Marine Le Pen : "Je veux la Nouvelle-Calédonie dans la France."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Marine Le Pen. Merci d'être dans les CRRB au 2e jour de votre visite en Nouvelle-Calédonie.
- 0:15OuverteRéponse directe
Votre dernière visite remonte à 2013 et depuis la Calédonie a beaucoup changé. Notamment ces derniers temps, les trois référendums. Le 13 mai 2024, l'échec des discussions sur l'avenir institutionnel. Aujourd'hui, est-ce que vous êtes inquiète pour la nouvelle qu'elle est donnée pour son avenir ?
- 1:00RelanceRéponse directe
Vous dites qu'il faut d'abord réfléchir au moyen de relancer l'économie en Nouvelle-Calédonie. Comment est-ce qu'on peut réaliser un développement économique alors que la Nouvelle-Calédonie est complètement exangue depuis les violences insurrectionnelles de mai 2024 ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous dites qu'il faut un moratoire dans le conflit pour résoudre la crise économique. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Vous proposez un référendum dans 40 ans. Certains y ont vu un changement de pied de votre part. Est-ce que c'est un résultat qu'il ne faut pas prendre en compte et qu'il faut balayer ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Vous allez rencontrer le bureau politique du FLNKS. Qu'est-ce que vous allez leur dire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Marine Le PenFait
« Il faut d'abord réfléchir au moyen de relancer l'économie en Nouvelle-Calédonie, redresser les entreprises, les aider à redémarrer, recréer de la richesse. »
- 3:30Marine Le PenFait
« Les émeutes ont aggravé la situation. Ça fait 3 ou 4 ans que la Nouvelle-Calédonie va mal et que personne, semble-t-il, ne s'y est véritablement intéressé. »
- 9:30Marine Le PenFait
« Moi, j'aime bien avoir des idées claires. J'ai demandé à tout le monde qu'est-ce que c'est que cette souveraineté partagée ? personne n'a été capable de me répondre. »
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RRB première radio d'information. La suite d'info matin, on retrouve Nicolas le Grand. Bonjour Ellisabeth Noire.
Bonjour Nicolas. Exceptionnellement ce jeudi de l'ascension, vous recevez Marine Le Pen. Marine Le Pen, bonjour.
Bonjour. Merci d'être dans les CRRB au 2e jour de votre visite en Nouvelle-Caédonie. Votre dernière visite remonte à 2013 et depuis la Caédonie a beaucoup beaucoup changé.
Notamment ces derniers temps, les trois référendums. Le 13 mai 2024, l'échec des discussions sur l'avenir institutionnel. Aujourd'hui, est-ce que vous êtes inquiète pour la nouvelle qu'elle est donnée pour son avenir ?
Oui, euh je suis extrêmement préoccupé par la situation et euh paradoxalement euh je suis particulièrement préoccupé par euh la situation euh économique et budgétaire de la Nouvelle Calédonie. Euh et c'est la raison pour laquelle je plaide que essayer de régler un problème institutionnel quand on est confronté à une situation aussi périlleuse euh ne m'apparaît pas être la bonne méthode. Je pense donc que il faut d'abord réfléchir au moyen de relancer l'économie en Nouvelle-Calédonie, redresser les entreprises, les aider à redémarrer, recréer de la richesse et peut-être réfléchir à des grands projets également notamment d'infrastructure pour permettre d'envisager la Nouvelle-Calédonie dans 10 ans, 20 ans, 30 ans.
C'est d'abord un sujet qui va permettre à l'ensemble des parties de de travailler ensemble parce qu'après tout l'ensemble des Français de Nouvelle-Calédonie ont des enfants, peut-être même des petits enfants et ils ont envie que leur avenir soit meilleur que le leur mais il faut quand même répondre apporter une réponse institutionnelle. Il y a des nouvelles institutions à mettre en place après l'accord de Numé. Vous avez raison.
Vous avez raison. Et surtout, il est utile de se pencher subsidiairement sur le problème institutionnel pour une raison simple, c'est que il n'y aura pas de redressement économique s'il n'y a pas de stabilité. Il n'y aura pas d'investisseur privé et j'ai même envie de vous dire, il n'y aura pas d'investisseur d'État.
