Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 16 janvier 2017 35 minAutoproduitMixteÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergieAgriculture & alimentation

MÉLENCHON FAQ - AUTOROUTES, VOTE OBLIGATOIRE, PARRAINAGES, NUCLÉAIRE, AGRICULTURE, PROSTITUTION, GPA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Dans votre programme, vous êtes pour la liberté de soi et de son corps : droit à l'avortement, suicide assisté. Mais contre la prostitution et la GPA. Ces notions semblent contradictoires.

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que le fait de rendre le vote obligatoire serait une bonne mesure ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous du système des 500 parrainages pour l'élection présidentielle ?

  • 17:30OuverteRéponse directe

    Quelle signification a le symbole Phi (φ) pour vous ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Comment passer d'une agriculture productiviste à une agriculture durable ?

  • 27:30OuverteRéponse directe

    Comment quitter le nucléaire précisément ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Jean-Luc MélenchonFait
    « Il n'y a aucune liberté qui est une liberté absolue. A part la liberté de conscience. »
  • 3:30Jean-Luc MélenchonFait
    « La gestation pour autrui, c'est toujours un commerce, hein, et ne venez pas me raconter le contraire. »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le vote est obligatoire, si vous ne votez pas, vous êtes sanctionnés. »
  • 28:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Les mouvements de la mer contiennent 75 fois l'énergie dont toute la Terre a besoin. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon, alors les amis, on a ouvert la foire aux questions, et nous sommes maintenant victimes de notre succès. Pourquoi ? Parce que vous avez posé 5.000 questions au total - je vous passe les détails de ce qui est passé par l'un ou l'autre chemin - 5.000 questions !

Moi je ne sais pas répondre à 5.000 questions. Déjà, on les a triées, on les a mis en paquets.

Et avec celles que j'ai, je ne peux pas répondre à tout. Donc je vais réfléchir à savoir comment je m'y prends. Est-ce que je dois faire à tous ceux à qui je ne réponds pas des réponses écrites ?

Faut que je trouve la personne qui accepte de faire ça, hein. Donc faut pas m'en vouloir, c'est quasiment, maintenant, presque au niveau du tirage au sort, hein, pour les questions. Bien sûr, on les regroupe par thèmes, et puis alors après on cherche celles qui sont les plus, les plus directes, bon...

Mais ça ne veut pas dire que l'on méprise les autres, hein ! Ça veut juste dire que je ne peux pas, enfin...

Physiquement, comment on fait pour répondre à 5.000 questions ? Ça, ce n'est pas possible.

Bon, alors, j'en prends quelques-unes. Bon, là, par exemple voilà, ça c'est Fish K, qui me pose la question suivante : "Dans votre programme, vous êtes apparemment à la fois pour la liberté de soi et de son corps : droit à l'avortement, suicide assisté." D'accord ? "Mais vous êtes aussi contre la prostitution et la procréation pour autrui.

Ces notions semblent contradictoires, si je suis libre de moi et de mon corps pourquoi m'interdire de le vendre ou de le louer ?" Bon. C'est une question qui est logique.

Elle répond à un principe d'égalité formelle. Si vous êtes libres de vous-même et de disposer de votre corps, pourquoi est-ce que quelqu'un vient vous dire : "Vous faites ce que vous voulez sauf ceci ou cela." Pour une raison que je vais vous expliquer : il n'y a aucune liberté qui est une liberté absolue.

A part la liberté de conscience. C'est-à dire justement, la liberté de décider. Toutes les autres libertés, quelles qu'elles soient, sont encadrées.

C'est-à-dire qu'elle prévoit des domaines dans lesquels cette liberté ne s'exerce pas. Par exemple, vous n'avez pas le droit de rouler à la vitesse qui vous plaît sur une autoroute ou dans une ville. Bon, je prends cet exemple-là, de même, dans la liberté de s'exprimer, vous n'avez pas le droit de tenir des propos racistes, parce que les propos racistes ne sont pas considérés comme une opinion, mais comme un délit.

Donc, une liberté totale et sans bornes n'existe pas, sauf la liberté de conscience, et donc d'évaluer. Voilà pourquoi il n'y a pas de contradiction. Je pratique et je propose l'exercice des libertés dans le cadre dans lequel cela s'entend d'habitude.

Et donc, là où vous avez raison, c'est que la décision d'interdire ceci ou cela vient en contradiction de la liberté absolue à laquelle chacun pourrait aspirer. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi c'est comme ça ?

Parce que, justement, on n'est pas tous seuls. Si on était tout seuls, on ferait bien de soi ce qu'on veut. Mais nous ne sommes pas tout seuls.

Nous vivons en société. Il y a donc des règles que nous nous appliquons à tous. Et ces règles, elles sont légitimes parce que nous les décidons tous, en principe hein.

C'est-à-dire, comme nous avons une vie démocratique, nous décidons par la loi la règle, et la règle s'applique à tout le monde, une fois qu'on a voté. Une fois qu'on a voté, la décision est prise, attention, ça ne veut pas dire que vous êtes obligés de penser comme la décision qui a été prise. Vous pouvez conserver votre point de vue, continuer à défendre votre point de vue, comme c'est le cas, là.

