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InterviewGroupe Nice-Matin· 17 janvier 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéLogementImmigration & asileInstitutions & élections

Alexandra Masson est l’invitée de « L’Interview à la une »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Vos priorités sont la sécurité, le logement et la propreté. Trouvez-vous Menton dangereuse et sale ?

  • 2:22OuverteRéponse partielle

    Pourquoi l'insécurité a-t-elle augmenté à Menton ces dernières années ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous l'arrivée des migrants irréguliers à Menton ?

  • 3:45RelanceRéponse directe

    Le centre de mineurs isolés à Saint-Agnès crée de l'insécurité. Que proposez-vous ?

  • 4:28FerméeRéponse directe

    Préconisez-vous de déplacer le centre de mineurs isolés ?

  • 5:07OuverteRéponse directe

    Comment séparer les vrais mineurs des faux mineurs dans les centres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:05Alexandra MassonFait
    « On a eu deux trois agressions les trois derniers mois qui ont été effectuées par des mineurs isolés. »
  • 3:45Alexandra MassonFait
    « Les mineurs isolés peuvent circuler comme ils le souhaitent entre le centre ouvert et les villes. »
  • 5:07Alexandra MassonChiffre
    « On est à peu près à 40 à 30 % de majeur dans les centres. »
  • 5:42Alexandra MassonChiffre
    « On est à peu près à 40 à 30 % de majeur dans les centres. »
  • 6:21Alexandra MassonPromesse
    « J'ai demandé une augmentation de 80 % des effectifs de police municipales sur les territoires sur la durée du mandat. »
  • 7:02Alexandra MassonChiffre
    « On a à peu près un policier municipal pour 1000 habitants sur la commune de Menton. »
  • 7:35Alexandra MassonFait
    « La police nationale à Menton manque aussi d'effectif. »
  • 8:16Alexandra MassonFait
    « On lui a quand même mis un couteau sous la gorge il y a 2 mois. »
  • 9:25Alexandra MassonFait
    « Les policiers ne peuvent pas se loger. »
  • 10:46Alexandra MassonChiffre
    « Le budget de la ville de Menton, c'est en gros 107 millions. »
  • 11:27Alexandra MassonChiffre
    « On a 75 % de fonctionnement ce qui est 10 fois trop par rapport à une commune de la même taille. »
  • 12:03Alexandra MassonChiffre
    « On a 860 à peu près fonctionnaires aujourd'hui sur la ville de Menton. »
  • 19:05Alexandra MassonChiffre
    « 9 % moi je pense c'est un peu augmenté on est presque à 11 quand même. »
  • 19:42Alexandra MassonPromesse
    « Je recrée un office municipal du logement social à Menton. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Non speech

[musique] [musique]

0:11
Locuteur

Bonjour, bienvenue dans le nouveau numéro de l'interview la une, le grand entretien de la rédaction de Nice matin. C'est l'occasion de vous souhaiter à tous au nom de toute la rédaction une très belle année. Merci de nous suivre si fidèlement. Aujourd'hui à mes côtés pour coanimer cette émission, Nicolas Galupe, rédacteur en chef de Nice Matin. Bonjour Frédéric et je m'associe évidemment à vos vœux que je vous présente par la même occasion. Merci Nicolas, excellente année à toi aussi euh puisqu'on se tu toi très belle année.

Avec nous également sur ce plateau pour ouvrir cette nouvelle saison, Alexandra Masson, députée de la 4e circonscription des Alpes Maritime, député Rassemblement national et puis particulièrement dans l'actualité pour être candidate aux élections municipales de Menton. Bonjour Alexandra Maçon. Bonjour et puis merci de me recevoir et puis je m'associe à vous pour souhaiter une bonne année à tous vos auditeurs. Je leur souhaite beaucoup de bonheur pour 2026. 2025 a été une année difficile, un contexte international compliqué, un contexte national tout aussi compliqué. Donc j'espère que 2026 va on va voir un petit peu de soleil dans nos vies. Plus simple.

Je suis très optimiste de nature donc j'espère que nous allons voir un petit coin de ciel bleu à Paris comme nous l'avons sur la côte d'Azur. Alors avant de parler de Paris, on va parler surtout de Monton dans un premier temps évidemment. Donc je rappelle que vous êtes candidate au scrutin des 15 et 22 mars. Alors pour rentrer dans le vi du sujet, vous avez dit dans ce matin évidemment que vos priorités en tant que candidate c'était la sécurité, le logement et la propreté. Vous trouvez réellement que Menton est une ville dangereuse et sale ? Alors, c'est pas le problème de dire que Monton est une ville dangereuse.

Il y a énormément de villes aujourd'hui en France dans lesquelles l'insécurité est grandissante. Et Monton qui était une ville plutôt calme et apaisée comme beaucoup d'autres villes a vu ce sentiment d'insécurité et une insécurité aussi de fait augmenter les agressions physiques, les agressions d'incivilité, les vols. Voilà, tout ça a énormément augmenté à menton sur les 4 c dernières années. Alors plusieurs raisons, on va pas toutes les développer maintenant mais c'est vrai qu'on est une ville de passage. On est la première ville entre l'Italie et la France. Nous sommes une ville transfrontalière.

Vous savez qu'on a deux postes frontières sur lesquels il y a énormément d'arrestations de migrants irréguliers et du coup bien pendant des années ces migrants avaient tendance à vouloir vite sortir de cette zone transfrontalière déjà parce qu'on peut les ramener à cette zone sur l'Italie et ils essayaient de partir soit à Nice soit carrément monter jusque au passage Grande-Bretagne qui était très très important pour eux. Aujourd'hui, on le voit bien, l'Angleterre a fermé l'accès des migrants côté français. Donc, il est très très difficile aujourd'hui de rentrer en Angleterre.

Donc, les migrants le savent puisque vous savez qu'il y a des filières de passeurs, les passeurs le savent, le leur disent. Donc aujourd'hui, on a une forme de migration beaucoup plus importante sur le territoire de menton et je dirais même de manière plus large sur le bassin de la Carf qui maintenant s'installe et plus souvent là qu'avant quand il y a eu des passages plus euh Oui. Mais avant il ne restait pas même si ça a diminué par rapport à quand je suis arrivé en 2022, j'ai été élu où c'était quasiment 40 % de plus. Aujourd'hui ça a diminué mais maintenant il reste sur le territoire. Et ça c'est une source d'insécurité.

C'est une source d'insécurité particulièrement pour les mineurs isolés. Vous savez que sur la communauté de la rivière française, nous avons à Saint-Agnè un centre de mineurs isolés qui devait être là momentanément 1 an ou deux. Le président du département, Charles Ginésie, j'en discute régulièrement avec lui, je lui explique, une commune n'a pas vocation à conserver sur son territoire éternellement un centre de mineur isolé. Et oui, ça crée de l'insécurité. Oui, il y a souvent des bagarres en interne à l'extérieur puisque je le rappelle les mineurs isolés peuvent circuler comme ils le souhaitent entre le centre ouvert et les villes.