C'est que l'État n'investira pas s'il a le sentiment que les investissements importants qu'il y a à faire en Nouvelle-Calédonie peuvent demain euh et bien être abandonné au bénéfices euh d'une émeute ou plus grave que cela. Donc les deux doivent se mener ensemble, mais là euh j'ai presque envie de dire, faudrait presque un moratoire euh dans le conflit qui existe pour s'attacher vraiment à résoudre euh la crise économique et budgétaire parce que la la Nouvelle-Calédonie est au bord du gouffre sur le plan euh budgétaire et les entreprises aujourd'hui euh euh pour créer de l'emploi, pour créer de la richesse, elles ont évidemment besoin d'avoir euh cette visibilité. Et quand tout le monde se sera mis à travailler ensemble pour quelque chose de positif, et bien peut-être arrivera-t-on à trouver euh le chemin euh institutionnel que tout le monde cherche.
Mais tout de même dans la situation actuelle de la Nouvelle Calédonie, vous dites comment est-ce qu'on peut réaliser euh un développement économique ? Comment on peut même en parler alors que la Nouvelle-Calédonie est complètement exangle depuis les depuis les violences insurrectionnuelles de de mai 2024 ? Non, elle n'est pas en difficulté depuis les émeutes.
Les émeutes ont aggravé la situation. Ça fait 3 ou 4 ans que la Nouvelle-Calédonie va mal et que personne, semble-t-il, ne s'y est véritablement intéressé. Moi, c'est ça mon problème si vous laissez.
J'ai rencontré à peu près tout le monde à Paris. Bon, je refais le tour ici parce que c'est important de venir ici. Le discours est pas toujours exactement le même, mais je suis frappé de voir qu'en réalité tellement enfermé dans la cage du débat sur la réforme institutionnelle, et bien il n'y a pas vraiment eu une vraie réflexion sur comment est-ce qu'on permet à la Nouvelle Calédonie de se sortir de la situation.
Or, je suis désolé de le dire et je le dis franchement, c'est un petit peu ma marque de fabrique, mais la réforme institutionnelle, ça remplit pas le frigidaire des Calédiens. Voilà, c'est ça la réalité. Ça ne donne pas du boulot.
Ça va pas donner du boulot aux gens qui à la fin du mois vont se retrouver avec la suppression du chômage partiel. Ça va pas faire redémarrer les usines de nickel. Ça va pas euh peut-être mettre en place l'irrigation qui est nécessaire pour diversifier l'agriculture.
Ça ne va pas faire avancer la base navale dont je pense qu'elle est particulièrement utile euh euh pour le développement de la Nouvelle-Calédonie. Ça ne va pas arranger le problème de l'enseignement qui manifestement euh est en difficulté, de la formation qui est en en inadéquation pardon avec les besoins économiques. Voilà, ça ne réglera pas l'ensemble de ces problèmes là.
Mais mais quand même on peut pas dire que rien n'a été fait notamment depuis 30 ans, il y a eu beaucoup de tentatives de développement économique, de rééquilibrage. Il y a eu des milliards des versé, il y a eu des créations de l'usine du nord, formation de cadre. Alors justement pourquoi pourquoi ça a pas marché ?
Pourquoi ça marcherait demain ? Non mais la Nouvelle-Calédonie allait très bien il y a encore quelques années hein. C'était même un modèle, un exemple pour l'ensemble de des outres français.
On regardait la nouvelle Calédonie avec envie. Il y avait un vrai grand développement économique. Il y a juste une chose qui n'a pas fonctionné dans les accords de Numéa, c'est que en réalité le rééquilibrage, comme vous dites, a été un rééquilibrage social, pas un rééquilibrage économique.
Et ça, ça a été probablement l'erreur et l'échec d'ailleurs de l'État, mais pas seulement de l'État, aussi des partis politiques calédoniens. Je suis navré de venir sur la le plateau pour venir un peu secouer le cocotier, mais il faut bien que quelqu'un dise au parti politique caléonien que ils ont aussi une part de responsabilité dans cette l'échec de ce rééquilibrage. Ça veut pas dire que c'est définitif.
