Marc Fesneau : « C’est la campagne présidentielle qui alimente ce climat nauséabond »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
La séance de questions d'actualité au gouvernement hier a été houleuse. Est-ce que ce n'est pas une manière de rejeter la faute sur les oppositions ?
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Est-ce que ce n'est pas une instrumentalisation des faits les plus graves ?
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Les Français ont besoin de réconciliation. Qui est responsable selon vous ?
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Emmanuel Macron disait en 2017 vouloir résorber les fractures territoriales. Dix ans après, la France est plus fracturée. C'est pas une responsabilité ?
- 4:36OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes encore audible ? Les gens ne se tournent pas vers l'extrême droite ou l'extrême gauche ?
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Le maire de Trappes a dénoncé les discours politiques du stigmatisme. Que répondez-vous à François Bayrou ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Ce que j'ai constaté, c'est qu'effectivement il y avait quelque chose de nauséabond et détestable. »
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« Je pense que le peuple français, les Français ont besoin de réconciliation, ils n'ont pas besoin qu'on s'arrache les morts du terrorisme. »
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« Ce sont les victimes de la France, si je peux dire, ce sont des victimes du terrorisme en France et donc il n'y a pas à les trier. »
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« La responsabilité, c'est pas de se jeter à la figure les victimes des uns ou des autres. »
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« C'est un mal qui ronge nos démocraties et qui les amène à l'abîme. »
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« on peut pas reprocher à françois bayrou et au modem d'avoir toujours eu dans ce domaine une parole qui était une porte une parole de modération une parole de réconciliation »
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« Les apports étrangers sont positifs pour un peuple à condition qu'il ne dépasse pas une proportion. »
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« Et là, pour le coup, ça, c'est dangereux. »
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« il ne faut pas se retourner vers l'État pour dire qu'il y a des locaux qui sont dégradés en termes thermiques. »
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« Parcoursup est un outil. Il a des défauts manifestement. Il remplaçait des outils qui avaient beaucoup de défauts. »
- 12:26Fait
« Je peux avoir un désaccord avec la présidente de l'Assemblée sans que ce soit un drame. »
Temps de parole
- ?100 %
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On accueille notre prochaine invitée, c'est Marc Fénault qui nous rejoint L'utilisation des lycéens, violence du 17 octobre, attentat raciste de Trappes. La séance de questions d'actualité au gouvernement hier à l'Assemblée a été particulièrement houleuse et le Premier ministre Sébastien Lecornu est allé jusqu'à dénoncer un climat nauséabond. On va en parler avec Marc Fénaud, bonjour. Merci d'être avec nous député du Loir-et-Cher, vous présidiez le groupe Les Démocrates à l'Assemblée, vous êtes le premier vice-président du Modem et je le disais la séance a été compliquée. Hier vous l'avez vécu, Marc Fénaud. L'ambiance profondément nauséabonde, c'est le coup de colère de Sébastien Lecornu devant les députés. Est-ce que ce n'est pas quand même une manière de rejeter
la faute sur les oppositions et de s'affranchir de ses propres responsabilités ? Écoutez, de ce que j'ai vu aux questions au gouvernement, on ne peut pas dire que le gouvernement, que la prise de parole d'ailleurs de la présidente de l'Assemblée nationale n'ont pas été dignes. Ce que j'ai constaté, c'est qu'effectivement il y avait quelque chose de nauséabond et détestable. Le tout en présence de la famille, du jeune qui est décédé et du maire de Trappes et des élus de ce territoire qui est durement touché par cet acte terroriste. Et je trouve que cette façon d'instrumentaliser en permanence les faits les plus graves des faits de terrorisme, des faits d'actes racistes est quelque chose d'assez détestable parce que je pense que ça donne un spectacle que les Français ne veulent pas.
Je pense que le peuple français, les Français ont besoin de réconciliation, ils n'ont pas besoin qu'on s'arrache les morts du terrorisme et que chacun essaie de se les approprier. En fait ce sont les victimes de la France, si je peux dire, ce sont des victimes du terrorisme en France et donc il n'y a pas à les trier et il n'y a pas à les trier et il n'y a pas à se battre là-dessus. Honorer leur mémoire et regarder ce qui fait que dans des esprits parfois dérangés, probablement en l'occurrence dans ce cas-là, mais enfin c'est pas parce que c'est un esprit dérangé que c'est pas répréhensible. Il se passe des choses. Et donc je pense que la responsabilité, c'est pas de se jeter à la figure les victimes des uns ou des autres. Ce sont des victimes que nous devons honorer les unes et les autres.
