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Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 22 octobre 2026 9 minActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Réunion Lecornu-partis politiques : "On est vraiment dans la farce" (Antoine Oberdoff)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Fait
    « on sort de cette réunion encore plus inquiet qu'on y était rentré »
  • 1:26Fait
    « L'histoire se répète toujours deux fois. La première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce. Là, on est vraiment dans la farce. »
  • 2:05Fait
    « Ce qui dit déjà beaucoup une réunion qui était mal engagée. »
  • 4:07Fait
    « il y a cette réunion en ce moment qui se tient avec Henri Ver avec les les maires avec le maire de de Marseille, avec le maire de Lon Grégoryi Douet »
  • 5:32Chiffre
    « l'annonce déjà d'effectif de force de l'ordre bien supérieure. Ça passe de 60000 à 80000. »
  • 6:12Fait
    « les hélicos, le RAID, la BRI, le GIGN, enfin bref, on a en tout cas les militaires de Sentinelle. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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attaqué de toutes parts après le le fiasco de samedi dernier. Sébastien le Cornu a réussi a réuni aujourd'hui les chefs de parti ou leur représentant rendez-vous électrique. Comme vous pouvez l'imaginer, on ne pouvait pas écouter le président de la République qui a indiqué il y a quelques heures que l'ultra gauche voulait faire tomber la République et ne pas se doter des outils qui permettent de protéger la République, l'état d'urgence. le Premier ministre nous a fait perdre du temps et en nous faisant perdre du temps, il a fait perdre du temps au pays tout entier. Il a demandé "Mais qu'est-ce que vous attendez ? Ça fait depuis maintenant des jours et des jours que vous nous dites dorénavant il y a des revendications qui sont des revendications légitimes. Mais il refuse

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d'y répondre. Écoutez, on sort de cette réunion encore plus inquiet qu'on y était rentré et même je pense pouvoir parler en au nom de tous les écologistes en colère. Vous savez, dans ces genres de réunions, on sort rarement avec des réponses, mais souvent on a des éléments d'analyse qui peuvent être intéressents. Des fois, on apprend des choses, des éléments qui peuvent pas donner voilà hors hclos. Et là, en fait, on a rien eu de tout ça. Auerdorf, pardon, décidément, [rires] Henry Vernet [souffle coupé] nous ont rejoint de nouveau en en plateau. Antoine, aucune surprise dans ces deux réactions, n'aurait pu les les écrire avant même la tenue de cette réunion. Euh, du coup, c'était quoi ? C'était quoi l'intérêt de ce rendez-vous ? Euh ben j'ai du mal à y voir clair. Une fois

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n'est pas coutume, je vais citer Marx. L'histoire se répète toujours deux fois. La première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce. Là, on est vraiment dans la farce. Et c'est sorti de Matignon ou c'est sorti de l'Élysée. D'ailleurs, on y est habitué. Chacun vient en réalité avec sa partition. Dès ce matin, j'aurais pu vous écrire les mots qu'elle prononcer. Emmanuel Bompard, Marine Tondelier, Raphaël Luxman. Les uns et les autres étaient dans leur rôle. Les deux principaux protagonistes de l'élection présidentielle, ceux qui en tout cas obsèdent une partie de la Macronie, à savoir Jean-Luc Mélenchon pour ce qui est du Parti de la Rue et Marine Le Pen pour celle qui prétend être le parti de l'or n'était pas absent, n'était pas présent dans la

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pièce. Ce qui dit déjà beaucoup une réunion qui était mal engagée. Et ensuite Sébastien le Cornu dans sa tentative habituelle de renvoyer la la contrainte sur les épaules des oppositions et bien a échoué. a échoué parce que par avance il avait dit qu'il fallait choisir son camp et qu'il avait en face de lui des gens qui avaient le sentiment qu'on leur donnait la leçon alors même que le gouvernement a failli parce que vous pouvez très bien dire c'est moi ou le chaos encore faut-il que ça ne soit pas et vous et le chaos. Or Sébastien Cornu a fait la démonstration que le weekend dernier c'était lui et le chaos. Cette réunion finalement si bête, elle était pour pour les chefs de parti ou pour pour l'opinion ? Est-ce que c'était

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pas une façon de prendre les Français à à témoin sur l'attitude des des partis politiques ? C'est du moins clairement la tentative qui avait été faite, c'est-à-dire que cette réunion, elle avait enfin ces réunions, c'est cette succession de réunion, elles avaient pour but de montrer que on avait un gouvernement qui était mobilisé et à la manœuvre. En réalité, quand les partis politiques ont l'impression d'être le théâtre dans lequel se produit le gouvernement, ils aiment pas beaucoup. Et donc les réactions, comme le disait très justement Antoine, elles étaient attendues. On aurait pu les écrire ce matin, voire même hier dès l'annonce de ces réunions. Et je trouve que ça a été une prise de risque euh de la part de du gouvernement de Sébastien Lecornu qui

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était assez inattendu parce que ils ne pouvaient pas imaginer qu'il y ait autre chose. Il j'espère qu'ils n'ont pas imaginé que à la sortie de ces réunions tout le monde dirait dans un bel ensemble unité nationale face aux émeutiers parce que c'était impossible. et essayer de faire endosser à d'autres votre gestion de crise qui a été désastreuse le weekend dernier. C'est un peu fort de café. Donc j'avoue que j'ai je vous comprends la tentative euh qui est d'afficher euh un gouvernement euh et une majorité relative à la manœuvre mais en même temps je pense que le résultat était largement anticipable et il est pas très positif. Essayer de montrer que le gouvernement reprend les choses en main enchaînant les réunions et cette réunion avec les chefs de parti. Bien sûr,