On peut toujours euh à partir du moment où on est lucide s'attacher à ce problème qui je crois est une partie des raisons pour lequel euh pour lesquelles et bien la situation s'est considérablement tendue. Pas de rééquilibrage économique avec quand même une volonté depuis 88 d'ailleurs d'associer les indépendantistes à la gestion du nickel avec notamment l'usine du nord. Elle est fermée aujourd'hui.
Donc pourquoi est-ce que pourquoi est-ce que demain ça marcherait ? Il y a eu quand même une tentative de développement économique. Oui.
Alors, pardon une nouvelle fois de pas aller dans le sens peut-être où on m'attend mais elle est fermée mais on est un peu injuste sur l'usine de nickel parce qu'après tout aucune ne va vraiment extrêmement bien. Donc il faut juste qu'il y ait une vraie vision en réalité qui associe les trois usines. il y a eu un un échec industriel, une erreur industrielle avec l'usine du nord, mais là encore, ça n'est pas définitif pour peu que l'État lui-même porte une vision.
Je veux dire, je crois que c'est là son rôle aussi, c'est tracer les grandes perspectives de développement de d'un territoire qui est quand même doté de de beaucoup d'atouts. Comment est-ce qu'on le finance ce développement économique ? doit être c'est l'État uniquement qui doit mettre les moyens ou comment attirer des investisseurs extérieurs ?
Comment est-ce que vous voyez la concrétisation de ce développement économique ? Oui, moi je crois bah d'abord je crois que l'État c'est sa responsabilité d'investir dans les infrastructures structurantes d'un territoire. On peut aussi aller chercher les financements européens.
Vous savez euh euh notre député européen André Rouget euh est allé discuter avec la Banque européenne d'investissement qui a dit qu'elle était prête à financer euh des études. Des études pour la mise en œuvre d'une base navale, des études sur l'agriculture, des études sur l'énergie parce que en réalité les usines nickel leur problème c'est une énergie qui est hors de prix. Donc il faut réfléchir à une énergie qui soit décarbonée et qui soit un coût abordable.
On a la réponse en réalité. Euh euh bon maintenant il faut que chacun et Macron avait dit que seul l'État pouvait le financer et pouvait aider. Oui, mais probablement.
Mais très bien. Mais qu'il le fasse. C'est pas le tout de le dire.
D'ailleurs, en parlant d'Emmanuel Macron, j'ai vu que il reprend la main, il la retire donc il retire donc le dossier à à monsieur Vals. Il reprend la main. Moi, je vais lui écrire euh dès mon retour à Paris pour lui demander de participer autour de table euh sur euh euh l'avenir de la Nouvelle-Calédonie parce que je considère que le Rassemblement national est d'abord le premier parti de l'Assemblée nationale.
Deuxièmement, il bénéficie d'un capital de confiance. Je rappelle que j'ai fait 40 % aux élections euh présidentielles en Nouvelle-Calédonie, que je crois que nous avons une vision, nous avons travaillé, nous avons un projet, nous avons en même temps travaillé sur l'aspect institutionnel et travaillé sur le développement économique et nous avons très certainement des choses à apporter dans ce débat qui est essentiel pour l'avenir de la Calédonie dans la France. C'est vous-même qui voudriez participer à ces à ces discussions sur l'avenir ou des représentants de votre parti ?
Oui, non, pas du tout. où j'irai personnellement comme j'ai été personnellement d'ailleurs la seule présidente de groupe à être présente à l'ensemble des réunions organisées autour de Yelle Brunpivet la présidente de l'Assemblée nationale. On attend la réponse d'Emmanuel Macron quand vous lui aurez proposé d'être autour de la table.
En attendant, vous vous demandez une pause institutionnelle si on a bien compris. Ça veut dire quoi ? On prolonge les institutions de l'accord de Noméa sur plusieurs décennies, sur plusieurs années.
Alors moi je pense que on peut partir sur l'idée d'un prolongement des accords de Numéa tout en étant souple, c'est-à-dire que rien n'interdit d'abord de faire un peu le bilan des compétences qui ont été attribuées aux uns et aux autres. Après tout, tout ça n'est pas figé. La Nouvelle-Calédonie est tout de même l'outre qui a obtenu le plus d'autonomie de tous les outresemèes français.
