đ„ ILS PENSENT COINCER MĂLENCHON⊠SA RĂPONSE LES LAISSE SUR LE CUL !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiquePromesse
« la rÚgle que nous avons fait adopter au Parlement européen et qu'il faut faire adopter dans ce pays mais le gouvernement ne veut pas qui est présomption d'emploi. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Le travailleur détaché c'est de la délocalisation à domicile. »
- 2:38Invité politiqueFait
« On a besoin de bras aussi. Faut ĂȘtre malin. »
- 3:55Invité politiqueChiffre
« Il faut donc se retrousser les manches et à toute vitesse se mettre au travail pour récupérer dans ces 2800000 personnes des gens qu'on puisse immédiatement loger »
- 4:34Invité politiquePromesse
« si vous donnez comme contrepartie le respect du plan, vous aurez des aides. Si vous ne donnez aucune contrepartie, vous n'aurez rien. »
- 6:31Invité politiqueFait
« L'Ătat doit changer puisque le privĂ© est pas capable. »
- 9:02Invité politiqueFait
« J'ai assisté à une partie de l'édiction de ces rÚgles. Je n'y crois pas. Tout est idéologique là -dedans. »
- 17:13Invité politiqueChiffre
« Quelles sont vos solutions pour cette concurrence déloyale ? »
- 18:32Invité politiqueChiffre
« Si vous ĂȘtes Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique, quelles sont les trois premiĂšres dĂ©cisions que vous prenez en la matiĂšre pour commencer Ă dĂ©bloquer la situation ? »
- 19:11Invité politiqueChiffre
« Il y a 2,8 millions de gens qui attendent d'avoir un logement. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
â 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).
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Pour autant, ça n'a rien changĂ© Ă ma maniĂšre de voir. Ăa ne peut pas continuer comme ça. Nous avons votĂ© contre l'abaissement du seuil de cotisation sur le TBA. Pourquoi ? Parce que ces gens sont des malheureux. Je ne vous dis pas que vous ne l'ĂȘtes pas, j'y viens dans un instant, mais commençons par considĂ©rer la position du plus faible et du plus [raclement de gorge] et du plus frappĂ©. Ce sont des malheureux pour beaucoup d'entre eux. Alors Ă©videmment, peut-ĂȘtre que vous allez en trouver 1 2 3 4 cas qui s'en sort Ă merveille mais la masse non.
Si vous saviez comme nous avons pu ĂȘtre nous-mĂȘme, on Ă©tait stupĂ©fait, cĂ©lĂ©brĂ© jusque dans la rue, les gens venaient nous dire formidable ou et alors on parlait des jeunes la plupart du temps. Donc on voit qu'il a il faut trouver une solution qui permette aux auto-entrepreneurs de fonctionner dans des collectifs et notamment que pour tous ceux qui sont auto-entrepreneurs au service des commandes d'une plateforme, la rĂšgle que nous avons fait adopter au Parlement europĂ©en et qu'il faut faire adopter dans ce pays mais le gouvernement ne veut pas qui est prĂ©somption d'emploi.
C'est-Ă -dire que quand ils travaillent pour une plateforme parce que c'est souvent le cas la plateforme soit prĂ©sumĂ©e ĂȘtre leur employeur. Maintenant, je viens au concret du travail quotidien. DĂ©jĂ , si vous rĂ©glez ça, on a rĂ©glĂ© votre problĂšme parce que tout le monde va se retrouver Ă condition Ă©gal de compĂ©tition. Un auto-entrepreneur, son but c'est pas de vous Ă©craser, c'est de bosser. C'est pas de ne pas payer, c'est de pouvoir payer. Par consĂ©quent, avec eux aussi, il y a un bon compromis possible. Je viens au dernier point. C'est le travailleur dĂ©tachĂ©. Alors, vous en avez pas parlĂ©. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il vous prend ? Vous en avez un combien vous en avez ? 100000 dans la branche.
