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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 28 mai 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & élections

Présidentielle 2027 : Édouard Philippe envisage un référendum sur les retraites s'il est élu

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse partielle

    Quelles sont vos différences avec Gabriel Attal ?

  • 0:33OuverteRéponse directe

    L'Ukraine est-elle encore un sujet capital pour les Français ?

  • 1:37RelanceRéponse directe

    Faut-il faire des économies sur l'aide militaire à l'Ukraine ?

  • 3:21RelanceRéponse directe

    Les propos de Xenia Fedorova sur votre visite à Kiev sont-ils paradoxaux ?

  • 5:08RelanceÉludée

    Faut-il expulser Xenia Fedorova de France ?

  • 6:45RelanceRéponse partielle

    Regrettez-vous d'avoir appelé Macron à démissionner en 2023 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiqueFait
    « 'est un sujet capital. »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « Je ne recommande pas de faire des économies sur notre sécurité dans un monde dangereux. »
  • 2:07Invité politiqueChiffre
    « la France a consacré plus de moyens à sa défense »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « Est-ce que l'Europe a intérêt ou non à soutenir l'Ukraine ? »
  • 5:29Invité politiqueFait
    « les propriétaires de CNews et du JD News et de je ne sais quels organes de presse dans lesquels s'exprime cette dame sont souvent beaucoup plus durs et beaucoup plus exigeants avec la présence sur le sol d'étrangers en France. »
  • 7:03Invité politiqueFait
    « On aurait pu aussi dire qu'un président nouvellement élu avec une majorité stable aurait pu mettre en place un certain nombre de réformes dont nous avons besoin. »
  • 7:35Invité politiqueFait
    « Moi je soutiens le président de la République quand il dit des choses que je crois justes. »
  • 8:40Invité politiqueFait
    « Je pense que la France a du retard à rattraper. »
  • 9:03Invité politiqueFait
    « Nous avons avancé. La France, ne parle pas de moi, la France a avancé. »
  • 10:17Invité politiquePromesse
    « Ce sujet est un sujet qu'on ne peut pas méconnaître, c'est un sujet important, j'en ferai un enjeu majeur dans la campagne. »
  • 14:39Invité politiqueFait
    « probablement travailler plus longtemps, et peut-être pas de façon uniforme, tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans, mais tous un peu plus longtemps. »

Temps de parole

  • Édouard Philippe58 %
  • Locuteur non identifié15 %
  • Locuteur non identifié 214 %
  • Locuteur non identifié 314 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Dans le grand entretien, nous recevons donc ce matin le maire du Havre, candidat à l'élection présidentielle. Avec vos questions, évidemment, vos remarques, chers auditeurs au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Bonjour Edouard Philippe. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter. Alors qu'à moins d'un an de l'élection présidentielle, la campagne s'accélère, Gabriel Attal est lui aussi candidat désormais. Quelles sont vos différences ? On en parlera, on prendra aussi des nouvelles de votre projet massif. Je mets des guillemets qui se fait toujours attendre. Mais d'abord, Edouard Philippe, vous êtes rentré hier d'un séjour à Kiev, en Ukraine.

Vous avez rencontré le président Zelensky. Vous dites vouloir inscrire l'Ukraine comme un des grands sujets de la campagne présidentielle. Est-ce que les Français peuvent encore l'entendre ? Après tant d'années de guerre, est-ce que vous pensez vraiment pouvoir les convaincre que ça reste un sujet capital ? C

0:54
Édouard Philippe

'est un sujet capital. Je pense que tout le monde en France et probablement tout le monde en Ukraine préférait que ce sujet soit derrière nous, préférait qu'on arrive, qu'on revienne à une paix qui permette à l'Ukraine de vivre souverainement. Mais la vérité, c'est que là-bas, c'est encore la guerre. Il y a une ligne de front où les combats sont acharnés. Et au-delà de la ligne de front, il y des bombardements, il y des missiles, il y a des drones et il y a des morts. Et donc la guerre est encore,

1:22
Locuteur non identifié

et manifestement pour quelque temps, aux frontières de l'Europe.

1:27
Édouard Philippe

Et je pense que personne en Europe,

1:30
Locuteur non identifié

et

1:30
Édouard Philippe

donc personne en France, ne peut se désintéresser de ce qui se passe à notre frontière extérieure, parce que c'est un élément important de notre sécurité. voyez,

1:37
Locuteur non identifié

Edouard Philippe, que pour la première fois en février dernier, moins d'un Français sur deux était favorable à un soutien à l'Ukraine. Vous avez des formations politiques, que vous allez d'ailleurs affronter à l'occasion de l'élection présidentielle, qui disent que'il faut faire des économies, il faut commencer sur l'aide à l'Ukraine. Quand on demande, comme vous, des économies importantes, certains vont vous dire qu'il faut commencer sur l'aide militaire qu'on donne aux soldats ukrainiens. Je

1:59
Édouard Philippe

ne recommande pas de faire des économies sur notre sécurité dans un monde dangereux. Non, mais vraiment pas. D'ailleurs, quand j'étais Premier ministre, et depuis, la France a consacré plus de moyens à sa défense, et je pense que vu la dangerosité du monde,

2:12
Locuteur non identifié

elle a bien fait.

