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ChroniqueSarah Knafo· 4 juin 2026 27 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & élections

Les supportes du chaos doivent dormir en prison !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Sarah KnafoChiffre
    « En France près de 100000 enfants sont victimes chaque année d'agression. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sarah Knafou évidemment ça bouleverse la France entière. Première réaction au témoignage de cette mère. Bonsoir Darius Rochbin.

C'est vrai que c'est c'est totalement bouleversant. Je dois même vous dire d'ailleurs que c'est de plus en plus dur de suivre ces affaires, ces affaires criminelles où on perd de l'espoir de d'heure en heure, de de jour en jour sur le fait de retrouver Liana en vie. Je dirais même que c'est de plus en plus dur pour moi à suivre.

Depuis que j'ai des enfants, on se met à la place de cette pauvre mère que que l'on vient d'entendre. On sait qu'un corps a été retrouvé. Euh voilà, je veux je veux pas dire que c'est probablement celui de cet enfant, mais on a beaucoup d'indices qui permettent de le penser.

Ce qu'il y a de de plus douloureux, je dirais que c'est on sait évidemment que dans toute société, il y a des monstres. On connaît ce crime. On sait qu'en France près de 100000 enfants sont victimes chaque année d'agression.

Et encore, c'est qu'une estimation parce qu'il y a tous les enfants qui n'en parlent pas, les enfants qui ont peur de le dire à la justice et puis parfois des omertas. Je je sors d'une campagne municipale parisienne où j'ai beaucoup mis sur la table le sujet des viols et des agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris. Et on voit qu'il y a une omerta, c'est-à-dire que la mairie de Paris a caché certains faits.

Donc il y a beaucoup certainement beaucoup plus de faits que ce chiffre de 100000 qu'on a déjà. Et donc ce qui est très douloureux, c'est de se dire par certains aspects, quand on regarde le profil, ce monsieur Jérôme Barella, donc qui est le suspect principal, quand on regarde son parcours, notamment son parcours judiciaire, c'est impossible de ne pas se dire on aurait pu éviter ce nouveau drame. Et on y reviendra très largement, très exactement puisqueeffectivement, il y a une succession incroyable de plainte de signalement qui n'ont rien donné.

D'abord, si on reste un instant sur le témoignage de cette mère, vous êtes mère vous-même et toute personne qui on l'a entendu sans doute ressent ça particulièrement intensément. Est-ce que ça changera quelque chose ? Est-ce que cette affaire Liana selon vous sera un cap dans la justice en France ?

Elle doit changer quelque chose. Moi, je regarde beaucoup ce qui se passe dans d'autres pays du monde pour voir quels seraient les les meilleurs dispositifs desquels s'inspirent. Il y a eu une affaire aux États-Unis il y a quelques années sur une jeune enfant qui s'appelait Mégane et qui elle aussi était allée jouer chez un voisin que personne ne soupçonnait. dans le voisinage et à la suite de cette affaire, une décision américaine a été prise de publier le fichier des agresseurs sexuels.

Donc tous ceux qui avaient été condamnés par la justice ont été soudain publiés, livrés euh à tous les parents, aux directeurs d'école, de centre aérés, à tous ceux qui ont un intérêt à se renseigner. Et donc soudain, il y a eu une sanction très importante qui était la parution de leur nom et on voit qu'il payent très cher comme il le méritent. ce qui est le le crime qu'il commettent.

Et ça évite aux États-Unis de faire confiance à n'importe qui. Ça permet à des parents qui ont un doute sur un animateur, sur un enseignant, sur quelqu'un qui est au contact de leurs enfants de savoir s'il a des antécédents. Aujourd'hui, je finis juste sur ça.

Vous avez le fichier des agresseurs sexuels. Pour vous donner un exemple, je reprends la mairie de Paris parce qu'il y a un scandale grave en cours. À l'heure où on parle, le crime n'est pas fini.

Vous avez encore des agressions dans les lieux de périscolair dans la capitale de la France et pour l'instant peu de mesures sont prises. Aujourd'hui, vous pouvez entrer dans le périscolaire parfois même sans que les vérifications de votre inscription au fichier des agresseurs sexuels aient été faite ou refaite régulièrement. Il y avait eu vos confrères du Parisien qui avaient fait une tentative.

Ils étaient allés voir un centre pour se faire embaucher comme animateur dans le périscolaire. Ils avaient prétexté d'avoir le BFA. Ils avaient évidemment dit qu'ils avaient un casier vierge sans aucune vérification.

