🔴 Réunion publique : Maubeuge !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 40 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:18Invité politiqueFait
« Vous avez quelques écolos avec lui, euh quelques personnalités du monde associatif et des quartiers populaires et en fait vous avez aussi un rotaillot avec lui. »
- 7:59Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, vous avez une carmè de la bière qui coûte 4500 € par an. »
- 8:40Invité politiquePromesse
« On va vous proposer des au cours de cette campagne plein de plein de projets. Mais d'abord ce qu'on va vous faire c'est un changement de méthodologie. »
- 16:48Invité politiqueChiffre
« Plus d'une personne sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, un/4 de la population. »
- 22:34Invité politiqueFait
« Le 493, cette anomalie antidémocratique est devenue leur arme de guerre. »
- 23:15Invité politiqueFait
« Le 493, c'est un coup de force permanent, un billon mis au parlement, un doigt d'honneur fait à la politique et à la volonté populaire. »
- 23:57Invité politiqueFait
« Ça veut dire des aides soignantes avec des traumatismes physiques, des ouvriers qui ne tiendront pas jusqu'au bout. »
- 24:37Invité politiqueFait
« La loi du plomb, vous l'avez suivi, vous l'avez signé, a montré leur vrai visage, l'agrobiness au-dessus de nos vies. »
- 25:19Invité politiqueFait
« Retirer les aides, menacé, criminaliser pour éviter sournoisement de faire les investissements nécessaires pour davantage de justice sociale. »
- 27:00Invité politiqueChiffre
« Un logement sur 10 est vide. »
- 47:56Invité politiqueFait
« C'est le doublement des franchises médicales. »
- 1:00:58Invité politiqueFait
« il s'agit de vider les caisses de l'État pour faire des cadeaux à une petite minorité de la population qui va placer ça après dans des paradis fiscaux »
- 1:03:43Invité politiqueChiffre
« entre 2019 et 2024 vous avez augmenté le score de la France insoumise de quasiment 20 points »
- 1:15:56Invité politiqueChiffre
« les 1800 personnes qui gagnent qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros »
- 1:20:35Invité politiqueChiffre
« les travailleuses et les travailleurs immigrés en France, il rapportent chaque année 7 milliards d'euros aux caisses de l'État »
- 1:21:50Invité politiqueChiffre
« les dividendes dans ce pays depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, elles auront augmenté de 80 % »
- 1:22:25Invité politiqueChiffre
« les grands groupes, ils ont supprimé 200000 emplois dans les 10 dernières années »
Temps de parole
- Manuel Bompard100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] Et ceci pour le lancement de la campagne des municipales 2026 de la France insoumise à Maugge. [Applaudissements] Je profite de cette introduction pour remercier les militantes et les militants de notre groupe d'action MOB insoumise qui œuvre chaque jour pour que des événements comme celui-ci puissent avoir lieu. Et merci également aux autres groupes d'action qui sont venus nous soutenir. Sans ces bénévoles, rien ne pourrait se faire. Alors merci à tous de les applaudir [Applaudissements] avec après il y en a une derrière. Nous soutenir c'est aussi aller jusqu'au bout de la démarche le jour des élections c'est se lever et aller mettre son bulletin dans l'ure.
Et même au-delà alors il ne faut pas hésiter à nous rejoindre. Rejoignez notre groupe d'action. Chacun a sa pierre à apporter à l'édifice. Une campagne municipale c'est long et il faut pouvoir tenir la distance. Plus on sera, mieux on pourra porter notre candidat. Merci. J'ai donc maintenant l'immense fierté de vous présenter mon cochef de fil pour la France insoumise à Mobug, celui qui se présente aux élections municipales à venir dans notre ville pour être votre maire et il est réellement fait pour ça. Merci d'accueillir monsieur Bouazi Abdouah. [Applaudissements] Merci merci à toutes et à tous merci du fond du cœur.
Je vous cache pas, c'est un peu avec beaucoup d'émotions que je vous parle ce soir. de pouvoir vous lever comme ça d'applaudir c'est c'est une première donc pour moi c'est un peu particulier la plupart d'entre vous m'avez connu que ce soit au quartier de sous-bois ou ailleurs, on s'est croisé tout au long de notre vie donc ça me fait plaisir de vous voir tous des visages connus et amicaux donc j'en profite pour vous remercier toutes et tous d'être venus principalement aussi Manuel qui nous a fait l'honneur de venir Zaya qu'on a eu l'occasion de rencontrer aux enfill et certains s'en rappellent ici.
Donc on a vraiment apprécié ce moment aussi militant et aussi d'autres militants partout, c'est-à-dire j'ai des camarades de Sergie qui sont venus qui ont fait la route. Je vous demande de les applaudir avec excellent plaisir à qui je souhaite bon courage à Sergie parce que je suis sûr et certain qu'elle va faire tomber cette ville et que demain Sergie sera insoumise. J'ai aussi des camarades de Denin de Cray que je salue avec moi et c'est ça qui fait plaisir c'est que la France insoumise c'est aussi une grande famille. Je vais vous parler un peu de mon parcours parce que aujourd'hui je me présente face à vous. Je viens briger un mandat municipal mais il faut un peu que je me présente.
Je suis Abdouah Bazzi, j'ai 35 ans, marié, père de quatre enfants et entrepreneur ici dans la ville. Donc avant d'être entrepreneur, j'étais fonctionnaire territorial. Donc j'ai travaillé ici quasiment toute toute ma vie. En fait, j'ai quand je regarde bien, j'ai jamais quitté vraiment la veoix. Ça se ressent parce que quand je suis parti attraper Manuel Montpard, je lui dis "lut vraiment que tu viennes à vos buuges. Ensuite, je suis revenu la semaine d'après, il faut vraiment que tu viennes à buug." Donc j'ai pas lâché. Au final, ça a marché.
Non, blague à part, c'est vrai que c'est ce territoire qui nous qui nous tient cheviller au cœur et euh et c'est un peu la déception quand on voit nos politiques locaux de se dire à un moment donné, il faut se battre. J'ai été militant politique quasiment la moitié de ma vie. Donc euh j'ai commencé à 14 ans. Quand on commence à 14 ans, c'est qu'on a vraiment des convictions et qu'on se dit qu'il faut les il faut changer quelque chose. J'ai commencé au Parti socialiste, Manu, je sais personne n'est parfait mais en fait je vais vous dire blague à part. Ça a été l'une de aussi mes années politiques parce qu'ici localement PS était quelque chose de fort.
On avait ici la personne de Ren Pobros qui a été le député maire pendant de nombreuses années que vous avez vu qui avait transformé la ville. Il avait un cap et je l'ai quitté pour rejoindre Zakarie Shakib qui est le deuxième mentor celui avec lequel j'ai été forgé et on avait mené une liste citoyenne en 2020. Cette liste citoyenne a répondu à un premier truc. déjà c'était un ralbol des partis politiques qui une fois élu nous abandonnent et euh et en fait on avait tenté notre notre démarche. Donc là les complications arrivent, c'est-à-dire que vous êtes tout de suite assimilé par Castaner comme un islamiste. Pour le peu qu'il ait fait le parallèle entre l'UIDMF et une liste citoyenne.
Donc là, on a essayé d'expliquer mais non, on a rien à voir avec l'UDMF et en plus pour soi-dit en passant l'UDMF c'était 70 votant sur un sur un bureau de vote à 170 mais ça a suffi à news de parler d'un bureau de vote à 40 % à voter pour l'IDMF à Mobug voilà la menace islamiste arrive à donc blague à part ça été une période qui qui a été assez compliqué on a fait les choses avec Zacha que je salue aujourd'hui il est parmi nous et et en fait ça été le début de quelque chose. Et j'ai regardé nationalement aujourd'hui orphelin d'un parti et en fait le seul mouvement qui fait ce qu'il dit, pense ce qu'il dit et applique un programme de rupture, c'est la France en soumise.
Donc vous savez, on commence d'abord à faire de les attendir parce que il ne plus jamais. Et j'y arrive, c'est qu'à un moment donné donc en 2021 on voit ce qui se passe. On se dit bon ben Jean-Luc Mélenchon un carne d'espoir parce que il dit ce qu'il fait, il pense et et c'est vraiment c'est vraiment le mot qui leur dit. il pense la gauche, il pense les choses et voir je vous je vous recommande de voir ces interventions parce que c'est vraiment intéressant, c'est un cap, c'est c'est une vision pour la France.
Donc on va accélérer un peu plus mais je vais arriver à notre notre rélection européenne ici localement où on a progressé, on a organisé le mouvement et aujourd'hui on est capable d'affronter une municipale en se disant on peut la on peut la gagner. On peut la gagner. Pourquoi ? Parce qu'ici localement, on a un maire sortant des ILR. En fait, c'est un peu particulier ici, c'est que vous avez quelques écolos avec lui, euh quelques personnalités du monde associatif et des quartiers populaires et en fait vous avez aussi un rotaillot avec lui. Enfin, je je vais pas l'appeler.
Et donc, vous avez un peu un un un un petit frich qui ne se trouve que dans la Venignoire et vous êtes ici servement national. Ici au vug est le seul, la seule ville sur laquelle le rassemblement nationale n'a pas gagné lors des dernières législatives. Donc aujourd'hui, le seul phare dans toute cette dans tout ce microos politique, c'est la France insoumise. Donc pour vous parler un peu de Mobugge, monsieur Ar de Cani, c'est un bilan, un bilan de plus de 105 millions d'euros de dette dont 35 % rien qu'à lui. Dans ces 35 millions, vous avez à peu près 15 millions juste en renégociation de dette. C'est-à-dire qu'il a payé un cabinet privé pour le conseiller sur les décisions financières.
Le cabinet privé lui dit surtout ne renégociez pas monsieur Decad, c'est pas le moment. Et il le fait quand même. Tout ça pour pouvoir dire je nous ai sorti des crédits toxiques par une petite manipulation. Donc à la fin on se retrouve avec 15,9 million d'euros de plus sans rien derrière. Aujourd'hui, vous avez une carmè de la bière qui coûte 4500 € par an. Et dans le même temps, vous êtes parents d'élèves ici, on vous dit s'il vous plaît, si vous pouvez ramener un pack d'eau pour les enfants, ce serait bien parce qu'ils ont pas à voir.
Et ça, je trouve ça inadmissible quand vous voyez la pression fiscale qui est opéré ici et que derrière dans nos propres écoles, on n pas les on n pas les choses qu'il faut. Donc nous ce qu'on propose c'est ces tout bêtes, ce sont des fontaines à eau. C'est c'est pratique, c'est c'est écologique et ça coûte pas cher. Mais au moins ce que notre argent aille d'abord dans nos enfants, dans nos services publics. On est pour le retour de la régie publique de l'eau. Donc on va vous proposer des au cours de cette campagne plein de plein de projets. Mais d'abord ce qu'on va vous faire c'est un changement de méthodologie.