La vraie question que les dirigeants de Nouvelle-Calédonie devraient se poser, c'est qu'est-ce qu'ils en ont fait ? Moi, je crois qu'il faut faire un bilan. Est-ce que la les les l'ensemble des compétences qui ont été transmises sont véritablement utilisées comme elles le devraient ?
Est-ce qu'il y a pas des manques, des carences peut-être quelque part ? Est-ce que on ne doit pas accélérer certaines peut-être ralentir certaines, re réfléchir à nouveau sur quelle compétence pour quelle collectivité quitte d'ailleurs peut-être à en restituer une ou deux à l'État quand on voit que on n'est pas encore en capacité de les les utiliser à plein régime. On peut réfléchir à beaucoup de choses, beaucoup de souplesse dans la mise en œuvre pour peu que tout le monde soit d'accord.
Et puis euh parce que c'est inscrit dans la Constitution, et bien euh le droit à l'autodétermination qui peut d'ailleurs prendre des formes qui sont très différentes pourrait être envisagé. J'ai suggéré moi 40 ans. Pourquoi je suggère 40 ans ?
Parce que euh je sais que la Nouvelle Calédonie a besoin de stabilité précisément. Elle a besoin de visibilité. Les investisseurs privés, ils n'investiront pas s'ils se disent que dans 2 ans, dans 5 ans, dans 10 ans, et bien le problème euh n'est pas réglé et qu'ils peuvent subir euh le l'épouvante en fait euh qui a eu lieu euh au mois de mai dernier.
Parce que qu'est-ce que je constate en faisant ici ? C'est qu'il y a deux peurs euh existentielles en fait qui s'affrontent. Il y a la peur existentielle des canac, on le voit avec la crispation sur le le corps électoral.
Ils ont peur de disparaître par la démographie et puis il y a la peur existentielle euh de de des Européens euh là pour le coup de se voir attaquer euh dans leur intégrité physique, dans leur foyer comme ça a été le cas de manière extrêmement violente lors des émeutes. Marine Leopen, vous avez surpris il y a un an justement quand vous avez lancé cette idée du 4e référendum qui pourrait avoir lieu dans 30 ou 40 ans. Certains y ont vu un changement de pied de votre part en disant "Mais qu'est-ce qu'on fait du résultat des trois référendum ?" Les Cédoniens ont dit trois fois non à l'indépendance.
Est-ce que c'est un résultat qu'il ne faut pas prendre en compte et qu'il faut balayer ? C'est pas ça, c'est que moi j'ai zéro problème si vous voulez. Moi, j'étais contre l'accord de Numéa, donc je considérais qu'il était mal fichu et je pense que j'ai eu raison.
La preuve, c'est que en réalité l'élément essentiel de l'accord de Numéa qui était le rééquilibrage n'a pas eu lieu, même si il faut lui accorder quand même qu'il y a eu la paix. et et la paix, je crois que c'est une vraie demande de la part de la population. Mais est-ce qu'il y a quelqu'un qui a cru sérieusement qu'au bout de trois référendums, le problème serait réglé ?
Parce que si c'est le cas, et bien c'est une forme de naïveté. D'autant qu'il y a eu de la part du gouvernement des maladresses majeures. Je suis désolé de le dire mais il faut être honnête.
Euh le le la nomination de madame Baquè a été une maladresse majeure parce qu'elle a donné le sentiment qu'en été le gouvernement avait euh choisi euh une position dans le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle est quand même relativement raide. Voyez bon le fait de maintenir le 3è référendum alors qu'on aurait très bien pu attendre 6 mois pour qu'il soit légitime aux yeux de tous était manifestement une erreur. Quant au fait de faire voter en urgence en quelque sorte le dégel du corps électoral pour lequel je suis.
Donc c'est pas le sujet hein. C'était une erreur. Vous az voté pour vos vos députés ont voté pour le Oui oui mais mais je suis pour.
Sauf que j'avais appelé Darmanin moi, monsieur Darmanin, pardon, en lui disant qu'il commettait une erreur majeure, que ça allait mettre le feu aux poudres et que faire ça juste avant les JO alors qu'il n'avait pas les moyens de sécuriser la Nouvelle-Calédonie, c'était l'assurance de qui que se déroule ce qui s'est déroulé. Voilà. Oui, mais est-ce que ça veut dire qu'il faut toujours céder à la menace, céder à la violence ?