2:14
Édouard Philippe

Voilà. Ce qui se passe en Ukraine,

2:16
Locuteur non identifié

c

2:16
Édouard Philippe

'est à la fois une question de principe et une question d'intérêt.

2:19
Locuteur non identifié

C

2:19
Édouard Philippe

'est une question de principe. L'Ukraine, c'est un pays libre, souverain, agressé par la Russie, qui rentre sur son territoire par la force et qui veut la soumettre à sa volonté. Bon, il y a une question de principe. Est-ce qu'un pays libre, souverain,

2:31
Locuteur non identifié

en

2:31
Édouard Philippe

l'occurrence une démocratie probablement imparfaite, c'est vrai, mais enfin une démocratie qui veut se rapprocher de l'Europe, peut être agressée et conquise par la Russie ? Première question de principe. Moi, je considère que la France, elle est dans son rôle, elle est dans sa voix lorsqu'elle dit « ça n'est pas acceptable » et lorsqu'elle aide un pays à défendre sa liberté et sa souveraineté.

2:48
Locuteur non identifié

Et

2:48
Édouard Philippe

puis, il une deuxième question, au-delà de la question de principe, c'est une question d'intérêt.

2:53
Locuteur non identifié

Est

2:53
Édouard Philippe

-ce que l'Europe a intérêt ou non à soutenir l'Ukraine ? La vérité, c'est que la volonté de puissance russe,

2:58
Locuteur non identifié

telle qu'elle s'exprime, avec un recours à la force,

3:02
Édouard Philippe

a notamment pour objectif, ce n pas son seul objectif, mais a notamment pour objectif de fragiliser l'Europe.

3:06
Locuteur non identifié

Plus l'Europe est faible, plus

3:08
Édouard Philippe

l'Europe est inquiète, plus l'Europe est soumise, mieux Moscou se porte. Et donc je pense qu'il est dans notre intérêt de montrer que nous sommes un bloc uni et que nous sommes capables d'aider nos alliés, nos cousins, en l'occurrence nos frères ukrainiens, à se défendre.

3:21
Locuteur non identifié

Alors vous parlez d'affaiblir l'Europe, c la volonté de Moscou. On a justement une enquête du Monde qui souligne l'influence d'une propagandiste du Kremlin, Xenia Fedorova, ancienne patronne de RT France, aujourd'hui chroniqueuse sur CNews, sans contradiction, sans transparence sur son pédigré. Cette même Xenia Fedorova dit à votre sujet « La visite d'Edouard Philippe à Kiev envoie un message bizarre, puisqu'il faudrait dialoguer avec la Russie. Est-ce que ce n pas un peu paradoxal de faire de l'Ukraine un sujet existentiel quand on laisse en France exprimer ce genre de propos venus tout droit de Moscou ? »'ai entendu les propos de cette

3:56
Édouard Philippe

dame que je ne connais pas. Je ne sais pas si c'est un message bizarre, mais ce que je sais, c'est que je suis allé à Kiev alors que Moscou disait Aucun diplomate ne doit rester en Ukraine, aucun étranger ne doit être à Kiev parce que nous allons bombarder. Franchement, n'inversons pas les rôles. Moi,'ai été donné un message de soutien et d'engagement personnel

4:13
Locuteur non identifié

et politique.

4:13
Édouard Philippe

Mais qu'est

4:13
Locuteur non identifié

-ce

4:14
Édouard Philippe

que

4:14
Locuteur non identifié

vous pensez de la présence large de cette personne sur une antenne qui est très regardée ?

4:21
Édouard Philippe

Le message bizarre, semble-t-il, c'est plutôt ce qu'elle relaie. Ensuite, je ne la connais pas et moi je suis totalement en faveur de la liberté d'expression, quels que soient les médias qui s'expriment. Ça ne pas dire que je suis toujours d'accord avec, mais je n pas de problème avec ça. J'observe néanmoins que cette dame, qui n pas ressortissante française,

4:40
Locuteur non identifié

s'exprime, qui

4:41
Édouard Philippe

n pas journaliste d'ailleurs non plus, crois, qui n pas de carte de presse, s'exprime de façon très récurrente, en effet, sur un certain nombre de médias français, dont les propriétaires sont d'ailleurs parfois extrêmement soucieux d'expliquer que l'immigration, ça suffit. Elle a une carte de séjour et elle vient parler en France en s'exprimant en général contre le gouvernement ou contre la position française et en se faisant le relais,

5:03
Locuteur non identifié

à

5:04
Édouard Philippe

dessein ou non, des positions russes.

5:06
Locuteur non identifié

Je

5:07
Édouard Philippe

trouve ça curieux.