Vous allez voir un site internet va être publié dès ce soir avec une consultation citoyenne. On va vous mettre les 10 priorités que doit avoir un maire pour sa commune. Vous allez pouvoir voter et ainsi suite de ça, on va pouvoir vous mettre les thématiques en vote. Donc on va vous faire un formulaire sur l'éducation, la santé, sur toutes ces sujets et à ch à la fin de chaque consultation, vous allez avoir une réunion thématique avec un invité de la Fronte Sainsoumise. Donc vous allez avoir des députés qui vont passer tout au long de la campagne ou aussi des sociologues. On aura Julien Talpin avec Clément Gueté, on en aura tout plein d'autres.
Donc je vous je vous cache pas, on va faire un petit teasing parce que on a la chance d'avoir le soutien de la France insoumise là-dessus et à la fin de toute cette période de concertation, on aura un programme qui sera construit par les habitants. Ce sera votre programme. Ce qui compte, c'est qu'à un moment donné, on puisse vous écouter et pas simplement se dire voilà, on fait de la concertation après coup. Parce qu'aujourd'hui pour Arne de Kenny, la concertation, je vais vous donner un petit exemple, c'est la rue de la liberté. Rue de la liberté au mois d'août, il ferme cette rue pour 30000 €.
il décide que ce sera un sens unique à tout de suite comme ça sur un fin fin août d'un petit coup de crayon il fait ça simplement ça engendre des des complications pour les rivrins. 2 mois plus tard le boulanger vous annonce moins 60 % des chiffres d'affaires. Les pissiers le seul du courant. C'est-à-dire que pour les personnes âgées, c'est le seul lieu de proximité pour pouvoir aller faire ses courses. Et vous dites moi j'ai moins 40 %. Juste parce qu'il a fermé 50 m. de voir elle est là la conséquence. En septembre, il vous fait une réunion de concertation, il va voir les habitants et vous savez ce que disent les habitants ?
Nous le problème c'est pas le sens de circulation, c'est le stationnement. On arrive nous France insoumise avec une idée, toujours la même chose. Vous savez, il y a un vieux parking de l'hôpital, l'ancien hôpital, il faudrait juste l'ouvrir. Mais vous ne savez rien la France insoumise qui me dit c'est impossible. Je réponds à une simple convention d'occupation temporaire des sols. Vu que vous êtes président du directeur de l'hôpital, en fait c'est vous qui vous parlez à vous-même pour vous octroyer un terrain. De semaines plus tard, vous savez quel coup de J il a ? On va faire une convention d'occupation temporaire des sols. On va ouvrir le parking. Donc à la fin, ils refont les travaux.
On se retrouve avec 20000 € plus tard. Donc on se retrouve 3 mois plus tard. Un boulanger a failli mettre la clé sous la porte. Une épicerie était en difficulté, la seule du quartier. On a moins 50000 € pour à la fin faire une solution qui était purement administrative. C'est ça la gestion de Camine. C'est d'abord de la communication, ensuite de la fausse concertation et ensuite bon, il consultent les gens de la France insoumise pour avoir les bonnes idées. Donc en fait c'est ça, c'est un changement de paradigme qu'on veut. Demain, on va venir vous voir, vous prenez votre opinion et on va prendre en compte cette opinion.
Si vous voulez, ce qui compte et je vais finir sur ce propos, c'est que cette campagne, on va pas pouvoir la faire sans vous. L'une des fables que j'apprécie le plus, c'est la fable du colibri. Est-ce que vous la connaissez ici dans cette salle ? Personne ne connaît la fable du colibri ? Bon, je pense que la plupart des insoumnis la connaissent. Ils l'ont tous entendu. C'est en fait un un incendie de forêt a lieu à un moment. Les animaux fuient sauf le colibri qui prend et qui prend une petite goutte et la jette dans l'incendie.
Les autres animaux le regardent et lui disent "Mais tu fais n'importe quoi, ça sert à rien." Le colibril les regarde et leur répond "Moi, au moins, j'ai fait ma part." Ce que je vous demande aujourd'hui, c'est à chacune et chacun d'entre vous, c'est de faire vos parts, votre petit effort, convaincre un voisin, en parler, liker sur les réseaux sociaux, participer aux consultations. C'est ce que je vous demande aujourd'hui avec sérieux, je vous dis impliquez-vous dans la vie publique parce que sinon elle sera toujours aux mains de ceux qui ne donnent pas votre intérêt dans le cœur. Je suis fier aujourd'hui parce que je vous demande un peu de de comment dire de compréhension à mon égard.
C'est ma première intervention polique. Je vous je vous promets qu'on s'améliorera, ça c'est sûr. Mais ce qu'il faut que vous reteniez, c'est que aujourd'hui, on a le plaisir d'avoir Zaya avec nous. On a Manu, on a toute la France insoumise et ça c'est important de le dire. On a toute la France insoumise derrière nous parce qu'à mauvaise, on peut le faire.
Et l'une des choses que je veux vous dire, c'est l'une des choses qui me fait le plus mal quand je viens au porte à porte, c'est principalement au sein des quartiers populaires qu'on me disent "Mais tu sais Abdouah, un maire arabe à c'est peut-être pas encore c'est pas encore maintenant." Et c'est grave de se dire qu'un moment donné nous français on se retrouve à devoir justifier notre volonté de faire changer les choses. Donc n'écoutez pas cette personne négative. Faites votre part, la part du colibri et je peux vous assurer que demain Mobug sera insoumise. Merci. [Applaudissements] insoumise assoumise assoumise assoumiseoumise Merci Abdouah.
Nous avons maintenant le plaisir d'accueillir une dame qui a commencé comme certains d'entre nous par coller des affiches, tracté dans les marchés, perdu porte à porte, qui s'est reconnu dans le mouvement de la France insoumise et qui est maintenant député pour la France insoumise de la Somme. Zaya Hamdan. [Applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous. C'est un véritable plaisir de me retrouver ici. Merci beaucoup Abdouah pour l'invitation. Merci au mauve joise et au mauvais joie d'être ici présent ce soir, chers camarades, parce qu'il y a beaucoup de camarades ici dans cette dans cette salle.
comme l'a dit Abdouah qui viennent d'un petit peu partout hein d'ailleurs de Crille de enfin de Picardi en tout cas et des des Haut-de France différentes régions de de Haut-Dance. Euh merci et cher chers amis parce qu'on est une grande famille également et on est entre nous on est en famille. Donc bonsoir à toutes et à tous. Donc merci beaucoup d'être là ce soir. Merci d'avoir pris ce temps malgré vos vies déjà bien remplies parce que ce n'est pas rien de se retrouver dans cette salle pour le lancement d'une campagne municipale. Ici à Mobeuge, on connaît le travail dur, les mains usées, les luttes ouvrières. Ici, on a pris de plein fouet la désindustrialisation, l'abandon de l'État.
On a vu passer les plans sociaux, les promesses jamais tenues, les familles déchirées par le chômage. Mais à chaque fois, les habitants de Mourbeug se sont relevés. à chaque fois avec courage, avec force de celles et ceux qui savent ce que c'est de tenir debout, même quand tout s'écroule autour de soi. Moi, je viens d'Amien et entre nos deux villes, il y a un point commun terrible. Plus d'une personne sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, un/4 de la population. Alors, cela veut dire quoi ?
des salaires qui ne suffisent pas, des logements qui tombent en ruine, un chômage qui frappe d'abord la jeunesse, des familles qui comptent chaque centime pour faire leur course, des anciens qui survivent plutôt qu'ils ne vivent et je sais ce que c'est au-delà des statistiques parce que moi aussi je viens d'un quartier populaire et tout est possible puisque de la cité de la briquetterie à l'Assemblée d'Arsenal On peut devenir député quand on est vit dans un quartier populaire. J'ai grandi dans ces rues où les solidarités sont vitales, où les voisins partagent quand il ne reste plus grand-chose, où les mères se battent pour que les enfants tiennent debout.
J'ai consacré 40 ans de ma vie à la protection de l'enfance. J'ai dirigé des instituts thérapeutiques et éducatifs où on accueille des adolescents avec des difficultés psychologiques, notamment des troubles du comportement qui perturbent gravement leur socialisation et l'accès aux apprentissages et aussi des foyers pour enfants placés. J'ai vu les enfants sans toi stables, les familles qui s'épuisent, les services publics abandonnés. Alors quand j'en parle, ce n'est pas un slogan. C'est mon histoire, c'est ce que je connais. Et ce que je connais, c'est que dans nos quartiers populaires, il y a de la dignité, de la solidarité, du courage à revendre.
C'est aussi ce que racontent les parcours d'Abdouah Bazzi, notre future maire de Beauuge. On peut applaudir future mère de Bob sera insoumise est insoumise. Il a grandi à sous le bois comme il l'a dit tout à l'heure. Il a vu ses parents se battent pour leur dignité et bravo à sa maman qui est ici présente dans la salle. À l'Agence nationale de la Guta, il a vu de ses propres yeux les murs humides, les fenêtres qui laissent passer le froid, les logements étouffants et il n'a pas détourné le regard. Puis il a monté son entreprise ici à Mobug comme il a dit. Il a fait son ter ici. Il est né ici et a vécu ici, a travaillé ici. Il n'a pas été cherché ailleurs.
Il montre que la jeunesse peut avoir un avenir ici à Montbeuge. Et je veux vous dire aussi quelque chose d'essentiel. La jeunesse est là, elle nous rejoint et elle refuse de rester spectatrice. Trop longtemps, cette ville, comme tant d'autres a été confisquée par des barons politiques installés depuis des décennies complètement déconnectés de la réalité. Leur seul horizon, ce sont les tambouilles et les arrangements. Mais ce temps-là est révoluer qu'il est révolu ce temps.
Car voici venir une nouvelle génération, celle qui n'accepte plus qu'on lui dise d'attendre son tour, qu'on lui ferme les portes ou pire qu'on l'accuse de tous les mots qui sertent de faire valoir tout en bas d'une liste municipale. Cette jeunesse, elle porte l'exigence d'un autre avenir. Elle porte une autre façon de faire de la politique proche du peuple, ancré dans le quotidien, insoumise face au puissant. Et Abdouah fait partie de ce renouveau. Son parcours, son engagement, tout le démontre. Il est à l'image de la France telle que nous voulons toutes et tous la construire. Une France riche de ses différences, fière de ces quartiers populaires qui refusent le mépris.
