«MACRON S'EN PREND À TOUS CEUX QUI RÉSISTENT À SA POLITIQUE» - Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle mesure doit être prise en urgence face à l'ouragan Irma ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
C'est quoi l'alliance caraïbéenne ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron se veut en pointe sur l'accord de Paris. Lui faites-vous confiance ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Vous dites à Macron : il ne faut pas signer le CETA. Pourquoi ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels propos d'Emmanuel Macron vous ont visé ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Christophe Castaner dit que votre langage est violent. Que répondez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00JLMFait
« La mesure à prendre en urgence c'est de bien réfléchir et bien comprendre que le changement climatique est commencé. »
- 8:00JLMPromesse
« Il ne faut pas signer le CETA. »
- 10:00JLMFait
« Le chef de l'État s'en prend aux Français régulièrement d'un pays à l'autre. »
- 24:00JLMFait
« C'est une d'autant plus bonne idée qu'elle était dans mon programme présidentiel. »
- 28:00JLMFait
« À chaque nouveau président de droite ou social libéral, il s'en prend aux cheminots. »
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(Fr3) Bonjour et bienvenue dans dimanche en politique. Les Insoumis sont en marche. Ça ferait un beau slogan, sauf qu'entre les Insoumis et En Marche, il y a deux mondes.
Emmanuel Macron et sa majorité écrasante, Jean-Luc Mélenchon et une nouvelle forme d'opposition qui s'exprime à l'Assemblée ou dans la rue. C'est le paysage aujourd'hui en début de quinquennat, marqué par des réformes annoncées tous azimuts : le code du travail, les APL ; à venir, les retraites, l'impôt sur la fortune, l'assurance chômage...
Il va y avoir de quoi débattre et s'opposer. Jean-Luc Mélenchon, député et leader de la France Insoumise, est notre invité ce midi. Bonjour. (JLM) Bonjour. (Fr3) Merci d'être ici ce midi, doublement merci, parce que c'est très difficile de circuler dans Paris aujourd'hui, même le dimanche, y a des bouchons. (JLM) C'est tout à fait impossible de passer de l'un ou l'autre côté.
Si nos téléspectateurs me voient un peu transpirant, c'est que j'ai dû courir un bon kilomètre pour arriver à l'heure. (Fr3) Je confirme, il était moins deux que vous ne soyez pas là. On va d'abord parler de ce qui a fait la semaine, mais aussi qui nous concerne encore aujourd'hui : Saint-Martin et Saint-Barthélemy aux Antilles, dévastées par l'ouragan Irma, et les dégâts sont immenses. (témoin) Donc le vent et l'eau, tout est rentré dans la maison.
C'était un fracas infernal... (témoin) C'est plus Saint-Martin voilà, c'est fini...
C'est plus Saint-Martin. (témoins) Tout a été pillé, la nourriture -- il y a des pillages et des scènes atroces -- c'est horrible quoi ! (témoins) Nous les mamans avec des bébés, se faire évacuer rapidement pour sauver la vie de nos enfants (témoins) Un cyclone arrive ce soir.
Allez vous protéger. -- Merci beaucoup... (témoins) Dans ce cap, il passe sur nous. -- Non, c'est pas vrai ! -- Non, non ! -- Rentrez chez vous ! (Fr3) Et alors, aux dernières nouvelles, Jean-Luc Mélenchon, José, l'autre ouragan, a plutôt épargné les Antilles, tant mieux.
Quelle est, pour vous, face à ça, la mesure qui doit être prise en urgence ? Le gouvernement a dit : on est hyper mobilisé, quel... (JLM) La mesure à prendre en urgence c'est de bien réfléchir et bien comprendre que le changement climatique est commencé.
C'est-à-dire que des événements climatiques extrêmes vont se multiplier et notamment sur tous les territoires insulaires français. Par conséquent, il faut réfléchir sérieusement à ce qui vient de nous arriver. Pas jeter des pierres, il y a des gens qui sont en train de se dévouer.
C'est une pagaille noire, on le sait, mais, il y a des gens qui sont en train de se dévouer. Alors il faut faire un bilan. Moi je proposerais, voyez-vous, que l'on fasse une commission d'enquête parlementaire, pour savoir si l'on a pré-positionné des forces militaires et civiles en nombre suffisant, alors qu'on savait que l'ouragan arrivait.
Ensuite, lorsque l'ouragan se produit, quelles sont les mesures que l'on peut apprendre de l'expérience que les autres ont. Je pense en particulier à Cuba qui a une très grande expérience, mais également à la Martinique et la Guadeloupe qui savent faire. Et puis, qu'on organise peut-être, qu'on voit quels sont les organismes de coopération dans les Caraïbes, qui nous permettraient d'y faire face tous ensemble... (Fr3) C'est quoi ?
C'est l'alliance caraïbéenne ? (JLM) Y a... elle existe l'alliance caraïbéenne. (Fr3) Est-ce qu'elle aurait pu aider là, pour le coup ? (JLM) Eh bien, je ne sais pas, peut-être que on devrait mettre des moyens en commun, parce que voyez-vous Monsieur Letellier, en ce moment, nous, nous sommes une grande puissance, la France.