5:08
Locuteur non identifié

Je les ai trouvés plus... J'ai trouvé ces médias plus promptes à défendre l'intérêt de la France dans d'autres occasions. Mais juste, Edouard Philippe, pour suivre la logique, puisque vous parlez de sa carte de séjour, ça veut dire qu'il faudrait quoi qu'elle s'en aille, qu'elle quitte la France ? Je n pas dit ça. Une OQTF ? Je trouve que les étrangers qui sont accueillis

5:29
Édouard Philippe

sur le territoire national et qui vivent dans un pays de grande liberté d'expression où ils peuvent même critiquer le gouvernement qui les accueille et le pays qui les accueille, je trouve que, encore une fois, les propriétaires de CNews

5:39
Locuteur non identifié

et du

5:41
Édouard Philippe

JD News et de je ne sais quels organes de presse dans lesquels s'exprime cette dame sont souvent beaucoup plus durs

5:48
Locuteur non identifié

et

5:49
Édouard Philippe

beaucoup plus exigeants avec la présence sur le sol d'étrangers

5:53
Locuteur non identifié

en France. Ça c'est une critique en règle notamment des médias possédés par Vincent Bolloré. Est-ce que vous en tirerez des conclusions personnelles en disant, moi comme je vois effectivement cette dame Ksenia Fedorova qui officie à l'antenne, je n'irai pas sur CNews, je ne donnerai pas d'interview aux médias qui lui donnent la parole ? Écoutez, je dois avouer que je ne

6:12
Édouard Philippe

jamais CNews. Mais là c'est

6:15
Locuteur non identifié

pas regarder, c'est participer à

6:17
Édouard Philippe

des interviews. Et il ne vous aura pas échappé que j'y vais rarement. Je ne renonce pas à aller sur un média en disant, j'irai sur tous les médias pendant la campagne pour exprimer ce que je pense. Mais

6:27
Locuteur non identifié

après,

6:28
Édouard Philippe

les gens prennent leurs responsabilités encore une fois. Et il est clair

6:32
Locuteur non identifié

que relayer à

6:35
Édouard Philippe

Paris les positions de la Russie,

6:37
Locuteur non identifié

c

6:38
Édouard Philippe

'est critiquer la position de la France. Eh bien moi, je considère que la position de la France sur l'Ukraine, elle est bonne. Et je veux la défendre et je veux la poursuivre.

6:45
Locuteur non identifié

Un tout dernier mot sur le sujet, Edouard Philippe. En octobre dernier, en pleine crise politique, vous aviez appelé Emmanuel Macron à démissionner pour qu'une présidentielle anticipée soit organisée. Quand on voit ce chaos du monde que vous décrivez, en Ukraine, on pourrait aussi parler de ce qui se passe en Iran, est-ce que vous ne vous dites pas avec le recul, face à cette instabilité mondiale ? Heureusement qu'en France, il y a de la stabilité. Est-ce que vous regrettez ces

7:04
Édouard Philippe

propos ? On aurait pu aussi dire qu'un président nouvellement élu avec une majorité stable aurait pu mettre en place

7:10
Locuteur non identifié

un certain

7:10
Édouard Philippe

nombre de réformes dont

7:11
Locuteur non identifié

nous avons besoin. pas le scénario le plus plausible. C'est ce que vous dites,

7:14
Édouard Philippe

mais je pense encore une fois que quand la clé de voûte des institutions met en danger les institutions, et en tout cas provoque leur instabilité permanente pendant trois ans, il est utile d'en tirer les conséquences. J'ai dit ce que je pensais, je n'avais

7:27
Locuteur non identifié

aucun

7:28
Édouard Philippe

doute sur le fait que ce que je disais ne serait pas suivi

7:31
Locuteur non identifié

de

7:31
Édouard Philippe

'effet s'agissant du président de la République.

7:33
Locuteur non identifié

Aujourd'hui la question est sérieuse.

7:35
Édouard Philippe

Moi je soutiens le président de République quand il dit des choses que je crois justes.

7:38
Locuteur non identifié

Je

7:38
Édouard Philippe

le soutiens totalement dans l'actualisation qu'il a fait de la doctrine nucléaire française. Son discours qu'il a prononcé à Brest est un remarquable Mais sur ses propos, Edouard,

7:45
Locuteur non identifié

vous voyez bien que ça vous parle, vous avez aussi dit, attendez, vous avez aussi dit, je ne dois rien à Emmanuel Macron. dit des choses que j

7:52
Édouard Philippe

'estime juste,

7:53
Locuteur non identifié

je le soutiens.

7:54
Édouard Philippe

Quand il se fait des erreurs et des erreurs qui

7:56
Locuteur non identifié

me paraissent mettre

7:56
Édouard Philippe

en danger la

7:57
Locuteur non identifié

stabilité des institutions, je le dis aussi. Mais est-ce que vous ne regrettez pas d'être passé pour peut -être un responsable politique avec une forme d'hypocrisie qui dit je ne dois rien à Emmanuel Macron, qui demande à ce qu'il s'en aille alors même que vous lui devez beaucoup ? Monsieur Duhamel, je ne regretterai

8:11
Édouard Philippe

jamais de dire des choses que je pense.