Oui, cette Nouvelle-Fance comme ici à Mobug investi de longues dates dans la vie locale politique avant tout au PS que tu as quitté, tu l'as dit tout à l'heure il y a bientôt 10 ans et ne le cachons pas à la France insoumise toutes les volontés sont les bienvenues. Toutes les volontés peuvent franchir la porte de notre avenir commun. Toutes les personnes convaincues depuis toujours par un projet politique qui change la vie des gens en mieux sont les bienvenus. Il n'est il n'est jamais trop tard pour rejoindre la France insoumise. Tous les politiques ne se valent pas et la France insoumise a été pour Abdouah, je le sais un réenchantement. Tu me l'as tu me l'as dit.
vis-à-vis de la vie politique après bien des déceptions, renoncement et complicité de certains avec le système en place. Car nous nous sommes tous retrouvés à ce stade où des doutes s'installent, élus, politiques, militants, citoyens, électeurs ou pas, même avec l'âge et l'expérience, heurté par trop de calcul politique, trop d'abandon, dégoûté des tambouilles. Parfois, on n'y croit plus. Aboula, tu le sais bien. Voilà pourquoi nous sommes réunis ce soir pour dire que cette candidature n'est pas seulement la tienne Abdouah, c'est celle d'un collectif, c'est celle d'une ville qui refuse la résignation. Mais si Mobug souffre, la France souffre aussi.
Et si ce pays va mal, c'est parce que nous sommes gouvernés par des gens qui méprisent le peuple. Le 493, cette anomalie antidémocratique est devenue leur arme de guerre. À chaque fois la même histoire. Le peuple dit non, les syndicats disent non, l'assemblée dit non et eux imposent. Voilà leur conception de la démocratie. Le 493, c'est un coup de force permanent, un billon mis au parlement, un doigt d'honneur fait à la politique et à la volonté populaire. À chaque fois qu'ils l'ont utilisé, c'est la République qu'ils ont abîmé. Et souvenez-vous avec cette brutalité, ils nous ont volé 2 années de vie avec la réforme des retraites.
2 années de vie de trop pour des gens qui a 60 ans ont déjà le dos brisé et la santé abîmée par le travail. 2 années de plus, ça veut dire quoi ? Ça veut dire des aides soignantes avec des traumatismes physiques, des ouvriers qui ne tiendront pas jusqu'au bout. Ça veut dire des vies raccourcies, du répit pourtant bien mérité que la macronie a volé. Nous nous disons la retraite c'est un droit, pas une variable d'ajustement. Elle doit être rendue à 60 ans. Alors, il nous parle d'écologie mais c'est du marketing. La loi du plomb, vous l'avez suivi, vous l'avez signé, a montré leur vrai visage, l'agrobiness au-dessus de nos vies.
Il a fallu que nous, insoumis, nous battions jusqu'au Conseil constitutionnel pour que les sages, comme on dit, rappellent une évidence. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. Mais ce droit, à quoi il sert si nos enfants respirent l'air pollué ? Si des familles grelotent dans des passoirs thermiques, si nos quartiers étouffent faute d'espèces vert, ce droit doit devenir réalité ici et maintenant. Et puis il y a la loi Atale présentée comme une loi d'ordre. Elle n'est qu'un texte de méprise social, une loi qui criminalise les parents lorsque les enfants dérapent comme si la pauvreté était une faute.
Retirer les aides, menacé, criminaliser pour éviter sournoisement de faire les investissements nécessaires pour davantage de justice sociale. Et regardez qui donne les leçons. Gabriel Atal qui lui avait vécu dans un périmètre doré de quelques centaines de mètres carrés et qui ne connaît rien à nos vies, rien de nos quartiers, rien des combats quotidiens des quartiers populaires. Même le Conseil constitutionnel saisi de nouveau par les insoumis a retoqué les pires articles de la loi Atale. Mais rien que le fait d'avoir écrit noir sur blanc de telle disposition montre la logique profonde de ce pouvoir, surveiller, punir, diviser, c'est leur obsession.
Et nous, nous répondons par l'inverse : protéger, éduquer, rassembler, voilà ce qu'il faut. Voilà ce que nous faisons à la France insoumise. Comme vous savez, je suis à miéoise et quand je vois dans les rues de ma ville des enfants de famille à la rue qui font leur devoir sur le trottoir d'une d'une gare, mon cœur saigne. Je pense à toutes ces femmes, ses mères, à tous ces hommes, ses pères, à tous ceux qui ont dû faire pour préserver toutes ces petites choses parfois toutes simples comme manger un bon petit plat, faire plaisir aux enfants, leur offrir un nidouiller.
Alors oui, il faut répondre pas seulement par la colère, même si la colère est légitime, il faut répondre avec un projet, un projet pour le logement. Rénover les passoirs énergétiques, isoler les bâtiments, encadrer les loyers, réquisitionner les logements vides. Et ici à Mobeuge, un logement sur 10 est vide. [Applaudissements] Et c'est un comble quand on sait qu'Arnaud de Can votre maire qui est aussi conseiller régional et aussi vice-président au conseil régional du logement et de la politique de la ville ne fait rien. Il lance des chantiers dans toutes les directions. Ce qui veut dire que ça masque l'inefficacité de l'actuelle municipalité.
et on va changer les choses grâce à ton équipe Abdouin. Alors, je disais ce qu'il nous faut c'est un projet un projet pour l'emploi. Soutenir les PME local, développer l'économie verte et solidaire, créer un vrai pôle de formation pour la jeunesse, un projet pour la santé, renforcer les maisons de santé, se battre pour que l'hôpital public et ait les moyens à la hauteur des besoins. On ne peut pas laisser les gens se faire soigner dans des centres hospitaliers qui tombent en ruine où le personnel est épuisé, érinté et à la mercie d'une erreur fatale pour la santé de nos proches. également un projet pour la jeunesse.
Donner des moyens aux associations, garantir l'accès au sport et à la culture, ouvrir des maisons de la citoyenneté. Un projet également pour la démocratie, des budgets participatifs, des conseils de quartiers puissants, des habitants consultés avant chaque grand projet. Et c'est ce que tu proposes justement à la population de Moboge. Un projet écologique, plus d'espace vert, des transports qui roulent, des pistes cyclabs sûr. Oui, je dis des transports des transports qui roulent parce qu'effectivement on a tous un exemple dans nos villes où les transports sont bloqués en panne et ne roulent pas. des pistes cyclables sûres.
Mobuge a besoin d'une transition écologique populaire et je veux insister, la liste que vous allez soutenir, ce sont pas des professionnels de la politique. Je disais tout à l'heure Abdouah, c'est ta première intervention et voilà que les personnes en tout cas je sais pas le terme que tu as employé mais sont qu'ils sont qu'ils soient indulgents par rapport à ton intervention et que tu allais t'améliorer. Mais tu étais très bien dans ton intervention. Continue comme ça. Moi je suis encore à lire mes textes. Voilà. Et chacun fait comme il comme il veut.
Chacun fait comme il peut à partir du moment à partir du moment où le contenu et ce qui est dit sort du cœur, sort du projet que nous voulons défendre, peu importe. Donc je disais, vous allez soutenir une liste, ce ne sont pas des professionnels de la politique. Au contraire, ce sont des gens qui vous ressemblent, qui nous ressemblent, qui connaissent vos vies parce qu'ils la vivent eux-mêmes. Et ce combat est local, mais il est aussi universel. Parce que quand on se bat ici pour que chaque famille ait un toit, on se bat aussi pour que partout dans le monde les gens aient droit à la même dignité. Notre solidarité ne connaît pas les frontières.
Manu en parlera sûrement plus longuement tout à l'heure. Mais quant à la France insoumise, on dénonce Macron ou Le Pen pour le mépris des pauvres, on dénonce aussi l'oppression subie par le peuple palestinien aussi. [Applaudissements] parce que la justice si elle est réelle, elle est universelle comprise et acceptée de tous. Alors, parlons clair, on nous répète que le nord que la Somme serait devenue des terres rassemblement national. On nous parle d'un rat de maré bleu marine inévitable. Le rassemblement national prospère sur la colère, mais il n'apporte pas de solution. Il dresse les gens les uns contre les autres. Il stigmatise celui qu'il voit comme un étranger, le voisin, l'assisté.
quand il s'agit de s'attaquer aux vrais responsables, les ultrariches, les actionnaires, alors là, il n'y a plus personne. Nous nous disons que face à cela, il y a un autre chemin, celui que nous portons avec la France insoumise, celui de la justice sociale, de la solidarité et de la dignité. Et ce chemin, vous l'avez déjà emprunté. En 2022 à Amien comme Mobug Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle. Alors demain quand vous allez aux urnes, c'est la France insoumise que vous mettrez en tête avec la liste conduite par Abdouah. Alors mes amis, que voulons-nous à Beaubeug ? Abdouah !
Refuser le fatalisme, que cette ville peut redevenir un lieu où l'on vit, où l'on s'épanouit, donner une chance à une nouvelle génération d'élus encrée, fidèle, incorruptible. face au tambouille. Et ce soir, je vous le dis, ce candidat c'est Abdouah. Un candidat jeune, déterminé, fidèle, tenace, insoumis à la hauteur de ce que Mobug mérite. L'avenir de cette ville est entre vos mains les amis. Relevons la tête, refusons l'inacceptable et construisons ensemble une cité qui protège, qui partage, qui libère. Alors, je vous le demande là ce soir. Êtes-vous prêt à mener ce combat ? Oui. C'est un petit oui. Êtes-vous prêt à mener ce combat ? Oui. Êtes-vous prêt à relever ce défi ?
Ouais, moi j'en ai aucun doute parce que je sais qui vous êtes. Quand le peuple décide de se lever, alors rien, ni Macron ni Le Penr [Applaudissements] Abdouah ! Abdouah ! Abdouah ! Abdah ! Maire de Beauci [Applaudissements] Ah oui, tu es bien équipé. On lâche rien. On lâche rien. Non mais je le prends pas. Merci Z d'avoir fait le déplacement, ça valait le coup. Je voulais remercier également un autre député qui est quand même là parmi de nous qui a fait aussi le déplacement député du nord Aurélien Leco [Applaudissements] [Applaudissements] et pour clôturer Nous avons l'immense honneur de recevoir le député des Bouches coordinateur national par la France insoumise.
Il est venu nous donner de la force à Mobug pour la victoire. Monsieur Manuel Bompard. [Applaudissements]
[Applaudissements]
Merci beaucoup. Merci. Un grand merci pour la chaleur de votre accueil. On m'avait dit qu'à Mauve, j'en étais bien accueilli. On m'a pas menti. Euh, évidemment, je veux remercier les militantes et les militants de la France insoumise pour leur invitation, pour tout le travail de préparation qui a été qui a été réalisé pour faire en sorte que cette réunion publique puisse avoir lieu.
et puis vous remerciez vous d'être venu aujourd'hui dans cette salle participer à cette à cette réunion publique dans un moment politique et évidemment un moment politique très important, vous le savez comme moi, un moment politique qui est marqué en particulier par un nouveau gouvernement qui a été pour l'instant pas encore tout à fait constitué, un nouveau premier ministre qui a été désigné l'année la semaine dernière il y a quelques jours et qui s'apprête à essayer de trouver une manière de continuer à nous imposer une politique que personne ne veut.
