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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 4 mai 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du 4 mai 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 4 mai. On va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous, on regarde ensemble le programme. Jean-Luc Mélenchon, officialiste à quatrième candidature à la présidentielle, il juge être le mieux préparé à la France insoumise pour faire face à la situation qui arrive. Est-ce le bon moment pour se lancer ? Empêche-t-il ? Tout relève au sein de son mouvement. Dans une demi-heure, nous recevrons une figure montante de la France insoumise Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis.

Une rêve partie géante organisée illégalement ce week-end sur un terrain militaire près de Bourges. Dans le Cher, Laurent Nunez s'est rendu sur place. Il veut durcir les sanctions contre les organisateurs, mais aussi contre les participants dans la droite ligne de ce qu'a proposé le Sénat. Dans un rapport il y a quelques jours, la sénatrice centriste Isabelle Floren, co-auteur de ce rapport, est notre invitée. Bonjour, à tout de suite. Faut-il taxer les super profits ? Le débat est relancé par la flambée des prix à la pompe et les bénéfices réalisés par Total. La gauche et une partie du bloc central le demandent. Le gouvernement s'y refuse pour le moment.

On en parle dans une heure avec Yves Tréa et Pablo Piovivien. Et puis notre reportage en région, l'arrondi solidaire. Vous en avez de plus en plus l'habitude lors de vos passages en caisse au CHU de Saint-Etienne. Il est pratiqué à la machine à café et ce, pour aider à financer l'hôpital. Reportage dans 50 minutes. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence par les repères de l'actualité. Bonjour Alex Poussard.

1:45
Locuteur 4

Bonjour Ariane.

1:45
Présentateur

À la lune de ce lundi 4 mai, Jean-Luc Mélenchon, candidat donc pour la quatrième fois.

1:49
Locuteur 4

Le leader de la France Insoumise a officialisé sa candidature à la présidentielle. Il était hier soir chez nos confrères de TF1.

1:56
Jean-Luc Mélenchon

La discussion, ce n'est pas porté sur quel est le meilleur candidat du point de vue de je ne sais quoi, quelle est l'esthétique. C'était qui est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive.

2:09
Présentateur

Et on en reparlera évidemment avec Bali Bagayoko. Alex, on poursuit avec l'actualité. La rêve partie illégale dans le Cher touche à sa fin.

2:18
Locuteur 4

Oui, un méga technival organisé sur un terrain militaire près de Bourges. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a ordonné la verbalisation des participants. Jérôme Rabier.

2:28
Bally Bagayoko

Ils étaient entre 17 000 et 40 000 participants. La rêve partie qui s'est tenue tout ce week-end près de Bourges dans le Cher se vide progressivement. Et pour les tuffeurs, c'est désormais passage obligatoire devant les gendarmes.

2:43
Locuteur 4

Je veux vous dire qu'il y a des contrôles systématiques qui sont réalisés et des verbalisations systématiques. Contrôle systématique, évidemment, en matière d'alcoolémie, de consommation de stupéfiants pour ceux qui sont au volant. Et verbalisation systématique pour ceux qui en sortent, dès lors qu'ils n'ont pas respecté de règles. Et donc, il y a une double infraction.

3:01
Bally Bagayoko

Malheureusement, elle n'est que contraventionnelle actuellement. Le gouvernement se veut ferme face à ces rassemblements illégaux. Et plusieurs textes sont actuellement en débat ou préparation. Les organisateurs dénoncent cette répression et ont revendiqué avoir ciblé le département de naissance du ministre de l'Intérieur qui promet de répondre.

3:21
Locuteur 4

Je veux dire que cette revendication ne fera que renforcer la détermination du gouvernement à mieux réprimer ce type d'organisation sauvage. Ça ne fait que me renforcer dans la conviction qui est la mienne de continuer à porter un projet de loi qui s'appelle Riposte et qui comporte ce qu'évidemment les organisateurs avaient bien identifié, une partie consacrée au rêve parti.

3:43
Bally Bagayoko

Le projet de loi du gouvernement prévoit jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende pour ceux qui organiseraient ces rêves partis. Et un délit de participation serait créé avec une amende forfaitaire portée à 300 euros.

3:57
Locuteur 4

Et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est également actif sur le dossier de l'antrisme islamiste. Il a évoqué son projet de loi qui sera présenté dans les prochaines semaines pour lutter, je cite, contre toutes les formes d'antrisme, antrisme islamiste, mais aussi d'ultra droite et d'ultra gauche. Le ministre de l'Intérieur estime que son texte est plus large que la proposition de loi de Bruno Rotaillot contre l'antrisme islamiste examinée cette semaine au Sénat et qu'il décrit, je cite, comme une œuvre inachevée.

4:25
Présentateur

C'est aujourd'hui qu'est publié le rapport sur l'audiovisuel public.

4:27
Locuteur 4

Un rapport issu de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale menée par le député Charles Aloncle, membre du groupe UDR, groupe d'Éric Ciotti. Après six mois d'audition très polémique, ce rapport devrait proposer la fusion de France 5 et de France 2, la suppression de la chaîne France 4, mais également la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public par le président de la République. Notez que le rapporteur Charles Aloncle est visé par une plainte contre X pour prise illégale d'intérêt suite aux révélations du journal Le Monde. sur les tentatives d'influence du groupe Bolloré sur la commission d'enquête.

5:00
Présentateur

Et puis à l'international, Donald Trump annonce une opération de déblocage du détroit d'Hormuz.

5:04
Locuteur 4

Oui, la marine américaine va escorter dès ce lundi des navires de pays tiers bloqués dans le détroit d'Hormuz. 15 000 soldes américains vont être mobilisés pour l'opération. L'Iran a déjà répondu à cette initiative, estimant, je cite, que toute intervention américaine serait considérée comme une violation du cessez-le-feu.

5:21
Présentateur

Merci beaucoup Alex. Vous nous détaillerez dans quelques instants les propositions d'Isabelle Floren pour lutter contre les rodéos et les rêves partis. Sujet dans l'actu, Isabelle Floren, je le rappelle, vous êtes sénatrice union centriste des Hauts-de-Seine, porte-parole également du Modem. Et on va longuement parler de ce qui s'est passé ce week-end, puisque votre rapport tombe au moment où cette rêve partie illégale a eu lieu dans le Cher. C'est la une de la presse régionale du Berry républicain finit de rêver, titre le journal, une rêve partie géante qui a rassemblé jusqu'à 20 000 personnes ce week-end dans le Cher.

Laurent Nunez s'est rendu sur place, on l'a vu, il veut durcir la loi pour mieux réprimer ce type d'événement. Autre une, on va regarder deux autres, une de la presse régionale, celle de l'Est républicain. Un repas étudiant, 1 euro pour tous. Jusque-là, réservé aux étudiants boursiers en situation de précarité, le repas à 1 euro est à partir d'aujourd'hui étendu à tous. Sans condition, une mesure qui représente une économie d'environ 70 euros par mois. Et puis la dernière une, c'est celle de l'Union Petit Gare, gros potentiel. Le journal qui revient sur l'avenir de la mobilité rurale. Est-ce que ça passera par le train ?

Le projet de loi cadre pour développer les transports a été voté au Sénat il y a quelques jours. Exemple concret dans le journal avec la petite gare de Bazancourt entre Reims et Rétel qui a su se revitaliser. De quelle ligne avez-vous envie de nous parler ? Fini de râver. Sans grand surprise, la première, c'est le péril républicain. On va en parler évidemment longuement. Un mot d'abord peut-être sur le choix du site parce qu'il n'a pas été fait au hasard. D'abord, c'est un terrain militaire, comme l'a précisé Laurent Nunez. Vous y voyez déjà une revendication antimilitaire dans ce choix ? Pas forcément.

C'est surtout un lieu emblématique parce que c'est près de la commune d'origine dont est originaire le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. Qui est du cher. Qui est du cher. C'était une opportunité, j'imagine, pour les organisateurs d'avoir ce terrain dans cette proximité. Et effectivement, les rêveurs en général, comme on les appelle, les toffeurs, choisissent des lieux. Alors, ils sont divers. Là, c'est un lieu dangereux surtout. Dangereux. Un lieu de tir qui appartient à la direction générale de l'armement. Et donc, j'y vois une double coïncidence qui n'est pas le fruit du hasard. Oui, qui n'est pas forcément une coïncidence.

Est-ce que pour vous, le ministre de l'Intérieur, il y avait une volonté de la part de cette toffeur de le cibler directement, politiquement, personnellement ? Et c'est ce qu'ils ont revendiqué. Et c'est ce qu'ils ont dit. Et c'est pour ça qu'il a bien fait de s'y rendre. Et il engage un bras de fer avec, notamment, les organisateurs et les participants. Ils étaient quand même entre 20 et 40 000. Vous dites, sur l'ensemble du week-end, c'est le ras-le-bol. C'est le ras-le-bol des riverains. C'est le ras-le-bol des agriculteurs qui voient leur chiant piétiner. Je me souviens, nous avons auditionné avec ma collègue Lauriane Jossand et mon collègue Hussein Bourgie.

Il y a à peine trois semaines, avec la mission d'information que nous avons conduite pendant quatre mois. Et nous avons auditionné deux maires de l'Hérault qui ont subi des dégradations suite à un incendie sur leur commune, dans l'Aude exactement. On subit une rêve-partie géante à la fin du mois d'août dernier. Et les dégâts occasionnés, c'est incompréhensible pour les riverains. Pour les habitants de ces communes, pour les agriculteurs qui voient leur chiant piétiner, de voir que l'État, finalement, est impuissant à faire respecter la législation. Parce qu'il y a une législation qui est trop peu répressive actuellement.

C'est ce qu'a voulu corriger la PPL, la proposition de loi déposée par notre collègue à l'Assemblée nationale. Et c'est ce que veut corriger le projet de loi Riposte, dont j'imagine nous allons parler. Bien sûr, on va en parler. Mais ça vise à punir, à condamner les organisateurs, voire les participants. Mais juste, comment c'est possible, on le disait, entre 17 000 et 40 000 personnes, comment c'est possible de ne pas pouvoir empêcher en amont un tel rassemblement ? C'est bien le problème. C'est bien le problème. Ça se passe, les rendez-vous se passent sur des boucles, donc cryptées, sur des réseaux sociaux, via effectivement un système qui est de spontanéité et qui n'est très peu traçable.

Donc nous, ça sera nos propositions, notamment, de mieux prévoir. Et puis, les forces de l'ordre n'ont pas toujours ni les moyens technologiques pour les repérer, ni les moyens d'intervention. Parce qu'une fois que les organisateurs sont arrivés avec le matériel, c'est très compliqué de faire des saisies de matériel et de faire partir, en tout cas évacuer les zones. Donc ça veut dire que sur l'amont, l'État restera impuissant sur l'amont ? Oui, absolument, sur l'amont. Trop, trop impuissant sur l'amont. C'est ce que nous constatons. Et puis, il y a un phénomène qui, de surcroît, se passe actuellement en France, notamment dans le sud de la France.

C'est que vous avez des législations, comme en Italie et en Espagne, qui sont bien plus répressives depuis quelques années, en Catalogne et en Italie depuis trois ans, qui amènent finalement les rêveurs, les tuffeurs, à se déporter sur les zones françaises qui sont considérées comme moins répressives. Là, je lisais que dans le Cher, ce week-end, vous aviez des jeunes qui venaient, parce que c'est essentiellement quand même des jeunes, qui venaient d'Allemagne, qui venaient d'Italie, qui venaient d'Espagne, qui venaient de partout, quasiment dans la proximité européenne, parce qu'ils savent aussi que les sanctions et le système français est moins répressif.

Donc, tout ça, nos propositions, notre rapport fait des propositions. Nous espérons les voir adoptées par le projet de loi Riposte et, avant la fin de l'année, avoir un système beaucoup plus répressif en France. Un mot avant de parler des propositions. On a entendu la gauche, une partie de la gauche, la France insoumise notamment, qui fustige le gouvernement, qui veut criminaliser la fête. Les écologistes, qui critiquent quand même le déplacement de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, fustigeant son caractère répressif. Qu'est-ce que vous dites de ça ? Non, mais attendez, que les choses soient claires. Il y a une législation, tout le monde la respecte, les communes respectent.

Quand on doit faire une fête, on respecte les déclarations, l'encadrement, la législation. Ça existe partout en France, n'importe quelle commune doit respecter ça. N'importe quel organisateur doit respecter. Il y a une loi, on la respecte. Si on ne la respecte pas, on est sanctionné. C'est aussi simple que ça. Alors, si les sanctions ne sont pas si dissuasives, c'est ce que nous voyons, et que le système fait que la spontanéité engrange des larges rassemblements, il faut réprimer. Nous, on est pour cette répression. Alors, attendez, la loi, elle s'applique à tous. On a le droit de faire la fête, mais dans un cadre bien défini.

Qui dit qu'il faut une obligation de déclaration préalable à la préfecture un mois avant et l'autorisation du propriétaire, ainsi que prévenir les maires concernés. Alors, justement, on le disait, cette rêve-partie, elle visait à protester contre ce que les fêtards considèrent comme la politique répressive de l'État à l'égard des free-parties. Un projet de loi est en cours d'examen au Parlement. Et vous venez, Isabelle Floren, de publier un rapport sénatorial, justement, sur la lutte contre ces rêves-parties clandestines. Alex, il propose quoi, ce rapport ?

12:51
Locuteur 4

Alors, ce rapport, déjà, il recense 337 rassemblements festifs clandestins en 2025. Et parmi les propositions, il y a certaines propositions qui font partie d'un volet préventif comme le fait de faciliter les démarches administratives pour organiser des rassemblements festifs légaux afin d'éviter ces rêves-parties clandestines. Et puis, il y a un volet répressif qui durcit. Une rêve-partie, selon les sénateurs, doit être déclarée en préfecture à partir de 250 participants et plus à 500, comme c'est le cas actuellement.

Et puis, si une rêve-partie n'est pas déclarée, elle doit faire l'objet d'un délit et les participants d'une contravention de cinquième classe avec une amende qui peut aller jusqu'à 1 500 euros. Les sénateurs veulent également obliger les loueurs de matériel sonore à signaler les locations qui pourraient leur paraître suspectes et organisatrices d'une rêve-partie clandestine. Autant de mesures qui vont être proposées ce mois-ci au Sénat lors de l'examen du projet de loi Riposte porté par Laurent Nunez.

Isabelle Floren, on le rappelle actuellement, le fait d'organiser une rêve-partie non déclarée ne fait pas l'objet d'un délit mais d'une contravention de cinquième classe pouvant aller jusqu'à 1 500 euros d'amende. Laurent Nunez, lui, veut en faire un délit passible de deux ans de prison. Les sénateurs sont alignés sur cette proposition ?

14:14
Présentateur

Absolument, on est alignés sur cette proposition et on s'est rencontrés sur la sanction et en tout cas l'augmentation et le durcissement plus exactement de ces sanctions qui sont nécessaires pour avoir un effet dissuasif. Au-delà de ça, il est nécessaire aussi que les forces de l'ordre, les forces de sécurité intérieure puissent avoir des moyens nouveaux pour détecter et pour prévenir ce type de rassemblement. Et c'est ce que j'évoquais dans la première partie, c'est l'usage, meilleur encadrement sécurisé, l'usage des drones, notamment la possibilité de décoller en urgence quand il y a un repérage à faire. Et donc ça, c'est l'utilisation de technologies.

Il faut maintenant que les forces de l'ordre y aient accès. Et puis, il y a également des possibilités de vidéosurveillance qui peuvent aussi être utilisées, même si pour les rêves parties, c'est un petit peu plus compliqué. Mais en tout cas, l'usage des drones peut être un renfort. Et puis, il y a l'accès sur les messageries cryptées. Et ça, nous, c'est une préconisation de notre rapport. Ça peut faire l'objet de discussions. Mais parce qu'on sait que ces rassemblements donnent lieu, non pas une publicité, mais a eu des discussions, a souvent un lieu qui est défini un peu au dernier moment, ce qui est effectivement la complication, même si les organisateurs font ce repérage.

Et puis, il faut détecter, et c'est le plus compliqué, trouver les organisateurs. On voit bien que… Est-ce que du coup, ça va être dur de les rendre effectifs ? Parce que comment, vous savez, les organisateurs, ils ne vont pas s'afficher comme tels ? Comment vous allez savoir, dans un rassemblement de 20 000, 40 000 personnes, qui est l'organisateur ? L'ensemble des prérogatifs possibles, à l'heure actuelle, aux forces de l'ordre. Et ce projet de loi est une opportunité de les donner, suite à nos préconisations et à nos recommandations. Nous donnons le maximum d'outils pour faire ce repérage.

Maintenant, il est vrai qu'il est nécessaire aussi, peut-être, de travailler aussi au niveau européen, parce que l'Italie a renforcé les sanctions, je le disais, l'Espagne également. Mais il continue à dire qu'il est très compliqué de repérer les organisateurs. Donc cette coordination aussi, sur ce type de sujet, peut-être intéressante au niveau européen. Oui, parce que l'Italie, c'est beaucoup plus dur que la France, pour le coup. Les sanctions, je crois que ça peut aller jusqu'à 11 ans. Jusqu'à 6 ans de prison. Oui, donc en fait, c'est beaucoup plus dur. Mais l'Italie dit aussi que c'est difficile de les rendre effectifs, ces sanctions.

Parce que c'est difficile de trouver les organisateurs. Donc il y a le texte, et puis il y a la réalité des faits. Il y a le texte, et nous comptons sur, effectivement, la dissuasion, le renforcement des sanctions, est nécessaire. Parce qu'on voit qu'on ne peut pas être des zones de, entre guillemets, déport, des autres pays européens. Donc ça fonctionne quand même, parce que, vous avez bien vu, il y a une baisse quand même en Italie, il y a une baisse en Espagne, et il y a un déport sur la zone française. Mais alors justement, pourquoi ne pas être allé plus loin ? Parce que, vous le dites très bien, les Italiens, les Espagnols, du coup, ils viennent faire ces rêves en France.

Pourquoi ne pas s'aligner sur les pays qui sont mieux disants en matière de sanctions ? Parce que l'effectivité, on se rend compte que ce n'est pas parce que vous mettez une échelle de peine au-delà des deux ans que vous aurez forcément une effectivité plus importante. Nous restons dans un cadre qui reste aussi, pour le ministre de l'Intérieur, qui a soumis le texte au Conseil d'État, dans une proportionnalité. C'est ça qui est important aussi, quand vous durcissez les peines, c'est la proportionnalité. Donc, nous estimons que les deux ans et les 30 000 euros d'amende sont une peine proportionnée.

Elle va être discutée, et ce texte sera discuté avec nos amendements, dès mercredi en commission et dès le 18 mai dans l'hémicycle. Nous aurons un débat sur ce sujet, mais j'entends que cette publicité au durcissement de ces sanctions soit, et c'est ce que compte aussi, le gouvernement compte dessus, l'effet dissuasif, les moyens technologiques nouveaux.

Et moi, j'appelle effectivement un certain nombre de pays européens en coordination, elle existe, la coordination des forces de l'ordre au niveau européen, vous avez Europol qui existe, c'est des instances de coordination sur lesquelles ces sujets qui sont des fléaux, qui sont des réels fléaux dans nos pays, quels que soient, alors c'est surtout marqué sur certaines régions en France, le sud et l'ouest, soient réprimés, mieux sanctionnés. C'est le pari que nous faisons avec cette mission. Nous l'avons fait sur 4 mois, je vous rappelle, puisque nous avons été percutés par le projet de loi du gouvernement, mais tant mieux, parce qu'il ne faut plus attendre.

Nous, on pense qu'il ne faut plus attendre et le gouvernement nous rejoint, c'est une bonne chose. Alors, durcissement des sanctions pour les organisateurs, durcissement aussi pour les participants. Hier, Laurent Nunes, je le cite, dès lors qu'ils sont informés du caractère illégal d'un rassemblement, y participer sera un délit, les participants seront condamnés à payer une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros, l'amende vaut condamnation et donc inscription au casier judiciaire. C'est important aussi de s'attaquer aux participants ? Ah oui, c'est important de s'attaquer aux participants. Ils étaient quand même, vous avez dit, entre 20 et 40 000.

Ils savent où ils vont, ils savent que c'est illégal, il faut le rappeler. Il faut... Hier, on a eu des interrogations, certains teufeurs ont été interrogés. Oui, on va payer, on va payer. Oui, oui, à terme, il faut responsabiliser. Alors, je sais bien qu'on a un public qui est assez peu sensible à la base, au cadre légal, mais si on ne fait rien sur les participants... Donc, ça ne sera pas forcément dissuasif pour ce public-là ? Ce sera dissuasif. Nous ne le ferions pas et nous ne l'aurions pas mis dans notre rapport. Nous parions sur la dissuasion, sur aussi des moyens nouveaux pour les forces de l'ordre.

Hier, ça a mobilisé plus de 600 gendarmes que d'aller verbaliser 200 policiers sur le terrain. Il faut, si vous voulez, maintenant agir au plus près, sanctionner les infractions sur place et surtout, moi je le dis, surtout le repérage en amont. Parce qu'une fois que les festivités sont installées, si je puis m'exprimer ainsi, c'est très compliqué de les déloger. Vous avez des préfets qui ont agi sur le sujet.

Dans l'Hérault, le préfet actuel du Pas-de-Calais qui était là-bas, il a réquisitionné, il a verbalisé, il s'est attaqué au sujet, il en a fait une priorité sur son territoire et on a vu, et c'est mon collègue Lucène Bourgie qui l'a dit, on a vu que ça avait donné des résultats et que ça avait créé malheureusement des déports sur d'autres départements. Mais en tout cas, cette politique répressive, quand elle est menée avec fermeté et avec l'engagement des préfets, ça fonctionne.

Alors, il y a votre rapport qui a été publié la semaine dernière, il y a la loi Riposte de Laurent Nunez, on vient d'en parler, qui serait examinée le 18 mai, et puis il y a un texte, une proposition de loi qui a déjà été votée à l'Assemblée nationale sous la houlette de la députée horizon Laetitia Saint-Paul pour là aussi renforcer la pénalisation, confiscation obligatoire du matériel, création d'une amende de 1 500 euros pour les participants, 6 mois de prison, 30 000 euros d'amende, c'est peu ou prou la même chose que le projet de loi Riposte. Est-ce que le Sénat doit examiner ce texte ?

Laetitia Saint-Paul dit qu'elle veut voir appliquer sa loi dès cet été, et est-ce que cet embouteillage de texte, ça ne va pas nuire à l'efficacité des mesures ? Moi, quand on va dans le même sens, ça ne nuit pas, ça nous renforce. Il y a besoin d'avoir trois véhicules ? Il n'y a pas besoin, c'est-à-dire que Laetitia Saint-Paul avait préparé sa proposition de loi qui allait dans le bon sens, elle-même étant dans un territoire qui a subi et qui subit ce type de rêve-partie. Donc, elle a déposé sa PPL en ce sens. Nous avons, nous, préparé notre mission dès le mois de février commencer nos auditions et opportunément, le gouvernement dépose un texte. Tout ça va dans le bon sens.

Mais est-ce que maintenant, le Sénat doit s'emparer du texte de Laetitia Saint-Paul ou la loi Riposte écrase tout ? Pour moi, la loi Riposte est le bon véhicule. On verra, c'est le bon véhicule, vous savez très bien et vous connaissez bien l'agenda parlementaire où allons... Là, nous avons une inscription du projet de loi Riposte. Je ne vois pas comment on peut inscrire avant l'été la PPL de Mme Saint-Paul. Allez, le Sénat et votre rapport qui fait aussi des propositions pour lutter contre les rodeos urbains, l'ex.

23:03
Locuteur 4

Oui, en 2025, 4700 rodeos motorisés illégaux ont été recensés sur la voie publique et en 2024, ces rodeos urbains ont donné lieu à 38 000 interventions policières. C'est deux fois plus qu'en 2018. Et là encore, les sénateurs proposent d'allier la prévention à la répression de ces faits. D'abord, sur la prévention, les sénateurs proposent de mieux sensibiliser les jeunes, les adolescents au danger de ces rodeos motorisés, notamment lors des formations de sécurité routière. Et puis, sur la répression, il s'agit d'accélérer la destruction des véhicules une fois qu'ils sont saisis lors de ces rodeos urbains et de renforcer le délit pénal.

Il ne sera plus nécessaire de montrer qu'il y a eu mise en danger des autres usagers de la voie publique de la route avec ces rodeos pour constituer le délit. Et puis, les sénateurs veulent là encore donner plus de moyens d'enquête aux forces de l'ordre en facilitant juridiquement l'usage des drones pour mieux repérer ces rodeos en ville et puis en expérimentant le recours à de la vidéosurveillance par algorithme pour détecter les comportements routiers ressemblant à ces rodeos urbains. Isabelle Forène, comment expliquer cette hausse vertigineuse des rodeos urbains en quelques années ?

24:16
Présentateur

C'est... Bon, visiblement, la loi de 2018, c'était un premier pas. C'était rendre délictuelle l'infraction, mais pas suffisant pour caractériser notamment les faits. Il y avait encore trop de difficultés pour les forces de l'ordre à caractériser les faits. Donc là, pourquoi ? Parce que, malheureusement, on voit bien que la délinquance, il ne suffit pas parfois de créer le délit pour qu'elle s'arrête. Et donc, il fallait renforcer depuis six ans, nous sommes aperçus, en faisant des bilans aussi de cette loi qu'elle n'était pas suffisante. Donc, vous l'avez rappelé, on renforce les sanctions et ça, c'est une bonne chose.

On donne des moyens et les moyens technologiques, le drone, la vidéosurveillance algorithmique. On l'a vu avec la mission et mes collègues en mission, nous sommes allés dans l'Essonne, à Juvisy et nous avons vu clairement les forces de l'ordre repérer, pouvoir agir. Parce qu'en France, vous savez, les policiers français, la police nationale comme la gendarmerie n'a pas les moyens de percuter comme c'est le cas au Royaume-Uni directement et d'aller au contact de ces rodéos motorisés, surtout quand ils se passent en deux roues.

Donc là, vous avez nécessité de repérer les lieux de stockage et dans nos propositions de rapport, vous ne l'avez pas cité, on a aussi une mesure importante qui est d'éliminer ces lieux de stockage et de remisage et puis également d'agir sur les propriétaires et sur l'immatriculation et le défaut d'immatriculation. Et des maires qui sont en première ligne face à ces rodéos urbains, on va aller dans la Loire. Bonjour Jordan Dalsilva, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire d'hiver droite de Villars, c'est au nord de Saint-Étienne. Le 18 avril dernier, un rodéo a dégénéré sur votre commune. Qu'est-ce qui s'est passé ?

26:03
Locuteur 4

Bonjour, écoutez, très clairement, aux alentours de minuit, près de 300 véhicules sont arrivés sur mon territoire, sur un parking privé d'un centre commercial ouvert au public. Ils venaient de l'ensemble de la région Auvergne-en-Alpes, mais également du Luxembourg et de Belgique. Ils ont pris d'assaut ce parking en plusieurs points et ont fait des runs, du rodéo, utilisé des feux d'artifice ou des mortiers à l'encontre des forces de l'ordre qui sont venues les déloger et qui ont mis plus d'une heure après l'utilisation de 70 bombes lacrymogènes.

26:41
Locuteur 3

Ils ont utilisé des feux d'artifice et divers feux d'artifice sur les forces de l'ordre.

26:48
Présentateur

Mais juste, comment fait un maire comme vous pour gérer ce type d'événement ? C'est impossible à empêcher ?

26:57
Locuteur 3

Alors, nous,

26:58
Locuteur 4

depuis quelques temps, on a pris un arrêté municipal. Ça fait trois ans qu'on a un arrêté municipal qui a interdit ce type de rassemblement sur l'ensemble des espaces publics ou privés. Malheureusement, dans le cas présent, il s'agit d'une organisation bien ficelée des concernés puisque ce rassemblement devait avoir lieu du côté de l'Ain, dans un autre département.

Mais du fait de la prise par les préfets de l'Ain, du Rhône et de l'Isère d'arrêtés préfectoraux, ils se sont déportés sur la Loire et ils ont trouvé ce terrain de jeu sur ma commune, un parking d'un centre commercial pouvant accueillir de nombreuses personnes pour malheureusement utiliser leur véhicule, avoir un comportement très dangereux envers les participants puisqu'il y a même eu un blessé, mais également envers les forces de l'ordre qui venaient tout simplement faire cesser le trouble à l'ordre public et qui venaient au bout d'un moment arrêter des comportements déviants et interdits par la loi.

28:04
Présentateur

Isabelle Floren, vous entendez le témoignage de M. le maire, comment réagir ? Est-ce que vos propositions vous semblent suffisantes par rapport à ce qu'on est en train d'entendre ? En tout cas, M. le maire, tout d'abord, je veux vous exprimer tout le soutien de la représentation sénatoriale pour ce phénomène qui vous a touché de près et dans une ampleur quand même très inattendue, j'imagine, pour vous. Vous avez parlé de déport.

Effectivement, les préfets ont les moyens de prendre des arrêtés d'interdiction et ça, c'est un sujet pour le préfet de la Loire, notamment, avec lequel vous devriez pouvoir échanger parce qu'au plus près, ça serait déjà un moyen d'intervention au plus près et puis effectivement, dans nos propositions, le renforcement des sanctions, certes, est une chose. L'utilisation d'une vidéosurveillance ou de drones peut-être également aussi intéressante, même s'il s'agit, vous l'avez très bien dit, d'un phénomène assez spontané et qui a surpris tout le monde, malheureusement.

Et puis, sur les mortiers d'artifice, je dis également que nous avons des mesures, le gouvernement propose des mesures justement pour mettre fin à la vente notamment et à la meilleure surveillance de la vente de ces mortiers dans le projet de loi Riposte. Il y a tout un arsenal dans le projet de loi qui reprend et qui va reprendre et c'est tant mieux que nous allons appuyer au Sénat dès le mois de mai en espérant que tout ça puisse être mis en œuvre le plus rapidement possible. L'action, elle doit être menée avec vous et les forces de l'ordre au plus près et avec votre préfet.

En tout cas, je souhaite que le préfet de la Loire puisse vous aider en ce sens pour que cela ne puisse pas se reproduire notamment sur les parkings. J'ai vu les images et j'avoue qu'elles sont extrêmement impressionnantes. Jordan Dalsilva, vous entendez les propositions faites par le Sénat qui seront dans le projet de loi du gouvernement. Est-ce qu'elles vous semblaient bonnes ? Est-ce que concrètement elles vont changer les choses pour vous ?

30:19
Locuteur 4

– Alors oui, tout d'abord, remercier Madame la Sénatrice et les sénateurs qui se mobilisent sur ce sujet

30:25
Locuteur 3

parce que c'est essentiel pour nous maires d'avoir des outils face à cela et je pense sincèrement que l'ensemble des mesures proposées par le Sénat sont très utiles et que la peur doit changer de camp. On doit avoir au bout d'un moment des participants, des organisateurs

30:43
Locuteur 4

qui ont peur d'utiliser ce type de rassemblement pour rassembler autour d'un plaisir ou autre. La peur doit changer de camp et on ne doit pas avoir des forces de l'ordre

30:55
Locuteur 3

qui reçoivent 70, qui utilisent 70 bons lacrymogènes pour cesser le désordre public.

31:01
Présentateur

Merci monsieur le maire. Merci beaucoup Jordan Da Silva d'avoir été avec nous maire d'hiver droite de Villars. C'est dans la loi au nord de Saint-Étienne. Alors on a beaucoup parlé de ces questions de sécurité. Autre sujet de préoccupation des Français c'est le pouvoir d'achat. Isabelle Feren et l'inquiétude qui persiste autour de l'augmentation des prix à la pompe, la flambée des prix, des annulations aussi de vols qui commencent à faire jour et puis dans le même temps on a Total qui réalise de forts bénéfices. On va écouter ce qu'en dit Jean-Philippe Tanguy le président délégué du groupe RN à l'Assemblée. Il dénonce l'inaction du gouvernement. Il y a une inaction.

Il n'y a pas d'action volontariste à savoir baisser les taxes, baisser la TVA, baisser la TICPE pour atteindre comme le propose le Rassemblement National une baisse de 40 centimes minimum par litre. C'est l'efficacité et dans un deuxième temps pour financer cette mesure on peut évidemment récupérer une partie de ses surprofits. C'est Marine Le Pen qui en 2021 à la présidentielle compte tenu de l'hyperinflation et déjà d'un certain nombre d'abus. Enfin pas d'abus, c'est des phénomènes de marché qui font qu'à la fin Total s'enrichit mécaniquement et puisse récupérer une partie de ses surprofits. Qu'est-ce que vous en dites Isabelle Florelle ? Il y a une inaction ? Non, il n'y a pas d'inaction.

Moi je soutiens l'action du Premier ministre Sébastien Lacornu qui tout en maintenant la pression sur Total il a raison de le faire puisque Total a annoncé la maintien du plafonnement des prix à la pompe. Mais la maintien suffisamment la pression est-ce que c'est suffisant de demander à Total un plafonnement ? Je vais reprendre l'article que j'ai lu ce matin dans les échos. Le gouvernement navigue auprès, c'est-à-dire au plus près du vent et ce n'est pas simple mais je pense qu'il a raison c'est-à-dire aider les plus gros rouleurs et c'est le décret qui a été adopté ce week-end et donc ça c'est important de cibler les aides de maintenir une certaine pression sur Total.

Je rappelle que les fausses bonnes idées de taxation de super profit elles ressortent à chaque fois. Total c'est une partie assez faible de ces activités en France. Que fait-on des autres énergéticiens et raffineurs qui sont sur le marché français ? C'est-à-dire pénaliser un géant français qui par ailleurs agit aussi pour notre pays moi je ne vois pas très bien l'intérêt je pense qu'on peut réfléchir à une question de contribution exceptionnelle on a déjà essayé on a vu que ce n'était pas forcément très efficace.

Mais c'est le président de votre groupe c'est Hervé Marseille président du groupe union centriste au Sénat qui il y a des années maintenant ça fait 3-4 ans a mis sur la table cette question des super profits il disait c'est symbolique sur le plan social taxer les super profits notamment ceux des énergéticiens vous n'êtes plus sur cette ligne aujourd'hui ?

Je ne parle pas pour Hervé Marseille nous n'avons pas encore eu ce débat en groupe union centriste je pense que ça se réfléchit moi je veux voir le rapport taxation-efficacité je ne suis pas encore tellement convaincue et notamment sur un marché européen je suis beaucoup plus convaincue par l'action de l'Allemagne de l'Italie une action collective de l'Allemagne de l'Italie de la France et de l'Espagne qui se mettraient ensemble pour demander une contribution européenne notamment à ces énergéticiens qui effectivement actuellement profitent de marges exceptionnelles mais c'est au niveau européen moi je suis une européenne convaincue c'est au niveau européen qu'il faut régler ce genre de problème dans quelques instants nous allons recevoir Bali Bagayoko le maire de Saint-Denis figure montante de la France insoumise hier Jean-Luc Mélenchon hier soir au 20h de TF1 s'est déclaré candidat pour la quatrième fois comment vous réagissez ?

quelle surprise quelle surprise non pas sans surprise on l'attendait je suis un peu surprise quand même de la rapidité comment vous expliquez ? ben qu'il y a de la concurrence qui s'installe chez LFI tout simplement vous allez recevoir un candidat élu au premier tour dans sa commune élu au premier tour dans son intercommunalité je pense que Jean-Luc Mélenchon doit regarder ça de près et c'est ça c'est la peur d'être remplacé que quelqu'un prenne la relève qui explique sa candidature aujourd'hui ?

je n'ai pas de discussion de ce type avec LFI ni Jean-Luc Mélenchon c'est juste une vision de l'échiquier politique et de ce qui peut se passer dans un parti la concurrence quelque part s'installe elle est saine pour un parti Marine Le Pen elle fait d'Edouard Philippe son principal adversaire pas Jean-Luc Mélenchon qui hier a dit que ce serait le RN son principal adversaire est-ce que le bloc central est en mesure d'éviter un affrontement LFI-RN ? oui par l'union oui par l'union jusqu'où ? jusqu'au bout il faut l'union mais l'union doit où ? est-ce que dans l'union il y a un rétaillot ?

l'union des modérés elle va pour moi de la social-démocratie à la droite modérée c'est un champ pardon la droite modérée c'est l'LR ou pas ? oui bien sûr bah oui on est avec eux au Sénat dans la même majorité on travaille bien ensemble il n'y a pas de raison merci Sabelle Florène merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin Alex on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale

36:17
Locuteur 4

oui on parlera de la surpopulation carcérale dans la prison des Beaumet à Marseille

36:21
Présentateur

et on le disait l'invité de l'entretien c'est Bali Bagayoko qui nous rejoint tout de suite bonjour Bali Bagayoko merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes maire LFI de Saint-Denis on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée ce matin par Stéphane Vernet de Ouest France bonjour Stéphane

36:49
Locuteur 9

bonjour Oriane Bali Bagayoko Bali Bagayoko c'est le matin

36:54
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon Bali Bagayoko a donc annoncé sa quatrième candidature à l'élection présidentielle hier il a officialisé au 20h de TF1 à 74 ans il n'y a personne d'autre en capacité de porter les couleurs de la France insoumise ?

il y a d'abord une réalité globale en fin de compte au niveau du pays et ce qui amène en fin de compte à prendre la décision et ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon en fait qui s'est autoproclamé c'est d'abord l'intergroupe qui s'est réuni auquel j'ai fait partie et qui après avoir discuté sur le fond politique il y a eu une unanimité quasiment pour proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon c'est-à-dire que dans cette réunion hier il n'y a pas eu d'autres options il n'y a pas eu d'autres options que Jean-Luc Mélenchon la question a été clairement posée aucune autre la position elle est clairement posée par la présidente du groupe Napide Panot elle posait la question il y avait à peu près 90 personnes qui étaient là j'étais présent aussi vous n'avez pas levé la main vous ?

je n'ai pas levé la main parce que je considère que Jean-Luc Mélenchon est la meilleure candidature dans la séquence politique dans laquelle nous sommes et face au défi que nous avons bien sûr à emporter mais quand en 2022 on s'en souvient il avait dit à ses troupes faites mieux il n'a pas tout fait finalement pour empêcher la relève ?

ah non non non je ne pense pas je pense que d'abord c'est une responsabilité collective parce que c'est trop facile en fin de compte de focaliser sur une personne c'est-à-dire que moi je suis issu d'un milieu y compris sportif il y a un milieu d'une équipe et donc chacun a la responsabilité de pouvoir faire en sorte qu'on puisse gagner en 2027 et c'est l'essentiel en fait de l'enjeu Jean-Luc Mélenchon et aujourd'hui celui qui s'est présenté peut-être pour la quatrième fois certainement mais trois présentations concrètes et à chaque fois il y a une progression importante c'est lui qui permet quasiment le rassemblement dans le cadre de la NUPES c'est lui qui permet y compris l'AFP donc ce n'est pas le problème c'est plutôt la solution encore aujourd'hui ?

aujourd'hui encore vous ne parlez pas d'un temps qui est révolu il est encore à même Jean-Luc Mélenchon d'incarner le rassemblement de la gauche ? je pense de manière assez claire qu'il est en capacité de le faire mais il ne va pas le faire tout seul il ne va pas le faire tout seul il a insisté sur le fait qu'il y a une équipe un programme et qu'il a envie de faire une campagne qui est une campagne beaucoup plus importante mais l'équipe à part la France Insoumise elle est composée de qui l'équipe ?

non l'équipe le problème c'est qu'il ne faut pas uniquement voir la formation politique qui est la France Insoumise il y a bien sûr autour de la France Insoumise des collectifs il y a surtout des électeurs et des électrices qui n'appartiennent d'ailleurs à aucune formation politique et qui sont clairement animés par la volonté de changer en fin de compte les choses en 2027 on est à un an de la présidentielle

39:05
Locuteur 1

c'est un bon tempo

39:06
Présentateur

de se présenter maintenant pour vous très clairement moi je pense que c'est même très bien je l'avais d'ailleurs demandé et je suis très heureux de constater en fin de compte que cet appel a été entendu et que l'intergroupe a pris la décision de proposer à la candidature de Jean-Luc Mélenchon et qu'il a accepté mais juste pardon comment ça s'est passé la réunion hier de quoi vous avez parlé s'il n'y a pas eu débat sur le nom de Jean-Luc Mélenchon est-ce qu'il y a eu des débats et sur quoi ?

ah non non il y a eu débat il y a eu débat d'abord sur la situation nationale dans laquelle nous sommes parce qu'en même temps c'est pas la question d'une personne c'est la question de quels sont les objectifs que nous voulons atteindre et quelle est la réalité aujourd'hui du pays nous avons une situation à la fois économique qui est catastrophique nous avons le creusement en fait des inégalités nous avons une situation de géopolitique qui est aussi catastrophique et face à cette réalité la question qui est posée c'est quelle est la personne qui est en capacité aujourd'hui de pouvoir fédérer et qui est en capacité tout de suite de pouvoir entrer en campagne la réponse est de Jean-Luc Mélenchon

39:52
Locuteur 4

très claire vous aviez dit

39:53
Présentateur

juste après votre élection que vous souhaitiez jouer un rôle dans l'union de la gauche autour de Jean-Luc Mélenchon l'union de la gauche c'est encore possible aujourd'hui ou c'est cuit ?

nous nous considérons que l'union de la gauche c'est pas uniquement en tout cas pour ce qui me concerne dans le périmètre uniquement du parti traditionnel qu'on connaît je considère que des électeurs et des électriques de gauche peuvent aujourd'hui être les bras armés enfin de cette union de la gauche des électeurs et des électrices pas forcément des figures ça veut dire qu'ensuite il appartiendra comme d'ailleurs c'est souvent le cas aux formations politiques dites de gauche y compris écologistes de se déclarer clairement donc aujourd'hui ce que j'observe c'est qu'ils sont plutôt occupés à organiser encore des primaires qui vont finalement accoucher d'une souris à nouveau et qui sont très éloignés des attentes de la population donc vous vous dites qu'il ne faut pas de primaire ?

moi je ne suis pas d'accord pour la primaire parce que je considère que l'heure n'est pas de la tergiversation l'heure n'est pas encore à remettre en place en fin de compte des dispositifs qui ont échoué l'heure est à la responsabilité et je considère que Jean-Luc Mélenchon va pouvoir porter ça mais c'est responsable de se proclamer candidat sans en avoir discuté avec le reste de la gauche là vous les mettez un peu devant le fait accompli pardon vous ne jouez pas vraiment le jeu de l'union non ce que je veux dire c'est que moi j'ai eu les mêmes critiques quand j'ai été candidat aux élections municipales c'était pareil c'est toujours le même registre en permanence mais en fait ce n'est pas ce message-là qu'il faut entendre et ce n'est pas finalement cette sonorité qu'il faut entendre il faut entendre la sonorité de celles et ceux qui souffrent au quotidien eux ne sont pas du tout sur le même schéma eux ils sont pour qu'aujourd'hui dans la séquence dans laquelle ils sont d'avoir en fait une bouée d'espoir de se dire là où certains sont complètement désorganisés peinent à trouver quasiment un candidat issu de la primaire ils ont besoin d'un cap clair et ce cap clair là c'est bien sûr la France insoumise qui la porte mais en même temps la France insoumise est en responsabilité de le faire mais il y a quand même de grandes chances qu'il y ait un autre candidat de gauche c'est à dire les socialistes les communistes les écologistes ils vont finir par s'organiser est-ce que la gauche peut arriver au second tour avec deux candidats ?

la gauche sera au second tour y compris avec deux candidats et j'ai l'intime conviction qu'aujourd'hui au moment où nous parlons celles et ceux qui sont en train d'organiser leur primaire retrouvent la raison et rentrent dans la belle aventure que vous avez réussi à construire avec le NFP pardon retrouvent la raison ça veut dire quoi vont se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon ?

ce ne veut pas se ranger c'est faire partie en fin de compte dynamique pourquoi vous voulez en fin de compte que celles et ceux en fin de compte qui aujourd'hui sont à peine à trouver quasiment leur candidat c'est quand même globalement des organisations qu'on observe la deuxième chose c'est que cette dynamique qui a été créée y compris par Jean-Luc Mélenchon avec le NFP c'est ce qui a permis d'ailleurs à beaucoup de parlementaires de pouvoir être élus donc ils ont trouvé le chemin quasiment de l'unité pourquoi ils ne pourraient pas le faire dans cette configuration donc c'est quoi votre objectif c'est de les mettre devant le fait accompli et faire en sorte que ce soit eux qui apparaissent devant la logique de la responsabilité aujourd'hui moi ce que j'entends dans mes différentes villes et dans les différentes villes auxquelles je traverse en Seine-Saint-Denis les gens ont besoin rapidement en fait d'un cap

42:24
Locuteur 4

c'est ça qu'ils disent

42:34
Présentateur

il y aura nécessairement en fait une alliance il y aura nécessairement une alliance parce que j'ose croire que celles et ceux qui sont les tenants y compris de la gauche qui sont en réclame y compris des écologistes auront la responsabilité de pouvoir agir pour justement empêcher que l'extrême droite puisse arriver en responsabilité c'est documenté tout le monde le sait donc ne pas le faire c'est être irresponsable et je pense qu'ils ne le font pas jusqu'à ce point là et qu'est-ce que vous ferez-vous pour que cette alliance se fasse derrière Jean-Luc Mélenchon ?

c'est la raison pour laquelle il faut rapidement avoir un candidat une équipe donc ça c'est très clair donc maintenant derrière nous rentrons dans une démarche où nous allons pouvoir discuter avec toutes celles et ceux qui le veulent vous aurez un rôle personnellement dans cette l'extrême droite ?

personnellement j'aurais ma responsabilité de le faire en tant que maire d'une grande ville mais aussi en tant qu'élu d'un Saint-Saint-Denis qui a toujours porté en fin de compte la question de l'unité et principalement la gauche du Rupur en Saint-Saint-Denis mais vous allez discuter sur quelle base parce qu'il faut du fond pour pouvoir discuter là les divergences ne cessent de se multiplier entre la France insoumise et notamment le Parti Socialiste divergence et invective et également comment vous allez trouver un projet commun avec de telles différences ?

Je pense que pour ce qui est du Parti Socialiste il appartient au Parti Socialiste de clarifier sa position nous disons juste que le Parti Socialiste qui s'est brillé en fin de compte par son absence avec la dernière présentation des élections présidentielles à peu près pas loin de 2% un peu moins même je veux bien qu'il donne des leçons je dis juste qu'à un moment donné il faut être un peu sérieux c'est-à-dire que la dynamique qui est en capacité de rassembler c'est la France insoumise c'est très clair c'est-à-dire que où vous avez vu que la formation politique qui est aujourd'hui la plus importante qui est la plus en dynamique va être celle en fait qui freint moi j'ai jamais vu ça je crois à un moment donné C'est votre vision parce que depuis il y a eu des européennes Raphaël Luxman était devant vous il y a eu des municipales le PS était largement devant la France insoumise Non pas du tout c'est pas le cas Le PS ils n'ont pas plus de villes aujourd'hui qu'à France insoumise Oui ça c'est lié en fait à l'histoire oui mais aujourd'hui la percée importante de la France insoumise dans le cas des élections municipales est incontestable mais admettons mettons ça de côté la question qui nous est posée aujourd'hui c'est comment nous allons pouvoir corriger en fait la situation du pays c'est ça le sujet et donc si le parti du socialiste ne répond pas à cette question-là et continue à faire ce qu'il faut d'ailleurs la division c'est ce qui se passe aujourd'hui est-ce que vous êtes capables vous par exemple de citer quel est potentiellement le candidat socialiste qui va sortir on n'en sait absolument rien est-ce que vous êtes capables de dire qui va sortir de la primaire parce que j'observe c'est que pour l'instant eux-mêmes ne le savent pas donc pendant ce temps-là il faut bien qu'on avance Mais il y a une partie

44:53
Locuteur 4

de cette gauche qui est convaincue qu'en fait le problème c'est pas la France insoumise c'est Jean-Luc Mélenchon que le taux d'impopularité ou de détestation qu'on prête à Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui ferait que dans un second tour

45:04
Présentateur

face à un candidat du Rassemblement national c'est le candidat du Rassemblement national qui serait élu est-ce que vous partagez cette vision des choses je ne partage pas comment est-ce qu'on corrige ça en fait moi je ne partage pas cette vision parce que j'ai fait partie aussi de celles et ceux qui avaient imaginé que quand j'étais candidat c'était un problème parce que ça fait 20 ans 30 ans et compagnie il faut cesser de mettre des dates de péremption en fin de compte de tous les gens ce sont les électeurs en fait qui vont trancher la question mais comment vous les rassurez les électeurs par rapport à un certain nombre de dérives ou de propos qui ont pu choquer du côté de la France insoumise je ne suis plus choqué par les propos en tout cas comment vous réussiriez le fait qu'ils puissent avoir à la fois un candidat qui est un candidat unique au sein de la France insoumise ce qui a été y compris le fruit en fin d'un consensus c'est une discussion interne deux qui est une équipe qui est prête aujourd'hui à prendre des responsabilités et ce n'est pas uniquement Jean-Luc l'erreur qui est faite aujourd'hui et c'est la présentation qui en est faite c'est de tourner en fin de compte autour d'une personne ce n'est pas une personne ce n'est pas une personne il y a toute une équipe derrière il y a un programme et ce programme-là c'est ce qui a permis en fin de créer y compris la NUPES y compris celle qui a prévu le président de la NFV donc soyons un peu sérieux je pense que dans la séquence politique que nous sommes il faut absolument que nous nous concentrons sur l'essentiel mettre tout en oeuvre pour que la gauche de rupture fasse naître aujourd'hui une candidature présidentielle et un programme solide quand même sur la personnalité de Jean-Luc Mélenchon Balibagayoko encore dans notre dernier baromètre au DOXA c'est lui qui arrive en tête et largement du palmarès de rejet quand on regarde les sondages alors c'est des sondages à l'instant T on est d'accord mais il serait écrasé au second tour par le candidat du rassemblement national est-ce qu'aujourd'hui vous n'êtes pas la meilleure chance de victoire du RN ?

Je ne pense pas du tout ce que je sais c'est que tous les sondages qui ont été faits à l'endroit de la France insoumise ont tous été contrariés lors des élections présidentielles donc soyons un peu sérieux c'est-à-dire qu'aujourd'hui bien sûr on peut avoir les sondages moi je me fie uniquement aux sondages populaires de popularité celles et ceux que j'entends dans les quartiers populaires on me parle beaucoup plus d'un Jean-Luc Mélenchon que de tout autre candidat dont on me parlerait voilà aucun ne cite par exemple y compris je ne sais qui du Parti communiste français ou de je ne sais qui du parti y compris des écologistes ça n'existe pas ça n'existe pas Stéphane sur votre rôle Balibagayoko dans la campagne puisque c'est chez vous que Jean-Luc Mélenchon va être le premier grand meeting chez vous le 7 juin c'est une fierté pour vous ?

C'est une fierté j'ai même envie de dire que c'est une fierté à la fois justifiée dans la mesure où nous sommes sur un territoire y compris ouvrier qui coche avec toutes les valeurs que nous avons portées dans cette campagne c'est une campagne qui prend appui sur l'histoire en fin de compte de ce qu'est la France parce que c'est la ville des rois et des reines de France et du peuple vivant contrairement à certains racistes qui ont parfois l'oreille un peu déformée et donc le fait que ça puisse partir en fin de compte de Saint-Denis c'est un élément extrêmement important y compris au regard des quartiers populaires Vous pensez pouvoir faire de Saint-Denis et de pleine commune que vous présidez également

47:48
Locuteur 4

une espèce de territoire de laboratoire des politiques de la France insoumise

47:51
Présentateur

un modèle pour d'autres ?

Nous nous voulons surtout faire en sorte que la question de l'insoumission sa doctrine en général c'est quand même de corriger les inégalités et bien sûr que que ce soit sur Saint-Denis que ce soit à l'échelle de l'établissement public territorial nous avons vocation de pouvoir corriger ces inégalités mais pour le faire j'ai l'intime conviction que nous faut aussi un État fort nous faut un État y compris qui porte des politiques de rupture et ça ça ne peut pas être l'État aujourd'hui qui est incarné par le Président de la République y compris par son gouvernement Vous sur votre rôle vous voulez être un trait d'union entre les banlieues et la France rurale ressouder le lien quartier populaire ruralité je vous cite comment vous allez le faire ?

On va le faire tout simplement en étant en lien et en faisant la démonstration que ce qui se vit dans les quartiers populaires a beaucoup de similitudes avec ce que vive aussi la question de la ruralité c'est-à-dire que vous avez nos camarades qui sont en humanité qui ont les mêmes difficultés en termes de services publics qui rencontrent les mêmes difficultés en termes de mobilité et qui rencontrent parfois même les mêmes difficultés en termes de déclassement en fait social et donc c'est la question essentielle qui est posée j'ai l'intime conviction que ceux qui pensent que la ruralité est acquis en fait à l'extrême droite se tromperont Mais qu'est-ce que vous allez faire ?

Vous allez faire des déplacements dans des zones rurales et juste pardon mais est-ce que vous êtes le mieux placé pour comprendre ce que vit cette France rurale que vous dirigez la deuxième plus grande ville d'Île-de-France ? Oui mais je pense qu'il n'y a pas d'autolégitimité c'est un processus de construction l'on verra bien ce qui se passera je veux dire que nous n'avons aucune difficulté et je prendrai ma part de responsabilité là-dedans tout en gérant bien sûr ma collectivité locale en faisant ce lien qui est un lien important Donc vous allez aller dans cette France rurale ?

Bien sûr dans cette France rurale mais quand je dis la France rurale ce n'est pas la France rurale profonde aussi c'est la France rurale déjà qui est à proximité d'ailleurs en Île-de-France parce qu'il ne faut pas aller très très loin aussi pour rencontrer la France rurale Stéphane ? Donc ça veut dire que vous allez beaucoup vous déplacer on vous verra aux côtés de Jean-Luc Mélenchon très fréquemment vous serez très investi dans la campagne ?

Ah non non non je gérerai bien sûr mon enjeu je ferai ce qui est dans mes capacités et je mettrai en tout cas pour ce qui est de ma responsabilité à l'échelle de la Saint-Saint-Denis et de l'échelle de la ville de Saint-Denis et de Pierre-Fille-sur-Seine et de l'établissement plus territorial je prendrai l'entièreté de mes responsabilités à ce niveau-là ensuite après c'est une équipe je pense qu'on aura suffisamment de dynamiques qui permettront vraiment de rayonner sur l'ensemble quasiment de l'Hexagone pour permettre à ce que la victoire soit possible Juste hier Jean-Luc Mélenchon a parlé de cette équipe vous l'avez citée vous en ferez partie c'est égal ?

Au moment où je parle j'en sais absolument rien Vous êtes dans l'équipe ? Je suis en tout cas dans l'équipe mais j'ai envie de dire qu'il y a Bali-Bagaïko Il y a Bali-Bagaïko A rentrer sur le terrain Oui oui Là je m'échauffe pour l'instant mais j'ai l'intime conviction qu'on va pouvoir rentrer sur le terrain parce que la victoire de 2027 elle est absolument à portée de main Est-ce que vous adhérez Bali-Bagaïko parce qu'il y a un concept qui est encore un peu flou Est-ce que vous vous adhérez à ce concept de la nouvelle France Et qu'est-ce qui veut dire ce concept de la nouvelle France ? Est-ce qu'il y a une ancienne France une vieille France dont il faut se débarrasser ?

En fait ce n'est pas une question d'adhésion c'est une question en fait de réalité concrète Quand on parle de la nouvelle France c'est vrai que souvent certains tentent de l'ethniciser le mettre aux côtés des blacks et des beurres en fait contre le reste Ce n'est pas du tout ça Le concept de la nouvelle France ça n'a jamais été en opposition avec d'autres C'est de dire que dans les vagues successives en fin de compte des générations qui ont constitué la France y compris les héritiers héritières de l'immigration n'ont fait que la France s'enrichit année après année génération après génération Et forcément la France d'il y a une quarantaine, cinquante années ce n'est pas du tout la même France aujourd'hui qu'on observe Et dire que la nouvelle France ce n'est pas renier en fin de compte l'histoire de la France en tant qu'elle Et c'est clairement la manière dont les choses sont présentées pour tenter en fin de compte d'essayer de cliver Et donc c'est la raison pour laquelle nous réaffirmons que cette nouvelle France elle est une France pour toutes et pour tous Un mot sur la marche la manifestation à laquelle vous appelez le 21 juin prochain vous appelez à manifester tous ceux qui refusent de renoncer qui observent une classe politique économique médiatique en train de préparer le terrain de l'extrême droite Vous visez qui ?

Globalement je veux dire que moi je n'ai pas à viser je dis juste que ce que j'observe de manière concrète c'est que quand je vais sur un certain nombre de plateaux de TV que ce soit à CNew ou quand j'entends certaines positions y compris parfois même à gauche voire même les responsabilités par le passé avec tout ce qu'on a connu avec OCS Raciste alors il y a bien sûr une réalité concrète dans laquelle nous sommes c'est-à-dire qu'aujourd'hui ce que nous sommes ne cesse de prospérer sur ce territoire la question du racisme ne cesse de prospérer et nous avons une désorganisation c'est la raison pour laquelle je souhaite que la question de la lutte anti-raciste soit au cœur de la campagne aussi présidentielle parce qu'il faudra faire des propositions concrètes Mais vous appelez qui à marcher à vos côtés ?

Est-ce que par exemple le PS est le bienvenu ? Est-ce qu'Olivier Faure est le bienvenu à votre marche ? Moi je n'invite pas personnellement Olivier Faure j'invite l'ensemble de celles et ceux qui considèrent que la lutte anti-raciste anti-fasciste c'est-à-dire que la question de l'antisémitisme agir contre l'antisémitisme agir contre l'islam fait partie en fait font partie de ces luttes-là et donc tous celles et ceux qui considèrent qu'ils ont à dire des choses dessus qu'ils ont à agir dessus sont bien sûr les bienvenus Un mot Bali Bagayoko un dernier mot quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon 2032 ça sera la candidature Bali Bagayoko ?

Non, non je ne me projette pas à ce niveau-là ce que je dis juste c'est que 2026 ça sera une victoire et ensuite après nous aurons le temps bien sûr de voir pour 2032 Merci beaucoup Merci d'avoir été notre invité Stéphane on regarde la une de West France ? On la regarde ensemble J'ai la cité L'inflation est de retour ces Français obligés de s'adapter c'est à la une de votre journal Merci beaucoup Stéphane Merci Bali Bagayoko et on regarde ce qui fait l'actualité dans nos régions

53:13
Locuteur 8

Merci

53:14
Présentateur

C'est café pour une grande cause Depuis quelques jours un nouveau réflexe s'est installé dans les halls et les couloirs du CHU de Saint-Étienne et du centre hospitalier de Rouen ajoutaient quelques centimes à la machine à café pour soutenir l'hôpital c'est une initiative qui est portée par le fonds d'action CHU Loire on regarde ce reportage de nos confrères de la télé locale TL7 il est signé Alexandre Crouzet

53:41
Locuteur 8

Dans le quotidien souvent rapide des services hospitaliers le geste passe presque inaperçu une boisson choisie un paiement par carte ou en espèce puis une question simple affichée à l'écran souhaitez-vous faire un don au projet de fonds d'action des CHU Loire en quelques secondes un café devient un acte de solidarité quelques centimes qui prennent une autre dimension et viennent alimenter des projets très concrets

54:02
Locuteur 5

alors l'objectif ça va être de pouvoir permettre à un plus grand nombre de pouvoir directement participer à la politique de mécénat mise en place par le fonds d'action CHU Loire concrètement en faisant un don on participe à des projets qui sont soutenus par le fonds des projets qui vont être de l'ordre de la recherche de l'innovation du bien-être personnel du bien-être patient de la culture ou alors de la prévention et de l'éducation à la santé c'est un panel assez vaste et il n'y a pas de petits dons donc chacun peut participer à de grands projets avec cet arrondi solidaire alors comment ça fonctionne c'est très simple lorsque l'on choisit son café on a sur la machine directement une possibilité de choix donc 20 centimes 40 centimes 60 centimes ou 1 euro qui s'ajouteront tout simplement à la note du café à savoir que les dons

54:45
Présentateur

sont possibles de défiscaliser et pour ceci il suffit simplement de sélectionner que l'on souhaite avoir un reçu

54:50
Locuteur 8

un dispositif né d'un partenariat entre le CHU et l'entreprise gestionnaire des machines Maxi Coffee qui ne se limite pas aux boissons chaudes sur les machines à confiserie des QR codes ont également été installés un simple scan permet d'accéder à une page de dons en ligne mais aussi de découvrir les projets financés par le fonds né dans les hospices Lionel l'initiative se développe désormais au CHU Nord de Saint-Etienne et au centre hospitalier de Rouen désormais la machine à café ne sert plus seulement une boisson elle sert aussi de soutien directement à l'hôpital lui-même

55:19
Présentateur

et Alex on regarde ce qui a fait la une de la presse régionale et on commence par la une du Bairi républicain je vais y arriver cette rêve-partie dans le département du Cher

55:27
Locuteur 4

une méga rêve-partie clandestine qui a rassemblé entre 17 000 et 40 000 personnes ce week-end sur un terrain militaire à Cornus près de Bourges le département du Cher qui a été choisi par les organisateurs car c'est le département natal du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez et les organisateurs souhaitaient protester contre son projet de loi qui vise à créer un délit d'organisation de rêve-partie non déclaré passible de deux ans de prison le ministre de l'Intérieur en réaction à cette méga rêve-partie clandestine a ordonné la verbalisation des participants mais pas de quoi en décourager certains comme ces deux amis bretons venus à Bourges au week-end et qui témoignent dans le Bairi républicain rien ne va nous dissuader de faire des teufs ils veulent tous faire peur avec leurs amendes mais ce n'est pas ça qui va nous arrêter les autorités locales estiment que cette rêve-partie va durer encore au moins jusqu'à demain avec quelques milliers de personnes

56:18
Présentateur

Autre sujet à la une de la Provence c'est la prison des Beaumettes à Marseille qui ne s'en sort pas face à la surpopulation carcérale

56:24
Locuteur 4

Oui et pourtant une nouvelle aile de la prison des Beaumettes à Marseille a été inaugurée il y a six mois avec 700 places supplémentaires mais cela ne suffit pas face à un taux d'occupation très important 150% les surveillants dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et réclament plus de personnel une conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation témoigne je la cite nous travaillons dans un contexte insécurisant et on a le sentiment de perdre en qualité de prise en charge auprès des détenus on a peur de commettre de commettre des erreurs tellement nous sommes sous l'eau

56:55
Présentateur

On va parler d'un scrutin important en Corse aujourd'hui

56:57
Locuteur 4

Et oui avec l'élection à la présidence de la collectivité de Corse en cours de mandat le nationaliste Gilles Simeoni élu maire de Bastia va laisser sa place et c'est Gilles Giovannangeli désigné candidat par la majorité nationaliste qui a de fortes chances de récupérer le siège de président

57:16
Présentateur

Et justement on va aller à Ajaccio retrouver Laetitia Pietri Bonjour Merci beaucoup d'être avec nous journaliste à RCF Corsica Alexandre on le disait à la une de Corse matin c'est donc aujourd'hui qu'a lieu l'élection à la tête de l'exécutif Quels sont les enjeux de ce vote de ce vote Laetitia ?

57:31
Locuteur 5

Alors tout d'abord on va commencer par un mot sur les institutions en Corse qui sont différentes de celles du continent donc il y a une collectivité unique il n'y a plus de département le conseil exécutif et ses 11 membres c'est un peu à l'image du gouvernement dans la limite de ses compétences avec des délégations sur l'économie l'aménagement du territoire ou encore la culture cette démission pour raison de non-cumul de mandats est une première dans l'histoire de Lille Gilles Simeone qui a été élu maire de Bastien en mars il a donc choisi de se consacrer principalement à sa ville pour lui succéder vous l'avez dit Gilles Jovanand j'ai lu 62 ans alors il est au conseil exécutif depuis 2021 à l'office hydraulique puis à l'agence de développement économique de la Corse il a une personnalité très éloignée de Gilles Simeone qui est très charismatique lui il est décrit plutôt comme quelqu'un de discret un homme de dossier particulièrement sensible aux questions économiques et puis lors de la dernière session Gilles Simeone a dévoilé un côté plus méconnu de son parcours il a été qualifié de prisonnier politique puisqu'il a effectué de la prison lorsqu'il avait 19 ans Gilles Simeone qui a insisté en disant que cela aura du sens notamment lorsque l'on ira négocier avec le gouvernement avec notre histoire nos prisonniers nos morts a dit Gilles Simeone

58:48
Présentateur

Laetitia sur le bilan de Gilles Simeone 10 ans à la tête de la collectivité quel est le bilan ?

58:55
Locuteur 5

Aurais-je pu faire mieux ? Oui Aurais-je pu faire plus vite ? Oui Suis-je satisfait de ce que j'ai fait ?

Non pas totalement c'est ce qu'a déclaré Gilles Simeone lors de la dernière session alors il a accédé aux responsabilités en 2017 avec une liste du non nationaliste il y avait énormément d'attentes en Corse la situation était difficile grande pauvreté coût de la vie très élevé les questions d'identité avec la défense de la langue le sentiment de dépossession avec la spéculation immobilière également le traitement des prisonniers incarcérés sur le continent alors beaucoup d'attentes qui n'ont pas tout abouti puis il y a également l'usure du pouvoir donc il arrive en 2015 réélu en 2017 puis en 2021 après la scission des nationalistes il a alors gagné seul avec son mouvement Fémo à Gurtiga depuis il fait face à l'Assemblée de Corse composée à 70% d'élus nationalistes à une opposition plurielle la droite mais également donc d'autres nationalistes parmi les succès son mouvement retient notamment la sécurisation des transports maritimes aériens l'équité dans le traitement des communes et puis bien évidemment il y a le processus d'autonomie toujours en cours Gistimione qui va rester au conseil exécutif puisqu'il sera notamment en charge des discussions avec le gouvernement

1:00:07
Présentateur

Et justement

1:00:07
Locuteur 5

un mot Laetitia rapidement sur ces discussions on en est où ?

Alors dès 2017 ils ont réclamé ce pouvoir législatif les élus il faudra attendre 2022 l'agression mortelle d'Yvan Cologne à les émeutes qui ont suivi en Corse et Emmanuel Macron qui lâche ce mot une autonomie pour la Corse dans la République Trois ans après les discussions se poursuivent alors il y a quelques jours le gouvernement a annoncé la date du 15 juin pour l'examen en première lecture du projet de loi constitutionnelle mais il faudra ensuite passer devant le Sénat le congrès avec les parlementaires donc le chemin est encore long et puis les Corse s'impatientent et il faut craindre une résurgence de la violence politique aujourd'hui ça fait 50 ans jour pour jour que le FLNC a été créé le mouvement clandestin qui a déposé les armes en 2014 la violence politique qui pourrait revenir en l'absence d'avancées concrètes malgré des promesses gouvernementales

1:00:59
Présentateur

Merci beaucoup Merci Laetitia Piétré d'avoir été avec nous Alex on termine avec l'actu régionale Allez on parle de sport

1:01:05
Locuteur 4

On parle de sport à la une du progrès de Lyon l'Olympique lyonnais frappe fort et fonce vers la Ligue des Champions après sa victoire 4 à 2 hier soir contre Rennes les Lyonnais remontent sur le podium de la Ligue 1 et profitent du faux pas de Lille qui a fait un partout contre le Havre et de la défaite de l'Olympique de Marseille 3-0 contre Nantes ce week-end et puis en rugby à la une du journal Sud-Ouest la belle victoire de l'UBB l'Union-Bordeaux-Bègle en demi-finale de la Coupe d'Europe 38 à 26 contre les Anglais de Basse et les Girondins décrochent donc leur billet pour cette finale de Coupe d'Europe et ils rêvent d'une deuxième victoire d'affilée dans la compétition l'UBB un peu plus près du doublé à la une du journal Sud-Ouest

1:01:43
Présentateur

Merci beaucoup Alex pour cette revue de presse et on va parler politique et ce n'est pas une surprise mais Jean-Luc Mélenchon a officialisé hier sa quatrième candidature à la présidentielle Est-ce le bon moment ? Quelles conséquences pour le reste de la gauche est-il en capacité de rassembler et de battre le Rassemblement National on va analyser débattre de tout ça avec nos éditeurs réalistes Yves Tréard Pablo Piovivien qui nous rejoignent mais d'abord on va écouter Jean-Luc Mélenchon c'était hier soir au 20h de TF1

1:02:09
Jean-Luc Mélenchon

La discussion ne s'est pas portée sur quel est le meilleur candidat du point de vue de je ne sais quoi quelle esthétique c'était qui est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive

1:02:21
Présentateur

Voilà et on en parle avec vous Bonjour Pablo Piovivien Merci d'être là rédacteur en chef de la revue Regard et bonjour Yves Tréard Merci également d'être avec nous comme tous les lundis directeur adjoint de la rédaction du Figaro On a entendu Jean-Luc Mélenchon qui a donc officialisé hier sa candidature Pas une surprise Non

1:02:39
Locuteur 9

pas vraiment une surprise il l'avait plus ou moins laissé à penser et puis un discours qu'on lui connaît avec un sourire quand même très prononcé content d'être là on dirait

1:02:53
Présentateur

Plus aussi avec un discours moins clivant vous avez trouvé ça

1:02:58
Locuteur 9

C'est toujours ça technique il ne va pas arriver sur un plateau de télévision pour annoncer sa candidature et solliciter le suffrage des Français en disant bon ben voilà moi je ne veux que telle ou telle catégorie de personnes donc ça paraît assez logique qu'il soit souriant et les bras ouverts

1:03:14
Présentateur

Faites mieux avait-il dit en 2022 et il est de nouveau candidat pour 2027 Pablo comment vous l'analysez est-ce que ça veut dire il n'y a personne pour faire mieux ou est-ce qu'il a empêché d'autres personnes de faire mieux

1:03:25
Locuteur 7

Mais aujourd'hui lorsqu'on regarde le camp insoumis nécessairement c'est toujours le mieux placé pour représenter ce courant d'idées ce courant politique à la présidentielle enfin je veux dire il a fait trois présidentielles donc il est celui qui de loin est le plus connu il est celui qui de loin est aussi c'est celui qui peut récupérer subsumer en gros toutes les différentes chapelles qui peuvent exister au sein de la France insoumise donc ils n'ont pas envie à la France insoumise encore de faire le choix de dire bon alors est-ce que ça va être Manuel Bompard est-ce que ça va être Mathilde Panot est-ce que ça va être ils n'ont pas envie ils ne sont pas encore à cette étape-là de leur mouvement et donc choisir Jean-Luc Mélenchon c'est ce qu'il y a de plus simple

1:04:13
Présentateur

c'est ce qu'il y a

1:04:15
Locuteur 7

de plus simple parce qu'il est prêt je veux dire les autres ils n'ont jamais fait de campagne présidentielle faire une première campagne présidentielle c'est quand même assez coton

1:04:23
Présentateur

donc ça veut dire que tant que Jean-Luc Mélenchon est là ce sera Jean-Luc Mélenchon

1:04:25
Locuteur 7

bien sûr je pense qu'il n'y a pas d'ailleurs la question se pose de savoir ce qu'il restera de l'insoumission de la France insoumise une fois que Jean-Luc Mélenchon aura passé la main je veux dire c'est un mouvement qui aujourd'hui est construit autour de l'élection présidentielle et autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle

1:04:44
Présentateur

Yves est-ce que c'était le bon moment pour annoncer sa candidature à la présidentielle on a un an oui c'est pas

1:04:52
Locuteur 9

un mauvais moment d'abord c'est un bon moment parce que le reste de la gauche est en train de se poser beaucoup de questions de se diviser de se chamailler sur les mots d'ordre sur la méthodologie d'une campagne électorale donc lui c'est très clair il a eu en une formule il a tout résumé chez eux c'est carré il y a un candidat à un programme qu'on soit pour ou contre c'est comme ça et c'est sûr que si vous voulez ça lui donne quand même pas mal d'avance sur le reste de la gauche la question de savoir maintenant s'il peut y avoir un candidat à côté qui soit un candidat d'une gauche moins radicale là si vous voulez c'est une gauche qui est très incarnée parce que moi je suis assez d'accord avec Pablo le jour d'ailleurs il l'avait dit un jour dans une interview il y a maintenant c'était en 2017 au journal Le 1 il avait dit mon mouvement est un mouvement gazeux donc par définition c'est un mouvement qui est difficile à saisir qui est difficile à cerner il n'y a qu'une chose qui est évidente c'est que c'est lui le chef

1:05:50
Locuteur 7

oui alors mais c'est un mouvement un programme mais c'est pas que ça il a aussi dit c'est une équipe et c'est ça aussi qu'il a par rapport aux autres c'est que derrière Jean-Luc Mélenchon vous avez toute une série de oui groupés derrière Jean-Luc Mélenchon mais aussi de personnalités politiques de premier plan que les français commencent à connaître j'en ai cité quelques-uns tout à l'heure vous avez invité Bali Bagayoko qui commence lui aussi à faire une percée dans les sondages de popularité donc vous avez plein de gens qui sont venus lorsque vous regardez les autres candidats à gauche qui sont bien candidats à la primaire ou bien au PS etc à chaque fois ils sont tout seuls je veux dire même genre on prend Jérôme Gage il est tout seul Raphaël Glucksmann autour de lui il n'y a pas grand monde François Hollande je ne sais pas exactement quelles sont ses troupes et ses lieutenants de premier plan même chose pour Olivier Faure même pour François Ruffin ou Clémentine Autain je veux dire Jean-Luc Mélenchon lui derrière il y a 15 personnes qui sont capables d'aller sur tous les plateaux voire faire des 20 heures à sa place

1:06:49
Présentateur

on va écouter puisque vous le citez Jérôme Gage ce qu'il dit de la capacité de Jean-Luc Mélenchon à battre le Rassemblement National

1:06:55
Locuteur 1

vous savez il pense qu'il est l'homme providentiel or force est de constater qu'il ne l'est pas ou en tous les cas qu'il ne peut plus l'être il veut être un candidat peut-être bon de premier tour mais je ne peux que constater qu'il n'est pas en capacité d'être le barrage à l'extrême droite au deuxième tour

1:07:17
Présentateur

il dit juste il ne peut pas battre le Rassemblement National au deuxième tour Jean-Luc Mélenchon

1:07:22
Locuteur 9

si vous voulez dans la mesure où on connaît les scores dans les études d'opinion du Rassemblement National ça paraît effectivement difficile mais bon on est à un an du scrutin je crois qu'il ne faut surtout pas faire de pari aujourd'hui ce qui est sûr si vous voulez c'est que le Rassemblement National domine la vie politique de façon outrageante même d'une certaine façon le score du Rassemblement National aujourd'hui si on s'en tient aux études d'opinion même pas en popularité mais en intention de vote c'est le double des scores du deuxième qui est Édouard Philippe donc vous vous rendez compte et Jean-Luc Mélenchon est encore loin derrière bon il y a encore un an de campagne donc ça risque d'être effectivement difficile pourquoi ça serait difficile ?

1:08:09
Présentateur

Il y a un sondage juste pardon pour préciser ce que vous dites Yves ce matin qui est sorti un sondage à risque alternatif pour RTL qui donne Jordan Bardella Marine Le Pen entre 32 et 36% Édouard Philippe à 19% et Jean-Luc Mélenchon autour de 12%

1:08:21
Locuteur 9

voilà c'est ça alors autre chose autre considération c'est que si vous faites le total des voix de droite vous avez un raz-de-marée bien supérieur à la gauche qui si je ne m'abuse si on additionne toutes les voix à gauche aujourd'hui on arrive à 35 péniblement à 35% donc aujourd'hui on dit volontiers que la France est plutôt à droite les études d'opinion semblent le montrer

1:08:50
Locuteur 7

là Yves est en train de mettre la droite et l'extrême droite dans le même paquet je le note

1:08:56
Locuteur 9

ah mais attendez ce que je dis simplement c'est que nul n'est capable de me dire la porosité qu'il y a entre le vote de droite et le vote d'extrême droite tout comme personne n'est capable de dire la porosité entre le vote de la gauche et de l'extrême gauche personne n'est capable de le dire

1:09:09
Locuteur 7

moi j'aimerais juste rajouter quelque chose à ce que vient de dire Yves parce que c'était important et je pense que c'est là un des clivages qu'il y a entre l'analyse de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise et l'analyse du reste de la gauche dans son interview hier sur TF1 il a dit oui mon principal adversaire c'est le Rassemblement National mais je ne crois pas en la capacité du Rassemblement National de l'emporter à l'élection présidentielle et je ne crois même pas qu'il sera au second tour alors même et ça c'est une grosse différence parce que l'ensemble tout le reste de la gauche le PS les écolos etc.

sont persuadés enfin ils misent tous sur le fait que Jordan Bardella ou Marine Le Pen peu importe sera au second tour et que c'est cette urgence là qui les motive en fait à se réunir Jean-Luc Mélenchon il dit oui c'est mon principal adversaire mais vous savez ça c'est pas dans le cadre de l'élection le danger principal ce n'est pas ça

1:10:02
Présentateur

Quelle analyse vous paraît la bonne ? Est-ce que le RN sera au second tour ou est-ce que le second tour ça peut être Bloc Central contre France ?

1:10:08
Locuteur 7

Jean-Luc Mélenchon mise tout sur la dynamique de la campagne et il pense comme à chaque fois que les courbes peuvent s'inverser etc.

Je pense qu'il a raison sur ce point c'est-à-dire que Yves et Oriane vous parliez tout à l'heure du sondage d'aujourd'hui on est à un an des présidentielles il peut se passer beaucoup de choses en un an savoir si le socle sur lequel est assis aujourd'hui le RN peut se tasser jusqu'à faire qu'il n'arrive pas au second tour imaginez que la candidature par exemple d'une nouvelle personnalité qui ne serait pas Marine Le Pen qui a déjà fait des campagnes présidentielles comme par exemple Jordan Bardella qui foire tout en fait dans sa campagne et qu'à la fin il soit en dessous de la barre pour aller au second tour c'est aussi possible ça fait beaucoup de conjectures moi je trouve que Jean-Luc Mélenchon se projette en fait dans un futur désirable selon lui qui pour l'instant je ne vois pas en fait dans les cartes qu'on a en main je ne vois pas où est-ce qu'il voit le chemin pour être aussi sûr de sa prédiction

1:11:14
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon qui est dans une dynamique électorale lors de ses trois précédentes candidatures on va regarder les scores de 2012 jusqu'à 2022 il a commencé à 11% en 2012 il a terminé à 22% en 2022 on le rappelle il était à 400 000 voix seulement de se qualifier au second tour est-ce qu'il est sur un plafond ou est-ce qu'il peut faire mieux est-ce qu'aujourd'hui il a un socle électoral un noyau électoral intangible

1:11:36
Locuteur 9

alors il a un noyau électoral qui est probablement le noyau électoral qu'on mesure dans les études d'opinion actuellement c'est-à-dire qu'il a c'est invariable toujours entre 10 et 13% après c'est sa capacité à aller au-delà ce qu'il a fait en 2017 ce qu'il a fait en 2022 c'est-à-dire qu'il est allé en 2022 il loupe le deuxième tour à 400 000 voix je crois à 450 000 voix

1:12:04
Présentateur

parce qu'il a eu un réflexe vote utile et le PS a fait moins de 2% est-ce que ce réflexe il peut encore avoir lieu ?

1:12:09
Locuteur 9

il peut avoir lieu ce réflexe en fonction ça dépendra effectivement de l'offre à gauche par ailleurs ça c'est une chose qui est évidente et puis du rejet que va inspirer son discours est-ce que ça va être un discours comme vous le disiez tout à l'heure alors maintenant qui sera extrêmement clivant avec matinée d'antisémitisme de choses comme ça enfin de choses qui pourraient être ressenties comme de l'antisémitisme tout ça évidemment ça va compter mais je suis persuadé qu'ils vont tout faire pour au contraire à mon avis ouvrir et faire oublier certaines choses parce qu'ils sont ils sont madrés c'est un candidat

1:12:49
Présentateur

mais là ces dernières années ces derniers mois il a quand même théorisé la conflictualisation Jean-Luc Mélenchon il l'a théorisé

1:12:55
Locuteur 9

mais est-ce que vous pouvez aller à une campagne électorale en la théorisant de la sorte je ne sais pas il a peut-être une autre façon de présenter les choses il faudra voir

1:13:05
Locuteur 7

je ne suis pas sûr qu'il conflictualise mais comme dans tout débat politique enfin je veux dire dans tout contexte politique je veux dire tous les camps conflictualisent vous écoutez Olivier Faure ils conflictualisent vous écoutez Bruno Retailleau ils conflictualisent vous écoutez Edouard Philippe ils conflictualisent tout le monde conflictualise ils font de la politique ils ont des adversaires politiques et donc ils essayent de faire que leur vision de la France leur vision de l'avenir soit celle qui finalement l'emporte donc moi je ne vois pas trop la question de son rejet à mon avis est située ailleurs c'est pas sa conflictualisation de tout c'est plutôt son attitude qui est visée c'est ça lorsque vous regardez les études d'opinion et vous regardez les raisons pour lesquelles les français rejettent Jean-Luc Mélenchon c'est souvent parce qu'il trouve qu'il gueule trop il est trop énervé il est trop agressif etc mais c'est pas la question de la conflictualisation en tant que telle d'ailleurs il a très bien expliqué ce que c'était sa vision de la conflictualisation hier dans son interview sur TF1 il a dit moi je conflictualise contre le rassemblement national mais je veux rassembler les français voilà

1:14:10
Présentateur

mais est-ce qu'il peut aujourd'hui encore incarner le rassemblement et particulièrement le rassemblement de la gauche est-ce qu'aujourd'hui un électeur PS peut se dire au premier tour je vais voter Jean-Luc Mélenchon

1:14:19
Locuteur 7

quand vous regardez les études d'opinion il y en a de moins en moins mais il y en a toujours une partie et vous savez ce qui se passe une semaine avant le vote ou même le jour du vote pour un électeur de gauche qui veut voir arriver au second tour un candidat de gauche ça peut changer beaucoup de choses c'est exactement ce qui s'est passé en 2017 ce qui s'est passé en 2022 vous avez des gens qui ont fait des campagnes et à la fin le type de gauche il se présente à l'isoloir et il veut il met dans l'isoloir le bulletin qui fait qu'au second tour il espère qu'il y aura un candidat de gauche peu importe qu'il s'appelle Pierre-Jacques ou Paul

1:14:54
Présentateur

et même si à l'heure actuelle ce candidat de gauche n'est pas en capacité de battre l'arène

1:14:57
Locuteur 7

ça sera pas une réflexion du premier tour ça c'est une autre question parce que je pense qu'effectivement ce sera un déterminant dans le vote de 2027 c'est-à-dire que et d'ailleurs ça sera plus large que la gauche c'est-à-dire que les gens ils seront dans l'isoloir et là ils iront mettre un bulletin de vote pour la personne qui pourra battre Jordan Bardella au second tour et si cette personne s'appelle Jean-Luc Mélenchon Olivier Faure ou Édouard Philippe ou Dominique de Villepin je sais pas je dis n'importe quoi et bien ce sera ça qu'ils mettront dans l'urne mais ça c'est mon pari à un an de sélection

1:15:30
Présentateur

et plus que dans les campagnes précédentes parce que dans les campagnes précédentes cette question elle se posait au second tour là elle va se poser dès le premier tour

1:15:36
Locuteur 7

elle va se poser dès le premier tour puisqu'on nous explique que la plupart des candidats perdent contre Jordan Bardella ou Marine Le Pen donc évidemment pour quelqu'un qui est profondément antifasciste qui a encore ce réflexe-là et je pense que c'est encore une majorité de français enfin je l'espère et je le souhaite et bien cette question va se poser à mon avis dès le premier tour

1:15:54
Présentateur

ça va être une nouvelle donne de cette campagne de 2026

1:15:56
Locuteur 9

François Hollande théorise la chose suivante d'habitude on élimine au premier tour et on choisit au deuxième tour ce qui est de moins en moins vrai d'ailleurs et il dit que là et c'est pour ça qu'il croit en son étoile c'est qu'on va choisir au premier tour celui qui peut battre le Rassemblement National au deuxième tour c'est toute sa théorie sauf qu'il oublie une chose c'est justement la porosité de l'électorat de droite et d'extrême droite à partir du moment où cette porosité est grande cette théorie-là ne tient plus d'après moi donc on va voir ce qui est sûr si vous voulez c'est qu'il y a une chose qui va être très importante dans le vote de Mélenchon cette année à la mesure où de plus en plus il théorise et il creuse son sillon c'est le vote protestataire des abstentionnistes est-ce qu'il va réussir à capter ce vote des deuxième et troisième génération d'immigration aussi qu'il n'allait pas voter parce qu'il considérait que c'était pas trop leur affaire et ça c'est une donne qui peut pas mal changer les choses

1:17:04
Présentateur

Un mot sur l'impact que va avoir cette déclaration de candidature sur le reste de la gauche Jean-Luc Mélenchon qui a un peu fustigé ses camarades de gauche les autres partis hier soir sur TF1

1:17:17
Jean-Luc Mélenchon

nous sommes à moins nous sommes à moins d'un an du deuxième tour de l'élection présidentielle et quoi les divisions internes dans les partis font qu'il y a une multitude de candidatures et c'est la confusion c'est irresponsable nous c'est carré il y a une équipe un programme un seul candidat et on se met au travail

1:17:40
Présentateur

Qu'est-ce qu'il voulait faire ? Il voulait prendre de vitesse le reste de la gauche et dire voilà nous on est prêt un deuxième candidat qui se déclare ce sera un diviseur ?