8:14
Locuteur non identifié

Très bien. Edouard Philippe, ça ne vous a pas échappé, la France vit un épisode de chaleur, de canicule précoce, inédit. Vous, qui avez été le Premier ministre, qui a abandonné la taxe carbone, l'idée de mettre en place une taxe carbone, qui a vu son ministre de l'écologie, Nicolas Hulot, démissionner ici même en direct à la radio. Est-ce que vous vous dites que vous avez du retard à rattraper sur cette question de l'écologie, du changement climatique ? Je pense que la France a du retard à rattraper. Elle avance.

8:45
Édouard Philippe

C'est difficile de le dire aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui on est confronté à un événement climatique qui donne le sentiment qu'on n pas prêt. Et du reste, on a encore beaucoup de travail à faire. Mais elle avance.

8:53
Locuteur non identifié

Mais est que ça fera l'objet de mesures massives dans votre programme ? Je vais vous répondre. En plus, je vais vous répondre parce que je pense que le sujet que vous évoquez, c'est un sujet qui est extrêmement important.

9:03
Édouard Philippe

Nous avons avancé. La France, ne parle pas de moi, la France a avancé. On a réduit nos émissions de CO2, on a lancé des plans d'adaptation. Il se passe des choses. Regardez toutes les villes en France, elles ont lancé des plans d'adaptation à la transformation climatique. Il se passe des choses dans notre pays. Nous avançons. Est-ce que nous avançons assez vite

9:20
Locuteur non identifié

pour

9:21
Édouard Philippe

faire face à une transformation aussi massive ? Probablement pas. Probablement pas, je veux bien l'entendre. Donc

9:27
Locuteur non identifié

il

9:27
Édouard Philippe

est clair que nous devons avancer Il est clair que l'enjeu de la transformation climatique, de l'adaptation à cette transformation climatique Est un enjeu politique qu'on ne peut pas nier J'observe dans le spectre politique tel qu'il s'exprime aujourd'hui Que vous avez d'un côté,

9:41
Locuteur non identifié

à la droite extrême, des

9:43
Édouard Philippe

gens qui continuent à être climato-sceptiques Qui continuent à expliquer que non vraiment, c'est vraiment pas un sujet, on a déjà vu ça Vous avez des gens qui

9:49
Locuteur non identifié

continuent, soit

9:50
Édouard Philippe

très fermement, soit indirectement à nier la réalité du problème Et vous avez à l'extrême gauche, à LFI, des gens qui disent « il y un énorme problème, mais vous inquiétez pas, si on est élu, on arrête le nucléaire

9:59
Locuteur non identifié

».

10:00
Édouard Philippe

Il n a pas de solution sans le nucléaire pour lutter face à la transformation climatique. Il n'y a pas. Et d'ailleurs, j'observe que dans les pays proches de la France, qui s'étaient engagés, à mon avis, à mauvais escient dans cette voie, je pense par exemple à la Belgique, on est revenu en arrière parce que nécessité fait loi. Donc le

10:14
Locuteur non identifié

plan d 'électrification avancé, ça me convient ? Ce sujet est un sujet qu

10:19
Édouard Philippe

'on ne peut pas méconnaître, c'est un sujet important, j'en ferai un enjeu majeur dans la campagne. Nous devons impérativement décarboner notre production d'énergie et nous devons,

10:27
Locuteur non identifié

dans le même temps,

10:29
Édouard Philippe

lancer un grand plan d'adaptation partout.

10:32
Locuteur non identifié

Et ça mérira de la dépense publique, ça justifiera de la dépense

10:35
Édouard Philippe

publique. Et de la dépense privée, un grand plan d'adaptation. Permettez-moi juste de vous donner un exemple, les grands discours sont bien, les exemples sont toujours mieux.

10:42
Locuteur non identifié

Je

10:43
Édouard Philippe

suis maire d'une ville, le Havre, qui a 168 000 habitants. La moitié des habitants de la ville du Havre vivent dans ce qu'on appelle la ville basse,'est-à-dire la ville qui se trouve au niveau de la mer.

10:53
Locuteur non identifié

Dans

10:53
Édouard Philippe

les plans d'urbanisme, il est inscrit d'ores et déjà la possibilité d'une submersion littorale à l'horizon 2100.