Et dans ce moment politique, je crois que c'est important qu'on puisse avoir des temps comme ça de discussion, de réflexion collective pour bien comprendre ce qui se passe et essayer d'agir ensemble. Mais avant de parler de ce sujet, je voudrais qu'on ait ensemble une pensée et un message de soutien et de fraternité aux militantes, aux militants, aux syndicalistes, aux personnalités, aux parlementaires qui ont embarqué depuis quelques jours sur les flottes de la liberté pour Gaza.
[Applaudissements] veux qu'on ait un moment de pensée et de solidarité avec eux parce que dans la nuit qui vient de s'écouler un certain nombre bateaux de sep flottis de la liberté qui a embarqué pour venir briser le blocus humanitaire à Gaza pour venir essayer d'apporter du soutien à la population Gazaoui martyrisée, bombardée chaque jour, vous le savez comme moi. Dans la nuit qui vient de s'écouler, un certain nombre de ces bateaux ont été attaqués par des drones au large de la Grèce. Ils ont subi pour l'instant heureusement aucune blessure mais un certain nombre de bateaux ont été endommagés.
Il y a eu des dégradations et pour l'instant cette action illégale, un acte de piraterie, un acte de bombardement dans les eaux internationales par des drones n'a subi de la part des autorités françaises, de la part des autorités de notre pays, aucune condamnation, rien. Pas un mot, pas un mot du président de la République Emmanuel Macron, pas un mot du ministre des affaires étrangères Jean-Noel Barreau. Alors que l'Organisation des Nations- Unies a dit qu'elle demandait une enquête, alors que même la porte-parole de la Commission européenne a dit qu'il n'était pas possible de s'attaquer comme ça à une mission humanitaire.
Alors même que l'Italie a dit qu'elle allait envoyer un bateau au large pour venir apporter du soutien à cette flottie de la liberté. Et alors même qu'il y a sur ce bateau des parlementaires français, des élus de la France assoumise au Parlement européen ou à l'Assemblée nationale. Mes collègues que je veux saluer Emma Fourau, Marie Messer, François Pal, Rima Hassan qui sont sur ces bateaux, qui ont le courage avec d'autres d'essayer de faire quelque chose pour que il soi mis fin au génocide. concours à Gaza.
Alors donc qu'il y a des parlementaires français, des représentants du peuple français sur ce bateau et qui sont attaqués de manière illégale par une armée, alors les autorités françaises ne sont même pas capables d'avoir un mot de condamnation, un mot de protection, de dire qu'elles se situe à leur côté, de dire que elle n'acceptera pas que les autorités françaises n'accepteront pas qu'il soi touché aux équipages de ces navires. Et je veux rendre hommage au docker de Gè, la ville de Gè en Italie parce que je sais pas si vous avez vu, mais il se trouve qu'il y a un représentant des dockers de gène sur ces bateaux.
Et les doqueurs de gène ont dit la chose suivante : "Si vous touchez à un cheveux d'une personne qui se trouve sur ces bateaux, alors nous bloquerons tous les ports européens jusqu'à ce que les membres de l'équipage reviennent s'arrête. Gloire à eux. Gloire aux docteurs de Ges qui font vivre la solidarité internationale.
Et bien sûr, si je rends hommage aux personnes de ces de cette flotti, aux membres de l'équipage de cette flotti, c'est parce que comme vous, je suis sûr dans cette salle, je suis bouleversé, je suis écœuré, je suis révolté par le silence de la communauté internationale, par son inaction, par son incapacité à prendre les actions nécessaires pour mettre un terme aujourd'hui au génocide à Gaza. Et le ministre des affaires étrangères français, il disait il y a quelques semaines que en gros ça ne servait à rien d'embarquer sur les bateaux, que c'était une mission inutile.
Et je lui dis une chose simple, c'est que si la France jouait son rôle, si la France prenait les mesures nécessaires pour mettre un terme au génocide à Gaza, personne n'aurait besoin d'embarquer sur des bateaux pour aller briser le glis humanitaire de [Applaudissements] Et je veux rendre hommage à la lutte du peuple palestinien. Je veux rendre hommage au mouvement de solidarité qui existe partout dans le monde en France en particulier qui a existé il y a quelques semaines, vous l'avez peut-être vu en Espagne où la mobilisation exemplaire du peuple espagnol a démontré que le peuple se levait contre le génocide à Gaza.
Et c'est cette lutte et ce mouvement de solidarité qui enfin enfin enfin enfin cette semaine ont conduit le président de la République française à reconnaître officiellement l'État de Palestine. Et cette reconnaissance de l'État de Palestine, il faut le dire franchement, elle ne servira strictement à rien si elle ne s'accompagne pas de mesures immédiates et de mesures concrètes pour arrêter l'armée israélienne à Gaza. Merci au gouvernement espagnol qui hier a fait voter à l'Assemblée espagnole un embargo total sur les livraisons d'armes. L'Espagne a dit : "Nous ne livrerons plus jamais d'armes à l'armée israélienne." Qu'est-ce que la France Qu'est-ce que la France attend pour faire de même ?
Qu'est-ce que la France attend pour infliger enfin des sanctions économiques au gouvernement de monsieur Netaniaahu ? La France qui avec l'Union européenne a été capable d'infliger 18 fois des sanctions à Poutine parce qu'il a envahi l'Ukraine et qu'il n'a pas été capable une seule fois d'infliger des sanctions au gouvernement de monsieur Netaniao qui viole chaque jour le droit international. Embargo sur les armes, sanctions économique, suspension des accords de coopération économique. Voilà ce que nous devrions faire. Voilà ce que la France aurait dû faire déjà depuis des mois et des mois.
Voilà ce qu'un gouvernement insoumis à la tête de l'État aurait fait déjà depuis des mois et des mois et je vous en fais. Vous pouvez en avoir la certitude ici. Si c'est la France assoumise qui dirigeait ce pays, non seulement nous aurions pris ces mesures, mais quand un bateau irait pour rebriser le blocus humanitaire de Gaza, nous aurions dit une chose simple. Nous aurons escorté cette flottie de la liberté avec des navires français. jusqu'à ce qu'ils arrivent à Gaza. Voilà en particulier pourquoi ce gouvernement, l'ancien celui de monsieur Beirou, le prochain, celui qui va être mise en place ne peut pas gouverner ce pays.
en particulier parce que évidemment ce gouvernement ne se fait pas remarquer uniquement par son inaction sur la scène internationale, par son incapacité à agir, par son manque de courage, par la manière avec laquelle il a décrédibilisé de la voix de la France sur la scène internationale. Oh ! Quel que soient nos désaccords politiques, on était fier en France quand la France avait dit non à la guerre en Irak. On était fier en France quand la France portait sur la scène internationale la la parole de la paix, une voix forte, une voix qui se faisait entendre.
Et on en a assez, on en a marre et on a honte de voir que la parole de la France a été décrédibilisée comme ça, qu'elle ne joue plus aucun rôle, que la France est incapable de se faire respecter quand par exemple y compris sur les domaines qui normalement appartiennent à la France, vous avez des gendarmes français qui sont arrêtés par les autorités israéliennes et que vous voyez le ministre des affaires étrangères, tout est soufflé parce qu'il vient de monter une côte, incapable de dire stop, vous pouvez pas faire ça et incapable de se faire respecter. Mais évidemment, il y a beaucoup de raisons de faire tomber ce gouvernement.
Et cette question internationale n'en est qu'une parmi tant d'autres.
Puisque après la chute de monsieur Beirou, vous avez vu comment le nouveau premier ministre cherche à nous embrouiller dans des discussion et des palabres sans fin avec l'idée finalement de nous imposer la même politique, la politique que pourtant nous avons rejeté l'année dernière au moment des élections législatives parce qu'il y a eu une mobilisation populaire très puissante, une mobilisation des quartiers populaires, une mobilisation de la jeunesse, une mobilisation de celles et ceux qui dans ce pays se sont dit on va se mobiliser On va aller voter parce qu'on veut un autre programme politique pour ce pays, parce qu'on veut un autre avenir, parce qu'on veut tourner la page de ces politiques macronistes.
Dans les urnes, la politique macroniste a été battue à l'Assemblée nationale. La politique macroniste a été battue puisque nous les insoumis, à l'initiative de nous les insoumis, les motions de censure contre Michel Barnier l'année dernière ont été adopté et le gouvernement a été renversé. et à notre initiative aussi parce que nous avions annoncé que nous allions déposer une motion de censure contre le premier ministre François Baot. Il a été obligé de demander ce qu'on appelle un vote de confiance à l'Assemblée nationale et il a été largement battu.
Et là, vous voyez comment ils ont l'intention enlevant les deux petits jours fériers qui étaient un petit peu l'épouvantail de leurs annonces, mais en laissant tout le reste à l'intérieur. Et je veux vous faire que vous compreniez bien que le reste il est pas accessoire, que le reste il aura des conséquences très concrètes dans votre vie du quotidien. Quand on parle d'une année blanche puisque c'est le terme qu'ils emploient maintenant, quand on dit que pour l'année prochaine dans le budget de l'État, il y aurait une année blanche, qu'est-ce que ça veut dire ?
Bah ça veut dire qu'on ne revalorisera pas les pensions de retraite sur la base de l'inflation et que donc les retraités dans notre pays notamment les retraités les plus pauvres vont perdre encore du pouvoir d'achat alors qu'ils sont déjà dans des très grandes difficultés économiques. Ça veut dire qu'on revalorisera pas les allocations chômage et que donc les personnes qui sont en recherche d'emploi aujourd'hui dans notre pays et qui contrairement à ce qu'on entend parfois à la télévision ont déjà beaucoup de difficultés à finir les fins de mois se retrouveront dans une situation encore plus difficile.
L'année blanche, ça veut dire qu'un certain nombre de personnes qui ne payent pas aujourd'hui l'impôt sur le revenu parce que leurs revenus sont trop bas vont rentrer dans l'impôt sur le revenu et vont devoir contribuer davantage alors que déjà ils s'en sortent pas financièrement aujourd'hui. L'année blanche, ça veut dire que les l'allocation adulte handicapée pour les personnes qui bénéficient de l'allocation adulte handicapée et qui galère déjà beaucoup à finir les fins de mois et ben elle sera pas le revalorisée sur la base de l'inflation et qui donc ils auront moins de pouvoir d'achat encore l'année prochaine.