J'ai demandĂ© ça ce matin. J'ai dit mais Ă la fin combien il y en a lĂ -dedans ? parce que ça discutait, j'avais Ă©tĂ© voir ceux de la FNB lĂ qui m'ont qui m'ont invitĂ©, hein. Quoi ? Oui, oui, c'est ça. VoilĂ , ils m'ont invitĂ© Ă au centre de de formation. On a discutĂ©, on a passĂ© toute l'aprĂšs-midi ensemble et on bon, on a parlĂ© des travailleurs dĂ©tachĂ©s. Il y en a un qui me dit "Non, non mais les cotisations sociales il pĂȘche." Monsieur les truc, allez raconter ça Ă quelqu'un d'autre qu'Ă moi. Je sais bien que c'est pas vrai. Ăa n'existe que pour ça. Le travailleur dĂ©tachĂ© c'est de la dĂ©localisation Ă domicile. Le travailleur dĂ©tachĂ©, on lui a imposĂ© de payer des cotisations dans son pays.
Vous voulez qu'on parle des cotisations sociales, des pays qu'on a fait d'entrer dans l'Union europĂ©enne, de la Roumanie et d'autres pays comme ça ? Enfin, soyons sĂ©rieux. Donc je Il paye les cotises ici ou bien il reste lĂ -bas. Mais des fois, on en a besoin. On a besoin de bras aussi. Faut ĂȘtre malin. Donc il faut que ils puissent, s'ils veulent continuer Ă travailler ici mais au tarif d'ici. Personne ne viendra chez nous avoir une situation qui par sa propre sous-Ă©valuation va va couler des boĂźtes françaises. Je me rappelle de gens qui Ă©taient venus me voir Ă Perpignan.
C'Ă©tait des petits entrepreneurs et le les gars m'ont dit "Ăcoutez, nous on a envie d'ĂȘtre honnĂȘte monsieur Malanchon, on veut pas tricher. On veut pas tricher. On n'aime pas ça. On respecter la loi. Mais nous dit "Mais ils me disent qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse lĂ ? de la concurrence desloyale. Et le gars me dit, je savais pas quoi lui rĂ©pondre, il me dit "Alors, qu'est-ce que vous me dites de faire ?
De prendre moi aussi des travailleurs dĂ©tachĂ©s pour pouvoir avoir ma part du gĂąteau qui me reviendrait." Et ça m'a beaucoup Ă©branlĂ© parce que ce dont je suis en train de vous parler, ça s'est passĂ© il y a presque 10 ans et ça m'est restĂ© Ă l'esprit parce que ce que ce gars Ă©tait venu me dire, c'Ă©tait pas je vous demande ceci, vous faites en sorte que cela. C'est dire nous on veut que ça se passe Ă la loyale donc je vous prends au mot. Si c'est Ă la loyale, vous mourrez pour alliĂ©. Ăa c'est sĂ»r et alliĂ© Ă main de fer parce que comme c'est dĂ©jĂ dĂ©cidĂ©, ça sera appliquĂ©. Douce musique, vous voilĂ devenu tous amis du temps long.
J'ai connu une pĂ©riode oĂč on ne parlait que du temps court, de la rĂ©activitĂ©, de la l'agiletĂ© et que sais-je encore comme fadaise. Car naturellement il y a dans les lois de la nature et dans la vie des cycles longs et des cycles courts. Et qui ne sait composer avec l'un et avec l'autre ne sait rien faire. LĂ , nous avons aujourd'hui un cycle court devant nous, nous avons une situation d'urgence sociale. Il faut donc se retrousser les manches et Ă toute vitesse se mettre au travail pour rĂ©cupĂ©rer dans ces 2800000 personnes des gens qu'on puisse immĂ©diatement loger et cetera. Je ne vous refais pas la premiĂšre partie de mon discours.
Maintenant, les Français doivent réapprendre ce qui était une de leurs spécialités le temps long car nous étions un pays capitaliste qui avait un plan et le général de Gaul appelé ça l'ente obligation. Inutile de vous dire que le mot prendra une autre signification dans ma bouche, mais que je le fais tout, je le prends tout à fait à mon compte. Ardente obligation. Donc vive la gestion du temps long. Notre idée est qu'il y a le temps long et qu'il a son outil, la planification écologique. La planification c'est un engagement. J'ai dit, nous modifions les rÚgles du compromis social dans notre pays.