11:00
Locuteur non identifié

Vous allez me dire 2100, j

11:02
Édouard Philippe

'aurais 130 ans, 2100, je ne serais probablement plus là. Mais lorsque vous êtes

11:05
Locuteur non identifié

un

11:06
Édouard Philippe

responsable politique, votre fonction, ce n pas simplement de penser à l'urgence, c'est de penser à demain, voire à après-demain, à vos enfants

11:13
Locuteur non identifié

et

11:14
Édouard Philippe

aux enfants de vos enfants. Si on n'adapte pas nos villes littorales à la transformation climatique,

11:19
Locuteur non identifié

on

11:19
Édouard Philippe

s'expose dans 30 ans, dans 40 ans, à des déconvenus majeurs. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui pour adapter ça ? C'est bien de faire du droit. C'est bien de dire on va limiter la densité à tel endroit. Mais on doit penser aussi des investissements, on doit penser des outils de protection, on doit penser de la recherche technologique pour veiller à protéger nos villes. Donc le sujet est extrêmement sérieux. Et vous le traiterez ? Complètement, sérieusement, et très loin des postures qui nient d'un côté au Rassemblement national ou qui ne bouclent pas du côté de

11:47
Locuteur non identifié

LFI. Sur les postures et les propositions, avant de parler politique, on voudrait juste essayer de comprendre ce qui se passerait dans les jours qui suivraient votre éventuel arrivée à l'Elysée, puisque là encore vous avez esquissé ce à quoi ça pourrait ressembler, vous avez donc évoqué une dissolution, ça c'est logique, pour avoir tenté d'avoir une majorité, puis des référendums, et notamment sur les retraites. Alors là, Edouard Philippe, il faut clarifier ce point, parce que si vous faites un référendum sur les retraites, après avoir été élu. Ça veut dire que si vous perdez ce référendum, il n pas de réforme des retraites pendant 5 ans. Le sujet que j'évoque, c

12:18
Édouard Philippe

'est qu'est-ce qui se passe dans une campagne électorale

12:21
Locuteur non identifié

pour

12:21
Édouard Philippe

répondre à l'équation, qui est'équation dont je ne suis pas sûr qu'elle sera l'équation présidentielle de 2027, mais enfin, a été l'équation présidentielle en 22, en 17 et en 2002, c'est-à-dire une victoire

12:29
Locuteur non identifié

d

12:30
Édouard Philippe

'un candidat contre l'extrême droite grâce à un rassemblement de voix qui ne sont pas unanimes, c'est le moins qu puisse dire, et qui sont même franchement opposés au premier tour.

12:38
Locuteur non identifié

Il

12:39
Édouard Philippe

me semble qu'une bonne façon de ne pas

12:41
Locuteur non identifié

donner

12:41
Édouard Philippe

le sentiment de piéger les électeurs qui au deuxième tour font le choix de celui ou de celle qui lutte contre l'extrême droite, c'est de leur laisser la possibilité de s'exprimer sur un certain nombre de

12:52
Locuteur non identifié

Donc vous faites campagne sur des propositions, vous ne prenez pas ça comme une sorte de mandat et vous leur reposez la question un mois

12:57
Édouard Philippe

après. Et donc je pense que dans le système actuel politique, avec les blocages de la société française, il est impératif de réutiliser, d'utiliser à nouveau l'outil référendaire. Et je propose de profiter de l'élection législative qui se tiendra mécaniquement après

13:12
Locuteur non identifié

l'élection présidentielle. perdez sur les retraites, Edouard Philippe ? Parce que vous vous expliquez que c'est la réforme cardinale pour faire des économies. Si vous perdez, comment est-ce que vous faites ces économies

13:20
Édouard Philippe

-là ? Et donc, et je termine, je vais répondre à votre question. Je suis désolé, mais j'ai besoin d'un petit peu plus de temps que vous pour répondre, c'est comme ça. Et donc, je considère qu'il peut être utile après l'élection présidentielle, au moment des législatives, ou quelques mois après, de proposer aux Français de trancher des questions par référendum. Une des questions que je crois nécessaires de trancher, c'est la question de la règle d'or. Qu'est-ce que c'est la règle d'or ? C'est l'idée d'inscrire dans la Constitution une contrainte qui s'applique au gouvernement

13:44
Locuteur non identifié

et au Parlement pour

13:46
Édouard Philippe

voter les budgets en équilibre ou pour revenir à l'équilibre. Ça fait

13:49
Locuteur non identifié

52 ans de suite. vous vous échappez des retraites. Parce que d'abord, j'aimerais bien savoir quelle est la question que

13:54
Édouard Philippe

vous

13:54
Locuteur non identifié

poseriez

13:54
Édouard Philippe

dans

13:55
Locuteur non identifié

un référendum sur les retraites.

13:57
Édouard Philippe

Je souhaiterais que l'on puisse faire un référendum sur la règle d'or. Sur la question des retraites, on verra comment est-ce que la campagne présidentielle se déroule. Ah donc c'est plus sûr de faire un référendum ? Je vous ai dit que j'en ferai un sur la règle d'or.

14:11
Locuteur non identifié

Vous avez dit en mars en meeting à Lille, je ferai un référendum sur les retraites. Et que

14:15
Édouard Philippe

je peux ensuite,

14:16
Locuteur non identifié

dans

14:17
Édouard Philippe

le courant soit de la législative qui viendra, soit après,

14:20
Locuteur non identifié

poser aux Français une

14:23
Édouard Philippe

question. Alors vous savez, on ne pose pas des questions au référendum, on propose un texte de loi.