Le lendemain, ils étaient au contact des enfants. Donc, on parle d'affaires contre lesquelles on peut faire quelque chose. Faut pas se dire qu'il y a une sorte de fatalisme.

Il y a des monstres et on peut rien y faire. Sarnfo avant même les condamnations parce que dans ce cas-là, et on y reviendra en détail et ce qui est fou c'est que il y avait pas eu de condamnation en l'État mais il y avait eu 1 2 3 4 5 cinq signalements ou plainte plaintes pour viol sans que une seule fois dans la dernière affaire il il était simplement mise en garde à vue. Est-ce qu'on a un problème de fichage ?

Est-ce que selon vous il faut rétablir un fichage ? un peu à l'ancienne qui a été supprimé dans la grande terreur des atteintes à la à la personnalité. Alors, comme je viens de vous le dire, non seulement il faut ficher ces agresseur sexuels, mais en plus il faut publier le fichage.

Donc, je dirais que je vais plus loin et sil faut faire une balance, je suis très attachée au droit au droits de la personne, à la vie privée et cetera. Mais s'il faut faire une balance entre la vie privée de prédateur sexuel et la protection de nos enfants, je sais ce que je choisis. Avant ça, pardon, avant les condamnations, plus généralement encore, est-ce qu'on doit revenir à un fichage ?

Pardon ? Parce que là si on attend la condamnation par là il n'aurait pas été fiché paril a pas été condamné. Est-ce que toute personne au fond qui fait l'objet d'une plainte c'est quand même pas une atteinte à la vie privée folle normale qu'il y ait quelque part dans la République une fiche.

Alors pour ce fichage vous avez le fichier qui existe, le fichier des agresseurs sexuels. Dans ce fichier là, vous n'avez pas ceux qui sont en cours d'enquête. Oui, il faudrait avoir aussi ceux qui sont en cours d'enquête.

Si demain vous vous présentez dans un collège pour devenir enseignant alors que vous avez une enquête en cours sur vous pour des faits d'agression sexuelle sur les enfants, on peut totalement comprendre que le collège choisira plutôt un principe de précaution. On parle beaucoup de principes de précaution quand il s'agit de projet industriel. Je pense que pour la prunelle de nos yeux, à savoir nos enfants, on devrait adopter le principe de précaution.

Donc oui, inscrire au fichiers des agresseurs sexuels, également ceux sur lesquels portent une enquête. Et donc pour finir sur la justice, vous avez raison de dire, il n'a pas été condamné. Il y avait une 5e affaire en cours sur ce monsieur Bar là.

Il aurait dû être entendu depuis 9 mois. Il n'a même pas été entendu. Alors là, ça pose la question de la responsabilité organisationnelle de la justice.

Est-ce que ça pose la question de la responsabilité individuelle du magistrat ? Je ne le sais pas. Quoi qu'il en soit, il faudrait être capable de se dire que si on arrive à montrer qu'il y a eu une faute, une négligence de la part du magistrat, alors plus largement, il faut que les juges soient responsables en France.

Il faut qu'il puisse avoir des peines de la part du Conseil supérieur de la magistrature parce que trop de familles vivent brisées ensuite par la faute de la justice et il faut que d'une manière ou d'une autre une responsabilité puisse être soulevée. Parlons-en. Écoutez Gérald Armanin, il y aura sans doute une réunion autour de Sébastien Lecenu premier ministre demain et Gérald Armanin lâche déjà ce mot de sanction. une inspection conjoint du ministère de l'in ministère de la justice fera tous les éléments clairs.

Pourquoi on met du temps à transmettre entre le parquet de Toulouse et le parquet d'oche et pourquoi on le fait en papier la suite de la plainte ? Pourquoi lorsque la procureur de la République demande de faire des actes d'enquête, manifestement ils ne sont pas faits. Pourquoi on n'est pas intervenu alors que ça fait de longs mois qu'on a des plaintes contre ce monsieur ?

C'est tout à fait inacceptable. en tant que chef d'administration, je prendrai mes responsabilités, je rendrai public le rapport et je prendrai des sanctions, je les proposerai si je devais y en avoir. Évidemment ce qui me concerne avec le Conseil supérieur de la magistrature.

Mais moi, je remercie la procureur d'Oche d'avoir communiqué très rapidement de suivre l'enquête avec les enquêteurs. Il faut laisser faire ce ce travail pour le plus possible protéger ce qui peut être protégé. Mais nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement.

