fait avec du matériel de guerre contre des adolescents. Il faut que ça s'arrête en fait. Il faut que ce gouvernement, ce premier ministre, quand il y a un problème dans l'agriculture, le premier ministre reçoit les syndicats agricoles. Vous pouvez m'expliquer pourquoi le Premier ministre n'a pas encore reçu les syndicats étudiants et il préfère euh ne même pas avoir de messages par rapport à des gamins qui perdent la main, qui perdent l'œil ou qui perdent la mâchoire ? Et ben, je trouve ça aberrant. Traitons les problèmes de la jeunesse sérieusement et ça va être un sacré
sujet de l'élection présidentielle. juste sur cette loi casseur payeur donc que le Sénat va être insupportable en fait parce qu'en fait il y a déjà dans la loi il y a déjà dans la loi si un jeune commet des délits évidemment condamné sanctionné un système de responsabilité civile comme tout jeunes non majeurs et ben les parents peuvent être amenés à assumer la responsabilité civile. Donc cette loi sert à rien. Elle est dramatique parce qu'en fait ça relève de la même stratégie. Faire de la diversion par rapport au nombre de profs dans les lycées. Faut savoir quand même que sous Emmanuel Macron, on a réduit le nombre de profs dans les lycées avec 250000
élèves en plus. Et vous savez combien cette jeunesse a été impactée comme nous tous dès le mois de mai avec les canicules. qu'ils agissent sur le bâti, qu'ils agissent sur les profs, qu'il respectent les étudiantes et les étudiants, les lycéennes et les lycéen et que le premier ministre commence à s'emparer de ce dossier et ne pas le laisser à un incompétent qui est le ministre de l'éducation nationale et à une sorte de de de ministre de l'intérieur qui ne pense qu'à la répression et l'interpellation de nos adolescents. Alors, ça nous mène à la campagne présidentielle. Vous avez été suspendu de votre parti les écologistes parce que vous aviez annoncé votre soutien Raphaël Gluxman que le chef de fil de place publique est officiellement le candidat de la gauche social-démocrate. Je vais
pas vous demander si vous espérez être réintégré. Est-ce que votre parti aujourd'hui c'est place publique ? Non, mon parti ça a toujours été un j'allais dire c'est un peu facile mais c'est vrai. C'est le parti de la France. h c'est le parti de la lutte contre le dérèglement climatique dont on voit aujourd'hui à quel point il nous percute de manière dramatique, c'est le parti de la justice sociale. Moi, je me sens à l'aise avec mes engagements et mes convictions qui est d'aller vers une campagne qui peut remporter l'élection présidentielle et on en a sacrément besoin face au danger de l'extrême droite. une campagne qui est viscéralement attachée au projet
européen, à l'internationalisme, à la solidarité internationale qui veut mettre en place à la fois la justice sociale dans notre pays et la révolution écologique. Et donc moi, je suis pas je n'ai jamais été partisan d'une écologie inutile qui se met sur le bas côté, qui déserte le champ de bataille présidentiel par aigreur et par frustration. C'est pour ça que vous avez choisi plutôt Gluxman que Tondelier. C'est un problème d'idée plus qu'un problème d'incarnation. C'est un problème de ligne politique. Depuis 3 ans sous la direction de Marine Tondelier, les écologiste ont perdu de tiers de
leurs électeurs. à force de ne plus être le mouvement politique qui avec ses idées, avec ses solutions au dérèglement climatique, à la crise agricole, aux injustices sociales, à la la dévitalisation de la démocratie se met en avant ce avec Marine Tolier, ce mouvement est devenu le trait d'union, l'animateur des partis de gauche. Sans surprise, on a perdu tous nos électeurs. Et moi, je ne suis pas sur l'illusion ou la confusion des valeurs. Je suis pour que il y ait dans notre pays et particulièrement dans cette élection présidentielle une candidature, celle de Raphaël Gluxman qui se met en capacité de gagner sur les valeurs qui ont forgé
l'histoire de l'écologie politique et qui ont forgé ses succès. Alors justement, Christophe Barbier, chroniqueur RCF Notredame a une question à vous poser à ce sujet. Écoutez Yannique Jad. N'assistons-nous pas, n'allons-nous pas assister dans les prochains jours à l'explosion définitive des écologistes ? Une partie part avec vous derrière Raphaël Gluxman. Sandrine Rousseau va mener une offensive pour un ralliment à Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier essae de faire vivre sa candidature pro écolo. Est-ce que vous ne pensez pas que c'est la fin de l'écologie politique qui est devant nous ? Non, c'est pas la fin de l'écologie politique. Euh c'est certainement euh une clarification indispensable dans le mouvement les écologistes. Effectivement euh Marine Tondolier entretient la
confusion des valeurs hm sur l'Ukraine, sur l'Europe, sur l'internationalisme, sur euh la la l'idée même du débat public et de notre capacité à vouloir gouverner. Et donc effectivement euh moi je je je ne me résout pas à ce que l'écologie politique devienne inutile et je suis convaincu que les électrices et les électeurs écologistes parce que en fait une élection présidentielle c'est quand même d'abord des électrices et des électeurs encore une fois fidèle à leur conviction qui est il faut gagner il faut la gagner cette cette présidentielle c'est pour ça c'est pour ça qu' faut pas se mettre sur le bas côté pour faire une candidature à 1% est-ce que place publique peut gagner cette présidence Ce n'est plus Mais
monsieur, ce n'est plus place publique. C'est le candidat euh là euh désigné par le corps électoral de la gauche social-démocrate avec Raphaël Gusman qui a mis la révolution écologique au cœur de son projet. C'est ma responsabilité dans cette campagne. Je suis pas là comme caution, je suis là comme garantie que les questions écologiques seront bien au cœur de cette campagne. et tout le sujet aujourd'hui pour toute cet espace politique et pour toutes celles et tous ceux qui ont envie quand même d'un débat politique apaisé, qui veulent une gauche démocratique, qui veulent une gauche proe européenne, qui veulent une gauche sans ambiguïté vis-à-vis de Vladimir Poutine ou vis-à-vis du parti
communiste chinois qui veulent la paix dans notre pays et la justice sociale. Et donc c'est cette gauche là aujourd'hui qui est en capacité non seulement au premier tour d'être en tête pour avec y compris le vote utile à gauche et puis de battre Marine Le Pen. Alors justement dernière question rapidement quelle limite est-ce que vous êtes prêt à vous fixer pour éviter que Marine Le Pen devienne la prochaine présidente de la République ? Je sais pas, je comprends pas votre question. Est-ce que est-ce que à un moment vous direz tiens, on va s'ouvrir à d'autres d'autres partis pour faire une coalition justement là. Si on veut battre Marine Le Pen, il suffit pas d'être contre Marine Le Pen. Il suffit pas si on veut gagner le vote utile à gauche, il suffit pas d'être
contre Jean-Luc Mélenchon. Il faut porter notre projet, il faut retrouver l'enthousiasme dans cette dans ce pays de retrouver une espérance dans l'avenir, ce que ce pays est en train de perdre. Et pour ça euh il va falloir rassembler très largement très très largement au premier tour et évidemment au second tour avec un vote républicain. Et merci à vous Yanis Jado de votre présence sur RCF Notre Dame. Merci de votre invitation. Merci Nathael de Ringant. Demain vous serez à Lyon Nathanaëlz passé on décentralise l'interview politique avec un petit passage par RCF Notredame Lyon. Et bien voilà, rendez-vous demain matin avec vous. Ne.
Yannick Jadot