Budget : «Il y a 125 milliards d’économies à faire sur des dépenses inutiles», selon Jean-Philippe Tanguy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 65 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Que proposez-vous, vous le RN, pour stopper cette violence désinhibée ? Et comment remettre la jeunesse dans le droit chemin en premier lieu pour eux, pour leur avenir ?
- 0:52OuverteRéponse partielle
La course du RN sera-t-elle entachée par l'affaire Mediapart-Bardella ? Comment, au RN, on vit cette polémique ?
- 1:01FerméeRéponse directe
Que va faire le RN ? La censure ? Est-elle au programme ?
- 1:59RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça suffit de faire bloc pour ne pas avoir une tâche indélébile qui est en train de se propager ?
- 2:29FerméeRéponse partielle
Pour vous, ça ne vous ébranle pas ?
- 4:04OuverteRéponse partielle
Mais par ailleurs, est-ce que l'autre dimension ne mérite pas d'être mentionnée ? C'est-à-dire, peu importe que ce soit vrai ou faux, des conversations messenger, donc privées, tenues quand un type avait 17 ans, à quel moment peut-on considérer qu'il est légitime de remettre ça dans la vie publique sur le mode d'attestation policière ou de la stasi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01Invité politiqueChiffre
« 43 milliards d'économies, 17 milliards d'impôts. »
- 1:56Locuteur 7Fait
« C'était consternant. Il n'y avait absolument rien. »
- 2:50Locuteur 7Fait
« Un constat de Huissier ne mène pas d'enquête, ne regarde pas si c'est bien le compte de Jordan Bardella. »
- 4:52Locuteur 7Fait
« La commission d'enquête que j'avais présidée sur les ingérences étrangères, Mediapart m'envoie une série de questions, mais une série de questions, c'est vraiment assez long, qui demandaient plusieurs jours de travail. »
- 5:17Locuteur 7Fait
« Le lendemain matin, je reçois à 9h, dans la matinée, un SMS. Finalement, l'enquête sera publiée cet après-midi et vous pourrez y répondre après. »
- 7:21Locuteur 7Fait
« Il avait menti devant toute la France. Il ne s'est jamais réellement excusé. »
- 7:49Locuteur 7Fait
« M. Darmanin, contrairement à Marine Le Pen, par exemple, n'a des principes que pour lui-même et ne les applique pas à ses adversaires. »
- 12:50Locuteur 7Fait
« Le gouvernement n'arrive pas à maintenir l'ordre républicain. Il se laisse impressionner, déborder. »
- 13:21Locuteur 7Fait
« Les dispositifs de sécurité n'étaient pas préventifs, que le gouvernement n'avait pas mis assez d'effectifs dans des endroits critiques. »
- 21:22Invité politiqueChiffre
« 17 millions en Île-de-France, 25 à 30 millions en Auvergne-Rhône-Alpes, 1 million d'euros dans la région Grand Est. »
- 21:33Invité politiqueChiffre
« 81% des Français estiment qu'il faut faire payer les parents. »
- 23:31Locuteur 7Promesse
« Marine Le Pen a proposé dans une tribune dans l'Opinion l'instauration d'une règle d'or budgétaire par référendum qui sera très clair : tout déficit menant à l'endettement de la France sera interdit. »
- 24:49Locuteur 7Promesse
« Choisir le seuil stabilisant de la dette qui permet de désendetter la France jusqu'à atteindre 60% du PIB. »
- 28:12Locuteur 7Chiffre
« Le poids des normes qui pèsent 2 à 3 points en moins de PIB sur les entreprises. »
- 36:03Locuteur 7Fait
« La France est déjà dans ce qu'on appelle un effet boule de neige c'est-à-dire que le coût de l'endettement et de la charge d'intérêt est supérieur à ce que la croissance et l'inflation sont capables d'effacer. »
- 40:52Locuteur 7Chiffre
« 8 milliards d'argent public ce qui permettrait d'enlever 18 centimes. »
- 43:29Invité politiqueFait
« L'enquête établit que le copilote planifiait bien un acte terroriste. »
- 44:15Locuteur 7Promesse
« Marine Le Pen proposera par référendum une loi de lutte contre l'islamisme et contre toutes les formes d'islamisation. »
Temps de parole
- Locuteur 767 %
- Jean-Philippe Tanguy16 %
- Locuteur 57 %
- ?5 %
- Locuteur 65 %
≈ 10,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe
1. 10h-11h.
Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos.
Pierre Devineau.
Bonjour, bienvenue
au Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour.
Merci d'être avec nous ce
dimanche. Vous êtes député RN de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale. 5 000 interpellations en une semaine. Un mardi de protestations et de violences en perspective. Les lycéens encouragés par Jean-Luc Mélenchon et ses lieutenants mettent la France et leur avenir à feu et à sang. Leur combat est clairement dévoyé, archi-politisé. Les conséquences sont terribles. Cet adolescent de 17 ans qui a perdu l'usage d'un oeil, des policiers qui ont été roués de coups, des pompiers également. Que proposez-vous, vous le RN, pour stopper cette violence désinhibée ? Et comment remettre la jeunesse dans le droit chemin en premier lieu pour eux, pour leur avenir ?
Nous évoquerons aussi la présidentielle. La course du RN sera-t-elle entachée par l'affaire Mediapart-Bardella ? Comment, au RN, on vit cette polémique ? Et puis le budget, bien sûr. 43 milliards d'économies, 17 milliards d'impôts. Que va faire le RN ? La censure ? Est-elle au programme ? Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos. Bonjour Stéphane. Bonjour. Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu. Bonjour. Jordan Bardella continue de démentir les allégations de Mediapart sur les propos antisémites qu'il aurait tenu alors qu'il avait 17 ans. La campagne de Marine Le Pen s'en trouve-t-elle ébranlée
? Non,
pas du tout. Moi, je réitère à nouveau mon soutien et mon amitié à Jordan Bardella. Fasse une campagne épouvantable, c'est-à-dire qu'accuser un innocent d'avoir pensé ou proféré ou participé à l'idéologie la plus odieuse que la téléportée, ce n'est pas juste une anecdote ou juste rappeler une erreur de jeunesse.
C
'est une accusation infâme, odieuse. Et nous faisons bloc derrière Jordan Bardella qui est innocent. Elle est soi-disant preuve que Mediapart a dû révéler parce que le Rassemblement National a tenu bon et a contraint Mediapart à montrer ce qu'il avait dans sa besace. C'était consternant. Il n'y avait absolument rien.
Mais est-ce que ça
suffit de faire bloc pour ne pas avoir une tâche indélébile qui est en train de se propager ? Est-ce que vous
craignez pour la campagne
de Marine Le Pen ?
Non, je crois justement que le fait que nous soyons solidaires, que tout le monde sache que Jordan Bardella n'a pas pu proférer ce genre de choses, montre notre détermination.
Les
téléchargements, les conversations Messenger qui ont été téléchargées sur le site de Meta, la maison mère de Facebook, le fait que ça a été constaté par Huissier, pour vous, ça ne vous ébranle pas ?
Au contraire,
ça montre la mauvaise foi de Mediapart. Parce qu'en fait, qu
'est
-ce qu'on voit ? On voit un compte qui s'appelle Jordan Bardella, mais vous tapez Jordan Bardella sur Facebook, vous avez des dizaines de comptes qui s'appellent Jordan Bardella. Et ils utilisent en fait la bonne foi de ceux qui peuvent écouter sur le constat de Huissier. Mais un constat de Huissier ne mène pas d'enquête, ne regarde pas si c'est bien le compte de Jordan Bardella. Ils constatent que le journaliste de Mediapart a sur son ordinateur un dossier qui s'appelle Jordan Bardella.