On va s'engueuler entre nous pour ce qui n'a pas été fait, mais finalement on réparera tout, on ne construira pas comme avant, c'est sûr, mais on va faire quelque chose. Mais il y a plein de petites îles dont personne ne va s'occuper et où des populations sont en détresse. Notre devoir d'humanité commande qu'on fasse face ensemble.
Donc je me résume : premièrement, une commission d'enquête parlementaire, pour faire le bilan de toute cette affaire. Deuxièmement, installer des organismes pérennes pour faire face aux cyclones dans la région. (Fr3) Tout le monde s'accorde en tout cas pour dire que ces phénomènes extrêmes sont la conséquence du changement climatique.
Emmanuel Macron, lui, se veut en pointe sur l'application de l'accord de Paris, la Cop 21. Est-ce que vous lui faites confiance là-dessus ? (JLM) Tant mieux s'il se veut en pointe, mais disons qu'il ne l'est guère lorsqu'il accepte, par exemple, que l'accord de libre-échange avec le Canada, que l'on appelle CETA, hein, en abrégé, dont la commission d'enquête française établit que cet accord va aggraver les conditions climatiques, parce qu'elle va augmenter la quantité de gaz à effets de serre qui va être émis, et que le Président Macron accepte que cet accord s'applique alors même qu'il n'a été voté par personne.
Donc maintenant, l'époque politicienne des blablas est terminée parce que les cyclones et les ravages... (Fr3) Donc vous dites à Emmanuel Macron : il ne faut pas signer le CETA. (JLM) Il ne faut pas signer le CETA.
Mais surtout il faut arrêter de tout utiliser pour sa propagande ou sa com. C'est un vrai problème qu'on a en face de nous. Le changement climatique, c'est un événement majeur dans l'histoire de la civilisation humaine donc maintenant, tout le monde est au pied du mur.
Chacun pour soi ou tous ensemble. Chacun pour soi, le marché, le capitalisme, Monsieur Macron. Tous ensemble, la solidarité, la France Insoumise. (Fr3) L'ouragan Irma a fait passer un certain temps au second rang, d'autres événements, d'autres propos qui ont marqués la semaine.
Et quelle semaine ! (E.Macron) C'est ça qu'il faut faire à partir du 1er octobre.
J'appelle publiquement tous les propriétaires à baisser de 5 € le loyer par mois, si on veut accompagner le locataire. L'État n'a pas à payer tout ! (F.Hollande) Combien nous avons de mètres carré ? -- 55 -- 55 m2 ... mais c'est pas la taille qui fait l'ampleur du projet.
François Hollande veut continuer à être utile comme un simple citoyen et avec des moyens modestes. Objectif : soutenir des initiatives en faveur de l'emploi. (Fr3) Muriel Pénicaud qui a travaillé avec vous, qui a fait partie de votre cabinet, ça ne vous rassure pas un peu? (M.Aubry) Ah pas du tout !
Parce que c'était il y a 25 ans...
Tout le monde peut changer...
On dit que je l'ai formée... je la trouve très déformée en tout cas. (B.Hamon) Le 23 aussi j'irai manifester, donc et le 12 et le 23, moi, je veux l'unité. (E.Macron) Interrogeons nous...
Qu'avons nous fait, nous, de la démocratie? Et ces paroles... ... ... que non loin d'ici Périclès prononça en l'honneur des guerriers, morts au combat, écoutons-les résonner encore fortement. (Bourdin/BFM) J'avais jamais vu ça : une députée En Marche organise des visites payantes de l'Assemblée Nationale.
Pour 119 €, vous aurez droit, je cite, à un déjeuner sur Paris et une visite guidée du palais Bourbon en présence de notre députée. Et une provocation assumée, à la toute fin de son déplacement en Grèce, Emmanuel Macron évoque la politique intérieure française. (E.Macron) Aussi longtemps qu'il est possible de ne pas faire les réformes indiquées par les livres ou les procédures, on se cabre, on résiste.
Je ne cèderai rien. Ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. (Fr3) Jean-Luc Mélenchon, vous avez immédiatement réagi à ces propos sur twitter euh... pour ceux qui se sentent stigmatisés et vous avez appelé à manifester du coup, encore plus, le 23 sept.
Finalement, ce que dit E. Macron, c'est tout bon pour vous là. (JLM) Non parce que je ne réagis pas comme un militant politique face à un autre militant politique qu'est monsieur Macron.
Mais je pense à mon pays. Je trouve que c'est une situation absolument inouïe que celle qui prévaut dorénavant. Le chef de l'État s'en prend aux Français régulièrement d'un pays à l'autre.
Alors en Roumanie, il les a traités d'une chose, en Angleterre d'autres choses, en Autriche... et puis alors là, cette fois-ci, on en est carrément rendu aux injures.
Mais qui sont ces fainéants ? Ces extrémistes ? Qu'a-t-il dit encore ?