Les indépendentistes ont refusé le référendum de participer au 3è référendum qu'ils avaient eux-mêmes demandé. Il y avait une discussion qui disait que le le corps électoral devait être dégelé. Ils ont refusé en disant on va mettre la Caédonie à feu et à son et ils l'ont fait.
Alors quelle est quelle est la marge de manœuvre aujourd'h je crois pas. En réalité le le déjet du corctoral aurait dû faire partie d'un accord global et en le faisant voter, on se privait en réalité de pouvoir l'intégrer comme un des leviers d'un accord global. C'était une énorme maladresse.
C'est euh je crois la conséquence de la méconnaissance par euh un gouvernement qui a peut-être été poussé par certains aussi hein euh à ce que je considère être une faute. Euh mais euh encore une fois si quand on connaît euh le l'idéal que représente pour les indépendantistes l'indépendance, c'est comme ça, c'est un fait. Moi je juge pas, je dis pas c'est bien, c'est pas bien, c'est comme ça et c'est comme ça depuis longtemps entre nous.
Bon, si on pense si quelqu'un a pensé qu'au bout de trois référendums, ça encore une fois réglerait le problème, et bien c'est je pense une absence de lucidité. Et il suffit pas de faire comme monsieur Bellami hier soir à dire "Vous avez eu vos trois référendums, vous avez dit oui on arrête, c'est fini, c'est comme ça, c'est pas autrement." D'accord, mais quand on a dit ça en fait, il se passe quoi ? rien, il se passe rien.
Donc il faut quand même trouver ce chemin parce que moi moi je je j'espère être présidente de la République. La Nouvelle Calédonie, je la veux dans la France. Ça veut dire que les Calédoniens sont tous français à mes yeux et que donc je m'attache à ce que la paix et l'unité reviennent en Nouvelle-Calédonie et l'avenir de l'ensemble des Calédoniens m'importe.
C'est ça la position qui est la mienne. Alors, c'est sûr, on peut toujours être extrêmement dur dans les postures, mais regardez ce que ça donne d'être dur dans les postures. On se retrouve avec une tension euh extrêmement forte et en réalité un chemin vraiment très étroit pour réussir à trouver les moyens de réfléchir l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.
Vous allez rencontrer le bureau politique du FLNKS. C'est un peu nouveau même que il que vous acceptez que vous veuillez les rencontrer ou que accepte de vous rencontrer. Qu'est-ce que vous allez leur dire ?
Eux, ils veulent une indépendance en dans les dans les mois qui viennent, 24 septembre 2025 ou 2026. Vous leur dites "Dans 40 ans, il y aura un référendum." Mais je vais C'est exactement ce que je vais leur dire.
Et je vais leur expliquer pourquoi je pense que c'est la bonne solution. Et je vais leur expliquer pourquoi je pense que les mouvements politiques aussi opposé qu'il soit doivent à un moment effectuer une forme de moratoire de leur conflit ancestral pour pouvoir s'interroger sur comment est-ce qu'on améliore la vie des Calédoniens aujourd'hui où ça va être vraiment très difficile. C'est très difficile aujourd'hui.
Vous êtes au devant des difficultés. Donc pour mobiliser l'État, pour mobiliser les intérêts privés et tout le monde y a intérêt parce que la réalité c'est que les indépendantistes euh euh si euh il un jour je ne sais quand, ils obtiennent l'indépendance. Mais l'indépendance de quoi ?
D'un territoire livré au chaos, à la précarité, à la pauvreté. Enfin, ça n'a aucun sens. Parce que qui sera responsable dans ces cas-là ?
Je sais queils ont toujours tendance à considérer que c'est l'État qui est responsable ou les collectivités. Bah, les responsables, ce seront eux. Donc la réalité c'est que tout le monde a intérêt à ce que la Nouvelle-Calédonie se euh euh renforce euh reprenne pied euh retrouve la voix de la création de richesse, de l'emploi et somme toute du bonheur de sa population avant que l'on puisse reparler de ce genre de choses.
Mais vous savez, ils savent très bien ce que je propose. Moi, je je n'adapte pas mon discours aux personnes avec qui je suis. Euh c'est là aussi une spécificité peut-être mais j'y tiens énormément.