Et on a eu deux trois agressions les trois derniers mois qui ont été effectuées par des mineurs isolés. Donc oui, il y a une insécurité complémentaire. Du coup, comment on on accueille ces ces mineurs isolés si on les accueille pas dans un centre juste après la la frontière ? Vous préconisez quoi ? que le centre aille ailleurs, qu'on déporte le problème de de de l'accueil bien évidemment. Alors, deux choses déjà sur les mineurs isolées importantes. La première chose, il se crée aussi l'insécurité dans les centres et à l'extérieur, c'est qu'il y a beaucoup de mineurs isolés qui ne sont pas mineurs. Vous le savez, il y a eu plusieurs études.

Moi-même, j'ai porté un projet de loi à l'Assemblée nationale il y a 2 ans, cigné par Hermin Le Pen pour dire qu'il fallait absolument faire les tests au SE. Hélas, grâce à nos amis LR qui n'ont pas voté, ce qui est quand même scandaleux et je profite pour le dire, euh pour ce projet de loi, nous n'avons toujours pas de mesures efficaces pour séparer les vrais mineurs des faux mineurs. Donc ça veut dire qu'il y a des majeurs qui sont dans ces centres qui sont souvent plus violents et qui sont moins fragiles que les vrais mineurs. Les vrais mineurs pour l'instant, on a pas la preuve absolue que ce sont des des majeurs.

Alors, excusez-moi, il y a des tonnes d'études qui sortent et j'ai travaillé sur le texte. On est à peu près à 40 à 30 % de majeur dans les centres. Voilà. Et aujourd'hui, en plus, on a des techniques sur les testsux très fiables qui ne sont pas sur les tests au se des poignets et c'est là-dessus porter mon projet de loi qui sont sur des tests de la clavicule où les erreurs de diagnostic sont d'une semaine alors que sur les tests du poignet effectivement c'était 8 mois à 9 mois. Donc ça veut dire qu'on peut vraiment de manière très précise aujourd'hui savoir qui est mineur, qui ne l''est pas. Ce sont des tests de radio, des appareils de radio, il y en a partout, c'est très facile à faire.

Il y a un professeur émérite à Paris qui a monté un algorithme avec un logiciel. On n même pas besoin de les traiter sur place, on peut les envoyer directement à Paris. C'est très important. C'est non, je suis d'accord avec vous, mais c'est plutôt euh une compétence nationale qui est liée à votre mandat de de parlementaire. Concrètement en tant qu' Mais les conséquences, on les a à la mairie justement sur le territoire municipal sur le territoire. Votre levier, c'est la police municipale par exemple. Mon levier c'est la police municipale et vous souhaitez 22 policiers municipaux supplémentaires. Le chiffre est toujours là. Voilà, le chiffre est toujours là.

Si le tableau des effectifs de la ville de Menton est toujours le bon, j'ai demandé une augmentation de 80 % des effectifs de police municipales sur les territoires sur la durée du mandat. C'est pas demain matin quand j'arrive si je suis élu, c'est sur la durée du mandat. Ça veut dire en gros 3 qu embauches par an pour arriver effectivement à la fin du mandat avoir 80 % d'effectif supplémentaires. Pourquoi je veux un score aussi élevé ? Parce que aujourd'hui, on a à peu près un policier municipal pour 1000 habitants sur la commune de Menton.

Quand on va avoir une ville bien sécurisée, typiquement la ville de Beauail qui elle a des effectifs très renforcés, il en faut à peu près un pour 500 habitants. Donc vous voyez, il faut presque le double. Donc quand je dis 80 %, c'est vraiment un chiffre qui me paraît raisonnable pour que la population à la fois se sente en sécurité dans son quotidien et qu'à la fois de manière effective on puisse être un renfort de terrain et on sait que la police municipale aujourd'hui est le principal renfort de terrain pour la police nationale.

Or la police nationale à Menton manque aussi d'effectif et la police nationale comme de le dire h et là je n'ai pas la main dessus puisque aujourd'hui nous ne sommes pas au gouvernement donc j'ai fait des demandes régulières en tant que député à monsieur Darmana. Et là ça vous échappe. Mais ça m'échappe. En fait, je fais quand même les demandes parce que vous savez pendant 20 ans elles ont pas été faites hein. Depuis que je suis arrivé, on les a quand même fait parce que c'est important de continuer à demander mais au niveau du municipal on va le faire. On va pas faire que ça. On va aussi augmenter la vidéosurveillance. C'est très important la vidéosurveillance et avec des caméras fibres.

Pourquoi c'est important ? Et parce que ça permet d'avoir un œil partout tout le temps. Mais pour avoir un œil partout tout le temps, typiquement le marché de Monton, vous voyez qui a un endroit où il y a énormément de populations qui staent régulièrement, qui ont des inestibilités. La vendeuse, voyez, de fleurs que je connais très bien, elle se fait agresser régulièrement le matin à 5h euh par des gens qui sont là qui on rien à faire là. Il y a un climat d'insécurité très fort dans le centre-ville et qui n'est pas qu'un sentiment, qui est factuel. On lui a quand même mis un couteau sous la gorge il y a 2 mois. Mais vous pensez que les caméras vont changer quelque chose à ça la caméra ?

On le voit tout de suite. Il y aura un bouchon si vous voulez. C'est tout un circuit. Il y a la présence physique, il y a la caméra, il y a une personne donc de plus qui sera derrière les caméras et il y a des boutons push-up qu'on installera à plusieurs endroits stratégiques de la ville. Typiquement un peu comme à Nice, les boutons d'alerte. Bouter tout à fait. Devant les écoles, devant les lieux où il y a des rassemblements, devant les lieux importants où on peut avoir des problèmes d'insécurité. Donc c'est un écosystème complet.

C'est ça qui est important qu' faut comprendre juste une seconde sur la question des policiers municipaux parce que il y a une question d'attractivité sur le le métier. De nombreuses communes ont du mal à recruter. Je crois que c'est le cas aussi à Menton parce qu'il y a des postes ouverts. H sont nos nos nos informations qui ont du mal à à trouver preneur malgré l'augmentation d'indices et des conditions favorables. Vous avez encore un peu un levier là-dessus pour pour y arriver. Comment vous comptez y arriver à à recruter ces policiers municipaux qui Alors la la première problématique he c'est la même pour la police nationale et municipale c'est le logement.

