L'EXCLU - Avec Alexandre GARCIN, nouveau Maire de Roubaix
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau de l'Exclu, une production roubé web qui doréna
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et bien prendra l'antenne une fois par semaine. Alors juste puisque c'est la première, je vous précise que l'idée c'est d'avoir des entretiens avec des personnes, des personnalités qui ont toute une raison d'être là et qui auront du temps 25 à 30 minutes en moyenne pour s'exprimer, pour qu'on puisse les connaître, qu'on puisse approfondir des questions, des sujets. Les deux maîtres mots de cette émission seront la profondeur et l'authenticité. Aujourd'hui, on a la chance et bien de recevoir le maire de Roubé, le nouveau maire de Roubé, Alexandre Garin. Bonsoir. Bonsoir.
Alors, vous êtes nouveau maire, élu le 11 décembre 2025, conseiller maire lors du conseil municipal extraordinaire qui a fait suite et bien la démission de Guillaume Delbar. Alors, rapidement, on on sait que vous étiez à Jer, vous avez suivi Guillaume Delbard dans la première mandature déjà en 2014. Euh alors, vous êtes décrit plutôt comme un centriste, mais vous pourrez peut-être nous en dire plus. Vous êtes conseiller métropolitain à la métropole européenne de Lille et puis vous avez notamment travaillé à Roubé sur les questions politiques liées à la transition écologique, le zéro déchets, l'économie circulaire, la mobilité depuis le second mandat, l'espace public et la voirie.
Euh alors peut-être pour commencer et puis pour que tout le monde puisse bah vous découvrir, est-ce que vous pouvez vous présenter en une bonne minute ? Voyez donc j'ai 48 ans. Euh je suis père de trois enfants marié et je suis rentré dans fite dans la vie politique il y a 12 ans maintenant. Euh enfin voilà, plutôt comme dans dans la démarche d'un engagement citoyen. J'étais pas dans dans un parti politique, j'étais pas animé par euh par une une ambition politique, mais plutôt par l'idée d'un de m'engager à titre de citoyen.
J'avais monté une liste citoyenne à l'époque qui ensuite a fusionné avec Guillaume Delbard et et en fait un peu par hasard, je suis rentré dans la vie politique et finalement je je me suis passionné de rouvet et de voilà participer à la transformation de cette vie. Est-ce que vous êtes en politique à temps plein ou est-ce que vous avez aussi à côté des activités professionnelles ? Alors jusqu'à aujourd'hui, j'avais un un travail à côté. Je travaille dans dans dans un groupe de construction sur des des projets de de recherche et développement liés à la transition écologique justement aux mobilités, aux énergies renouvelables par exemple. D'accord.
Et alors vous avez précisé à plusieurs reprises dans des interviews ou alors des discours que vous n'étiez pas né à Roubé mais que ça avait été un choix que vous avez décidé de vous y installer. Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus sur justement ce qui vous a motivé à venir ici ? Euh et puis euh bah peut-être d'où vous venez aussi ou quel est le parcours qui vous ? Moi je suis un citoyen du monde. J'ai grandi j'ai grandi en Asie. Je me suis toujours vu comme un comme un citoyen du monde. J'arrive en France à la à l'adolescence, on va dire à 15 ans et euh et je me suis posé cette question pendant très longtemps de savoir d'où je venais, où je devais habiter.
C'est voilà, c'est tout le monde a pas ce genre de question mais moi c'est la question que je me suis posée pendant très longtemps et par une opportunité professionnelle, je j'arrive dans le nord et je m'installe à Rouvet et puis finalement je tombe enfin je je m'installe à Rouvet par choix à l'époque et et puis je tombe amoureux de cette ville où je suis toujours 16 ans plus tard. D'accord. Donc c'est avant de faire de la politique quoi que vous que vous avez choisi Roubé. Très bien. Et alors euh quand est-ce que vous vous dites à Roubé je vais m'engager, je vais faire de la politique, je vais proposer, je vais participer.