Par exemple quelqu'un qui dirait : "Eh bien, moi, je défends la liberté de se prostituer." Il y a des gens qui défendent cette idée-là, et il n'est pas interdit, il ne leur est pas interdit, de défendre cette idée. Ce qui est interdit, c'est de la mettre en pratique, bon.

Enfin, pour l'instant, c'est comme ça. Et c'est bien. Donc la règle pour moi, c'est que si chacun est maître de son corps, et de soi-même essentiellement, c'est pas tout simplement pour être maître de son corps, c'est pour être maître de soi-même.

Euh, comme c'est le cas dans le cas de l'avortement, le droit à l'avortement et non pas l'avortement. Personne n'est pour l'avortement, on est pour le droit à l'avortement. C'est parce qu'on considère que, la personne, en l'occurrence la femme, euh... n'est pas son corps, n'est pas la propriété de son époux ou de ses enfants ou de la société.

C'est elle qui doit en disposer, en toute souveraineté hein. Souveraineté, ça veut dire...

C'est ça, l'émancipation, elle décide pour elle-même. Et, dans ces conditions, je suis opposé, moi, c'est ma position, cette fois-ci elle est politique, il n'y a aucune règle dans la nature, euh, qui confirme ce que je vais vous dire maintenant. Je suis contre la marchandisation du corps.

Quelle qu'en soit la forme. Donc je m'oppose, par exemple à la gestation pour autrui parce que la gestation pour autrui, c'est toujours un commerce, hein, et ne venez pas me raconter le contraire. Bon, il y a toujours un cas ou deux qui sont un peu exceptionnels, je sais pas, on m'a dit ça...

Une sœur qui va mettre un enfant au monde pour sa sœur, bon, je veux bien l'admettre et l'entendre. Mais j'attends qu'on me montre, hein, où une milliardaire décide de faire un enfant pour une malheureuse pauvre d'un bidonville. Quand on m'aura montré ça, à partir de là, je pourrai admettre que l'idée de porter un enfant pour le donner à quelqu'un d'autre est devenue tellement naturelle et spontanée, que ça mérite discussion.

Mais pour l'instant, ce n'est pas vrai. La gestation pour autrui, c'est un commerce, et un commerce dégoûtant. Voilà, et immoral, euh... qui fait du corps des femmes qui font cette gestation pour autrui contre salaire, un instrument de production.

Eh bah, je ne suis pas d'accord. De la même manière, dans la même logique, je m'oppose à la prostitution, qui est la vente de son corps à quelqu'un d'autre. Mais dans la même logique, je suis contre la vente d'organes, ou la vente du sang.

C'est pourquoi je suis d'accord avec le système qui prévaut en France, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays : le don du sang est gratuit, et le transfert d'organes est aussi gratuit. Jamais le corps ne doit devenir une marchandise. Voilà l'idée, et voilà pourquoi, si, en effet, formellement, il apparaît une contradiction, du point de vue de la logique, de la morale et de la philosophie, c'est la même chose.

Alors, merci à Fish K de m'avoir posé cette question, parce qu'elle est très intéressante, parce qu'elle est philosophique. Après, voici Shisui Uchiwa. Bon. "Pensez-vous que le fait de rendre le vote obligatoire serait une bonne mesure ?" Eh bah oui.

Alors, je dois vous l'expliquer, parce que il y a des gens qui disent : "Mais non, c'est une liberté individuelle, on peut décider de ne pas prendre part au vote." Dans les assemblées, des fois, on dit ça : "Qui ne prend pas part au vote ?" Vous levez la main.

Mais, l'idée c'est que, la décision est une... une nécessité.

On a besoin de prendre des décisions. Et pour prendre des bonnes décisions, il faut prendre des décisions aussi collectives que possible. Plus on est nombreux à réfléchir et à donner un avis, de meilleure qualité sera l'avis donné.

Donc, c'est un... un pari, le mot n'est pas adapté mais, disons c'est un... euh, c'est une idée que le collectif est plus intelligent que l'individu tout seul.

Parce que pas exemple, je prends un cas absurde, hein : tout le monde déciderait de ne pas voter sauf un, c'est lui qui fait la loi, il décide ce qu'il veut. Bon, vous voyez bien que ça ne va pas. C'est la raison pour laquelle le vote de tous est nécessaire.

Et comme il est nécessaire, donc il est obligatoire, bon. Alors, évidemment, il ne faut pas non plus que ce soit...

Il ne faut pas tordre le bras des gens qui votent ! Le vote est obligatoire, si vous ne votez pas, vous êtes sanctionnés, de différentes manières, mais, vous avez le droit, vous devez garder le droit de ne pas participer au vote, au sens de dire : "Écoutez, les candidats qu'on me propose ne me conviennent pas du tout, et ma manière de vous dire que ça ne me convient pas : c'est que je vote blanc !" Il faut donc prendre en compte le vote blanc.

