Plan B - intervention de Jean-Luc Mélenchon et Zoé Konstantopoulou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« La conférence du plan B a été annulée parce que tous les locaux publics sont fermés du fait de l'état d'urgence et parce que les frontières sont fermées. »
- 0:30Jean-Luc MélenchonFait
« Dans l'état d'urgence dans lequel se trouve l'Europe, urgence sociale et politique qui provoque dans toute l'Europe la montée des nationalismes, le racisme, la haine de l'étranger. »
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« Si nos adversaires arrivent à imposer l'idée que nous sommes en guerre dans le cadre du choc des civilisations, que nous sommes en guerre contre les musulmans, ce n'est pas seulement le retour de la querelle religieuse. »
- 2:00Jean-Luc MélenchonFait
« Hier soir ça pouvait être nos enfants, nos petits enfants partout. C'était un concert de hardrock et aujourd'hui vous avez des gens qui continuent à chercher où sont passés leurs gosses. »
- 3:00Jean-Luc MélenchonFait
« En Tunisie c'est les nôtres qu'on a tué. Mohamed Brami et notre camarade Bid tous deux sont membres du Front populaire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La conférence du plan B a été annulée parce que tous les locaux publics sont fermés du fait de l'état d'urgence et parce que les frontières sont fermées empêchant ceux qui n'étaient pas déjà arrivés d'arriver. C'est un coût que nous recevons. pas seulement euh une conférence qui est reportée, un colloque qui aura lieu une autre fois, c'est que dans l'état d'urgence dans lequel se trouve l'Europe, urgence sociale et politique qui provoque dans toute l'Europe la montée des nationalismes, le racisme, la haine de l'étranger. et des musulmans en particulier pour parler des haines confessionnelles sont ascendants et ce que nous essayons de faire tous ensemble c'est de créer un espace intellectuel d'alternative donc de résistance car si vous nous enlevez nous il ne reste plus rien que des gens qui font des phrases en général des gouvernements qui prennent une position et puis une autre le lendemain comme nous l'avons vu en Allemagne.
Donc nous pouvons considérer que l'interruption de notre conférence fait partie des coût que nous recevons depuis hier soir et ceci doit nous faire réfléchir en dehors des victimes lâchement assassiné parce que vous avez remarqué que ces soi-disants guerriers ne s'attaquent qu'à des gens des armées et qui le prennent par surprise. Ça c'est pas de la guerre, ça s'appelle du crime, de l'assassinat. Si donc il y a ces malheureuses victimes, ces vies fauchées, je vous demande de penser qu'hier soir ça pouvait être nos enfants, nos petits enfants partout.
C'était un concert de hardrock et aujourd'hui vous avez des gens qui continuent à chercher où sont passés leurs gosses. Et bien une fois qu'on a tout vu ça, après il y a les victimes politiques. En Tunisie c'est les nôtres qu'on a tué.
Mohamed Brami et notre camarade Bid tous deux sont membres du Front populaire et je vous cite pas la liste de tous les autres syndicalistes qui ont été tués dans la même période. De la même manière en Turquie, le rassemblement dans lequel la bombe éclate, c'est le rassemblement des nôtres, la PP. Ceux qui sont tués, ce sont les nôtres.
Parce que évidemment l'obscurantisme fascisme, c'est que nous sommes le premier et le plus important barrage. La République française et le peuple français ont des points d'appui pour résister. Le premier, c'est la devise qui les rassemble.
Tout à l'heure, j'ai en parlé avec mon camarade danois qui me dit au moins vous, vous pouvez vous appuyer là-dessus. C'est pas qu'on est meilleur que les autres hein, mais au moins quand on fait semblant, on le fait au nom de choses qui sont écrites sur nos monuments : liberté, égalité, fraternité. Un camarade m'a dit "Ben moi, j'ai pas ça chez moi.
Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec honneur et patrie ? qui sont des valeurs importantes. Bien sûr, je n'ai pas l'intention de m'en moquer un seul instant, mais on est mieux préparé quand on a liberté, égalité, fraternité que d'autres devises.
Le peuple français dans sa profondeur est magnifique. Hier soir, c'était formidable de voir ce hashtag porte ouverte, c'est-à-dire que des gens se rendaient disponibles pour accueillir chez soi ceux qui étaient dans la rue et ne pouvaient rentrer. mon propre dirigeant de parti en a fait autant Éric queelle et puis ce matin c'était des centaines de personnes qui allaient donner leur sang parce que on en avait besoin.
Je pense que le peuple français est capable de de trouver la bonne réponse et nous comme responsable politique amoureux de notre patrie, nous avons le devoir d'accompagner pédagogiquement ce qui se passe. D'abord en manifestant notre compassion. Les valeurs d'amour, de tendresse, de fraternité sont des remparts contre le fascisme.
On ne perd pas son temps quand on demande à ses concitoyens de penser avec amour aux autres. On ne fait pas quelque chose qui est en dessa de la politique. On fait de la politique au plus haut niveau humain parce que c'est par là qu'on va résister.
Notre devoir est de construire la digue individuelle que chacun d'entre nous est pour empêcher la haine de l'emporter. Chez nous en France, ça prend une signification très particulière. La France vit sur le droit du sol.
Nous savons très bien que si nos adversaires arrivent à imposer l'idée que nous sommes en guerre dans le cadre du choc des civilisations, que nous sommes en guerre contre les musulmans, ce n'est pas seulement le retour de la querelle religieuse qui pendant 3 siècles a déchiré ce pays entre catholique et protestant. C'est quelque chose qui a directement à voir avec une guerre civile car l'islam est la deuxè religion des Français et ils le savent et c'est bien pourquoi ils veulent cette guerre religieuse. C'est pour que ce peuple qui a une aptitude révolutionnaire que tout le monde connaît soit impuissanté par la haine que les uns auraient contre les autres au nom de la religion, qui serait plus forte que l'amour que la patrie républicaine prescrit à chacun.
Laïcité de l'État, la fraternité sont des outils révolutionnaires en France. Je ne sais pas comment vous faites dans vos pays, mais nous on a intérêt à s'appuyer là-dessus. Je ne vous dis pas qu'on va gagner.
La situation est effroyable, je le sais. Il est possible que nous ayons pour vocation et pour rôle bientôt de résister avant tout. Nous avons besoin d'une conférence permanente du plan B.
Nous en avons besoin pour mener aussi cette lutte là parce qu'il faut que nous ouvrions une alternative. Il faut qu'on voit que Zoé est là, que mon camarade danois est là, qu'il y a un anglais, qu'il y a un grec, qu'il y a un portugais, que nous sommes tous là à nous tenir et que nous avons quelque chose à dire à toute l'Europe et pas seulement à ceux qui sont d'accord politiquement avec nous, à tous les citoyens, tous les êtres humains en Europe, nous avons besoin de cette conférence. C'est pourquoi j'avais prévu que ce midi on parle ensemble avec Oscar qui était prévu avec notre ami Fascina de vous proposer d'instaurer le caractère permanent de cette conférence et j'ai un petit texte que tout à l'heure je vais mettre plus la semaine.
Cette conférence elle n'appartiendra à personne. Elle n'appartiendra pas au français parce que nous avons fait la première réunion ici. Elle n'appartiendra pas au parti de gauche parce que ce sont ces dirigeants qui ont fait la proposition à d'autres.
Elle ne m'appartiendra certainement pas à moi qui vais bientôt sans doute être un protagoniste très direct de la situation politique en France. Elle nous appartiendra à tous et surtout aux intellectuels qui acceptent de nous aider parce que nous avons payé cher pour voir ce que ça donne de ne pas être préparé. Et la préparation, c'est les intellectuels qui sont capables de nous en donner les moyens.
