🔴 La colère de la jeunesse est juste et légitime - Aurélien Le Coq, député LFI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« il vient d'annoncer qu'il allait leur faire payer le coût d'entrée dans l'enseignement supérieur en faisant payer jusqu'à 178 € l'inscription dans un BTS. 270 € l'inscription dans une classe prépa. »
- 2:07Chiffre
« ils viennent d'annoncer qu'ils allaient diminuer, qu'ils allaient geler les allocations de rentrée scolaire, geler les allocations familiales, qu'ils allaient supprimer des postes dans la fonction publique, qu'ils allaient baisser de nouveau les salaires des enseignants avec le gel du point d'indice. »
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« il y a une famille sur trois, un parent sur trois qui se priveent de manger pour pouvoir nourrir correctement ces enfants. »
- 8:54Fait
« Y a-t-il eu oui ou non une lycéenne qui s'est faite étrangler alors qu'elle était pacifique par un membre de la police nationale ? »
- 9:38Fait
« Y a-t-il eu oui ou non un agent de police armée non identifié qui a menacé sur un blocus le député insoumis Paul Vanier ? »
- 9:38Fait
« Y a-t-il eu oui ou non un tir de grenade lacrymogène à bout portant dans la bouche d'un lycéen ? »
- 9:38Fait
« Y a-t-il eu oui ou non un tir de flashball à bout portant sur le visage d'un lycéen ? »
Temps de parole
- ?100 %
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Al d'abord, je voudrais vous dire deux choses. D'abord, ce matin, Bruno Rotaillot DLR a dit "La question de l'interdiction de la France insoumise se pose." Waouh ! quand même énorme pavé dans la mar comme ça posé sur la table du débat politique. Et la deuxième chose, juste quelques secondes, je vous ferai voudrais vous faire écoute écouter ce que disait Marine Le Pen il y a quelques instants dont on a reconnu le le témoignage devant le siège de son parti il y a quelques instants sur LCI. Écoutez, [rires] dans un délit, il y a celui qui est complice par instigation, par fourniture de moyens. Donc quelque part, les élus seins de leur écharpe qui euh poussent
au crime, qui appellent à l'insurrection, euh qui sont au milieu des émettiers euh sont des complices. Euh moi je pense que en tout cas dans le domaine du droit euh pénal général, euh les éléments, les critères de la complicité me paraissent parfaitement remplis. Vous voilà, un élu pousse au crime, monsieur monsieur le député. La réalité c'est que les déclarations de monsieur Retaillot sont absolument indignes et font de lui un ennemi de la démocratie. Mais lui qui était déjà un ennemi de l'état de droit, cela ne nous surprend pas beaucoup. La réalité, c'est que l'ensemble de la classe politique aujourd'hui est en train de mépriser la jeunesse qui est en train de se mobiliser. Pourquoi sur les plateaux
télé ne parle-t-on pas de ce qui provoque la colère des lycéennes et des lycéens ? Pourquoi ne parle-t-on pas de ces classes où il y a 36 élèves dans une classe de lycée et où on ne peut pas étudier correctement ? Pourquoi on ne parle pas de ces lycée qui ne peuvent pas être chauffé l'hiver par manque de moyens ? Pourquoi on ne parle pas de ces classes dans lesquelles les plafonds sont en train de s'effondrer sur des lycéennes et sur des lycéens ? Pourquoi ne parle ne parlons-nous pas des conditions réelles de ce qui se passe dans les lycées et qui sont les raisons de la mobilisation et de la colère de lycéen et de lycéens à qui aujourd'hui la politique d'Emmanuel Macron, la politique de Sébastien Lecornu détruit toute possibilité d'avenir ? C'est cela qui crée la mobilisation légitime des
lycéennes et des lycéens. Et je voudrais le dire parce que les annonces budgétaires qui ont été faites aujourd'hui sont particulièrement graves. Sébastien Lecnu est devenu un agent du chaos. Face à la colère légitime des lycéennes et des lycéens qui se battent pour leurs conditions de vie, qui se battent pour leur avenir. Et bien le Premier ministre vient d'annoncer quoi ? Il vient d'annoncer 500 millions d'euros de suppression de crédit dans l'éducation nationale. Il vient d'annoncer qu'il allait leur faire payer le coût d'entrée dans l'enseignement supérieur en faisant payer jusqu'à 178 € l'inscription dans un BTS. 270 € l'inscription dans une classe prépa. Ils viennent d'annoncer qu'ils allaient diminuer, qu'ils allaient geler les allocations de rentrée scolaire, geler les allocations
