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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 février 2026 23 min

Vincent Jeanbrun : « LFI doit faire le ménage dans ses rangs pour participer au débat public »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Vincentrin. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Ministre de la ville du logement, vous êtes là parce qu'aujourd'hui comme tous les mardis, on se consacre aux enjeux des municipales et le logement fait évidemment partie des enjeux majeurs.

On avait envie de vous entendre sur ce sujet. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche.

Bonjour Christel. Bonjour Rian. Bonjour Vincent Jean-Brin.

Bonjour Vincent Jean-Brin. On va évidemment parler de la question du logement mais d'abord un mot sur l'actualité et le jeune militant nationaliste Quentin Duran qui a donc été mortellement agressé en marge d'une conférence de l'eurodéputé LF Irim Hassan. C'était jeudi soir à Lyon.

Est-ce que vous redoutez que cet acte ouvre un cycle de violence politique ? Oui, je le redoute. Ça a déjà commencé des permanences taguées cette nuit de députés LFI et de toute façon, on voit un climat politique qui est extrêmement tendu.

Dans mon département, le Val de Marne, j'ai vu des têtes de liste au municipal d'ors et déjà agressé y compris à leur domicile. Et on le voit bien qu'il y a une tension dans le débat politique qui est énorme avec finalement non plus une confrontation sur le fond des idées mais bien sur la détestation des personnes. Tout ça n'est pas nouveau et je pense que malheureusement la France insoumise joue un rôle très important dans cette libération de la parole violente qui finit par être une libération voir une sorte de caution de la violence.

D'ailleurs, on constate qu'ils n'ont pas condamné fermement les violences. Ils expliquent qu'il n'auraient rien à voir avec la jeune garde après les avoir défendu il y a encore quelques jours. Il explique qu'il n'a rien à voir avec ses violences mais jamais il ne les condamne.

Et je dois vous dire qu'à titre personnel, ça me rappelle avec beaucoup de tristesse les émeutes de 2023 où Jean-Luc Mélenchon s'amusait sur ses tweets à ne jamais condamner la violence et simplement dire bah quit à brûlé un truc, éviter de brûler les écoles quand même. Donc en fait il faisait la liste de ce qu'on pouvait brûler ou pas brûler et donc au fond il finissait par légitimer ce qui était la violence. Mais ça me surprend pas quand vous avez Manuel Bonpar qui une fois au micro, je crois que c'était Jean-Jacques Bourdin euh finit par lui dire oui oui notre but c'est de en l'air la République.

Voyez déjà le vocabulaire. Quand vous avez monsieur Deelogu qui a été condamné parce qu'il s'est il est en marge d'une manifestation, il a tapé à coup de pied un proviseur dans un lycée et sa conseiller principale d'éducation. Voyez bien que la violence elle est presque intrinsèque.

Et au fond quand on choisit comme nom la France insoumise et bien ça dit long sur l'état d'esprit. Et moi, j'ai envie de leur dire maintenant, il serait peut-être temps de vous soumettre la France insoumise aux règles du droit élémentaire et au respect du débat public. Ça nous changerait.

Mais ils emportent la seule responsabilité. La France insolite. Non, c'est pas le sujet.

Vous avez différentes formations politiques qui sont dans les positions extrêmes et dogmatiques. C'est vrai des deux extrêmes, c'est souvent d'ailleurs pour ça qu'on les appelle extrêmes. Vous avez des groupuscules d'extrême gauche qui envoient jusqu'à leur leur représentant à l'Assemblée nationale, je pense à Raphaël Arnaud.

Mais vous avez évidemment des groupuscules d'extrême droite et il faut bien les regarder comme les deux phases d'une même pièce. Il s'agit pas de dire tout l'un ou tout l'autre, mais en revanche, c'est de se dire qu'est-ce qu'on veut comme démocratie, comme système politique. Et quand vous avez aujourd'hui euh une mouvance comme la France insoumise qui se serait honoré à condamner fermement ces violences, à expliquer que des mouvements comme la jeune garde n'ont pas leur place en République, ils se seraient honorés à faire ça.

Ben aujourd'hui, j'ai l'impression dans leur prise de parole et encore ce matin sur toutes les chaînes de de télé, ils expriment leur solidarité avec la famille mais ne condamnent pas les violences. Ce n'est pas acceptable. et ils ont en leur sein des parlementaires, des élus qui font preuve de violence et qui sont même condamnés pour ça, soit à du surcis, soit à des amendes, mais à un moment donné qu'ils fassent le ménage s'ils veulent participer sereinement au débat public.

Qu'est-ce que vous leur demandez exactement de faire le ménage chez eux, de parler moins fort à l'Assemblée nationale quand vous dites il faut qu'il respecte les règles, qu'est-ce que ça veut dire ? Mais monsieur, parce que eux leur argument est de dire bah on parle fort à l'Assemblée nationale, ça permet de canaliser la colère populaire. Au contraire, je suis pas sûr que on on donne une très bonne image de l'Assemblée nationale quand comme je l'ai vu en tant que député il y a encore très peu de temps, on hurle, on insulte, on invective et on fait même des actions, j'allais dire physiques. puisqueà l'occasion d'une niche du groupe droite républicaine, vous savez ces journées où la la c'est une formation politique qui défend ses idées, ses propositions, la France insoumise est quasiment descendu au pied du perchoir de la présidente, a fait une sorte de sitting en s'asseyant sur les pupitres et on était à deux doigts d'avoir des bousculades et il y avait il y avait une question que les règles soient plus strictes à l'Assemblée nationale par exemple.

Ex bien sûr. Donc ça c'est un appel à Yel Bron Piv par exemple. Et c'est surtout vous avez Jean-Luc Mélenchon euh à qui on peut reconnaître une forme de de culture.

C'est quelqu'un qui est ferru d'histoire, de philosophie et qui prétend élever le débat et pourtant dont les troupes passent leur temps à être violent, agressif dans l'invective. Et à un moment donné, il y a une incohérence donc on a envie de le dire. Vous prétendez soumis mais je pense que en République, il faut se soumettre à des règles de vie commune et c'est important.

Est-ce que vous demandez à la présidente de l'Assemblée nationale de durcir les règles de de débat dans l'émission ? La présidente de l'Assemblée nationale a eu une réaction par exemple tout de suite en suspendant le collaborateur parlementaire de Raphaël Arnaud euh et je la remercie. Elle est également obligée de traiter et c'est normal avec le bureau de l'Assemblée nationale et la composition de ce bureau aujourd'hui n'est pas simple et ce qui fait que quand elle décide d'une sanction, elle doit soumettre au bureau.

Et là qu'est-ce qu'on voit ? Effectivement, la France insoumise présente au bureau en général défend toujours ses propres troupes. C'est toute la difficulté.

Mais je pense qu'il faut qu'on durcisse le règlement pas la majorité au bureau et non certes mais empêche d'aller au bout des sanctions d'une part et deuxièmement il faut que ce parti politique qui prétend faire partie de l'arc républicain de la France insoumise soit en capacité de faire le ménage dans ses propres troupes. Vous savez quand quand ces gens-là disent la police tue quand quand une ancienne députée que j'ai battu dans ma circonscription, Rachel Kéké me regarde droit dans les yeux et me dit "J'aimerais bien que la police tue vos enfants pour vous compreniez ce que ça fait" et bien on se rend compte qu'il y a une violence intrinsèque dans le logiciel même de la France insoumise qui est pour moi une menace extrêmement importante pour la République. Vous-même vous avez été attaqué lorsque vous étiez maire.

Est-ce que vous redoutez que ce climat est des conséquences sur la campagne municipale ? Oui, bien sûr, je vous le disais tout à l'heure. Euh, évidemment, vous avez des candidats, mais d'ailleurs, de toute parts, c'est-à-dire que on voit monter dans cette extrême gauche une espèce de légitimation de la violence où euh vous savez euh Hercila Souet me disait l'autre fois en commission, on dit "Vous êtes une charogne charogne capitaliste, charogne capitaliste.

Elle me elle me met à l'invective immédiatement derrière sur les réseaux sociaux, elle en met des couches et des couches." au fond, c'est envoyé le message à ces soutiens que on est l'adversaire, on est l'ennemi, on est pas digne de respect. Donc bien sûr que j'ai j'ai cette crainte pour les municipales, mais je pense que la crainte, elle doit être pour le coup pour toutes les formations politiques parce que quand on hisstérise à ce point-là le débat, on libère la colère, la haine et je pense que c'est extrêmement dangereux.

Donc je me félicite d'ailleurs que le gouvernement ait fait avancer un certain nombre de textes de loi sur la protection des élus. Et typiquement, je vous citais le cas d'un jeune candidat à Gentil dans le Val de Marne qui qui a subi des menaces très importantes. Le préfet a activé le plan de sécurisation pour qu'il puisse bénéficier d'une protection et d'une sécurité pour essayer de terminer la campagne dans de bonnes conditions parce que encore une fois, on risque déjà gros dans notre vie personnelle de manière générale qu'on fait de la politique mais on n'est pas là pour prendre des risques pour soi-même ou pour sa famille.

Et je pense que il faut apaiser le débat et là pour le coup là tout de suite maintenant la France insoumise a une responsabilité immense. Témoigner de leur solidarité avec la famille de Quentin, c'est bien. Condamner fermement tout acte de violence, c'est mieux.

On va parler de la question du logement, on le disait un sujet de préoccupation majeure des Français. Est-ce que vous vous qualifieriez aujourd'hui le logement de bombe sociale ? Absolument.

Je je l'ai dit quand j'ai été nommé, j'étais moins ministre du logement que ministre de la crise du logement. Euh ce que vivent aujourd'hui euh les familles françaises est extrêmement compliqué. Euh vous avez des Français qui n'arrivent plus à se loger tout courts.

Vous en avez d'autres qui sont logés mais euh dans de mauvaises conditions, soit à cause des enjeux de passoir thermique ou tout simplement de de logement trop petit. Euh vous avez un problème d'adéquation entre l'offre de logement et l'emploi. Bref, on voit que ça ça tend à tous les niveaux.

Ce n'est pas qu'un mal français. toute l'Europe est concernée et d'ailleurs euh on le voit quand le quand on a cette crise sociale en général ça s'exprime aussi dans les urnes par un vote beaucoup plus contestataire. Donc on a un défi démocratique, un défi social à réaliser.

C'est pour ça que je me félicite qu'avec le budget, on a pu adopter des premières mesures qui vont aller dans une logique de plan de relance du logement. Est-ce que des erreurs peuvent expliquer cette situation ? des choix gouvernementaux peut-être pas judicieux comme la suppression du pinel ou de la suspension de ma prime rénov.

Est-ce que ça a aggravé vous diriez la situation aujourd'hui ? Est-ce que ça explique la situation dans laquelle on permettez-moi de focaliser sur l'avenir ? Ce qui est sûr c'est qu'on a hérité.

C'est important de savoir ce qui s'est passé pour en arriver là pour pas reproduire. Vous avez quand même plusieurs choses. Vous avez un enjeu de de financement du logement où effectivement les Français n'avaient plus forcément un intérêt économique à sortir leur argent de la banque pour l'investir dans la pierre.

Et c'est ce qu'on a réussi à faire avec un nouveau dispositif fiscal qui est extrêmement généreux, un des plus généreux qu'on a connu. Et ça va être vraiment une bonne nouvelle. Les Français qui nous regardent peuvent se dire "Ah, ça vaut vraiment le coup maintenant de réinvestir." Donc là, c'est le dispositif que vous proposez qui consiste à défiscaliser une partie de l'investissement qui dans le locatif.

Tout à fait. Maintenant, c'est rentable d'investir dans la pierre parce que c'est important. On dort pas dans un PEA, donc il faut que cet d'argent soit mobilisé.

Vous avez un enjeu aussi sur le zonage. Historiquement, les dispositifs comme celui du Pinel par exemple zoné sur des zones déjà très denses. Là, le dispositif fiscal n'est pas zoné.

Donc, on a une grande liberté. Puis surtout, il s'applique au neuf et à l'ancien. L'ancien qu'on pourrair améliorer évidemment.

Et ça c'est la première chose. Il fallait relancer l'investissement dans le logement. Après vous avez aussi, il faut le dire he ces dernières années, il y a eu le Covid, il y a eu la guerre en Ukraine qui a fait exploser les coûts de construction.

Donc tout ça n'a pas facilité la situation. Mais là, ce qu'on peut dire aujourd'hui aux Français, c'est que on a signé un pacte avec ce qu'on a appelé l'équipe de France du logement avec le premier ministre, avec les promoteurs, les constructeur, les agences immobilières, le logement social, tout l'écosystème du logement. Et avec cette équipe de France du logement, on s'est fixé un objectif, produire 2 millions de logements en plus d'ici 2030, ce qui est considérable et ce qui va, je l'espère profondément, fluidifier le marché et redonner possibilité de parcours résidentiel.

Pourquoi est-ce que vous avez fait le choix euh d'un dispositif qui concerne euh les familles les plus aisées, donc celles qui peuvent investir dans du locatif plutôt que d'aider les prima excédents qui ont du mal à investir dans leur premier logement ? Alors d'abord euh c'est pas tout à fait vrai parce que le prêt à tau zéro qui est un outil extrêmement important pour permettre l'accès aux familles a été soutenu et renforcé. Il y a d'autres dispositifs sans rentrer dans des sujets trop techniques, mais le bail réel et solidaire, vous savez, où on achète l'appartement mais pas le terrain, pas le foncier, ce qui permet de d'accéder la propriété de manière beaucoup plus facile et abordable.

Il y a des dispositifs qui continuent à accompagner les primo accédent et c'est très important, vous avez raison de le dire, mais pour pouvoir acheter un bien en tant que primo accédent, encore faut-il qu'il y ait du logement produit. Or, on constate qu'aujourd'hui quand vous construisez, quand les promoteurs construisent un immeuble, il y a besoin d'avoir un peu de tout à l'intérieur de l'immeuble, du primo accédent qui va se loger lui-même et puis ce qu'on appelle des bailleurs privés, c'est-à-dire des Français comme vous et moi qui vont mettre un peu de leur épargne dans la pierre pour pouvoir avoir un revenu locatif. C'est important parce que peut-être juste un chiffre pour se donner un ordre de grandeur.

Un/4 des familles françaises dorment dans un logement qui est la propriété d'un petit bailleur privé. C'estàdire d'une famille qui a mis en location un appartement et en moyenne ces bailleurs privés ils ont 1,1 logement. C'est qu'on n'est pas sur des professionnels qui auraient des dizaines et des dizaines.

C'est ça qu'on a été cherché avec ce nouveau statut fiscal. Encore une fois, je le dis à vos à vos téléspectateurs, ça vaut le coup désormais d'investir dans la pierre. Non seulement c'est rentable économiquement, mais en plus vous faites euh un vous donnez un soutien important pour les familles françaises qui aujourd'hui du mal à Alors, vous le disiez, c'est un dispositif qui concerne principalement les les logements neufs euh puisqu'il concerne les logements classés A ou B, donc plus compliqué euh d'être classé A ou Bancien.

Est-ce qu'il y avait pas une priorité par exemple écologique à privilégier plutôt la rénovation que la construction de neuf ? Alors, d'abord euh le le statut, il a été beaucoup discuté. Il fait d'ailleurs il a pris sa racine dans un rapport du sénateur DOB et du député Cosson, ce statut du payeur privé, donc ce nouveau avantage fiscal tel qu'il a été pensé.

Et dès le départ, dans leur rapport, ils ont bien considéré qu'il fallait et du neuf et de l'ancien. D'accord. La copie qui sort du 493 fait que l'ancien est un peu moins généreux pour le moment que n le neuf.

Mais dans les prochains textes de loi, on entend avec le premier ministre corriger cela avec un accès plus simple pour l'ancien. Et vous avez raison de le dire sur les notes, l'idée c'est de progresser comme pour ma prime Renove en fait de de lettres sans être dans une logique parce qu'on est dans un débat municipal et les maires se plaignent beaucoup de logements vides notamment dans les centresvilles centr villages qui ont du mal à être rénovés. D'où d'où ma question ?

D'où D'où l'importance d'avoir relancé ma prime Renove qui va permettre d'accompagner la rénovation des logements anciens partout sur le territoire national. C'est très important. Euh avec un autre enjeu et je veux le dire ici dans cette belle maison qui est le Sénat, vous avez la sénatrice Gacker qui a porté un texte de loi pour fluidifier les enjeux environnementaux notamment autour du DPE, le la fameuse note ABCD sur la performance énergétique du bien.

Aujourd'hui, si on ne fait rien, si euh la proposition loi de la sénatrice Gaker n'est pas adoptée rapidement à l'Assemblée, le risque c'est qu'il y ait 700000 logements passeports thermiques qui sortent de la location. Et elle ce qu'elle propose et ce que je soutiens totalement, c'est l'idée de dire on peut continuer à louer avec par contre en contrepartie l'engagement de rénover le bien d'un point de vue énergétique en 3 ou 5 ans en fonction de Toute dernière question très rapide ma prime Renneve vous engagez à ce que ce soit une prime qui soit pérenne désormais parce qu'on a vu les les complications que sa suspension a suscité tout à fait en en mauvais français stop and go qui a qui qui a connu ma prenez et délétaire et effectivement on met tout en œuvre pour que on puisse avoir une prime rénove ouverte, le guichet ouvert toute l'année sans fermeture intempestive. Euh, on le fait parce que on met tout en œuvre mais vous vous y engagez à ce Ah je demandé à l'ensemble de l'administration qui s'en occupe et notamment l'Agence nationale pour l'habitat LAN de tout mettre en œuvre pour que il n'y ait plus de fermeture, ça c'est évident avec un objectif, c'est celui de lutter pleinement contre la fraude et celui effectivement d'accompagner les rénovations d'ampleur et c'est le l'objectif.

Sur les logements sociaux, le Sénat a voté un assouplissement de la loi SRU sur les quotas de logements sociaux. Vous avez soutenu le texte. Est-ce que il va pas conduire à un affaiblissement du logement social et de la mixité sociale comme le disent ces détracteurs ?

D'abord, moi je vais vous rappeler une chose toute bête. Moi, j'ai grandi dans le logement social. Si mes parents, ma famille n'avaient pas bénéficié du logement social, je serais pas devant vous en train de vous parler.

Donc, j'y suis totalement attaché. Euh ce qu'a défendu la présidente Dominique Estroson au Sénat avec ce ce texte qui était proposé également et soutenu par Mathieu d'Arnaud, c'est une l'idée toute bête de d'aider les communes qui ont envie de produire du logement social à pouvoir le faire plus facilement. Je pense notamment au fait de pouvoir compter le logement intermédiaire. vous savez, c'est des loyer un petit peu au-dessus du logement social euh dans l'effort qui est fait par une collectivité qui serait en dessous du fameux taux des 25 % de logements sociaux.

L'idée c'est pas de compter des logements intermédiaires dans un stock global hein. L'objectif c'est toujours d'atteindre les 25 % mais simplement quand une commune fait des efforts et bien ça peut être pris en compte. En gros, c'est dans le flux.

Pardon, c'est un peu technique mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que on n'est pas dans une logique de renoncer à produire du logement social. Il en faut trop de français n'arriveraient pas à se loger sans cela.

Mais simplement, vous avez aujourd'hui une logique dans la loi qui consiste à dire vous avez une première amende si vous n'avez pas atteint le quota et vous avez en plus la possibilité pour l'État de majorer cette amende et parfois jusqu'à 400 % par exemple. Je connais des des cas dans cette situation. Et le risque c'est de dégoûter les municipalités qui font des efforts si quand elles font des efforts, elles sont majorées de la même manière que si elles n'en font pas.

Et moi, j'ai une logique méritocratique qui consiste à dire qu'une commune qui fait des efforts, ça va pas l'exempter de l'am de socle, mais la majoration doit baisser parce que sinon effectivement les maires vous disent que je fasse des efforts ou que j'en fasse pas, je suis prélevé pareil, à un moment donné, je vais arrêter. Donc c'est juste cette logique là d'accompagnement qu'on défend avec la présidente Dominique Estrisson. Un mot là-dessus. concernant le logement social, il y a une idée qui a été émise il y a il y a quelques temps et que vous portez aussi qui serait la fin du logement social à vie.

Où est-ce que vous en êtes de de cette idée ? on en débat, on concerte. Euh mais évidemment l'enjeu pour que les téléspectateurs comprennent bien, c'est de se dire que un peu comme dans le privé euh tous les 3 ans, c'est ce que je propose peut être évidemment plus souple.

Euh il y a un temps de rencontre entre le locateur locataire du parc social, le bailleur social et qu'il puisse y avoir un point d'étape avec pour le locataire la possibilité de de mieux se défendre. Et il y a parfois malheureusement dans notre pays des logements indignes même dans le parc social. euh ce qui doit être absolument corrigé.

Et puis de l'autre côté, un bailleur social qui est capable de dire "Bah, je je gère mon patrimoine donc stop ou encore euh avec l'idée que si la famille se euh paye son loyer et toujours dans les critères du logement social et se comporte bien, il y a pas de raison qu'on renouvelle pas euh le contrat de location. Se comporte bien, qu'est-ce que ça veut dire ? Alors, j'y viens.

Mais d'un autre côté, si vous avez une famille qui a une variation très importante de ses revenus, bah peut-être que ça vaut le coup justement de pas attendre que ce soit trop tard et qu'on dise à la personne mais en fait vous sortez du parc social, vous n'y avez plus le droit. Mais plutôt dire on voit que vos revenus évoluent, vous étiez dans du très social, on va peut-être vous monter dans du social, puis du social, vous avez le social plus et puis vous avez même l'intermédiaire. Bref, accompagner le parcours aussi, c'est une chose.

Vous avez des questions sur effectivement la composition de la famille, hein, suroccupation, sous occupation et puis il y a une un enjeu aussi de comportement parce que euh aujourd'hui le bailleur social, si vraiment il y a des troubles de jouissance avérés, il doit judiciariser. C'est-à-dire que le bailleur doit aller devant le tribunal, ça prend énormément de temps. Mais si j'ai bien compris, vous demandez un casier judiciaire vierge.

Alors, c'est c'est autre chose. Mais je termine juste sur le point de la gestion du patrimoine. Quand vous avez des personnes qui aujourd'hui cassent les pieds à tout le monde, que le bailleur ait la possibilité d'aller voir le locataire et la famille en disant "Vous savez, si ça continue comme ça, le risque c'est que vous ne soyez pas renouvelé.

Donc faites attention, corrigez votre comportement." Et moi je pense que c'est important de donner ce pouvoir là aux bailleurs sociaux qui n'ont pas vocation à mettre dehors les gens par le plaisir he sont ces bailleurs sociaux, ils ont une logique d'accompagnement mais il faut leur redonner la maîtrise. Ça ça me paraît très important.

D'accord. Donc une étude du casier judiciaire et par ailleurs, alors c'est pas mon propos mais par ailleurs de manière générale et indépendamment de ce qu'on vient de se dire sur le contrat à vie ou pas, moi je pense que le logement social c'est un logement d'intérêt général qu'on cotise collectivement pour offrir à ceux qui ne pourraient pas se loger sur le marché privé un logement. Il y a une contrepartie, c'est d'être exemplaire.

Et donc quelqu'un qui est condamné pour narcotrafic, là c'est déjà le cas grâce à la logement narcotraficulé du logement social. Et je voudrais étendre cette réflexion à tous les faits graves, à tous les crimes et dél graves qui font que on ne bénéficie pas du logement social quand on est un criminel ou un délinquant. Voilà, parce que à côté de ça, vous avez des mamans qui dorment dans une voiture élevant parfois un enfant et qui elles attendent ce logement social et qui seraient elles exemplaire.

Et donc il y a juste une logique de priorisation. Quand on est un criminel, on ne bénéficie pas de la solidarité nationale dans le logement social. Deux questions politiques pour terminer.

Vincentrin, vous qui venez des républicains, est-ce que vous approuvez la déclaration de candidature à la présidentielle de Bruno Retaillot ? C'est pas à moi d'approuver ou pas, il a totalement le droit d'être candidat et de défener ses idées. Euh sur la question du moment, pour être tout à fait honnête, je je moi, vous savez, je considère qu'un président de parti, il est là pour rassembler.

Euh et c'était plutôt de bonne augure quand il a lancé ce groupe de travail pour connaître le mode de désignation, primaire, pas primaire, comment ça allait fonctionner. Et comme beaucoup, je pense, j'étais surpris de voir qu'il annoncé sa candidature avant qu'on ait le mode de désignation, ce qui est un peu étonnant. Maintenant, il a évidemment le droit et il parle.

Non mais attendez, chacun sa liberté et on est en démocratie et c'est une bonne chose. En revanche, le vrai sujet c'est que au-delà de de Bruno Rota chacun est en train de se lancer peut-être dans une ambition individuelle. Or, le risque, vu le contexte, c'est que à force d'accumuler des ambitions individuelles, on risque de connaître un échec collectif.

Et moi, ma grande crainte, c'est celle-là. Et je n'ai pas envie au second tour des présidentiels d'être dans mon canapé à regarder les deux extrêmes s'affronter. Donc, il faut une primaire et donc il faut un une candidature unique.

Ça je l'affirme, avec beaucoup de force. Mais c'est encore possible avec la déclaration de candidature de Bronotaillot aujourage et au-delà des républicains à travers ce qu'on avait appelé le bloc central c'estàd au fond la droite et le centre elles ont ces deux ces familles politiques, ses courants historiques des choses à dire des choses à porter mais pour vous ça s'arrête à la droite et au centre ça va pas jusqu'à Sarah Knafo comme le dit Laurenvoquer par exemple madame Knafo elle elle siège avec l'extrême droite allemande au Parlement européen donc c'est compliqué quand même. de l'imaginer dans une même primaire.

Euh donc de toute façon, une primaire si elle devait avoir lieu, mais en tout cas ce ce mode de départage d'une candidature unique, elle doit rassembler des forces qui disent non à l'alliance avec le RN, non à l'alliance avec la LFI de l'autre côté, ça paraît évident, mais donc la droite et le centre. Vous sentenez encore appartenir au LR aujourd'hui ? Moi, j'ai pas changé de valeur.

J'ai toujours défendu. Mais vous êtes vous avez exclu. Vous êtes suspendu, vous êtes exclus ? on est suspendu, on est dans les limbes, on est on est dans un entre deux.

Alors je je dis avec le sourire, je peux comprendre que la famille politique demande au ministres de ne pas engager la famille politique et à ce stade très bien. En revanche, je trouve dommage de de se priver de relation et de dialogue euh avec une famille politique pour laquelle on s'est toujours battu. Merci Vincent Jean-Brin.