Mais le vote blanc, ce n'est pas un vote neutre, c'est un vote qui donne un avis, qui dit : "Les candidats qu'on me propose ne sont pas les bons. La question que l'on me pose dans ce référendum, par exemple, n'est pas la bonne et je ne suis pas d'accord pour que l'on discute de ça, et donc, je vote blanc." A ce moment là, il faut compter les votes blancs dans le résultat final.

Et on pourrait même dire : une décision qui ne serait prise que par une minorité n'a pas valeur exécutoire, hein. Autrement dit, si 50 % des gens ont voté vote blanc, eh ben on considère que, - 50 % plus 1 - on considère que le vote est purement et simplement annulé, parce que une masse pareille de votes blancs, ce serait une opinion politique. Donc c'est important de bien préciser tous ces points, j'espère que la réponse que je fais est assez claire.

Maintenant, on me dit, euh...

Vivien Lyxoo - comme il y a deux "o" je suppose qu'on dit "ou" - hein. Vivien Lyxoo : "Que pensez vous du système des 500 parrainages qui empêchent des candidats indépendants de se présenter à l'élection présidentielle ? Si vous êtes élu à la présidence de la République, abaisseriez-vous le nombre de parrainages requis ?

Supprimeriez-vous ce système de parrainages ? Le remplaceriez-vous pas un autre ?" Bon, alors je vous réponds.

Évidemment, je m'oppose au système des 500 parrainages, mais il faut quand même que vous sachiez pourquoi il est là. Il a été créé après 1965, parce qu'en 1965, je crois que c'est la première fois qu'on votait au suffrage universel direct, et puis bon, bah, il y avait plusieurs candidats. Et certains étaient apparus comme, avec des guillemets, "fantaisistes".

Il y avait un monsieur, très aimable, très respectable, qui était un petit patron qui s'appelait Marcel Barbu, et ce monsieur pleurait à la télévision, en parlant, parce qu'il était ému puis parce que les sujets qu'il évoquait...

Bon, on a trouvé quand même que dans une élection présidentielle, c'était étrange de voir ce genre de spectacle. Et à l'époque, vous savez, la télévision était pas une pratique aussi courante que maintenant. Maintenant, non seulement c'est une pratique courante mais, chez beaucoup de personnes, c'est une pratique individuelle du rapport à l'image, ils se filment eux-mêmes, ils filment la famille donc, c'est plus aussi bloquant que ça pouvait passer dans le passé.

Si bien que, au fait, tout le monde peut avoir envie d'être candidat à la présidence de la République, je ne vais pas le critiquer ce point. Mais est-ce que tous ceux qui en ont envie doivent y être, c'est une autre paire de manches, bon. Alors quel filtre inventer ?

Evidemment pas celui-là, c'est le pire. On demande à 500 élus de parrainer votre candidature. Déjà, c'est pas tous les élus, c'est certains élus.

Les conseillers départementaux, les conseillers régionaux, les députés, les sénateurs, et les maires. Les maires, c'est tout. Pas les autres adjoints, pas le conseil municipal, donc c'est une décision absolument individuelle.

Mais les élus en question ils n'ont jamais demandé à avoir ce pouvoir-là ! Parce que tout d'un coup on leur dit : "C'est vous qui allez rendre possible ou non le bon déroulement démocratique d'une élection." C'est une responsabilité très importante.

Et je connais des petits conseils municipaux, où les gens ont décidé de voter que le maire ne parrainerait personne. Bah d'abord, ce n'est pas une pratique normale, mais surtout, si tous les maires faisaient comme ça, il n'y a plus de candidats du tout. Alors, le système du parrainage par ce qu'on appelle les "grands élus", je sais pas pourquoi on appelle ça les "grands élus", les autres ne sont pas des petits.

C'est un système, on appelle ça, de notabilat (sic), quoi. C'est les notables qui décident, déjà que l'élection est complètement monarchique, hein, et elle est extrêmement rabougrissante, parce qu'au premier tour on choisit, au deuxième on élimine, enfin bon...

Tout ça, c'est des mots, ça se termine par quelque chose d'assez pauvre. Alors il ne faut pas continuer dans cette voie-là. Mais en même temps, on ne peut... ni dire : "Bah écoutez qui veut vient", parce que ça serait ingérable.

Et puis ce serait aussi autoriser n'importe quelle fantaisie dont je ne suis pas certain qu'on les trouve toujours si drôles que ça, hein. Et puis, ni non plus, bah, voilà il y a un verrou de cette nature. Il y avait une proposition qui avait été faite, dans un rapport qui lui avait été demandé, un rapport qu'avait fait Lionel Jospin.

Sur la démocratisation de la cinquième République. Et j'ai repris cette idée à mon compte. Dans ce rapport officiel, il était dit que si 150.000 citoyens parrainaient un candidat, alors le candidat avait le droit de se présenter. 150.000 personnes, qui donnent leur nom, leur prénom, leur numéro de carte d'électeur.