Sarah Knafo, les enquêtes diront ce qu'il en est. Et s'il se sur le principe s'il se vérifie que depuis août 2025 plainte déposé pour viol sur enfant de 10 ans jusqu'à mai 2026 il y a pas eu une seule garde à vue, est-ce que ça mérite selon vous sanction ? Absolument et comme je viens de vous le dire, ça méritera qu'on soulève la responsabilité individuelle du magistrat qui n'a pas fait ce qu'il devait faire à savoir écouter ce monsieur depuis déjà 9 mois sur la dernière plainte qui a été ouverte.

De ce que je comprends, il y avait euh ça il avait été coupable dans différents départements. Donc il y avait de nombreux tribunaux qui étaient qui avaient été saisi de la FA deux. En tout cas, il y a une espèce de transmission de Toulouse à Hauche.

Je pense que sur des dossiers comme ça, on le disait tout à l'heure, est-ce qu'il faut un fichage de ceux sur lesquels les enquêtes sont en cours, ça permettrait aussi d'un point de vue très technique et organisationnel de pouvoir faire un signalement sur une affaire qui est grave parce que la même personne a été inquiétée dans deux endroits différents. Est-ce qu'il y a un sentiment d'impunité des magistrats en France ? Je dirais qu'il y a même pire que ça, c'est que un juge, c'est le cadet de ses soucis de protéger la sécurité publique.

C'est-à-dire que pendant qu'il est en train euh de juger et alors là, je les accuse pas, ils croulent sous les dossiers dans notre pays où la délinquence explose, où les crimes et les délits explosent, là je les accuse pas. Mais ils vont juger des affaires et contrairement en principe à un préfet ou à des forces de l'ordre, la sécurité publique à l'instant té n'est pas le sujet du magistrat. Donc là, on se on s'aperçoit que ça pose des problèmes graves.

Deuxièmement, je disais tout à l'heure, il croule sous les dossiers. Il y a un corrollaire du laxisme judiciaire, c'est que quand vous êtes laxiste et que vous ne mettez pas en prison ceux qui devraient l'être forcément irrécidive, ils sont dans la nature, si je puis dire. On parlera peut-être tout à l'heure des émettiers.

On va en parler. Est-ce que vous faites un lien ? Est-ce qu'il y a une forme de désabusement ?

On entend parfois chez certains policiers de bonne foi ou de magistrats même de bonne foi qui disent au fond que que l'enquête aille vite pas vite que les gens aent en prison pas en prison de toute façon ah ça changera pas grand-chose. Est-ce que c'est le sentiment d'un certain nombre de magistrats ? Alors je dirais même pire je les mets pas tous dans le même sac.

Je connais beaucoup de magistrats qui font très bien leur travail et qui sont pénalisés par la loi telle qu'elle est faite aujourd'hui. Le problème dépasse parfois même la responsabilité individuelle des juges et leur idéologie parfois de gauche, parfois engagé au syndicat de la magistrature. Je mets même ça de côté puisqueaujourd'hui la loi crée le système qui va contraindre, y compris les juges qui voudraient aller vers de la sévérité à ne pas le faire.

Alors soyons concret, qu'est-ce que vous changez ? vous soyez au pouvoir. Qu'est-ce que vous changeriez là qui aurait pu alors on a compris l'histoire du fichage des des criminels sexuels et même plus généralement de toutes affaires en cours.

Quoi d'autre ? Je vous donne un exemple. Je vous disais certains magistrats voudraient être sévères.

La loi les en empêche. Un exemple les peines courtes. Aujourd'hui c'est interdit dans la loi de donner une peine inférieure à 1 mois.

Vous prenez l'article 132 19 du code pénal, il fixe que c'est interdit pour un magistrat de le faire. Ça va même plus loin. Si vous voulez donner une peine inférieure à 6 mois, on sait d'avance que ce ne sera pas une peine de prison ferme, qu'elle sera aménagée, que ce sera du surcis.

Pourquoi ? Parce que les prisons sont pleines aujourd'hui en France. Et pourquoi est-ce qu'on n pas assez de place de prison ?

Parce qu'une idéologie a pris le pouvoir dans la justice déjà dans les années 60 70 qui a imposé l'idée selon laquelle la prison c'était mal. La prison c'était mal pour la société. Est-ce qu'il y a des directives ?