Donc l'huissier n'est pas de mauvaise foi, mais simplement il constate quelque chose qui n'est pas
forcément... Non, c'est Mediapart
qui a une mauvaise foi. Et en fait, ils font exprès, c'est exactement la technique de Mediapart, que j'ai qualifiée comme les techniques de voyants, d'escrocs. C'est en fait multiplier les informations vraisemblables au début, pour que les gens doutent, mettre quelque chose de complètement bidon au milieu et finir par quelque
chose de vraisemblable. C'est
un complot selon vous ? Qui c'est qui a houdi ce complot ? Qui est à l'origine de cette... Vous pensez que c'est une manipulation ? Qui est à l'origine de
cette manipulation ? Mediapart
est aveuglé depuis bien longtemps par la haine contre le RN. D'ailleurs, il préparait ses annonces et en fait, ils le disent. Certains noms de journalistes qui interviennent publiquement, expliquent qu'en fait le but, de ce potent, cette histoire, ces bêtises et ces mensonges autour de... ces diffamations autour de Jordan Bardella,
c
'est montrer que, en fait, le RN n'a jamais été ce que Marine Le Pen en a fait. Voilà, en fait, c'est une tentative de déstabilisation au long cours de la ligne de Marine Le Pen qui est une ligne républicaine, une ligne patriotique et une ligne de défense des valeurs de la France.
Mais j'entends parfaitement que Jordan Bardella dit tout cela est faux, absolument faux, très bien. Mais par ailleurs, est-ce que l'autre dimension ne mérite pas d'être mentionnée ? C'est-à-dire, peu importe que ce soit vrai ou faux, je dirais, des conversations messenger, donc privées, tenues quand un type avait 17 ans, à quel moment peut-on considérer qu'il est légitime de remettre ça dans la vie publique sur le mode d'attentation policière ou de la stasie ? C'est-à
-dire
que vos conversations que
vous
avez eues à 17 ans, quelles qu'elles soient, en quoi sont-elles pertinentes pour l'homme politique que vous êtes aujourd'hui ? Mais bon, ces deux dossiers, ces deux enjeux...
C'est la question de la vie privée ?
Oui, mais ces deux enjeux différents. L'enjeu que vous soulevez aurait pu être réel, c'est-à-dire qu'on peut commettre des erreurs quand on est jeune, de tout acabie, et dans ce cas-là, chacun doit prendre ses responsabilités. Mais là, ce n
'est
pas le cas, c'est quand même important. Oui, mais c'est quand
même
important. Après, effectivement, est-ce que Mediapart utilise des méthodes sur le fond et la forme qui sont très contestables ? Oui, ce n
'est
pas la première fois. Je vais vous raconter une anecdote.
Jérôme Cahuzac, ça s'était révélé quand même exact. Vous conviendrez ? Oui, mais ce n
'est
pas parce que
ça s'est révélé une fois exactement utile
que
c'est valable pour tout le monde. C'est-à-dire qu
'on
ne peut pas considérer que parce qu'une fois, un menteur a effectivement été un menteur que tout le monde ment. Parce que ça doit dire qu
'on
peut vous accuser de tout et n'importe quoi. Moi,
c
'est très simple. Pourquoi aussi j'ai confiance dans Jordan Bardella ? C'est que les quelques fois où j'ai eu affaire à Mediapart, je suis quand même bien placé pour savoir que c'était n'importe quoi. Je vais vous donner un exemple. La commission d'enquête que j'avais présidée sur les ingérences étrangères, Mediapart m'envoie une série de questions, mais une série de questions, c'est vraiment assez long, qui demandaient plusieurs jours de travail.
Ils
me disent, ne vous inquiétez pas, on devait être mercredi. Vous avez jusqu'à dimanche pour répondre parce qu'il est
l
'heure de question de publier une enquête sans qu
'on
ait votre avis. Le lendemain matin, je reçois à 9h, dans la matinée, un SMS. Finalement, l'enquête sera publiée cet après-midi et vous pourrez y répondre après. Et publiquement, M. Harfi, un des directeurs de Mediapart, disait, mais pas du tout, on a respecté la procédure. Et pendant une semaine, tous les journalistes de la place de Paris ont répété que Mediapart avait fait son travail, que j'étais un salaud, que je
n
'avais pas répondu, alors que j'ai les SMS qui prouvent. Et pourquoi ? Parce que le problème, c'est que moi,
je
ne
suis
pas un salaud. Donc,
c
'est vrai que je ne transmets pas aux journalistes des échanges privés. Mais si un jour, Mediapart me chauffe, je pourrais montrer les SMS privés qui prouvent qu'ils avaient fait cela. Alors, vous allez me dire,
qu
'est-ce qu'il y
a
le rapport avec les diffamations sur le jardin de Berdella ? C'est que c'est un état d'esprit. Moi, j'en ai assez qu'on présente dans certains médias. Le Monde, Le Figaro, BFM TV et d'autres. Mediapart comme une espèce de pape du journalisme qui serait... Je
ne suis pas
sûr que Le Figaro présente
Mediapart comme le pape du livre. Si, justement, j'ai été très surpris.
Ah, j'ai été très surpris par l'attitude du Figaro qui présente Mediapart comme vraiment inattaquable, parfait. Et en fait, il y
a une
espèce de fascination pour cette espèce de gourou de la désinformation qui est M. Plenel, qui pourtant est responsable. Lui, vous parlez de tâches, est responsable, lui, d'énormes tâches sur
le
journalisme français, notamment l'affaire Baudis. Alors, certains ont dit, parce que mon ami Sébastien Chenu l'a démontré, dit oui, ce n
'est
pas Mediapart. Oui, à l'époque, il était au Monde, c'est-à-dire le journal de référence. Mais c'était bien M. Plenel qui était responsable de la destruction de cet homme, de la vie de cet homme et de
l
'intégrité de M. Baudis. Au-delà de Mediapart, quand le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, vendredi matin, dit que Jordan Bardella ment, ment et hontez ment, qu'est-ce que vous répondez au ministre de l'Intérieur ?
Je réponds que ce n
'est
pas parce que lui-même est un menteur professionnel
que tout le monde est. Oui, parce que
M. Darmanin, et là, pour le coup, tout le monde le sait maintenant, a menti à la France entière sur la responsabilité des dégradations et des attaques qui avaient eu lieu autour d'un match de football. Il avait attaqué les supporters anglais. On sait bien que c'était la racaille et des voyous français qui avaient attaqué les supporters. Il avait menti devant toute la France. Il ne s'est jamais réellement excusé. En plus, il devrait savoir que Mediapart est lui-même menteur puisque M. Darmanin lui-même avait été accusé par M. Plenel d'être antisémite suite à la publication d'un livre où M.
Darmanin parlait du statut des personnes de confession juive donnée par Napoléon Bonaparte de telle façon que M. Plenel considérait que c'était raciste et antisémite. Donc, en fait, M. Darmanin, contrairement à Marine Le Pen, par exemple, n'a des principes que pour lui-même et ne les applique pas à ses adversaires. Or,
c
'est vrai que la différence avec le Rassemblement National, c'est que nous, on applique nos principes, la présomption d'innocence, ne pas gober tout ce qu
'on
nous raconte, demander des preuves réelles avant de détruire l
'intégrité. Comme le demande
Emmanuel Macron ?
