Laurent Nuñez : «Le problème de la justice, ce n’est pas la police»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02RelanceRéponse partielle
Les conditions de garde à vue des jeunes interpellés sont-elles justifiées ?
- 1:31OuverteRéponse directe
La police ne devient-elle pas un problème pour la justice avec ces pratiques ?
- 2:15RelanceRéponse partielle
Pourquoi renvoyer les parlementaires sur le terrain plutôt que répondre directement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:53Laurent NuñezFait
« Quand les manifestations se déroulent de manière pacifique, il n'y a pas d'intervention de police. »
- 2:53Laurent NuñezFait
« Le problème de la justice, ça n'est pas la police. Et le problème de la police, ça n'est pas la justice. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur. Avant toute chose, j'ai une pensée émue pour le principal et la professeur du collège La Canale à Aubagne. mes collègues blessés par balle hier, ainsi que pour l'ensemble de la communauté éducative profondément éprouvé par ce drame dont le parquet antiterroriste s'est saisi. Rien ne saurait justifier une telle violence dans notre état de droit. Et c'est justement mon propos, monsieur le ministre. La semaine dernière en commission de lois des lois, vous avez beauté en touche sur les conditions de garde à vue des jeunes interpellés. Vous m'avez renvoyé sur le
terrain. Je vous ai pris au mot. Je me suis rendi au commissariat d'Ex en Provence où les interpellations souvent injustifiées sont nombreuses. Ce que j'y ai constaté et les témoignages que j'ai recueilli sont gravissimes. Droits réinterprétés par la police, conditions de garde à vue indignés à des pratiques qui heurtent les principes fondamentaux de notre République. Preuve en est. Les 11 jeunes interpellés hier ont tous été remis en liberté depuis faute de motifs suffisant justifiant leur arrestation. Ne serait-ce pas la police qui devient un problème pour la justice ?
qui se joue à ex et symptomatique d'une situation nationale où la jeunesse qui exprime ses inquiétudes se se heurte à une répression d'ampleur alarmante. Vous invoquez sans cesse l'ordre républicain. Mais quelle République prétend-on défendre ? Celle qui réprime ou celle qui émancipe ? Monsieur le ministre, au nom de quel ordre républicain peut donc tolérer que les droits de nos enfants de nos enfants citoyens soit bafoué là où l'État devrait précisément les garantir ? Merci monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de
l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député Marc Pénat. Effectivement en commission, je vous ai renvoyé sur le terrain parce que je sais que beaucoup de parlementaires visitent visitent les commissariats. Ils n'ont pas le droit de prendre contact avec les gardés à vue, mais ils peuvent s'assurer des conditions dans lesquelles sont exercées ces gardes à vue. C'est ce qui est fait. Je vous rappelle que l'ensemble des interpellations qu'ils sont réalisées, quand les manifestations se déroulent de manière pacifique, il n'y a pas d'intervention de police. Il faut le marteler, il faut le rappeler. Il n'y a pas d'intervention de police. Quand il y a des violences, quand il y a des exautions, quand il y a des
professeurs qui sont pris à partie, quand il y a des intrusions violentes dans les lycées, alors oui, il y a des interpellations. Oui, il y a des gardes à vue. Oui, parfois ces gardés à vu ne sont pas suivis de poursuite. effectivement effectivement sur l'infraction d'association de groupement de groupement constitués en vue de commettre des violences, c'est parfois compliqué effectivement d'établir la réalité de la commission d'une infraction. Pour autant, est-ce que cela est-ce que cela doit excuser ces violences ? Certainement pas. Certainement pas. Le problème de la justice, ça n'est pas la police. Et le problème de la police, ça n'est pas la justice. Dans la dans les dans les dans la bouche d'un député socialiste, je ne peux pas entendre ce genre de critique.
Ça n'est pas acceptable. L'ordre républicain, c'est quand on interpelle des délinquants et des casseurs. Voilà, monsieur le député, c'est rien d'autre et c'est ce que nous faisons tous les jours.
Marc Pena