Voilà, on parlera dans d'autres sujets évidemment que la police mais les policiers ne peuvent pas se loger. Voilà le logement d'ailleurs, c'est pour ça que je dis que c'est toujours une de mes priorités. Ils ne peuvent pas se loger dans l'enseignement. C'est pareil aussi. On a aussi des problèmes de recrutement énorm parce que c'est trop cher parce qu'il manque parce qu'il manque réellement de logement sur le marché et on expliquera ça après. Voilà. Et parce que aussi bah les salaires sont quand même pas mis au bolim par rapport aux grilles et que donc le logement coûte très cher. Le logement coûte très cher.

Donc j'ai des solutions évidemment dans le logement que je propose dans mon programme sur la partie logement mais il y a pas que ça. Il y a une autre problématique qui est pas assez évoquée. La dynamique de la police municipale. Comme partout en France dans tous les services, il y a des gens très bien la police municipale de Menton. Mais aujourd'hui, bah on le voit bien, il y a pas de gouvernance. C'est en ré le fait qu'il y a pas de gouvernance, bah ça donne pas envie parce qu'on sait qu'on va peut-être pas avoir les niveaux de formation qu'on mérite. On sait qu'on va pas être suivi dans ces avancements. On sait que il va pas y avoir de dynamique derrière.

On sait pas ce qu'on attend de la Qu'est-ce qu'on attend de la police municipale aujourd'hui à Monton ? Quelle est l'adjoint les sécurités ? Comment est sa vision de la sécurité du territoire aujourd'hui à Monton ? Écoutez, si vous le savez, ça m'intéresse. Moi je ne le sais pas. Moi, je le dis très clairement, c'est une de mes priorités. J'aurai un adjoint à la sécurité, j'aurai un conseiller municipal subdélé à la sécurité parce que j'en fais un combat important. Mon adjoint, je le dis, sera un ancien commissaire divisionnaire qui connaît très bien le territoire.

Mon conseil municipal sera un CRS encore en activité, pas sur la commune, c'est pour ça qu'il pourra venir sur ma je vous les donnerai dans les prochains jours. Voilà. Mais ces actés sont des gens sérieux, des gens solides parce que pour justement recruter 80 % d'effectifs en plus, ça veut dire que moi en tant que maire, j'y mettrai le poids et je donnerai les moyens à mes élus et au service. Bien sûr. Sur quoi vous faites des économies pour financer ça ? Sur beaucoup de choses. Alors, c'est très intéressant déjà avant de faire des économies parce qu'on a une vision très partielle aujourd' qu'est le budget à Menton. Le budget de la ville de Menton, c'est en gros 107 millions.

C'est à la fois beaucoup et pas tant que ça. Euh il y a un gros problème, on a 75 % de fonctionnement ce qui est 10 fois trop par rapport à une commune de la même taille. Fonctionnement coûte trop cher, hein, de la même ce que je voulais dire. Oui. Oui. Alors, et vous pensez à quoi en particulier ? Qu'est-ce que vous avez diagnostiqué ? Alors, un peu partout hein, il y en a dans le personnel mais ça tout le monde le sait. On a 860 à peu près fonctionnaires aujourd'hui sur la ville de Menton. Une ville de même taille bien gérée avec une communauté d'agglomération en plus.

Mais en dehors de la communauté là je parle que de la ville on pour parler de la communauté d'agglomération mais c'est à peu près 650. Bon donc ça veut dire qu'on va bah déjà on renouvellera pas certains départs à la retraite. Ça c'est quelque chose de base dans les RH qui fonctionne très bien. Ça veut dire qu'il y a certains services qu'on mettra peut-être en délégation de services public ce qui permet il y en a plusieurs. J'en ai déjà à plusieurs reprises parlé. Ça peut aller de choses qui sont liées à l'éducation ça peut être lié au sport je mais je ferai rien mais je n'annoncerai rien maintenant. Je vais vous expliquer pourquoi.

Parce que tous les candidats qui annonceraient maintenant des choses, ça serait suicidaire. On a besoin dans cette ville dès que on arrive de faire un audit financier comptable des DSP justement parce que à l'inverse il y a des DSP qui aujourd'hui donc délégation de service public c'està-dire en fait les missions que vous confiez à du privé. Tout à fait mais qui là ont été très mal ficelés parce que vous le savez Niss Matos en est fait les cours régulièrement un certain nombre d'entre elles ont été régulièrement annulées parce qu'elles avaient été mal structurées juridiquement dès le départ. Donc il y a un vrai audit juridique, financier, comptable, de mode de fonctionnement.

Ça c'est très rapide. Ouais, c'est d'ici premiers mois. Pendant ce temps-là, on construit parce qu'on va du coup, on va savoir quelle est la ressource réelle de la mairie, ça c'est important. Quelles sont là où il y a des failles et à partir de là, on va faire un plan pluriannuel d'investissement. Donc annoncer aujourd'hui je vais faire ça je vais faire ça. Non, moi je suis quelqu'un de sérieux, je ferai pas n'importe quoi.

On a on a trop aujourd'hui euh de dysfonctionnement en interne juridique et financier pour que je puisse annoncer "J'ai des projets, on les analysera tranquillement en concertation avec la population et j'y tiens." Je n'annoncerai aucun grand projet qui ne sera pas en concertation avec la population sur des zones importantes et j'espère qu'on pourra en reparler tout à l'heure. On saura, vous le rappeler en cas d'élection effectivement. Alors dans cette élection, vous êtes face à un grand rival qui s'appelle Louis Sarkozi dont le nom est évidemment très connu. Lui, il souhaite une ville plus jeune et plus agréable à vivre.

Quelles sont vos différences fondamentales vous pensez avec ce candidat ? Je vais vous dire la vérité, ça m'intéresse pas de savoir quelles sont mes différences avec lui. On en a certainement des centaines. Moi ce qui m'intéresse, c'est pas sa candidature. Ce qui m'intéresse, c'est ce que je peux apporter au Monton. Ce qu'on peut faire de la ville de Menton et avoir un projet dans lesquels les gens se rencontrent.

lui il n'apporte rien dans ce que dans le débat de la campagne jusqu'al écoutez, j'ai pas le sentiment qu'il apporte quelque chose de crédible, de sérieux à un moment donné où on a besoin dans cette ville, plus qu'ailleurs, dans aucune ville du département, je le pense profondément, de cohérence, de responsabilité et de gouvernance transparente. C'est le contraire. C'est je vois pas aujourd'hui ce qu'il apporte de neuf dans toutes ses propositions sur toutes ces thématiques là. Comment vous l'expliquez parce qu'il connaît pas la ville, vous considérez que c'est un un parachuté ? Je pense que je déteste ce mot de parachutage.