Ça a été clarifié. Ça a
été
parfaitement clarifié par Jordan Bardella qui, d'ailleurs, a rappelé, et j'en finirai là à ce titre, comment dire, sa ligne personnelle. Un combat de tout instant contre l'antisémitisme, la défense systématique de nos compatriotes de confession juive, la défense de l'intégrité, même si ce n
'est
pas directement lié d'Israël, mais dans le sens où, évidemment, ça implique aussi la lutte contre l'antisémitisme, la présence, la visite de Yad Vashem du mémorial en Israël, la présence à Jordan Bardella dans des conférences contre l'antisémitisme et des réactions épidermiques parce que, moi, je rappellerai aussi que, par exemple, Jordan Bardella avait immédiatement quitté une conférence aux Etats-Unis quand un intervenant avait fait ce qui aurait pu être assimilé à un salut nazi. Il avait immédiatement quitté, sans faire son discours, les lieux, ce qui prouve bien que nous n'avons aucune, comment dire,
compromission avec ça. J'y reviens parce que ça me semble assez important. J'entends parfaitement le DNA vous dire « c'est faux », très bien, on l'entend. Mais est-ce que l'idée même de fouiller dans les poubelles de vos conversations de 17 ans, en tant que telle, est-ce que c'est pas, peu importe, on trouverait des propos absolument odieux de Jean-Luc Mélenchon à 17 ans ou de M. Olivier Faure au Conseil. Est-ce qu'en tant que telle, ce serait pertinent de savoir les conversations d'un adolescent de 17 ans, est-ce que ça doit être au cœur de la vie publique aujourd'hui ?
Moi, ça me frappe l'espèce de tentation, ce que j'appelle la tentation de l'astasie, d'espionner la vie privée des fonds de poubelle et tout ça est mis au cœur de la vie publique à la veille d'une présidentielle. Est-ce qu'il
n'y a
pas là un enjeu qui est distinct des propos qu'on prête à Jordan Bardella
et qu
'il
y a
un enjeu à part entière ? Mais vous avez raison, d'ailleurs, l'enjeu est pertinent dans le sens où le régime juridique qui permet justement de faire ses poubelles, c
'est
aussi une expression que j'ai utilisée cette semaine comme vous, soit disant, à méta de télécharger toutes ces conversations sans que l'autre personne impliquée dans la conversation, quelle qu'elle soit, soit au courant ou donne son accord.
Et
donc, en fait, tout à chacun, soi-disant pour protéger la vie privée, peut partager en fait cette vie privée avec n'importe qui. Vous pouvez avoir, par exemple, des échanges. Moi, j'ai révélé sur une chaîne concurrente que ça m'était arrivé avec un de mes ex qui n'était pas content. Bon, il a fait croire qu'il avait mon compte, il aurait pu télécharger mon compte et donc partager un faux compte avec tout le monde. C'est-à-dire que ça pose vraiment un problème. du maintien de la vie privée, en fait, méta permet à un des deux ou plusieurs, si la conversation implique plusieurs personnes, de télécharger l'entièreté de ces échanges, comment dire, et de les partager.
Alors, si c'était vrai, ça peut être vrai pour certaines personnes. Bon, pour Jordan Bardella, il se trouve que c'est faux, mais c'est vrai que ça pose un grave problème sur la confidentialité et puis aussi la tenue quand même de cette campagne parce que vous avez en introduction parlé
des émeutes. C'est-à-dire que ça
risque de faire un séisme comme
l'affaire Fillon avec le
canard enchaîné en janvier 2016.
Alors, sincèrement, je crois que le séisme va avoir lieu dans un certain nombre de rédactions parisiennes. Je m'explique. C'est-à-dire que ça fait maintenant un mois qu'on ne parle, que certains médias parisiens ne parlent que de conneries, salissent la campagne présidentielle. J'ai vu d'ailleurs que The Economist, qui est un magazine de référence, la correspondante à Paris, était consternée par le niveau du débat en France. Nous sommes au bord d'une crise obligataire,
d
'une crise de la dette. Nous
avons
la pire crise, et je sais que ça vous tient à cœur, la pire crise agricole que la France est connue depuis très longtemps. Moi, j'ai traversé depuis un mois
la France de l'Orange. Après une première pause.
Et donc, on parle qu'effectivement de faire les poubelles, de diffamer le principal parti d'opposition au lieu de parler de notre programme ou le programme des
autres. Des poubelles, on
va en parler dans un instant. Les poubelles brûlées, sans mauvais jeu de mots, avec cette violence urbaine accrue et ce mardi qui se profile à tout de suite sur Europe 1 et sur CNews.
10h-11h
Le
Grand Rendez-Vous Europe 1 CNews Les Echos
Pierre
Devineau
Retour
sur le plateau du Grand Rendez-Vous Europe 1 CNews Les Echos avec le député RN de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale, Jean-Philippe Tanguy. Mardi après-demain, une nouvelle journée de blocage, je mets entre guillemets, des lycées, est annoncée puisqu'on a bien vu que c'était des violences urbaines. Ce matin, dans le JDD, Philippe Devilliers parle d'émeutes générationnelles. L'union syndicale lycéenne annonce cette journée. À date, plusieurs centaines de personnes ont été blessées.
Un gamin de 17 ans qui a perdu l'usage d'un oeil, un prof qui a été aspergé d'essence, une femme qui a été attaquée au visage également par un engin brûlant, une policière mise à terre dans le 20ème, vous avez vu la scène, un commandant de police, Rouet de Coué, etc. Qu'est-ce que vous craignez, vous, pour cette journée de mardi ? Et j'ai presque envie de dire, même pour demain.
Mais c'est tout simplement la réitération du fait que le gouvernement n'arrive pas à maintenir l'ordre républicain. Il se laisse impressionner, déborder. Mais
qu'est-ce que vous feriez ? Vous êtes ministre à l'intérieur de la République.
Il
y a même
beaucoup de lycées qui sont perturbés.
Déjà, ce n
'est
pas la même gravité, heureusement, dans tous les établissements.
Et les dispositifs de sécurité, vous savez qu'on a la chance d'avoir parmi nous au Rassemblement National par Mathieu Vallée, qui est ancien syndicaliste et commissaire de police, qui connaît bien ces affaires, qui a pu démontrer ces derniers jours que les dispositifs de sécurité n'étaient pas préventifs, que le gouvernement n'avait pas mis assez d'effectifs dans des endroits critiques, se laissant, mais comme toujours sur malheureusement ces violences, déborder, ne prévoyant rien, ne voyant jamais les menaces venir, et toujours par la contamination d'un mouvement qui, à la base, pour aller y revenir, ceci dit, pouvait s'entendre. On a le droit de faire des revendications, on a le droit de
ne
pas être content.
On a
le droit de faire
des revendications sur l'égétude. Oui, mais ça, je reviendrai. Vous parlez de
manque d'anticipation. En réalité, les policiers étaient là. J'entends effectivement une personne de l'union syndicale lycéenne qui disait hier sur une chaîne concurrente, qui disait nous, on avait demandé à aller voir en amont et puis finalement, Edouard Jeffrey, apparemment, il n
'y
a pas eu cette réunion. Est-ce que les choses auraient été différentes s'il y avait eu cette réunion ? Je ne sais pas. En tout cas, les policiers étaient là. Simplement, ils ont parfois ordre de ne pas charger, de ne pas aller. Il y
a eu
une rétention. Et aujourd'hui,
malgré ça,
vous avez des acteurs politiques qui vous disent violence policière.