Celles victimes de l'antisémitie, celles victimes du racisme, celles victimes de la violence en tant que telle. Mais qui instrumentalise et à quelle forme ? – Oui, bien qu'il y ait des partis politiques. Hier, il suffit de regarder les questions au gouvernement pour voir l'extrême droite et l'extrême gauche, les uns sortant de l'hémicycle, les autres disant c'est de votre faute parce que vous nourrissez des pensées racistes. Les troisièmes… Enfin bref, il y a quelque chose de nauséabond. Je pense que la responsabilité collective, en tout cas c'est elle des démocrates et des républicains, c'est-à-dire ceux qui ne sont ni à soutenir le Rassemblement national ni à soutenir la France insoumise, c'est d'apporter des paroles de fermeté et de réconciliation.
Parce que sinon, on nourrit une espèce de querelle et une ambiance dans ce pays qui est une ambiance détestable et dangereuse parce que c'est la paix civile qui est en cause à chaque fois. Mais il n'y a pas de responsabilité, vote quand ? En 2017, Emmanuel Macron arrive en disant « Moi je vais résorber les fractures territoriales mais dix ans après, la France est plus fracturée que jamais. C'est pas vous aussi une responsabilité ? Je pense que sur les fractures territoriales, contrairement à ce qu'on dit, je trouve que cette facilité qu'on a à ne pas dire ce qui s'est passé depuis dix ans, si on parle des fractures territoriales, je ne parle pas
Nous avons une part de responsabilité et essayons de ne pas mettre en permanence la responsabilité sur un homme, président de la République ou pas. Nous avons collectivement échoué, mais nous allons, nous devons collectivement réfléchir à la façon dont on essaie de réconcilier parce que tous les pays du monde, les grandes démocraties sont fracturées. Les Etats-Unis sont fracturés, la Grande-Bretagne est fracturée, l'Allemagne est fracturée, l'Italie et l'Espagne sont fracturées. Donc ce n'est pas la responsabilité manifestement d'un seul homme. Qu'on prenne notre part de responsabilité est une chose, mais que nous ayons échoué collectivement à réconcilier les Français avec des tas de sujets, avec eux-mêmes, avec le voisin,
avec celui qui paraît être l étranger, avec l'Europe, avec le monde de l'entreprise. Bref, on est dans une société poussée aussi par les réseaux sociaux et poussée aussi par la brutalisation des rapports sociaux, la brutalisation des rapports politiques, la brutalisation des rapports politiques, la
– Est-ce que vous pensez que les États-Unis vont mieux que de l'époque gouvernée par les républicains ou d'ailleurs gouverné par les démocrates, où ça n'était pas comme ça que les choses étaient conçues ? Et je pense que c'est un mal qui ronge nos démocraties et qui les amène à l'abîme. Et donc on a, nous, responsabilité particulière. Une responsabilité particulière, c'est non pas seulement d'appeler au dialogue et à la réconciliation comme une forme de naïveté, mais de dire que ça doit s'imposer parce que c'est et l'avenir et l'intérêt des Français et des pays qui sont concernés. – Mais est-ce que vous êtes encore audible ? Est-ce qu'aujourd'hui, les gens ne se tournent pas soit vers le Rennes, soit vers la France ? – Vous avez tout à fait raison.
