Aurore Bergé est l'invité de la matinale Bonjour
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est la convergence des gilets jaunes, des syndicats lycéens et des étudiants ?
- 0:38RelanceRéponse directe
Ce qui ne ressemble plus à un mouvement lycéen, ça ressemble à des violences urbaines. C'est signé Sébastien Lecornu hier. Qu'en pensez-vous ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Comment justifier et légitimer qu'il puisse y avoir la moindre violence dans ces manifestations ?
- 1:48FerméeÉludée
Qu'est-ce que vous dites aux lycéens : ne sortez pas, ne manifestez pas ?
- 2:25OuverteRéponse partielle
Dans un sondage Ifop, Jean-Luc Mélenchon reste très haut au second tour. Le gouvernement l'incrimine pour son rôle dans les agitations. Qu'en pensez-vous ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Marine Le Pen réclame la tête de Richard Ferrand. Vous dites qu'elle a un problème avec l'État de droit. Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:48Aurore BergéChiffre
« Jean-Luc Mélenchon reste très haut, qualifié au second tour, dans deux cas de figure sur quatre »
- 2:25Aurore BergéFait
« c'est un droit constitutionnel de manifester »
- 4:16Aurore BergéFait
« l'extrême droite et Le Pen a toujours eu un problème avec l'État de droit »
- 4:51Aurore BergéFait
« Je peux pas préjuger d'une décision du Conseil constitutionnel, mais vraisemblablement, c'est même pas une question qui peut se poser dans l'état actuel de notre Constitution et du droit »
- 4:51Aurore BergéPromesse
« je ne pense pas que Marine Le Pen soit élue »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
7h26 avec Élisabeth Martichou, nous accueillons ce matin Aurore Bergé. Bonjour. Bonjour. Vous êtes ministre en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre la discrimination. Demain donc le rendez-vous du 17 octobre des gilets jaunes qui appellent à manifester mais aussi des syndicats lycéens, des étudiants, la CGT. Est-ce que c'est la convergence des ? Je sais pas si c'était une question ou si c'était une transition. Excusez-moi. oui. Euh je sais pas le dire encore. Ce qui est certain, c'est qu'on a un mouvement lycéen qui est très protéiforme. Je pense qu'on a des revendications qui elles sont entendables et légitimes et d'ailleurs qu'on entend et une violence par contre qui est inacceptable et à ça s'ajoute une récupération politique
assez grossière et et caricaturale qui a cherché à embraser, qui a cherché à attiser attiser ce mouvement. Donc moi je suis plutôt rassurée à l'idée qu'on ait des syndicats euh qui structurent euh des appels à mobiliser parce que on sait que dans ces cas-là, on a des interlocuteurs auxquels parler. Donc on verra demain comment les choses se Oui, alors ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen, ça ressemble à à des violences urbaines. Ça, c'est c'est signé Sébastien Lecornu euh hier. Il discrédite pas les jeunes au passage par cette ? Non, il dit la vérité. C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez euh banalisé des heures de cours pour garantir qu'on puisse entendre des revendications et que le dialogue se fasse à l'intérieur des établissements,
comment euh justifier et légitimer qu'il puisse y avoir la moindre ? On a quand même près de 1000 policiers et gendarmes qui ont été blessés, 150 personnels de l'éducation nationale qui ont été blessés, des jeunes même parce que à force de mouvements de foule et de risques pris, de tirs de mortiers ou d'artifices, ils se mettent en risque. On appelle d'ailleurs quand même aussi à la responsabilité des parents de ce point de vue. Oui, la police fait bien son ? Je pense qu'elle essaie de le faire dans les meilleures conditions possibles. Vous avez à la fois parfois du maintien de l'ordre et puis vous avez aussi des violences qui s'apparentent à des violences urbaines. Quand on vous tire des mortiers dessus, vraisemblablement, l'objectif n'est pas uniquement euh