Non, mais ça,
c
'est le fond de commerce de la France insoumise qui, d'ailleurs, on voit bien là maintenant et ils ne savent plus trop comment gérer l'incendie sans mauvais jeu de mots qu'ils ont allumé, des pompiers pyromanes. On a vu partout sur ces images, partout sur ces lieux, des députés avec les chars tricolores venir encourager les violences, venir encourager les blocages.
Légitimer la violence, M. Bagayoko, par exemple.
Légitimer la violence, se faire applaudir parce qu'il légitimait la violence.
C
'est-à
-dire
qu'il
y a
un mouvement d'entraînement d'élite politique qui devrait lutter contre les violences, appeler au calme, appeler au dialogue pacifique, qui, en fait, sont dans la fascination pour la violence, la fascination pour le chaos, des propos extrêmement graves de M. Mélenchon sur la police qui serait raciste. Et qui a mis de l'huile sur le feu dans une population qui a déjà minoritaire, je parle de la minoritaire, qui a déjà le cerveau lavé par un certain nombre de sous-cultures, de propos aggravés en permanence pour discréditer la police, discréditer la gendarmerie, discréditer les pompiers, discréditer même parfois le SAMU allant jusqu'à les attaquer.
Ce véhicule de pompiers, alors que les pompiers ont sauvé la France cet été, nous ont protégés avec des jeunes d'ailleurs, cette belle jeunesse qui s'engage auprès des pompiers, ce camion abîmé, ce camion mis à sac et brûlé sous les ricanements du nihilisme. Parce qu'en fait, on voit une petite partie de cette
jeunesse qui est dans une fascination... Il
y
en
a beaucoup plus que deux. Est
-ce que vous
appelez, Jean-Philippe Tanguy, vous aussi, à l'interdiction de LFI comme Bruno Rotaillot ? Est-ce que c'est une bonne idée ou est-ce que c'est complètement... Non, mais
parce qu'il faut les confronter, il n
'y a
pas besoin de... Je comprends que M. Rotaillot veuille l'interdire et ils n'arrivent pas à les combattre politiquement. Il faut les combattre politiquement, il faut les débusquer, il faut les battre dans les urnes parce que si vous les interdisez,
ils
pourront se victimiser, ils pourront continuer à agiter en souterrain des eaux nauséabondes. Donc, il faut les battre dans les
urnes. Mais sans
aller jusqu'à la question d'interdiction, est-ce qu
'on
ne
pourrait
pas dire qu'il
y a
LFI aujourd'hui n'est plus un parti protestataire mais un parti factieux ? C'est-à-dire qu'il
y a
une logique militienne qui légitime la violence et qui, de ce point de vue, c'est un peu... On n'est pas devant des émeutes étudiantes ordinaires, on est devant une opération de répétition du second tour de 2027. Donc, est-ce que c'était prévisible une telle charge, une telle mobilisation générale pour prévoir 2027 ? Ah mais absolument,
M. Bocoté, je vais vous donner quelques exemples. La première ligne rouge qu'a franchi les Insoumis, c'est le fait de présenter électoralement la jeune garde, le mouvement violent, soi-disant antifasciste,
mais
en fait lui-même fasciste, c'est-à-dire considérant que la violence l'emporte sur les urnes le débat d'idées et que l'opposant politique est un ennemi qu'il faut frapper, soit psychologiquement et même physiquement, voire le tuer, malheureusement. Donc, le fait qu'ils aient fait lire un député venant de cette mouvance et le défendant, même quand cette violence avait tué une personne en France, M. De Ranque, et qu'il continue à le soutenir, c
'est
la première ligne rouge. L'autre ligne rouge, c'est l'association au mouvement indigéniste, c'est-à-dire un mouvement de haine de la France, de l'aval de cerveau dans certains quartiers faisant à opposer les populations les unes entre elles, les Français, les uns envers les autres selon leur origine réelle ou supposée. Troisième ligne rouge, c'est évidemment l'islamo-gauchie,
c
'est-à-dire s'associer à une idéologie haineuse, fanatique, contre la République, contre les Lumières, contre la civilisation française qu'est l'islamisme. Les insoumis pour gratter des voix, parce que c'est ça en fait le pire du cynisme. Qu'est-ce que pense M. Mélenchon au fond de lui ? J'en sais rien et je vais dire... Vous
ne croyez pas qu'ils souhaitent vraiment la révolution
?
Je ne sais pas. Le
chaos ? La violence
? Je ne sais pas parce que c'est presque pire. Je vois un énorme cynique, quelqu'un qui est prêt à tout pour gratter des voix. C'est-à
-dire
que le parcours de M. Mélenchon est quand même très long, assez transparent, étant dans les coulisses du Parti Socialiste. Comme
il y a un
vrai changement au moment de la création de la France
insomise dans les années
2010. Absolument.
Il franchit des lignes rouges. On avait ce qu'on a appelé le parti de gauche,
le
front de gauche, un parti, comme dit M. Bocoté, protestataire, un peu souverainiste de gauche, un peu chevènementiste à l'époque, à la limite très républicain, et une dérive totale mais qui s'explique pour aller gratter des voix. D'ailleurs, on voit bien, moi je suis toujours sensible un peu au langage non-verbal. Quand on voit dans un certain nombre de meetings, d'événements, on participe Mme Pannot, Mme Rima Hassan ou d'autres, on voit d'ailleurs la peur panique, j'ai envie de dire, de ce vieil organe de gauche venant
du Parti Socialiste ou
des mouvements de jeunesse de gauche qui panique en fait devant un phénomène qu'il ne contrôle pas. Et moi, au-delà des violences et de toutes les victimes que je veux saluer, personnel et personnel éducatif, les forces de l'ordre, les étudiants qui ont été violentés, cette panique en fait de l'encadrement insoumis qui ne maîtrise pas les violences en fait qu'ils animent, c'est très dangereux et c'est pour ça que je leur conseille.
Est-ce qu'il faut les poursuivre pénalement ? Parce que ce sondage
CSA pour Europe 1, CNews et le JDD, 83% des Français sont favorables à ce que la justice poursuive les responsables politiques qui encouragent la violence des lycéens pendant ce blocus.
Mais absolument et puis c'est surtout il faut
interdire
en fait moralement mais par la force des urnes, par la force du débat politique et la conviction toute coalition avec ces gens parce que quand M. Attal qui soit disant est contre les casseurs
comment vous voulez interdire
une coalition ? Par la force des urnes.
Pour
l'instant, normalement, quand vient le temps de faire un
peu
partie d'interdit, ça tombe sur vous ou pas sur les filles. L'ensemble du système médiatique est plutôt favorable en dernière instance à la réconciliation mais dans le chenisme. Mais ce sera le cas.
Moi, je le sais déjà et je pense que mes collègues du Rassemblement National sans parler à leur place pensent comme moi.
C
'est qu'on sait déjà qu'au deuxième tour ce sera le cas. Tout sera pardonné à M. Mélenchon pour éviter l
'alternance avec Marine. Et vous avez le deuxième tour avec dans la rue les ministres
de LFI ?
Non, non, là,
je ne sais pas ce qu
'ils
font comme choix à l'époque. C'est possible qu
'ils
fassent les ministres entre les deux tours. C'est aussi possible que M. Mélenchon nous refasse le coup du gentil papy Nova, le loup habillé en grand-père qui rasse l'air tout gentil
il
fera tout gentil il miaulera au lieu de rugir pour tromper les gens et vous aurez M. Gage,
M.
Attal M.