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il y a cette réunion en ce moment qui se tient avec Henri Ver avec les les maires avec le maire de de Marseille, avec le maire de Lon Grégoryi Douet qui sera avec nous dans un instant et avec [raclement de gorge] le maire de Paris Emmanuel Grégoire. On a suivi tout à l'heure sa sa réaction en direct et effectivement pour le coup Emmanuel Grégoire est ressorti de de cette réunion en disant bon ben voilà, on on tend vers un un cadre de travail plus serein entre l'État et les municipalités. Le fait est que les maires n'ont pas forcément euh l'agenda électoral [rires] voilà comme ça été dit par de conf les les oppositions enfin les responsabilitiques arrivé avec un agenda politique alors qu'en effet Sébastien Lecnu lui avait un pur agenda technique.

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En revanche, cet agendre technique pour les maires, il est plus il est plus à propos parce qu'en plus c'est vraiment les trois villes qui ont été le plus concerné par les par les dévastation he le désastre sécuritaire et de la manifestation de de samedi. C'est eux qui ont subi tout cela et c'est eux qui sont aujourd'hui sont eux qui sont aujourd'hui en première ligne pour attendre des mesures beaucoup plus beaucoup plus efficace et garantissant à la fois la liberté de manifester et la la comment dire de éviter le désordre et même les les le désastre pour économique pour les commerçants et les villes. Donc là c'était plus logique. C'est pour ça d'ailleurs qu'en effet Emmanuel Grégoire est sorti de là plus pas satisfait mais en tout cas en effet estimant qu'il y

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avait des pistes de travail et de fait elle dis sont parce que ce qui a été annoncé le dispositif sécuritaire qui est quand même massif qui a été annoncé déjà ce matin enf et déjà depuis hier par Laurent Nugèz c'est vrai que c'est considérable. Là, il y a l'impression quand même d'avoir tenu d'avoir tiré certaines leçons de samedi dernier du 17 octobre avec par exemple l'annonce déjà d'effectif de force de l'ordre bien supérieure. Ça passe de 60000 à 80000. En gros, c'est un niveau qu'on a pu connaître et si bien Dia le sait très bien pendant les les gilets jaunes pic des gilets jaunes. C'était ça l'effectif. C'est vrai qu'il y avait un sous-effectif clair euh samedi dernier. Puis également alors une énumération de moyens qui fait presque frémir hein entre les hélicos, le RAID, la BRI, le

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GIGN, enfin bref, on a en tout cas les militaires de Sentinelle. Exactement. Donc là, on se dit bon, si on y va dans avec des intentions pas uniquement pacifistes, on va peut-être y réfléchir à deux fois ou au contraire si on peut y aller parce qu'il y a aussi ces interdictions en plus il a ça ou alors au contraire être si on se met dans une logique de casseur de black block, on peut aussi se dire que c'est une occasion d'en découdre assez spectaculaire qu'il faut pas rater. Donc attention, il y a peut-être les deux les deux aspects. Il y a un vrai risque sur ces ces annonces, ces arrêtés d'interdiction. Alors encore une fois, il y a Emmanuel Macron, si vous nous rejoignez a annoncé aujourd'hui que seules les manifestations qui étaient encadré par les syndicats serait seraient accepté,

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toutes les autres seraient refusées par les les préfectures. Bon, le fait est que la justice a déjà suspendu une de ces interdictions, qu'il va y avoir un certain nombre de recours parce que voilà, le cadre légal reste quand même assez assez flou. Mais est-ce que effectivement ces interdictions elles peuvent au contraire avoir l'effet inverse et jeter de l'huile sur le feu ? commence à penser que ce n'est pas l'interdiction en tant que tel qui jette de l'huile sur le feu. Parce que en réalité quand vous avez un public qui est venu pour en découdre avec les forces de l'ordre en particulier, quoi qu'il arrive interdiction ou autorisation, ils y vont. Par exemple, ce n'était pas dans un contexte urbain mais plutôt un contexte semi-rural. Euh j'ai souvenir de l'arrêté d'interdiction

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qui avait été pris euh pour la manifestation à Saint-Soline ou autour des bassines euh en mars 2023. La préfète des Deèves prend cet arrêté d'interdiction euh de manière à ce que à contenir au fond à atrophier un petit peu le mouvement des antibassines les plus virulents. On se souvient des scènes spectaculaires de guerri rural que que ça avait donné. Donc il y a un autre élément à prendre en compte, c'est lorsque vous avez un tracé interdit et un autre autorisé, il y a un risque que certains manifestants se rendent quand même sur le tracé interdit et cherchent à opérer une forme de diversion avec par rapport aux forces de l'ordre pour se livrer à des pillages par exemple. La semaine passée, on se souvient sur Paris l'un des tracés qui avait été écartés,

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c'était Opéra Bastille. tracé retenu République jusqu'à place de clich. Bon, il on a bien compris à postériori, j'imagine que c'est aussi l'analyse qui a été fait dans le courant de la semaine, combien il y avait pu avoir un brouillage des repères envoyé aux forces de l'ordre de manière à ce que pendant que des casseurs et bien se se livrent à à leur travail de sap habituel vis-à-vis des forces de l'ordre, d'autres puissent pendant des heures piller piller piller encore des magasins. Mmhm.