La rĂšgle est la suivante : si vous donnez comme contrepartie le respect du plan, vous aurez des aides. Si vous ne donnez aucune contrepartie, vous n'aurez rien. Vous avez le droit d'entreprendre librement. Ce droit constitutionnel ne vous sera jamais disputĂ©. Mais il est Ă©crit nulle part dans la Constitution qu'on est obligĂ© d'aider des gens qui veulent pas aider leur pays. Par consĂ©quent, si vous entrez dans les objectifs du plan, l'Ătat se mettra Ă l'aide pour atteindre les objectifs du plan parce que c'est son intĂ©rĂȘt. PremiĂšrement, la planification. DeuxiĂšmement, un nouvel outil. Alors, j'avance doucement parce que ce sont de renavant mes mĂ©thodes. Je vous ai bien brusquĂ© dans le passĂ©.
Voici venu le moment oĂč il faut y aller plus tranquillement pour faire comprendre ce que je veux. Il dit oui, c'est pas exerc mal alors oui oui il me voit arriver oĂč j'en Ă©tais le temps long et comment on va s'y prendre. Il vous faut un nouvel outil. L'Ă©tat rĂ©publicain dans l'histoire s'est toujours adaptĂ© aux objectifs politiques de la pĂ©riode politique qu'il traversait. L'Ătat rĂ©publicain a Ă©pousĂ© la cause du nĂ©olibĂ©ralisme c'est-Ă -dire qu'il a passĂ© le plus clair de son temps Ă se faire Ă dĂ©truire des pas entiers de son activitĂ© des moyens de contrĂŽle.
Imaginez-vous quand on demande madame AurĂ©lie TrouvĂ© qui se trouve lĂ au premier rang demande Ă l'Ătat quel moyen ils ont de connaĂźtre les marges des raffineurs, pas des distributeurs. Le distributeur c'est le pauvre gars qui est lĂ dans sa cahute et qui vous met euh non mais les raffineurs. Et bien il n'y a pas de rĂ©ponse messieurs. Euh si vous voulez savoir combien de gens bĂ©nĂ©ficient de quelle aide particuliĂšre, il n'y a pas de rĂ©ponse. Alors Ă quoi bon un Ă©tat s'il ne peut remplir sa fonction ? Vous avez besoin d'un nouvel outil Ă©tatique. L'Ătat doit changer puisque le privĂ© est pas capable. Ce qui moi ne me surprend pas.
Il faut qu'il y ait un instrument public puisque c'est vous qui le payez. Vous allez pas ĂȘtre compte qu'on vous ramasse quand mĂȘme les les dĂ©chets que vous faites. Donc vous serez mes alliĂ©s dans cette affaire et moi je pourrais m'appuyer sur ce qu'on aura fait ensemble pour dire aux autres d'en faire autant parce que nous aurons les lieux, les compĂ©tences et les mĂ©tiers. Et on aura atteint en un coup pour peu qu'on s'entende bien, on aura atteint en un coup un des instruments essentiels car si on veut une Ă©conomie circulaire le point de dĂ©part c'est le point de collecte. C'est pas traitĂ©.
Tout le reste, on sait le faire, mais on a besoin de point de collet qui soit raisonnable, qui va les gros émiteurs si je puis dire, mais aussi pour les petits. Il me faudra vraisemblablement, si j'écoute ce qu'on m'a dit dans l'économie sociale et solidaire, un point tous les 20 bornes, c'est trop, on saura pas le faire. Mais on peut en avoir à des distances de 40 km. Un point de collecte spécialisé ou pas, à mon avis, vaut mieux qu'il soit général si on veut que ça marche et qu'ensuite on organise la collecte générale. Alors, on m'accuse déjà de vouloir reprendre en main.
Bah oui, l'Ătat est au service de la dĂ©cision nationale, pas l'inverse et par consĂ©quent, il faudra faire ce qui aura Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© et pour ça, il faut un Ă©tat qui se sache se spĂ©cialiser. C'est le thĂšme des Ă©corĂ©gions, c'est-Ă -dire des rĂ©gions bĂątises sur des nĂ©cessitĂ©s Ă©cologiques. Les nĂ©cessitĂ©s Ă©cologiques se rĂ©gleront pas avec les mains et les ongles. Elles se rĂ©gleront avec des machines, avec du savoir-faire, avec des ingĂ©nieurs, avec des matĂ©riaux ressourcĂ©s. Par consĂ©quent, vous ĂȘtes Ă nouveau en premiĂšre ligne puisque c'est vous qui dans ce domaine pouvez produire et la collecte et le rĂšglement en amont des matĂ©riaux que vous utilisez.