À quel moment est-ce que vous vous dites c'est quoi le déclic qui fait que vous êtes arrivé là ? Alors moi je je suis un passionné de des enjeux d'écologie et en 2013 je ça s'est passé comme ça vraiment. C'estàd qu'un matin, j'écris une lettre à Jean-François Caron, le maire de Los Sangoel qui est dans le Pas de Calaé, un des maires un peu euh le plus engagé, très engagé sur la la transition écologique en France. C'est d'ailleurs même la seule visite de la COP 21 qui s'est faite en dehors de Paris, c'était à Los Angol à l'époque.
Et euh et je lui écris donc ouais presque une lettre d'amour en disant "Ce que vous faites c'est génial et je je suis admiratif de ce que vous faites et suite à ça, il m'amène à rencontrer son directeur de cabinet puisqu'il était vice-président à la région.
Puis je je rencontre d'autres personnes et puis de fil en aiguille, j'arrive j'arrive à à rencontrer d'autres interlocuteurs à Roubet à l'époque Léonardcour qui me qui me dit tiens je montre ma liste citoyenne est-ce que tu viens avec moi et puis je dis allez et on écrit ensemble un projet on commence à réfléchir à ce qu'il faudrait faire à Roubet et et puis toutes ces idées finalement on les a apporté dans le le projet de Guillaume Nelar en 2014. D'accord. Et alors quand on dit justement que vous êtes centriste, est-ce que c'est parce que vous avez une un parti politique auquel vous participez ? Est-ce que c'est plus une étiquette ? Aujourd'hui, j'ai pas d'étiquette politique.
Euh je me définis à la enfin moi je suis sensible enfin je pense qu'à l'échelle d'une ville en fait euh les étiquettes politiques, c'est c'est pas ce qui compte. Ce qui compte c'est enfin euh ce qui compte c'est qu'est-ce qu'on veut proposer pour la ville ? Euh qu'est-ce que ça veut dire ? Enfin, je pense que être de droite à Rouet, c'est est sans doute beaucoup plus social que être de gauche à à à sur scène. Voyez, c'est pas c'est pas c'est pas ça qui définit la politique d'une ville. Euh moi, je j'ai des convictions en terme d'écologie, j'ai des convictions aussi en terme de sécurité. Je pense que l'ordre c'est nécessaire par exemple, mais j'ai aussi des convictions sociales.
Je suis un peu de partout quoi quelque part. D'accord. Et et donc euh c'est pas Oui, on peut dire que je suis centriste, à défaut d'être vraiment de gauche ou vraiment de droite, quoi. Voilà. Très bien. Mais on va y revenir peut-être justement dans dans la deuxième partie là de de cette émission. Euh peut-être juste pour terminer de parler de de l'humain derrière l'écharpe euh tricolore. Euh si Roubé était une couleur, une musique ou un plat, ce serait quoi pour vous ce fameux portrait chinois ? Ah, vous serez multicolore.
Et est-ce que vous avez une quelque chose, une anecdote ou est-ce qu'il y a quelque chose en particulier, une histoire qui que vous pourriez comme ça raconter et qui permettrait de bah de comprendre un peu voilà la l'image que vous avez de roubé vous euh personnellement ?
Moi, moi euh ce qui ce qui me touche le plus à Rouet parce que j'étais adjoint à la voirie, euh c'est euh c'est quand je vais dans une rue, que je vais à la rencontre des habitants et que je me retrouve à un moment donné avec quasiment toute la rue qui qui arrive autour de moi et puis on discute tous ensemble et euh et souvent d'ailleurs ça se termine à prendre un café ou un verre chez un des habitants de la rue et ça c'est tellement roubé. C'est c'est cette Ouais. cette humanité, cette gentillesse et puis euh ce cet esprit de rue qui fait que tout le monde se connaît et finalement tout le monde arrive à très bien vivre ensemble et ça ça c'est roubé. Voilà. Euh très bien.