Je pense que c'est quelqu'un qui n'est pas du tout issu de ce territoire, voire même je vais plus loin, pas totalement français. D'ailleurs, il a vécu une très grande partie de sa vie aux États-Unis, plus qu'en France. Et aujourd'hui, je pense que c'est effectivement quelqu'un qui n'a pas la maîtrise des sujets français, qui n'a pas la maîtrise des sujets du territoire et évidemment encore moins ceux de Menton. Et c'est important. Menton, je le dis souvent, est une ville complètement atypique dans le département. Le bassin de la car est atypique. Je commence souvent mes réunions en disant nous sommes dans un triangle d'or qui a été laissé à l'abandon.

Nous avons l'état monégasque d'un côté à l'ouest. D'ailleurs, Menton a été très longtemps dans la principauté de Monaco, s'en est détaché par référendum et puis nous avons la frontière italienne. Nous sommes dans ce ces deux états pris un peu en sandwich et nous avons pas valorisé les relations de manière assez forte entre les Italiens et les Monégasques. Et ce territoire très particulier est très particulier lui-même dans les Alpes maritimes.

Donc avoir une méconnaissance de tout cet environnement, de ce que les gens pensent, de ce que les gens ressentent, de l'histoire du territoire, de l'histoire politique du territoire qui est importante, et bien ça lui fait faire des erreurs, je pense majeur et je pense que les électeurs commencent à s'en rendre compte. Vous êtes vous pourtant à ce territoire puisque vous avez des attaches plutôt nissoises mais je suis maralpine jusqu'au bout des doigts. J'ai j'ai vécu jusqu'à de 10 ans à Bastia parce que ma mère est d'origine Corse. J'ai vécu à Vance, j'ai vécu à Gras où j'ai passé mon bac. J'ai été étudiante à Nice. Après, j'étais étudiante à Marseille. J'ai fait un morceau d'étude à Paris.

Euh je me suis installé dans ce territoire de Monton après les élections législatives. Je suis jusqu'au bout des bouts dans la connaissance profonde de ce qu'est ce territoire, de ce qui est le bassin méditerranéen. Et j'insiste, vous savez que j'ai beaucoup travaillé sur tous les sujets maritimes. J'ai même rapporté le budget maritime à l'Assemblée nationale en 2024. Donc je veux dire ce territoire on ne s'y improvise pas. D'ailleurs, les gens qui n'y sont pas nés, qui n'y ont pas vécu longtemps, ils ont toujours eu beaucoup de mal à s'y intégrer parce que il est à la fois passionnant, merveilleux, mais il est complexe parce que son histoire est complexe.

Quand on voit les investitures qui vont vers Louis Sarkozi, les républicains Renaissance, ça vous inspire quoi ? Parce qu'il y a eu cette polémique autour de Renaissance cette semaine ? Ah ben ça que je les lui laisse. J'aimerais pas les porter ces investisseurs aujourd'hui. Elles sont l'image l'image profonde de ce qu'on appelait il y a 25 ans en arrière l'UMPS. Aujourd'hui Renaissance LR Horizon c'est le même bassin. C'est les partis qui soutiennent encore Emmanuel Macron. J'ai eu d'ailleurs la dernière fois contre moi en 2024 après la dissolution hein une candidate qui avait aussi toutes ces investitures là au législativ aux législatives après la dissolution.

Je leur je leur laisse avec bonheur, avec plaisir. J'aimerais vraiment pas lui dit qu'il est prêt à travailler avec le RN et reconquête. Oui, après avoir dit que c'était un rempart, lui il était rempart au RN et à reconquête. Maintenant, il veut travailler avec. C'est Je l'ai dit à plusieurs reprises, ça me désole parce que j'ai rien contre lui personnellement, je le connais pas très bien. C'est vraiment le candidat folklorique. Où est sa colonne vertébrale ? Je ne sais pas. Qu'est-ce qu'il pense profondément ? Je ne sais pas. Euh aujourd'hui, il dit un coup il veut faire rempar eux, un coup il veut travailler avec eux.

Moi, je crois surtout bah que nous on a envie de travailler avec des gens solide, carré, implantés, des professionnels, des gens qui ont vécu dans ce territoire, qui ont travaillé, qui ont eu des fonctions, qui sont des gens raisonnables. Moi, je ne vois pas en quoi ce candidat a quelque chose de raisonnable et de rassurant. C'est plutôt l'inverse. On va finir sur l'élection municipale à Menton. Peut-être une question de logement. Oui. Alors, sur le la question du logement, puisque euh vous l'avez dit euh par le prisme de la sécurité tout à l'heure, mais on est sur un sujet beaucoup plus large. Euh on est à peu près à 6000 € du mètre carré à à Menton, 9 % de logements euh sociaux.

Euh est-ce qu'on peut encore construire euh dans un territoire qui est contraint ? Ça c'est propre à au Alpes Maritime. Quelles sont vos propositions en la matière ? En tout cas, votre philosophie ? Alors, dans le logement, il y a il y a un peu trois volets si vous voulez. Il y a la partie sociale effectivement d'ailleurs vous avez des chiffres intéressants 9 % moi je pense c'est un peu augmenté on est presque à 11 quand même donc il y a un petit effort qui a été fait ces dernières années. La problématique du social aujourd'hui à Monton, elle est très simple.

Il y avait il fut un temps un office municipal du logement social à Menton qui a été dissou il y a quelques années et toute la gestion du logement social a été donnée entre autres à Côte d'Azur Habitat et à d'autres mais principalement à eux. Aujourd'hui, déjà dans mon programme, je recrée un office municipal du logement social à Menton et c'est vital pour maîtriser pour maîtriser mes attributions.

Alors oui, j'aurais toujours je sais un quota préfecture mais vous savez le préfet attribution et création c'est le logement création attribution certainement peut-être achat mon amioti qui est candidat à la mairie de Nice a annoncé que s'il était maire de Nice il vendrait les logements sociaux qui ne seraient pas sur le territoire de la métropole et bien si entre-temps j'ai créé mon office municipal du Montonet je pourrais du coup racheter avec cette épique les logements sociaux par exemple que Code d'Azure Habita ne voudrait plus ce qui me permettra d'avoir une meilleure gestion des travaux, de la rénovation, des attributions et y faire la place pour revenir à notre premier sujet à des policiers municipaux, à des policiers nationaux et avec pourquoi pas une convention sur laquelle je travaillerai avec le préfetalpes maritime pour qu'on ait vraiment des attributions fortes en matière de sécurité.

