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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 25 juillet 2023 19 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Panique en Macronie : la révolte des policiers gagne toute la France

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 60 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « il a dit que deux façons générale il estimait que un policier n'avait pas à être mis en prison et quel que soit avant avant son jugement et quel que soit les les faits qu'il avait pu commettre »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « ce sont des propos qui sont absolument quoi que l'on puisse penser par ailleurs des faits et je vais revenir dans un instant mais ce sont des faits qui sont ces déclarations sont absolument inacceptables »
  • 4:04Invité politiqueFait
    « ce n'est pas parce que quelqu'un est placé en détentions provisoires qu'il est condamné je rappelle que quelqu'un qui est fait l'objet d'une information judiciaire et réputée innocent tant que ça culpabilité n'a pas été prouvé »
  • 11:40Invité politiqueFait
    « la retraite à 64 ans a quand même été adoptée sans qu'il y ait jamais l'article en question n'est jamais été débattu même une seule fois à l'Assemblée nationale »

Temps de parole

  • François Asselineau99 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
François Asselineau

[Musique] et bien bonjour à toutes et à tous Je suis actuellement en vacances pour quelques jours en Bretagne d'où le caractère un peu inhabituel de cette vidéo je n'avais pas prévu d'intervenir mais je crois qu'il est important que je donne un peu mon sentiment sur ce qui est en train de se passer en ce moment avec les questions de police et de sécurité il y a eu deux hauts fonctionnaires qui ont tenu des propos assez extrava extravagants je veux parler du directeur général de la police nationale me ferait Monsieur Frédéric Vaud et qui a dit très exactement au sujet d'un policier incarcéré à Marseille il a dit que deux façons générale il estimait que un policier n'avait pas à être mis en prison et quel que soit avant avant son jugement et quel que soit les les faits qu'il avait pu commettre et les erreurs ou les délits ou les crimes qu'il avait pu commettre pendant son ex son activité professionnelle et ce propos a été ensuite repris par le préfet de police de Paris Monsieur Laurent Nunez ancien ministre qui a dit en substance la même chose alors c'est grave parce que ce sont des propos qui sont absolument quoi que l'on puisse penser par ailleurs des faits et je vais revenir dans un instant mais ce sont des faits qui sont ces déclarations sont absolument inacceptables puisque elle bafoue deux principes absolument fondamentaux de la République le premier c'est le principe de la séparation des pouvoirs donc des policiers aussi ou gradés souhaitent-ils non pas à discuter des décisions de justice ça c'est un point absolument crucial et le deuxième point c'est que les propos qui ont été tenus Bafou le principe fondamental de l'égalité sur les citoyens un policier c'est un citoyen comme un autre et il peut être placé en détention provisoire alors le scandale il est d'autant plus grand que Monsieur Frédéric vous les propos de Monsieur Frédéric rivaux ont été soutenus de façon implicite par le ministre de l'Intérieur monsieur Darmanin qui a dit qu'il avait pleine confiance dans le directeur général de la police nationale alors ces propos ne sont pas seulement scandaleux parce que il heurte les grands principes généraux de la République la séparation des pouvoirs et l'égalité des sites web mais parce que tout simplement ils sont contraires à la loi je rappelle que les la détention provisoire et fixée par les articles 137 à 150 du code de procédure pénale et il prévoit 7 cas pour lesquels on peut maintenir quelqu'un en détention provisoires le premier cas c'est en cas de pour simplement conserver les preuves être certain que des preuves ne font pas disparaître le deuxième cas c'est pour empêcher la personne qui a été appréhendée de faire pression sur les témoins qui ont pu être qui ont pu assister aux événements le troisième c'est pour l'empêcher de faire une pression sur les sur leur famille le quatrième point c'est sur la concertation éventuelle avec d'autres personnes par exemple des collègues de travail pour modifier à adopter une espèce de narratif différente de celui de la vérité le cinquième point c'est tout ce qui concerne la possibilité de s'enfuir tout simplement du territoire donc pour avoir quelqu'un sous les sous les verrouses qui ne s'ennuyent pas le sixième point c'est pour empêcher de poursuivre éventuellement une activité délicieuse et enfin le septième point qui n'est pas exactement prévu dans les articles que j'ai cité mais qui résulte de la jurisprudence et bien c'est tout simplement le risque de troubles à l'ordre public voilà les raisons qui peuvent pousser