Alors justement, on va peut-être parler maintenant plutôt côté bah là expertise, vision politique, vision de la ville. On va peut-être commencer par le début, en tout cas le début de votre nouveau mandat. Vous succédez à Guillaume Delbard. Euh où est-ce que se situe la continuité euh ou euh la rupture ? C'estàd est-ce que vous êtes là maintenant dans une continuité stricte euh de ce qu'a fait euh Guillaume Delbard du point de vue politique là c'estes ces ces 12 euh dernières années ou est-ce que il y a quand même euh une distinction à faire et si oui laquelle ? Moi je suis alors d'abord j'ai été loyal à Guillaume Delbar jusqu'au bout.
Euh je je je crois enfin j'ai cru en en Guillaume et en sa proposition pour la vie de Roubet. Je m'inscris dans la continuité en terme de projet. La rupture, ce sera sans doute dans ma manière plus personnelle de faire les choses dans les propositions peut-être différentes que je pourrais faire à l'avenir. Mais les projets qu'on a engagé ensemble avec Guillaume Delbard et avec l'ensemble de l'équipe, je vais continuer de les porter que ce soit sur la rénovation urbaine, sur la réalisation ben du tramway, sur les projets autour de l'éducation qui sont portés par ma collègue Dalila Cheridi. Voilà. Donc on va et sur la sécurité également.
Je pense que on va voilà, je m'inscris dans cette continuité là. D'accord. Et de toute façon, on va pouvoir en parler un petit peu de ces sujets-l mais juste pour terminer sur cette question de la transition à la mairie de Roubé, bon comment vous avezvous vécu les affaires judiciaires qui ont conduit à la démission contrainte de de Guillaume Del Bar parce que c'est une affaire qui a quand même démarré juste après le mandat le deuxème mandat de de Guillaume Delbard. Euh ça a duré des années euh et puis là on a eu une une décision de la Cour de cassation l'instance suprême euh de en France. Euh vous comment vous avez vécu ce temps-là et euh et la décision finale ?
Ah d'abord enfin lorsque lorsque j'apprends euh que il y a il y a un sujet de procès, je suis je c'est un peu comme le 11 septembre, je sais exactement où je suis. Je m'en souviens, je me souviens très bien. C'est un journaliste de Méga Cité qui m'appelle et qui me parle de ça et je je suis au volant euh je sais exactement où à Roubet et et j'apprends ça comme un choc. Oui, effectivement euh voilà, ça a généré aussi beaucoup de colère enfin contre contre ce qui ce qui a pu être fait qui pour moi a entaché effectivement toutes les actions et tout tout ce qu'on pouvait mener de positif pour la ville euh qui était pas gâché mais en tout cas entaché par par cela.
Donc c'est euh Oui, c'est il y a une solidarité parce que moi j'ai toujours pensé que que Guillaume Delbard était n'avait pas été acteur de cela. Euh mais euh mais oui, c'est un choc et beaucoup de colère au départ et puis voilà, on je cache pas que j'ai encore de la colère par rapport à ça. D'accord. Et alors la la décision finale, est-ce que vous vous étiez préparé euh aux conséquences justement de de la décision et et au fait que ça allait peut-être vous amener à à prendre une place peut-être plus importante ? On se préparait à tous les scénarios. Euh voilà. Après, entre se préparer et et vraiment l'envisager, il peut y avoir une quand même une différence.
Mais oui, parce qu'il était préparé un petit peu. Est-ce que Est-ce que vous vous pensez ou est-ce que vous avez constaté que ça a eu quand même un impact ? Le fait que il y a eu un premier jugement, qu'il en ait eu un deuxième, ça a pris des années. Est-ce que ça a eu un impact sur les décisions qui devaient être prises dans la ville ? Alors, je pense pas que c'est une conséquence sur la politique qu'on a mené. C'estàd que notre envie de transformer de la ville et d'apporter euh une meilleure qualité de vie au rubbésien et répondre aux enjeux des sociaux des rubésiens, on on l'a toujours on l'a toujours eu et on a continué à l'apporter.
Euh par contre euh effectivement la visibilité la mise en visibilité de nos actions a été euh réduite par par cette affaire. Et alors vous vous avez eu donc deux casquettes enfin une deuxième qui s'est ajoutée à la première quand on disait en début de d'interview la transition écologique, le zéro déchet puis après ça arrivé à la mobilité l'espace public et la voirie.
