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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 22 octobre 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheSécuritéInstitutions & élections

Manuel Bompard après la réunion à Matignon : "Une stratégie qui consiste à perdre du temps"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « il nous a présenté cette réunion comme une réunion technique. C'était ces mots au début de cet échange. »
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    « Ce n'est pas l'urgence a renvoyé ça à des possibles annonces qui pourraient avoir lieu, dit-il, à partir de lundi sans nous dire la nature de ces annonces »
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    « il y a eu des interventions qui étaient très larges à gauche, communiste, insoumis évidemment écologiste et même socialiste, voire même d'autres formations politiques »
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    « le Premier ministre a indiqué que s'il posait effectivement la question de l'ultra gauche, il posait aussi la question de l'ultra droite. »
  • 5:39Fait
    « le président de la République d'un côté qui s'est exprimé ce matin et qui a annoncé que tous les rassemblements qui ne seraient pas déposés par des organisations syndicales représentatives seraient interdites »
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    « l'interdiction des rassemblements ce samedi est devenue la norme. Dans la plupart des grandes villes de France, il sera interdit de manifester au lieu habituel de rassemblement »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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retourner bien évidemment à Matsigne en direct voir ces images avec cette réunion qui se déroule donc avec le premier ministre qui reçoit donc les les principaux partie dont on voit les images et les réactions de la France insouise. On écoute du temps et en nous faisant perdre du temps, il a fait perdre du temps au pays tout entier puisque il nous a présenté cette réunion comme une réunion technique. C'était ces mots au début de cet échange. Or, nous étions un certain nombre et assez nombreux à être venus pour une réunion politique et pour poser un certain nombre de questions politiques. Et donc, il y a eu une majorité d'interventions demandant à ce que l'ordre du jour ne soit pas consacré uniquement à la question à laquelle le premier ministre voulait la consacrer, mais à la réponse

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aux revendications légitime qui s'exprime dans la mobilisation de la jeunesse et dans la mobilisation du pays depuis plusieurs semaines. Et on est assez stupéfait de voir que le Premier ministre à cette question qui a été posée a dit "Ce n'est pas l'urgence a renvoyé ça à des possibles annonces qui pourraient avoir lieu, dit-il, à partir de lundi sans nous dire la nature de ces annonces et à aucun moment en rentrant dans le débat précis sur les revendications des jeunes, sur les revendications du pays, sur la colère, sur la souffrance sociale. Donc on comprend pas cette stratégie qui consiste à perdre du temps. On lui a demandé "Mais qu'est-ce que vous attendez ? Ça fait depuis maintenant des des jours et des jours que vous nous dites doréen avant. Il y a des revendications qui sont des

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revendications légitimes mais il refuse d'y répondre. Donc voilà, on a le sentiment d'avoir perdu du temps. On nous a invité à venir à une sorte de de conférence sur la conférence sur la doctrine de maintien de l'ordre. Je crois pas que ça soit le sujet qui concerne l'ensemble de nos concitoyens euh aujourd'hui. Je note quand même que loin des caméras et des plateaux de télévision dans les différentes interventions qui ont eu lieu de la part des membres du gouvernement qui ont pris la parole comme d'ailleurs des responsables euh policiers qui ont parlé à aucun moment contrairement à ce que j'entends sur les plateaux de télévision la France insoumise n'a été ciblée ou considérée comme étant responsable de des événements qui ont eu lieu samedi dernier. Et donc je crois que ce serait

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bien que ce qui est dit dans les réunions corresponde à ce qui est dit sur les plateaux de télévision. Non, on est on est on est on est resté euh le temps d'avoir des réponses à la aux questions qu'on a posées. Est-ce que oui ou non il y aura des annonces politiques qui seront faites immédiatement à l'issue de cette réunion et la réunion est toujours en cours puisque'à partir du moment où le premier ministre nous a dit que c'était pas le sujet et queil faudrait attendre peut-être lundi au mieux, bah on a considéré que cette réunion n'avait plus aucun intérêt puisque si elle ne permet pas d'apporter des réponses aux problématiques qui sont posées par les jeunes aujourd'hui, on considère qu'elle est à côté de la plaque et à côté de la situation que connaît le pays