Il me semble que 150.000, il faut les trouver ! Mais si ça parait encore trop bas, moi ça ne me dérange pas qu'on le mette plus haut.

Et je vais vous dire pourquoi cette procédure me paraît la plus démocratique, parce que ça consiste tout simplement à se mettre en campagne. Si vous n'êtes déjà pas capable de convaincre 150.000 personnes de dire : "Cette personne vaut la peine qu'elle se présente." Alors, ce n'est même pas la peine de vous présenter à une élection, parce que, pour être élu Pésident de la République il faut... un multiple de 150.000 hein !

C'est par millions que ça se compte le nombre d'électeurs prévus. Donc, voilà ma réponse. Mais je suis obligé, par honnêteté, de préciser le point suivant : c'est que je suis partisan d'une sixième République.

Donc, pour établir la nouvelle République et la nouvelle règle constitutionnelle, il faudra convoquer une Assemblée Constituante. Donc ce n'est pas à moi, élu président de la République, de dire de quelle manière ça se passera dans le futur, ce sera à l'Assemblée Constituante en question de le décider. Voilà le mieux que je peux faire pour vous répondre.

Alors là, c'est Corentin Torres. "Monsieur Mélenchon, ma question est peut-être un petit peu futile, mais elle me trotte dans la tête depuis quelques temps. Quelle signification a le symbole Phi (φ) pour vous ?

Pourquoi l'avoir choisi comme symbole de cette campagne ?" Bon, alors je vous raconte une histoire vraie, j'ai déjà répondu mais je le refais parce que c'est bien, comme ça ça permet de, de bien faire connaître l'idée. On cherchait un symbole qui résume la... nos slogans, notre, bon, notre manière d'être, les partis traditionnels ont souvent un symbole.

Par exemple, le Parti Communiste, son symbole c'est la faucille et le marteau. C'est... quelque chose qui vient de loin.

Le Parti Socialiste, il a comme symbole, le poing et la rose. Maintenant, le Front National a comme symbole une rose bleue. Qu'ils ont emprunté aux socialistes, avec une espèce de tige qui est une dalle mortuaire, bon.

Enfin, tous les partis ont, ont un symbole, et à quoi ça sert qu'ils aient un symbole ? Bah souvent, un symbole doit un peu résumer l'état d'esprit de ce parti. Mais surtout, c'est très utile, parce qu'on les met sur les bulletins de vote, et ça permet aux gens de se repérer en voyant le symbole.

Alors évidemment, mieux vaut avoir un symbole qui veut dire quelque chose, vu que, sinon on ne le retient pas. Donc, sur les bulletins de vote, il y a des symboles. Nous, nous cherchions un symbole.

Et en discutant, on a fini par en trouver un, qui n'était pas celui que moi je proposais, mais est parti de l'idée tout bête que France Insoumise, ça faisait F.I. Et F.I., Fi.

Et il y a une lettre grecque qui fait le Fi, le Phi (φ). C'est la lettre que vous voyez sur nos affiches (φ). Alors c'était, on a trouvé que c'était une idée géniale parce que, bon, la lettre Phi (φ), en grec, bon, c'est de la Grèce qu'est née la démocratie en Europe, hein.

Deuxièmement, le Phi (φ), c'est le Phi (φ) de philosophie. "Sophia" (Σοφíα), le savoir en grec. Et, bon, c'est un bon symbole.

Parce que la philosophie, c'est l'amour de la sagesse. Bon, bon ça donne l'idée qu'on réfléchit à ce qu'on fait et on fait le choix de la sagesse. Bon, c'est peut-être un peu prétentieux, mais, c'est l'idée qui compte.

Et puis enfin, dernier élément, le Phi (φ), il se trouve que c'est la lettre qui correspond à un chiffre, qui est la proportion harmonieuse dans la nature. Alors ça c'est très étrange à savoir, mais c'est la vérité. Il y a une poportion, c'est 1,61, qui est présente dans la nature, et lorsqu'on est sur cette proportion.

Par exemple, vous prenez un... - ça s'appelle le nombre d'or - vous prenez une série de photos, une série de dessins, ce que vous voulez, vous le présentez aux gens, et statistiquement, le plus grand nombre va choisir les tableaux, les dessins, les photos qui sont organisés au nombre d'or.

Parce que, l’œil, comme l'esprit, va à ce qui lui paraît harmonieux. Donc la lettre Phi (φ) renvoie à cette idée d'harmonie. Et évidemment, l'harmonie, pour nous, la France Insoumise, dans notre programme, c'est d'abord l'harmonie du rapport de l'homme à la nature, de l'être humain à la nature, mais aussi dans les relations entre les êtres humains.

L'égalité est plus proche de l'harmonie que la violence de la domination des uns sur les autres. La domination des uns sur les autres, ce n'est pas l'harmonie, c'est la violence. Voilà pourquoi cette lettre et ce symbole nous ont paru si importants.