Aujourd'hui, est-ce que qu'est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu de de ces thématiques là à Roubé qui sont a priori le votre le cœur de votre sujet et ensuite dans un deuxième temps, comment maintenant que vous avez pris les fonctions de premier magistrat qui allait avoir quand même chapaoter tout ce qui se passe dans la ville, comment est-ce que vous allez faire la la transition entre les deux ? Est-ce que il va y avoir justement de votre part peut-être quand même une mise de côté de ces sujets qui étaient au cœur de votre engagement ou est-ce que au contraire ça va alimenter peut-être une alors allez-y. C'est ça.
Bah euh moi mon mon engagement euh effectivement sur la transition écologique, il s'est focalisé sur euh le projet du zéro déchet, de l'économie circulaire euh qui se traduit très concrètement hein sur le projet zéro déchets par un un mieux-être enfin une amélioration euh non seulement de la de de la quantité de déchets mais finalement aussi de par un un bénéfice social avec une augmentation du pouvoir d'achat des des familles qui se sont engagé dans cette démarche. Et ça c'est quelque chose de de voilà de de très concret avec des témoignages qui sont assez bouleversants de gens qui ont changé leur mode de consommation et qui ont gagné en pouvoir d'achat et en et en qualité de vie.
Donc euh voilà, ça c'était un des projets majeurs notamment du du premier mandat. Ensuite, tout ce projet autour du du zéro déchet nous a permis de de développer aussi l'économie circulaire, des projets comme Tisel qui est donc une usine que la ville a racheté sur ce mandat de 11000 m² dans laquelle on a mis en mis en œuvre et et installé plein d'entreprises autour de l'économie circulaire. c'est aujourd'hui sans emploi sur ce sur ce site qui est à la fausse euh le la transition écologique, c'est aussi la réduction de nos émissions carbone. Aujourd'hui, on est on est sur une trajectoire de - 75 % à à 2030 sur les le patrimoine de la ville de Rouvé en terme d'émission carbone.
Euh et puis il y a effectivement les mobilités. Alors sur l'immobilité, on a fait pas mal de choses. On a fait on a mis les trottinettes en libre service. Euh on était la première ville de la métropole à se lancer là-dedans et et à Roub ça continue d'avoir un succès assez assez incroyable. C'est 300000 déplacements par an. Euh on a également bah créé un certain nombre de d'infrastructures cyclables qui qui manquaient et qui permettent du coup de se déplacer aussi bien un vélo qu'en trottinette plus en sécurité. Euh on a travaillé à réduire la vitesse pour davantage de sécurité routière pour les pour les habitants.
Euh et puis on a aussi requalifié des on est en train de requalifier l'avenue de l'orie. On a on a requalifié un certain nombre d'axes le cas du Sartel sur lequel on a aussi largement végétalisé pour préparer la ville demain un réchauffement climatique et puis pour améliorer le cadre de vie. toutes ces thématiques euh bien sûr que je vais continuer de les porter euh parce que c'est une conviction très forte que c'est la bonne solution pour préparer l'avenir. Euh par contre, c'est pas moi directement maintenant qui vais les qui vais les faire. J'ai délégué la voirie et les espaces publics à à mon collègue Jean Deoi.
Euh et puis j'ai délégué la transition écologique à ma à ma collègue Isabelle Doutrel. Donc euh je serai bien sûr très attentif à à tous ces à tous ces sujets là, mais effectivement je vais avoir une vision beaucoup plus large de tous les chantiers de la ville. Justement, c'est c'est ce que j'allais vous poser comme question. Du coup, maintenant que vous êtes maire, c'est quoi pour vous les les les enjeux, les gros défis, les grands challenges là où vous allez très vite, peut-être vous avez déjà commencé, mettre votre votre attention et votre énergie ?