14:26
Locuteur non identifié

Oui, mais alors ce serait quoi ? Retraite à 67 ans Pour ou

14:29
Édouard Philippe

contre ? Ce sera ce que je proposerai aux Français en matière de retraite. Et ce sera inspiré de l'idée qu'il faut

14:35
Locuteur non identifié

mettre

14:36
Édouard Philippe

en place un peu de capitalisation obligatoire, probablement travailler plus longtemps, et peut-être pas de façon uniforme, tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans, mais tous un peu plus longtemps.

14:47
Locuteur non identifié

Mais vous avez vu, juste Edouard Philippe, ce 67 ans, il vous colle à la peau depuis une interview, vous vous donnez à Challenge en disant ça pourrait être 65, 66, 67. Tous vos opposants disent, Edouard Philippe, c'est la retraite à 67 ans. Est-ce qu'Edouard Philippe, son projet de société, c'est la réforme des retraites à 67 ans ? Non, monsieur Duhamel,

15:01
Édouard Philippe

d'abord que les opposants me critiquent ou caricaturent des positions que j'ai pu prendre, c

15:07
Locuteur non identifié

'est parfaitement naturel.

15:09
Édouard Philippe

Ce que je dis, ce que j'assume, parce que je crois que c'est vrai, alors même que je sais que c'est impopulaire, c'est que si nous voulons préserver notre modèle social et préserver notre modèle de financement des retraites, compte tenu de notre négographie, nous allons devoir travailler plus longtemps. Oui,

15:21
Locuteur non identifié

nous allons devoir

15:21
Édouard Philippe

travailler plus longtemps. Et ce n pas très agréable à entendre, je le sais, mais nous allons devoir travailler plus longtemps. Est-ce que nous allons tous devoir travailler plus longtemps dans les mêmes conditions ? Non. Parce que dans le monde du travail, il y a des gens comme vous, comme moi, comme beaucoup d'autres, qui ont une façon de s'organiser dans leur travail, une liberté d'organisation dans leur travail, ou qui trouvent un sens dans leur travail, qui fait que le travail est moins dur pour Tout ça ne dit

15:40
Locuteur non identifié

pas si un âge légal à 67 ans fait partie

15:42
Édouard Philippe

de vos plans. Il faudra qu'il y un âge légal, parce qu'il y une contrainte collective qu'il faut tenir. Je ne crois pas du tout au système dans lequel on renvoie à chacun la possibilité d'équilibrer collectivement le système. On vit dans un système de solidarité. Il faut donc l'équilibrer. Et je considère que oui, il va falloir accepter l'idée qu'on travaille un peu plus longtemps

15:58
Locuteur non identifié

et

15:59
Édouard Philippe

que chacun travaille un peu plus longtemps. Et ensuite, on peut parfaitement prendre en compte les cas spécifiques, les retraites, les carrières longues, évidemment, ou les différents types de travail. Je vous donne un exemple encore, puisque c'est vous qui m'avez branché sur le sujet, et c'est un sujet important. Il n pas très longtemps, j'étais dans le Finistère. Et dans le Finistère, j'ai été visiter une entreprise. Le job des gens qui bossent là-bas, c'est de découper des filets de sardines et de mettre dans des boîtes de conserve. En général, ce sont des femmes, elles travaillent debout, dans l'humidité, dans le froid et franchement,'est un job dur.

Alors, il ne pas aller leur expliquer la valeur travail. Je sais très bien que ce job-là, il est difficile et il y en a beaucoup d'autres. Donc, je sais très bien que quand on subit l'organisation du travail et qu'on n'est pas dans sa propre organisation du travail, c'est plus difficile. Et donc, on doit tenir compte de ça dans une réforme qui, nécessairement pour équilibrer le système, verra tout le monde travailler un peu plus.

16:46
Locuteur non identifié

Edouard Philippe, on va citer l'un de vos amis ce matin pour essayer de comprendre un peu mieux comment vous fonctionnez dans cette campagne. C'est Gérald Darmanin qui dit que vous êtes le mieux placé en vue de 2027, qui dit aussi qu'il faudrait que vous puissiez montrer votre envie d'être président. Ça veut dire que de ce point de vue-là, ça pêche un peu ? Vous êtes trop discret ? Ecoutez, je suis comme je suis. J

17:08
Édouard Philippe

'écoute toujours avec beaucoup d'attention ce que disent mes amis. Et j'écoute même souvent avec beaucoup d'attention ce que disent les gens qui ne m'aiment pas.