d'avoir des modalités de contestation. Encore une fois, il y a des revendications entendables, mais à aucun moment on peut accepter qu'on ait est niveau-là de violence, qu'on vienne justement à avoir, comme je vous le disais, près de 1000 policiers et gendarmes blessés et près de 150, parce qu'on en parle assez peu, je trouve, 150 personnels de l'éducation nationale blessés. Mais qu'est-ce que vous dites, vous, aux ? Ne sortez pas, ne manifestez pas ? Non, j'ai pas à leur dire ça, je le C'est un droit constitutionnel de manifester, mais c'est pas la même chose de manifester avec des mots d'ordre pour vouloir améliorer des conditions, par exemple, d'études, de travail, et encore une fois, ça c'est légitime de le faire entendre, et d'y aller uniquement avec un motif qui serait un motif
d'affrontement vis-à-vis des forces de l'ordre. Là, on est sur deux registres qui sont très différents. Dans un sondage Ifop pour TF1 et LCI, Jean-Luc Mélenchon reste très haut, qualifié au second tour, dans deux cas de figure sur quatre. Or, le gouvernement ne cesse de d'incriminer LFI depuis le début du mouvement pour son rôle, le rôle présumé qu'il aurait dans les agitations. Mais en fait, vous le faites monter dans les sondages, dans l'opinion, Jean-Luc Mélenchon. Mais on dit en même temps ce qui se produit, c'est-à-dire, on ne peut pas ignorer la réalité des faits, la réalité des faits, c'est que dans le Val-de-Marne, puisque le mouvement a commencé dans le Val-de-Marne, ce sont des élus LFI qui ont cherché à mobiliser, à attiser, et ensuite, on le sait, qui ont essayé largement de
d'embraser ce ce mouvement-là. Quand vous avez Jean-Luc Mélenchon, il faut écouter ce qu'il dit, tout simplement, qui appelle les parents eux-mêmes à s'interposer entre les lycéens et les forces de l'ordre, ça veut dire quoi, s'interposer, si ce n'est prendre part à des mouvements, à des mouvements de foule, voire même à des violences. Il devrait pas dire ça aux parents, il devrait plutôt leur dire d'appeler leurs enfants à la raison, éventuellement de les retenir chez eux, à la maison, s'il y a besoin, et d'appeler au calme. C'est ça, normalement, le job des responsables politiques. Oui, il est dangereux, mais pas que pour la jeunesse, il est dangereux pour le pays, oui. Alors, dans l'actualité aussi, euh, Marine Le Pen, favorite dans les sondages, réclame la tête de Richard
Ferrand, qui est le président du Conseil constitutionnel, qui a rappelé l'impossibilité de réviser la Constitution par référendum sans accord du Parlement, ce qu'elle voudrait faire. La guerre est déclarée. Non, mais ça rappelle une évidence, c'est que l'extrême droite et Le Pen a toujours eu un problème avec l'État de droit. Mais l'État de droit, c'est pas une faiblesse. L'État de droit, c'est une garantie. C'est une garantie pour nous tous ici, c'est une garantie pour tous les Français. la voix du peuple doit supplanter justement le droit. Non, elle dit elle dit l'exécutif doit avoir tous les pouvoirs. Et un pays dans lequel l'exécutif est sans limite, dans lequel il n'y a plus de contre-pouvoir, dans lequel le constitution le Conseil constitutionnel peut être bafoué, le
Conseil d'État peut être bafoué, les magistrats peuvent être bafoués, l'État de droit peut être bafoué, c'est pas une démocratie. On a besoin d'un pouvoir exécutif fort, mais avec des pouvoirs qui sont limités, avec des contre-pouvoirs. C'est anti-démocratique. le principe de Marine Le principe de Marine Le Pen, c'est de discréditer parce que le principe de Marine Le Pen, c'est de discréditer tous les contre-pouvoirs. On a besoin dans une démocratie d'avoir des contre-pouvoirs. Le jour où il y a plus de contre-pouvoirs, oui, évidemment, c'est une atteinte flagrante à la démocratie, à la manière avec laquelle on doit pouvoir exercer nos responsabilités. Très rapidement, vous êtes ministre de la lutte contre les discriminations. Mais si les Français votaient oui à la