Gage Après tous les mots que M. Gage a eus et le
passif
qu'il a
avec Jean-Luc Mélenchon Il a aussi le passif d'être son ami et d'avoir préparé l'ENA dans son bureau. Il l'a été son ami. Je prends le mauvais pari mais si je me trompe je présenterai mes excuses je
n'ai
aucune difficulté si vraiment le fait d'avoir été tant déçu dans ma vie politique envers les socialistes fait que je me trompe aujourd'hui que M. Gage sera l
'un
des premiers à dire qu'il faut voter Mélenchon pour empêcher l'alternance
Donc chose d
'autorité on fait quoi ?
C
'est-à-dire
que là Eric
Ciotti par exemple s'apprête à présenter une loi pour sanctionner les casseurs Le gouvernement annonce aussi que le parlement va examiner plus tôt que prévu la loi des casseurs payeurs Bon c'est son concomitant pour une fois c'est fortuit Oui
ben on l'a proposé Marine Le Pen Vous
la voterez
cette loi
? Oui ben nous on
vote tout ce qui va dans le bon sens même la loi telle qui n
'était
pas terrible qui ne savait pas grand chose on l'avait votée parce que ça allait dans le bon sens c'est un principe que demande Marine Le Pen depuis qu'elle est en politique il faut faire payer les casseurs y compris toute leur vie s'ils doivent payer toute leur vie pour payer des dégâts qu'ils ont commis il faut que ce soit par association parce qu'avec même la loi telle on dit ah ben oui on ne
peut
pas identifier les cagoulés je vous rappelle qu'être cagoulé c'est en soi une infraction et ça devrait en soi être puni évidemment et il faut être intraitable parce que les Français
17 millions en
Ile-de-France 25 à 30 millions en Auvergne-Rhône-Alpes 1 million d'euros dans la région Grand Est et ce sondage encore c'est ça pour CNews Europe 1 LJDD 81% des Français estiment qu'il faut faire payer les parents sachant que les parents ne payent jamais puisque dès lors qu'ils ont une assurance responsabilité civile c'est l'assurance qui paye
oui alors j'avais cru comprendre qu'on allait mettre des franchises bon mais il faut payer et je crois que comme les amendes on ne peut pas faire payer par une assurance il y
a
aussi un moment où il faut pénaliser les parents irresponsables faut-il suspendre et nous on le propose les allocations familiales ou l'accès aux logements sociaux pour ceux qui réitèrent quand leurs enfants sont impliqués là-dedans évidemment les honnêtes de gens les travailleurs y compris dans les quartiers populaires en ont assez de payer évidemment
parce que c'est leurs propres impôts qui payent pour tout ça
et l'exaspération puis l'humiliation pour ces
quartiers les casseurs
c'est une chose mais comment est-ce qu'on va sortir de cette crise il y a quand même beaucoup de lycéens qui sont mobilisés vous-même vous disiez à l'instant qu'il faut entendre leurs revendications comment est-ce que le gouvernement va sortir de cette crise comment est-ce qu'il faut qu'il donne qu'il réponde à ces revendications qu'il cède sur un certain nombre de choses qu'il débloque des crédits qu'est-ce qu'il faut qu
'il
fasse selon vous
la première chose c'est rétablir l'ordre ça n'a rien à voir avec les revendications et après on verra mais ceci dit même les blocus eux-mêmes moi je suis contre aussi les blocus même pacifiques on n'a pas à bloquer l'accès à des lycées qui sont des services publics il
y a
des gens qui veulent étudier s'il y
a
une minorité qui ne
veut
pas étudier et ne servir à rien et ne rien apprendre et avoir son bac avec mention très bien en étant un alphabète qui continue comme ça mais c'est insupportable les blocus
la suite du grand rendez-vous dans un instant on parlera du budget à tout de suite
Retour
sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 C News Les Echos avec Jean-Philippe Tanguy député RN de la Somme le débat sur le projet de budget 2027 démarre cette semaine en commission à l'Assemblée ce matin sur Europe 1 Philippe Juvin déclare vouloir contraindre constitutionnellement les députés les sénateurs à voter un budget à l'équilibre sans quoi la mesure vous empêchera toute réélection à ce qu'on doit arriver à la menace aujourd'hui pour faire voter des budgets à
l
'équilibre
la menace je ne crois pas mais Marine Le Pen a proposé dans une tribune dans l'opinion l'instauration d'une règle d'or budgétaire par référendum qui sera très clair tout déficit menant à l'endettement de la France sera interdit et donc Marine Le Pen propose que l'Assemblée et le Parlement soient contraints de voter un déficit inférieur au ce qu'on appelle le seuil stabilisant de la dette sans
quoi qu'est-ce qui se passe
le budget n
'est
pas validé par le conseil constitutionnel il
y a
plein de dérogations le mécanisme on l'a regardé c'est
très
très compliqué c'est vraiment une
usine à gaz
votre mécanisme qu'est
-ce
qui est compliqué ? ce que vous venez d'expliquer c'est compliqué d'avoir un déficit qui désendette la France
il y a en cas d'imprévu géopolitique ou de circonstances exceptionnelles par exemple ça c'est une des c
'est
la seule disposition il y
a
une exception c'est que s'il y a une crise économique sévère
on en a tous les deux la crise financière elle arrive ça c'est encore
autre chose ça c'est la propagande des macronistes qui explique qu'ils ont vécu des crises et que
c
'est épouvantable toutes les démocraties occidentales ont vécu les mêmes crises aucune n
'est
dans la situation financière donc la règle d'or de Marine Le Pen elle est très claire alors moi si maintenant on explique que c'est trop compliqué après avoir dit qu'on
était
simpliste ça m'amuse beaucoup effectivement rétrabilir les comptes de la nation c'est compliqué et choisir le seuil stabilisant de la dette qui permet de désendetter la France jusqu'à atteindre 60% du PIB c'est très simple et tous ceux que ça intéresse pourront aller lire la tribune
je sais que les
échos n
'ont
pas voulu la publier mais heureusement on a trouvé l
'opinion mais est
-ce
qu'il
n'y a
pas quelque chose d'inquiétant l'idée de confier encore plus le pouvoir au conseil constitutionnel directement ou indirectement non le pouvoir c
'est
les
députés
et les sénateurs qui l
'ont
ils sont tout à fait capables ils sont tout à fait capables d'adapter un budget en équilibre mais c'est vrai que la France a une particularité
mais non Jean-Dangui ils sont pas capables c
'est
mon âge ils sont capables ils sont capables de le faire si on était capables de le faire de manière spontanée
si si si ils sont capables de le faire c'est parce qu'ils sont lâches c'est pas qu'ils sont incapables ça fait
50 ans qu'ils sont lâches oui oui ça fait 50 ans ils sont lâches c
'est capable en Occident partout partout c'est pire en France mais partout le déficit partout la dette donc manifestement le problème est structurel c'est pas simplement la cohorte actuelle des députés
beaucoup des personnes ne s'est mis dans la situation de la France à part la Grèce il y a 15 ans l'Italie et l'Espagne le Portugal ont rétabli leur compte l'Allemagne les Pays-Bas un certain nombre de pays nordiques tiennent très bien leur compte ou d'autres pays pourquoi ? qu'est-ce qu'ils ont fait de mieux que nous ? déjà ils n
'ont
pas le même personnel politique c'est vrai que nous c'est le point commun entre la France et la Grèce la France est un pays riche certains disent que c'est un pays de Lyon dirigé par des ânes c'est vrai que le système c'est un peu ça c'est vraiment la France est un pays de Lyon dirigé par des ânes pas courageux qui vivent sur la bête donc la Grèce n
'a
pas eu le choix parce que c'est un pays qui n'a pas la richesse de la France qui n'a pas les ressorts les actifs de la France mais le personnel politique qui a dirigé la Grèce est très proche de celui qui est de la France je vais vous donner un exemple en 2023-2024 20 et 40 milliards d'erreurs entre guillemets qui ne
