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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 1 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsJusticeImmigration & asile

Laurent Panifous : « Ceux qui négocient avec nous ne sont pas des soutiens du gouvernement »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Comment abordez-vous la nouvelle composition du Sénat avec l'arrivée du RN et de LFI ?

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ça va changer votre manière de travailler avec le Sénat ?

  • 1:25RelanceÉludée

    Certains parlent d'anomalie démocratique avec le RN au Sénat. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La session parlementaire est courte jusqu'en février. Est-ce que ça va handicaper le calendrier législatif ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous arbitrer les textes législatifs dans ce calendrier réduit ?

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Le gouvernement exclut toute négociation avec le RN. Comment comptez-vous faire adopter le budget sans eux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25Laurent PanifousFait
    « Je ne parlerai pas d'anomalie démocratique. »
  • 2:37Laurent PanifousFait
    « Ça nous oblige à être très vigilants sur la manière dont le débat budgétaire va se dérouler. »
  • 3:11Laurent PanifousFait
    « Le gouvernement a une démarche cette année assez simple avec un contexte très différent. »
  • 6:14Laurent PanifousChiffre
    « Une loi spéciale, c'est un coût de 15 milliards. »
  • 7:34Laurent PanifousChiffre
    « La cible que nous avons fixée, c'est une cible de déficit à 5%. »
  • 7:34Laurent PanifousChiffre
    « 54 milliards d'euros. »
  • 8:44Laurent PanifousFait
    « Les choses sont assez cohérentes l'année dernière. »
  • 11:42Laurent PanifousChiffre
    « Le Premier ministre a déjà inscrit 1,5 milliard d'euros dans la copie 2027. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:07

rejoint merci monsieur son jour j pour le parlement qui fait sa rentrée début de de la session ordinaire à l'Assemblée nationale et au Sénat, le Sénat nouvellement composé après les sénatoriales. Et pour en parler, on reçoit Laurent Panifouze. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Il sera délégué chargé des relations avec le Parlement, interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Julien Lécué de La Voix du Nord. Bonjour Julien. Bonjour Auriane, bonjour Monsieur le Ministre. Reprise donc aujourd'hui des travaux du Parlement, c'est un peu votre entrée aussi du coup Monsieur le Ministre, avec un nouveau Sénat qui compte un groupe RN qui compte deux élus LFI. Comment vous l'abordez ? Est-ce que ça va changer votre manière, vous, de travailler avec le Sénat ?

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Et est-ce que ça va changer, selon vous, la manière de travailler du Sénat ? D'abord, féliciter toutes les sénatrices et sénateurs qui ont qui ont été élus et leur envoyer mes salutations républicaines à tous. Est-ce que ça va changer ma manière de travailler ? Non, c'est la confirmation d'une tendance de notre société de voir le Rassemblement national, cette sensibilité politique monter petit à à chaque échéance électorale. Et donc, ce que je dois dire en tant que personnalité politique, ça doit pouvoir nous inquiéter. En revanche, dans ma fonction de mise et chargée des relations avec le parlement, j'échange avec l'ensemble des parlementaires quels qu'ils soient, je ne trie pas les électeurs, chacun est légitime. Et vous dites que Marine Le Pen et Jordan Bardella,

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il y a une anomalie démocratique qui est réparée avec la création de ce Non, je ne parlerai pas d'anomalie démocratique. Je réponds à votre question en vous disant que ça ne changera pas ma manière de travailler. Je vois bien qu'au Sénat, les équilibres ne sont pas modifiés. La droite et le centre restent largement majoritaires. Donc est-ce que ça va changer des choses dans la vie du Sénat, dans la vie du Parlement ? En tout cas, c'est une confirmation et c'est un message politique. Vous comprenez la gauche qui dit qu'il faut un cordon sanitaire, ici au Sénat, le groupe Rassemblement National, ce n'est pas groupe comme un autre moi je dis qu'on combat le rassemblement national et c'est mon cas sur les idées sur les idées