Quand je vois d'ailleurs une question des questions gouvernement comme hier, il y a une espèce de jeu de ping-pong. Le mot « jeu » s'applique mal d'ailleurs, mais en tout cas d'un renvoi de ping-pong permanent et qui fait que ceux qui ont la parole que j'essaie de porter devant vous ce matin et chaque jour, est une parole qui est plus inaudible. Et donc ça nécessite sans doute, on en reparlera peut-être tout à l'heure, que cela ait une parole commune, rassembleuse, rassembleuse, rassembleuse. On va en parler, mais juste vous citez le maire de Trappes, hier il a dénoncé les discours politiques du stigmatisme et arme idéologiquement, je le cite, ceux susceptibles de passer à l'acte. Et il a mis en cause François Bayrou, le président de votre parti,
pour ses propos sur la submersion migratoire qu'est-ce que vous lui répondez non mais on peut pas reprocher à françois bayrou et au modem d'avoir toujours eu dans ce domaine une parole qui était une porte une parole de modération une parole de réconciliation alors je veux bien que la patrouille essaye de rattraper tout le monde et de dire c'est la faute de tous les démocrates et qu'au fond il n'y aurait plus comme solution que de dialogue avec une frange ou une partie seulement du du champ politique. François Bayrou a toujours défendu la même chose, c'est la question de la capacité d'intégration, de la capacité... Et je crois que cette phrase était une phrase où il disait qu'il y avait un certain nombre de Français qui exprimaient ce sentiment.
Donc pour que les choses soient claires, c'était effectivement en janvier 2025. Les apports étrangers sont positifs pour un peuple à condition qu'il ne dépasse pas une proportion. Dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion, de ne plus reconnaître votre pays, les modes de vie ou la culture, vous avez rejet. Un certain nombre de villes et de régions sont dans ce sentiment-là. Et un peu plus tard, à l'Assemblée, ils parlaient de la situation de Mayotte… – Ne rentrons pas dans la négation de ce que peut être le sentiment. C'est comme le sentiment d'insécurité. Assentiment, c'est quelque chose dont on ne peut pas dire que je le balaye d'une main. Il y a des gens qui ont le sentiment qu'a exprimé François Bayrou. Mais c'est une chose de dire ça et une autre.
Et là, pour le coup, ça, c'est dangereux. – Mais quand on n'a pas le mot de submersion, est-ce que ça ne valide pas ? Ça n'arme pas quelque part les – Les esprits faibles dont vous parlez ? – C'est les mots qu'emploient les gens. Après la question n'est pas de nourrir l'idée du grand remplacement ou le complotisme du grand remplacement, la question c'est comment on intègre et comment on essaye collectivement de construire une société qui soit une société moins conflictuelle. Il me semble que c'est ça le chemin. – Est-ce que ce qui s'est passé à Trappes, c'est un tournant dans notre société comme l'a dit le chef de l'État ? Vous l'avez vu comme ça ? – Il y a plusieurs tournants je trouve que les Les attentats terroristes qui se sont succédés à raison de l'origine religieuse,
de l'origine géographique, à chaque fois on monte d'un cran malheureusement dans l l'horreur et le sentiment qu'on se fait face à face. Et vous parlez des attentats qui sont suicidés, il n'aurait jamais dû dire que c'était une première, le chef de l'État ? Non mais il a précisé son propos, tout ça, je veux dire qu'on s'arrête à ce genre de choses, là aussi on essaie de s'arracher les victimes il a précisé ce qu'il voulait dire dans son propos mais c'est la première fois en tout cas dans ce cas là mais moi je ne trie pas dans les victimes du
la peur le sentiment noué de l'autre est un adversaire et donc l'eau doit être éliminée et donc il a raison de dire que c'est une forme de tournant parce qu'on a malheureusement une victime à déplorer il y a 128 si j'ai bien compris un pacte de balles et c'est un miracle, même si on ne peut pas parler de miracle quand il y a une victime mortellement blessée et des gens encore qui luttent pour la vie. Autre sujet, c'est la question des mobilisations, entre crises à laquelle doit faire face le gouvernement, les annonces qui n'ont visiblement pas calmé la colère des lycéens qui appellent à poursuivre le mouvement, elles n'étaient pas suffisantes ces annonces ? Non moi je pense qu'elles vont dans le bon sens et elles vont dans le sens
enfin il faut regarder factuellement les choses là aussi c'est un sujet de dialogue donnez-moi tout ce que je demande tant que j'ai pas tout ce que je demande sinon ce n'est pas un dialogue Deuxième élément, on en reparlera peut-être aussi on a un sujet budgétaire Dire aujourd'hui je vais donner 15, 10, 5 milliards sans avoir la moindre idée de la façon de le financer. La moindre idée, c'est prendre son interlocuteur pour un imbécile. Et moi, je ne prends pas les lycéens et les étudiants pour des imbéciles. Le deuxième élément, quand on a été un peu élu local, on sait le temps d'inertie qu'il y a pour porter un projet, le construire et le bâtir d'un point de vue physique. Dire qu'on a besoin de 10 milliards tout de suite sinon il ne se passe rien me paraît un peu curieux, j'ajoute.