Pas de nouveaux logements. Alors attendez, ça ça en permet d'en récupérer un certains et de voir déjà s'ils sont bien attribués ou pas parce qu'on peut aussi faire partir des gens des logements sociaux. Deuxième chose, pour créer du logement social, j'appliquerai la loi le meur. La loi le meur, elle permet et je l'ai voté en 2024, de créer dans le PLU des servitudes de résidence principales dans lesquels on fera du logement résidentiel d'actifs social. Très important. Voilà, ça va pas se faire en un an, ça se fait en 2 3 ans. 2 3 ans, c'est pas énorme quand on sait qu'il y a pas eu grand-chose qui a été fait depuis 10 ans. Ça c'est très important. Je le ferai.

Autre chose d'important pour libérer aussi du logement parce que dans le logement social, vous savez, il y a plusieurs catégories. On mange aussi beaucoup de logements seior. Donc je créerai des résidences, donc pas des épades, des résidences pour les plus faibles. Voilà, ça c'est important. J'ai déjà identifié un certain nombre de bâtiments dans le patrimoine municipal sur lesquels on pourra avoir des rénovations sur lesquelles on le fera. Mais on peut aussi, c'était votre question au début encore construire un montant. Bien sûr, il y a encore un certain nombre de dcreuses importantes.

Il y a eu très peu de permis de construire des livrés un menton les dernières années et on a encore de la place pour du social mais aussi pas que du social, du logement hein. C'est ça parce que on a besoin de logement tout court à menton. Et autre point important, on n' pas parlé de ce qu'on appelle de manière un peu pas bien nommée le Airbnb. Il y a trop de logements touristiques à Monton, il y en a pas assez qui est réglementé par la loi LMNP. Donc moi, je suis évidemment favorisé le LMNP qui a une fiscalité sur les revenus commerciaux du LMNP. Mais par contre, je suis pour qu'on réduise le RBNB mal utilisé.

Je le rappelle le RBIS qu'on appelle euh comme ça, c'était à l'époque pour un logement principal qu'on avait en bourse d'échange ou qu'on louait 2 3 mois dans l'année pour avoir du revenu complémentaire. Aujourd'hui, un business. Ah ben aujourd'hui, on a des gens qui ont quatre cinq logements qui louent Airbnb. Non, ces gens-là, il faut qu'ils arrêtent de bénéficier de la fiscalité évidemment plus favorable du RNBNB et s'ils veulent faire de cette activité quelque chose de régulier, ben ils passent au statut de LMNP. Et ça, je lutterai férocement contre le faux Airbnb. Et vous-même, est-ce que vous engagez et ça libérera du logement pour les actifs, j'en suis persé.

Et vousmême, vous engagez-vous à vivre à Menton ? Mais je vis déjà à Menton, cher monsieur. Mais oui, je vis dans le quartier de gare avant. Mais vous savez, c'est pas un secret, hein. J'aime pas diff Mais ceux qui veulent vraiment chercher il suffit qu'ils aillent sur les électorales à Menton, ils la trouveront. Et pour finir vraiment sur Menton, est-ce enfin vous dites souvent que vous souhaitez incarner une une forme de rupture avec le passé politique local. Qu'est-ce que vous entendez ?

une forme d'afférisme qui s'est enquisté dans cette dans ce territoire qui sait je rajoute un petit qui qui est cristallisé un peu par l'affaire des ports aussi qui a beaucoup fait parler à à Menton c'est soupçon de détournement de de fonds public qui éclabousse le maire actuel Ivjuel et son ancien premier son ancien adjoint pardon Mathieu Messina 870000 € de facture de on est à beaucoup plus he on est quasiment à 2ion7 parce que il y a eu le recollement voilà parce qu'en fait on avait quand l'affaire a éclaté entre guillem On avait une partie des comptes mais on avait pas la totalité.

Là, il semblerait des informations que les uns et les autres on a et qui sont sortis de dans la presse, qu'on est plus proche des 257. Bon, donc c'est énorme hein. Il faut comprendre quand même que cet argent c'est l'argent des cotisations des usagers qui ont leur bateau dans les ports hein qui a été quand même détourné à des fins privées. Alors je dis qui aurait été détourné parce que le procès aura lieu début mars. On verra bien ce qu'il en sortira.

De toute façon, ce qui est certain, c'est qu'entre les annulations des DSP, les affaires des ports de la SPL, les affaires, on les a oublié, hein, mais quand je suis arrivée de sur les marchés de déchetterie entre autres et autres de la CARF, toutes les six dernières années ont quand même été entachées de soupçons, de manque de probé, de manque de transparence sur tout l'écosystème politique mentonné. Bon, je pense que les Montonnés n'en veulent plus d'un système de fonctionnement comme celui-là. Je pense que on va pas nier que Jean-Claude Gibal a eu 35 ans de mandat. 35 ans, c'est long.

Euh je pense que les 20 premières années de mandat et d'ailleurs, il avait sorti un petit guide à l'époque qui faisait le bilan ont été 20 années qui ont vraiment été très satisfaisantes pour les Montonnés et j'en suis persuadé. Il a fait de grandes choses. Il a vraiment restauré la ville. Il a amené cette station d'épuration, il a 20 premières années ét je pense que les 20 premières années ont été en tout cas bénéfiques pour les Montonnés. Ouais. parle pas pour lui personnellement, je parle pour les mentonnés et ça c'est important parce que quand on est élu, ce qu'il faut c'est que les citoyens de votre ville soient contents de la gestion que vous avez.

Je pense que les années qui ont suivi ont été plus compliquées et je pense qu'il a pas préparé la près. Je pense que il a voulu rester c'est une ville qui enchè depuis 15 ans. Voilà. C'est une ville qui n'est plus vraiment gouvernée. Elle est gérée. Elle n'est pas gouvernée. Et d'ailleurs, on le voit dans les finances publiques aujourd'hui la politique d'investissement bah elle peut pas avancer parce qu'il y a pas de stratégie, parce qu'il y a pas de développement. Alors les finances sont pas si dramatiques parce qu'on a colmaté.

Donc on a réussi, on a un peu vendu, on a eu un peu des rentrées atypiques, mais la réalité c'est qu'il y a pas de vision et on peut plus avoir d'investissement quand il y a pas de vision et on vous suit pas et les subventions n'arrivent pas et les financements n'arrivent pas. Allez, on va laisser reposer. C'est important de comprendre ça, c'est qu'on a besoin de quelqu'un qui gouverne aujour'hu reposer la candidate aux élections municipales. On va revenir à la députée si vous voulez bien dans désormais. Est-ce qu'il faut dissoudre encore l'Assemblée nationale aujourd'hui ?

On le demande à corp et à cri nous depuis des mois parce qu'on estime que hélas la première dissolution bah n'a pas été suffisante pour qu'il y ait nouvelle impulsion politique auprès du président de la République. La prochaine serait meilleure alors pour vous. Oui, évidemment, mais c'est pas que moi qui le dit hein, ça relève des sondages hein, vous savez, j'ai pas de boule de cristal, on travaille aussi très fort 2024, on se rappelle que Bardella avait fait 32 % aux élections européennes. Les sondages ne sont pas parfaits mais ça donne quand même des indices. Voilà, on sait qu'on n'est pas à 5 %, on est peut-être pas à 70 mais on n'est pas non plus à 5 %.