C'est ça qui est dans le programme le programme de monsieur Baou et qui reste aujourd'hui dans le plan budgétaire de ce nouveau premier ministre. C'est le doublement des franchises médicales. Le doublement des franchises médicales. Vous savez quand vous allez acheter une boîte de médicament et qu'il y a une petite partie qui reste à vos frais qui est pas remboursé par la sécurité sociale, et ben cette fois cette partie elle sera deux fois plus importante.
C'est le fait de réduire les remboursements et les prises en charge de médicaments pour les personnes qui sont atteints de maladie de longue durée, des gens qui ont des cancers, qui ont besoin de médicaments pour pouvoir survivre, pour pouvoir faire passer la douleur, à qui on va dire ben non, désolé, vous allez être moins prise en charge, vous allez être moins aidé, vous êtes allé moins accompagné. Et pourquoi ? Pourquoi ? Parce que depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, il a multiplié les cadeaux aux ultra riches de ce pays, aux très grandes entreprises, aux très grandes multinationales. Il a vidé l'État.
Il a vidé la caisse de l'État avec ses cadeaux et maintenant il vous vient vous voir vous et il vous dit "Bah, j'ai fait des cadeaux, j'ai vidé les caisses. Allez, maintenant c'est à vous de passer à la caisse." Mais c'est pas à nous de passer à la caisse. C'est pas au peuple de passer à la caisse. Le peuple, il galère déjà. Acon démission démission. Bravo démission. C'est pas à nous de passer à la caisse. Nous, on a déjà, quand je dis nous, je parle du peuple, on a déjà beaucoup souffert, beaucoup contribué hein, depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir.
Les salaires réels dans ce pays, c'est-à-dire quand vous comparez l'augmentation des salaires par rapport à l'augmentation des prix depuis 2017, les salaires réels dans ce pays, ils ont baissé de 3 %.
Et dans le même temps, la fortune des 500 plus riches de France, depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, elle a été multiplié par de et aujourd'hui vous avez un pouvoir macroniste alors qu'il a été battu dans les élections, alors qu'il a été battu à l'Assemblée nationale qui vous dit "Bah, on va continuer quand même à vous demander à vous de faire les efforts parce qu'il faut surtout pas que ça soit ceux qu'on largement profité de notre politique qu' l'efface." C'est une situation qui est évidemment une situation inacceptable.
Alors, vous avez vu peut-être que même les patrons aujourd'hui, le MDF, les grands patrons parce que ces gens-là, ils prétendent porter la parole des patrons, mais ils portent pas la parole des patrons, ils portent la parole des milliardaires, ils portent la parole des grands patrons, des grands patrons qui ont très largement profité de la situation et des cadeaux de Emmanuel Macron sur le dos du peuple, mais aussi sur le dos des petites entreprises, des artisans qui galèrent parce que cette politique économique, elle s'est faite en faveur d'une toute petite minorité de la population. Alors, ils disent qu'ils vont faire une manifestation parce qu'ils veulent pas contribuer davantage.
Mais de quoi parle-t-on contribuer davantage ? Quand on parle de cette fameuse taxe Zucman vous avez peut-être entendu parler à la télévision, on parle tout simplement de demander à 1800 personnes dans ce pays, c'est-à-dire les gens qui ont un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros. À mon avis, il y a personne dans cette salle he qui est concerné hein. On leur demande à eux de contribuer davantage. Et pourquoi on leur demande à eux de contribuer davantage ? Parce qu'il se trouve que en France aujourd'hui, les 0,002 % de la population, c'est-à-dire cette petite minorité et paye moins d'impôts proportionnellement que les plus riches.
Même que les plus riches, les ultra riches, ils payent moins d'impôts proportionnellement que les ultra riches. Pourquoi ? parce que ils ont des techniques pour contourner l'impôt. Mais si vous une fois vous payez pas l'impôt, on va venir vous chercher à la porte pour vous dire "Vous devez le payer." Mais on les laisse tranquille. Plutôt que de toucher l'argent, il créent des holdings, des sociétés, ils mettent l'argent dedans et au moins comme ça, ils ont pas besoin de payer les impôts. Et on dit bah on va faire en sorte que vous payez au moins au moins 2 % du montant de votre patrimoine en impôt.
Est-ce que vous savez qu'en moyenne les Français ils payent à peu près 7 % de leur patrimoine en impôt ? et on demande au plus riches d'en payer au moins 2 % et ils sont en train de pleurer et ils préparent des manifestations pour pas le faire mais un peu d'égalité, un peu de justice fiscale, un peu de justice sociale, ça peut pas toujours être au même de faire des efforts. Nous les efforts on les a fait beaucoup. Le peuple les efforts, il a fait beaucoup. Maintenant c'est aux autres de passer à la caisse tout simplement. Alors, je sais pas si vous avez suivi, mais aujourd'hui, il y avait une rencontre entre tous les syndicats réunis et le premier ministre.
C'était ce matin et la semaine dernière, on a été très nombreux. On a été plus d'un million à manifester partout en France et les syndicats, ils sont allés voir aujourd'hui le premier ministre et ils sont venus avec un certain nombre de revendications qui vont pas être très éloignés de ce que je vous ai dit là. Ils ont dit bah vous devez abandonner l'année blanche parce que c'est pas à nous de faire des efforts. Vous devez abandonner le doublement des franchises médicales parce que c'est pas aux gens qui ont déjà beaucoup de mal. Je sais qu'ici par exemple, vous avez beaucoup de mal pour l'accès aux soins parce que vous êtes aussi dans ce qu'on appelle un désert médical.
Si vous voulez aller voir un spécialiste, c'est très difficile d'en trouver un, c'est très difficile d'avoir des rendez-vous. On a déjà beaucoup de difficultés à accès aux soins, à accéder aux soins. Donc ils sont allés le voir, ils ont dit le doublement des franchises médicales faut annuler l'année blanche faut annuler la réforme des retraites que vous avez passé en force il y a 2 ans alors qu'on était tous dans la rue pour dire qu'on était pas d'accord avec cette réforme des retraites et qu'il y a une majorité de députés à l'Assemblée nationale pour la broger. il faut annuler.
Et le corps nuit, il dit "Non, non, je vais pas annuler." Donc les organisations syndicales, elles sont sorties de ce rendez-vous ce matin en disant "Il y a une nouvelle date de manifestation et il faut que tout le monde la note parce qu'il faut qu'on soit nombreuse et nombreux à la prochaine date de manifestation. Et la prochaine date de manifestation, elle va avoir lieu jeudi prochain, le 2 octobre. Et il faut que le peuple se fasse entendre. Il faut que le peuple soit dans la rue. Il faut que le peuple soit dans la grève.
Parce que si le peuple se fait pas entendre, ils vont continuer à essayer de nous imposer leur politique et le peuple, il doit jouer son rôle, il doit faire entendre sa voix et ça ça passe par le fait de participer à ces manifestations. Et nous avec Zaya, avec Auréliens qui sont là, avec l'ensemble des parlementaires insoumis, on jouera aussi notre rôle. Et donc nous ce qu'on a dit cet après-midi puisque les syndicats ont dit monsieur le cornu veut pas bouger, il veut continuer à imposer le même budget que monsieur Baou les de jours férier et que il va y avoir une manifestation le 2 octobre. On a dit une chose très simple.
On a dit ben nous autour du 2 octobre on déposera une motion de censure à l'Assemblée nationale. On le fera avec tous ceux qui veulent pour faire tomber ce gouvernement. On a besoin de conjuguer l'action populaire, la manifestation, la grève et c'est dur la grève. Je sais je sais qu'il y a des salariés dans cette salle et qu' évidemment c'est difficile parce que quand on a moins de pouvoir d'achat, bah c'est difficile de sauter une journée, deux journées, tr journées de salaire. Alors, je veux vous dire, nous les insoumis, on n'est pas étrangers à cette difficulté, à cette douleur.
Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui aussi, puisqu'il y a eu cette annonce de mobilisation pour le 2 octobre, puisqu'il va y avoir des manifestations et parce qu'il va y avoir des grèves, nous avons relancé une caisse de grève, c'est-à-dire un endroit dans lequel vous pouvez, pour ceux qui en ont les moyens, donner un petit coup de main pour que les salariés qui vont être dans la grève, on puisse les aider, on puisse les soutenir parce que ici dans ce territoire, vous savez ce que c'est la solidarité. Vous savez ce que c'est la solidarité ouvrière ?
Vous savez que on est fort quand on est ensemble, quand on se donne des coups de main, quand on se groupe dans la lutte et que si on y va tout seul, bah à la fin c'est plus difficile. Donc voilà ce qui va se passer dans les prochains jours. Et je voulais commencer par ça évidemment parce que après on va parler des prochaines élections législatives, municipales, présidentielles, mais tout ça c'est lié. Tout ça, ça participe du même objectif qu'on défend tous et c'est ça tu disais une grande famille tout à l'heure. En vérité c'est chacun à nos postes de combat, chacun dans la position qui est la sienne, il fait sa part du travail et il y a aucune paire du travail qui est inutile.
Toutes les parts du travail, elles vont ensemble. Tu as parlé du colibri tout à l'heure. Voilà ce qui va se passer dans les prochains jours. Il faut être nombreux dans la rue le 2 octobre prochain dans les manifestations et dans la grève.
Et puis vous pouvez compter sur nous à l'Assemblée nationale et je pense qu'on a fait la démonstration ces derniers mois qu'on se laisse pas intimider, que personne nous fait baisser la tête, que personne ne fait baisser les yeux et que quand on prend une position politique et ça je crois que c'est la marque de fabrique des insoumis, on se pose pas la question de savoir si ça va nous permettre d'avoir des louanges médiatiques, des compliments, qu'on va dire du bien de nous à la télévision, c'est pas notre sujet. La seule question qu'on se pose, c'est de savoir si la prise de position qui est la nôre, c'est une prise de position juste ou pas. Est-ce que ce qu'on fait c'est juste ou pas ?
Est-ce que ça correspond au principe qu'on défend ? Est-ce que c'est l'idée qu'on se fait du monde, de l'humanité, de la France, de notre commune ? C'est ça. Ça sera notre seule boussole et c'est notre seule boussole au niveau national et ça sera la seule boussole aux élections municipales et dans les listes que nous allons présenter aux élections municipales. On cherche pas à se faire bien voir des puissants et des dominants. On cherche à défendre la voix du peuple. On cherche à défendre des principes qui sont justes. On reste fidèle aux engagements qu'on a pris devant les électrices et les électeurs.