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aujourd'hui. vous aurez pas réussi à la pourrir cette réunion finalement ? Bon, écoutez, je je je crois qu'on a réussi et nous étions pas seuls. Il y a eu des interventions qui étaient très larges à gauche, communiste, insoumis évidemment écologiste et même socialiste, voire même d'autres formations politiques disant on peut pas passer à côté des sujets qui sont posés par cette mobilisation, des revendications sociales légitimes qui s'expriment, de la question des salaires, de la question de la vie chère, de la question des non remplacement des des des professeurs, de l'état de nos établissements scolaires, de la question de le l'angoisse et de l'inquiétude de la jeunesse face à un système parcourcieux qui pourrit l'avenir de nos enfants. Donc non, moi

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je considère qu'on a réussi à mettre dans cette réunion des thèmes que manifestement le premier ministre n'avait pas l'intention de mettre. de méap martellement du terme d'ultra gauche. Euh pardon, j'ai pas vu cette cette cet article de Méia Part, mais je je dois je dois faire remarquer que le Premier ministre a indiqué que s'il posait effectivement la question de l'ultra gauche, il posait aussi la question de l'ultra droite. Et ça me paraît important que l'ensemble des médias qui sont là soit au courant de cette déclaration qui me semble assez importante au vu de l'instrumentalisation absolument inacceptable à laquelle on assiste depuis plusieurs jours des événements dramatiques qui ont eu le lieu samedi dernier. Qu'est-ce que vous dites au membres de l'ultra gauche qui souhaite perturber

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empêcher le congrès du R en cause des services notamment de renseignement ? Est-ce qu'ils ont Non, comme je vous l'ai dit, pas du tout. C'est c'est la raison pour laquelle je vous ai dit que entre les discours que l'on entend sur les plateaux de télévision et les informations qui nous ont été données dans cette réunion, il y a un écart manifeste et donc l'a dit hier et donc et donc madame pour vous dire les choses franchement et donc on a on était venu pour ça. On a aussi formulé une demande claire qui est que le Premier ministre ne confonde pas les débats politiques, la polémique politique ne confonde pas le gouvernement et l'État et les services de l'État ne sont pas à être utilisés instrumentalisés au service d'une

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bataille politique ou politicienne. Monsieur Boufard, vous avez dit au membres de l'ultonier ministre. Exactement. Non, ben il a dit il a il a répété ce qu'il a dit hier lors des questions au gouvernement et en réfutant les informations qui ont été données par le journal Media Part mais je sais qu'il est d'usage ces derniers temps, ces dernières semaines. Je réponds à vous comme ça pas par la même qu'il est d'usage ces derniers temps de nier les révélations de médiia part. J'ai vu qu'il y avait pas que le premier ministre monsieur le Cornu ou le ministre de l'intérieur monsieur Nunè qui se livrait à ce type d'exercice et d'urgence alors par l'interdiction de certains rassemblements. Ouais. Allez-y, vas-y. Peut-être juste un mot là-dessus parce que on a entendu une certaine dissonance

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cognitive en tout cas entre le président de la République d'un côté qui s'est exprimé ce matin et qui a annoncé que tous les rassemblements qui ne seraient pas déposés par des organisations syndicales représentatives seraient interdites, ce qui est une remise en cause du droit fondamental à manifester. Et on a entendu le Premier ministre dire à l'instant que l'interdiction des manifestations devait être l'exception et non la norme. Or, à l'heure où on se parle, l'interdiction des rassemblements ce samedi est devenue la norme. Dans la plupart des grandes villes de France, il sera interdit de manifester au lieu habituel de rassemblement, là où les organisations syndicales ont par ailleurs l'habitude de se retrouver. Donc je ne sais pas s'il y a une dissonance connective au plus haut