Il a il y a les chantiers en cours et dans les chantiers en cours, il y a le le nouveau tramou Roubet Tourcoin Roubet M et puis Roubé Watrelot. Donc ça c'est un chantier qui est pas encore visible d'un point de vue enfin en terme de travaux, mais il y a déjà des choses qui commencent à se préparer. Il y a une enquête publique qui est en cours et c'est important que les Roubésiens y répondent. Je pense que voilà si vous êtes pour que ce projet se fasse, il faut le dire. Euh donc il y a il y a le tramé, il y a la rénovation urbaine sur l'Alma, sur les PE, sur le PIL, sur les trois pont avec des nouveaux équipements. C'est quoi votre position ?
Pardon mais votre position sur ces ces ces polémiques, j'ai envie de dire, qui peuvent avoir au niveau local sur justement la rénovation urbaine. On a vu passer quand même beaucoup de de de manifestations, j'allais j'allais dire. Euh vous votre position par rapport à ça, c'est quoi ? Alors la les oppositions sur la rénovation européne, elles se concentraient sur euh les la démolition de quelques bâtiments euh à l'Alma et puis sur la rénovation d'une courée à l'époleule. En gros, c'est ça. Euh dans les deux cas, euh je pense queil faut aller euh au bout de de ce projet.
C'est extrêmement compliqué de remettre en cause des projets dans dans le casadre de la rénovation urbaine puisque ils ont été décidés en fait quasiment il y a 10 ans tous ces projets. C'est pas nouveau, c'est euh c'est compliqué parce que les les sommes versées par l'État sont sont bien là. Elles sont aujourd'hui disponibles pour pour ces ces travaux. Si jamais on devait appuyer sur le bouton pause, on sait pas quand on redémarre. On sait pas on sait pas si on aura cet argent. Euh donc on met en risque euh la la rénovation urbaine de ces quartiers. Donc voilà, ces projets faut les continuer.
Après, il y a peut-être des petits ajustements qui sont possibles, mais globalement faut les continuer. Et euh et il faut avoir en tête aussi que un quartier comme l'Alma euh dès le départ, il a été extrêmement critiqué sur sur sa sur sa réalisation. Dès le départ à l'Alma, les parkings ont été fermés. C'està dire que depuis la création des parkings, ils sont neufs aujourd'hui quasiment comme neuf. Donc les parkings, ils ont été condamnés parce qu'ils avaient posé des problèmes de sécurité.
Voilà, on oublie que en fait ces quartierslà, voyez, certes, c'était une une conception architecturale très neuve et dans la méthode notamment avec les habitants, mais c'est aussi des quartiers dans lesquels dès le départ on a eu des problèmes et donc aujourd'hui ben on hérite de ces problèmes et la solution qui a été trouvée, c'est de démolir un certain nombre de ces bâtiments. Voilà. sur la sécurité justement que vous évoquez. Est-ce que alors pour vous c'est quoi le la problématique de la sécurité à Roubé ? Est-ce que en tant que maire vous pensez qu'il y a quand même un rôle qui revient à la mairie ?
Parce qu'on sait que c'est quand même aussi des sujets qui sont pilotés au à d'autres niveaux. Mais vous en tant que maire, cette question de la sécurité, comment vous la percevez ? Qu'est-ce que vous en vous en pensez ? Alors, il y a un sujet de sécurité, il y a un sujet de tranquillité publique. Donc quand je parle de tranquillité publique, je parle du des night shop, je parle des salles de fête qui n'auraient pas existé. Euh donc il y a il y a et puis en terme de sécurité, il y a tout ce qui est trafic de drogue, d'al et puis aussi la criminalité. Aujourd'hui, la ville de Roubet est équipée de 480 caméras de vidéosurveillance avec un centre de supervision urbain.
On a démultiplier la capacité de la police municipale à agir. Euh mais donc on peut continuer et on va continuer à mettre davantage de vidéosurveillance et à et à rendre nos rues plus sécures. Pour autant, on arrive à la limite en terme de d'action de la ville sur un certain nombre de points parce que lorsque la ville fait un arrêté, les amendes qui qui sont liées sont insuffisamment élevées. Voilà, si on a fait si la ville fait un arrêté typiquement sur la fermeture de Night Shop, quand elle passe pour mettre une amende, elle peut passer tous les soirs mais l'amende c'est 135 €. Si c'est une amende liée à un arrêté préfectoral, c'est 1500 €.