La vraie question aujourd'hui, c'est qu'on commence à se rapprocher de plus en plus bah de 2027 et que vous savez que à partir du mois d'avril, il ne pourra plus dissoudre. Absolument. Donc si dissolution il y a et nous on l'a encore demandé euh très récemment puisque de toute façon on a voté une motion de censure hier à l'Assemblée nationale. Oui, nous on est encore pour la dissolution. Oui, bien sûr parce qu'on pense que ça pourrait apporter si vous voulez plus vite en cas de dissolution Alexandra Maçon.

Est-ce que vous Je me représenterai évidemment sur mon mandat de député puisque'au moment où il y aura la dissolution, je ne serai pas élu à la mairie et je peux être élu comme je ne peux ne pas être élu. Je pense que j'ai prouvé en tout cas que en tant que député bah les gens m'apprécient de campagnes. Donc vous serez prê à mener deux campagnes de front. Mais oui, c'est pas grave faire ça le même jour, ça vous va aussi comme c'est ce qui peut arriver de mieux aujourd'hui, c'est le scrutin le même jour qu'on va pas faire 10 jours avant. Financièrement, c'est ingérable de faire un autre scrutin. Non, je pense pas que ça va parasiter.

Je pense que ça nationalisera mécaniquement un petit peu effectivement le scrutin et ça sera pour tous les candidats idem en France hein. Bon mais en même temps de toute façon, je pense que ce scrutin municipal sera quand même nationalisé de facto parce que c'est l'envie des gens de voter, elle est là. Ouais. on leur donne pas les dissolutions. Donc quelque part, ils seront encore plus motivés, je pense, d'aller voter aux élections municipales et d'attendre du changement dans leur commune. Et je le dis aussi, un scrutin municipal n'est évidemment pas un scrutin national, mais j'aime à dire aussi que les deux sont importants.

Quand j'entends des candidats dire "Je ne suis que pour le municipal, je ne fais pas de politique, je suis pas sur le national." Mais chers messieurs, chers mesdames, comment allez-vous aller chercher de l'argent, des projets, faire de l'aménagement du territoire si vous êtes complètement coupé des instances régionales, départemental et national, c'est juste du bon sens. Alors, j'ai du mal à comprendre. Oui, évidemment, quand on crée une crèche, elle est pas de droite, elle est pas de gauche, elle est pour le bien des familles mentonnaises.

Mais quand on doit créer un tunnel, quand on doit créer une bretelle, un sens gératoire qui doit être financé par le département, quand on doit créer, bah peut-être pourquoi pas un métro, vous savez que je je je suis très partisante du projet métro, et ben il faut que le maire de Menton il aille parler à tout le monde et il faut qu'il fasse évidemment de la politique parce que s'il fait pas de la politique mais il se passe rien. Alors parlons politique encore un peu. Depuis mardi a débuté le procès des emplois fictifs supposés fictifs euh des assistants au Parlement européen. Procès dans lequel évidemment comparerait Marine Le Pen. C'est un procès en appel.

Et Marine Le Pen semble avoir adopté une nouvelle stratégie pour ce cette nouvelle audience puisqu'elle est déclarée et vous allez voir apparaître à l'écran si un délit a été commis et tout le monde semble dire qu'un délit a été commis. Je veux bien l'entendre mais je veux que la cour sache qu'en ce qui nous concerne, nous n'avions pas le sentiment d'avoir commis le moindre délit. C'est une inflexion dans sa défense. Je pense que c'est pas une inflexion. Vous qui est avocate en plus. Oui, oui, mais tout à fait. Et puis j'en parle souvent plus avec elle et puis avec son avocat que je connais bien. Euh c'est pas une inflexion. Euh je pense, vous savez dans la justice, il y a deux temps.

Bah, il y a la première instance et il y a l'appel. Quand on traite un dossier en première instance, on le traite d'une certaine manière avec une stratégie. Puis en fonction de ce qui s'est passé pendant toute cette procédure, bah quand on arrive en appel, on rejuge complètement et intégralement le dossier. Et là bah on se sert quand même de l'expérience de ce qui s'est servi dans le cas de la première instance. Et on peut se dire que des fois il y a peut-être des choses qu'on a mal d'expliquer que soi-même on a peut-être défense la défense était pas bonne en premier instant ce que vous laissez entendre. Non, je dis pas du tout ça.

Je me permettrai pas de dire ça parce c'est quand même nouveau de dire que elle veut bien entendre qu'il y a eu un délit. Non, elle elle dit elle a elle a bien expliqué et d'ailleurs ce qui est nouveau en fait pour revenir à la base pourquoi on a toutes ces phrases qui sortent là du procès depuis maintenant mardi ? Parce que la magistrate de la cour d'appel a une posture extrêmement différente avec Marine Le Pen, les autres prévenus et les avocats. C'est en fait vous me mettez cette phrase de Marine Le Pen qui est très intéressante que je vais finir de commenter après. Mais pourquoi tout ça arrive maintenant ?

C'est parce que la magistrate a un comportement et il y a une ambiance dans cette salle aujourd'hui qui est différente de ce qu'elle qu'elle a été. Est-ce que pour autant à l'issue du mois de procès, la discussion sera différente ? Évidemment, je le souhaite, je ne le sais pas et on a un mois de procès, mais l'ambiance n'est pas la même. Et du coup, effectivement, je pense que Marine Le Pen dans une ambiance plus calme, plus sereine avec des points de droit qui viennent d'être soulevés d'ailleurs par la magistrate qui n'avait pas été soulevée en première instance, lui donne confiance à dire si il y a des délits, je suis ouverte à les entendre. Lesquels ?

Parce que ceux qui ont été en première instance, c'est pas les bons. Voilà. Et je ne peux pas être, et elle le dit depuis longtemps hein, je ne peux pas être responsable de contrôles parce qu'il y a quand même des contrôles qui ont été effectués par la cour européenne et on me reproche aujourd'hui finalement que les contrôles ont été mal fait à l'époque et je ne peux pas être responsable de ça parce que il y a aucun enrichissement personnel. C'était du fonctionnement d'assemblée et de collaborateurs parlementaires. Voilà, ce procès, il démarre dans une ambiance différente. On dit souvent deux salles, deux ambiances.