Donc vous les appelez à retourner en cours lundi ? Non mais moi je n'appelle rien, je n'appelle personne. Je pense que la responsabilité d'un homme politique n'est pas de dire « je vous demande », mais je demande à ce qu'on regarde ce qui était leur revendication. Leur revendication portait sur Parcoursup, elle portait sur la question de l'organisation des horaires, elle portait sur l'absence de prof et est porté sur les conditions matérielles, en particulier les investissements dans les collèges et les lycées. Je rappelle que depuis 82-84, je dis dans cette maison qui est consacrée en particulier aux collectivités locales, cette compétence est exclusivement celle des départements et des régions. On a l'air de découvrir ça.
Et on se retourne vers l'Etat comme si on disait mais qui est responsable ? Mais qui est responsable ? Les départements et les régions, à tel point d'ailleurs qu'on voit qu'il y a des départements beaucoup et des régions un grand nombre qui ont fait des efforts de rénovation des lycées. Je veux dire, pourquoi on vient... Alors surtout les régions, parce que les départements sont des collèges. Oui, mais pour les collèges, il y a un continuum, mais parfois, c'est des locaux qui sont attenants. Donc je trouve que... – Donc ça veut dire quoi ? Il y a certains présidents de région qui n'ont pas fait leur travail ? – Manifestement, parce qu'il ne faut pas se retourner vers l'État pour dire qu'il y a des locaux qui sont dégradés en termes thermiques. Pourquoi on se retourne vers l'État ?
Ça n'est pas la compétence de l donc que chacun prenne ses responsabilités que ceux qui les régions font des choix politiques il y en a qui manifestement moins fait de choix je suis pas là pour te dresser le tableau du premier et du dernier de la classe mais manifestement il ya des endroits où le travail n'a pas été fait. Bon, il y a quelque chose à faire de ce point-là. Et puis, cinquième élément de la réponse du gouvernement, c'est la question de la démocratie lycéenne. Mais je trouve que cette question, il ne faut pas l'éluder. Alors évidemment, comme c'est pas sonnant et trébugeant, c'est juste de la pratique, Mais comment peut-on en arriver à des crises comme ça sans que l'expression lycéenne n'ait été perçue ? Comment on peut avoir des lycéens qui vous expliquent
que les portes des toilettes ici sont dégradées, que là, les fenêtres sont cassées ? Et ce n'est toujours pas la responsabilité de l'État mais que ça n'a jamais passé les murs du lycée ou du collège quand c'est un collège, pour que quelqu'un tienne compte et prenne en compte cette demande des jeunes. C'est quand même fascinant d'une absence de démocratie territoriale et locale. J'ai connu une époque où j'ai eu le sentiment, et je ne pense pas être complètement antidéluvien, où quand une porte était cassée, elle était réparée. Parce qu'il y avait une chaîne de commandement, des jeunes qui le signalaient, le prof qui le signalait, le proviseur qui le c'était réparé. Dans quelle société vit-on où il faille crier si fort pour être entendu sur des choses aussi simples ?
Donc il y a quelque chose de la démocratie lycéenne à travailler. Évidemment, on aura un débat cet après-midi à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que vous allez porter dans ce débat comme message ? On va porter le message d'un regard assez lucide sur ce que sont les sujets. Je vois bien que se polarisent beaucoup les choses autour de la question de Parcoursup. Mais posons la vraie question de Parcoursup. Parcoursup est un outil. Il a des défauts manifestement. Il remplaçait des outils qui avaient beaucoup de défauts. Moi j'ai connu la période où c'était au petit bonheur la chance et où les parents faisaient la queue à partir de 2h du matin, la nuit, pour essayer d'inscrire leurs enfants à toute force. Bon. Le vrai débat qu'il y a derrière Parcoursup, c'est sélection, pas sélection.