Nous devons pas être les petits prétentieux qui pensent que ils vont trouver en eux-même des ressources qu'Alexis Chipras n'a pas réussi à trouver en lui-même. Il faut donc que les intellectuels, leur aide est tellement bienvenu et puis bien sûr les syndicalistes et les mouvements sociaux. J'en dirai pas plus.
Ce qu'il reste de notre rencontre après son annulation contre notre gré. Nous n'avons pas annulé la conférence du plan B. Elle a été annulée.
C'est pas pareil. Et je je demande que chacun reparte en s'en souvenant. Elle a été annulée.
Ce n'est pas nous qui l'avons annulé. Ceux qui l'ont annulé, ce sont les assassins. Bien, peut-être ce serait que ce document que je mets en circulation, vous le preniez.
Si vous le jugez bon, vous le vous le vous le signez. Si vous voulez l'améliorer, évidemment, faites-le. La même équipe qui s'occupait de préparer tout ça euh se chargera de de faire la synthèse des signatures, des amendements.
C'est un c'est un document qui a très large. Il s'agit pas de dire il y a un plan B, quelqu'un ici le connaît et un jour ou l'autre va vous le sortir de l'approche. Euh c'est pas dommage qu'il y ait plusieurs plans B au début.
Pourquoi pas ? On ne sait pas qui dans cette salle gouvernera son pays un jour ou l'autre. Peut-être toi si tu arrives à virer les sociaux-démocrates à temp.
Euh, peut-être toi, peut-être toi, peut-être toi. Vous savez euh la première fois que le forum de Saint- Paolo s'est réuni, vous n'auriez pas parié 1 € sur les gens qui étaient dans la salle et moi non plus hein. Et bien de cette salle, ils sont sortis 10 gouvernements.
Alors ça va, c'est on a de l'espoir devant nous. Mes derniers mots sont également, pardon d'être un peu longs pour mes jeunes camarades parce que c'était beaucoup de jeunes camarades qui ont organisé et tout préparer. Ils font une petite mine parce qu'il découvre une des une des catastrophes qui peut arriver à un militant.
La première catastrophe, c'est vous organisez un truc, il vient personne. Vous avez l'air bête. L'autre catastrophe, c'est vous organisez un truc, il vient beaucoup de monde mais ça tourne très mal parce que tout le travail que vous avez fait a servi à rien.
Ceux qui sont à la tribune s'engueule entre eux et au lieu de rassembler tout le monde à la sortie. Et puis il y a pire que tout. Tout est au point, tout est parfait, c'est magnifique.
C'est un rassemblement unique en Europe et patatra, il y a un attentat. Moi, je commence à avoir une certaine habitude de la chose, je ne vous le cache pas, car ma campagne de 2012 pendant la présidentière a été foudroyée en cours de route. Plein de gens l'ont oublié.
Vous savez, c'est comme ça la mémoire collective, elle y des choses. Le lendemain de notre grand rassemblement à la Bastille qui était la résurrection de la gauche française, il y a eu l'attentat de Mohamed Mera et donc tout le travail accumulé pour amener sur le devant de la scène les questions sociales, les questions économiques, les questions culturelles. En 24 heures, le compteur a été ramené pas à zéro mais presque.
On a plus parlé que de la lutte des islamistes, des terroristes, de ceci, de cela, qu'il fallait se méfier de ses voisins et ainsi de suite. Et bien, il faut qu'on réponde cette fois-ci comme la dernière fois. persiste et signe. 15 jours après l'attentat de MA, j'ai fait le discours à Marseille où j'ai dit qu'il y avait pas d'avenir pour la patrie des Français sans les Arabes et les Berberes.
Et bien là persiste les signes après le dieu attentat d'hier soir, il n'y a pas d'autre issue que la fraternité et le rassemblement des êtres humains autour de leur intérêt général. Et nous ne laisserons pas les meurtriers nous vaincre. Ils n'installeront pas en nous la haine.