Donc en fait, la ville n'a pas les moyens aujourd'hui euh de euh de faire appliquer euh un arrêté et et faire en sorte qu'il soit respecté parce que les amendes ne sont pas assez élevés. Est-ce que vous faites partie de de ceux qui euh qui pensent que la police municipale par exemple devrait avoir plus de plus de de de possibilités d'agir, plus de moyens ? Il faut que la enfin pour que pour que la les arrêtés municipaux pour que la la les décisions qui sont prises par le maire à l'échelle de la ville euh soient soient respectées.
Oui, il faut qu'on ait euh une police qui a davantage de moyens avec une capacité de mettre des amendes plus élevées euh avec une capacité euh à agir de façon plus efficace. Il y a une loi qui est en cours sur la police municipale à l'Assemblée nationale. Donc voilà, c'est c'est un sujet par exemple sur lequel je je vais me pencher tout particulièrement pour faire en sorte que l'État nous donne et l'Assemblée nationale par par ailleurs nous donne les moyens d'avoir une loi qui nous permet de faire respecter la la sécurité, la tranquillité publique sur la ville. Et si on devait donc garder en tête un seul défi, celui qui est pour vous le plus grand ?
Alors, le défi pour moi, c'est l'éducation, c'est les enfants, c'est nos enfants. C'est-à-dire qu'en fait euh on a on est une ville extrêmement jeune. Euh 50 % de la population a moins de 30 ans. Euh on a on a une qui a 50 écoles publiques plus toutes les écoles privées. On a notre jeunesse aujourd'hui, c'est c'est notre bien le plus précieux. Je pense qu'il y a il y a pas il y a aucun obvégésien qui dira le contraire. Euh on doit vraiment faire en sorte que nos écoles soient encore plus efficaces que les la proposition qui est faite en terme de de sport, de culture, d'accompagnement à grandir de nos enfants soient la plus la plus qualitative possible.
Il faut queon leur offre un qualité une qualité de vie. Il faut qu'on leur offre une alimentation de de qualité, il faut qu'on leur offre euh les moyens de réussir. Et euh et si tous nos enfants réussissent, et ben on aura une vie euh enfin on aura une vie transformée également pour sa population. Et comment vous pensez que que vous pourrez justement agir sur ces questions là aujourd'hui ? Est-ce que vous avez déjà des idées un peu ? des choses, il y a déjà des choses qui sont en cours. Par exemple, on est la ville de Roubet fait fait partie d'un dispositif sur la l'innovation dans la forme scolaire.
C'estàd que on teste dans nos écoles à Roubet des dispositifs à l'échelle nationale pour pour faire en sorte que nous que que voilà que les les enfants bénéficient de de quelque chose de plus qui puissent mieux apprendre. Et par exemple cinq écoles de Roubet disposent de sont font partie de ce programme et une demi-journée par semaine, elles ont une activité avec une association de Roubet. Ça peut être du judo, ça peut être de gymnastique, ça peut être aller sur le canal avec les la maison de la pêche. J'ai accompagné des jeunes qui partaient donc ouais des une école maternelle de la Pierre de Ronsard où les enfants vont une fois par semaine une demi-journée sur le canal.
Ils y vont à pied, ils vont chercher dans la nature des insectes, ils vont pêcher des poissons. Ces enfants-là, ils sont plus résistants, c'est les enfants, c'est les parents et les les enseignants qui disent plus résistants, moins malades, ils sortent dehors beaucoup plus que beaucoup plus facilement. Euh donc ils ont ils pourront se développer beaucoup mieux. Voilà. Bah, des choses comme ça euh où on permet à nos enfin à nos enfants de sortir peut-être de de leur cadre habituel et de se développer autrement et et mieux et ben c'est c'est quelque chose qui est clé pour n pour la vie de Roubet et qu'on doit développer sur toutes nos écoles.