Je sais que vous avez pas trop envie de parler institution mais est-ce qu'il faut organiser des élections provinciales et est-ce qu'il faut les organiser avant la fin de l'année ? Et question subsidé avec quel corps électoral tout va aller très vite maintenant. C'est pour ça que il faut que les consultations se déroulent vite et qu'on essaie de trouver assez rapidement un accord qu'on a pas réussi à trouver parce que on a un peu brutalisé tout le monde.
Enfin, je veux dire voilà, on sait très bien que de ça prend du temps et et c'est ainsi et il faut en tenir compte. Et en brutalisant euh comme ça le l'élection, moi j'avais proposé à monsieur Darmanin, j'avais dit à monsieur Darmanain, repousser les élections, repousser le vote. Voilà, on a le temps, il y a pas d'urgence, on avait 1 an encore devant nous de possibilités euh de report, il fallait repousser cela.
Maintenant, je pense qu'il est raisonnable évidemment d'avoir euh un un comment dire un corps électoral glissant sur 10 ans qui avait été d'ailleurs accepté par les indépendantistes. C'est raisonnable parce que les gens qui viennent qui investissent en Nouvelle-Calédonie, il faut qu'à un moment donné, ils aient aussi le droit, je suis navré de le dire hein, mais enfin c'est la réalité, faut qu'ils aient aussi le droit de pouvoir décider de la fiscalité de de des orientations économiques qui vont être choisies et tout le reste. Voilà.
Et ça, je pense que ils peuvent l'entendre. Donc c'est un accord euh vous si vous êtes autour de la table, c'est l'un des éléments que vous essayerez de de faire de faire progresser, c'est-à-dire un accord sur le corps électoral. Ou oui, d'accord.
Enfin, j'aurais préféré objectivement qu'il y ait un vrai accord parce que là, on a voté euh la loi, enfin, on voit ce que ça a donné. Bon, euh tout ça n'est quand même un peu ni fait ni affaire pour être tout à fait honnête. S'il y a des élections provincies à la fin de l'année, le Rassemblement national présentera des listes sera présent à ces élections.
Oui, bien sûr, parce que c'est une question que qu'on vous pose régulièrement quand on parle de la Calédonie. Quel rôle est-ce que vous pouvez jouer dans la mesure où le rassemblement national a ici pr n'a pas d'ancrage local, n'a pas d'élu que ce soit alors vous-même vous faites des scores assez remarquables effectivement à chaque présidentiel mais en revanche au provincial au législativ le Rassemblée national ne décolle pas sur le territoire. il a de richesse que d'hommes et à un moment donné la politique ça s'incarne.
Il faut trouver quelqu'un qui porte en fait les idées du Rassemblement national. Souvenez-vous à l'époque avec Guy George, il y avait des élus et des élus très importants parce que ils étaient ils faisaient la bascule donc ils avaient un rôle extrêmement important. ça va revenir.
Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, il va se décider aussi à l'Assemblée nationale et puis il se décidera euh en 2027 aussi à l'Élysée. Voilà, c'est peut c'est peut-être là que j'aurais mon rôle à jouer. Euh quel quel type d'accord est-ce que vous seriez prêt euh à soutenir pour la Nouvelle Cadédéie ?
On a vu ces derniers jours Manuel Vals venir sur le territoire mettre sur la table un projet, il a dit que c'était celui de l'État, on sait plus si c'est le sien uniquement, un projet de souveraineté au sein de la France avec la France que tout le monde a interprété comme une indépendance association. Vous quel type de projet est-ce que vous seriez prêt à soutenir et est-ce que vous vous opposeriez à ce type de projet présenté par d'abord d'abord pardon mais moi j'aime bien avoir des idées claires. J'ai demandé à tout le monde qu'est-ce que c'est que cette souveraineté partagée ? personne n'a été capable de me répondre.
Donc un ministre qui vient proposer quelque chose dont personne ne sait ce que ça veut vraiment dire, ça pose un problème parce que pour le coup, si vous voulez des compétences partagées, il y en a plein. Donc c'est quoi les nouvelles compétences ? Qu'est-ce qu'il a en tête ?
On ne sait pas. Donc tout ça est flou. Vous voyez ce que je pense ?