17:13
Locuteur non identifié

Mais je suis comme je suis Je ne me serais pas engagé Il y a longtemps Quand

17:20
Édouard Philippe

j'ai créé le parti Horizon En 2021

17:22
Locuteur non identifié

Dans

17:22
Édouard Philippe

cette aventure collective Si je n'étais pas fondamentalement déterminé

17:26
Locuteur non identifié

Alors

17:26
Édouard Philippe

il y a plusieurs façons de dire qu'on est déterminé On peut s'énerver

17:29
Locuteur non identifié

Monter sur les tables comme vous le disiez Au sujet de Gabriel Attal Qui vous a répondu en disant lui aussi je suis comme ça Je suis comme je suis Très bien, bizarre cette histoire de table Pourquoi c'est bizarre ? Il

17:41
Édouard Philippe

y a Gabriel qui veut monter sur la table, il y a Brune Retailleau qui veut la renverser, il va falloir qu se parle. Parce que s'il le en même temps, il y en un qui va se faire mal.

17:47
Locuteur non identifié

Donc moi, je suis assez convaincu qu

17:50
Édouard Philippe

'on est comme on est, en tout moi je suis comme je suis, mais je suis extrêmement déterminé.

17:55
Locuteur non identifié

J'aime faire les campagnes, j'aime les campagnes électorales, et

17:59
Édouard Philippe

j'ai envie de gagner cette élection présidentielle, et j'ai envie de proposer très exactement aux Français le programme qui est le mien.

18:05
Locuteur non identifié

Et c'est ça qui fera la différence. Mais Edouard Philippe, quand Gérald Darmanin, qu'il est encore, on ne peut pas le suspecter d'être malveillant à votre égard, dit qu'il qu montre qu'il est en vie. Est-ce qu'à un moment donné, sous la Ve République, quand on veut être président de la République, il ne pas montrer un peu plus de grinta ? Vous ironisez sur Gabriel Attel qui dit « je veux monter sur la table ». Je'y remise pas, il a tout à fait le droit de le dire. n 'y remise absolument pas.

Et peut-être aussi quand on voit des sondages où vous perdez quelques points, vous êtes au coude à coude dans un dernier sondage avec Jean-Luc Mélenchon, Est-ce que ce n pas la preuve peut-être que les Français, ils attendent de vous plus d'engagement, peut-être d 'être plus vocal et qu'ils prennent peut-être ça comme une forme de nonchalance ? Écoutez, je suis

18:45
Édouard Philippe

heureux de vous entendre dire que je pourrais être regardé comme nonchalant. En général, on explique qu'au contraire, je suis soit trop concentré,

18:51
Locuteur non identifié

je vais vous dire. On

18:53
Édouard Philippe

va faire une campagne qui va durer 11 mois.

18:55
Locuteur non identifié

Elle va être longue, il y aura beaucoup de rebondissements,

18:58
Édouard Philippe

il y aura beaucoup de moments où on va pouvoir parler aux Français dans des formats totalement différents. Moi, je vais la faire pleinement. Je vais la faire à mon rythme. Et personne ne me dictera mon

19:06
Locuteur non identifié

rythme, ni mes amis, ni mes adversaires. Donc, vous ne serez pas Edouard Baldur ?

19:12
Édouard Philippe

Je pense qu'Edouard Baldur ne serait pas heureux de la comparaison.

19:15
Locuteur non identifié

Et

19:16
Édouard Philippe

je ne crois pas, non. Je crois qu'on est assez différents. Et Edouard Philippe,

19:19
Locuteur non identifié

pour simplement s'arrêter une seconde sur la compétition... Moi, vous savez, M. Duhamel, je suis moi. Oui, ça ne nous a pas échappé.

19:25
Édouard Philippe

Les autres, c'est déjà pris. C'est Oscar Wilde qui disait ça. Vous savez, il vaut mieux être soi-même parce que les autres,'est déjà pris. Donc je suis moi, avec mes qualités, avec mes défauts, avec les choses que j'ai apprises. Et

19:35
Locuteur non identifié

sans table. Et je vais continuer

19:38
Édouard Philippe

à être moi. C'est-à-dire à dire des choses que je crois importantes, même lorsqu'elles ne sont pas populaires. C'est-à-dire à parcourir le pays, parfois sans caméra.

19:47
Locuteur non identifié

Alors évidemment, ça se voit moins.

19:49
Édouard Philippe

Souvent sans caméra. Ça fait trois ans que je parcours le pays, préfecture, sous-préfecture, sans caméra. Pourquoi ? Parce que vous savez quoi ? Quand il n pas de caméra, vous parlez beaucoup mieux au français. Et vous les écoutez beaucoup mieux. J'en suis convaincu. Donc je vais continuer à faire campagne

20:01
Locuteur non identifié

comme je fais. Et à la fin, je pense que les Français... Je ne pas sûr que les Français... Ça compte

20:10
Édouard Philippe

l'hypercommunication dans le monde dans lequel on vit.