Il y a eu un léger flou sur ce plateau il y a de jours où Bruno Pomard a lâché un peu le morceau en disant oui c'est vrai c'est vrai il y a des directives parfois pour dire [ __ ] douce parce que il y a trop de monde en prison mais pire que [ __ ] douce il y a vous avez effectivement des directives on pourrait citer Bellé Belloué on pourrait citer Tobira on pourrait même citer Rachidati vous avez des instructions qui sont données au juges puisqu'on n pas assez de place en prison aujourd'hui c'est devenu l'excuse alors choisissez toujours des peines alternatives à la prison mais ça paraît martien pardon pardon que que dans un pays dans une démocratie libérale parle pas d'une République bananière, on imagine ne pas prononcer des peines de prison parce qu'il y a trop de monde en prison. Donc on se dit bon bon bon, ça paraît incroyable, ça paraît incroyable. Et pourquoi il y a pas assez de place en prison ?

Parce que comme je vous le disais, vu que l'idéologie de la justice visait à dire il faut tout privilégier à la prison. On n'en a pas construite des places de prison puisqu'on s'est dit dans tous les cas pour qu'il soit réinsérés dans la société, il vaut mieux qu'il soit dehors. Bah c'est c'est facile une fois qu'on a cette idée de se dire réinsérer, il sera mieux dehors.

Ben on nenferme personne. Alors que l'objectif initial de la prison initial c'est pas la réinsertion du criminel, c'est sa mise hors d'état de nuire. L'objectif de la prison, c'est de protéger la société.

Pas de d'abord considérer la future carrière du criminel, mais de le mettre hors d'état de nuire. Pour vous donner un exemple sur ces casseurs, vous avez des gens qui vont aujourd'hui à chaque soir de match, à chaque soirée sur les Champs élysé pour ce qui concerne Paris, mais désormais un peu partout en France, tabasser des policiers, venir pour en découdre avec des mortiers, avec des couteaux dans leur poche. C'est ce qu'on a vu aussi dans ce qui avaient été interpellés pour les rares qui ont été interpellés.

J'espère qu'on y reviendra. Ces gens-là, si vous ne les mettez pas en prison, y compris pour des courtes peines. Donc, je propose de revenir et dans votre esprit tout de suite, le soir même, c'est ça ?

Le soir même. Il faut que le jour où il a tenté de tuer un policier, de tabasser un policier, de briser un abribus, il faut que le soir même, il dorme en prison, y compris pour un mois. Ça sera déjà un mois pendant lesquels ça lui remettra les idées au clair et ce sera aussi un mois pendant lesquel il ne récidiva pas. tous ceux les milliers qu'on a vu dans nos rues et qui pour beaucoup n'ont pas été interpellés puisqu'il y a eu 500 interpellations sur les milliers qu'on a vu casser.

Vous pouvez être sûr qu'on peut déjà leur dire à la semaine prochaine, la semaine prochaine c'est la Coupe du monde. Ils seront là, ils seront là le 14 juillet, ils seront là le 31 décembre. C'est devenu aussi prévisible que le froid en hiver ou que le soleil.

Comment expliquer ça ? Je vous donne quelques exemples puisqu'ils ont été donnés. La justice a communiqué là-dessus hein.

Par exemple le cas de Hug Hug B 23 ans tir tendu avec mortier dirigé vers les forces de l'ordre un mortier d'artifice donc il le dirige sur les forces de l'ordre. Il y a certaines images qu'il atteste qu'on va qu'on va revoir. Il prend 4 mois de prison avec surcis interdiction de détenir une arme pendant 5 ans et donc le soir même il n'est pas en prison.

Ouais je vais vous donner je vais vous donner les chiffres comme ça on se laissera pas trop intoxiquer ni vous ni moi par ce que va nous donner la justice. Je vais vous donner les chiffres. On a vu des milliers des métiers.

Samedi soir, vous avez eu 500 interpellations, un peu plus. Vous avez eu six personnes placées en détention provisoire. Vous avez eu trois condamnés à de la prison ferme, 12 à de la prison avec surcis, c'est-à-dire quatre fois plus de condamnés avec surcis qu'à de la prison ferme.

Ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que le surcis pour un émeutier dans leur langage, c'est rien. Nada walou, quand il sort du tribunal et qu'on lui dit "Vous avez eu du surcis", il dit à ses copains "On m'a rien donné. H pour lui le laxisme rien ou du sourcil c'est la même chose.