sont
pas des erreurs qui étaient des maquillages de comptes sur les recettes quelques mois avant les élections 15 milliards comment dire de chèques électoraux pour essayer de ne pas perdre les élections et c'est systématique le macronisme
est un clientélisme avant la règle d'or est-ce que l'enjeu fondamental c'est pas la remise en question de l'état social les héritages toxiques du socialisme depuis 81 peut-être même depuis 74 est-ce qu'il
n'y a
pas finalement un état qui dépense trop qui a fidélisé une partie de l'électorat par la Sistana est-ce qu'au-delà de la question de la règle d'or est-ce que l'enjeu central n
'est
pas là c'est ce que j'ai appelé
le clientélisme mais la bonne nouvelle là-dedans et Marine Le Pen et Jordan Berdella présenteront la trajectoire de redressement des comptes mardi c'est qu'il y a tellement de gras dans les dépenses de l'état tellement de dépenses inutiles de Gabli qu'il est assez facile
mais vous parlez toujours de
dépenses de l'état jamais des dépenses sociales si
il y a des dépenses parce
que pareil cette espèce de différenciation complètement artificielle entre dépenses de l'état dépenses sociales dépenses des collectivités territoriales qui permet à des politiciens sans colonne vertébrale de dire c'est pas moi c'est les autres en France on a un état centralisé et en fait l'état contrôle tout donc l'état donc vous êtes non mais l'état contrôle
les finances sociales
pour la baisse de la dépense sociale parce que
dans le même temps vous proposez de ramener
la retraite à 62 ans ce qui va coûter très cher ça coûte pas spécialement la TVA
sur
l'énergie ça va coûter des dizaines de milliards ça coûte 14 milliards comment
est
-ce que vous pouvez redresser les finances publiques tout en prônant de nouveau des dépenses et bien dans
un premier temps il y a énormément de gabegies de dépenses inutiles donc Marine Le Pen a annoncé confirmé le fait qu'il y a 125 milliards d'euros d'économies net à faire et
parallèlement enfin
c'est à dire qu'en 2032 ou plus tard il y aura 125 milliards de dépenses en moins par rapport à 2026 le premier temps il faut retirer le poids mort des dépenses inutiles sur l'économie française aussi le poids des normes qui pèsent 2 à 3 points en moins de PIB sur les entreprises en parallèle il faut évidemment faire un choc de compétitivité en baissant les impôts de production et les taxes inutiles sur les entreprises et un choc de consommation pour les travailleurs en baissant la TVA notamment sur les énergies qui sont des biens de première nécessité et qui empêchent les gens d'aller bosser c'est
-à
-dire qu'aujourd'hui le carburant est tellement cher que vous avez des infirmières des aides-soignantes des ouvriers des gens avec des petits salaires qui n'ont même pas les moyens d'aller au travail donc en fait les taxes sont tellement élevées sur l'énergie qu'on est en train de détruire de la valeur économique dans une ampleur bien plus importante que la baisse de taxes donc il y a deux temps dans la réflexion du Rassemblement National premier temps enlever ce poids mort de la dépense de la gabgie inutile et deuxième temps parallèle d'ailleurs relancer la croissance et la consommation ce sont les deux chantiers qu'il faut mener avec des réformes structurelles profondes qui seront présentées mardi par Marine Le Pen et
Jordan Mardin
Dans le projet de budget qu'a présenté le gouvernement cette semaine il y a un gel d'un certain nombre de dépenses je pense notamment aux APL il y a aussi le gel des dépensions au-dessus de 1260 euros par mois est-ce que vous êtes favorable à ce genre de mesures ? Absolument pas
parce que tout ça c'est de la médiocrité c'est de la lâcheté c'est-à-dire qu'il ne règle aucun problème structurel ça ne fait baisser aucune dépense structurelle de l'Etat c'est le coût de rabot c'est le fond de tiroir il
faut
continuer à augmenter ses dépenses
sociales
Mais en fait la dépense sociale monsieur c'est aussi un des piliers économiques et ce sont des droits acquis ou des droits sociaux et le fait de ne pas être incapable de gérer la submersion migratoire et les avantages exorbitants donnés aux immigrés dans notre pays de continuer à augmenter cette année 3 milliards après l'augmentation de
l
'année dernière la contribution à l'Union Européenne de ne jamais lutter vraiment contre les fraudes de toujours empiler comment dire le millefeuille administratif de continuer à recruter des fonctionnaires notamment dans les collectivités
locales
C
'est
un modèle bien antérieur au macronisme ça
Oui
mais c'est vrai que ça a été la caricature vous avez raison le macronisme ne fait que prolonger le pire du système de gauche et le pire du système de droite mais quand même avec une pareil moi je reviens à ce mot la lâcheté vous verrez que l'arbitrage entre la lâcheté et le courage sera au coeur de la campagne présidentielle parce que vous pouvez avoir tous les programmes du monde vous pouvez avoir toutes les mesures du monde si à la fin vous avez des gens pas courageux qui ne veulent pas affronter la commission européenne qui ne veulent pas affronter un certain nombre de lobbies communautaires qui ne veulent pas affronter le clientélisme de trop de barons locaux qui ne veulent pas faire la différence entre la bonne et la mauvaise dépense sociale parce que vous verrez notamment sur les propositions sur les retraites que feront Marine Le Pen et Jordan Bardella que nous avons trouvé des milliards et des milliards d'économies non pas sur la privation de droit mais sur le bordel qu
'il
y
a
dans le système des retraites ou fait que personne ne comprend rien qu'il
y a
tout un tas de dispositifs qui se sont accumulés depuis 50 ans aux familles et aux français et qui coûtent très cher
c
'est sûr que quand on fait l'amas parce
que
ce n'est même plus l'addition l'amas de toutes les dépenses sur les 1700 bientôt 1800 milliards d'ailleurs de dépenses publiques je reconnais à David Lissnard par exemple le fait de s'attaquer au fait qu'il
y
a des il est pratiquement le seul je le vois sur l'échiquier politique à dire il y a des doublons il y
a
des triplons il y a des trucs qui servent à rien parce qu'en fait c'est tricoté par une administration détricoté par une autre administration est-ce que vous voyez parler de chapelle politique mais est-ce que vous voyez en David Lissnard par exemple quelqu'un d'assez pragmatique c'est un libéral d'ailleurs il le dit et il dit il faut enlever toutes ces strates administratives je vois aucun pouvoir politique depuis 52 ans depuis qu'aucun budget n'a été voté à l'équilibre qui dit plutôt que de faire par exemple comme le gouvernement 17 milliards d'impôts supplémentaires on va s'attaquer à ces strates administratives les unes après les autres qui ne servent à rien qui au contraire engrange de l'argent en plus il n
'y
a personne qui fait ça il n
'y a
personne qui casse la baraque
qui le fait non mais qui le dit d'où enfin d
'où
c'est au coeur ce qu'on a appelé le phénomène d'agentification de l'état qui vient d'ailleurs qui est parallèle au mondialisme qui est en fait un affaiblissement de l'état c'est ce qu'on a appelé le new public management dans les années 90 c'était la démocratie n'est pas légitime on va créer des machins des agences qui sont là pour non seulement
empêcher les agences c'est à l'intérieur des ministères les strates de collectivité locales il faut en supprimer une il faut en
supprimer deux il ne faut pas en supprimer une il faut en supprimer deux une c'est 6 milliards ce
n'est pas grand chose 6 milliards lesquels
monsieur
?
dans la tradition souverainiste ça a toujours été la critique de l'échelon du conseil régional et l'échelon des EPCI des intercommunalités qui ont fait des dépenses considérables qui
ont piqué on supprime les régions et
les intercos qui ont piqué pour moi ce sont les deux échelons évidemment à supprimer mais ce n
'est
pas moi qui décide pour faire un ménage considérable aussi de rendre le pouvoir aux maires parce que je vais vous donner un exemple quand vous êtes maire vous êtes responsable les habitants ça vous vous êtes ils viennent vous demander des comptes quand on a confié tous les pouvoirs des maires aux intercommunalités avec un transfert de dossier de fiscalité et bien personne ne sait qui est le président de l'intercommunalité personne ne lui demande de compte et personne ne comprend comment
il est aux dernières élections municipales on a voté sur les
intercommunalités non non mais je vous dis que personne ne peut dire que dans
la ruralité personne ne sait qu'on a voté pour eux
mais bien sûr qu
'il
faut y aller il faut y aller avec beaucoup de courage avec beaucoup de détermination on dépense 57% de la richesse nationale et dans les dépenses publiques en France c
'est
pire que Mitterrand c'est en 81 on était à 51 donc c'est considérable c'est n'importe quoi et le fait de ne pas être capable de diminuer cette dépense montre toute la lâcheté du système on empile on dépense et même plus pourquoi on dépense tellement il y
a
de dépenses c'est un système absurde d'ailleurs Thierry Breton quand il était ministre de l'économie un des seuls qui a un peu remis en main repris en main le déficit il a très bien expliqué la première chose à faire c'est même pas comment dire des grandes annonces c'est juste interdire les dépenses a priori c'est à dire la reconduction automatique de dizaines de milliards d'euros de dépenses déjà ça il
faut
y mettre fin c'est déjà des milliards d'euros d'économie suite du grand rendez-vous dans un instant sur CNews et sur Europe 1 à tout de suite
10h-11h
le
grand rendez-vous Europe 1 CNews les échos
Pierre
de Villeneuve
suite
du grand rendez-vous Europe 1 CNews les échos avec le député RN de la Somme monsieur Jean-Philippe Tanguy alors vous avez mis le mot vous même tout seul comme un grand on allait vous poser des questions mais quel rôle Thierry Breton va jouer dans la campagne de Marine Le Pen vous avez parlé de
la
règle d'or
aucun rôle c'est juste que moi j'écoute les gens c'est un adversaire politique Thierry Breton c'est encore un adversaire politique
oui bien sûr
même sur
la règle d'or
c'est lui quand même qui l'a
en l'occurrence c'est moi qui en avait parlé en premier mais c'est pas grave on est pas là pour donner des preuves pour
pas de priorité
je m'en fiche complètement mais c'est pas moi qui l'ai inventé la règle d'or c'est ridicule mais ce que je veux dire c'est qu'on
n'est pas seclaires c'est quelque
musique comme quoi Thierry Breton pourrait rejoindre
c'est à dire que
en fait là où Thierry Breton d'ailleurs ça m'a surpris et quand même courageux c'est qu'il ne critique pas tout ce que dit le rassemble national parce que ça vient du rassemble national ceci dit c'est un adversaire politique depuis 20 ans en tant que ministre en tant que commissaire européen encore aujourd'hui il soutient pas du tout Marine Le Pen vous voyez mais c'est un
des problèmes
c'est un des problèmes aussi de notre débat politique en France c'est qu'en fait on ne débat que de posture si le RN a dit ça c'est pas bien si un autre a dit si c'est pas bien non plus nous ça ne nous intéresse pas nous on n
'est
pas sectaires c'est la ligne de conduite qu'a adoptée Marine Le Pen à l'Assemblée nationale on vote tout ce qui va dans le bon sens vous parliez de la loi Attal de la loi sur les casseurs associés dans
la manifestation justement Marine Le Pen on vote tout ce qui va dans le bon sens elle
a dit qu'elle préférait un budget imparfait à pas de budget du tout alors qu'est-ce que vous allez faire sur le budget vous allez le voter pas le voter le censurer qu'est-ce qui va se passer
on aimerait éviter le pire pourquoi c'est que comme la France c'est un emballement de la crise obligataire c'est
un
emballement de la crise obligataire c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a eu une audition du Haut Conseil des Finances Publiques qui a révélé que contrairement à
ce
qui nous avait été dit depuis trois ans par soi-disant des experts la France est déjà dans ce qu'on appelle un effet boule de neige c'est-à-dire que le coût de l'endettement et de la charge d'intérêt est supérieur à ce que la croissance et l'inflation sont capables d'effacer et donc on a un emballement à tout moment qui est possible il est évident qu'une censure pourrait comment dire contribuer à cet emballement ce qu
'on
ne souhaite pas parce que nous on défend l'intérêt général
donc vous n'allez pas censurer le budget non non c
'est pas un blanc-seing par contre voilà c'est
-à-dire
c'est pas un blanc-seing parce qu'on ne peut pas non plus valider n'importe quoi l'appauvrissement des françaises et des français un plan d'économie qui n'en est pas parce que vous avez eu l'amabilité de dire que le gouvernement faisait 43 milliards d'économies pas du tout la dépense en volume c'est-à-dire en inflation continue à augmenter de 0,2 points donc en fait ils continuent à augmenter les dépenses ils continuent à recruter
des fonctionnaires mais
surtout à peu près il
faut
faire des mais
non mais
il
faut qu'il fasse
des j'allais dire un truc vulgaire des
économies mais vous allez le suivre c'est-à-dire que s'il ne fait pas
vous censurez des économies mais notre vote est toujours basé sur des réalités si le budget est moins pire on verra si le budget est mauvais on ne l'acceptera
pas mais est-ce que le
scénario du pire dans votre esprit est possible c'est-à-dire vous parlez d'un emballement vous parlez d'un effet boule de neige est-ce que vous craignez que soudainement en l'espace de quelques jours quelques semaines on entre dans une crise dont on ne parviendra pas à sortir raisément ah mais bien sûr aujourd'hui
quand vous croisez la réalité de l'écart de taux entre la France et l'Allemagne le spread le spread j'essaie d'être gaulliste et de parler français on
fait un peu de pédagogie parce que les auditeurs et les spectateurs entendent souvent ce mot-là en fait c'est ça c'est la différence entre
l
'Allemagne et la France
1,5% actuellement absolument 1,5% ça n'a jamais été et était aussi élevé depuis la création de la zone euro et comment dire à tout moment ça peut et donc en fait on est classé officiellement on est classé par les agences de notification comme une dette sûre parce que la France est riche mais les conditions de financement traduisent en fait que les investisseurs considèrent que la France n'est plus un actif sûr si par malheur
ce
déclassement se traduit par un certain nombre de notations
il
y a un emballement terrible qui peut commencer puisqu'un certain nombre de fonds d'assurance vie d'investisseurs en fait investissent ou non selon la notation donc si la France perdait cette notation officielle ça peut créer un effet d'emballement terrible très
dangereux il faut tout faire mais avec les Goldman Sachs
qui font des fonds de spéculation contre la France déjà comment est
-ce
que vous réagissez parce qu'il y
a
un bureau de Goldman Sachs en France mais
la