L'Ătat Ă©coorĂ©gional va vous permettre d'atteindre ces objectifs de continuitĂ© et dans la durĂ©e car l'Ătat signera avec vous des contrats, des engagements mutuels. L'Ătat s'engage Ă ne pas changer ceci ou cela et vous vous engagez Ă atteindre tel ou tel objectif. VoilĂ , j'ai donnĂ© quelques Ă©lĂ©ments pour la collecte. VoilĂ la rĂ©ponse que je vous fais. Ce n'est donc pas des promesses, c'est un c'est un contrat. Si vous faites pas votre partie, on fera quand mĂȘme la nĂŽtre mais avec des boĂźtes publiques. Moi, je prĂ©fĂšre que on travaille sur la base d'un compromis oĂč en effet, lĂ je vous donne raison, on peut pas changer les rĂšgles tous les 8 jours.
Changer la rĂšgle d'attribution de euh la prime rĂ©nove, lĂ c'est absurde. On est certain du rĂ©sultat. Il ne se passe plus rien au bout d'un moment parce que personne ne peut s'engager Ă prendre du personnel ou Ă faire des formations si un an aprĂšs la rĂšgle a changĂ©. Donc sur ce point, je peux rien faire d'autre que dire c'est vous qui avez raison. les professionnels, ça peut pas durer comme ça. Donc lisibilitĂ©, c'est le plan, visibilitĂ© c'est le plan et stabilitĂ© et ben c'est ce que je viens de vous dire, c'est le contrat. Juste peut-ĂȘtre une petite prĂ©cision. Faut-il comprendre, monsieur MĂ©lenchon, que du coup vous ĂȘtes favorable Ă la stabilitĂ© sur les C2E ? Non non non.
[rires] sous bĂ©nĂ©fice d'inventaire, cher monsieur, de ce qu'il y a dedans et de ce qui correspond aux objectifs que je viens de fixer. Si je dois trouver lĂ -dedans des choses que personne ne peut faire, je n'en vois pas l'intĂ©rĂȘt. Par contre, si il y a des choses que tout le monde peut faire et qui ne s'y trouve pas, je vois l'intĂ©rĂȘt de de l'y mettre. VoilĂ comment je je rĂšgle le problĂšme. Mais pour vous dire, franc, je n'ai aucune confiance dans ce qui a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© pendant les 10 derniĂšres annĂ©es. J'ai assistĂ© Ă une partie de l'Ă©diction de ces rĂšgles. Je n'y crois pas. Tout est idĂ©ologique lĂ -dedans.
C'est l'idĂ©e que moins en contrĂŽle, mieux tout va se passer et c'est le contraire qui s'est produit. Donc vous ĂȘtes des hommes rĂ©alistes Ă la tĂȘte de d'entreprises qui reprĂ©sentent une part considĂ©rable de l'activitĂ© du pays. Vous et nous, quoi que vous pensiez de nous et quoi que nous on pense de vous, on est obligĂ© de s'entendre et on va le faire. Mais il faut que le compromis, on se comprenne bien. Nous, notre but, il est de nature Ă©cologique.
Et je suis sûr que vous aussi comme homme, comme citoyen, j'en sais rien moi, comme pÚre de famille, comme ce que vous voulez, il y en a pas un parmi vous qui peut dire "Je m'en fous le climat, non, c'est pas vrai, ça chauffe pas, c'est pas vrai." Donc on doit avoir une discussion rationnelle qui va tenir à condition, encore une fois, je l'ai dit, il faut qu'on ait un pacte productif. On s'entend sur ce qu'on va produire, si on peut, comment on va le produire, mais ça c'est une affaire de formation, c'est la la phase formation.