Parce que quand vous défendez un programme dans une campagne, c'est pas pour qu'une fois que la campagne est passée, considérer que le programme, on le met sur le côté et qu'il a plus aucune valeur. Il faut rester fidèle à la parole qu'on a donné parce que sinon évidemment on génère et on s'aime du dégoût et des gens qui y croient plus. Et vous le savez ici, vous en avez parlé tout à l'heure que évidemment on me dit parfois "Oui, mais il y a trop d'abstention." Je dis oui, c'est vrai, il y a trop d'abstention mais les gens, ils sont pas coupables de l'abstention, ils en sont victimes.
Pendant des années et des années, vous avez eu des responsables politiques qui sont venus dans les campagnes électorales qui vous ont fait des belles promesses que ça va changer et puis qui au lendemain de l'élection, ils ont jeté toutes leurs promesses à la poubelle et ils ont décidé de faire autre chose. Bah, c'est avec ça qu'il faut rompre aussi. Et il faut rompre avec ça au niveau national et il faut rompre avec ça au niveau local. Donc nous Abdouah l'a dit tout à l'heure quand on vous dit quelque chose on n'est pas parfait hein, personne n'est parfait mais quand on vous dit quelque chose on le fait.
Et donc si je vous dis qu'avec mes collègues, on va déposer une motion de censure pour faire tomber ce gouvernement, vous pouvez compter sur nous. On va le faire. Oui. L'objectif c'est faire tomber le gouvernement pour permettre enfin qu'on ait d'autres choix politiques. D'autres choix politiques. Faire tomber ce gouvernement. Je me permets de le signaler aussi parce que généralement c'est bien accueilli. Ça permet aussi de faire tomber monsieur Rotaillot, le ministre de l'intérieur hein, parce qu'on veut tourner la page de cette politique parce que on veut tout simplement une politique de partage des richesses.
une politique où on essaie de faire en sorte que celles et ceux qui ont le plus de difficultés bah puissent s'en sortir, puissent vivre mieux des réponses en matière de pouvoir d'achat, que nos salaires ils augmentent, que nos services publics ils soient mieux dotés.
Parce que quand on n pas de moyens, quand on peut pas aller à la clinique privée, bah on est content d'avoir un hôpital public de qualité parce qu'on est on est content d'avoir quand on peut pas inscrire ses enfants à l'école privée, on est content d'avoir une école publique de qualité et on a envie d'avoir une école publique de qualité et on a envie que nos enfants, ils puissent apprendre dans des bonnes conditions pour se construire un avenir. parce que je connais pas une seule personne contrairement à ce que j'entends à la télé qui a envie d'abandonner ses enfants.
Parce que les gens, ils souffrent, ils essayent de faire en sorte que leurs enfants, ils s'en sortent mieux que ce que eux-mêmes ils ont réussi à faire dans leur vie. Tout le monde vit comme ça et pour ça, on a besoin d'avoir une école publique de qualité. Donc pour ça faut partager et donc faut un budget qui soit un budget complètement différent où on demande pas au peuple de faire des efforts pour couper encore dans nos services publics. On fait précisément l'inverse. On demande à ceux qui ont les moyens de contribuer davantage et on investit dans nos services publics. On agit pour le pouvoir d'achat des Françaises et des Français.
On fait des investissements publics parce que la dette, on me dit la dette, la dette, la dette, la dette. Mais ça dépend pour quoi faire.
Si c'est investir pour l'avenir, si c'est investir pour qu'on ait des écoles de qualité, pour qu'on ait des logements de qualité, pour qu'on ait des logements qui soient mieux isolés, pour que ça soit pas des endroits où on a trop froid l'hiver, où on a trop chaud l'été, si c'est investir pour construire des hôpitaux, si c'est investir pour faire de la France la première nation écologique du monde, qu'on soit à la pointe de ce grand défi du 21e siècle que celui de l'urgence climatique, alors c'est bien d'investir et si ça nécessite pour ça d'emprunter de l'argent, mais si ça permet ensuite de faire rentrer de l'argent qui nous permettra de le rembourser, ce qu'on a emprunté et ben c'est une bonne chose pour l'avenir.
Mais s'il s'agit de vider les caisses de l'État pour faire des cadeaux à une petite minorité de la population qui va placer ça après dans des paradis fiscaux pour pouvoir le garder toute sa vie comme un mago et ensuite le transmettre à d'autres sans jamais le partager, alors c'est des investissements qui sont des investissements perdus tout simplement. Donc il faut complètement changer de logique économique, tourner la page de ce gouvernement, faire le partage des richesses, la planification écologique, avoir une autre politique en matière internationale. J'en ai pensé, j'en ai parlé.
Tourner la page de ces obsessions que vous entendez à la télévision, ces obsessions racistes, ces obsessions islamophobes. Vous savez, moi je suis arrivé tout à l'heure à Mobug et on m'a gentiment invité à boire un thé.
et on m'a gentiment invité à boire un thé dans une famille qui est arrivé ici dans les années 60 qui a travaillé dans la chidérurgie qui a travaillé dans les mines et c'est ces gens-là que toute la longueur d'antenne à la télévision on dit que ce sont des assistés des gens qui ont rien fait mais qui était dans les usines ici qui était dans les mines ici hein on était de toutes les couleurs de peau, on était de toutes les religions et on a fait vivre ensemble et on s'est battu ensemble et on a souffert ensemble et on a essayé ensemble d'améliorer notre vie à tous.
On n pas commencé à regarder quelle était la couleur de celui d'à côté pour savoir s'il avait la même couleur de peau ou la même religion que nous parce queon était tous à la à la même à la même position, au même poste. Et la difficulté du travail à la mine, on la ressentait tous de la même manière. et la difficulté du travail dans les assieries, on l' on la ressentait tous de la même manière, quelle que soit notre couleur de peau et notre religion. Et on tombait pas dans le piège que les puissants essayent de nous tendre.
On tombait pas dans leur piège d'essayer de croire que si on a des difficultés aujourd'hui, c'est parce que l'autre, notre voisin ou je sais pas quoi, il a pas la même couleur de peau. La religion, on savait qu'il fallait se battre ensemble pour améliorer notre vie. Tous, tous ensemble. Je voulais le dire parce que je pense que dans ces territoires, vous savez ce que ça veut dire. Vous savez ce que ça veut dire ça ? Oui, il faut imposer un autre changement de politique et pour ça il faut se tenir prêt. Il faut se tenir prêt pour les prochaines échéances électorales.
Peut-être qu'elles seront législative parce qu'il y aura peut-être dans quelques semaines ou dans quelques mois une dissolution de l'Assemblée nationale et il faut se tenir prêt à ce moment-là pour qu'il y ait une majorité du de gauche, une majorité qui peut mettre en place un programme qui soit un programme différent que celui des macronistes qui arrivent au pouvoir pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir. Il faut se tenir prêt à mener cette bataille. Et croyez pas que ces batailles elles sont perdues d'avance parce que ici à Mobug aux élections européenne entre 2019 et 2024 vous avez augmenté le score de la France insoumise de quasiment 20 points.
20 points dans le score de plus. Et pourquoi il y a eu 20 points de score de plus pour la France insoumise à Mob ? et ben parce qu'il y a un certain nombre d'électrices et d'électeurs qui étaient pas allés voter en 2019 et qui cette fois sont allés voter en 2024 et il y en a encore beaucoup et je leur jette pas la pierre, je comprends pourquoi, mais il y en a encore beaucoup qui sont pas encore allés voter en 2024, ni aux élections européennes ni aux élections législatives.
Et il y en a encore beaucoup qui si on arrive à les convaincre, si on arrive à les mobiliser, si on arrive à les faire se déplacer, si on est intègre parce que les gens ils vont pas nous faire confiance gratuitement et ils ont raison de pas nous faire confiance gratuitement. Si on est intègre, si on démontre dans notre pratique politique qu'on n'est pas là pour faire des promesses et après pas les tenir, alors il y a des gens qui vont se mobiliser. Et s'il y a davantage des gens qui se mobilisent aux élections législatives, aux élections municipales ou aux élections présidentielles, alors on peut gagner. Alors on peut tout changer.
Alors pour renverser la macronie, alors on peut prendre la ville de Mobège et en faire un laboratoire aussi d'une politique, soit une politique un différent. [Applaudissements] Et ça ça dépend de chacun et de chacun d'entre nous. Donc préparez-vous aux élections législatives s'il doit y en avoir. Inscrivez-vous et vérifiez que vous êtes inscrit sur les listes électorales. Excusez-moi, mais normalement on essaie de pas reproduire plusieurs fois les mêmes erreurs. L'année dernière, Macron est là annoncé la dissolution de l'Assemblée nationale et c'était plus possible de s'inscrire sur les listes électorales au moment où il avait annoncé. On savait qu'il y avait des nouvelles élections.
Moi, j'ai des gens qui venaient me voir et qui me disaient "Ah mais je suis pas inscrit, il va y avoir des nouvelles élections. Comment je peux m'inscrire sur les listes électorales ?" Et on leur disait "Désolé, mais c'est trop tard parce qu'en fait les délais ils sont terminés pour pouvoir s'inscrire sur les listes électorales." Donc attendez pas que Macron se réveille un matin en se disant qu'il va dissoudre l'Assemblée nationale. Vérifiez dès maintenant que vous êtes bien inscrit sur les listes. Vérifiez dans la famille si tout le monde est bien inscrit sur les listes. Vérifier que ceux qui ont déménagé, ils ont pas été radiés de la liste.
Vérifier que ceux qui habitent là depuis toujours, ils ont pas été radiés de la liste parce qu'ils sont pas allés voter deux fois. Ça prend une minute. Vous allez sur internet, vous tapez votre nom, vous vérifiez que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales. Et si vous êtes pas bien inscrit sur les listes électorales, vous faites la démarche. Ça prend pas beaucoup plus que 2 minutes non plus de faire la démarche pour être bien inscrit sur les listes électorales. Et au moins, vous êtes sûr que s'il y a une élection dans un mois, et ben vous pouvez voter, vous pouvez vous déplacer.
Au moins une chose que vous pouvez faire en rentrant à la maison ce soir après cette réunion publique, c'est en parler autour de vous, vérifier que tout le monde est bien inscrit parce qu'il faut se tenir prêt à une élection qui peut avoir lieu rapidement et qui va être une élection très importante. Et puis en tout état de cause, évidemment, il y aura des élections municipales. Je pense que beaucoup de choses vous ont été dites sur la démarche, sur le programme, sur Abdouah et son équipe. Je pense que beaucoup de choses vous ont été dites. Moi, je veux juste vous dire deux trois choses.
Je sais à quel point on peut avoir été dégoûté des gestions précédentes, des gestions opaques, des gestions clientélistes, des gens qui ont essayé de garder un peu les villes comme si c'était leur petite forteresse qui leur appartenait à eux. Moi, j'ai juste une chose à vous dire. Si les élus qui sont au pouvoir, ils ne vous plaisent pas, dégagez-les. Remplacez-les tout simplement. Remplacez-les, remplacez-les. Prenez votre place. Prenez votre place. Vous êtes pas moins légitime que à gouverner cette ville. Vous la connaissez. Vous vivez ici. Vous en connaissez les difficultés. Vous en connaissez les difficultés mieux que personne d'autre.