Donc il faut savoir que quand vous êtes émetier samedi soir vous avez de l'ordre de 1 % de chance de vous retrouver en prison. Imaginez que pour eux c'est tout c'est tout. Quelle est la peine justifiée pour vous la bombe artisanale ?

On a donné certains exemples extrêmement concrets de ces bombes artisanales et les policiers ont montré les photos des lésions qu'ils ont eu comment dire le le pied, la jambe que voilà, ce sont ces bombes là qui sont faites évidemment pour blesser, qui peuvent tuer d'ailleurs aussi dans certaines circonstances. Quelle est d'après vous la sanction logique à cela ? Alors, je vais éviter de vous donner une sanction comme ça au doigt mouillé, je m'attache au code pénal.

Donc déjà si on respectait ce qui a été écrit dans le code pénal, participer à ce genre d'émeut et cassé 5 ans, c'est la peine qui est encoure. Il faudrait que ce soit la peine qui est prononcée puis la peine qui est exécutée. Avec juste ce que je viens de dire, à savoir respecter la loi, vous avez déjà aujourd'hui toute la chaîne pénale qui dysfonctionne en France.

C'est-à-dire que la peine encour n'est jamais la peine prononcée. Vous en courez 5 ans, on va vous donner moins parce que vos conditions sociales, des excuses, des circonstances atténuantes, c'est comme ça que fonctionne aujourd'hui la justice. Donc la peine prononcée ne va pas être la peine qui était encoure.

Je finis juste sur ça. Il faudrait des peines planchées pour permettre que les peines prononcées soient les peines encoures. Deuxème étage, il faudrait que la peine exécutée soit la peine qui a été prononcée.

Mais là, vous avez une invention française extraordinaire. le juge de l'application des peines qui va arriver pendant que la personne sera en train de purger sa peine pour les rares qui vont aller en prison et qui va décider que parce que monsieur a été sympathique, parce qu'il n'a pas poignardé un de ses codétenus ou parce qu'il a fait de la poterie pendant qu'il était en prison, désolé mais j'exagère à peine, alors monsieur mérite de finalement sortir au bout de 2 ans au lieu de 4. Ça c'est le juge de l'application des peines.

Je propose de supprimer le juge de l'application des peines parce que c'est un scandale. Une fois que la justice a rendu son verdict, on doit respecter le verdict de la justice. Rappelons en plus que devant le juge d'application des peines, il n'y a plus la victime.

La victime est totalement sortie du processus alors que la victime, elle aussi, a besoin pour sa reconstruction personnelle de savoir que la peine qui a été prononcée soit vraiment la peine. Écoutez, écoutez ce le le l'homme qu'on va entendre, c'est très intéressant. Il témoigne un visage découvert, ça il faut lui reconnaître.

Au moins, il est pas il se cache pas. Et il dit voilà, il s'appelle Théo et il dit "Oui, c'est vrai, voilà, j'ai j'ai commis mais" et il dit "Je je j'ai je présenté mes excuses, je fais une bêtise. Écoutez-le, vous réagirez." Mon soulagement parce que j'avais qu'une tête, c'était de voir euh excusez-moi et c'était de voir ma femme, mon fils.

Mais maintenant, je suis content d'être sorti, ma femme, mon fils et je vais appeler mon employeur pour le prévenir que j'étais pas là. Même si j'ai posé ma soirée hier euh qui était pas prévu, je voulais vivre la soirée comme je l'ai dit et reprendre le travail tranquillement cette nuit quoi. Qu'est-ce que vous lui dites ?

Ah non mais on va presque les plaindre. On va presque être empathique à l'égard de ces gens. Ce monsieur qui sort avec un mortier d'artifice.

Alors lui c'est pas un mortier d'artifice, je crois pas. Il crois pas dans je crois qu'il a dans son cas, il a jeté sur une chaise, il a jeté une chaise sur un policier, sur un gendarme. Ah bah ça va, ça va.

Alors j'ai vu ces images, j'ai même vu son père après, même si ça avait sorti les images, j'ai vu son père après qui disait "En gros, c'est bien fait pour lui, il fallait qu'il soit condamné." Mais évidemment qu'il faut qu'il soit condamné pour un pour un un homme comme lui, il faut un mois de prison. Il a jeté une chaise sur un policier.