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avec des propositions pas des affirmations de cette nature donc pas de cordon sanitaire ce n'est pas des mots que j'utilise mais enfin une autre le combat politique est réel – Il y a une autre spécificité, mais très rapidement, c'est que cette session, elle ne va durer que jusqu'en février du fait de la présidentielle. Est-ce que ça va handicaper le calendrier législatif ? – Alors, ça veut dire que ça nous oblige à être très vigilants sur la manière dont le débat budgétaire va se dérouler, parce qu'il peut prendre une place plus ou moins importante de cet espace de 5 mois qui est, vous l'avez dit, court pour cette session. Et le ministre des des relations avec le Parlement chargées de l'agent du Parlement,

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ça rend la tâche assez difficile pour inscrire d'autres textes que le texte budgétaire. Donc de bien les choisir et en fonction de leur faille, faire des arbitrages. Bien sûr, il y a entre les textes portés par les ministres eux même les textes portés parlementaires, les textes déjà en navette au sein du Parlement. Effectivement, les cinq mois qui nous restent ne permettront pas de tous les étudier, de tous en tout cas les terminer. Donc il faudra arbitrer, mais des arbitrages qui ne pourront avoir lieu parfois qu'au fil de l en fonction de la manière dont se déroule le débat budgétaire, puisque ce débat budgétaire peut prendre plus ou moins de temps. Donc là, je n'ai pas la visibilité nécessaire pour être affirmatif sur tout le texte. Je l'ai pour le début de ce mois d'octobre.

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Mais la date d'arrêt de cession, c'est fin février ? Ça, ça bougera Oui, ça c'est la règle. Fin février. On va commencer par parler du gros travail du Parlement sur le budget. Exactement, on rentre dans ce long marathon de débats budgétaires. Sébastien Lecornu assure qu'il n'y aura pas de négociations avec le le Rassemblement national, mais en même temps on voit que le gouvernement ne dispose pas vraiment de cadeaux à offrir aux partis socialistes comme l'an dernier avec la suspension de la réforme des retraites. Concrètement comment vous comptez y arriver comme l'année dernière c'est extrêmement difficile mais comme l'année dernière je crois que nous allons y arriver. Le gouvernement a une démarche cette année assez simple avec un contexte très différent.

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L'année dernière une crise politique institutionnelle, cette année pré présidentielle donc un contexte différent crise économique il y a une crise de l'énergie, crise internationale, instabilité géopolitique. Donc le contexte est très différent mais finalement nous avons les mêmes interlocuteurs les mêmes personnes vous l'avez dit avec qui nous allons pouvoir négocier, nous disputons avec tout le monde mais nous ne négocions pas avec tout le monde, pas avec le rassemblement national par exemple et donc avec ces mêmes partenaires alors qu'aujourd'hui nous allons présenter dans quelques heures maintenant le budget de l'état et de la sécurité sociale en conseil des ministres, nous nous présentons, nous gouvernement, une copie initiale qui a vocation à faire

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l'objet d'échanges de travail au sein du parlement avec les députés, avec les sénateurs pour trouver des compromis avec les mêmes acteurs que la dernière fois. Compromis vous avez raison, vous en parlez, vous le répéter ? Est-ce que ce n'est pas un vœu pieux quand on se retrouve à quelques mois de la présidentielle avec des partis et des candidats qui veulent prouver qu'ils sont en réelle opposition avec le gouvernement ? – Oui, c'est toute la difficulté de celles et ceux qui vont accepter de rentrer dans cette discussion de compromis, c'est ne pas se montrer, se dévoiler comme étant soutien d'une manière ou d'une autre du gouvernement. Eh bien moi je veux les soulager et les saluer. Je sais absolument que toutes celles et ceux qui qui négocient avec nous,