Et vous êtes pas et vous êtes pas moins bien qualifié que les autres personnes pour gouverner une ville comme celle-ci. Vous avez l'expérience du savoir-faire, de la vie, du quotidien et c'est ça qui est le plus important. Vous avez toute votre place dans cette élection. Et Abdouah a dit tout à l'heure qu'il était fier d'avoir le soutien de la France insoumise. Et ben moi, je veux vous dire que je suis fier que la France insoumise, elle ouvre ses portes et elle donne sa place aux habitantes et aux habitants de tous nos quartiers, de nos quartiers populaires pour qu'ils prennent leur place, la place qu' leur est dû, la place qu' leur est dû dans la politique.
Et si la France insoumise doit servir au moins à une chose, c'est de faire en sorte que on sorte de cette idée que la politique, elle est réservée à une partie de la population qui aurait fait telle formation, telles études, qu' aurait tel réseau et cetera. Non, c'est pas comme ça que ça marche. La politique, elle est ouvert à tout le monde. Tout le monde ici est citoyen. Tout le monde ici a des choses à dire. Tout le monde ici peut se présenter aux élections. Tout le monde a sa place. Alors, je veux pas vous le cacher et vous le savez comme moi, vous allez subir comme d'habitude toutes les attaques, toutes les calomnies. Vous l'avez, vous en avez déjà parlé.
On va dire de vous que vous avez pas d'expérience. Et les gens qui vous diront ça sont ceux qui ont ruiné la ville, qu'on ce qu' on fait n'importe quoi, qu'on fait des projets qui n'avaient aucun sens. Mais ils viendront vous faire des leçons en vous disant que vous savez pas faire. Mais si vous savez mieux faire queux. Ils ont fait la démonstration qu'ils étaient incapables de gouverner une ville alors que vous vous êtes capable de gouverner une ville parce que vous la vivez. parce que c'est là où vous habitez, parce que c'est là où vous avez grandi et eux ils sont pas mieux placés que vous pour le faire. On va vous dire comme d'habitude que vous êtes communautariste, que pourquoi ?
Pourquoi ? Parce qu'il s'appelle Abdouah. Pourquoi ? Parce qu'il est pas aussi français que les autres. C'est ça. C'est ça le raisonnement. Quelle honte ! Quelle honte ! On a dit de la France à insoumise. On a dit de la France à insoumise qu'elle était communautariste parce qu'elle dénonçait le génocide à Gaza. Qu'est-ce qu'il y a de communautariste ? à porter une parole qui est une parole d'humanité et à dire que les droits humains, ils doivent être respectés partout dans le monde. On va dire de vous, on va essayer comme je sais que vous avez déjà été insulté ici les habitants de Mobeug en disant que vous êtes proche de tel réseau ou je ne sais quoi.
Alors que ici vous avez que des gens qui défendent l'égalité des êtres humains, qui défendent l'idée que quel que soit notre origine, notre religion, notre quartier d'habitation, bah on doit avoir notre place dans la vie de la cité, qu'on a les mêmes droits que les autres, des gens qui défendent l'égalité. Alors que c'est eux qui pendant des années et des années ont abandonné les catégories populaires, ont considéré que les quartiers populaires c'étaient des sous-citoyens, que finalement on cherchait juste à avoir leur voix au moment de l'élection et qu'afin on en avait rien à faire de savoir dans quel monde il vivaient. Et vous le savez comme moi parce qu'il le faisaient tous.
il venait vous voir dans les campagnes électorales quelques mois avant, quelques semaines avant et il vous disait "Bah vote pour moi et puis peut-être que j'aurai un appartement pour toi ou vote pour moi, il y aura peut-être un boulot à la mairie hein pour mon cousin ou pour ma cousine." Et puis à la fin, qu'une fois que l'élection elle était passée, bizarrement, le numéro de téléphone il répondait plus. Alors moi je vous dis les choses franchement franchement parce que je pense qu'on a besoin de franchise et de clarté. à la France insoumise, on vous proposera pas un appartement pour vos enfants ou pour votre famille si vous votez pour nous.
On vous proposera pas un emploi à la mairie pour votre famille ou pour vos enfants si vous votez pour nous. Par contre, ce qu'on vous dira c'est que les règles des attributions des logements, elles seront les mêmes pour tout le monde, quelle que soit votre couleur de peau ou votre religion. que les règles pour rentrer, pour devenir fonctionnaire à la mairie ou fonctionnaire territorial, elles seront les mêmes pour tout le monde.
Quel que soit votre logement, quelle que soit votre couleur de peau, quelle que soit votre religion ou queles que soient vos connaissances, tout simplement et qu'il faut tourner la page de ces politiques et je sais comment, moi je suis député de Marseille, je les ai connu ces politiques hein et je sais comment aussi parfois certains d'entre nous et je leur en jette pas la pierre parce qu'ils avaient l'impression queil y avait pas de projet collectif différents pouvaient tomber dans ce piège, pouvait se dire "Bon bah finalement comme je suis pas sûr que ma vie elle va changer, est-ce que moi je peux m'en sortir tout seul ? ça marche jamais. Vous vous en sortirez pas tout seul.
Pour s'en sortir, faut qu'on soit ensemble, faut qu'on soit collectif, faut qu'on améliore la vie collectivement. Et pour ça, ça nécessite qu'on se mobilise toutes et tous. Et puis la dernière raison pour laquelle c'est très important de se mobiliser pour ces élections municipales, c'est que évidemment ces élections municipales cette année, elles vont avoir lieu dans un contexte particulier. Elles vont avoir lieu normalement, sauf si d'ici là, il y a une élection présidentielle plutôt, mais c'est possible qu'elles aient lieu 1 an avant les prochaines élections présidentielles.
Et vous savez comme moi, en France, le poids de l'élection présidentielle, son importance pour pouvoir changer la vie, pour pouvoir changer la société. Et alors, imaginez, imaginez la tête de nos adversaires. Imaginez la tête des macronistes. Imaginez la tête de Marine Le Pen et du Rassemblement national. Si au lendemain de l'élection municipale vous avez ici ou là des mauges en soumises, des sergies en soumises, des crayes en soumise. Imaginez imaginez comment dans nos villes on pourra faire la démonstration à l'échelle locale qu'on peut arriver à mettre en place une autre politique au niveau national.
Imaginez comment ça sera un encouragement pour ces élections présidentielles qui sera la grande bataille à venir. On a besoin d'être mobilisé. On a besoin que dans l'élection municipale, on puisse faire la démonstration que d'autres politiques sont possibles. On a besoin de montrer que les habitantes et les habitants de nos villes populaires, ils reprennent la place qu'il leur est dû dans le monde politique, dans la vie politique, qui ne sont pas spectateurs, qui sont acteurs, qui s'emparent du pouvoir qui est le leur. On a besoin d'en faire la démonstration à chacune de ces échéances. Et ne croyez pas que c'est impossible. Ne croyez pas qu'on peut pas y arriver.
Ne croyez pas qu'on peut pas gagner. Oh bien sûr, ils vous feront peut-être les sondages aussi. Ah les sondages, vous allez pas y arriver. Vous pouvez pas gagner. Vous connaissez comme moi l'année dernière après la dissolution de l'Assemblée nationale 27 sondages entre la dissolution de l'Assemblée nationale et le premier tour des élections législatives. 27 sondages dans lequel il était indiqué que ceux qui allaient gagner les élections législatives et ceux qui allaient avoir le plus grand nombre de députés, même peut-être la majorité absolue des députés, c'était le Rassemblement national. 27 sondages, il y en a eu 27.
Tous les sondages à l'unanimité, il y en a pas un qui ont dit quelque chose de différent. Et puis vous vous rappelez le soir à 20h quand ils ont affiché les résultats, la surprise que non, c'était pas le Rassemblement national qui avait gagné. Et si c'était pas le Rassemblée nation, rassemblement national qui avait gagné, c'est pas seulement parce que les sondages se sont trompés, ils se sont trompés, mais c'est aussi parce que il y a eu un grand mouvement populaire profond dans ce pays de gens qui peut-être n'avaient pas voté à l'élection précédente ou à l'élection d'avant et qui se sont passés le mot, qui se sont passé le message, qui se sont dit "Cette fois faut y aller.
Cette fois vous avez des gens qui défendent votre intérêt, qui défendent votre dignité, qui défendent votre fierté." Et on a montré la puissance, pas la puissance des empires médiatiques bolorés qui nous insultent à longueur d'antenne. La vraie puissance, la puissance que contre laquelle ils ne peuvent rien faire. Monsieur Boloré, il peut déverser des millions ou des milliards d'euros dans les médias. Il y a quelque chose contre lequel il ne peut rien faire. C'est notre réseau humain. Une personne qui parle à une personne, qui parle à une personne, qui parle à une personne, qui parle à une personne. Et ça, ça fait beaucoup beaucoup beaucoup de personnes à la fin si on fait tous ça.
Et c'est ça qui s'est passé. On peut le faire encore mieux. Mais c'est ça qui s'est passé à la dernière élection législative. C'est cette vague qu'ils ont pas vu venir. Qu'ils ont pas vu venir. Et ben si cette vague là, elle se déclenche aux élections municipales ici vous pouvez gagner très largement. Très largement. Vous pouvez y arriver. Ça va être dur hein. On va pas raconter d'histoire. Ça va être dur mais vous pouvez y arriver. Et si après cette ville, cette vague là aussi, elle se déclenche au moment des élections nationales, qu'elles soient législative et présidentielle, là aussi vous pouvez y arriver. On n'est pas condamné à avoir à choisir entre le macronisme et l'extrême droite.
Et puisque je sais que ici, peut-être pas dans cette ville quoique, mais dans les villes aux alentours, certains pensent que c'est du côté du Rassemblement national que peut se trouver ou que doit se trouver l'alternative au système. Je veux leur rappeler et leur donner quelques exemples. quand en ce moment se pose la question de savoir si on va être mettre à contribution les milliardaires dont je vous ai parlé tout à l'heure, les 1800 personnes qui gagnent qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros.
Quand ce débat il commence à grandir dans notre pays, quand vous avez des sondages qui disent que 90 % des Français défendent cette mesure, qui arrive à la rescousse du gouvernement, qui arrive à la rescousse des grands patrons, qui arrive à la rescousse des multimilliardaires. Madame Le Pen, monsieur Bardella. Ah non, non, non, la taxe Zukman, on n'est pas d'accord. Ah non, il faut pas faire ça. J'ai fait il y a quelques semaines un débat au MEDF qui essayait de faire des bisous au MDF en leur disant quand même vous inquiétez pas nous on va bien s'occuper de vous et cetera. C'était monsieur Bardella.