Moi, vous m'entendrez jamais minimiser ces actes parce que ces gens qui sont venus pour en découdre, qui ont participé à des émeutes, qui attaquent ce qui représente l'ordre, ce qui représente l'autorité, à savoir des policiers. Évidemment qu'il faut leur remettre les idées. Sarfo, il faut toujours entendre tous les points de vues.

Sur cette sur ce plateau, il y avait euh Guillaume Fard, spécialist justice qui est pas un marxiste révolutionnaire au couteau entre les dents qui défendait enfin qui expliquait le point de vue des magistrats qui vous disent "Bon, il a fait une bêtise, je crois qu'il a un enfant, un père de famille, il a un emploi et c bien sûr je la vous répondrez. Argument des magistrats, c'est au fond au fond mieux vaut pour cette fois il prend un surcis, il va pas en prison, il perd pas son emploi, il perd pas complètement la face et on lui donne une chance que répondre à ça ? Parce que ça ça se tient.

C'est pas un argument délirant non plus. Prre chose, choisissons nos mots. Une bêtise, c'est gribouillé avec du feutre sur un rideau.

Ça c'est une bêtise. C'est infantilisant. Parle de quelqu'un qui a 5 ans qui a fait une bêtise.

Alors on va lui dire il faut pas faire ça. On recommence pas. Parle d'un homme qui a jeté une chaise sur un policier.

Des gens qui ont été blessés. Vous avez peut-être vu des femmes policières qui sont sorties de chez eux le matin qui ont dit à leurs enfants à tout à l'heure en ayant la boule au ventre de se dire "Est-ce que je vais rentrer ce soir parce que je sais ce qui va se passer dans Paris ce samedi soir avec des hématomes partout et qui finissent la nuit à l'hôpital. Ça c'était une femme policière juste samedi soir." On ne parle pas de bêtises, on parle de délit et de crime.

Ce monsieur méritait absolument la sévérité que son que son que son action a a mérité. Et quand on l'entend, alors on dit "Oh, il dit "Ah, j'ai eu peur." Il est presque souriant, il est content.

On se demande finalement si il regrette d'avoir commis cet acte ou s'il regrette juste d'avoir été arrêté. Il a fait partie des rares qui ont été arrêtés. C'est pas de chance.

On a l'impression qu'il regrette plutôt ça. Donc moi, j'ai je n'ai pas l'impression de voir quelqu'un de très sincère qui vient nous présenter ses excuses. Et puis ça snaf, disons les choses, est-ce qu'il y a une idéologie bonne ou mauvaise ?

Chacun est juge, mais chez beaucoup de juges en France, de magistrats qui est tout sauf la prison. Moins on va à la prison, mieux c'est parce qu'au fond de toute façon pense-il ça sert pas à grand-chose. Alors vous dites une idéologie bonne ou mauvaise, je vous dirais que toutes les idéologies sont mauvaises.

Par définition, avoir un esprit de système au lieu de regarder le réel, c'est déjà mauvais. Donc oui, il y a une idéologie qui a pris le pouvoir dans la justice. Cette idéologie, ça date des années 60 70.

Vous aviez ce qu'on appelle la harangue de Baudo. Donc c'est été c'était la harangue qu'il avait faite devant les écoles devant les élèves de l'École nationale de la magistrature. Vous prenez l'école nationale de la magistrature, vous prenez les cours un par un. sont des élèves que que je connais bien puisqu'on a fait les mêmes études.

J'ai pas tourné de la même manière si je puis dire mais beaucoup de ceux qui sont à l'ENM en tout cas la majorité la moitié. Vous êtes une des rares droitardes dans vos promotions. Alors, j'aimerais pas dire le mot droit arde mais je suis une femme de droite avec droite ou Sarnafo n'est pas une droite qui est droite je suis une femme de droite avec je suis pas W en effet donc oui je suis une femme de droite et quand j'étais à science po ce qu'il y avait d'amusant si je puis dire mais ça a des conséquences tragiques sur la société aujourd'hui c'est que tous mes amis de droite voulaient devenir avocat et que tous mes amis de gauche voulaient devenir juge.

On voit ce que ça donne aujourd'hui. Donc bon bah les les gens les jeunes gens de gauche soyons concret vous au pouvoir vous au pouvoir ou si demain vous faites une partie d'une coalition avec le RN ou que sais-je, ça veut dire qu'il y aura vous allez construire autant de places de prison qu'il le faudra. Alors il faut construire 100000 places de prison.

