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interviewLa France insoumise· 7 octobre 2025 6 min

🔴 Démission de Lecornu, et après ? - Conférence de presse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors, bonjour à toutes et tous. Merci d'être d'être venu. Bon, on vient de tenir donc un échange, une réunion avec les écologistes, avec des représentants de de génération de la près, avec y compris un représentant du groupe communiste GDR à l'Assemblée nationale et nous nous sommes accordés sur un certain nombre d'éléments face à la situation évidemment inédite et extrêmement grave que connaît notre pays aujourd'hui.

La première chose que nous avons nous avons dit, c'est que le président de la République par son entêtement à maintenir des gouvernements qui sont des gouvernements illégitimes au pouvoir est totalement responsable de la situation de chaos que connaît la France aujourd'hui. La deuxième chose que nous avons dit ensemble, c'est que dans l'hypothèse où le président de la République nommerait à nouveau un gouvernement qui aurait pour intention de poursuivre la continuité de la politique macroniste, nous le censurerions. La troisième chose que nous avons dit, c'est que dans l'hypothèse où le président de la République déciderait dans les prochains jours de dissoudre l'Assemblée nationale, nous avons une volonté commune et partagée de présenter ensemble des candidatures porteuses du programme du Nouveau Front populaire sur l'ensemble des circonscriptions.

Nous nous adressons donc par la même à toutes celles et tous ceux avec qui nous avons fait la NUPES et le Nouveau Front populaire et nous leur disons qu'une réunion, une nouvelle réunion aura lieu demain matin pour continuer à avancer ensemble sur ces objectifs et être en capacité de faire face à toutes les hypothèses qui sont aujourd'hui sur la table. Mais sans les socialistes, est-ce que cette union NFP est possible ? Bah écoutez, cette réunion de ce matin, elle a été proposée à à tous.

Pour l'instant, vous l'avez dit, le Parti socialiste n'a pas souhaité y répondre favorablement. Comme je vous l'ai dit, nous notre proposition, elle s'adresse à toutes celles et tous ceux qui veulent continuer à apporter le programme du Nouveau Front Populaire et elle s'adresse à tous et après chacun prendra ses responsabilités et ses décisions. Mais qu'est-ce que vous espérez concrètement ?

Ce que l'on espère. Ah, on espère beaucoup de choses mais on espère surtout que la situation du pays elle change, que les Françaises et les Français qui sont en droit d'attendre un changement de politique, ils ont voté pour ça, sont droit on sont en droit d'attendre des réponses sur les problèmes de pouvoir d'achat, que le pays soit enfin à la hauteur de l'urgence climatique et environnementale, que par exemple la réforme des retraites qui a été imposée en force soit abrogée, qu'on sorte de cette situation de bloage blocage que l'on connaît aujourd'hui Et donc, on souhaite agir avec toutes celles et tous ceux qui sont prêts à agir avec nous pour porter ensemble ces propositions. Vous le savez, en ce qui nous concerne, on considère que ça passe par le départ du président de la République.

Mais puisque le président de la République a différentes hypothèses aujourd'hui euh sur la table, et ben nous faisons en sorte d'être prêt à faire face à chacune de ces hypothèses. Vous demandez aussi une élection présidentielle anticipée comme Gabriel Atal comme juste juste je vous alerte quand même parce que c'est un moment important qui va avoir lieu demain à l'Assemblée nationale. demain à l'Assemblée nationale, le bureau de l'Assemblée nationale va être convoqué, réuni et ce bureau va examiner notre motion de destitution.

Motion de destitution qui est signée par 104 parlementaires, soit la majorité plus de la majorité des députés qui ont été élus sur le programme de rupture du Nouveau Front populaire et dont nous espérons bien que le bureau jugera recevable cette motion d'institution. Je rappelle qu'il y a un an, alors que nous n'étions que 72 à signer cette motion destitution, preuve que ça commence à monter sur le fait que c'est Emmanuel Macron qui est le problème, et bien lorsque nous n'étions que 72 députés à la portée, c'était Marine Le Pen qui avait empêché que cette motion de puisse être discutée et votée à l'Assemblée nationale. Et donc il faut évidemment mettre une pression maximale sur l'ensemble des forces politiques présentes au bureau qui doivent donc décider demain si nous pouvons discuter démocratiquement de la nécessité du départ du président de la République.

Et donc je crois que c'est une étape qui est extrêmement importante et qui a lieu demain matin. Et si finalement on s'oriente vers une dissolution, comment on se prépare collectivement à ne pas laisser un boulevard au RN à l'assemblée ? Ben, je pense que Manuel Bompard a répondu sur ce point, c'est-à-dire que cette réunion de ce matin, elle tire un certain point un certain nombre de points d'accord entre nous dont le fait que on a conscience de la gravité du risque de l'extrême droite comme on en avait conscience au moment de la création de l'anupèse puis du nouveau Front populaire.

C'est bien pour ça qu'on se réunit et c'est bien aussi pour ça qu'on a parlé de fond dès ce matin, qu'on a parlé d'un programme de rupture et qu'on s'est accordé sur la nécessité commune d'une vraie rupture avec le macronisme parce qu'on est persuadé les uns et les autres dans le cadre de cette de cette réunion que finalement le macronisme permet à l'extrême droite de dérouler sans aucun problème son son programme idéologique par la voie y compris de certains ministres jusqu'à présent, je pense à monsieur Retaillou à monsieur Darmanin et que donc il faut y opposer une rupture très ferme et pas une politique d'accompagnement. C'est bien pour ça qu'on a discuté de se mettre d'accord sur un périmètre qui est celui celles et ceux pardon qui s'étaient accordé sur ce programme il y a moins d'un an de ça pour continuer à le porter en commun et proposer un horizon. C'est-à-dire qu'on veut pas être sur un accord purement défensif.

On pense que ça n'a rien de propulsif pour le pays. On pense que les gens ont besoin d'une d'avoir envie de ce qu'on de ce qu'on propose et que c'est et c'est pour ça que il faut faire une proposition en positif pour la viurcation écologique, pour un renouveau démocratique dans le pays parce que la démocratie a été beaucoup abîmée par le macronisme et puis enfin et peut-être surtout pour faire face à l'urgence sociale vu la situation du pays, le taux de pauvreté et l'accroissement de l'inégalité des richesses sous macronis. Est-ce que vous pensez que gauche est encore possible ? de ce matin.

Donc le écoutez, je pense qu'on a on a répondu je pense on a répondu clairement à ces à à ces questions et c'est c'est pour aussi laisser ensuite intervenir d'autres personnes. Mais je je pense avoir répondu tout à l'heure à cette question. Il y a eu aujourd'hui cette réunion, c'est une première étape, elle a permis de convenir ensemble des points communs et notamment dans l'hypothèse d'une dissolution de l'Assemblée nationale, la volonté de présenter des candidatures communes porteuses du programme du Nouveau Front populaire sur toutes les circonscriptions.

Cette proposition, elle s'adresse à toutes et à tous. Il y aura une nouvelle réunion demain et on espère que demain celles et ceux qui n'ont pas venu voulu venir aujourd'hui seront là demain. Voilà.

Merci.

🔴 Démission de Lecornu, et après ? - Conférence de presse — Manuel Bompard · Pourquijevote