Si vous regardez bien le dessin, on fait Phi (φ) comme ça, vous savez. Donc, au début vous posez le doigt. Donc vous voyez, c'est un peu plus gros, le trait.

Puis vous tournez, et ça fait Phi (φ). Tous ceux qui ont été, qui on fait leurs études jusqu'à la classe de Terminale, euh... ont, une fois dans leur vie au moins, écrit Phi (φ) parce que c'est pour signaler qu'il y a le cours de philo, vu que tout le monde fait de la philo en classe Terminale, sauf dans l'enseignement professionnel, où on fait une autre activité, qui est l'enseignement civil, juridique et social, que j'y ai installé du temps où j'étais ministre de l'enseignement professionnel.

Voilà, la lettre Phi (φ) et son symbole. Alors...

Gaëtan Thomas : "Comment allons-nous passer d'une agriculture productiviste à une agriculture durable ? Comment convaincre les agriculteurs?" Bon, je vais pas faire tout le plan pour décrire à quel type d'agriculture on va passer.

Mais déjà, on peut dire une chose, c'est qu'on va y passer. Alors, on va donc, en quelque sorte, créer, répondre... demander la réponse à une demande.

Alors, on va y aller par paliers pour organiser cette demande. Par exemple, on va décider que toute la restauration collective, notamment des cantines scolaires, puis après, on passera au reste, doit être en agriculture bio. Évidemment, il va falloir mettre une définition de ce qui est bio et de ce qui ne l'est pas qui doit être assez stricte pour qu'on vérifie les conditions dans lesquelles se fait la production agricole.

Clairement, vous avez bien compris que ça va pas se faire en un claquement de doigts, c'est pour ça que vous me posez la question. Mais vous la concentrez sur un point, vous dites : "Comment on va convaincre les agriculteurs ?" Honnêtement, c'est plus trop le problème car la masse des agriculteurs est déjà convaincue, sauf qu'ils n'ont pas la possibilité de passer à autre chose.

Pourquoi ? Parce qu'ils sont tous lourdement endettés, parce qu'on les a orientés sur un modèle productiviste agricole tel qu'ils ne peuvent plus reculer, il faut qu'ils payent, donc il faut qu'ils sortent des quantités de produits dont la quantité est fixée à l'avance, qui est considérable et qui, souvent, est produite dans des conditions dictées par ceux qui ont prêté l'argent à l'agriculteur pour produire des quantités pareilles. Donc, nous allons convaincre de deux façons : premièrement, en solvabilisant une demande - c'est-à-dire qu'on va demander de la production bio pour la restauration collective, j'ai pris cet exemple, hein - puis on va la payer, évidemment !

Donc on va augmenter le nombre de gens qui vont produire bio, mais écoutez bien, les gens ! Il va falloir augmenter le nombre de gens qui produisent, tout simplement ! Parce qu'une agriculture qu'on appelait, nous, “paysanne” et “écologique” nécessite plus de monde !

On a fait le calcul qu'il faudrait pour notre modèle agricole : 4 millions de paysans. Aujourd'hui, il y a 900 000 exploitations, vous voyez bien qu'il va falloir trouver beaucoup de paysans. Et donc, ça va être une montée en puissance aussi rapide que possible et progressive.

Ça veut dire que les lycées agricoles vont recruter à tour de bras, parce qu'il y a plein de jeunes gens qui ont envie d'ores-et-déjà d'aller s'occuper de la terre, de l'élevage, de l'agriculture, et je crois que si cette nouvelle arrive que dorénavant, il se recrute des milliers, des milliers, des centaines de milliers de personnes, nous verrons arriver des centaines de milliers de personnes pour apprendre. Et donc, il y aura un temps de transition pendant lequel tous les autres vont pouvoir changer leurs méthodes d'agriculture ; et ils le feront parce qu'il y aura une discussion au cas par cas pour rectifier la production, faire face, naturellement, à la question de la dette paysanne, mais c'est pas le plus grave, ça ! Et pour changer les méthodes de production, car à l'avenir, on pourrait aller vers un système où serait décrétée bio toute production sans spécificité, et tout le reste comme non bio !

J'aime mieux vous dire que c'est dévastateur, hein ! Si vous avez deux pommes, l'une à côté de l'autre, que sur l'une, il y a marqué non bio, je prends le pari que c'est l'autre que vous achetez, hein ! Clairement, il y aura donc pas le choix.

En effet, c'est une décision sans alternative. Nous passons à l'agriculture bio, point. On y passe, on le fait comme on l'a fait dans l'autre sens !

Ils ont décidé : "On passe à l'agriculture productiviste, point !" Ils n'ont pas dit : "Et ceux qui veulent faire autrement continuent à le faire !" Parce que ceux qui voulaient continuer à faire autrement, ils le faisaient à leurs risques et périls !

Et souvent, ils sont passés par des phases de grande détresse, de pauvreté ou d'impossibilité de continuer, voilà. Clairement, tout cela va créer beaucoup d'emplois et une meilleure santé, parce que la question de l'alimentation ne peut plus être simplement traitée comme on le fait aujourd'hui, en disant : "Du moment que les rayons sont pleins dans les magasins, tout va bien". Bon, j'ai déjà raconté cette anecdote plusieurs fois, mais quand même c'est assez lamentable de savoir qu'une pomme qu'on mangeait dans les années 50 contenait autant de vitamines que 100 aujourd'hui !

Autrement dit, si vous voulez que vos gosses demain soient en aussi bonne santé que, par chance, je suis moi, à mon âge, il faudrait que vous leur fassiez manger 100 pommes quand moi, je me contentais d'en manger une pour recueillir les mêmes vitamines. Bon, vous voyez bien que... c'est un exemple un peu caricatural, mais qui permet de comprendre pourquoi la malbouffe est une situation absurde à la fin, car elle est irréversible.

Alors, une question un peu plus légère, quand même - non, deux questions plus légères. "Êtes-vous pour la pétanque au jeux olympiques ?" Oui.

Pourquoi ? Je sais pas. Je trouve ça sympa, parce que, quand même, de ce que je vois, ça m'a l'air d'être un sport, hein.

Ou alors qu'est-ce que c'est un sport, si la pétanque est pas un sport ? Ca demande de l'agilité, de la précision, bref des choses, je sais pas, à quoi je pourrais comparer ça, au tir à l'arc ? Mais en tout cas, ça me paraît une bonne idée.

Après, une autre question légère, hein, j'ai dit que c'était des questions légères, ce n'est pas la peine de me dire de m'envoyer 10 commentaires pour dire que je réponds aux questions légères, je le sais. Cette fois-ci...

J'ai pas dit le nom de qui me posait la question de la pétanque aux Jeux Olympiques, c'est Lubin ! Eh bah, ça au moins, je le lis. @delubin, voilà.

Et maintenant, voici "le sceptique", ah bah bravo ! Ca donne comme résumé SCPTLTV. Bon, mon cher SCPTLTV, votre question est la suivante : "Où avez-vous acheté ce manteau ?

On le voit depuis le début de la chaîne, il m'interpelle". D'abord, c'est pas un manteau. OK ?

C'est une veste. Respect, s'il vous plaît. Et, deuxièmement, pourquoi est-ce que vous me parlez du manteau et pas de la chemise ?

Parce que j'ai aussi une chemise blanche. Là, je vais vous répondre à la question que vous avez pas posée : "D'où vient la chemise", et peut-être que je ne répondrai pas à la question sur le manteau, vu que ce n'est pas un manteau. Alors, la chemise, c'est une chemise de garçon de café.

Parce que les garçons de café doivent toujours rester propres, nets, alors qu'ils courent partout. Vous vous en rendez peut-être pas compte, mais ceux qui servent dans l'hôtellerie et la restauration, il n'arrêtent pas de courir, et pourtant ils sont toujours impeccables. Parce que s'ils n'étaient pas impeccables, vous retournez pas au restaurant ou au café en question.

D'accord ? Donc, moi je me suis rendu compte de ça, et je me suis dit : "Comment moi qui fait...", quand je fais un discours, je ressors, j'ai la chemise collée à la peau.

Je dois perdre un kilo, un kilo et demi...

Je les récupère très vite, hélas pour moi, mais d'eau - qui part en transpiration. Donc j'ai intérêt à avoir quelque chose qui me permette de rester bien net. J'achète donc des chemises de l'hôtellerie-restauration.

Alors, vous savez la différence ? Un, c’est propre, deux, ça ne vous coûte pas un bras comme les autres, et trois, eh bien, que c'est bien dedans. Alors, quelle est la marque ?

Ça s'appelle Bragard. Et le marchand de chemises Bragard, quand vous y allez, vous êtes priés de faire la queue avec les autres professionnels, ce que je fais, vous en avez un, rue du Faubourg Saint-Martin à Paris. Il doit y en avoir d'autres ailleurs, moi, en tout cas, je vais à celui-là acheter mes chemises.

Quant au manteau - qui est une veste - eh bien c'est une veste professionnelle aussi. Là, le tissu c'est de la moleskine. Avec ça, vous savez, on fait la couverture des sièges dans les wagons SNCF autrefois.

La moleskine c'est bien, parce que ça ne se froisse pas. Donc pour quelqu'un qui est toujours comme moi par monts et par vaux, un coup dans la voiture, un coup dans le train, un coup, etc., bah normalement il n'y a pas de pli, bon à force ça s’use, il y a des plis, mais pas au début.

Mais c'est pas n'importe quel veste, hmm ? Pas n'importe quel veste ! C'est aussi une veste professionnelle.

C'est une veste de couvreur. Les couvreurs sont ceux qui montent sur les toits pour les couvrir, avec des tuiles. Donc c'est la veste de métier des gens qui font un métier difficile et surtout dangereux.

Mais c'est très...