Est-ce qu'il y a quand même pour vous un ou deux quartiers prioritaires au niveau parce qu'on parle un peu de sujet mais là au niveau de territoire géographique, est-ce que pour vous il y a il y a un endroit en particulier ou vous le savez hein, la plupart des quartiers de Rouais sont euh en en en politique de la ville. Donc euh ils sont euh ils sont quasiment tous prioritaires, que ce soit l'épule, l'Alma, les trois ponts, le cul de four, le pile, l'omelet, enfin il y a il y a pas il y a pas de quartier qui soit pas pas prioritaire.
Il y a il y a un secteur barbieux qui se porte beaucoup mieux et sur lequel il y a moins d'enjeux, mais euh mais finalement euh euh il y a il y a pas de quartier plus prioritaire que que d'autres et puis on a des projets. Donc finalement dans dans chaque quartier, il y a aujourd'hui des projets pour transformer la donne. Alors, on va peut-être partir parce que le temps passe, ça va très vite. Euh juste un mot sur le tissu associatif roubésien euh parce qu'on sait c'est quelque chose d'assez connu à Roubé. On a énormément d'associations. Euh c'est quoi votre position par rapport à ça ? Est-ce queil faut davantage impliquer les associations ?
Est-ce que il faut plutôt vrai sur la structuration ? Est-ce que aux questions des financements, comment vous voyez un peu vous euh la gestion de de la vie associative va roué ? Et bien je finalement je viens de vous répondre avec le sujet d'avant. C'estàd que on a des associations qui sont assez géniales à Roubet avec des bénévoles et et puis des des un personnel souvent extrêmement investi. Euh je pense que la connexion qu'on doit faire, c'est entre le ce monde associatif et tout ce qui peut apporter et notre jeunesse pour que le le les écoles notamment bénéficient de de toute cette dynamique. Donc ouais, le secteur associatif est clé àouver.
Un mot sur la mail aussi parce que vous étiez conseiller métropolitain. Alors c'est sujet un peu technique souvent parce que on sait que la ville elle a des prérogatives, il y a des choses qu'elle peut pas faire, c'est pas de son ressort, elle est elle est en lien avec et cetera. Est-ce que vous pouvez nous dire justement vous comment vous voyez le lien mail ville de Roubé et en quoi c'est un enjeu important et quel est cet enjeu ? La métropole, elle agit sur des secteurs du quotidien qui sont très concrets, c'est les transports, tout ce qui est mobilité, transport, les bus, les vélos, les les Ouais. le tram, les les le métro, ça c'est la métropole. C'est aussi la collecte des déchets.
Et donc que ce soit les déchetteries ou la collecte en porte- à porte des poubelles, bah ça c'est c'est bien la métropole. Et puis la métropole, elle est également présente sur tout ce qui est énergie. Par exemple, les réseaux de chaleur, le réseau de chaleur de Roubet, c'est la métropole euh qui qui permet donc d'alimenter en chauffage mais également en gaz les les les maisons et les immeubles de Roubet. Donc voilà, en gros les les trois grands secteurs sur lesquels la métropologie.
à chaque fois ça vient toucher la vie des des roubésiens mais voilà on l'identifie pas toujours très bien et donc nous aujourd'hui à l'échelle de la métropole on bénéficie de de projets quand même d'ampleur que ce soit le tramo mais aussi la rénovation urbaine sur lequelle la métropole agit. Donc on est on est aujourd'hui on bénéficie aujourd'hui de d'une aide massive de la métropole et de projets massifs de la métropole. C'est simple hein, il y a pas eu de tramouet, il y a pas eu de d'infrastructure de transport lourde depuis 25 ans sur la métropole. Le premier projet qui arrive, c'est à Roubet avec le Tram.
Et donc ça c'est Roubé qui sollicite ou c'est plutôt la Mil qui et ben c'est c'est la c'est la ville de Roubé qui à un moment donné avec les villes de Tourpin, avec la ville de M, avec la ville de Vittrelot vient dire à la métropole : "Écoutez, nous on a un projet voilà, on a on a imaginé ce projet-là. Euh il nous semble que cela répond aux enjeux de la la métropole et donc on le propose dans le cadre d'un de ce du nouveau schéma directeur des transports. Puis on a bien travaillé, on s'est on était tous autour de la table pour faire avancer ce projet. Donc c'est le premier projet qui sort, c'est question par rapport à ce nouveau mandat donc qui est lepuis quelques jours maintenant.