Donc on peut arriver Ă s'entendre dans des conditions aprĂšs bon alors vous entendrez le museau comme je vais vous dire qu'on passe le SMIC Ă 1700 mais dĂ©jĂ je vous suis reconnaissant de pas avoir commencĂ© votre interrogatoire par les les cotisations sociales euh les taxes et le reste dont ma tĂȘte est plus que saoulĂ©e.
Jean-Christophe rĂ©pond aux question la main cher c'est peut-ĂȘtre de trop ça vous fait pas Ouais c'Ă©tait peut-ĂȘtre un peu un poil accessible mais on a pas bougĂ© on n' pas bougĂ© sur euh la formation initiale est continue et et j'ai bien reconnu le ministre de l'enseignement professionnel vous avez pas beaucoup parlĂ© de l'apprentissage et des CFA et bien Ă©videmment bien Ă©videmment et souvent je sais que vous mettiez l'accompagnement de des des entreprises dans dans l'apprentissage comme des des des avantages fiscaux et et donc je voudrais revenir lĂ -dessus parce que vous savez que l'apprentissage est structure pour partie euh l'artisanat et que nous sommes trĂšs attachĂ©s Ă l'opĂ©rationnalitĂ© des des des jeunes que nous prenons jusqu'Ă 30 ans maintenant, quel que soit leur niveau de formation et et nous voulons nous qu'ils aient un cursus de formation comme un cursus universitaire en apprentissage.
Et donc cet accompagnement, qu'est-ce que vous en faire ? J'ai cru comprendre dans votre introduction que c'était plutÎt le lycée pro mais je pose la question parce [raclement de gorge] que pour nous c'est important parce que vous avez parlé que de lycée professionnel, vous avez pas parlé de CFA ni d'apprenti. Donc je pose la question. Bon, alors d'abord quand je parle de lycée professionnel, je parle comme vous le savez trÚs bien cher président aussi de d'apprentis parce qu'il y a des apprentis des lycées professionnels. Moi je n'ai pas une croisade contre l'apprentissage. C'est pas l'apprentissage dans certains domaines. Non non non mais écoutez-moi, je je moi je cache rien.
Je suis pas en train de vous raconter des histoires pour pour les embellir. Je vous dis les choses comme elles sont dans mon esprit et vous en faites ce que vous voulez. Moi, je n'ai rien contre l'apprentissage, mais j'ai tout contre les arnaques. Alors, imaginez qu'on va mettre de l'apprentissage dans l'enseignement supĂ©rieur. On en a dĂ©jĂ mis beaucoup. On en a dĂ©jĂ mis beaucoup. Et ça coĂ»te horriblement cher parce que si on a inventĂ© l'universitĂ©, si on a inventĂ© les IUT et compagnies, c'est aussi parce que c'est une mutualisation. Bon, et d'une, je laisse de cĂŽtĂ©. Je reviens au niveau oĂč vous le posiez. Je pense c'est l'apprenti qui vient niveau CAP et qui va prĂ©parer un bac pro ou un BT.
C'est ça. VoilĂ . Bon, trĂšs bien. Alors, bienvenue euh Ă ce jeune pour commencer. DeuxiĂšmement, alors maintenant, une fois qu'on a dit ça, non pas partout et c'est pas la seule mĂ©thode. Et surtout par pitiĂ©, cher prĂ©sident, ne venez pas me parler d'Allemagne parce qu'Ă chaque fois qu'on parle de l'apprentissage, j'ai droit au numĂ©ro de violon sur l'Allemagne. Alors, ça n'a rien Ă voir. D'abord, qu'on qu'on se comprenne bien. En Allemagne, vous rentrez au niveau CAP, vous pouvez finir PDG parce que vous avez une structure interne de valorisation, de formation tout au long de l'existence. En France, on peut trouver la mĂȘme chose au niveau de la toute petite entreprise.