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sommet euh de l'État, mais si on veut garantir la liberté de manifester si le gouvernement est incapable de garantir la sécurité des rassemblements, c'est aujourd'hui une liberté fondamentale qui est remise en cause. et l'opération de diversion à laquelle on a assisté aujourd'hui où on a un premier ministre venu avec tout le plus haut niveau des services de sécurité français mais moi j'aurais souhaité qu'il vienne aussi avec le plus haut niveau des services de du ministère de l'éducation le plus haut niveau des services du ministère de l'économie et qu'on réponde aux préoccupations sociales des Français et à la place on a eu une gigantesque opération de diversion d'un gouvernement et d'un premier ministre ministre qui a lui-même reconnu sa responsabilité dans

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l'échec du maintien de l'ordre de samedi mais qui manifestement n'en a tiré aucune conclusion pour ne pas répéter les mêmes erreurs ce samedi prochain et dans les jours à venir. Donc on n'est pas prêt à attendre queit des réponses politiques qui soient apportées ce lundi. Madame Auré, justement est-ce que vous appelez au calme pour ce samedi et qu'est-ce que vous dites aux membres de l'ultra gauche notamment à Orléan qui souhaitent perturber empêcher la le bon déroulé du congrès du rassemblement national ? Mais nous nous n'appelons pas nous soutenons tous celles et ceux qui vont se battre samedi le 5 novembre pour défendre des droits, des droits légitimes, à des conditions d'étude digne qui vont tout simplement exercer une liberté fondamentale constitutionnelle, la liberté de

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manifester et de et de revendiquer. Donc nous serons en soutien samedi le 5 novembre et à chaque fois que les organisations syndicales, lycéennes, étudiantes y appelleront tant que les revendications ne seront pas satisfaites. C'est ça qu'on peut retenir de cette réunion. Il y a beaucoup de confusion au sommet de l'État. Le cadre de cette réunion, il a volé en éclat parce que nous l'avons fait voler en éclat. Il devait être uniquement sécuritaire. Le premier ministre lui-même a été a reconnu devant vous qu'il fallait apporter des réponses politiques aux demandes qui s'expriment depuis maintenant plus d'un mois. Mais il retarde, il retarde cette réponse et il oscile entre la volonté de le faire peut-être et la persistance à pourrir un climat, une situation qui attend des

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solutions. Et nous, nous lui avons dit qu'il faut cesser de jouer ce jeu dangereux, qu'il fallait tout de suite annoncer la fin de parcours supli pour les lycéens pour sortir de cette situation d'impasse dans laquelle l'unanité du gouvernement maintient le pays. Excuse parlé de d'état d'urgence en place monsieur, il y a eu plusieurs euh déclarations euh effectivement il y avait une quand même on a assisté à une forme de du concours euh l'épine de la bascule la plus autoritaire du pouvoir. Euh et effectivement cette question a été posée et il a dit à ce moment-là que à ce stade, en tout cas comme il l'avait dit publiquement, ça ne fait pas partie des hypothèses qu'il envisage ou qui sont sur la table. Voilà, ça c'est ce que je peux vous dire factuellement. Pour le

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reste, nous on considère que au moins nous avons nous avons réussi à mettre au cœur de cette réunion la question des revendications politiques que pour l'instant elles ne sont pas satisfaites et que donc la prochaine étape, elle se passe en participant massivement aux mobilisations qui vont avoir lieu les prochains jours, samedi dans la rue dans des manifestations pacifiques et et non violentes. Et puis il y a aussi la date, vous le savez, du 5 novembre où des organisations syndicales, y compris appel dorénavant à généralisé la grève. Et effectivement, je crois que c'est à ce niveau de rapport de force qu'il faut monter puisque manifestement le pouvoir ne veut rien entendre et continue à jouer une stratégie qui est une stratégie du pourrissement pour des raisons qui sont

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incompréhensibles. Si vous reconnaissez que des revendications sont légitimes, la première chose que vous faites, c'est vous répondez aux revendications légitimes. Voilà ce qu'on attend. Voilà ce que je crois nous sommes nombreuses et nombreux dans le pays à attendre. Et voilà pourquoi nous continuons à nous mobiliser dans les prochains jours. Merci à vous. Merci.