Et pour être passé par les bancs de la fac, moi aussi, je vois bien ce que certains veulent. C'est laisser-les rentrer, laisser-les rentrer et après on laisse se mettre en place le système darwinien. C'est-à-dire que ça va s'éliminer en cours de route alors moi je trouve que ça c'est mentir aussi aux jeunes et il les orienter vers des filières qui sont sans débouchés professionnels c'est aussi mentir aux jeunes donc la question derrière parcours sup c'est la question du modèle de sélection qu'on a parce qu'il faut de la sélection, y compris pour la fac. Vous parlez des questions budgétaires et vous examinez en ce moment à l'Assemblée le budget. Est-ce que vous demandez au Premier ministre de dégainer le 49-3 et d'arrêter de jouer la montre ?
C'est ce que dit ce matin il y a le Brun Pivé dans le figure. Non mais il joue pas, enfin il joue la montre. Moi j'entends tous ceux qui disent qu'il faut faire un 49 .3. Très bien, mon sujet ce n'est pas l'outil. C'est la présidente de l'Assemblée, ce n'est pas n'importe qui. Je peux avoir un désaccord avec la présidente de l'Assemblée sans que ce soit un drame. Je rappelle juste que la question n'est pas d'avoir un 49 49-3. Surtout, me semble-t-il que le 49-3, c'est une façon... Alors tout le monde a dit qu'il ne fallait pas s'en saisir du 49-3. Maintenant, on fait l'éloge du 49-3, comme quoi les années passent et les temps changent. Bon, ce qu'on veut, c'est un budget. Donc, un vote, un 49-3, des ordonnances. Il y a trois outils qui sont sur la table.
Donc cette volonté de faire un 49-3 à toute force que j'entends s'exprimer un peu partout... Ce que je lis, moi, dans cette affaire-là, c'est que je ne sens pas les conditions réunies d'un accord avec qui que ce soit, et même dans le bloc dit central, qu'il y a un accord sur les mesures qu'il faudrait prendre. Donc même entre vous, vous n'êtes pas d'accord ? Vous voyez bien que certains... Nous avons porté... Nous, au mouvement démocrate, au groupe démocrate, l'idée, prenant d'ailleurs exemple sur ce qu'avait proposé François Bayrou et ce qu'il avait dit il y a un peu plus d'un an, est toujours aussi vrai en pire, si je peux dire. Une année blanche sur un certain nombre de choses. Et sur la totalité des choses. A la fois dans le PLF-SS et dans le PLF, disant, non pas pour embêter les gens,
que si nous ne le faisions pas là, ça sera bien pire après. Bon. Manifestement un certain nombre de gens à droite disent « Non, non, il faut pas toucher à telle ou telle chose Bon, donc les uns se faire qu'au bout derrière moins de dépenses sans dire vraiment précisément où il faut les faire. En disant, il faut que l'État fasse moins de dépenses. Ou comment ? Quoi ? Et nous on a fait des propositions et les autres disent, la seule solution c'est des recettes. Résultat c c'est déficit partout, dette partout, et économie et recette nulle part. Et donc je trouve qu'il y a une forme d'irresponsabilité. Donc est-ce que le 49-3 trancherait l'irresponsabilité ? Je n'en sais rien, on est à 6 mois d'une présidentielle, je vois bien que chacun est dans sa petite épicerie à se poser des questions.
– Alors justement la présidentielle on va en parler, est-ce que ce climat nauséabond va peser sur la campagne selon vous ? Est-ce qu'il faut reporter le second tour de la présidentielle ? C'est une question qui monte. – Ah bon c'est la campagne qui crée ce climat un nauséabond, en tout cas qui l'alimente. Je ne suis pas favorable, je vais vous dire pourquoi. Parce qu'on est en train d'acter le principe que le 1er mai par nature va être désastreux et qu'il y aura des violences, et donc on va se soumettre à la violence. Et donc dans une démocratie dire qu'il faut choisir les élections en fonction des casseurs, attend le fait que nous laisserions faire les casseurs et donc baissant les bras. Moi je trouve que c'est assez curieux.