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qui vont négocier demain, et ça va commencer aujourd'hui quand le budget sera plus précisément sur la table, avec nous ne sont en rien des soutiens du gouvernement. Ce sont des gens qui soutiennent notre République et qui ont le même objectif que le gouvernement, c'est faire en sorte que dans quelques mois, avant la fin de l'année, la France est un budget pour 2027, un budget qui sera le budget de compromis, qui sera probablement imparfait, mais qui permettra à celle ou celui qui sera en responsabilité de gouverner immédiatement, rapidement et c'est d'ailleurs pour ça que nous mettons par voie réglementaire c'est une proposition ce seront les parlementaires qui trancheront beaucoup de dispositifs qui pourront être modifiés immédiatement donc très vite réversible. – Ça vous avez

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décrit ça et hier, j'ai vu devant nos amis des journalistes parlementaires, un budget réversible. Des mesures qui pourraient être modifiées par voie réglementaire après la présidentielle. Mais dans ces cas-là, on a envie de se dire mais à quoi sert le Parlement si En fait, c'est pour voir la copie qu'ils ont votée être balancée à la poubelle après la présidentielle. Vous avez raison de cibler cela. Il ne s'agit pas de dessaisir les parlementaires de leur cœur de messier, c'est-à-dire de donner un budget à la France, mais ce sont bien les parlementaires dans le cadre du débat. C'est une proposition du gouvernement d'inscrire des dispositifs qui pourraient être modifiés par voie réglementaire, mais ce budget va être voté par les parlementaires eux-mêmes.

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Vous les avez alertés cet été, Sébastien Lecornu a écrit une lettre aux parlementaires sur ce budget en disant attention, une loi spéciale c'est un coût de 15 milliards est-ce que vous pensez que ça a été entendu ou est-ce que vous préparez aussi à passer ce budget par 49 .3 par ordonnance Alors aujourd'hui, le moyen par lequel le budget sera adopté d'ici la fin de l'année, tous les chemins sont possibles. Vraiment, nous sommes dans une perspective de préparation, de

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je crois que nous avons devant nous des gens qui veulent essayer, les mêmes partenaires que la dernière fois, essayer de faire en sorte... – Y compris du côté du Parti Socialiste… – L'ELR, le bloc central, l'Elliott à l'Assemblée nationale, qui ont envie d'essayer. – Je reviens sur le Parti Socialiste qui avait permis au gouvernement de finaliser sa copie l'an dernier. Là, vous n'avez plus la suspension des retraites. Il réclame une hausse des taxes sur les hauts patrimoines, le retour de la taxe Zuckmann. Est-ce que le gouvernement est prêt à faire des pas vers cette taxation nouvelle ? Oui, le gouvernement est prêt à faire des pas sur l'ensemble des points avec une condition, si je puis dire, globale. Nous n'avançons pas avec des lignes rouges.

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Le gouvernement, sa volonté, c'est de maîtriser les déficits, de donner un budget sérieux, un budget raisonnable. La cible que nous avons fixée, c'est une cible de déficit à 5%. On parle beaucoup de ce chiffre de 54 milliards d'euros. C'est un chiffre qui peut paraître vertigineux. si nous proposons de baisser les dépenses et de ne pas augmenter globalement les impôts pour atteindre cette baisse de dépense de 54 milliards d'euros qui nous amènerait à un déficit de 5%. C'est la cible que nous proposons, la méthode que nous Nous proposons la baisse des dépenses essentiellement sur les dépenses de l'État. Pas que, mais essentiellement. Mais ceci est une coupe initiale de départ. Les socialistes, les républicains, le bloc central, Elliot et ici au Sénat,

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les groupes parlementaires avec qui nous discutons, avec qui nous négocions vont pouvoir proposer des éducations. Et c'est le Parlement qui va trancher. L'année dernière, Laurent Benfouz, vous avez beaucoup discuté avec les socialistes. C'est avec eux que vous avez cherché à établir un accord. Bon, là, ils sont plutôt du côté de la censure, alors que le RN sont plus ouverts à la discussion. Est-ce que vous allez aller discuter avec le RN ? – Non, nous ne négocierons pas avec le RN. Oui, nous continuons à négocier avec les socialistes, mais je ne suis pas d'accord avec vous. Vous savez que l'année dernière, les socialistes ont obtenu effectivement cette cette mesure totémique et la suspension de la réforme des retraites. Et je vais vous dire, c'est aussi pour ça que j'ai accepté de