Tu entres apprenti au CAP et tu peux Ă la fin ĂȘtre celui qui prend la suite parce que le patron t'a Ă la bonne, parce que ça s'est bien passĂ© et tout ça. Donc ça existe. Mais en France, on n' pas fait comme ça. On fait une filiĂšre de formation et puis les gens entrent comme ça. C'estĂ -dire ils entrent pas Ă un niveau de qualification. VoilĂ , c'est un systĂšme qui correspond Ă quoi ? Ă une expĂ©rience de la vie. les trĂšs haut ingĂ©nieurs que nous avons dans notre pays, ceux qui sont Ă l'Ăcole polytechnique, c'est NapolĂ©on qui a inventĂ© ça parce qu'il avait besoin d'ingĂ©nieur euh pour l'artillerie. Et bon, tout le monde est est l'hĂ©ritier d'une histoire.
Donc tout la l'Allemagne est l'hĂ©ritiĂšre d'une longue histoire de la social-dĂ©mocratie et des pactes politiques entre le Parti socialiste et le syndicat majoritaire. Bon, c'est une autre tradition. Nous, les Français, on a fait comme ça. Alors, essayons de voir comment tout ce qu'on vient de faire lĂ peut aussi continuer Ă profiter. Faut-il des apprentis ? Oui. Faut-il en mettre 800000 dans coup ? Non. VoilĂ . C'est aussi simple que ça parce que c'est une absurditĂ©. L'appareil Ă©tait pas prĂȘt Ă digĂ©rer 25 % des contrats rombus au bout au bout de 3 mois. Alors, je mets pas en cause. Je mets en cause ceux qui peut-ĂȘtre savaient pas et puis en plus le jeune il est parti.
Quand il est parti, il est parti. Tu demandes pas en plus au patron de lui courir derriĂšre. Bon ça ça n'a pas marchĂ©. Puis alors aprĂšs pour les statistiques, c'est grandiose hein parce que comme tous ces jeunes gens relĂšvent du code du travail, ce sont censĂ©s ĂȘtre des emplois. D'accord. Donc quand on a fait le calcul de la productivitĂ© du travail, en 1 an tout d'un coupf, on avait perdu je sais pas combien de points et chacun de s'arracher les cheveux en traitant les ouvrier de bon Ă rien et se faignant. Je dis pas vous hein, c'est dans l'industrie qu'il y en a qui sont risquĂ©s à ça. Pour le peu qui reste, ils sont pas devenus plus malins. Donc ça c'est pas acceptable.
Si on veut accueillir, faut s'assurer des conditions de l'accueil et il faut s'en assurer pédagogiquement autant que simplement enle. Pardon s'il a pu m'arriver de dire qu'il y avait de l'abus, c'est quand on a commencé à donner en plus de ce qu'on donne aux jeunes qui sont en apprentissage 6000 balles ou 8000 balles pour les accueillir. Alors là , excusez-moi mais oui, j'ai entendu une m'a pas plu et je trouve que c'est pas la bonne idée. Sauf si on pouvait mettre en commun. Pourquoi on fait ça ? C'est toujours pareil, je suis contre l'arrosage sans contrepartie connu.
Comment se fait-il que des patrons qui prenaient des apprentis tout d'un coup aient besoin de 6 Ă 8000 balles pour les prendre ? Ah, c'est quand mĂȘme un problĂšme. Donc imaginez-vous qu'un pauvre diable comme moi, voyant ça de l'extĂ©rieur se pose des questions. Donc encore une fois, il y a pas d'hostilitĂ© de principe. Il y a Ă quoi ça correspond, Ă quoi on veut arriver et combien on en veut Ă la sortie.
Aidez-moi Ă faire en sorte que quand on va faire le tour de tous les lycĂ©es professionnels, arrĂȘter de vendre les bĂątiments et rediscuter entre nous de la taxe professionnelle pour arrĂȘter la compĂ©tition qui nous fait perdre du temps et de l'argent aux uns et aux autres Ă l'Ă©tat par le nombre de gens qu'on y met pour courir derriĂšre et vous aussi dans vos CFA. J'ai pas l'intention de dire du mal de vos CFA, ça va. J'en ai vu deux ou trois. J'Ă©tais pas content qu'on ait pris le mot facultĂ© des mĂ©tiers parce que je venais d'inventer les lycĂ©es des mĂ©tiers. Je me suis dit ils sont malins, ils me collent aprĂšs.