Je pense que Emmanuel Vals, il a eu un un comment dire une démarche un peu périle. Il s'est dit bon allez, je vais prendre un truc qui est réclamé par les indépendantistes donc la souveraineté partagée. Donc encore une fois personne ne nous dit quels en sont les contours.
Et puis je vais prendre l'idée de la fédéralisation de la Nouvelle-Calédonie chez Back et puis hop, je vais mixer tout ça et y compris des choses qui sont un peu contradictoires et qui sont d'ailleurs par ailleurs extrêmement inefficaces en ce qui concerne la fédéralisation. J'y suis moi très opposé et euh tout le monde sera d'accord. Mais non, c'est si c'était si simple objectivement euh l'accord aurait été signé depuis longtemps.
Et vous, quel type de jusqu'à jusque vous pourriez aller dans le un projet proposé pour la Nouvelle-Calédonie ? La souveraineté partagée, on le dit, c'est un texte, c'est un terme qui est un peu compliqué mais c'est un projet dans lequel la Caédonie serait ancré définitivement si le terme peut être utilisé dans la France. Jusqu'où est-ce que vous pourriez aller dans l'autonomie ?
Non, mais d'abord le le côté définitivement pardon de vous dire que je ne tomberai pas là encore dans cette naïveté. Définitivement non. C'est convaincre au fur et à mesure, convaincre que la Nouvelle-Calédonie est plus heureuse, plus riche, plus sûre dans la France.
Voilà, c'est cela qu'il faut faire et c'est peut-être cela qui n'a pas été fait dans les 30 dernières années et qui doit être fait dans les 40 prochaines que j'espère tant que j'espère avoir pour pouvoir convaincre de cela. Donc rien n'est jamais définitif et encore une fois le contenu du référendum qui pourrait se dérouler dans 40 ans fera lui-même l'objet d'un débat parce qu'après tout simple. Ça peut être deux projets et et le choix peut-être fait entre deux projets qui peuvent être euh différents.
Mais chacun est conscient que au moment où nous nous parlons, au-delà du fait que j'y suis moi fondamentalement opposé parce que j'aime la Nouvelle-Calédonie, parce que la Nouvelle-Calédonie est française, parce que les Calédoniens sont français et et que donc cette idée ne me quittera jamais, il n'en demeure pas moins que la le choix qui pourra être fait sera celui fait par la population caléonienne aussi. Voilà. peine de vous passer 3 jours en Nouvelle-Calédonie he c'est rapide.
Qu'est-ce que vous en attendez ? C'est surtout de rencontrer la enfin de mieux appréhender ce qui s'est passé ici, ce que pensent les gens, ce que veulent les Calédoniens. Vous allez voir les milieux économiques, vous allez voir la population sur le terrain, vous allez au Mondor notamment.
Oui, je vais je Bon, d'abord je rencontre tout le monde, c'est je rencontre l'intégralité de la classe politique. Vous les connaissez tous déjà pratiquement. On je les connais tous.
Euh je les ai euh pour certains vu à Paris mais euh je souhaitais les les revoir euh ici. Euh donc j'ai vu hier euh le le Palica, j'ai vu la mère de Numéa, j'ai vu euh euh le président de de l'Éveil occéanien, j'ai vu euh la présidente du Congrès euh que j'apprécie beaucoup d'ailleurs, je je tiens à le dire. Euh j'ai vu les loyalistes, j'ai vu madame Baquè euh je vois aujourd'hui euh Sitponga euh et le FL Kesse.
Donc je vais faire vraiment euh le tour euh de la classe politique. Je vais aussi rencontrer les habitants euh et effectivement je rencontre ce soir une cinquantaine ou soixantaine de chefs d'entreprise parce que je veux aussi leur expliquer ma position car je crois que ma position a été caricaturée. C'est drôle parce que quand j'ai exprimé cette position, je me suis fait lourdement critiquer par certains qui ont appelé à la trahison de Marine Le Pen qui est pas trop quand même dans ma nature hein objectivement.
Bon et et quand j'arrive ici, on me dit "Air, nous aussi on l'a proposé, c'est pas une si mauvaise idée que ça." Bon donc j'aimerais que tout le monde soit aussi clair que je je le suis. Peut-être que les choses avanceraient plus facilement.