seule réaction possible monsieur face à ça c'est que le gouvernement aurait dû présenter et peut encore le faire un budget qui cesse cet emballement en fait le problème de ce gouvernement une fois plus c'est que plus d'économies c'est pas plus d'économies c'est des économies tout court il n'y a pas d'économies là ils augmentent la dépense c'est ça qui est incroyable en fait le gouvernement on sait que le gouvernement Macron il se prenait les français pour les imbéciles qu'ils ne
le
sont pas mais ils prennent aussi les marchés pour les imbéciles qui ne le
sont
pas c'est-à
-dire
qu
'ils
font de la com de la mauvaise com ils annoncent 64 milliards d'économies et à la fin c'est plus de dépenses
c'est un déficit qui n'est pas vous qui êtes
un responsable politique et vous savez très bien ce qui se passe c'est qu'il y a derrière l'administration il y a le rouleau compresseur de l'administration ça fait plus de 50 ans que ça dure et n'importe quel vous êtes ministre vous avez un directeur de Canemé qui vient vous voir il dit monsieur le ministre vous savez on va faire autrement c'est ça le truc personne ne le dit vous avez le rouleau compresseur de l'administration parce que des dépenses sont votées et une fois qu'elles sont votées il y
a
le tampon dessus vous ne pouvez plus jamais revenir dessus c'est ça qu'il faut casser on se fiche de la figure de monsieur Millet qui était à Paris cette semaine en l'occurrence pour chercher des investissements français
c
'est ça qu'il a cassé
mais excusez-moi on le dit depuis 30 ans le coeur du souverainisme le coeur de la critique du système par les souverainistes par les patriotes par ceux qui se revendiquent du général de Gaulle c'est exactement ce que vous dites monsieur nous sommes pour le primat du politique pour la démocratie la démocratie ça veut dire quoi c'est que c
'est
le peuple qui commande c'est pas les administrations c'est pas les marchés c'est pas les lobbies comme on le
voit
par exemple sur le secteur de l'énergie où vous avez par exemple quand même incroyable les liens incestueux entre l'administration un certain nombre de lobbies économiques par exemple sur les énergies intermittentes vous avez un parlement qui bloque la politique pluriannuelle de l'énergie qui va coûter des centaines de milliards d'euros le parlement bloque le gouvernement s'engage à ne pas le faire vous avez des lobbies en particulier le syndicat des énergies renouvelables qui appelle publiquement à transgresser le vote du parlement et qu'est
-ce
qui se passe c'est l'administration dont une partie a des liens de corruption avec les lobbies qui qui qui casse l'avis du parlement
mais je vous dis oui j'ai fait
un article 40 moi je suis membre des machins qu'il faut évidemment supprimer le conseil supérieur de l'énergie où j'ai assisté pendant des mois et des mois je l
'ai
dit publiquement je l'aurais dit en face avant de les dénoncer d'ailleurs à des liens de corruption c'est-à-dire que vous avez dans ce conseil toutes les multinationales de l'énergie l'administration et un certain nombre de bidules de machins qui s'occupent par exemple des certificats d'économie d'énergie 8 milliards d'argent public ce
qui permettrait d'enlever 18
centimes
c'est eux qui définissent ce sont
ces gens donc ils sont jugés partis qui définissent les critères pour se partager le gâteau donc ces mecs ces gens sont réunis dans une salle des heures et des heures sont entre eux tous copains tous amis évidemment contre le méchant représentant du rassemble national que j'étais un stipendier qui se répartissent les 8 milliards d'euros et personne ne dit rien donc j'ai fait un article 40 et je refuse de siéger désormais dans ce conseil qui est un des multiples organes de liens
parmi d'autres de ce qui se passe aujourd'hui en
France je
reviens sur le scénario du pire c'est possible vous avez fait la comparaison avec la Grèce il
y a
un instant vous parlez d'un effet normalement possible d'un effet boule de neige est-ce que vous voyez un scénario dans la prochaine année d'ici la présidentielle où apparaîtraient des thèmes dans l'espace public comme saisie de l'épargne confiscation de l'épargne des français limitation de la capacité de retirer à la distributrice au-delà d'un certain montant est-ce que vous voyez un scénario assez coercitif sur le plan économique pour contenir une crise qui l'amplifierait ? normalement non
parce qu'on a les moyens il y a beaucoup de gaspillage il
y a
de quoi faire des économies de façon très massive mais le
fantasme de la
saisie de l'épargne c'est pas
un
fantasme par contre oui si les françaises il faut dire un mot les choses moi je suis pas un faux cul si les françaises et les françaises et
continuent malheureusement
mais
si ils continuent à faire confiance à des politiciens du centre socialiste ou LR qui font n'importe quoi qui sont incapables de gérer les comptes évidemment que les investisseurs considéreront que le sous-jacent l'actif qui valide le passif de l'état c'est l'épargne des français et là il y
a
une disposition auxquelles je m'opposerai ou s'opposerai avec la Ration nationale de toutes nos forces c'est qu'ils veulent taxer ce qu'ils appellent les actifs un certain nombre d'actifs dormants il y
a
des comptes qui seraient plus utilisés sur les livrets
A c'est des successions qui ne sont pas
réclamées
1
,4 milliard d
'accord mais sauf que c
'est
le début d'un tabou parce que ça n
'a
jamais été fait parce qu'on considère que même psychologiquement et en économie la psychologie il vaut autant que la rationalité c'est un tabou qui va être franchi il ne faut surtout pas le faire parce que ça veut dire que psychologiquement on commence à jouer avec l'interdit de toucher à l'épargne des françaises et
des français mais c'est pour ça que je réponds à votre question c'est pas de l'épargne c'est de l'argent qui a des successions qui n'a pas été réclamées cet argent appartient à quelqu
'un il appartient à quelqu'un il n'appartient pas à l'état et en fait ça revient à ce que vous disiez sur Bercy il
y a
un certain nombre d'esprits vicieux soit au gouvernement soit dans l'administration qui considère que l'argent des français c'est l'argent de l'état au Rassemblement National il y
a
un mur un rideau de fer l'argent des français ne sera jamais l'argent de l'état
Jean-Philippe Tanguy un mot sur l'affaire Fly Dubaï l'enquête établit que le copilote planifiait bien un acte terroriste il a attaqué le pilote avec l'âge de secours du cockpit Mohamed Hammam al-Hammami père Omane mère syrienne il avait influencé il avait été influencé par des groupes islamistes en Syrie qu'est-ce que ça veut dire est-ce que ça veut dire que personne n'est à l'abri aujourd'hui d'un nouvel acte
terroriste mondial
global
malheureusement vous avez bien raison d'appeler à la vigilance l'islamisme est toujours là les réseaux islamistes sont toujours là il faut toujours être vigilant toujours se battre toujours agir en pleine conscience et parallèlement ne pas laisser les versions non violentes de l'islamisme se propager dans la société parce qu'évidemment la propagation de
l'islamisme c'est-à-dire les frères musulmans par exemple bien sûr les
frères musulmans d'autres groupuscules le noyau d'Alt un certain nombre d'associations culturelles notamment auprès des jeunes très dangereux donc Marine Le Pen proposera par référendum une loi de lutte contre l'islamisme et contre toutes les formes d'islamisation qui est le terreau malheureusement de la violence
merci
beaucoup Jean-Philippe
Tanguy d'avoir été
l'invité du grand rendez-vous Europe 1 CNews les échos très bon dimanche sur nos deux antennes
merci merci merci
Jean-Philippe Tanguy