Programmation finances publiques - Motion de censure - Anne Bergantz
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci beaucoup ma chère collègues la parole est à Madame Anne Bergans pour le groupe démocrate pour une durée de 15 minutes [Applaudissements] merci madame la présidente madame la Première ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues certains l'ont dit nous reprenons bien vite nos bonnes habitudes en revenant à cette tribune pour défendre ou s'opposer à une motion de censure le moins que l'on puisse dire pourtant c'est que ce 49-3 est plus que légitime cette motion de censure qu'il est tout autant bien évidemment d'un point de vue démocratique ne prospère pas je ne peux pas imaginer qu'un gouvernement votre gouvernement madame la Première ministre tombe sur une noix de programmation qui ne vise qu'un objectif redresser les finances publiques nous permettant de retrouver à la fois crédibilité face à nos partenaires souverainetés et protection de notre économie ce serait un comble pour le groupe démocrate l'adoption d'une trajectoire ambitieuse et responsable de nos finances publiques n'est pas une option c'est une véritable nécessité pour notre pays il est essentiel que la France démontre sa capacité à se donner un cap cadre vers le redressement de nos finances de même je ne peux imaginer que nous soyons le seul pays de la zone euro à ne pas avoir de loi de programmation des finances publiques c'est un vrai danger pour notre crédibilité aux yeux de nos partenaires avec de vraies conséquences sur notre place dans l'Union en dépit de ce que certains fantasmes oui chers collègues la France ne doit pas se fragiliser dans le concert européen par la situation de ces finances publiques et la non-adoption d'une loi de programmation crédible affaiblira bien certainement notre position ce serait bien triste et préjudiciable alors même que nous avions réussi à convaincre en 2020 nos partenaires à faire un pas historique dans la construction européenne avec la mise en place et le financement commun d'un plan de relance pleinement européen d'ailleurs cette fragilisation ne serait pas que symbolique elle se confirmerait aussi dans les faits le versement des prochains paiements du plan national de relance et de résilience par la Commission européenne et conditionné à une adoption d'une loi de programmation crédible on parle de plus de 18 milliards d'euros c'est une somme énorme nous ne pouvons tout simplement pas nous priver d'une telle somme au-delà de l'image politique des astreuses qui serait renvoyés cela nous décrédibiliserait aux yeux des acteurs économiques cette loi que certains ici jugent inutiles sert de garantir aux investisseurs quant à la stabilité financière de notre pays voulez-vous voir notre note dégradée cela augmenterait le poids de la dette le taux d'intérêt que nous payons cela ralentirait les flux vers la France c'est la remettrait en cause six années de travail qui ont fait de notre pays la première destination d'investissement étrangers en Europe mesurer chers collègues le poids de vos actions et reconnaissez la valeur des nôtres car ce sont ces investissements cette politique menée depuis six années qui ont permis le retour à l'emploi de 2 millions de personnes un taux de chômage inédit depuis plus de 40 ans ce projet de loi de programmation des finances publiques que vous souhaitez contester au travers de cette mesure de censure revêt ainsi un très fort enjeu de souveraineté c'est d'ailleurs presque amusant de voir les chantres d'une souveraineté rêvée que ce soit à l'extrême droite ou à l'extrême gauche radicale contestée de la manière la plus virulente cette loi de programmation parce que exposé la France a une crise de financement de sa dette s'est abandonné notre souveraineté à nos créditeurs enfin cette loi de programmation des finances publiques doit nous permettre de protéger et de garantir la réussite de notre économie dans les années à venir en lui fixant un cap clair de désenchantement et de maîtrise de nos dépenses publiques en toute responsabilité avec ce texte nous souhaitons amener la France à un déficit de 2,7% annuels et à une dette publique plus soutenable en 2027 dans le sens des propositions de nos collègues sénateurs et républicains par les d'austérité me semble au regard de la trajectoire proposée presque mensonger vous vous appuyez dans vos analyses sur les budgets des crises covid et de réponse à l'inflation mais il est sain que nos dépenses publiques baissent dès lors que ces crises s'éloignent ainsi après plusieurs années d'incertitude liées à la covid et à la guerre en Ukraine ce que nous dessinons avec cette fois programmation c'est aussi le poste urgent la stabilisation nous devons sortir du logiciel de la gestion de crise pour retrouver l'équilibre et investir dans l'avenir notre rôle est d'éclaircir l'horizon économique de le rendre plus lisible pour protéger le pouvoir d'achat des Français pour donner un environnement performant aux entreprises alors oui vous avez un droit constitutionnel qui vous permet de proposer de censurer le gouvernement y compris sur les choses très sérieuses et déterminantes pour notre pays mais enfin est-ce bien raisonnable que peuvent penser les Français d'une telle d'un tel motif de censure pour notre part nous prendrons comme d'habitude nos responsabilités et soutiendront le gouvernement tout au long du cheminement de ce texte jusqu'à son aboutissement madame la Première ministre les députés des démocrates sont à vos côtés je vous remercie je vous remercie
Anne Bergantz