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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 16 septembre 2026 5 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

Le parti-pris : Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris, "Les propos d’Anne Hidalgo et Patrick Bloche sont odieux" - 16/09

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteÉludée

    Pour la première fois, Anne Hidalgo a reconnu un échec collectif après les scandales des violences sexuelles dans le périscolaire parisien.

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Vous avez été écoeurés par les propos d'Anne Hidalgo ?

  • 0:43RelanceRéponse directe

    Elle dit que les recrutements ne dépendent pas de la mairie centrale mais des maires d'arrondissement.

  • 2:11OuverteRéponse directe

    À aucun moment, ce rapport n'a eu de conséquences. En réalité, c'est toute la question.

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Il y aurait des enfants qui auraient pu être épargnés si Anne Hidalgo avait changé les processus ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Patrick Bloche sera auditionné aujourd'hui par les sénateurs. Il a été l'adjoint chargé de la petite enfance auprès d'Anne Hidalgo.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10PrésentateurFait
    « L'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, a reconnu, je cite, un échec, un échec collectif après les scandales des violences sexuelles dans le périscolaire parisien. »
  • 0:30InvitéFait
    « On a été écoeurés parce qu'il y a une dilution de la responsabilité. »
  • 0:53InvitéFait
    « C'est la maire de Paris qui est bien responsable du service périscolaire. »
  • 1:20InvitéFait
    « Elle le dit dans son audition, elle dit qu'elle est au courant depuis 2014. »
  • 4:43InvitéChiffre
    « Pour une agression sexuelle sur un mineur, normalement, c'est dix ans de prison ferme et 150 000 euros d'amende. »

Temps de parole

  • Invité53 %
  • Présentateur32 %
  • Auditeur9 %
  • Auditeur 24 %

≈ 7,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC. 8h12 sur RMC. Et pour la première fois hier, l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, a reconnu, je cite, un échec, un échec collectif après les scandales des violences sexuelles dans le périscolaire parisien. L'ensemble des institutions ont failli. Voilà ce qu'a reconnu Anne Hidalgo. Elisabeth Gutmann, vous êtes toujours avec nous, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire. Vous avez été, et ce sont vos mots, écoeurés par les propos d'Anne Hidalgo.

0:29
Locuteur

Oui,

0:30
Invité

tout à fait. On a été écoeurés parce qu'il y a une dilution de la responsabilité. Finalement, à aucun moment, elle, dans son rôle de maire de Paris, n'assume la responsabilité de ce qu'il s'est passé depuis qu'elle est à son poste, tout simplement.

0:43
Présentateur

Elle dit, on ne savait pas, elle dit, les recrutements, ce n

0:45
Locuteur

'est

0:45
Présentateur

pas nous, ce sont les différents maires d'arrondissement. Au fond, en effet, une sorte de responsabilité en chaîne qui fait que plus personne n

0:52
Locuteur

'est

0:52
Présentateur

vraiment coupable.

0:53
Invité

Alors, c'est faux déjà, puisque c'est la maire de Paris qui est bien responsable du service périscolaire. Les recrutements, ce n

0:58
Locuteur

'est

0:58
Invité

pas les maires d'arrondissement, pas du tout. C'est les services des circonscriptions des affaires scolaires et de la petite enfance qui dépendent bien de la Dasco et donc de la mairie de Paris. Donc, ce n'est pas les maires d'arrondissement, c'est bien eux. Ces processus, ces process de recrutement étaient très mauvais. Ils sont toujours un peu bancals. Néanmoins, ce qui est important de dire, c'est que c'était bien elle qui était en responsabilité. Et surtout, elle le dit dans son audition, elle dit qu'elle est au courant depuis 2014. En 2014, elle reçoit une alerte. On lui dit, il y a des violences sexuelles, donc elle dit, dans les crèches et aussi un peu au périscolaire.

Parce qu'il y a quand même déjà 18 animateurs qui sont signalés pour des faits

1:35
Locuteur

d

1:35
Invité

'agression sexuelle en 2014. En 2014. Voilà, donc elle demande un rapport d'inspection de l'inspection générale de la ville de Paris pour justement documenter les failles dans l'accueil des enfants et pourquoi est-ce qu'il y

1:46
Locuteur

a

1:46
Invité

des violences scolaires. Et ce rapport d'inspection générale, qui a été beaucoup cité lors de l'audition, pointe énormément de dysfonctionnements, énormément de failles et surtout des dangers gigantesques sur les enfants et 40 préconisations.

2:00
Locuteur

Et

2:00
Auditeur

quand même, on se dit, à la mairie de Paris, il

2:01
Locuteur

y

2:01
Auditeur

a 50 millions de maires à peu près, on se dit, mais en fait, qu'est-ce qu'ils font au final ? Puisque si à aucun moment, ces

2:09
Locuteur

processus de contrôle

2:10
Auditeur

n'ont fonctionné...