On a un plan pour pouvoir construire 100000 places de prison parce qu'aujourd'hui c'est ce qu'il faut. C'est ce qu'il faut non seulement pour pouvoir avoir la sévérité en matière de justice qu'on souhaite. Je vous parlais tout à l'heure des peines courtes.

Vous avez des pays d'Europe qui ont instauré ces peines courtes. On voit que ça a en effet de bons résultats parce que quand vous avez tout de suite un méfet qui est sanctionné immédiatement par une punition, on ne veut pas recommencer. Jusqu'où est-ce que vous assumerez la dureté Sarnafo ?

Parce que en théorie en théorie quand les gens n'ont pas le pouvoir, souvent ils disent "Ah, on va être impitoyable et cetera." Et puis quand ils sont face à une manifestation, vous savez comme moi par exemple, si les policiers avaient été sur ordre des politiques beaucoup plus offensifs, s'ils avaient empêché certains pillages au risquer, un mort, deux morts parmi les manifestants, le ministre il saute. Ouais.

Le le lendemain matin, le ministre il saute. Ça est très bien. Donc le ministre de l'intérieur qui soit de gauche, de droite, truc ou machin, il se dira toujours bon, mieux vaut peut-être quelques vitrines cassées que que je saute ou qu' a des émeutes pendant 3 semaines.

Que que dira ça Très intéressant ce que vous dites parce qu'il y a eu deux morts samedi. Il y a un moteur qui est mort sur le périphérique. Là, le ministre n'a pas sauté.

On voit bien où sont les priorités. Donc si c'était du côté des émettiers qui avaient eu une tragédie et évidemment je ne je ne le souhaite pas, vous dites le ministre aurait sauté. Là, il y a deux morts.

A priori peut-être des gens innocents, je sais pas, je connais pas très bien l'affaire mais en tout cas il y a eu deux morts. H personne ne saute, personne n'est responsable. J'ai même vu le préfet de police qui m'a interpellé en m'attaquant parce que je disais que personne n'était manifestement responsable de ce qui s'était passé et il me dit je caricature moi je suis très contente de ce qui s'est passé les forces de l'ordre étaient sur le terrain.

Vous vous commentez ça tranquillement. Nous on demande pas mais dans la pesée d' vous répondez pas tout à fait. Est-ce que vous êtes prête je me rappelle ?

Rappelez-vous pendant une manifestation de mai 68, on réveille de Gaul le matin. Certains disent on l'a pas réveillé pendant la nuit parce que si on l'avait réveillé, il aurait pu donner des ordres de répression trop dur. Dit mieux vous le laisser dormir.

Et Deg en se réveillant dit vous avez pas été assez dur. Est-ce que vous dans la pesée d'intérêt vous seriez prête à dire oui ? On prend le risque et plus de blesser par chez les émutiers voir de mort et en revanche on est impitoyable sur le fait il y a pas une vitrine cassée.

On intervient tout de suite. Je vous ai ni parlé de dureté ni d'impitoyabilité. Je vous parle de justice, mais ça passe par la répression.

C'est-à-dire qu'il faut condamner les gens qui commettent des crimes et des délits. On a un code pénal en France, on a des lois. Est-ce qu'il faut par pacifisme et par crainte ne même plus respecter nos propres lois ?

Moi, je vous répondrai jamais oui. Jamais. La justice, c'est qu'il y a un contrat qui est passé parmi la nation.

Chacun doit connaître la loi. Tous ceux qui étaient là samedi soir savaient que c'était interdit de tabasser un policier. personne ne l'ignore.

Vous savez, vous avez des études de de pédopsychiatres, de psychiatres qui vous expliquent que c'est au contraire la lâcheté qui attise la violence. La fermeté, la justice, comme je vous le disais, calme la violence. Quand vous les laissez, quand vous les laissez casser un abribus, quand vous les laissez brûler une poubelle, ça les enit.

Ils se disent "Mais si personne ne vient arrêter mon geste, s'il y a brûlé, s'il y a pas de cadre, alors l'étape d'après c'est tabasser un policier et on voit qu'on arrive à ça." [raclement de gorge] Et quelles seront les prochaines étapes, les pompiers ? Les pompiers depuis des années, quelle sera la prochaine étape ?

Rentrer chez les gens, aller piller chez les gens ? Est-ce que à force de se dire on ne met pas de limite parce qu'on a peur de mettre des limites, on n'aboutit pas finalement au résultat exactement inverse que celui qu'on voudrait ? Moi je crois dans les psychologues qui disent avec des enfants comme avec des émettiers, plus tôt vous posez la limite plus vous évitez la viesse.