Merci de votre attention. Chers camarades, je sais que c'est un moment très douloureux, c'est un moment tragique et c'est pourquoi j'ai envie de partager avec vous toute ma solidarité parce que je pense fortement que la solidarité ça sert à beaucoup de choses. La solidarité en fait ça sert à défendre l'humanité, les êtres humains et à défendre la démocratie.
On est dans un moment dans l'histoire européenne où la peur est utilisée pour s'emporter à l'espoir et à la prospérité des sociétés. Et c'est le devoir de la gauche de d'annuler ce projet. C'est le devoir de la gauche des mouvements sociaux.
C'est le devoir aussi de la société de se défendre et de protéger tout ce qui est le plus précieux, tout ce qui constitue notre patrimoine commun humain. Je pense que les tragédies d'hier prouvent qu'il y a un besoin très aigu pour un autre plan pour l'Europe. Ça prouve que l'Europe et le monde entier dans ce sens n'ont aucun avenir parce qu'il ne sert à rien d'envisager un avenir sans les gens, sans les êtres humains, sans la société.
Donc même si notre euh congrès, même si notre euh échange très très organisé a été annulé, moi je préfère dire reporter. Il a servi à nous rappeler qu'on a un devoir de s'organiser, on a un devoir de discuter, on on a un devoir de soutenir la société et à rappeler aux gens que l'impasse n'est pas la seule solution, qu'il y a des alternatives, que ces alternatives ne viennent pas euh du ciel, c'est les gens qui les construent. isent et c'est les gens qui les construisent surtout dans des moments euh aussi douloureux et aussi pénibles.
Je veux de tout cœur euh remercier Jean-Luc Mélenchon d'avoir pris l'initiative pour cet appel pour un plan plan B euh pour l'Europe parce que c'est lui l'instigateur euh de cette initiative. il faut toujours s'en rappeler. Je veux euh remercier de tout cœur les camarades du parti de gauche qui ont fait que cette conférence soit possible, même si euh euh l'attentat est intervenu et a tout annulé.
Et je veux aussi euh remercier euh tous ceux qui sont venu aujourd'hui et non pas hier justement pour euh faire une euh démonstration de solidarité mais aussi de conviction et de décision de se battre. Écoutsin par exemple est venu express aujourd'hui euh justement euh pour dire que non, nous on est là. Notre plan alternatif, notre plan B ne peut que adresser ses menaces à la démocratie, ses menaces à la société parce que 14 ans après les attentats du 11 septembre, on ne peut que constater que la guerre contre le terrorisme s'est avéré une guerre contre la démocratie, contre les les droits individuels, contre les libertés.
On peut maintenant euh tirer des conclusions très très solides. Plus de restriction des libertés porte plus moins de liberté et plus de criminalité. Et donc euh l'alternative de lâcher notre liberté, de lâcher les droits et les procédures démoc démocratiques, les principes démocratiques, les droits de l'homme n'est pas une alternative pour nous ne doit pas être une alternative pour l'Europe.
Je souscris de tout cœur à la proposition de créer une conférence permanente de discussion, de propositions, d'action, d'initiative. une conférence qui va agir en tant que défenseur de la société et de la démocratie en Europe mais aussi dans tout le monde. Je vous remercie pour l'accueil dans ce cette euh ce moment aussi dur.
Je veux vous assurer que je suis avec vous et je serai avec vous solidaire et présente à chaque fois que ça c'est nécessaire. Je pense que si le gouvernement grec avait utilisé la solidarité et s'il avait cru à la solidarité politique, sociale, humaine, beaucoup plus aurait été euh euh euh acquis. Ne lâchons pas nos idées, ne lâchons pas nos principe, ne lâchons pas l'un l'autre et l'une l'autre et déclarons depuis Paris et aujourd'hui que nous sommes décidés et prêts à mettre en place cette conférence sur un plan B.
Une conférence qui contiendra tous ceux qui veulent en être parté. Je crois merci [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon