"Il faut décréter l’état d’urgence" (Bruno Retailleau)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« on ne peut pas demander aux policiers de rétablir l'ordre si on ne leur donne pas les consignes et les moyens nécessaires pour le faire. Il y a eu une naïveté coupable. »
- 3:52Invité politiqueFait
« j'assume de restreindre la liberté des casseurs, celle des pilleurs pour protéger celle des honnêtes gens. »
- 6:03Invité politiquePromesse
« Nous avons besoin d'une véritable loi anticasseur qui instaure une responsabilité collective au pénal comme au civil. »
- 6:46Invité politiquePromesse
« Je propose baisser à 15 ans la majorité pénale pour les mineurs, pour des crimes et des lits les plus graves. »
Temps de parole
- Bruno Retailleau100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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vous interrompre. On va écouter également le candidat les républicains à la présidentielle Bruno Rota qui s'exprime justement avec ce mot. Vous le voyez rétablir l'ord écoute. [grognement] Pas suffisamment visible aussi pour être dissuasif. C'est le cas par exemple des véhicules blindés de la gendarmerie, les Sentors, les canons à eau. Alors, on peut discuter bien sûr de la doctrine d'emploi, de le emplacement, des circonstances dans lesquelles ils doivent être engagés, mais on ne peut pas demander aux policiers de rétablir l'ordre si on ne leur donne pas les consignes et les moyens nécessaires pour le faire. Il y a eu une naïveté coupable.
Je n'aurais pas donné aux forces de l'ordre les instructions en demi-teinte. J'aurais défini un objectif clair : aller au contact. Aller au contact dès nécessaire pour protéger les personnes, empêcher les pillages et rétablir l'ordre. Et surtout, j'aurais eu à cœur de défendre publiquement les policiers et nos gendarmes quand ils sont envoyés dans le feu de l'action au péril bien souvent de leur intégrité physique, l'État doit les soutenir sans ambiguïé. Si nous ne redonnons pas très vite à l'État les moyens de rétablir l'ordre, le spectre le spectre de la guerre civile peut surgir. Il ne s'agit pas simplement d'agiter une menace ou d'évoquer une hypothèse.
Il s'agit de prévenir un engrenage. Un engrinage parce que si des Français se sentent abandonnés face au pilleurs, face aux casseurs, si des bandes violentes pénètre demain dans des domiciles, dans des immeubles, des habitations pour piller et pour agresser, certains pourraient être tentés parce qu'il n'auraient d'autre choix que de se défendre par eux-mêmes. Et bien, c'est précisément ce que l'État doit absolument empêcher. Deuxièmement, j'appelle le gouvernement à nouveau à se ressaisir et à décréter l'état d'urgence. Maintenant, sans attendre, le couvre-feu, c'est insuffisant. Il est incompréhensible que le président de la République soit passé à côté de cette décision.
Quand l'ordre public est gravement menacé, que les moyens ordinaires ne suffisent plus à prévenir de nouvelles violences, l'État doit mobiliser les outils, tous les outils que lui donne la loi. D'autant que un acte 2 samedi prochain est à nouveau annoncé. L'état d'urgence ne suffit pas que tout serait permis pour les autorités évidemment. Il permet dans les territoires concernés de prendre des mesures exceptionnelles pour prévenir les troubles, restreindre la circulation dans certains lieux ou à certaines heures.
Interdire des rassemblements assigner à résidence des individus dont le comportement constitute une menace une menace pour l'ordre public ou autoriser certaines perquisitions administratives et suspendre les réseaux sociaux comme cela a été fait en Nouvelle-Calédonie. Encore une fois, un pilleur isolé sans réseau social, c'est un pilleur désarmé. Ces outils doivent être utilisés avec discernement bien sûr, mais il faut les utiliser lorsque la situation l'exige. L'état d'urgence donnerait au préfet et au ministre de l'intérieur des moyens supplémentaires pour prévenir les violences, éviter que les pillages ne se déplacent d'un quartier à l'autre et protéger les habitants.
Les commerces, les services publics. J'assume oui, j'assume de restreindre la liberté des casseurs, celle des pilleurs pour protéger celle des honnêtes gens. Pour moi, le rôle de l'État, c'est bien de garantir que chacun puisse vivre et circuler sans craindre des violences, pas de s'épitoyer bien sûr sur le sort des pilleurs. Le courage de l'ordre, le courage de l'ordre, c'est également le courage de dire les choses clairement pour traiter les causes. Cette barbarie ne vient pas de nulle part. Elle est le produit de toutes les lâchetés, l'acheté sur le maintien de l'ordre qui au nom d'une prétendue politique du risque zéro ont désarmé nos policiers et nos gendarmes.
L'acheter face aux délinquants qui recommencent sans cesse puisqu'ils connaissent une situation d'impunité. L'acheter face aux délinquants bien entendu, mais l'acheté politique aussi. des politiques qui excusent, qui minimisent, qui minimisent ou euphémisent les violences quand tout simplement il ne les incite pas comme le fait régulièrement elle et filles. Oui, il faut une nouvelle doctrine du maintien de l'ordre. Une doctrine qui protège les manifestants pacifiques mais qui assume aussi et je n'ai pas peur de le dire la répression ferme la répression ferme des violences l'interpellation des casseurs et l'usage de la force légitime.
La force ne peut plus être paralysée par la peur de l'assumer. Clémenceau qui a été ministre de l'intérieur vendé lui aussi avait cette phrase : "S'état faiblit devant les ennemis de l'ordre, alors il n'est plus l'État." Troisièmement, il faut que l'État se donne durablement les moyens juridiques de lutter contre les casseur. L'état d'urgence peut répondre à une crise immédiate, mais il ne remplace pas à terme une politique pénale, ferme et durable. Nous avons besoin d'une véritable loi anticasseur qui instaure une responsabilité collective au pénal comme au civil.
qui permettent d'identifier, d'interpeller, de sanctionner vraiment ceux qui organisent les violences, ceux qui pillent, ceux qui détruisent, ceux qui agressent. Les Français ne doivent plus payer. Ce sont les casseurs ou leurs parents qui doivent être mises à contribution. Et s'ils sont insolvables, l'État devra payer sur les aides sociales qu'ils reçoivent parce que ces aides sociales sont payées par les cotisations, par les impôts des Français. Je propose aussi des peines planchées pour les actes les plus graves de violence et de pillage afin que la sanction soit prévisible et réellement dissuasif ce qu'elle n'est pas aujourd'hui.
Je propose baisser à 15 ans la majorité pénale pour les mineurs, pour des crimes et des lits les plus graves commis par ces jeunes gens. Parce qu'à cet âge justement, on peut parfaitement comprendre la portée d'un acte aussi lourd qu'une agression physique, qu'un pillage ou la destruction volontaire d'un bien. Je propose également la suppression du juge de l'application des peines pour que enfin les décisions prononcées par les tribunaux soient des décisions réellement exécutées et qu'il y ait la certitude de leur exécution. Il faut aussi mieux protéger. Voilà pour cette prise de parole de Bruno Rota.
Vous suivez en direct et sur cette image à droite, vous voyez également Benoît Paillant qui vient de s'exprimer parallèlement au même moment donc à Marseille avec cette accolade et avec au premier plan, vous le voyez cette Marianne puisqu'elle a été donc abîmée samedi par des manifestants des casseurs. Le maire de Marseille qui est donc applaudi par ses administrés et c'est donc ça se passe donc à l'hôtel de ville. Charlotte Tomaka deux images, on le voit bien Paris avec un un une demande de Bruno Rot qu'il faut décréter l'état d'urgence et puis de l'autre côté Marseille 2è ville de France avec là ce symbole de cette mariane.
Alors attention à bien séparer parce que Bruno Rotaillot il est candidat à l'élection présidentielle alors que Benoît Paillan est simplement maire de Marseille fraîchement réélu mais maire et pas candidat pour la présidentielle de 2027. les maires sont montées au créneau dès hier matin.
Je pense à celui de Limoge notamment, mais aussi le maire Renaissance de Bordeaux, Thomas Casnav et puis également Benoît Paillant qui a expliqué que il avait seulement une compagnie de CRS déployé dans sa ville et donc ça remettait en cause toute la stratégie du maintien de l'ordre du ministre de l'intérieur qui est sous le feu des critiques depuis samedi soir avec une stratégie qui aurait été sous-dimensionnée de maintien de l'ordre. Emmanuel Macron a appelé à faire toute la transparence sur sur cette stratégie. Euh on verra si ce ce sera le cas.
En tout cas, le ministre de l'intérieur a révélé ce matin qu'il avait proposé sa démission au président de la République, démission refusée par le président. Évidemment Laurent Nunes qui est sous le feu des critiques et dont on verra samedi prochain puisqu'il y aura l'acte 2 de ces manifestations mais aussi l'acte 3 le samedi 31 si cette fois-ci les stratégies sont revues à la hausse [raclement de gorge] et s'il parvient à à enrayer ses ses pliages et et ce chaos. Les commerçants aussi j'imagine s'inquiètent aussi pour ce soir. D'autant plus que Bruno Retaillo alors qui est en campagne électorale donc on va revenir sur ce [raclement de gorge] qu'il disait.
Euh lui, il réclame depuis hier euh la mise en place de l'état d'urgence et de l' par l'article 16 de de la Constitution. Ça a été refusé euh par le président de la République. Moi, j'ai discuté avec un conseiller ministériel qui m'expliquait que si on commençait à mettre l'état d'urgence dès maintenant, on allait voir des scènes se multiplier, ça allait ça allait donner lieu à des critiques qu'on pouvait pas déployer tout de suite ce cet article dès maintenant parce qu'il fallait avoir des marges de manœuvre un peu plus importantes pour plus tard si jamais la situation empirit. Ah.
Bruno Retailleau