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rejoindre ce gouvernement. Donc vous voyez, les choses sont assez cohérentes l'année dernière. Aujourd'hui, est-ce qu'il y a une mesure totémique ? Non, il n'y en a pas. Mais le contexte, j'ai dit tout à l'heure, est très différents. Est-ce que les socialistes ont des propositions à faire ? Est-ce qu'ils défendront les mêmes que l'année dernière ? C'est plutôt rassurant parce que c'est cohérent de la part du groupe socialiste. Mais l'année dernière, le compromis ne s'est pas fait qu'avec les socialistes, il s'est fait des LR aux socialistes. Et croyez Ce que parfois a obtenu le Parti socialiste, c'est grâce à des concessions fortes faites par les députés du Bloc central ou les députés LR qui ont été difficiles pour eux. Donc le compromis se fait à plusieurs, il se fait au moins d'eux.

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En vérité, il se fait à beaucoup de personne. Mais vous restez avec les mêmes interlocuteurs, c'est-à-dire que vous n'irez pas négocier avec le Rassemblement national. Et vous dites que tous les chemins sont ouverts. Parce que l'année dernière, Sébastien Lecornu, il avait dit avant même début de l'examen qu'il n'y aura pas de 49 ,3. Là, vous ne dites pas qu'il n'y aura pas de 49 ,3. Non, non, tout le monde connaît maintenant, on va tous devenir experts de la procédure parlementaire. Il n'y aura plus que le ministre des Relations avec le Parlement. Il existe plusieurs chemins pour que le texte soit adopté. Le chemin idéal et le vote, nous sommes lucides, ça sera compliqué. L'année dernière, nous avions réussi sur le budget de

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la sécurité sociale et un accord ensuite de non-censure sur le budget de l'État. Cette année, nous verrons ce que nous pourrons faire. Mais a priori, au départ, aujourd'hui, au 1er octobre, là où nous présentons le budget, je ne peux pas vous dire quel sera le chemin. Ce que je peux vous dire, c'est qu on se laisse toutes les portes ouvertes pour l'adopter. Ce qu'on veut éviter absolument, c'est la loi spéciale parce que ça coûte au pays et c'est inutile et c'est même assez dangereux à vrai dire. Mais tous les autres chemins et le chemin choisi dépendra de la qualité des débats au Parlement. Julien, le premier texte examiné au Parlement, c'est la loi intégrale ? Oui, la loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes,

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c'est un symbole plutôt puissant puisque c'est celui qui va ouvrir la session ordinaire mais déjà on voit les associations qui s'interrogent face aux ambitieux objectifs du gouvernement et de l'Assemblée nationale, ils pointent le manque de moyens mis en face de tous les articles de ce texte. Est-ce qu'il ne risque pas d'y avoir une frustration ? Alors je ne crois pas déjà dire que l'engagement du gouvernement était justement de commencer et de dédier, on a dit tout à l'heure que le gouvernement avait peu de temps pour faire passer beaucoup de textes. Et l'engagement du gouvernement et du Premier ministre était justement que ce texte, loi intégral, qui est un texte transpartisan d'initiative parlementaire, soit étudié en premier et sur le temps gouvernemental.

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Donc parole tenue. Donc ça c'est une première chose. La deuxième chose, ce texte commence aujourd'hui d'être étudié à l'Assemblée nationale. Il comporte beaucoup d'articles et il va être extrêmement compliqué de vous dire de manière définitive de quelle manière il sera rédigé in fine. Il doit passer à l'Assemblée nationale. Il doit venir ici au Sénat une commission mixte paritaire, etc., etc. Vous connaissez ce chemin long d'un texte législatif ? Long et compliqué. Vous sentez que ça va prendre du temps et voire même est-ce que vous avez des craintes qui n'aboutissent pas à l'issue de cette session ordinaire ? Mon objectif, ma mission, celle qui m'est donnée par le Premier ministre, c'est de faire en sorte de tracer un chemin pour ce texte.