familiales, qu'ils allaient supprimer des postes dans la fonction publique, qu'ils allaient baisser de nouveau les salaires des enseignants avec le gel du point d'indice. Alors à la colère lycéenne, ils répondent de nouveau par la violence sociale de leur politique. C'est absolument insupportable d'avoir un gouvernement qui continue à mépriser les lycéennes et les lycéens et qui ne leur répond qu'avec une seule méthode, c'est la violence, c'est la répression. Comment pouvons-nous accepter ces images d'une lycéenne étranglée par un fonctionnaire de police ? Comment pouvons-nous accepter ces images où l'on voit un policier tiré à bout portant au flashball dans la tête d'un lycéen ? Ce sont nos enfants, ce sont nos gamins et donc oui, nous nous faisons un devoir,
nous insoumises et insoumis, élus, militants, de protéger notre jeunesse qui ne demande qu'une seule chose, c'est d'avoir un avenir meilleur. Il y a ces revendications légitimes, dites-vous, et il y a ces images. Alors, vous parlez effectivement de d'affrontement avec la police. Il y a eu des lycéens, il y a eu des personnels aussi blessés au sein de ces établissements. Il y a eu de nombreux Il y a eu de nombreux policiers également blessés qui ont reçu par exemple des pavés. Est-ce que par endroit ce mouvement protestataire se transforme en violence urbaine ? Est-ce que vous le regrettez ? Mais vous savez très bien quelle est la position des insoumis. Nous, nous avons toujours défendu le fait que les manifestations, que les mobilisations
soient pacifiques. C'est notre manière de faire. Mais aujourd'hui, il faut que la colère des lycéennes et des lycéens soit entendue. La réalité, c'est que Sébastien Lecornu, par ses annonces de ce matin, qui continue à condamner les lycéens, les retraités, les plus précaires, les malades est en train de jeter de l'huile sur le feu. S'il y a un agent du chaos dans ce pays, il est à Matignon et il s'appelle Sébastien Lecornu. Il est responsable de la situation absolument terrible dans lesquelles se retrouve l'ensemble des Françaises et des Français. Puisque l'on parle de violence, est-ce que vous savez que dans notre pays, il y a une famille sur trois, un parent sur trois qui se priveent de manger pour pouvoir nourrir correctement ces enfants ? Est-ce que
vous savez qu'il y a des parents qui ne sont pas en capacité de payer la cantine et que nous avons des enfants, des jeunes dans notre pays qui vont en cours le ventre vide ? C'est cela la réalité. Donc bien sûr que nous nous soutenons et nous appelons à avoir des mobilisations qui soient pacifiques, mais nous entendons la colère des lycéennes et des lycéens et surtout nous n'acceptons pas la violence qui leur est opposée de la part de la police, de la part de la Macronie parce que c'est bien cela la réalité. Moi j'ai été dans ces manifestations en protection des lycéennes et des lycéens. J'ai été discuté avec eux. Nous sommes les seuls, les insoumises et les insoumis, à aller à la rencontre des lycéens et des lycéens pour les écouter. Et j'ai vu ces gazages lacrymogènes, ses charges sur
des lycéen et sur des lycéens qui ne demandent rien d'autre qu'un avenir meilleur. Aurélien Leco il y a une note du renseignement que nous nous sommes procurés ce matin et qui dit que qui vous accuse d'être à proximité des établissements scolaires, là où se déroule l'effet de de dégradation et qui vous accuse tout simplement de de mettre de l'huile sur le feu, en tout cas de prendre les choses en main et d'être extrêmement actif au côté des des des lycéens. Voilà. et et sous-entendu bien évidemment d'être coresponsable de ces actes de violence. J'imagine que c'est l'intention des services de renseignement lorsqu'ils disent cela. Donc, j'aimerais aussi vous entendre là-dessus parce que cette information
qui la donne, elle est donnée aujourd'hui par tous les moyens, la plupart des moyens d'information, les radios et cetera. Donc, les services de renseignement français vous accusent d'être à la manœuvre à côté des établissements scolaires, devant les établissements scolaires pour chauffer les étudiants, les lycéens. Oui, monsieur, mais vous vous êtes journaliste et non porte-parole de l'exécutif et les accusations qui sont aujourd'hui porté contre des membres de l'opposition de la sur la base de note blanche des services de renseignement font du mal à notre démocratie. Vous vous avez des journalistes qui vont sur les blocus. Ils étaient à mes côtés encore sur le blocus hier. La réalité, c'est que les journalistes, s'ils font leur travail, voi ce que font les