Et ceux qui disent que le Rassemblement national c'est plus le même qu'avant, ceux qui disent que le Rassemblement national il a changé, qui l'année dernière proposait dans la campagne des élections législatives d'interdire un certain nombre d'emplois à des personnes qui ont une double nationalité, le Rassemblement national, qui proposait cette mesure, qui laissait entendre que parce qu'on aurait une double nationalité, on serait moins loyal à la nation française ? Pourquoi on peut pas être pourquoi on pourrait pas être à la fois passionnément français et à la fois passionnément d'une autre nationalité ?
Parce qu'il se trouve que dans notre histoire personnelle et ben on a connu deux pays et qu'on les aime tous les deux. Pourquoi on pourrait pas aimer deux pays ? On peut aimer deux pays. Et quoi ? Quelqu'un qui aurait une double nationalité, il y a certains emplois auxquels il n'aurait pas le droit. il y aurait une inégalité dans l'emploi. Ça c'est des propositions du Rassemblement national, pas des propositions d'il y a 20 ans ou d'il y a 30 ans, des propositions du Rassemblement national l'année dernière qui propose aujourd'hui de supprimer la prime d'activité pour les travailleurs étrangers. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire et je sais qu'il y a des travailleuses et des travailleurs ici qui vont savoir ce que ça veut dire. Ça veut dire que sur votre même poste de travail, deux personnes qui font exactement le même boulot, qui ont la même difficulté au travail, et ben il y en a un qui aura un salaire qui sera par exemple le SMIC et l'autre il aura un salaire qui est le SMIC plus la prime d'activité. Ça peut faire parfois 300 ou 400 € en mois en plus.
Ça veut dire que vous aurez deux travailleurs qui exercent le même emploi, qui ont la même souffrance, qui occupent le même la même poste de travail et il y aura 300 ou 400 € de différence dans leur salaire tout simplement parce qu'il y en a un qui aura la nationalité française et l'autre qui l'aura pas et l'autre qui l'aura pas alors que souvent il est venu parce qu'on avait besoin de ses travailleuses et de ses travailleurs parce qu'on en trouvait pas suffisamment en France pour pouvoir occuper ce poste de travail. Alors, imaginez 2 minutes dans la sidérurgie que vous avez connu. Imaginez 2 minutes dans les mines que certains d'entre vous ont peut-être connu.
Imaginez si le travailleur qui était à côté de vous, il avait gagné un/ers de votre salaire en plus ou en moins tout simplement parce qu'il avait pas la même nationalité que vous, vous vous seriez battu à ses côtés pour dire bah non, on occupe le même boulot, on a le même poste de travail, on a les mêmes difficultés, on doit avoir le même salaire. Et ça c'est pas une proposition du Rassemblement national d'il y a 20 ans ou d'il y a 30 ans. C'est une proposition du Rassemblement national aujourd'hui. Aujourd'hui. Et quand le Rassemblement national vous dit "On va faire des économies et ces économies ben on va les faire sur l'aide médicale d'État. Vous l'avez peut-être entendu à la télévision.
C'est-à-dire cette idée que quand une personne arrive en France et qu'elle tombe malade et qu'elle a une maladie qui peut parfois se propager à d'autres et ben il faut tout simplement la soigner." Et eux, ils disent "Non, non, il faut pas la soigner, il faut supprimer l'aide médicale d'État." Et ben sachez que l'Espagne a essayé cette expérience, que l'Espagne a supprimé l'aide médicale d'État à un moment et queils se sont rendus compte d'une chose très simple que tout le monde doit pouvoir comprendre, c'est que si vous soignez pas une maladie tout de suite, quand une personne en est attente, et ben à la fin c'est des gens qui viennent à l'hôpital et que vous êtes obligé de soigner quand la maladie s'est aggravée.
Et vous savez quoi ? L'Espagne, ils ont remis l'aide médicale d'État après parce qu'ils se sont rendus compte que ça coûtait plus cher à l'État de pas soigner les gens tout de suite et d'être obligé de les soigner à la fin, que ça m en danger toute la population. Parce que vous savez, un virus, il sait pas vraiment si vous avez des papiers ou si vous en avez pas, hein. Et si une personne qui n'a pas de papier, elle est malade et elle a attendu une maladie et qui croise quelqu'un qui lui a la nationalité française ou a des papiers, ben il peut lui passer le virus et il peut lui passer la maladie.
Et donc vous avez plutôt intérêt à le soigner tout de suite plutôt que d'attendre que ça soit l'ensemble de la population qui soit malade. Vous voyez, vous laissez pas avoir par les bêtises de ces gens-là leurs propositions absurdes qui n'ont aucun sens, leur mensonge. Ce qui vous explique que l'immigration coûte de l'argent alors qu'aujourd'hui les travailleuses et les travailleurs immigrés en France, il rapportent chaque année 7 milliards d'euros aux caisses de l'État parce qu'il paye des cotisations, parce qu'il paye la TVA.
Je le dis parce que parfois comme vous, je sais, je suis triste de voir dans nos territoires qui ont été marqués par la solidarité ouvrière des gens en quelque sorte se faire intoxiquer par ces bêtises, se faire intoxiquer par ses idées de division, de fracturation avec cette idée qu'ils ont oublié. On a l'impression qu'ils ont oublié quelle a été leur histoire avant, dans quel monde leurs parents ont vécu comment tout le monde se serrait les coutes. Je dis pas qu'il y avait pas de problème, je dis pas qu'il y avait pas de difficulté, mais au moins on essayait de se battre ensemble. Voilà. Il faut continuer à se battre ensemble.
Il faut tourner la page de ces gens-là qui essayent de nous fracturer, de nous diviser, de ces gens qui voient bien qu'ils sont en train de perdre leur pouvoir et donc comme ils veulent pas partager les richesses, comme ils veulent pas partager le pouvoir, ils essayent de dire aux gens "Non, non mais c'est pas nous hein qui en avons trop, c'est l'autre à côté, regardez, il a pas la même couleur de peau, c'est lui qui en profite." Non, c'est pas vrai. C'est ceux d'en haut qui en profite. Eux, ils ont largement profité. Plus de 200 milliards d'euros chaque année donnés par l'État aux grandes entreprises.
Et les dividendes dans ce pays depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, elles auront augmenté de 80 %. Hein ? Tout le monde a compris. On donne de l'argent public chaque année à des grands groupes. Essentiellement les grands groupes et les grandes entreprises qu'on profitent. Et cet argent plutôt que de créer de l'emploi. Ah non, ça a pas créé de l'emploi. Les grands groupes, ils ont supprimé 200000 emplois dans les 10 dernières années. Ah non, ça a pas augmenté les salaires. Les salaires, ils ont baissé 2 3 % dans les 10 dernières années. Ah non, ça a pas fait des investissements pour l'écologie.
On a on est en retard sur nos objectifs de de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ah non, ça a pas aidé les petites entreprises. On a un record historique de faillite des entreprises aujourd'hui dans notre pays. Ah non, ça a profité une petite minorité. Elle a pris l'argent public, elle a supprimé les emplois, elle a délocalisé les usines et elle a placé ça dans des dividendes et elle s'est versé des dividendes à ses actionnaires qui ont atteint un record historique de versement des dividendes l'année dernière. Voilà la réalité de ce qu'ils sont en train de faire.
Et comme ils veulent pas abandonner le pouvoir, ils essayent de vous fracturer, de vous diviser, de vous dire "dvisez-vous entre vous, au moins pendant que vous vous battez entre vous, nous on est tranquille." Voilà pourquoi faut combattre ce discours de haine, ce discours de de racisme, ce discours de séparation du peuple. Parce que si vous le combattez pas, si vous le le combattez pas, si vous l'empêchez pas de prendre de de la place, de prendre de l'importance, alors on affaiblit le peuple dans sa capacité à se défendre et à se battre ensemble pour obtenir de nouvelles conquêtes sociales pour permettre à notre pays de repartir de l'avant.
Voilà ce qu'on doit faire ensemble tout simplement. Et on peut y arriver ensemble. On va y arriver ensemble et vous allez en faire la démonstration le plus rapidement possible. Et c'est la raison pour laquelle je m'arrêterai là, mais Abdouah disait tout à l'heure "Oui, j'ai j'ai insisté pour que Emmanuel vienne ici et je veux vous dire la vérité c'est qu'il a pas eu besoin d'insister trop longtemps parce que moi j'étais fier de venir ici avec vous parce que je sais ici l'histoire que vous portez mais parce que c'était un plaisir pour moi.
Parce que je sais que dans ces villes-là, si on les gagne, on peut envoyer un signal qui est un signal fort, un signal de reprise en main par le peuple de son pouvoir. J'espère que vous allez faire ça ensemble. J'espère que s'il y a des personnes ici dans cette salle qui étaient pas encore en contact avec la France insoumise, essayez de nous de venir nous donner un coup de main. Peut-être que je comprends la vie personnelle, elle est difficile, que vous avez peut-être pas toujours le temps, mais inscrivez-vous au moins sur les listes. Peut-être des fois vous allez donner un petit coup de main, chacun met ce qu'il peut. Tout le monde peut pas donner la même chose.
Tout le monde peut pas contribuer de la même manière, mais tout le monde peut contribuer et participer un petit peu. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, avec les médias, avec les sondages, on a besoin de ce réseau social humain qui soit le plus nombreux possible, le plus fort possible, le plus puissant possible. Et si vous faites ça, si vous travaillez bien, si tout le monde donne bien, vérifie bien auprès de la famille que tout le monde est bien inscrit sur les listes, qu'ensuite tout le monde le jour de l'élection mobilise bien tout le monde.
Si on fait une bonne campagne, bonne campagne sérieuse, si on a un bon programme, si on a des bonnes pratiques citoyennes, alors à la fin on peut gagner. Et moi, je reviendrai à Mobugge avec plaisir, mais je reviendrai à Mobugge avec plaisir quand Mob enise. Voilà, moi je prends l'engagement. Et ça dépend de vous. Voilà, je vous remercie beaucoup d'être venu là ce soir. Vive Mobug ! Vive la France insoumise. Vivege sououmise. [Applaudissements]
[Applaudissements]
[Applaudissements] partir le jour de gloire est arrivé contre nous de la tyrannie les semblant élevé les temps semblant élevé entendez dans le campagne mine ces féroces soldat il vient que dans [Musique] aux armes citoyens par le bataillon marchons marchons 15 à l'ion [Applaudissements] Bravo [Applaudissements] [Applaudissements] je suis ravi de nous avoir accue soir avec toute l'équipe de militants que je tiens à remercier vraiment infiniment.
Manuel Bompard