20:13
Locuteur non identifié

Mais

20:13
Édouard Philippe

je pense que les Français, en tout cas c'est ce que j'ai vu au Havre à chaque fois que j'ai fait campagne,

20:17
Locuteur non identifié

ils

20:18
Édouard Philippe

aiment aussi une forme d'authenticité, y

20:20
Locuteur non identifié

compris avec des défauts. Bon, ça on comprend que ça veut dire que d'autres sont moins authentiques et moins sincères. D'un mot, Edouard Philippe, sur cet espace politique et le bloc central. Gabriel Attal est donc candidat. Qu'est-ce que vous dites, et je lui ai posé la question il y a deux jours, à un auditeur qui ce matin nous écoute, qui peut avoir des sympathies pour cet espace politique, dit macroniste, si tant est que vous le soyez encore, et qui ne sait pas pour qui voter entre vous deux ? Je lui dis que c'est pas grave, il a encore 11 mois. Je lui dis qu'il faut écouter. Mais il des différences entre vous ou pas ? Mais il y en a évidemment. C 'est quoi par exemple ?

On a du mal à les voir. Eh

20:50
Édouard Philippe

bien moi je pense que les gens les verront. verront des choses qui peuvent être similaires, ils verront des différences, ils verront des points sur lesquels je suis d'accord avec M. Retailleau et ils verront des grosses différences. Mais c'est quoi les différences

20:57
Locuteur non identifié

? Mais c'est des différences sur le fond et puis peut -être des différences de style, mais vous verrez bien dans les programmes. L'économie, elle a commencé, Philippe ?

21:04
Édouard Philippe

Elle a commencé, j'ai proposé un plan en matière de lutte contre le narcotrafic. Oui,

21:09
Locuteur non identifié

Gabriel Attal dit à peu de choses près la même chose. Et Bruno Retailleau aussi. Ah, je ne suis pas sûr. Sur l'état

21:14
Édouard Philippe

d'urgence sur le narcotrafic ? Eh bien tant mieux, parce que moi je l dit en décembre, et là je l développé, s'inspirer de ce qui est fait contre le terrorisme,

21:23
Locuteur non identifié

lutter contre les consommations, et

21:26
Édouard Philippe

accepter l'idée de lutter contre les consommations, contre les lieux de consommation, moi ça m'intéresse d'entendre tout le monde s'exprimer sur ce sujet, et un grand plan d'infrastructure portuaire. Et pourquoi

21:34
Locuteur non identifié

vous avez autant de mal à dire ce qui vous caractérise et ce qui vous singularise par rapport aux autres ? Parce que je n'ai pas... Une campagne électorale, c'est pas exprimer

21:43
Édouard Philippe

la différenciation qu'on a avec telle ou telle, c'est exprimer ce qu'on veut faire. Donc moi, je vais dire ce que je veux faire. Puis je vais dire qui je suis. Ça, c'est naturel. Et puis les Français seront un avis. On n'est pas là pour le... Vos auditeurs, c'est des auditeurs qui sont exigeants, qui sont responsables, qui écoutent les propos de chacun et qui se font un avis. Ils n pas besoin de savoir quelle différence je vois, moi. L'important,'est ce qu'ils voient eux, c'est ce qu'ils pensent eux. Et on peut quand même considérer que le débat public, il repose sur le bon sens des Français et sur leurs raisons.

22:14
Locuteur non identifié

Vous inquiétez pas, il

22:15
Édouard Philippe

faut

22:15
Locuteur non identifié

l'exprimer. Un dernier mot, je rappelle que le parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêts, concussion au Havre. C'est une de vos anciennes collaboratrices qui dénonce un possible conflit d'intérêts sur un marché conclu entre la mairie et une association dirigée par l'une de vos anciennes adjointes. On a connu ces derniers temps des campagnes présidentielles heurtées par des affaires judiciaires. Si vous étiez mis en examen, est-ce que ça vous empocherait d'aller au bout de cette campagne ?

22:44
Édouard Philippe

Dans cette histoire très technique, qui en est fait par l

22:47
Locuteur non identifié

'énonciation d'une ancienne

22:49
Édouard Philippe

directrice générale adjointe des services de la communauté urbaine du Havre, dans cette affaire très technique, je vous propose de retenir trois principes simples. Le premier, c'est que je n pas enfreint la loi et je suis innocent.

23:00
Locuteur non identifié

Et

23:00
Édouard Philippe

que je tiens à le dire. Le deuxième, c'est que je me suis tenu

23:04
Locuteur non identifié

et

23:05
Édouard Philippe

je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions qui se poseront. Alors vraiment, je l'ai fait,

23:10
Locuteur non identifié

je

23:11
Édouard Philippe

continuerai à le faire, je suis... Le troisième

23:14
Locuteur non identifié

principe,

23:15
Édouard Philippe

c'est que je suis candidat à'élection présidentielle. Et aucune décision non définitive de justice ne

23:20
Locuteur non identifié

m

23:23
Édouard Philippe

'empêchera d'être candidat à l'élection présidentielle.

23:25
Locuteur non identifié

Merci Edouard Philippe. Merci d'avoir été au micro d'Inter ce matin.