un juge à passer quelqu'un en détentions provisoires il faut bien rappeler que ce n'est pas parce que quelqu'un est placé en détentions provisoires qu'il est condamné je rappelle que quelqu'un qui est fait l'objet d'une information judiciaire et réputée innocent tant que ça culpabilité n'a pas été prouvé mais la détention prévu autre sert justement à remédier aux différents points que je viens d'éduquer alors ce qui est tout à fait extravagant dans cette histoire c'est que lorsque Monsieur lorsque Monsieur Frédéric vous le directeur général de la police nationale dit qu'il considère que par principe policiers ne devrait pas ouvrir sa place en prison ne devrait jamais être placé en dénonce son provisoire ça veut dire que tout simplement les 7 points que je viens d'évoquer tombe serait non et non la vue ce qui est quand même tout à fait choppant par exemple on pourrait longuement parler je lui en dire un deux mots ici de la faire Maëlle dans le cadre de la firmière plusieurs éléments des artistes en 37 à 150 du code de procédure pénale ont pu jouer dans la décision du juge de me placer en détention provisoire le policier incriminé par exemple l'empêcher d'organiser éventuellement un narratif avec des collègues des l'un des points qui est prévu mais aussi en utilisant la jurisprudence c'est le risque évidemment et qu'il y avait de troubles à l'ordre public est-ce que l'on imagine qu'après cette affaire qui a défrayé la chronique que le policier se soit retrouvé libre suite été certainement un motif d'embrasement de la situation et qu'il avait déjà pas besoin de cela donc on peut estimer que le juge a eu alors c'est tout à fait choquant parce que là sur la faire marseillaise un juge d'instruction donc sur quatre policiers a décidé d'en placer un en détention provisoire et l'on voit donc le directeur général de la police nationale police de Paris qui interviennent pour considérer que ils sont mieux à même de juger que le juge et donc et de considérer en fait comme je disais tout à l'heure et qu'en fait les policiers ne pourraient jamais être placées des tensions provisoires mais puisque j'en suis à parler de la Fernel il faut aussi que je parle d'un autre scandale qui n'est pas moindre ce sont les réactions qui ont été celles du président de la République en personne et de la première ministre madame borne lorsque l'affaire a été connue dès le premier jour dès les premières heures on a vu monsieur Macron puis madame borne ce scandalisé de cette affaire est désigner le policier comme étant coupable alors ça c'est un autre scandale puisque là aussi c'est ils se sont ils ont empiété ce domaine de la justice or les déclarations qui ont été faites par Emmanuel Macron et par Madame more ne sont pas seulement scandaleuses du point de vue de la séparation des pouvoirs mais elles sont également saute au regard de la réalité des faits et de l'instruction qui va avoir lieu parce que et bien parce que le policier et en tout cas son avocat va certainement pouvoir faire valoir des arguments très sérieux en particulier le fait que le policier a pu mettre en oeuvre tout simplement l'article 435-1 alinéa 4 du Code de sécurité intérieure c'est un article qui est extrêmement mal fichu et qui en fait fait peser la responsabilité toutes ses affaires moins sur le policier qui les a mis en oeuvre que sur le rédacteur même de ce code de sécurité intérieure regardez ce qui écrit ce cet article ce que dit cet article 435-1 sur alinéa 4 il s'agit des des circonstances dans lesquelles un policier peut faire usage de ces armes à feu auparavant c'était extrêmement codifié ça l'est toujours mais dans une rédaction qui est assez floue qui est même très floue et qui peut ouvrir la voie à bien des dérapages comme on l'a constaté regardez ce que dit l'article 40 articles la Linéa cap de l'article 435-1 dans l'exercice de leur fonction et revêtue de leurs uniformes et un signe extérieur et apparent de leur qualité les agents de la police nationale et les militaires de la gendarmerie nationale peuvent outre les camions à l'article L 211-9 faire usage de leurs armes en cas d'absolu nécessité et de manière strictement proportionnelle alinéa 4 lorsqu'ils ne peuvent immobiliser autrement que par l'usage des armes des véhicules embarcations ou autres moyens de transport dont les conducteurs n'obtent pas à l'ordre d'arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpétrer dans leur fuite des atteintes à leur vie ou alors intégrité physique ou à celle Rui alors autrement dit le l'avocat de du policier incriminé dans la ferme à elle aura certainement matière dans la formulation de l'article dont je viens de parler pour essayer de trouver des circonstances qui expliquent le geste malheureux et criminel du policier en question donc ce qu'il faut bien comprendre ça sera justement tout le travail de l'enquête judiciaire puis ensuite des juges de déterminer si en effet le policier a outre-passé le cadre réglementaire qui lui était fixé ou si au contraire il a tout simplement appliqué l'article 435-1 alinéa 4 du Code de la sécurité intérieure et à ce moment-là il faut reconnaître en tout cas c'est ma position c'est que il va falloir réécrire cet article 435-1 puisque il ouvre la possibilité d'ouvrir le feu si j'ose dire ou policiers d'une façon tout à fait excessive il faudrait en revenir à ce qui existait auparavant et peut-être garder de la nouvelle formulation de l'article 4 niveaux le dernier alinéa qui concerne en fait la vie et le terrorisme et les crimes les crimes de masse ou là on peut considérer qu'en effet il faut autoriser les policiers à ouvrir le feu mais encore une fois c'est un argument qui est tout à fait qui va certainement être évoqué par le par l'avocat pour défendre son client alors c'est au total et en résumé on est face à deux scandales d'une part le scandale de du directeur général de la police nationale et du privé de police de Paris qui considère que un policier épargne définition ne pourrait pas être mis en détention me préventive et bien d'autres scandale qui est peut-être encore pire qui est celui créé par le Président de la République et Premier ministre qui considère que à partir du moment où il y a un événement qui suscite l'émotion médiatique et bien forcément le policier est criminel et à tort dans les deux cas on a une violation du principe sacre au sein de la séparation des pouvoirs et on a également le sentiment d'un État qui est complètement à dérive et c'est ça le dernier point sur lequel je voudrais insister haut du compte au bout du compte les déclarations insensées du directeur général de la police nationale et du préfet de police de Paris résulte tout simplement d'un régime d'un État qui en fait donne l'impression de perdre pieds même aux abois on voit bien que les déclarations de Macron et Madame borne témoignent d'un exécutif qui n'est pas du tout à la hauteur de la tâche Macron n'a toujours pas compris ce que c'est qu'être un président de la République quelqu'un qui doit être au-dessus de la mêlée quelqu'un qui doit faire régner le droit Macron a passé son temps à parler de l'État de droit de l'État de droit mais il ne cesse que de le piétiner il a piétiné les institutions on l'a vu au moment de la loi sur les retraites par exemple avec le refus de je rappelle que la retraite à 64 ans a quand même été adoptée sans qu'il y ait jamais l'article en question n'est jamais été débattu même une seule fois à l'Assemblée nationale c'est inimaginable dans n'importe quel démocratie du monde je rappelle aussi que Macron a une lecture très particulière de la Constitution il a mis au pas le Conseil d'État le Conseil constitutionnel il brille des libertés publiques etc donc le problème qu'il y a avec le régime Macron et bien c'est qu'il y a une augmentation constante de la révolte des Français il y a faut-il rappeler les gilets jaunes faut-il rappeler l'affaire de du confinement de la covid faut-il rappeler la les lois la loi sur les retraites et à chaque fois Macron a utilisé les forces de l'homme pour en fait maintenir et préserver son régime et ce qu'il faut combien comprendre c'est que ces dérives dictatoriales remontent avant Macron on peut considérer que ça remonte déjà des Sarkozy Sarkozy qui avait déjà lancé comme idée le fait de ne pas remplacer un policier sur deux et qui avait utilisé déjà les forces de l'homme comme maintien d'un ordre politique non démocratique je pense par exemple aux manifestations sur la loi el khomri il faut donc comprendre c'est que on arrive certainement au bout d'un cycle ainsi que qui se traduit d'une façon dramatique et en termes politiques et en matière de sécurité c'est que en fait on ne peut pas passer son temps à taper sur des forces de l'ordre qui sont celles qui vous protègent il faut bien entendu faire respecter la loi ne pas hésiter à poursuivre des policiers défaillants mais la grande majorité des policiers sont quand même tout à fait des gens qui surveillent et qui respectent les principes républicains et qui obéissent à leur hiérarchie voilà simplement ce qui se passe actuellement les défis tout imagination en fait on demande aux policiers des choses qui sont extravagantes ils sont exténués j'ai rappelé tout ce qui s'est passé en termes de maintien de l'ordre y compris d'ailleurs des violations évidentes des droits de l'homme avec des personnes mutilées ce qu'a demande et ce qu'a exigé Macron définitif pour sauver son régime et on peut pas faire ça et en même temps passer son temps d'une part à sous-payer les agents je vous rappelle qu'il y a par exemple une augmentation simplement de en gros 20 euros qui a été accordé royalement je crois au premier jour au 1er juillet ou policiers c'est 1,1% quand l'inflation est de 6%, donc d'une part les policiers sont mal payés mais en plus de ça ils sont largement méprisés ou brocardé on a quand même vu cette chose absolument incroyable de Monsieur Darmanin le ministre de l'Intérieur les si on tombe finalement les policiers c'était quand même des gens un peu Bennet qui était inculte enfin c'était incroyable comme si lui d'ailleurs Darmanin avait fait des études tellement extraordinaires qui pouvaient prendre la pose du prix Nobel faut pas exagérer non plus donc au lieu de défendre l'institution policière au lieu de rémunérer convenablement les policiers on leur demande toujours plus et au risque justement d'avoir des dérapages dans la terrible affaire Naël on n'a pas suffisamment souligné le fait que le policier en question était son neuvième jour continuel de maintien de l'ordre neuvième jour continue même de maintien de l'ordi il faut se mettre un petit peu aussi au niveau du terrain moi j'ai eu l'occasion notamment lorsque j'étais stagiaire de l'ENA à la préfecture des Alpes j'avais participé à des brigades de surveillance nocturne de la voie publique en pleine nuit donc dans le cadre de mon stage j'étais tout à fait intéressant et formateur mais il faut bien comprendre ce que c'est que la vie d'un policier sur le terrain je connais un policier mais membre de l'UPR qui me racontait que lorsque parfois il arrête des malfrats et délinquants il tombe sur des jeunes qui leur disent qui se moque d'eux en leur disant qu'il gagnait qu'il gagne en faisant du trafic de drogue qui gagne en trois jours ce que un policier gagne en un mois c'est comme ça et en plus de ça lorsque le délinquant est arrêté déférer et bien au juge d'instruction et bien il est relâché dans la minute ou disons dans la demi-heure et ceci donne un sentiment de deux poids de mesure qui est insupportable pour les policiers au moment même où actuellement il y a une se répand comme une espèce de grève perlée dans de très nombreux commissariats de police aussi bien en région pacaque désormais en Île-de-France ce qui inquiète énormément les autorités d'où d'ailleurs les déclarations de lunettes et de Frédéric Vaud et bien au même moment on apprenait aujourd'hui 24 juillet 2023 qu'un petit garçon a été victime d'un déséquilibré je crois que c'est dans les routes simples il a reçu des coups de marteau et ben le délinquant a été finalement est sorti de du commissariat ou de du juge de j'ai le juge comme ça sans être mis en détention provisoire ça se double ce double jeu se double discours ce deux poids de mesure est insupportable à de nombreux policiers voilà ce que je voulais dire pour réagir rapidement aux événements actuellement en cours qui sont des événements qui sont potentiellement très graves parce que ça peut s'embraser le Macron son gouvernement le ministre de l'Intérieur le ministre de la Justice ferait bien de faire extrêmement attention à ce qui est en train de se passer c'est dans tout cas mon sentiment il faut faire revenir à la raison tout ça c'est à dire qu'il faut il y a toute une série de réformes à opérer réévaluer le salaire des policiers ne réécrire complètement et modifier le code de la sécurité intérieure pour limiter bien plus drastiquement l'usage des armes à feu ne pas hésiter à mettre des policiers en détention provisoires si le juge le juge nécessaire mais a contrario s'abstenir quand on est dans l'exécutif de faire quelques déclarations que ce soit sur des événements en cours en ne tenant il ne s'agit de défendre bec et ongles les policiers les accablé il s'agit simplement de faire respecter la loi comment toute chose et puis au-delà de tout ça il faut évidemment l'autorité de l'État on ne pourra pas rétablir l'autorité de l'État en France que ce soit vis-à-vis des policiers ou que ce soit vis-à-vis des banlieues et vis-à-vis justement des jeunes délinquants ou des moins jeunes mais enfin on ne pourra pas rétablir de cette autorité de l'État si on ne fait pas une réforme en profondeur d'une France qui ne s'appartient plus les les Français y compris dans les quartiers retrouveront le sens de l'État la nécessité d'obéir à la loi commune ou bien commun la République lorsqu'ils ont le sentiment qu'ils sont dirigés par un chef d'État qui veut le bien des Français qui défend l'intérêt de la France et les Français et non pas l'intérêt de de tel ou tel responsable du World économique forum de Klaus Fab ou de l'oligarchie les Français retrouveront confiance dans l'état lorsqu'ils auront le sentiment également que ils sont dirigés par des gens qui sont honnêtes et non pas par une oligarchie de passe-droit puisque rien n'est pire vu les quartiers que de constater des que les dirigeants sont parmi les premiers à commettre des délits qui ne sont jamais sanctionnés voilà j'aurai l'occasion de revenir sur toutes ces affaires prochainement mais je voulais tout de suite insister sur ces différents aspects qui me paraissent cruciaux vivent la République vive la France et bonnes vacances à ceux qui comme moi bénéficient de quelques jours de congés

19:18
Non speech

[Musique]