Il faudra peut-être demander aux Black Bloc aussi les dates qui les arrangent et aux pilleurs, vous voyez. Bruno Retailleau par exemple, en l'ancien vis de l'intérieur, candidat pour cette mesure. Je n'ai pas de querelle avec Bruno Retailleau, je ne suis pas d'accord. Mais pour vous, il fait le jeu des casseurs ? Non mais, je n'ai pas dit il fait le jeu des casseurs, mais ce faisant, on se livre aux mains des casseurs. Je rêve aussi de manifestations du 1er miens qui soient des manifestations comme on en a connues, parce qu'on est en train 6 mois à l'avance de préempter les choses et 6 mois à l'avance de donner raison aux casseurs et six mois à l'avance de donner raison à ceux qui cherchent à mettre la révolution et le bazar dans le pays.
Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. Il y a des dates qui ont été prévues. Dans quelle démocratie on change la date ? Parce que la veille, on a des manifestations traditionnelles de syndicats le 1er mai qui sont tout à fait légitimes et parce qu'on imaginerait que des gens viendraient casser ou détruire des mairies. Enfin, ce n'est pas une démocratie ça. C'est la loi du plus fort qui s'impose. Et la loi du plus fort, ce n'est pas acceptable. C'est la loi qui doit s'imposer. – Beaucoup de candidats dans votre camp et vous le disiez, il faut que le bloc central se parle. Quel candidat vous soutenez-vous à l'heure actuelle ? – Vous posez une fausse question parce que comme vous le savez, nous n'avons pas fait de choix de candidats parce que, un,
nous considérons qu'il y a besoin de fabriquer du rassemblement et choisir un candidat, c'est fabriquer au fond plutôt de la dissension. Deux, parce que moi ma seule préoccupation, je crois que je l'avais dit d'ailleurs chez eux, ce n'est pas le nombre de candidats, il y en a beaucoup, c'est le nombre de candidats qui peuvent être qualifiés au deuxième tour quand je regarde les sondages dans cet espace là je ne vois pas de candidats qui soit capable de se qualifier au deuxième tour donc il faut qu'on crée une dynamique quelque chose un élan un rassemblement je sais pas sur quelle forme ça peut être un élément mais la primaire ne marche que si on est assez large dans la primaire, en tout cas un processus, on va l'appeler comme ça
qui permet de désigner un candidat de ceux qui ne veulent ni Le Pen, ni Mélenchon à la présidence de la République. – Mais quelle forme il pourrait prendre ce processus parce qu'Edouard Philippe propose un dialogue les autres ne suivent pas certains veulent une primaire Edouard Philippe ne veut pas comment vous trancher ? que pour l'instant ce ne soit pas tranché et qu'il y ait une vraie difficulté c'est vrai évidemment mais moi je pense que renoncer par nature et dire je fais le choix d'un candidat, aucun d'entre eux, je le répète, n'est présent aujourd'hui au deuxième tour. C'est une catastrophe que nous ayons en partie d'extrême, qu'il soit à la présidence de la République, c'est une catastrophe s'il est deux sont au deuxième tour parce que c'est le pays de la fracturation
et des soirées et des journées qui s'annoncent difficiles. Donc notre responsabilité, c'est nous au Modem, c'est d'essayer de faire dialoguer, on dialogue avec tout le monde parce qu'il nous semble que dès lors qu'on d'Inie-Le Pen du Mélenchon, on partage quelque chose sans doute. On partage peut-être quelque chose sur la question européenne, on partage quelque chose peut-être sur l'équilibre des comptes publics, on partage peut-être quelque chose sur les questions écologiques, sur les questions de décentralisation. Et peut-être qu'il y a plus de choses qui nous rassemblent qu'on ne croit... – Mais à l'heure actuelle, vous ne dites pas qu'il y a un candidat qui est plus en capacité de n'emporter les choses ? – Ce n'est pas moi qui le dis, c'est les Français.