1:17:48
Locuteur 7

Bah oui je pense que c'est exactement ce qu'il veut faire d'ailleurs il va commencer ses meetings là dès le mois de juin il rentre il rentre en campagne active et à la question de parce que vous savez encore il y a il y a quelques semaines il y avait des gens qui disaient oui mais vous allez voir peut-être que ça va être bon part peut-être que ça va être machin etc et ce doute là bon bah voilà depuis hier ils y ont mis fin et là ils sont partis ils sont tous lancés sur 2027 vous allez sur les réseaux sociaux hier c'était de la folie vous aviez tous les députés tous les cadres de la France Insoumise qui tweetaient la même chose allez voir et qui mettaient sur tous leurs réseaux sociaux allez mettre de mélenchon2027.fr allez mettre votre parrainage etc et ça on va y avoir droit pendant un an et donc c'est ça là ils veulent dire aux autres maintenant vous vous rangez derrière nous parce que nous on a de l'avance on a de l'avance effectivement en fait on a de l'avance parce que de fait Jean-Luc Mélenchon dans le sondage que vous citiez il est le premier à gauche donc il dit vous vous mettez derrière moi ils ont ceux qui ont le programme le plus abouti le plus fourni et d'ailleurs un programme qui avait déjà été avalisé par le reste de la gauche dans le cadre du nouveau front populaire ils ont une équipe donc il leur dit maintenant taisez-vous

1:18:58
Présentateur

mais vous parlez de la question des parrainages il y a les parrainages populaires ça on doute pas qu'ils vont réussir il y a les parrainages d'élus aussi les fameux 500 maires est-ce que ça ils seront en capacité de les avoir sans l'appui du reste de la gauche

1:19:09
Locuteur 7

oui alors déjà ils ont quelques mairies maintenant contrairement à la dernière fois ils n'en ont pas 500 tout à fait après franchement si Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise n'ont pas 500 parrainages on est encore

1:19:20
Présentateur

le RN a vu du mal à les avoir il y a 5 ans

1:19:23
Locuteur 7

ça pose des problèmes démocratiques de base et il y a souvent des maires et 500 maires ça se trouve qui disent bon bah en fait on a besoin dans la course présidentielle d'avoir le rassemblement national ou d'avoir la France Insoumise ou d'avoir quelques autres partis qu'on décide que voilà c'est important qu'ils y soient parce que ça reste quand même des forces très importantes dans notre pays

1:19:40
Présentateur

ça va pas être un sujet c'est pas une arme ça du PS contre la France Insoumise

1:19:43
Locuteur 9

non non non je pense pas je pense que ça même pour le rassemblement national ça ne compte plus alors en plus vous avez l'UDR maintenant c'est-à-dire le parti d'Éric Ciotti donc ça non non c'est à mon avis une formalité maintenant les 500 signatures pour les uns et les autres

1:19:59
Présentateur

quel peut être le thème de campagne de Jean-Luc Mélenchon

1:20:02
Locuteur 7

il l'a dit il y a cette problématique de la nouvelle France c'est-à-dire de parler de la France actuelle c'est ça la nouvelle France et il dit les autres là ils me parlent d'une France des années 60 des années 40 des années je sais pas quoi moi je vais vous parler de la France d'aujourd'hui et la France d'aujourd'hui elle est féminine elle est diverse elle est tout ce que vous voulez c'est de ça dont il va parler prioritairement après il a aussi les autres questions qui sont liées à l'économie à la vieille ancienne socialiste qui est la répartition des richesses il va vous parler de super profit de taxes etc et c'est normal c'est son rôle de socialiste enfin je veux dire il faut pas oublier que c'est un socialiste il va pas vous parler de récupération d'outils de production il est pas communiste mais c'est un socialiste

1:20:49
Présentateur

et justement le thème principal pour les français et c'est encore ce que dit ce sondage ARTL Harris Interactive ce matin c'est le pouvoir d'achat thème de préoccupation principale et face à la flambée des prix du carburant au bénéfice de Total le débat sur la taxation des super profits est relancé on va écouter ce qu'on disait hier le RN Jean-Philippe Tanguy et le Modem Marc Fénauf il y a une inaction il n'y a pas d'action volontariste à savoir baisser les taxes baisser la TVA baisser la TICPE pour atteindre comme le propose le Rassemblement National une baisse de 40 centimes minimum par litre c'est l'efficacité et dans un deuxième temps pour financer cette mesure on peut évidemment récupérer une partie de ses sur profits c'est Marine Le Pen qui en 2021 à la présidentielle compte tenu de l'hyperinflation et déjà d'un certain nombre d'abus enfin pas d'abus c'est des phénomènes de marché qui font qu'à la fin Total s'enrichit mécaniquement on puisse récupérer une partie de ses sur profits

1:21:39
Locuteur 3

quand vous faites une loi le temps de voter une loi vous savez le temps moyen d'une loi même en procédure accélérée c'est entre 6 et 12 mois bon c'est très sympathique d'aller dire aux français attendez si ça c'est très déclaratif tout ça c'est très totémique on fait semblant de si tant est que la loi soit votée donc je trouve que c'est pas opérant par rapport à la réalité de nos concitoyens je préfère avoir le dispositif qui a été disposé sur la table par le Premier ministre qui lui est opérant plutôt qu'une loi sur des profits qu'on ne saura pas qualifier et qu'on ne saura pas qualifier et distinguer entre les profits nationaux et les profits internationaux

1:22:10
Présentateur

c'est vrai qu'en France il faut-il taxer les super profits ?

1:22:13
Locuteur 9

oui c'est une question qui n'est pas mauvaise enfin qui nécessairement va être posée et qui est posée par tous les opposants au gouvernement je ne pense pas que ça soit la meilleure des solutions parce que d'abord Total fait la plupart de ses profits non pas en France comme vous le savez mais à l'étranger deuxième chose deuxièmement Total est une société une compagnie pétrolière qui est dans le marché d'une concurrence effrénée entre une centaine de compagnies pétrolières il faut le savoir qui font exactement les mêmes opérations que Total et que Total évidemment doit aussi verser des dividendes à ses actionnaires d'une part et deuxièmement faire des investissements alors est-ce que le réflexe immédiat dans ce pays c'est toujours d'aller et bien c'est tout juste s'il ne faut pas nationaliser Total c'est exactement ça en fait c'est un peu ça le sujet c'est-à-dire que c'est une société privée mais on va piocher dedans quand ça non c'est pas comme ça que ça doit se passer c'est-à-dire que il faut parce que je vais vous dire Total ce qu'elle peut faire ça se fait en deux secondes ça si on ennuie trop Total et ses actionnaires il suffit qu'il déménage il s'installe à New York et c'est terminé on n'en parle plus donc il faut savoir ce qu'on veut moi je crois sincèrement qu'il faut revoir l'échelle des taxes qui appartiennent à l'État pour le coup enfin qui vont dans les caisses de l'État pour ce qui est des super profits c'est là qu'il faut sans doute travailler et puis il faut travailler à la conversion et à la transition énergétique c'est évident on ne peut pas dire les gens aujourd'hui qui demandent la taxe et Total ce sont les mêmes qui vous disent qu'il faut faire des progrès sur le fond écologique

1:24:05
Locuteur 7

pas une bonne idée

1:24:07
Présentateur

c'est de s'attaquer à Total ce que demande une partie de la gauche

1:24:09
Locuteur 7

c'est à dire que je souscris à ce qu'a dit Marc Fénaud et à ce qu'a dit Yves Tréhard en très grande partie c'est à dire que Total est une entreprise privée qui fait ce qu'elle veut avec son fric ce qu'elle veut avec ses investissements si elle a envie de tout reverser à ses actionnaires elle reverse tout à ses actionnaires et elle a bien raison de le faire puisqu'elle peut le faire c'est comme ça que pense une société du type Total je suis aussi d'accord qu'il est très compliqué de savoir qu'est-ce qui est fait en France qu'est-ce qui est fait à l'international sur les bénéfices de Total enfin je suis aussi d'accord avec le fait que Total si demain ils ont envie de se barrer à l'étranger ils peuvent le faire

1:24:47
Présentateur

donc c'est quoi c'est de la démagogie de la part de la gauche

1:24:49
Locuteur 7

qui demande ça ?

non j'arrive à ma conclusion donc la question c'est nous sommes dans une démocratie nous avons besoin en fait d'un outil qui nous permette d'agir sur le secteur énergétique et en particulier sur le secteur des hydrocarbures et je rappelle il y a de ça encore un peu moins de 40 ans Total était une entreprise publique c'était et à ce moment-là ça a été libéralisé dans les années 80 et dans les années 90 mais moi je pense que la question de la nationalisation se pose mais pas forcément on n'est pas obligé de dire c'est à l'État on peut trouver des manières pour dire que ça soit un outil démocratique on ne peut pas on est en une démocratie on est 70 millions en France on a la possibilité on avait un outil en fait qui nous permettait d'agir sur le pétrole machin la production la distribution de pétrole aujourd'hui on ne peut pas se permettre comme l'a très bien expliqué Tréhard qu'ils fassent ce qu'ils veulent avec à la fois les prix à la fois le siège social et à la fois les bénéfices

1:25:54
Présentateur

donc nationalisation

1:25:55
Locuteur 7

bien sûr nationalisation

1:25:56
Présentateur

non

1:25:58
Locuteur 9

moi je suis tout à fait hostile à ce genre de truc parce que l'État est un très mauvais actionnaire et l'État est un très mauvais chef d'entreprise mais c'est vrai que deux choses l'une soit c'est une société privée et puis elle fait ce qu'elle veut avec quand même une direction qui est consciente de ses actions et de ses choix et de ses options soit c'est une société publique et à ce moment-là on connaît le sort de toutes les sociétés publiques en France ça se termine toujours en catastrophe non c'est pas vrai si toutes les nationalisations ont toujours mené à la catastrophe non c'est pas vrai il s'agit de aussi bien dans l'automobile que justement l'industrie pétrolière et la gauche est bien placée pour le savoir franchement parce que c'était pas Total qui était public c'était Elf Elf Aquitaine on sait ce que c'est devenu comme machine à sous bah franchement le prix qu'on l'a vendu

1:26:48
Locuteur 7

c'est parce que précisément en fait ça marchait très bien Total final enfin Elf pardon et genre et qu'à ce moment-là c'était rentable il y a eu quelques abus il y a eu quelques abus effectivement mais franchement on a des sociétés notamment dans le secteur de l'énergie genre qui sont tout à fait intéressantes enfin je veux dire EDF ça reste une très belle société qui marche très bien et genre et que beaucoup de nos partenaires à travers le monde nous envient et grâce aussi à genre parce qu'on a des bons polytechniciens on a des bons normaliens on a des bons écoles des ponts écoles des mines etc qui fournissent les cadres de ces entreprises et ça marche très bien

1:27:21
Locuteur 9

sauf quand on décide de fermer des réacteurs nucléaires

1:27:23
Locuteur 7

oui mais ça c'est des choix politiques qui sont faits

1:27:25
Présentateur

et c'est un autre débat merci beaucoup Pablo Piovivien et merci Yves Tréard d'avoir été avec nous pour ce débat merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada