« Nous devons être plus exigeants sur l’école » | Édouard Philippe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que vous réussiriez là où Emmanuel Macron a échoué sur la hausse des salaires des enseignants ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pouvez nous donner des exemples concrets de ce que vous demandez aux professeurs en échange de ces augmentations ?
- 2:00OuverteÉludée
Est-ce que ça veut dire par exemple que comme Gabriel Atal vous dites, il faut qu'il y ait un examen, le brevet qui sanctionne et qui empêche, si on ne l'a pas de passer au lycée ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous reconnaissez que le débat posé par le RN autour de l'interdiction du voile dans l'espace public est légitime ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez une forme de balladurisation d'Edouard Philippe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Edouard PhilippeFait
« On va devoir recruter un petit peu moins de professeurs que ceux qu'on avait l'habitude de recruter auparavant. »
- 5:00Edouard PhilippeFait
« Je je j'essaie de m'astreindre à ne jamais commenter les sondages. »
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Édouard Philippe. Bonjour Benjamin du AML. Merci d'être avec nous ce matin sur France Interre.
Au lendemain de la rentrée des classes pour près de 12 millions d'élèves. Je voudrais commencer par vos propositions sur l'éducation, d'abord sur la rémunération des enseignants. Vous voulez augmenter leur salaire de 20 % sur un sur un quinquena et et peut-être sans doute même ceux qui nous écoutent ce matin se disent "On se souvient d'Emmanuel Macron qui en 2022 proposait une hausse de 10 % des salaires objectif qui n'a pas été atteint.
Pourquoi est-ce que vous réussi là où lui a échoué ? Il y aura au cours du au cours des 5 dernières années ou 6 dernières années, il y a eu 600000 élèves scolarisés en moins dans toutes les écoles française. Au cours des 5 années qui viennent, il y en aura près d'un million.
Je suis pas sûr que ce soit une très bonne nouvelle pour le pays, mais c'est un fait. Il va y avoir moins d'élèves, nettement moins d'élèves. Face à ça, on peut et on va devoir recruter un petit peu moins de professeurs que ceux qu'on avait l'habitude de recruter auparavant. pas à du proportion mais un petit peu moins.
Ça ça nous permet de dégager des moyens et de les réaffecter, je le dis tout de suite, à mieux rémunérer les professeur, ce qui permet de tenir, ce qui permet à budget constant euh enfin budget stable euh de rémunérer beaucoup mieux les professeurs et c'est pas euh euh et c'est absolument indispensable. En les augmentant de 20 % en moyenne sur 5 ans, on reviendra à peu près à la moyenne de l'OCDE. Donc on part de loin, malheureusement, on part de loin.
Donc il faut le faire. Il faut le faire au début de carrière pour continuer à attirer les gens qui veulent devenir proférer au milieu de carrière qui est très plat dans l'échelle des rémunération et à la fin. Est-ce que vous savez combien ça coûte et comment est-ce que vous financez cette cette mesure au-delà parce que ça ne suffit pas de compter simplement sur la baisse de la démographie.
Si si ça comp ça suffit exactement financer intégralement cela avec le la baisse d'effectif absolument on peut tout à fait non non non avec le moindre recrutement de professeur et en mettant le paquet sur les petites classes et donc en faisant en sorte que le dédoublement des petites classes qui a commencé dans un certain nombre d'écoles en en R plus et dans un certain nombre de classes soient généralisé. Donc moi, mon objectif c'est de faire en sorte qu'il y ait plus de professeurs devant les très jeunes élèves parce que c'est là qu'il faut mettre le paquet en maternel, souvent le par au pauvre des projets pédagogiques au primaire et une meilleure rémunération des professeurs parce qu'on en a besoin pour continuer à attirer les gens qui veulent être professeurs et pour mieux les payer parce que c'est indispensable. Si si on rentre dans le détail de ces de cette promesse d'augmentation, il y a une forme de flou sur la question des contreparties.
Qu'est-ce que vous demandez au professeurs en échange de ces augmentations ? Est-ce que vous leur demandez d'être plus vigilant sur la question des remplacements ? Est-ce que vous leur demandez de rester plus longtemps dans les établissements ?
On se souvient que c'était parfois des propositions politiques et j'ai le souvenir de Nicolas Sarkozy en 2012 qui venait qui faisait cette proposition. Qu'est-ce que vous leur demandez en plus ? Je leur demande euh deux choses.
La première et je pense que c'est leur propre intérêt, c'est de mettre le paquet sur la formation continue. Il faut que on ait une une meilleure formation des professeurs. Je vais vous dire, c'est pas propre professeur.
Tout le monde a besoin d'une meilleure formation continue, mais c'est indispensable aussi pour les professeurs. Et puis surtout, je leur demande de se saisir, d'investir la réforme que je veux faire, c'est-à-dire celle de l'autonomie des établissements, celle de la liberté donnée aux établissements. Alors, ça veut dire quoi saisir de cette Vous avez commencé cet entretien en parlant d'argent.
Très bien. Mais ce que je propose pour l'éducation, c'est pas simplement d'augmenter les professeurs. C'est une école des savoirs fondamentaux, du mérite, de l'excellence, de l'exigence.
C'est le premier pilier. Il y a beaucoup de mesures qui viennent là-dedans. Et puis une méthode, la liberté dans les établissements.
Moi, je veux que les établissements scolaires puissent définir un projet, que le chef d'établissement scolaire, il puisse avoir les moyens de cette autonomie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand vous êtes chef d'établissement et que vous constatez à travers les évaluations que vous avez un besoin particulier dans telle ou telle matière et ben vous avez les moyens horaires, la dotation horaire globale comme on dit qui vous permet beaucoup plus qu'aujourd'hui d'adapter l'ensemble du fonctionnement de l'école à ce projet et à ce besoin.
Et ça ça exige que les professeurs s'engagent dans le fonctionnement au-delà au-delà de leur propre cours dans le fonctionnement collectif. Certains vous diront Philippe, ça crée des écoles à deux vitesses. L'ess de l'autonomie, c'est formidable quand c'est des établissements qui vont bien.
Quand c'est des établissements qui vont moins bien, ça crée de l'école à de vitesse. Moi, je vous dis le contraire. Je pense qu'on a toujours intérêt à faire confiance à la communauté pédagogique.
On a toujours intérêt à faire confiance à aux chefs d'établissement, aux professeurs réunis, aux parents d'élèves lorsqu'ils s'investissent dans le fonctionnement de l'école. À la mairie, quand on parle d'une école primaire, ensemble, cette communauté éducative, elle va faire les bons choix pour l'école. et et ce que vous me dites ça va créer des très bonnes écoles quelque part et puis et moi d'abord excusez-moi mais l'école à de vitesse, j'ai l'impression qu'elle existe déjà et par ailleurs, ça ça me fait penser aux arguments qu'on entendait il y a 40 ans sur la décentralisation mais si vous donnez la liberté aux collectivités territoriale, il y en a qui vont très bien s'en sortir et puis il y en a qui vont très mal s'en sortir mais faisons confiance à la compétence et à la liberté des professeurs.
Qu'est-ce qu'ils veulent les professeurs ? Ils veulent que leurs enfants réussissent. Il faut leur faire confiance.
Faut pas faire l'école contre eux. Je reprends les mots que vous avez utilisé. Excellence.
élitisme aussi, c'est un mot qu'on retrouve que vous assumez dans votre dans votre discours. Là encore, si on si on est très concret dans les propositions qui en qui en découlent, est-ce que ça veut dire par exemple que comme Gabriel Atal vous dites, il faut qu'il y ait un examen, le brevet qui sanctionne et qui empêche, si on ne l'a pas de de passer au de passer au lycée ? Est-ce que c'est ça une politique d'excellence et d'élitisme dans l'éducation ?
Je pense qu'il faut qu'on soit tous plus exigeants avec ce qu'on attend de l'école. Euh ça veut dire que le but de l'école c'est de faire en sorte que chaque enfant s'améliore. Oui.
C'est la transmission du savoir. Ça exige une forme de sérénité à l'intérieur de l'école. J'y reviendrai.
Donc il il faut que le le le niveau remonte. Il faut que chaque élève quand il décroche soit accompagné et que chaque bon élève chaque bon élève soit accompagné. Je je sais pas, je vais vous dire, je sais pas si ça demande un examen à la fin du CM2 pour savoir si on peut passer au collège.
Je ne sais pas si ça veut dire qu'il faut un examen parce que ce que ne disent jamais jamais ceux qui sont favorables à cet exemple, c'est ce qui se passe pour les autres. Donc bien sûr, il faut être exigeant, bien sûr, il faut être beaucoup plus euh beaucoup plus attentif à ce que personne ne décroche et il faut revenir et je le dis, la priorité c'est les savoirs fondamentaux, c'est le langage, c'est l'écriture, c'est la lecture, c'est les mathématiques et ça passe par euh le le l'essentiel des moyens consacrés à la maternelle et à l'école primaire, par le dédoublement généralisé des classes dès la maternelle et dans toute la primaire, c'est absolument indispensable. Édouard Philippe, puisqu'on parle des générations futures, votre ami et soutien Gérald d'Armanin dimanche a considéré à Tourcoin l'un des problèmes du débat français était que c'était trop souvent un débat de vieux mettant en avant les retraites, la dépendance, la la santé.
Sur la question des retraites, vous restez ambigu puisque vous dites qu'il faut travailler plus longtemps mais on ne sait toujours pas si c'est je reste pas du tout ambigu 65 66. Est-ce que quand on promet un programme massif, quand on dit qu'on a du courage, il faut pas se dérober sur un important ? qu'on va devoir travailler plus longtemps.
Vous voilà et qui d'autre ? Parce que j'entends madame madame Le Pen dit il faut faire travailler les jeunes. Mais dans votre espace politique en français Eddouard Philippe dans votre espace politique on le dit et la question nous allons devoir travailler plus longtemps.
Moi ce que je veux pour l'instant j'aurai l'occasion de dire la totalité de mon plan. Je ne comprends pas pourquoi vous ne voulez pas avancer une sur une question très simple qui est de dire quand on est en bonne santé, quand on est comme vous et moi à un travail qui n'est pas pénible, comment se fait-il qu'on ne sache pas si Édouard Philippe président promet un départ à 65, 66 ou 67 ans ? À ce stade de la campagne, monsieur Diamel, ce que je veux c'est me battre politiquement pour faire entrer dans le débat public l'idée que nous allons tous devoir travailler plus longtemps, pas dans les mêmes conditions parce que nous ne sommes pas tous égaux par rapport au travail parce que nous n'avons pas tous la même capacité de nous organiser par rapport au travail parce que la situation de Benjamin Dumel journaliste à France Interre n'est pas la situation de celui qui conduit un poids lourd vous avez peur de braquer vous avez peur de faire peur en français c'est pour ça que vous Je le fais, je dis je le dis progressivement.
Mon objectif, c'est de dire que un bon système de retraite, c'est un système équilibré. Il y a plein de gens qui ne pensent pas ça. Un bon système de retraite, c'est un système de retraite dans lequel nous allons travailler tous un peu plus longtemps, pas dans les mêmes conditions et nous allons mettre en place un système de capitalisation obligatoire qui produira ses effets dans 20 ou 30 ans.
Donc ça ne sauvera pas tout de suite et j'aurai l'occasion le moment venu de dire très exactement. Mais avant de dire ça, monsieurel, je veux engager une discussion avec les partenaires sociaux parce que je veux voir là où nous allons pouvoir discuter et là où il n'y aura pas de discussion. Édouard Philippe, Patrick Cohen en parlait il y a ces derniers jours, un débat autour de la proposition du Rassemblement national d'interdire le voile dans l'espace public.
Le RN qui propose donc une amende pour les femmes voilées en décembre dernier sur sur LCI. Vous reconnaissiez, je cite "Ne pas être à l'aise vis-à-vis du port du voile." Est-ce que ça veut dire que ce débat posé par le RN, il est légitime ?
Est-ce qu'on peut comprendre que dans une République dans je peux ne pas être à l'aise avec le port du voile, je l'ai dit mais ça ne veut pas dire que je dis qu'il faut l'interdire. Je pense que la proposition du Rassemblement national est inconstitutionnelle, scandaleuse sur le fond. Pourquoi ?
Parce que autant on est absolument fondé à être exigeant sur le respect de la loi. Je dirais même intransigent sur le respect de la loi. Autant on doit être exigeant sur le respect des principes républicains.
Mais dans les principes républicains, il se trouve qu'il y a et depuis très longtemps la liberté religieuse. Donc ceux qui veulent exercer leur liberté religieuse dans le respect de la loi, qui ne sont pas des fonctionnaires ou des agents publics, qui eux sont tenus à une stricte neutralité et c'est tant mieux, et bien ils ont le droit d'exprimer leur conviction religieuse. Voilà.
Et moi, je suis pour le respect de la loi. Je suis pour le principe de laïcité qui est un principe d'absol neutralité de la puissance publique et de liberté religieuse pour les individus et pour les citoyens. Et je ne veux pas entrer dans une confrontation avec mes compatriotes français de confessions musulmanes.
Je pense que cette mesure est dangereuse. Je pense qu'elle est totalement illégitime. Je pense qu'elle est d'ailleurs totalement inapplicable.
Et après avoir écouté monsieur Cohen et après avoir écouté le débat public, je constate que le Rassemblement national au fond n'est pas totalement aligné sur ce sujet et que tout le monde soulligne à juste titre que cette mesure ne ne vole pas, elle est mauvaise, je la combats. Voilà. En quelques mots, Édouard Philippe, vous êtes aujourd'hui le mieux placé dans les sondages, même si vous n'avez pas tué le match face à Gabriel Atal.
Hier, on commémorait la mort d'Edouard Baladur qui était le favori des sondages quelques mois avant de perdre face à Jacques Chirac. Est-ce que vous craignez une forme de baladurisation d'Edouard Philippe ? Je je j'essaie de m'astreindre à ne jamais commenter les sondages.
Est-ce que vous voulez pas, monsieur Diamel, essayez de vous astreindre à cette même règle ? Parce que c'est c'est formidable les sondages. Quand ils sont bons, c'est merveilleux.
Quand ils sont mauvais, on dit qu'ils n'ont aucune importance. Bon, moi ce qui m'intéresse, c'est le débat de fond. On a parlé d'école.
On aurait pu dire des choses encore sur l'école. Comment est-ce qu'on ramène la sérénité à l'école ? L'école, c'est le lieu de transmission du savoir.
Monsieur Dumel, non, attendez, je reviens là-dessus une seconde parce que tous les professeurs qui nous écoutent et tous les parents le savent. C'est le lieu de transmission du savoir. On a besoin de sérénité à l'école.
On a besoin d'émulation. On a besoin d'exigenence. On a besoin de plaisir aussi parce que l'école c'est aussi un lieu de plaisir.
Et on a besoin de sérénité. Comment est-ce qu'on ramène la sérénité pour la transmission du savoir ? Merci beaucoup d'être venu sur France.
Édouard Philippe