Effectivement, je pense que la première salle en première instance, c'était une ambiance. Je pense que la salle de la cour d'appel, c'est une autre ambiance. Maintenant, les avocats vont faire leur travail. Marine Le Pane va se rxer comme elle a toujours fait avec calme et sérénité. Elle est profondément persuadée qu'elle est innocente dans cette affaire et je pense qu'elle a raison et je la soutiendrai en tout cas dans cette démarche. Si la décision de justice lui est favorable, qu'elle redevient donc éligible, est-ce qu'elle est la candidate naturelle évidente du Rassemblement national pour les élection pour l'élection présidentielle de 2027 ? Oui, à 300 %.

Évidemment, c'est un mandat plutôt que Jordan Bardella. Donc c'est pas plutôt que Jordan Bardella. Je sais que la presse il est où dans les sondages quand même. Il est apprécié mais heureusement qu'il est apprécié. C'est un garçon formidable. Heureusement qu'il apprécié. Je travaille au côté des deux sondages à l'heure pour la dissolution. Là on a quelqu'un qui est encore plus haut que Marine le sondag. Mais le sondage d'aujourd'hui c'est des sondages de notoriété. Jordan est très haut et tant mieux et j'en suis ravie. C'est le président de mon parti c'est un ami et je trouve ça formidable.

Pour autant, si à la sortie du procès Marine Le Pen peut se présenter à l'élection présidentielle, je pense que le premier à vous dire qu'elle sera la meilleure candidate, ça sera Jordan Bardella, le président de notre parti. Parce que nous nous préparons tous depuis des années à ce que Marine Le Pen soit présidente de la France et nous espérons qu'elle va finir par y arriver. Je fais une petite parenthèse si vous m'autorisez parce qu'on parlait de Jordan Bardella, il pourrait venir vous soutenir là pendant la campagne. Est-ce que vous avez prévu un grand meeting pour parler au mentonnet ?

Et j'espère que et Jordan et Marine auront le temps dans leurs emplois du temps très chargé de venir me soutenir. Mais je souhaite s'ils ont le temps bien sûr il y aura un grand meeting un grand. Je ferai un très grand meeting le 6 mars au palais de l'Europe. C'est déjà acté he l'arrêté municipal a été pris. Donc évidemment toutes les personnalités politiques qui me soutiennent seront les bienvenus. Pas que Éric Setier aussi qui est président de l'UDR. S'il le souhaite il sera le bienvenu à mon meeting. S'ils ont le temps, ils seront évidemment plus que les bienvenus. Et puis je vais vous dire les Mentonnés sont ravis de les voir. Moi j'ai fait plusieurs fois des marchés avec Marina Menton.

Il y a une effervescence autour d'elle incroyable. Jordan est venu aussi plusieurs fois. Ce sont évidemment les bienvenus. Vous l'avez cité Roti lui-même est candidat aux élections municipales de Nice euh avec alors jeis dire non avec l'étiquette mais justement il se targue de conduire une étiquette une liste sans étiquettes. Est-ce que vous le comprenez ? Oh c'est un choix personnel. Chacun fait un peu ce qu'il veut dans une élection municipale contrairement aux autres élections. Vous az étiquett Ren qui vous va bien. Moi j'ai l'étiquette de du RN de l'UDR. Je soutenu aussi par des gens sans étiquettes.

J'aurai des gens sur ma liste sans étiquettes de la société civile mais je suis député RN. J'ai toujours assumé d'être député Ren. Je me présente à la mairie comme je suis. J'en fais pas un faire de lance. C'est pas ça qui va me faire gagner. J'espère que ce qui va me faire gagner, c'est le travail que j'effectue maintenant depuis 2021 en conseiller régional en député à deux reprises et maintenant sur le terrain avec fin par se demander s'il y aura des candidats eren sur la liste d'Éric Siier. Est-ce que vous le savez vous ? Des candidats Eren ?

Bien sûr, il y aura déjà Laurent Meringon, Benoît dis mais il a jamais dit parce que il a il annonce à son rythme ses candidats, c'est son élection, c'est son temps à lui, il fera à son rythme. On aura d'autres, vous verrez, on aura aussi des femmes du RN qui seront sur la liste. Et quand en cas de victoire, son premier adjoint Jean-Pierre River dit "Moi, je ne veux pas être associé avec le RN, je ne veux pas être sur la même photo que Marine Le Pen ou Jordan Bardella". Comment vous réagissez ? Sans les propos de monsieur River, je n'ai pas de réaction particulière à faire. Je pense qu'il les connaît pas. Non mais votre parti soutient cette liste quand même hein.

Oui, mon parti soutient cette liste. Éricti fera ce qu'il veut avec monsieur River qui est cela étant quelqu'un de sérieux et je pense que c'est important d'avoir des gens sérieux sur sa liste. Et ce qui est reconnu chez Père Hiver, c'est tout ce qu'il a fait comme travail à l'OGC Nice. Il a des gens qui sont très fans de sa gestion et je pense que Cyric a fait ce choix-là. Bah, c'est un choix bien réfléchi, raisonné, raisonnable. Moi, je pense, vous savez, à la relation humaine, il y a rien de tel dans la vie. H, c'est facile de dire je voudrais pas être avec quelqu'un en photo, je vais peut-être pas dire bonjour à quelqu'un.

Bah écoutez, moi je lui propose s'il a le temps un jour de passer 2 heures avec Marine Le Pen, je pense qu'il sera assez convaincu que c'est la meilleure présidente qu'on pourra avoir pour la France. H h et parler de relations personnelles avec Eric Soti, les relations sont bonnes parce qu'on dit que c'est un peu tendu, que lui bénéficie quand même de de marge de mensuétude de la part du parti et que vous en tant que présidente départementale, représentante départementale du parti, vous avez pas toujours votre mot à dire sur tout. Alors pas du tout. Je sais pas d'où viennent ces échos. Vous avez peut-être des sources que je n'ai pas mais alors pas du tout.

On s'entend extrêmement bien avec Eric Cheti. On se connaît depuis très longtemps. On a quand même un parcours assez commun tous les deux. Je n'ai Mais alors même si vous avez des divergences de papier à cigarett sur certains candidats. Vous soutenez candidat lui il parle mais ça mais mais ça peut arriver je peux m'en expliquer en toute transparence et je m'en suis expliqué avec lui et on a pris la décision en commun. il soutient des amis à lui avec qui fait de la politique depuis longtemps, avec il a des enjeux départementaux et moi je soutiens des candidats RN dans des villes où on fait des scores incroyables.

Je mes électeurs, je suis quand même déléguée départementale de cette fédération. Comment je pourrais expliquer à des électeurs à Cann ou à Antibe par exemple ou à Grass que je n'ai pas de candidat du Rassemblement national et que je fais candidat pour les élus sortants bah dans lesquels ils peuvent pas se reconnaître. Ça n'est pas possible. C'est c'est impossible. Avant la question euh perso, juste une dernière question sur ces municipales à l'échelle départementale puisque Frédéric l'a rappelé, vous êtes la patronne du département, vous avez coché quelle ville euh à à gagner ?