députés insoumises et insoumis sur les blocus, c'est-à-dire protéger les lycéennes et les lycéens de la violence des policiers, faire en sorte que les jeunes dans notre pays, peut-être qu'en plateau, vous avez des enfants ou vous avez des petits-enfants qui sont au lycée, peut-être que celles et ceux qui nous regardent ont eux aussi des enfants ou des petits frères, des petites sœurs qui sont au lycée. Et je crois que aucun d'entre eux n'a envie de voir son gamin qui part au lycée en disant ça suffit, on n pas des conditions correctes, on a des rats dans le lycée et qui décide de mettre une banderole devant son lycée. Je crois que aucun de ses parents n'accepterait de voir son fils rentrer le soir avec un œil en moins éborgné par un coup de flashball. Et donc oui, nous
élu insoumis, élu du peuple, nous ne sommes pas là pour organiser les blocages, nous ne sommes pas là pour organiser la mobilisation. Les lycéennes et les lycéens le font très bien tout seul, mais nous sommes là pour protéger des mineurs qui se battent pour leur droits contre les violences qu'ils peuvent subir de la part des forces de l'ordre. Même le ministre de l'intérieur pas reconnaître puisqu'il a dégé des des inspir à la France insoumise et c'est quand même dur de de on sort d'une séquence avec la la venue du pape. Vous vous souvenez, vous avez regardé ça de près sur nos écrans de télévision un peu partout en France. Voilà où il y avait même des des des gens des chrétiens venus d'un peu partout de France et d'ailleurs qui applaudissaient les policiers. C'est quand même dur
d'entendre que la police de la République se lève le matin avec un seul objectif violenté des des leurs propres enfants, des lycéens de France. Ça paraît enfin il y a j'imagine beaucoup de Français, ils sont un peu interloqués de vous entendre dire ça. C'est pas la première fois que que vous le dites mais enfin est-ce que vous est-ce qu' est-ce qu'on peut résumer la police de la République à ça ? C'est-à-dire, je me lève ce matin pour frapper, blesser des lycéens qui se révoltent. Ça vous semble pas un tantinet excessif, monsieur le député ? Mais vous avez raison, la situation est absolument incroyable. C'est absolument hallucinant de se dire que des hommes qui portent l'uniforme, qui représentent la République française se permettent de
frapper des jeunes citoyens mineurs. Et cela fait toute euh le la puissance de mon intervention aujourd'hui et la puissance du choc qui est le mien de voir des fonctionnaires de police se livrer à de tels agissements. Donc je partage le le l'indignation qui peut-être la vôtre sur ce sujet. Les images dont je vous parle, je ne les ai pas inventé, vous les avez vu aussi. Elles sont partout sur les réseaux sociaux et même le ministre de l'intérieur a reconnu une partie de ses faits puisqu'il a ouvert des enquêtes. Y a-t-il eu oui ou non une lycéenne qui s'est faite étrangler alors qu'elle était pacifique par un membre de la police nationale ? Y a-t-il eu oui ou non un agent de police armée non identifié qui a menacé sur un blocus le
député insoumis Paul Vanier ? Y a-t-il eu oui ou non un tir de grenade lacrymogène à bout portant dans la bouche d'un lycéen ? Y a-t-il eu oui ou non un tir de flashball à bout portant sur le visage d'un lycéen ? Ces violences, elles existent. Alors, sans doute que certains préféraient ne pas les voir, certains préféreraient ne pas les entendre. Mais c'est la réalité aujourd'hui. Et les insoumises et les insoumis continueront à protéger les lycéennes et les lycéens parce qu'ils sont les seuls aujourd'hui à le faire. Et puisque vous parliez des parents, oui, je pense qu'aujourd'hui les parents en France sont très inquiets de savoir que quand leurs jeunes, quand leurs enfants se rendent à leur lycée pour défendre leur droit, pour défendre leur droit, leur droit à un avenir et bien
ils ont peur qu'ils soient maltraités par des policiers. Et je voudrais redire un mot de ça parce que cet avenir pour les lycéens et pour les lycéens il est sacrif ça. Moi j'ai je suis parent, j'ai jamais eu peur que mes enfants devant leur lycée euh qui étaient pas toujours dans des lycées bourgeois et favorisés j'ai pas peur que mes enfants se se se fassent maltraiter par la police. Je ne me lève pas le matin en disant "Mon dieu, j'espère que mes enfants vont survivre à une attaque de la police. Vous pouvez pas réduire les parents à cela. Enfin, je je moi je enfin il y a quand même beaucoup de Français qui ne vivent pas les policiers euh comme ce qu'ils étaient enion soviétique ou dans le Chili de Pinochet. Franchement, si on parle de la police de la République qui
est de toutes les religions, de toutes les couleurs, qui est d'une diversité tellement française, difficile d'imaginer de faire rentrer la police dans ce schéma que vous êtes en train de de nous vendre, monsieur le député. Yeah.
Aurélien Le Coq