– Il y a un candidat qui est en dynamique, qui fait de plus en plus parler de lui, c'est David Lysnard. Quel regard vous portez sur lui – Sévère sur le mélange des genres avec la présidence de l'Association des maires et très ambigu dans l'accord qu'il entend nouer avec qui et avec… – Alors pardon, on va s'arrêter sur le premier point. Ça veut dire qu'il y a une réélection à la tête de l'Association des maires de France-Crain-Novembre ? Pour lui, il ne peut pas être candidat et président. – Moi je trouve que ça pose un problème parce que ce serait la première fois que le président de l'Association des maires serait engagé dans une présidentielle. Ça pose des tas Pas de problème. Je rappelle que l'association des maires, c'est l'association qui rassemble l'ensemble
des maires de France qui vont être chargées d'une lourde tâche et de parrainer. Voyez bien les polémiques qui vont naître. Si certains ont du mal à avoir des parrainages, les polémiques vont naître avec le président de l'association des maires et l'Association des maires. Deuxième élément, je vois des positions très clivantes, d'ailleurs qui a été relevée par un certain nombre de gens au Parti Socialiste, je ne suis pas sûr que ça soit avec l'accord du Parti Socialiste, M. Léniel, M. Debac, qui ont noué un accord sans que personne n'en soit au courant avec M. Monsieur Lissnard, il propose, il a le droit, mais il propose de broyer tous les codes possibles de l'environnement, de l'urbanisme, mettant en risque à mon avis les populations. Mais on ne peut pas être à la fois apporté cette idée
Et comme président de l'Association des maires, portait autre chose. Donc il y a une forme de dédoublement de responsabilité ou de discours. Et donc je pense que c'est un problème pour l'Association des maires. C'est d'ailleurs pour ça que Philippe Laurent me semble-t-il est Les candidats, l'association des maires est forte si elle est indépendante des pouvoirs politiques. Et elle est forte, deuxièmement, si elle sait en son sein faire vivre le pluralisme. Donc sa double casquette l'affaiblit, affaiblit la MF ? Moi, mon sujet, ce n'est pas M. Lissnard. M. Lissnard a tout à fait le droit de défendre les – Mais vous lui demandez de choisir ? – Moi j'ai été maire… – Mais avant fin novembre, vous lui demandez de choisir entre la tête de l'AMF et la présidentielle.
– Non mais vous voyez bien que ça joue sur les deux tableaux. Bon ben ça pose un problème éthique, bon alors mettons de côté l'éthique si certains s'en fichent, moi ça me pose un Mais c'est les maires qui votent, ils ne s'autodésignent pas. Non, non, non, attendez, laissez-moi finir. Si M. Lysnard ne le fait pas lui-même, je pense que les maires auront le choix du coup d'essayer de délire quelqu'un d'autre. Non pas qu'ils pensent comme eux, mais qu'ils soient garants du pluralisme de cette association qui a un rôle singulier dans la vie politique et la vie démocratique française. Quand il y a eu les épisodes du Covid, quand il y a eu les gilets jaunes, quand il y a eu les attentats du Bataclan, on sait à quel point le réseau des maires,
par sa capacité de pluralisme et de concorde, était capable de le faire. Je ne vois pas ce discours-là chez M. Lissenaar. Il a bien le droit de le tenir. Mais on ne peut pas être à l'un et à l'autre. Il me semble qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas dans cette affaire-là. Et je crois que certains commencent à s'interroger. J'aimerais bien qu'on s'interroge, comme je le fais ce matin devant vous, un peu plus à haute voix. Parce que je pense que l'intérêt, c'est de ne pas mélanger les genres. Vous imaginez bien que si M. Lysnard... J'entends dire qu'il pourrait faire alliance avec M. Sotti, voire avec Mme Le Pen. Ça pose une question quand même s'il est président de l'Association des maires ? Il a dit hier soir qu'il ne participerait pas à un gouvernement de Marine Le Pen.
Oui, très bien. Mais enfin, la question c'est au deuxième tour, si c'est Marine Le Pen contre X. Qu'est-ce qu'il fait ? C'est ça la question ? Il dit qu'il vote tout sauf Jean-Luc Mélenchon. Oui, très bien. Enfin, c'est... Si c'est Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, il ne votera pas Jean-Luc Mélenchon. Il votera donc Marine Le Pen. Donc, c'est un sujet pour l L'association des maires qui, moi, me semble-t-il, j'ai été maire, je connais un peu les maires et ils ont des points de vue des fois très tranchés entre eux. Mais cette association, elle doit garantir son pluralisme et son indépendance du pouvoir politique. Merci beaucoup. Merci Marc Merci Feno d'avoir été notre invité ce matin.
Marc Fesneau