Non, mais je vous pose la question parce que il y a un sujet évidemment à Menton, il y en a un autre à Ca surmer où euh le duel entre Bryan Maçon et et Louis le maire sortant, promet d'être acharné aussi. Yanis évidemment avec Eric Sioti. Ça c'est les trois qu'on imagine. Est-ce que déjà si ces trois là basculent, ça sera un succès pour pour le RN dans les Alpes Maritim ? Mais est-ce que vous avez d'autres communes sur votre tableau de chasse ? Alors évidemment que si ces villes basculent, c'est fondamental. Alors Menton par rapport à la commité d'agglomération mais Canchurmer et Nice, c'est énorme. Bah Nice et Curmer, c'est les deux villes les plus importantes de la métropole.

Donc évidemment que si Bryan Masson et je vous savez à quel point je veux dire je suis proche de lui, à quel point je le soutiens dans cette campagne, je suis persuadée qu'il peut vraiment gagner comme Ericoti à Nice. Et oui, évidemment ça sera un bouleversement dans la métropole. Bon Monton, on vient de le dire, il y a d'autres villes dans lesquelles je pense qu'on peut avoir de très très bons résultats. Vous dire si on va gagner ou pas. Les débats ont pas trop commencé dans ces villes-là. Certains à quelle ville ? Regardez Can, on anti les maires se sont même pas déclaré candidat grâce non plus. Donc il y a aucun espoir pour vous de c'est ambitieux.

J'ai alors je suis pas certaine qu'on gagne qu'anéant. Par contre, je suis certaine d'une chose, c'est qu'on vient y implanter des jeunes qui ont de la volonté, qui seront d'énormes soutien pour l'avenir. Oui. Et qui auront des groupes de position qui pourront travailler et et qui seront là en 2027 à nos côtés pour les régionals et départemental derrière. Et on a besoin d'avoir des jeunes. Moi je vous le savez hein, j'ai pris beaucoup de jeunes autour de moi parce qu'il faut régénérer euh ce département. Ce département et j'en étais d'ailleurs une des victimes à un moment donné. Euh quand on était au RPR en 1989, on vous expliquait qu'avant vos 50 ans, bah vous auriez pas de mandat.

Je grossais à peine le trait. Bon ben moi, je crois pas. Je crois que quand on est passionné de politique, on peut avoir des mandats très jeunes. Oui, des fois il faut un peu plus se former. Oui, des fois c'est plus difficile mais on peut le faire et et je je suis persuadée qu'on en aura aux prochaines élections municipales. Merci. On va passer à la question perso.

39:24
Non speech

[musique]

39:30
Locuteur

Nicolas Alexandreon. Euh vous vous présentez donc à la à la mairie de Menton. Qu'est-ce qui en votre fort intérieur vous a convaincu euh que le mandat municipal euh était celui qui vous correspondrait le mieux ? plus que le mandat euh de l'Assemblée nationale parlementaire. Euh vous étiez un peu trop à l'étroit dans ce mandat de parlementaire. Qu'est-ce qu'il y a en vous la femme politique que vous êtes motivé cette euh cette ce changement ? Une question à tiroir. Non, j'étais pas du tout étriqué dans mon mandat de parlementaire et si je le lâche, je le lâche avec regret. Et d'ailleurs, je vous rappelle que j'étais pour le cumul des mandats.

Donc je et particulièrement pour une ville comme Monton, je pense que ça avait vraiment du sens. Mais là, vous pourrez pas faire les deux d'être en cumulé. Et bien si, je vais quasiment pouvoir faire les deux, je vais vous expliquer pourquoi. Parce que si je suis élu à la mairie de Menton, contrairement aussi ce que j'entends et je le redis là sur votre plateau, évidemment que je lâcherai mon mandat de parlementaire pour être maire et pas pour faire venir quelqu'un d'autre. Mais mon suppléant Gabriel Tom Matis deviendra député à ma place de manière mécanique et donc on va reconstituer un binôme maire député.

Donc le cumul n'existe plus mais nous on va pouvoir le remettre en place parce que nous travaillerons ensemble main dans la main. Je disais que je suis pour que les jeunes émergent. Gabriel est un garçon jeune, brillant, qui est à mes côtés depuis 2021, qui travaille comme moi, dans le calme, la sérénité, en ne renant rien de nos idées. Donc, on formera ce binôme et ce binôme, il sera très important parce que depuis 2017, à Monton, il n'y a pas eu un député et un maire qui s'entendent bien et qui travaillent ensemble pour le territoire. Ça c'est la première chose. Pourquoi j'ai envie de devenir maire ? Et bien pour deux raisons.

La première parce que déjà depuis 2 ans tout va très mal à Monton. Les gens m'arrêtent régulièrement dans la rue, me disent "On a besoin de quelqu'un comme vous, on voit ce que vous faites à l'assemblée, on veut quelqu'un qui applique la même méthode sérieux, travail, transparence sur la ville parce qu'on en a besoin, on est en désérance et puis parce qu'au fond de moi, il y a une petite musique. Vous le savez, je suis avocate, je travaille aussi encore. Je suis quelqu'un qui aime bien faire les choses.

Je suis quelqu'un de terrain, j'aime bien faire avancer les dossiers, j'aime bien faire avancer des sujets et mon temps là, il y a tout à faire, tout à reprendre et c'est un challenge personnel avec mon équipe qu'on puisse venir là, qu'on puisse sortir des dossiers, qu'on puisse recréer dans ce territoire une dynamique. Monton est une ville balnéaire, une ville merveilleuse avec un patrimoine extrêmement riche, transfrontalière et vous savez que je suis je suis présent de groupe d'amitié France Italie. J'ai beaucoup travaillé sur la coopération transfrontalière.

Tous ces sujets me tiennent à cœur et ce que je fais bah je veux le faire encore plus et encore plus pour les habitants du territoire. Merci Alexandra Masson. Merci Nicolas pour la coanimation de cette émission. Merci à tous de l'avoir suivi. Merci également à Christelle Benjamin pour sa préparation, à Sophie Doncé, à Franck Fernandez et à Philippe Bertini pour sa réalisation. À mon Nicolas. Oui. Et je remercie aussi l'agence de Nice matin de Menton évidemment qui nous a aidé à préparer cette émission, notamment Maxime Rovéot qui est un spécialiste de la question municipale qui donc a porté un regardillant sur notre préparation d'interview. Donc c'est important de le signaler aussi.

Merci à tous nos collègues de Monton. Merci à tous. Très bonne fin de semaine, à la semaine prochaine. M.

42:56
Non speech

[musique]