préférence nationale, par exemple. Euh, mais que fera le Conseil ? Je peux pas préjuger d'une décision du Conseil constitutionnel, mais vraisemblablement, c'est même pas une question qui peut se poser dans l'état actuel de notre Constitution et du droit. Après, les Français répondront à la question qui est l'élection présidentielle, ensuite les élections législatives et je ne pense pas que Marine Le Pen soit élue. Donc je ne pense pas que cette question se posera. Vous ne pensez pas qu'elle sera ? Non, je ne pense pas qu'elle sera élue. Vous êtes toujours ? Je pense j'ai jamais dit moi-même que j'étais candidate. J'ai dit que j'essayais d'exercer mes responsabilités et j'essaierai de le faire jusqu'au bout et j'essaierai de le faire jusqu'au bout. Moi, ce que je veux, c'est qu'on
arrive à avoir une candidature unique parce que si on n'a pas de candidature unique à l'élection présidentielle, alors on sera responsable de l'élection de Marine Le Pen. Pardon, ça c'est pour Gabriel Attal et Édouard Philippe que vous dites ? Je pense qu'on a besoin Je pense qu'on a besoin sur le la droite et le centre droit d'avoir une candidature unique à l'élection présidentielle. On ne peut pas continuer à en berner. Il y a des ministres qui s'engagent. Votre brebis Jean Gérald Darmanin derrière Édouard Philippe. Et vous, vous êtes dans une position d'attente. ? C'est le Est-ce que l'enjeu ne vaut pas que vous ? Je suis pas en attente, je suis au travail. Je trouve qu'on vient d'adopter à l'unanimité il y a quelques heures la loi intégrale. Vous jouez avec les mots.
Non, je joue pas avec les mots. Je vous assure que quand vous travaillez pendant plus de 2 ans pour faire en sorte qu'une loi intégrale puisse être adoptée pour lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, vous avez l'impression de faire votre travail et peut-être même de bien le faire. Et je pense que c'est ça qui est attendu d'abord de nous. Ensuite, il y aura la campagne présidentielle. Rassurez-vous, elle arrivera bien assez vite. Et évidemment, je m'y engagerai, évidemment, je porterai des idées, des propositions et je me mobiliserai. Gabriel Attal, coalition démocratique, c'est ce qu'il plaide. Euh, c'est une alternative à la primaire. Il a ? Moi, je pense qu'il faut une primaire. Je ne cesse de le dire. Mais non, mais lui
Regardez d'ailleurs ce qui se passe dans les sondages. On nous disait que la primaire servait à rien. On voit bien l'intérêt qu'elle a eu pour le Parti socialiste et les Républicains. Bah, en tout cas, je vois qu'il y a une dynamique qui naît avec les avec les primaires et que l'absence de primaire fait naître des frustrations, du ressentiment et l'absence de calendrier. À la fin, on n'arrive pas à déterminer, à choisir un candidat. Aurore Bergé, derrière dernière séquence de cette interview, j'y crois, j'y crois pas, des propositions et vous nous dites, en effet, si vous y croyez ou pas. David Lisnard, candidat à la place de Bruno Retailleau là pour les LR, vous y croyez ou ? Non, j'y crois pas. Sans ? J'y crois pas parce que pas la Lisnard-mania, ? Je pense que Bruno Retailleau sera le
candidat des Républicains et j'espère ensuite que d'ailleurs on pourra avoir un candidat unique de la droite et du centre. Emmanuel Macron, lui, candidat en 2032, j'y crois ou j'y crois ? Je pense qu'il faut pas répondre à cette question. Je pense que la question qui se pose c'est maintenant et la question ensuite qui se pose c'est 2027 et que rien n'existe à part ça. Et quand prendrez-vous ? Je le ferai, rassurez-vous, avant la fin de l'année parce que je pense que c'est nécessaire et j'espère surtout qu'on arrivera et qu'on aboutira à une candidature unique. Merci beaucoup, Aurore Bergé.
Aurore Bergé