Sarnafo, votre regard sur l'affaire Henry Novac, elle raisonne dans l'Europe entière. C'est cet étudiant britannique de 18 ans victime de ce drame épouvantable. est poignardé par un jeune homme cque de 23 ans.

C'est l'action des policiers qui est en cause. Les policiers arrivent sur place, il croi d'emblé la version du meurtrier et de sa famille qui disent légitime défense, c'est le jeune homme qui a fini mort, qui est qui a qui a commis un acte raciste. C'est pas du tout le cas.

Écoutez la séquence. C'est la séquence évidemment qui est commentée partout en Europe sur le thème les policiers ont été en quelque sorte déformés par leur formation. hand.

Put the hand in the cuff, mate. Voilà. Je ne peux pas respirer évidemment.

C'est les mots que prononçait George Floyd, victime d'un de circonstan tout aussi inacceptable. Quelle conclusion vous en tirez ? I can't bre.

C'était exactement les derniers mots qu'avaient prononcé George Floyd et on a vu tout l'Occident s'enflammer à la suite des scènes de George Floyd qui avait été assassiné, donc un afhro-américain qui avait été attrapé par la police et qui était décédé pendant l'interpellation. Je me souviens qu'au Parlement européen, il y avait une minute de silence. Je me pose une question.

Est-ce qu'il y aura un hommage qui sera rendu à ce jeune de 18 ans qui est mort dans des circonstances terribles ? Rappelons-le. En fait, la première question qu'on peut se poser, c'est pourquoi est-ce que ce jeune homme qui vient de se faire poignarder n'est pas secouru mais est arrêté ?

C'est fou. Il vient de se faire poignarder. Celui qui le qui le qui l'attaque prétend à la police que c'était une attaque raciste.

Donc la police croit avec une sorte de présomption de culpabilité sur ce jeune européen. Les britanniques-polonais croient l'étranger qui leur dit c'était raciste et donc présption de culpabilité. C'est ce jeune homme qu'on arrête, qu'on menote alors qu'il est manifestement en train de se vider de son sang et de mourir.

Pour moi, c'est une allégorie de l'Occident. Est-ce que c'est un révélateur plus large que la couleur de peau est devenue de fait dans tous les camps, compris dans le vôtre pardon, mais dans tous les camps est devenu un phénomène majeur ? Moi j'ai 59 ans, je me rappelle, on m'enseignait à l'école, tu verras au 21e siècle, on parlera plus de la couleur de peau, de l'origine, si tu es juif, musulman, chrétien, c'est tout le contraire qu'on a sous les yeux. que ce soit dans votre camp ou dans le camp de de ceux qui disent il faut différencier selon la couleur de peau des criminels, tout le monde ne parle que de ça.

Je dirais qu'il y a même pire, c'est que là ce qu'on observe c'est si vous dites du racisme, une présomption de culpabilité pour un européen mais sur leur propre sol. C'est de la haine de soi. On parle pas d'être raciste à l'égard de quelqu'un d'étranger, d'avoir des préjugés d'une xénophobie.

On parle d'une police nationale britannique qui à l'égard de son propre citoyen a une présomption de culpabilité au profit d'un étranger qui venait de le poignarder. Là, on on dépasse même ce cadre-là, c'est-à-dire qu'on est dans le cadre de la haine de soi, de l'autoflagélation qu'on observe un peu partout en Occident, d'une sorte d'idéologie devenue folle qui se retourne contre ses créateurs. Il y a un livre qui s'appelle l'empathie suicidaire qui est en train de connaître un succès planétaire, en tout cas un succès occidental et qui parle précisément de ça comme le sentiment que les occidentaux ne sont plus fiers d'eux, qu'ils qu'ils ont le le sentiment qu'ils ne méritent plus de vivre.

Et moi ce que ce que j'aimerais dire, le message que j'aimerais transmettre en tout cas politiquement, c'est de dire aux Européens "Mais vous avez toutes les raisons d'être fier de vous." C'est une civilisation magnifique, une civilisation qui a inventé l'université, l'état de droit, qui a donné à l'humanité bac, Mozart, Bethoven, Pascal, Descart et j'en passe. On a toutes les raisons du monde d'être fier d'être européen et occidental.

Sarah Knafo, merci. Revenons à l'événement qui marque évidment