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Ensuite, moi je ne peux pas préempter les travaux des parlementaires eux-mêmes moi je suis au gouvernement ministère des relations avec parlement donc mon job si je puis dire sous l'autorité du premier ministre c'est de trouver des chemins aux textes budgétaires des textes législatifs d'origine parlementaire de mes collègues ministres et de voir de quelle manière on peut y arriver. Le Premier ministre, le gouvernement souhaite que ce texte soit adopté et soit promulgué. C'est notre volonté. Après, ce sont les parlementaires qui transformeront ou pas ce texte. Et ça, nous allons... Je vais le découvrir, comme vous, au fil des débats. Sur ce qui est du financement, le Premier ministre a déjà inscrit 1 ,5 milliard d'euros dans la copie 2027, charge sur plusieurs années aux équipes

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qui suivront, aux responsables – Sur les moyens, le ministre de l'Éducation nationale l'a d'ores et déjà dit, il y avait certaines dispositions qui étaient envisagées, par exemple un entretien individuel des élèves par an, ce ne sera pas possible du fait des effectifs. Donc on sait d'ores et déjà qu'il y a certains articles du texte qui étaient espérés, qui n'aboutiront pas. – Ah ben ça, écoutez, si le Parlement adopte un texte, ce sera la loi. Donc pour l'instant, moi je vous dis, je ne sais pas ce qu'il y aura dans le Ce que je sais, c'est que le Premier ministre a demandé de tracer le chemin et de faire en sorte qu'on puisse adopter définitivement. En tout cas, si ce texte n'était pas adopté définitivement, ça ne serait pas du fait du gouvernement, ça soyons clairs.

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– Autre réforme, une mission pour vous, Laurent Oui, sur la haute autorité de la transparence pour la vie publique. Vous avez été choisi par Sébastien Lecornu pour réformer cette institution. De ce que j'ai lu, un projet de loi sera dévoilé en novembre. Quelles sont les urgences pour réformer cette haute autorité ? Je ne sais pas si on peut parler d'urgence, mais nous avons créé... Visiblement, d'après ce que dit sa direction en mai dernier, en juin il me semble qu'il pointait quand même des urgences. Ce projet de loi est la traduction d'un rapport qui a été commis par la haute autorité elle-même après 12 ans d'existence, suite à la fameuse affaire Cahuzac que nous

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connaissons tous et après 12 ans d'existence il y a des choses à corriger pour faire en sorte que cette organisation qui a vocation à garantir l'intégrité publique, des responsables publics, des responsables politiques, des ajustements à faire pour être plus efficace, pour être plus efficiente. Et ces propositions, le Premier ministre a souhaité les traduire dans un projet de loi parce qu'il faut une loi pour pouvoir modifier et faire en sorte notamment qu'on soit plus efficace sur les lobbyistes étrangers ou pouvoir donner notre exemple, une capacité de sanction, une capacité d'astreinte de la part de la haute autorité elle-même pour qu'elle soit plus rapide et qu'on ne soit pas obligé de rentrer dans un long processus judiciaire pour arrêter ce –

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Mais là aussi, un moyen constant, parce que la Haute Autorité se plaignait du fait qu'on est parti pour lui donner de nouvelles missions, notamment sur les ingérences étrangères, plus de travail, mais sans de mon personnel supplémentaire. La question des moyens, le budget démarra le 13 octobre à l'Assemblée nationale, c'est pendant l'étude du budget qu'on va pouvoir parler des moyens de toutes les des organisations de l'État et des collectivités, je vous répondrai sur la question des moyens de la haute autorité à la fin de la procédure budgétaire. Ce que je crois qu'on peut dire aujourd'hui, c'est qu'il y a une volonté après 12 ans d'existence de cette auto-autorité, d'ajuster son organisation pour