Donc euh 3 jours, c'est court, c'est vrai. Mais connaissant la Nouvelle-Cali, je pense que ça me permet quand même d'appréhender euh la situation et de retourner à Paris avec la confirmation ou la modiation d'ailleurs. Car moi moi vous savez, je suis modeste.
Je dis pas, j'arrive pas en disant "Moi, j'arrive de Paris, j'ai tout compris. Je viens, je propose des choses, j'apporte ma pierre à l'édifice, mais encore une fois, je suis bien convaincu que c'est l'ensemble des forces politiques qui ont la responsabilité de euh euh travailler, de réfléchir, de proposer, mais de ne pas oublier encore une fois la vie quotidienne des Calédoniens, leur emploi, leur développement économique, le le l'emploi futur de leurs enfants, la qualité de l'enseignement qui leur sera accordée, l'adéquation des formations avec les besoins des entreprises, peut-être même la position essentielle géostratégique de la Nouvelle-Calédonie, l'Indo-Pacifique, on en parle beaucoup, on en fait rien. Et bien voilà, le développement d'une base navale, peut-être même d'une base interarmée est crois un projet très sérieux parce que ça entraîne des conséquences en cascade sur le développement économique de de l'île pour le BTP mais aussi pour tous les aspects civils, un port en cal sèche, la réparation de de navir, peut-être le développement d'ailleurs du croisirisme.
Il y a énormément de choses à penser mais il faut avoir de l'imagination et il faut sortir de la cage. sortir de la cage réforme institutionnelle parce qu'il y a une forme aussi pardon de comment dire de paresse intellectuelle. Si tout le débat politique en Noël Cadeni consiste à dire on est pour l'indépendance ou contre l'indépendance, je trouve qu'il y a une forme de paresse intellectuelle.
Pourtant il y a beaucoup de choses qui se disent, il y a beaucoup de de gens qui proposent des choses. La sécurité, l'ordre public, c'est une exigence que vous demandez de la part de l'État. Ça fait partie du régalien.
Évidemment, évidemment. J'en honnêtement, j'en veux moi beaucoup à monsieur Darmanin et à ceux qui l'ont poussé euh à faire voter en urgence cette loi juste avant les JO parce que la réalité c'est que le les forces de l'ordre n'étaient pas suffisantes. Tout le monde le sait et ça a été maintenant très bien documenté.
Donc on peut aller euh comment dire à la confrontation comme monsieur Daraman a voulu le faire. Mais dans ces cas-là, il faut se donner les moyens d'assurer la sécurité des biens et des personnes. Or, ça n'a pas été le cas.
Voilà. Et ça a considérablement aggravé la la situation de tension. Bien entendu, pour remettre après les gens autour de la table.
Évidemment, c'est pas simple quand vous avez eu peur pour vous, pour vos enfants, pour vos parents, quand vous avez vu le bien d'une vie, la création d'une vie détruite, c'est terrible comme conséquence et ça laisse des traces. Donc voilà, je je pense que vraiment il n'a pas fait le nécessaire. Donc il faut évidemment faire respecter l'ordre public, il faut faire cesser l'impunité.
Ça passe évidemment par une politique pénale, ça passe aussi par des condamnations civiles. Parce que quand on sait pas qui disait celui qui casse paye, c'est ça ? Parce que moi j'ai entendu mais j'ai jamais rien vu à l'Assemblée nationale et je voudrais pas que ici comme ce qui s'est passé lors des émeutes en métropole en réalité ce soit toujours pareil.
Il y a des voyou qui cassent et puis il y a les contribuables qui payent derrière. Marine Open, vous êtes en meeting vendredi soir au Château Royal pour les Caldoiens qui veulent vous venir vous écouter. Oui, Meting c'est un c'est un bien grand mot mais il y a une réunion publique.
Je les attends euh avec impatience, ça fait longtemps qu'on s'est pas vu. Donc euh il ils peuvent venir me voir. Je me ferai un grand plaisir de pouvoir échanger avec eux. et on retient que vous avez donc écrit au président de la République pour lui demander de participer euh à ces discussions sur l'avenir.
Je vais le faire dès mon retour mais le message est lancé sur RRB. Marie Le Pen, merci d'avoir accepté notre invitation ce matin.
Marine Le Pen