Quel est le le le plus grand risque quelque part que vous prenez en en vous engageant et en prenant le la fonction de maire de la ville ? Est-ce qu'il y en a un ? Ça serait lequel ? Ouais, je parlerai pas de risque, je parlais de je parlerai de de challenge. Euh c'est c'est un challenge pour moi effectivement de me retrouver à la tête d'une ville de 100000 habitants avec 2000 agents à l'échelle à l'échelle de l'administration. Donc et voilà, j'ai 3 mois pour pour tenir cette maison quelque part. Euh donc c'est à la fois c'est très court et en même temps euh voilà, il y a une forme d'urgence à être au rendez-vous.
Donc il y a pas de risque, c'est juste que voilà, faudra il faudra il faudra que je sois et que l'administration voilà qu'on travaille bien ensemble pour pour réussir à à préparer les chantiers à venir. Vous disiez hein dans une autre interview que vous souhaitiez aussi quand même pouvoir avoir des temps quand même pour vous, pour votre vie personnelle, familiale. Est-ce que c'est peut-être pas ça un risque ? parce que c'est vrai que le le mandat que vous avez, il est il est compliqué peut-être à gérer. Effectivement, ça peut être ça peut être un risque.
Effectivement, bah je pense que tout individu a besoin d'un équilibre et la vie de la famille fait partie de de cet équilibre et c'est pour ça que vous êtes soutenu dans ce dans ce mandat. Oui. Oui. Ouais. Et c'est pour ça que je je j'ai j'ai posé sur la table le fait que oui, moi je voulais faire en sorte quand même de pas mettre en péril ma vie familiale. Alors si vous deviez adresser un message au Roubéiens, au roubéiennes qui vous écoutent pour certains qui vous découvrent, qui sont éloignés peut-être de la vie politique locale, ça serait lequel ?
Alors, moi je je pense que les Roubéiens euh je l'ai dit lors de mon discours euh euh lors de mon élection, j'ai je pense que les il y a tellement et je l'ai vu encore dans la cérémonie du du bénévola euh hier, il y a à Roubet tellement de gentillesse et tellement d'humanité. C'est ce que je ce que j'ai dit. Et je pense que quand je vous parlais des rues de Roubet où tout le monde se connaît, où tout le monde finalement est prêt à se mettre autour d'une table et puis à à voir un verre ensemble, je pense que euh c'est ça l'identité de Rouvet. Et moi, je dirais au rubbéien, restez vous-même.
Euh, on est dans un monde dans lequel on a tendance à avoir des des tensions, à vouloir mettre en exergue les tensions, les oppositions. Euh, c'est pas Roubet ça. Roubet, c'est au contraire le vivre ensemble, c'est cette capacité à se mobiliser pour pour créer du lien. Et donc, restez vous-même chers roubéiens, restez ce que vous êtes en terme de gentillesse et d'humanité. C'est tellement vous. Et merci monsieur Garçon d'avoir accepté cette invitation. Alors, il y a quand même la question de la fin. On est dans l'exclu, hein. Euh donc c'est une question qu'on vous a déjà posé mais qu'on vous pose aujourd'hui.
Euh dans 3 mois, il y a une échéance et il y aura une nouvelle élection avec un nouveau maire. Est-ce que vous allez être candidat à la mairie de Roubé ? Je suis désolé pour l'exclu mais je pour l'instant je vais me concentrer sur la la tenue de de cette mairie et la la remise en route de cette administration avec un apaisement qui est nécessaire suite à la tempête qu'on a pu connaître. et donc je vous répondrai en temps utile. Merci beaucoup. Merci à vous d'avoir suivi ce cette première édition de l'Exclu, une émission produite par Roubé Web. N'hésitez pas à commenter, n'hésitez pas à réagir sur les différents réseaux et on espère vous retrouver très bientôt pour une nouvelle exclu.
Je vous souhaite une très bonne soirée et à bientôt.
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