Donc, le couvreur, il n'a pas le temps, il faut que l’habit soit pile poil pour pouvoir sortir, qui la clé, qui l'outil, le crochet qui permet de faire les choses. Donc, c'est un vêtement qui convient bien à un intellectuel, parce qu'il y a des grandes poches. Donc là, je les ai cousues pour pas que ça bâille, mais normalement, je mets mes journaux dedans, mon carnet, mon stylo, tout ça, et puis dedans ; là aussi il y a des poches, et puis il y en a là-haut, et dans certains modèles, il y a les poches pour mettre les crochets.

Moi j'ai pris le modèle le plus simple. J'espère que ma réponse vous convient. Vous pouvez aussi acheter des vestes de couvreur, et pour ça, ce n'est pas très difficile, vous cliquez sur Google, et il vous dira quels sont les magasins qui peuvent le faire, et quelles sont les marques qui le font.

D'ailleurs, moi, j'ai deux ou trois vestes de cette nature et je vais encore en acheter d'autres, parce qu'il y en a qui me plaisent beaucoup, figurez-vous. Ce sont des vestes professionnelles. “Je voterai pour vous surtout pour le côté écologie.” Merci ! “C'est pourquoi j'aimerais savoir comment vous comptez quitter le nucléaire précisément.” Ben, c'est très simple !

D'une certaine manière, il faut prendre la décision ! Et il faut la prendre vite, parce qu’on a beaucoup traîné, et évidemment, plus on traîne, plus c'est lent à s'exécuter. Parce que il y a deux aspects dans la sortie du nucléaire : il y a “arrêter la production nucléaire d'électricité”, ça, ça pose immédiatement un problème, c'est qu'il faut la remplacer par des énergies renouvelables.

Le but, ça doit être 100 % renouvelable. Mais comprenez bien ! On y va, là aussi, progressivement !

Je vais pas vous dire : “Ecoutez, demain, on arrête toutes les centrales nucléaires du pays, et puis on se débrouille”, parce qu'on pourrait pas se débrouiller, hein. D'abord, on pourrait créer l'effondrement du réseau électrique, donc on est obligés de dire : “On arrête une centrale, et en même temps, on a l'équivalent de production stable en énergie qui est disponible.” Donc, c'est une affaire de planification.

La planification, c’est l'organisation, la mise en relation des différentes décisions et des différents moyens qu’on met en mouvement. Donc voilà comment ça se passera concrètement. Une fois qu'on a arrêté de faire fonctionner une centrale nucléaire - c’est-à-dire qu'on l'a remplacée par une énergie renouvelable - bon, bah, après il faut démonter la centrale.

Alors là, j'aime mieux vous dire que c'est une raison supplémentaire pour continuer à financer avec beaucoup d'argent la recherche nucléaire ! Pourquoi faire ? Eh bien, justement, pour refroidir les déchets nucléaires, parce que tels qu'ils sont là, les déchets nucléaires, il y en a pour plusieurs dizaines de milliers d'années avant que la radioactivité qu’ils contiennent disparaisse, hein.

Et on ne pourra trouver le moyen de refroidir les déchets nucléaires que par la recherche, ça va pas se faire tout seul, hein ! Donc ça prend du temps. Ça prend du temps, et c'est bien le problème.

Et ensuite, le démontage même d'une centrale, c'est une opération extrêmement compliquée, puisque pratiquement tout ce qu'on démonte doit être transformé en déchets aussi inoffensifs que possible, sachant que des déchets totalement inoffensifs, ça n'existe pas. Voilà comment on va faire, mes amis, et c'est pas le plus simple. Et vous voyez donc que contrairement à ce que racontent quelques benêts, sortir du nucléaire, c'est pas du tout retourner à l'éclairage à la bougie, c'est le contraire !

Il faut faire des bonds techniques extraordinaires pour arriver à remplacer. Alors bon, je vous rassure, on sait le faire, on sait remplacer par des énergies renouvelables. Le seul problème qu'on a, c'est pas de trouver des énergies renouvelables, ni comment faire fonctionner des énergies renouvelables au niveau dont on a besoin.

C'est juste de l'organiser. C'est tout. La ressource énergétique, elle est là.

Par exemple, les mouvements de la mer contiennent 75 fois l'énergie dont toute la Terre a besoin aujourd'hui pour faire tourner notre civilisation du gaspillage, vous voyez ? Donc, c'est pas très compliqué. Le problème n'est pas dans les moyens.

Il est dans la mise en œuvre. Donc c'est possible, donc on le fera. Alors bon, là, je peux dire une chose.

Bon. Il y a 2 questions qui m'ont été données : WALDURCK_ et Shadow649...

Qui est le copain de Shadow648, hein, et qui arrive juste avant l’autre copain qui est Shadow650. Bon, assez blagué. “Alors que pensez-vous du système actuel de l'éducation nationale, que changeriez-vous ?” Et Shadow, lui qui me dit : “Je n'ai pas trouvé de mesures claires dans votre programme pour l'éducation.

Pourriez-vous les détailler durant votre prochaine foire aux questions ?” Ah bah non, je peux pas. Je préfère le dire, parce que c'est un discours qu'il faut faire.