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qu'elle soit plus efficace et faire en sorte que la confiance qu'on doit avoir entre les Françaises et les Français et leurs dirigeants publics et notamment politiques soit garantie. L l'intégrité. Intégrité, c'est le nouveau nom d'ailleurs. Il est proposé par la haute autorité elle-même et nous les suivons. On l'a dit, la session ordinaire va être très courte au menu du Sénat notamment. Gérant Étrangère, Protection de l'Enfance, Code Noir, Autonomie de la Corse. Est-ce que compte tenu de la durée de la session il y aura des renoncements, des frustrations de votre part ou vous pensez que vous êtes encore capable de faire passer des lois, des réformes – Écoutez, si on a vraiment le terrain qui est dégagé jusqu'à la fin du mois de février,

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je pense qu'on va pouvoir faire passer pas mal de choses encore et on va pouvoir éviter de grosses frustrations pour répondre à votre question. Je pense notamment au texte police municipal qui est très attendu, notamment au Sénat, mais pas que. – Pas que, il est aussi très attendu par les élus locaux. Est-ce que vous allez le remettre à l'ordre du jour avant la fin février ? – Oui, clairement c'est l'objectif et il faut qu'il soit inscrit au Sénat, j'espère au mois de janvier, mais comme je vous disais tout à l'heure, je veux être prudent, très prudent dans mes mots, dans mes affirmations sur les inscriptions, ça va dépendre totalement de la manière dont le budget se déroule. Comme je vous dis, si le terrain reste dégagé jusqu'à fin février,

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on va pouvoir passer beaucoup de textes qui sont encore dans l'atmosphère, vous en avez cité quelques importants. Cela, je peux être affirmatif puisque je vais les annoncer notamment en conférence des présidents la semaine prochaine ici au Sénat de manière formelle. Donc les

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parce qu'il a été travailler avec l'Association des maires de France, il fait consensus droite-gauche. Ce n'était pas le plus compliqué à faire passer ? Alors je ne l'ai pas fait sauter pour la bonne raison qu'il n'était pas encore inscrit. Mais pourquoi vous ne l'avez pas inscrit ? Parce que nous avons privilégié le texte loi intégrale qui a été un engagement suite à l'affaire Liana que le monde a pu vivre dramatiquement d'ailleurs. Et donc l'engagement qui a été le nôtre, c'est d'inscrire en priorité ce texte. Et forcément ça fait bouger d'autres textes. Mais je redis, le texte police principal, je ne l'ai pas des inscrits. Il n'était pas encore inscrit. – Il n'a pas été inscrit. Un mot sur le texte sur l'autonomie de la Corse, qui là est inscrit à l'ordre du jour du Sénat,

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le 26 octobre, adopté déjà à l'Assemblée. Vous pensez qu'il va passer l'étape sénatoriale ? – Écoutez, les échos que j'ai me laissent ça pensait que ça va être difficile. Mais là aussi, l'engagement du gouvernement vis-à-vis des élus corps, c'est celles et ceux qui portent ce texte avec ardeur. C'est que ce texte soit étudié. Là aussi, le gouvernement ne va pas préempter ce que le Parlement va décider. Nous, nous sommes dans notre rôle. C'est la mission que m'avait donnée le Premier ministre de faire en sorte que ce texte soit bien étudié au Parlement, dans les deux chambres et que le chemin soit tracé. – L'engagement initial, c'était même qu'il y ait un – Est-ce que là, vous envisagez encore un congrès d'ici la fin du quinquennat ?

17:53

– Si le congrès n'était pas envisagé, le texte serait immédiatement retiré. Mais pour qu'il y ait congrès, il faut qu'il y ait un vote conforme entre l'Assemblée nationale et le Sénat sur ce texte. Et là, ça ne dépend pas du gouvernement. Nous, ce que nous souhaitons, ce que le Premier ministre m'a demandé, c'est que la parole soit tenue et que ce texte soit bien étudié à l'Assemblée et au Sénat comme nous y sommes engagés auprès de ses élus. C'est chose faite. Maintenant, ce que vont en faire les parlementaires, c'est à eux d'en décider. Vous pensez que ce sera difficile au Sénat ? Ça semble difficile. Un mot sur un no-texte qui tamponne l'actualité. Il y a une amende qui a été requise hier contre le maire de Béziers, Robert Ménard, pour avoir refusé de marier en OQTF.