Ces cyniques ? (Fr3) Visiblement vous vous êtes sentis visé. (JLM) Oh ben clairement parce que il s'en prenait à tous ceux qui résistent... (Fr3) Vu votre réponse immédiate... (JLM) Oui.
Il s'en prend à tous ceux qui résistent à sa politique. Mais je crois d'abord qu'on doit dire ça : Le Président de la République française ne doit pas commenter la vie politique française depuis l'étranger. C'est une règle qu'on s'est toujours donnée.
Parce que vous imaginez que j'aille répondre en Grèce vous voyez le tableau ? Non. Et puis le...
Je note que le vocabulaire politique longtemps m'a reproché d'être brut de décoffrage, d'être... je disais moi-même : je parle cru et dru.
Mais je n'ai jamais empilé les injures comme ils le font eux ! (Fr3) Alors cela dit, Christophe Castaner, le porte parole du gouvernement, vous répond ce matin, il dit : la vraie violence, c'est Jean-Luc Mélenchon, quand il parle de coup d'État, d'insurrection, ça peut être ça aussi. Lui, il peut...
Lui, il considère que c'est de la violence. (JLM) Écoutez, tout le monde, les Français sont pas fous. C'est une métaphore que j'utilise.
Lorsque je dis que il faut une insurrection citoyenne, eh bien c'est une révolte des citoyens. Personne n'entend là-dedans de coup d'état, je n'ai pas l'intention d'aller prendre l'Élysée à coups de bâton ou à coups de fusil. Lorsque le chef de l'État traite de fainéants les Français, après avoir traité certains d'alcooliques et tabagistes, d'autres d'illettrés, enfin tout ça a franch... et puis vos collègues sont pas en risque... en reste : l'un d'entre eux qui me traite d'abruti ainsi que les 19 % de gens 20% qui ont voté avec nous, l'autre qui me traite de gueulard, enfin alors s'il vous plaît : du calme.
Est-ce qu'on peut faire tout baisser d'un cran ? (Fr3) Cela dit, Jean-Luc Mélenchon... (JLM) Parce que au rythme où on va, ça va être dur. (Fr3) Cela dit, c'est vrai... d'autant... notamment pour les journalistes, parce que vous avez peut-être un point commun avec Emmanuel Macron parce que... dans un livre "Un personnage de roman", -- Philippe Besson a suivi la campagne d'Emmanuel Macron -- il dit à propos de certains éditorialistes politiques : « Franchement, il y en a qui sont à la déontologie ce que mère Teresa était aux stups.
Ils me donnent des leçons de morale alors qu'ils sont dans le copinage et le coquinage depuis des années. » Ça, vous pourriez citer ça ? (JLM) J'en suis totalement d'accord parce que je viens encore... (Fr3) Donc vous êtes d'accord là-dessus ? (JLM) Oui oui, mais il y a plein de points sur lesquels nous avons des choses en commun.
Il a deux bras, moi aussi, deux yeux... (Fr3) C'est violent ça quand même... non mais c'est violent ? (JLM) Non, c'est plutôt policé.
Parce que pour que nous qui avons à subir les trafics d'informations c'est très violent. Moi, deux dépêches de l'AFP qui faussent mes positions sur la Syrie, j'en ai eu pour deux mois à m'en remettre. Quand, par exemple, récemment, plusieurs journalistes ont affirmé que je menaçais les journalistes, alors même que je les adjurais de baisser le ton, parce que je suis en danger, comme beaucoup d'hommes publics, parce que les foules, les détraqués, les gens un petit peu... comment dire... perdus, retiennent les images Quand ils entendent dire à longueur d'émissions que je suis en dictateur... dictateur de quoi ?
Je n'ai aucune espèce de pouvoir. Eh bien, ils finissent par le croire. Donc, je demande à tout le monde encore une fois : du calme et il faut faire baisser tout ça d'un cran. (Fr3) Et ça s'adresse à vous en premier.
Vous avez fait votre autocritique là-dessus ? (JLM) Vous avez un exemple à me donner? (Fr3) Non, je ne sais pas parce que vous disiez... tout à l'heure vous le disiez : moi, je parle dru, j'ai parlé dur...
J'ai toujours dis franchement et crûment ce que je pensais. Mais on aura du mal à trouver des formules quelconques qui appellent à la violence à l'égard de 19% de Français, etc Voyez-vous, même cet été, je me suis adressé aux électeurs de madame Le Pen, Mme Le Pen, j'ai dit : les ballots et les lourdauds. Bon, ça va quoi, on va pas en faire une maladie.
Et je leur ai dit : venez à la manifestation parce ceux qui défendent le peuple, c'est nous. (Fr3) Et alors ils ont répondu ? Ils viendront à la manifestation ? (JLM) Je pense.
J'espère parce que l'autre, elle sert à rien donc autant qu'ils fassent quelque chose d'utile. On va y revenir parce que votre prochain grand rendez-vous c'est la manifestation que vous organisez à Paris le 23 septembre, Nathalie Mauret, journaliste politique au groupe Ebra, qui regroupe les quotidiens régionaux de l'Est de la France... (JLM) Ah oui, c'est un groupe très puissant. (Fr3)... est avec nous ce midi, justement.
Bonjour Nathalie, et vous rejoignez notre équipe d'éditorialistes. Bienvenue. (NM) Oui, merci. (JLM) Bonjour Madame. (NM) Bonjour Jean-Luc Mélenchon. (JLM) 1 million de lecteurs vous avez dans votre zone et Ebra c'est pas très connu. (Fr3) Allez on va pas faire là-dessus parce qu'on va perdre du temps je suis sûr. (NM) Vous venez de dire à l'instant que vous disiez toujours ce que vous pensiez.
Comment analysez-vous le fait que la CGT appelle à se mobiliser le 21 septembre, soit deux jours avant la manifestation du 23 septembre ? Est ce que vous considérez que c'est un coup de couteau dans le dos ? (JLM) Non du tout, c'est le contraire, parce que, je sais qu'il y a eu une sorte de feuilleton où on a dit : les deux mobilisations sont en concurrence.
Bon alors, je sais bien qu'il faut faire vivre l'actualité... (NM) Cette semaine... cette semaine, vous disiez que s'il n'y avait pas de concurrence c'est parce qu'il y avait 11 jours d'écart.
Là il y en a 2. (JLM) Oui oui, mais pas seulement... il y a 11 jours d'écart et puis c'est une manifestation syndicale, il y a la CGT, la FSU, SUD, l'UNEF, bon il y aura aussi, on a vu des membres de plusieurs autres syndicats comme FO.
Ce sont les salariés qui sont appelés à la lutte dans leurs entreprises et dans la rue. Voilà. Nous, nous manifestons un samedi.
Nous appelons toute la population, pas seulement les salariés, mais aussi les retraités qui vont subir la CSG... (NM) Combien de personnes ?
Combien de personnes ? (JLM) Je vous ai compris. Laissez-moi juste le temps de formuler une pensée en plus de 140 signes.
Voilà. Plus il y a de mobilisation, plus il y a de mobilisations sociales et salariales, plus le niveau de conscience de la situation augmente et donc plus il y aura de gens qui viendront le 23. Donc moi, je me réjouis de ces dates de combat, parce qu'elles nourrissent un courant commun. (NM) Mais quand la CGT estime qu'ils sont en capacité de réunir deux cent mille personnes le 12 septembre, vous, quel est votre objectif ?
Voulez-vous être davantage que deux cent mille personnes ? (JLM) Non, moi je n'annonce rien. Je verrai bien.
Ce que j'ai demandé, mais vous savez, je suis un réaliste hein ? Je dis aux gens : écoutez, il faut vous défendre, si vous acceptez que l'on renverse l'ordre social dans le pays, parce que c'est ça qui est en train de se passer... il y a plus de loi, il y a plus que l'accord d'entreprise.
C'est très grave pour la vie quotidienne des gens. Si vous vous mobilisez comme l'ont fait vos pères, vos mères, vos grands-mères et vos grands pères, vous pouvez inverser la situation. Je verrai bien qui vient.
Et moi je pense qu'il y aura des dizaines et des dizaines et des dizaines de milliers de gens, parce que la mobilisation est bien commencée. (Fr3) Dizaines, dizaines, dizaines, ça fait quoi ? Ça fait des centaines de milliers du coup. (JLM) Je l'espère.
Mais je ne peux pas l'annoncer parce qu'après, vous comprenez, taquin comme vous êtes vous irez les compter un par un pour dire : Ah ben non, y en a un de moins... (Fr3) Vous pouvez compter sur nous, en tout cas... en tout cas, une chose est sûre, la marche est haute.
C'est clair. Vous n'avez pas une photo où j'aurais la bouche fermée, ça existe pas ? (Fr3) Si, c'était dans le teasing.
La marche est haute. (témoins) C'est moi qui prépare ça, je me mets dans ma cuisine et puis je fais de la cuisine, je suis contente de faire de la cuisine. Ça me fait plaisir. -- C'est pour qui ? -- Pour les gens On fait ce qu'on appelle le massage insoumis, c'est-à-dire que soit vous prenez l'apéro, soit vous avez droit à un massage relaxant, voilà... ...
Ça permet effectivement d'avoir une meilleure écoute et puis voilà...
Faire du bien aux gens c'est bien aussi. La bienveillance c'est pas seulement qu'un... qu'un seul "qu'on t'aime." Je suis à la fois socialiste mais aussi très insoumise.
Maintenant voilà, le parti socialiste c'est un parti, la France Insoumise c'est un mouvement, chaque chose a son avantage et son inconvénient, seulement aux Insoumis, il me manquerait une... quelque chose de plus, voyez... de plus structuré, plus organisé. -- Mélenchon, c'est le bon leader pour la gauche que vous aimez ? -- C'est pas le plus mauvais, si vous m'en trouvez un autre, vous me le présentez.
D'accord ? Hamon le rejoint, donc je pense que c'est pas si mal parti. Maintenant il faut que la gauche se rassemble. -- Autour de ? -- Pour le moment Mélenchon.
Bonjour tout le monde Alors, vous voyez qu'on est tous bien nombreux, là, sur la tribune. Pardon mes amis et camarades, j'ai monopolisé... c'est bon?
À bientôt. -- Est ce que c'est un bon patron ? -- (D.Obono) Ce n'est pas un patron, c'est un stratège, un ... visionnaire. -- À part «il est le meilleur, il est plus fort» ? -- (A.Corbière) Ben il est le plus beau, le plus grand, il y a un côté poète dans le... le mélenchonisme politique.
Il y a un homme qui aime les mots, qui aiment les formules. L'existence même de ce groupe est une victoire. Et puis c'est un bon groupe et je crois que Jean-Luc, ce qui l'a marqué, c'est la qualité de nos députés les plus jeunes, qui se sont fait remarquer... (A.Quatennens) Vous n'aurez pas notre blanc-seing pour pouvoir jouer les apprentis sorciers avec le code du travail. (AC) 5 euros c'est une somme.
J'ai fait des courses ce matin, Monsieur le 1er ministre. Elles sont là. Et voilà ce que vous supprimez tous les mois pour les plus démunis.
Le Président Mélenchon vous le montre. -- Mais ce groupe des Insoumis, comment ça marche ? (Fr3) François Ruffin, c'est un insoumis un petit peu à part non? (JLM) Chacun d'entre eux l'est, vous savez, c'est une forte personnalité. (Fr3) Et lui plus particulièrement... non ?
On a l'impression qu'il veut prendre ses distances. (JLM) Non, ils ont chacun une personnalité. Moi, mon travail a été dès le début de les faire bénéficier de mon expérience parce que ça n'a pas traîné, hein ?
On était élu, pof... (Fr3) Et François Ruffin il vous écoute?
Ben, euh... c'est surtout moi qui les écoute parce que le rôle du président, ce n'est pas de manier à la baguette, c'est de faire en sorte que tous les talents s'expriment.
Moi j'ai plus rien à prouver... (Fr3) Alors Nathalie... (JLM) ...donc on a décidé au début, on a dit, il y aura pas entre nous les querelles de personnes qui a dans tous les autres groupes, donc nous, on va chasser en meute.
Et je crois qu'on y est arrivé. (Fr3) Nathalie. (NM) Est ce que justement le mouvement de la France insoumise va être appelé à évoluer dans les prochains mois et, comme le disait une de vos militantes dans le sujet, devenir un parti politique pour pouvoir par exemple préparer les futures échéances électorales ? (JLM) Non.
En aucun cas. Nous ne serons pas un parti politique, nous essayons de faire quelque chose d'absolument neuf. Je m'empresse de dire que je ne dénonce pas les partis, ils ont leur dignité, leur légitimité et leur valeur constitutionnelle.
Mais un mouvement, c'est autre chose. C'est un label commun qui fédère les gens par l'action. Ce qui nous réunit c'est ce que nous faisons, pas les textes qu'on vote, les virgules sur lesquels on s'engueule pendant des heures, le bureau politique dont le numéro 12 est en querelle avec le numéro 11.
Voilà donc...
ça va être un mouvement. (NM) Donc ça veut dire qu'on peut être au parti socialiste comme la dame dans le reportage et être à la France Insoumise. (JLM) On va tous... on va tous changer notre culture.
Moi j'ai changé la mienne. Dites j'ai pas fait ça toute ma vie, hein ! (Fr3) On peut être au PS et à la France insoumise ? (JLM) Ah ben, les gens font comme ils veulent.
Le tout c'est que on travaille tous ensemble, c'est ça qui compte. Moi je m'occupe pas de savoir ce que font... je ne veux pas reproduire les mécanismes internes des partis.
Donc, les gens, du moment qui luttent, qu'ils sont dans l'action...
Attendez, je vais vous dire une chose importante. Pas seulement l'action politique au sens traditionnel. Je veux que... je demande à mes amis d'être en première ligne dans les formes d'auto-organisation populaires, parce que là où l'État s'effondre, il faut qu'on soit là.
Regardez, hier, il y a une môme qui s'est fait à moitié manger la figure par des rats, parce que elle vit à côté d'un tas de poubelles à Roubaix. Eh bien moi, je dis à mes amis : d'accord, on va faire des dénonciations et des pétitions, faut le faire. Mais vous autres, vous irez ce jour-là, ramasser les poubelles, changer la vie par vous-mêmes, parce que si nous attendons, nous serons abandonnés. (Fr3) Nathalie a d'autres questions. (NM) Sauf que vous avez eu 7 millions de voix, quand même, en avril dernier, on pensait que vous pouviez avoir l'ambition d'avoir le premier parti de France, c'est pas le cas. (JLM) Ben c'est le cas.
Nous sommes le 1er mouvement politique de France. Ça, ça fait pas l'ombre d'un doute. Puisque sept millions d'électeurs ont réglé le problème du leadership en quelques sortes.
Nous n'avons pas besoin de se disputer pour savoir qui est le président. C'est réglé. Et on n'a pas besoin de se disputer pour le programme, on en a un.
On a 40 livrets et là nous allons avoir... 40 livrets thématiques, vous voyez, de programme... nous allons avoir notre convention nationale qui va se tenir fin novembre.
Fin novembre, nous aurons tout réorganisé et nous passerons à l'étape suivante. (NM) Et justement... (JLM) Donc, vous voyez, ça, ça fait pas de doute. (NM) Vous apparaissez aujourd'hui comme le premier opposant... (JLM) On m'a dit, oui. (NM)...
à Emmanuel Macron, qu'est ce qui vous manque pour devenir son premier concurrent ? (JLM) Ben c'est fait ! S'il y avait une élection aujourd'hui, peut-être que j'aurais une sérieuse chance de la gagner puisque je suis prêt.
Le programme est là, les équipes sont là, le mouvement politique est là. Vous voyez la différence quand vous êtes dans l'Assemblée. Je ne veux pas dire du mal de mes collègues de la République en marche, mais on voit bien que les 17 de la France Insoumise, même quand ils sont très jeunes, comme c'est le cas de Adrien Quatenens ou Ugo Bernalicis ou Mathilde Panot, qui ont 27 et 28 ans, même si ils sont très jeunes, ce sont des gens qui ont un engagement profond, ils savent faire. (NM) Mais vous êtes quand même assez seul, parce que vous serez la semaine prochaine à l'île de la Réunion, donc vous ne serez pas à la fête de l'Huma, mais on voit que, y compris dans l'hémicycle, ça se passe pas toujours très bien avec vos collègues communistes...
Est ce qu'on peut dire... ? (JLM) Pas du tout Madame.
Permettez-moi de vous arrêtez. Ça se passe très bien avec mes collègues communistes. Au début, ils ont décidé de faire un groupe séparé.
Fort bien. Nous on voulait en faire qu'un seul. Mais très bien, il y a deux groupes.
Nous avons voté quasiment tout ensemble. Souvent nous donnons et nous appuyons les uns les autres les amendements. mais il y a quand même 2 groupes.
Est-ce que ça veut dire que vous qui n'aurez pas de candidats aux élections sénatoriales, dans deux semaines, alors qu'eux en ont, est ce que vous clairement aujourd'hui, vous appelez par exemple, vos grands électeurs, puisque désormais vous en avez, à voter pour les candidats communistes ? (JLM) Non non, ils feront comme ils le sentent, parce que souvent il est impossible de voter pour les communistes, on est obligé de voter en même temps pour un socialiste, ce que nous ne voulons pas faire. Mais ça, mes amis sauront quoi faire.
Mais entendez-moi bien. Pourquoi on ne va pas aux élections sénatoriales ? Pas parce qu'on est contre le sénat, on est... bien sur... (NM) Vous avez été sénateur longtemps. (JLM) J'ai été sénateur mais ce n'est pas le sujet.
On est dans toutes les institutions où il y a des élus. Mais là, pour pouvoir avoir un élu, c'est pas un suffrage universel direct. Il faudrait faire des accords et de la tambouille avec le Parti socialiste, les Verts et que sais-je encore.
Nous ne voulons pas. Donc, eh bien, ceux qui peuvent il y vont, qu'ils se débrouillent, apparemment ils n'ont pas besoin de nous, puisque personne ne nous a proposé quoi que ce soit. Donc vous voyez, la ligne restera pas de tambouille.
Indépendance. Autonomie. Mais ça se passe bien, la preuve, monsieur Hamon a décidé d'appeler à notre...
à la marche du 23. Donc tout va bien ! (NM) Dernière question.
Vous critiquez la mauvaise rentrée d'Emmanuel Macron. Vous en aviez fait des tracts. Y a-t-il en ce début de quinquennat une mesure qui trouve grâce à vos yeux ?
Je...
Honnêtement, je ne me suis pas posé la question, ce n'est pas mon rôle. Il y a 311 députés la République en marche pour acclamer en cadence le chef de l'État, donc il n'y a pas besoin d'un de plus. Moi, mon rôle d'opposant, c'est de montrer la cohérence qu'il y a entre l'incurie et le désordre qui gagnent dans le pays.
Le libéralisme, alors surtout quand il se conjugue aux cyclones, alors c'est dévastateur. Donc aujourd'hui vous avez cent cinquante mille emplois aidés supprimés. Même si on idéalise pas les emplois aidés -- parce que, quand même, c'était pas non plus le paradis, cette affaire -- mais c'est le plus grand plan de licenciement de l'histoire de France.
Cent cinquante mille personnes, ça veut dire que vous avez des dizaines d'associations, d'écoles où ça ne peut plus fonctionner normalement. Donc, voila, mon devoir c'est de dire : tout ça a une raison, c'est pas une erreur. C'est la ligne libérale et européenne de monsieur Macron. (Fr3) Merci Nathalie et, à propos de rentrée, je vais embrayer sur vous, c'est Marine Le Pen qui faisait sa rentrée hier, et elle s'est attaquée à Emmanuel Macron et à vous. (MLP) Les insoumis ne sont pas une opposition.
C'est un groupe d'agités. L'extrême gauche, dominée par les islamo-trotskistes de la France Insoumise. ...
Un salmigondis de contestataires qui puisent leur inspiration dans les pires dictatures cubaine hier, et maintenant vénézuélienne. (Fr3) Voilà. Alors quand vous avez entendu ça, qu'est ce que vous avez pensé ? (JLM) Ça m'a fait éclater de rire, écoutez, c'est trop drôle.
Le reste, on connaît, elle fait le même discours depuis deux ans. Vous la prenez à l'endroit à l'envers, le texte est le même, donc elle aurait pu raconter ça il y a six mois. Elle a aucune perspective, elle a servi de passe-plat à monsieur Macron, parce que ça a été préparé pendant des mois de dire : elle va être la 1ère. (Fr3) Oui mais elle s'en défend... (JLM) Oui oui, elle a le droit.
C'est à moi que vous posez la question ? Je suis pas journaliste, moi, je vous donne mon avis. (Fr3) J'explique. (LM) Oui oui, vous expliquez d'accord...
Mais bon là... c'est le... le passe-plat de service, alors je pense que toute une sorte de gens vont dire : Ah Mélenchon, on n'en peut plus, donc on va mettre un petit peu de Le pen sur le...
Bon voilà. Après c'est une bordée d'injures. Franchement, nous, ça nous a tous fait rire.
On dirait le capitaine Haddock, vous savez là quand il crie bachibouzouk, tout ça, alors, voilà c'est madame Le pen. Tout ça ne mène nulle part sinon qu'à finir de l'épuiser. Non je dis aux gens de réfléchir sérieusement, à ceux qui votaient pour elle ou qui la suivaient, parce qu'ils pensaient que c'était aller contre le système, je leur dit : écoutez, vous avez perdu votre temps.
Si vous êtes très fâchés, ne devenez pas fachos, venez avec moi et réfléchissez à ce que moi je propose. Je vous propose de vous comporter comme des êtres humains, solidaires des autres êtres humains, avec une politique qui ferait de la France, la grande nation qui marche devant. (Fr3) Nouveau, nouveau pouvoir, nouveau régime.
Le témoin de la semaine, on va l'entendre, c'est un restaurateur de St-Jean-de-Luz. Pour lui la fin du RSI qui a été annoncé cette semaine par le premier ministre est une bonne chose. (témoin) Aujourd'hui le gros défaut du RSI, c'est qu'on cotise très peu pour la retraite, on n'a pas du tout la même protection sociale qu'un employé, et donc, en fait, c'est surtout pour ça qu'on râle.
Parce que bon derrière, il y a le côté finances, mais il y a le côté protection aussi. Je crois que si on revient à un régime à peu près normal, on payera peut-être un peu plus, mais au moins, on aurait une protection digne de ce nom. Ce qui veut dire, ben, une vraie retraite comme tout le monde, et puis une protection qui va avec, parce qu'aujourd'hui on est... on n'a rien, on n'a rien du tout quoi.
Moi personnellement, je suis... je suis jeune papa depuis quatre mois, j'ai eu zéro jour de congé paternité et j'ai le droit à juste... il faut que je fasse une lettre au RSI et on m'accorde une enveloppe de 500 euros de remise sur mon prochain trimestre à payer.
Personnellement je trouve que c'est une blague. (Fr3) Bon il garde le sourire. La fin du RSI c'est une bonne idée? (JLM) Eh bien c'est une d'autant plus bonne idée qu'elle était dans mon programme présidentiel donc... (Fr3) Donc, voilà.
Emmanuel Macron a fait quelque chose de bien là. (JLM) Ah, ça y est vous avez trouvé...
Non mais franchement Letellier, écoutez-moi pour les gens qui nous écoutent. Quel intérêt ça peut avoir de vouloir à tout prix mélanger tout le monde. (Fr3) C'est bien, c'est bien (JLM) Moi je suis l'opposant (Fr3) C'est une bonne idée (JLM) Oh mais attendez, c'est une bonne idée, c'était dans mon programme.
Pourquoi je vais dire maintenant le contraire ? Alors attendez, non mais, non non non, c'est pas ça le sujet, c'est pas ça le sujet. Le sujet c'est pourquoi a-t-on inventé une bêtise comme le RSI ?
Pourquoi les grands patrons refusent de cotiser à l'assurance sociale des petits patrons ? Ça c'est le sujet. Et maintenant, quand on va... on va les rapatrier tous dans la sécurité sociale générale, c'est la victoire...
Écoutez-moi, c'est la victoire de ceux qui ont créé la sécurité sociale parce qu'au début, on voulait que tout le monde y soit, mais certaines corporations n'ont pas voulu y être parce ce que c'était les rouges qui l'avaient organisée. (Fr3) D'accord. Mais il va y avoir un problème, parce que s'il y a cette assurance chômage universelle par exemple, que veux faire Emmanuel Macron, c'est qui va payer ? (JLM) Bien sûr... (Fr3) Qui va payer ? (JLM) Eh bien forcément... (Fr3) Qui doit payer ? (JLM) Et ben tout le monde, par conséquent le grand patronat parce que, encore une fois monsieur Letellier, avant de vous demandez si je dis la même chose que monsieur Macron et/ou Macron que moi, si on a deux yeux tous les deux, étudions le fond des problèmes.
Le système d'assurance sociale des petits patrons est parti dans le mur parce que les grands patrons ont décidé de ne plus cotiser à ce système. Sinon, ils ont largement de quoi se payer une assurance sociale entre eux. Vous savez quel est le niveau des dividendes redistribués chaque année ?
C'est le record d'Europe, donc ils peuvent se le payer. Les grands patrons se sont débarrassés des petits patrons et les petits patrons se sont tournés vers qui ? Les salariés et la classe ouvrière... (Fr3) Donc, c'est comme ça que on financera l'assurance chômage par exemple des indépendants ? (JLM) Il va falloir remonter le niveau des cotisations et comme je ne souhaite pas qu'on étrangle les petits patrons et les petits restaurateurs, les petits artisans, je souhaite que ce soit le grand patronat qui voit sa taxe augmenter. (Fr3) Parmi les autres réformes toujours à propos de couverture sociale et autres, la réforme des retraites des cheminots.
Puisque le président de la République a dit : moi je veux revoir ça, il veut ouvrir ce chantier. Est-ce que vous, vous défendez les cheminots? (JLM) Ben, évidemment. (Fr3) Est-ce que c'est défendable, par exemple, de dire à quelqu'un qui part à la retraite... (JLM) Vous fatiguez pas Letellier, c'est tous les ans que ça recommence.
À chaque nouveau président de droite ou social libéral, il s'en prend aux cheminots. Arrêtez d'être fasciné par l'instant. Pourquoi font-ils tout ça ?
Parce que au niveau européen, on a décidé de privatiser et libéraliser le rail. Donc toutes les mesures qui vont avec doivent être prises notamment, supprimer les statuts spéciaux des cheminots. Mais les statuts spéciaux des cheminots, ils sont le résultat de luttes qui ont duré pendant un siècle... (Fr3) Et ils sont encore défendables aujourd'hui ?
Mais bien sûr ! Enfin mais pourquoi voulez- vous toujours le pire pour les gens ? Quand quelqu'un a un petit quelque chose de bien, on lui dit : ah ben ton voisin l'a pas, donc on te l'enlève.
Non, donnons aux voisins la même chose. Regardez, sur l'affaire des emplois détachés, c'est là que monsieur Macron ferait bien d'arrêter sa comédie au niveau européen. Il veut réduire la durée d'un emploi détaché.
Et les gens regardent ça et on me dit : ah ben vous voyez il est en train de lutter. Non ! Pendant ce temps-là, les cotisations sociales continueront à être payées dans le pays d'origine.
Pardon monsieur Letellier, c'est gravissime : il y a 300 000 personnes dans ce pays qui payent pas les cotisations sociales qu'ils devraient payer. (Fr3) La fraude à l'Urssaf... (JLM) 10% des français...
Non, c'est pas de la fraude à l'Urssaf, c'est de la fraude européenne, organisée par l'Europe, voulue par l'Europe et approuvée par monsieur Macron. (Fr3) On va terminer sur l'instantané, vous savez, c'est l'image qu'on demande à chacun de nos invités. Vous nous avez envoyé une photo et vous nous dites ce que c'est. (JLM) Regardez bien les gens, c'est un tas de pierres, mais ce tas de pierres date du 5e siècle avant notre ère, c'est-à-dire au moment où la philosophie a éclaté en Grèce.
Ce tas de pierres, comme on dit, il est à Marseille. C'est une carrière où l'on faisait des colonnes, des sarcophages. Ça s'appelle, c'est la carrière de la Corderie et il y a, en ce moment, une polémique pour la protéger d'une construction qu'on veut faire dessus.
Voilà. C'est un très grand groupe qui veut faire la construction dont il a des moyens puissants, et moi j'espère qu'elle n'ait pas lieu et que le site -- une partie a été classée, mais il faut classer tout le site -- puisse être rendu accessible aux Marseillais, qui ont la chance d'avoir une ville qui a 2600 ans, M. Lettelier, 2600 ans !
Quand vous et moi on aura 2600 ans... (Fr3) Merci Jean-Luc Mélenchon... (JLM) J'espère qu'on nous protégera. (Fr3) Peut-être, peut-être pour l'instant on sera peut-être pas monuments historiques.
Merci d'avoir accepté notre invitation dans dimanche en politique. Vous avez une chance d'être un monument historique...
On ne sait jamais...
Jean-Luc Mélenchon