Mais je note quand même, je tiens compte de la critique puisque vous la faites, c’est que ça vous est apparu comme ça. Si on comprend pas ce qu'on fait, et ben, il va falloir le faire plus sérieusement. Donc, je vous dis : dès que le livret "Education" sera prêt, on en reparle, parce qu'on va faire un livret "Education".

Actuellement, le programme que vous connaissez, hein, "L'Avenir en Commun", il n'a pas réponse à tout. Il y a des domaines...

Tous les domaines sont évoqués, mais on est pas entrés dans le détail, donc, à chaque fois, on fait un livret. Détail, façon de parler, parce que l’Education Nationale... l'éducation, c'est pas un détail.

C'est le cœur pour nous du fonctionnement de la société, avec la Sécurité Sociale, qui est la protection des personnes, et l’éducation c'est le développement de la personne humaine. Alors voici encore une question - mais personne peut mettre un nom en français, que j'arrive à lire du premier coup ? - D-A-W-S, alors je suppose que c'est Daws, hein ?

Enfin ! C'est bien pour un pseudonyme, mais pour le lire, non, c'est pas bien du tout hein ! Alors : “Bonjour Monsieur Mélenchon, êtes-vous pour ou contre une nationalisation des autoroutes, et pourquoi ?" Bon, alors, là, la question elle est bien, parce qu'elle remet à l'ordre du jour un thème : c'est que la privatisation a été un scandale, hein !

Parce que tous les Français ont payé - surtout ceux qui ont des voitures, qui ont ensuite payé à chaque fois qu'ils passaient à un péage - pour cet équipement ! Alors, je sais qu'il y a une première critique écologique de l'équipement, qui consiste à dire : “Plus vous faites d'autoroutes, et plus il y aura de circulation automobile. Et plus y a de circulation automobile, évidemment, plus il y aura de pollution." Mais surtout : "Plus il y aura de circulation automobile, plus il y aura besoin d'autoroutes pour les automobiles !" Et ainsi de suite.

Donc il y a un cercle vicieux, qu'on voit tout de suite. Mais en attendant, il y a ces sociétés d’autoroutes, et tous les jours les gens qui passent par le péage payent, et tout ça s'est transformé en profits. Moi, j'estime que le moment venu, notre majorité parlementaire devra faire une commission d'enquête pour reprendre tout ça à zéro : pourquoi ça a été vendu ?

Dans quelles conditions ? Quels problèmes ça soulève ? Mais les gens sont très nombreux, parmi les responsables politiques, pour dire que cette privatisation a été un scandale.

Alors ils augmentent les frais sur les péages des autoroutes, pour autant ils ne font pas les investissements. Au début, vous avez - comme c'est une société comme une autre - vous avez des sociétés qui ont annoncé clairement la couleur. Ils ont dit : “Nous, on vient pour 5 ans.

Le temps d'amortir notre investissement", ça veut dire de prendre le plus possible. Ils n'ont pas du tout l'intention de faire de l'investissement. Donc, voilà la raison pour laquelle je souhaite qu'on nationalise, parce que c'était la propriété de tous.

J'estime que le prix auquel ça a été vendu est un prix de marché qui est une absurdité. Parce que vous ne pouvez pas évaluer à l'instant t du marché ce que vaut une chose qui est destinée à fonctionner pendant 20 ans ou 30 ans. Ça, c'est une illusion, on vous dit : "Oui c'est le prix du marché !" Mon œil, et le prix du marché du Mont-Blanc, c'est quoi, hein ?

Ben, vous ne savez pas, ben voilà. Si, il y en a qui le savent il paraît, ils vendraient même le Mont-Blanc ! Ensuite, il y a deux questions avec lesquelles je termine, qui sont des questions très importantes pour toute mon équipe.

Première question de Atsuhikodji - merci pour la simplicité - Atsuhikodji et T B Nax. Atsuhikodji me dit : “Quel est le nom du chat qui apparaît dans votre dernière vidéo ?” J'aimais bien cette question, je m'attendais que la suivante, ce soit : “Quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?” Voilà, c'est bon.

Le nom du chat qui apparaît dans ma dernière vidéo. Et T B Nax, lui, dit : “Il s'appelle comment votre chat ?” Et il met un petit émoticône avec un sourire.

C'est un émoticône un peu daté, parce qu'il reste, vous savez, deux points, tiret du 6, et la parenthèse. Bon, depuis, hein, je vous signale qu'il y a des émoticônes qui sortent directement sous la forme d’émoticônes. Il faut un peu se brancher, hein T B Nax.

Bon, alors, là il y a marqué… Je n’ose pas vous dire, je n’ose pas croire que c’est pas pas pour rigoler, hein... 1communiste : “Question très sérieuse” - donc le gars se marre - “Comment s'appelle le chat ?” Voilà.

Donc je vois qu’il y un sujet sur le chat, on va l’étudier avec beaucoup de sérieux, je vous le promets.