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Le Sénat avait adopté il y a un peu moins de deux ans une proposition de loi qui visait à interdire le mariage d'un étranger en situation irrégulière, suite déjà à cette affaire Ménard. Est-ce que vous souhaitez qu'il poursuive son parcours législatif ? Parce que là aussi, il est un peu perdu dans les lampes parlementaires. – Écoutez, moi, l'idéal qui est le mien, c'est que chaque texte qui a été démarré au Parlement, que ce soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat, puisse être terminé. Faire travailler des parlementaires sur un texte et ne pas aller au bout, c'est décevant et c'est déceptif. Notamment pour le ministre que je suis, puisque mon objectif c'est que quand un texte démarre, quand le Parlement a souhaité qu'il démarre,

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quand le gouvernement a souhaité qu'il démarre, c'est de lui tracer un chemin jusqu'au bout. Maintenant je suis lucide, le temps qui me reste est compté, on l'a déjà dit. Et est-ce qu'il fera partie de ces textes qui pourront aller au bout ? Je ne peux pas être affirmatif aujourd'hui. – Une dernière question, Julien ? – Sur la présidentielle ? – Allez ! – Comment l'ancien socialiste que vous êtes regarde la bataille à gauche, notamment celle de la primaire ? Les questions subsidiaires, est-ce que vous y voyez encore un espace pour Bernard Cazeneuve que vous soutenez ? – Écoutez, je regarde forcément, mais je suis un observateur politique qui regarde l'ensemble des mouvements. – Il vous enthousiasme concrètement Ils vous enthousiasment, les candidats à la primaire ?

19:38

Je ne vais pas porter de jugement. Vous avez dit que je suis d'une grande proximité avec Bernard Cazeneuve. Je suis membre de la convention, donc ça n'a échappé à personne. En tout cas, c'est les ceux qui suivent un peu la politique. Aujourd'hui, Bernard Cazeneuve n'a pas à déclarer candidature. Moi, comme ministre, je me tiens à distance de l'élection présidentielle, ce que je souhaite pour... Je ne vais pas faire de langue de bois, mais je me tiens à distance. Je ne vais pas soutenir un candidat et je vais rester dans ma position de membre du gouvernement qui sait de faire en sorte que nous ayons un budget, c'est déjà une mission assez grande, plus quelques textes sur lesquels je dois tracer un chemin. Mais sur la présidentielle, j'espère qu'il y aura un candidat

20:11

social-démocrate, j'espère que la social-démocratie, ces idées-là seront défendues dans le cadre de l'élection présidentielle, après le moment venu... Non mais à l'heure actuelle, vous avez des craintes... Je prendrai mes responsabilités. Vous avez les craintes d'une disqualification de la gauche modérée, à l'heure actuelle ? Oui, j'ai cette crainte-là, j'ai peur que ça ne prenne pas, mais je n'ai aucune certitude, mais Mais encore une fois, je reste à distance. J'espère que ces idées-là seront défendues

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notamment au premier tour et pourquoi pas au second tour. Mais ce n'est pas encore le moment. Mon idéal politique, je le dirais dans une démarche de compromis, une démarche de recherche de stabilité. C'est pour ça que j'ai rejoint ce gouvernement. Donc je vais continuer ce travail jusqu'au bout aux côtés du Premier ministre. Et pour la présidentielle, le moment venu, c'est pas encore, je dirais mon idéal et je soutiendrai la personne qui se rapproche le plus de mes idées. Je crois que la démocratie devrait marcher comme ça et c'est un vrai sujet. On va devant les électeurs en disant ce qu'on est et une fois qu'on est élu, on prend ce que les électeurs ont choisi et on fait des compromis. – Merci beaucoup, merci monsieur le ministre d'avoir été

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notre invité la une de la voie du nord julien de lourdes peines pour les passeurs ouais