Mais il faut bien reconnaĂźtre que c'Ă©tait une trouvaille parce que ça valorisait et c'est difficile de vous en faire le reproche. Donc j'ai pas l'intention de critiquer. Mais messieurs, j'attire votre attention sur le fric que ça coĂ»te parce que ça coĂ»te plus cher que l'enseignement public. Mais ça c'est peut-ĂȘtre une autre discussion. Donc pour les apprentis, il y a pas de non, il y a du oui mais l'essentiel pour moi c'est quand un jeune homme ou femme a obtenu son CAP et queil veut aller au BT, comment il fait ? C'est pas forcĂ©ment chez vous, mais peut-ĂȘtre que c'est chez vous. Comment on fait ? Ensuite, une fois qu'il est lĂ , comment il va passer ?
Je revois des scĂšnes encore les les momes qui avaient dans le lycĂ©e. Si tu allais du CAP, si on allait du CAP Ă bac professionnel, tous les momes qu'on interrogeait Ă CAP, on lui dit "Tu vas aller au bac ?" Oui, je vois pas. Tu allais ailleurs oĂč il y avait pas le bac. ouf [soupir] ça paraissait la marche paraissait Ă©levĂ©e. Donc j'insiste, le la bonne formation c'est celle qui fait filiĂšre et qui garantit qu'on pourra passer si on bosse d'une Ă©tape Ă l'autre. Je peux pas mieux vous rĂ©pondre dans le moment. Maintenant si vous voulez qu'on diminue la prime, moi je suis d'accord. Question de FrĂ©dĂ©ric CarrĂ©.
Monsieur MĂ©lanchon, la la vraie vie de nos entreprises aujourd'hui, elle souffrent Ă©normĂ©ment. La vraie vie de nos entreprises aujourd'hui, elles souffrent Ă©normĂ©ment. Elles font 1 2 1 Ă 2 % de marge et on est dans un secteur qui souffre. et euh nos TPE et artisans sont soumis Ă une concurrence dĂ©loyale trĂšs forte. Trois exemples. Euh le premier c'est de que les maĂźtres d'ouvrage euh font de la sous-traitance en cascade et les entreprises arrivent sans qualification. DeuxĂšme exemple, la rĂ©glementation Ă l'entrĂ©e Ă nos mĂ©tiers, hein. Aujourd'hui, on le voit que pour ĂȘtre boulanger, pour ĂȘtre coiffeur, pour ĂȘtre taxi, il faut des qualifications. Et pour le bĂątiment, non.
Et pourtant, au combien c'est important. Et troisĂšme exemple, c'est les auto-entrepreneurs. Aujourd'hui, on s'improvise pas entrepreneur et donc il y a une distorsion sur la TVA. Aujourd'hui, nos entreprises en souffrent. Quelles sont vos solutions pour cette concurrence dĂ©loyale ? Alors, vous avez raison de parler de concurrence dĂ©loyale parce que ça a Ă©tĂ© organisĂ© pour ça. Mais moi, je tourne pas autour du pot. Ce n'est pas un hasard d'avoir accumulĂ© les moyens de la concurrence des loyals. J'ai pas vu, je suis pas au courant. Si tout le monde Ă©tait au courant que ça allait mal tourner. Ăa a commencĂ© quand on m'a créé le statut d'auto-entrepreneur.
Ce fut une discussion Ă l'Ă©poque, je devais ĂȘtre sĂ©nateur. Je me rappelle qu'on a discutĂ©. Je faisais partie de ceux qui disaient auto-entrepreneur Ă©gal autoesclave. Je me trompais sur un point que j'avais sous-estimĂ©, c'est la volontĂ© de libertĂ© individuelle qui existe dans l'auto-entrepreneuriat. C'est-Ă -dire que des gens qui sont trop entrepreneurs se maltraitent en effet beaucoup eux-mĂȘmes parce qu'ils travaillent beaucoup durement des fois sans les moyens qu'il leur faut par goĂ»t de la libertĂ©. C'est-Ă -dire ils ont le sentiment qu'on leur donne pas d'ordre et qu'ils construisent leur vie.
Par consĂ©quent, il mĂ©rite mieux que euh les remarques de type purement idĂ©ologique que j'en faisais Ă l'Ă©poque. Le temps tourne trĂšs vite, monsieur MĂ©lenchon, c'est maintenant la question euh finale. Vous avez parlĂ© au dĂ©but de votre intervention d'une crise du logement qui est subie par de nombreux Français qui ne trouvent pas Ă louer. Il y a aussi des Français qui ne trouvent pas Ă accĂ©der Ă la propriĂ©tĂ©. Si vous ĂȘtes Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique, quelles sont les trois premiĂšres dĂ©cisions que vous prenez en la matiĂšre pour commencer Ă dĂ©bloquer la situation ? DĂ©jĂ , ça s'amĂ©liore. D'habitude, on en demande une.
Alors, je dis bah la pou de perle pimpin euh la baguette magique, ça me paraßt Bon. Non mais attendez, déjà vous aurez une différence, c'est que vous aurez quelqu'un qui connaßt quelque chose. DeuxiÚmement, quelqu'un qui croit à la production. Je la discute, je discute son contenu, ses processus et tout le reste, mais je sais qu'on peut rien faire si on produit pas et que pour produire, il faut produire top niveau parce que sinon, on est dévoré de l'intérieur par le niveau plus faible. Donc la premiÚre chose, c'est de rassembler l'argent dont on a besoin pour faire cette relance massive et rapide du logement social. Il y a 2,8 millions de gens qui attendent d'avoir un logement.
C'est une honte. J'ai dit c'est le premier sujet de maltraitance sociale. Maintenant je dis le deuxĂš car le premier sujet de maltraitance sociale c'est les gens qui n'arrivent plus Ă manger Ă leur faim dans notre pays 9 millions de personnes. Par consĂ©quent premier Ă©lĂ©ment rassembler l'argent. DeuxiĂšmement, mettre en place des dispositifs qui ne changent pas sans arrĂȘt et qui puissent fonctionner immĂ©diatement. C'est dans le domaine de la rĂ©habilitation qu'il faut faire le plus gros effort. Et l'endroit qui fait le plus mal, c'est le reste Ă charge.
Si nous rĂ©glons la question du reste Ă charge, comment on le finance, par rapport Ă quoi, qu'est-ce qu'on enlĂšve, qu'est-ce qu'on rajoute, oĂč il faut prendre de l'argent, Ă ce moment-lĂ , on aura rĂ©glĂ© de quoi faire une relance massive de la rĂ©habilitation des des logements. VoilĂ les deux points. Et le troisĂšme, c'est pour nous tous. Une fois qu'on aura fait ces deux points lĂ , bzou, ça va dĂ©marrer tout seul. Le troisĂšme point, c'est les points de collecte, le service public de la collecte des dĂ©chets. Un pour que l'argent que vous y consacrez est en sens. Pour l'instant, vous lui vivez comme une taxe qui est un pur abus de pouvoir parce que vous ne voyez pas la contrepartie venir.
Remarquez que vous vous demandez des contreparties. Alors, vous Ă©tonnez pas que moi aussi. Donc ça c'est le le point qui va servir Ă tout le monde. L'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, vous le servez quand vous construisez bien, quand vous rĂ©habilitez bien, mais l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, c'est que les Ă©corĂ©gions fonctionnent. Et pour ça, nous puissions mettre en France une vraie industrie circuit Ă©conomique circulaire, de l'Ă©conomie circulaire. Nous les français, nous savons travailler avec des plans. On a tout le temps fait ça. Vous allez Ă la forĂȘt de jou, vous allez trouver les sapins implantĂ©s par Richelieu pour la marine nationale. Bon, ils y sont toujours. Nous avons toujours Ă©tĂ© comme ça.
Pourquoi bouder la chose que nous savons faire ? Nous organiser pour passer en tĂȘte. Alors, c'est votre domaine, mais ça sera aussi le domaine de l'espace. Ăa sera aussi le domaine, il y a plein de domaines oĂč les Français peuvent largement courir en tĂȘte. VoilĂ ce qu'on pourrait faire ensemble. Ăa me semble un bon dĂ©but. Jean-Luc MĂ©lenchon d'avoir regardĂ© cette vidĂ©o. Pensez Ă liker, vous abonner et activer la cloche pour ne rien rater de nos prochaines vidĂ©os pĂ©pites.
Jean-Luc Mélenchon