2:11
Locuteur

Et

2:11
Présentateur

à aucun moment, ce rapport n'a eu de conséquences. En réalité, c'est toute la question.

2:15
Locuteur

Voilà,

2:16
Invité

et donc elle a commandité justement une enquête pour savoir combien, parmi ces préconisations qui étaient essentielles pour assurer la sécurité des enfants, combien ont été mises en œuvre. Et elle se rend compte là, aujourd'hui, que seulement 50%. Mais comment, lorsqu'on commande un rapport d'inspection aussi essentiel que ça, qu'il en conclut des choses dramatiques, comment on ne peut pas faire de suivi ?

2:38
Présentateur

Il y aurait des enfants qui auraient pu être épargnés, pensez-vous, si, à ce moment-là, Anne Hidalgo avait véritablement changé les processus ? Mais

2:46
Invité

bien entendu, c'est une évidence, c'est une évidence. On le voit aujourd'hui, des centaines de victimes auraient pu être épargnées. Des centaines.

2:54
Auditeur

Justement,

2:54
Locuteur

il

2:54
Auditeur

y a un mot, quand même, une expression qu'a employée Anne Hidalgo, que moi, je ne peux plus entendre, qui est échec collectif. Les hommes et les femmes politiques ne devraient plus avoir le droit de dire cette expression, échec collectif. Parce que échec collectif, c'est vraiment la formule passe-partout pour dire qu'il n

3:08
Locuteur

'y

3:08
Auditeur

a pas de responsable.

3:08
Locuteur

C'est le

3:09
Auditeur

poison de la dilution,

3:09
Locuteur

des responsabilités. Voilà, c'est ça, exactement.

3:11
Auditeur

La dilution tue la responsabilité. Et je précise aussi, et je pense que vous aurez peut-être un complément là-dessus, Emmanuel Grégoire, qui en ce moment est un petit peu cuisiné par l'opposition de droite au Conseil de Paris sur ce sujet, refuse lui aussi de reconnaître la moindre responsabilité, la moindre défaillance.

3:24
Présentateur

Il sera, d'ailleurs, devant les sénateurs aujourd'hui, auditionné à son tour un homme visé, Patrick Bloch. Il a été l'adjoint chargé de la petite enfance auprès d'Anne Hidalgo de 2017 à 2024. Pendant sept ans, ses services n'ont pas fait de signalement quand ils ont été informés des accusations de violence

3:46
Locuteur

?

3:47
Invité

Oui, alors tout à fait. Et puis Patrick Bloch, c'est vraiment une personne qu'on a rencontrée, qu'on a alertée dès 2021. Vous

3:53
Locuteur

lui avez

3:53
Présentateur

dit, physiquement, il l'a entendu de ses propres oreilles ?

3:58
Locuteur

Alors,

3:58
Invité

il l'a entendu. On a des mails de confirmation qui disent qu'il a bien compris ce qu'on a dit. On a un compte-rendu d'une réunion qu'on fait avec lui, avec son équipe, début janvier 2022, où on l'a alerte sur les violences physiques, psychologiques et sexuelles, sur des affaires qui ne sont pas traitées, sur des animateurs qui sont déplacés, faute de trouver d'autres animateurs candidats. On l'a alerte aussi sur le fait qu'on a dialogué avec les syndicats, qu'on a rencontré tous les acteurs et que tout le monde est unanime pour dire qu'il y a un gros problème systémique à Paris et que les enfants sont en danger.

4:30
Présentateur

Hier, première condamnation à de la prison ferme pour un ancien animateur du périscolaire à Paris. Agression sexuelle sur neuf enfants. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont un an ferme, mais qui sera sous bracelet électronique. Pour vous, ça n'est pas satisfaisant ?

4:43
Invité

Non, en fait, il faut savoir que pour une agression sexuelle sur un mineur, normalement, c'est dix ans de prison ferme et 150 000 euros d'amende. Le parquet déjà avait requis seulement cinq ans. Aujourd'hui, il se retrouve avec un an sous bracelet électronique,

4:56
Locuteur

ce

4:56
Invité

qui correspond, alors qu'il a avoué quand même, avoir agressé neuf fillettes, ce qui correspond donc à cinq semaines par enfant.

5:03
Présentateur

Merci beaucoup, Elisabeth Gutmann,

5:05
Locuteur

d

5:05
Présentateur

'être venue ce matin. Vous êtes cofondatrice du collectif SOS Périscolaire et on a une pensée pour toutes les familles, effectivement, qui se battent et qui mènent votre combat.