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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 16 septembre 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesLogementTravail & emploiSanté

Apolline Matin du 16 septembre - 8h/9h

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:58OuverteRéponse directe

    Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Quelles sont vos propositions pour répondre à la crise du pouvoir d'achat ?

  • 22:55RelanceRéponse partielle

    Est-ce que votre rôle de candidat ne doit pas être de proposer des réponses par les urnes plutôt que dans la rue ?

  • 24:50OuverteRéponse directe

    Comment pesez-vous sur le gouvernement pour qu'il change de politique économique ?

  • 25:10OuverteRéponse directe

    Quelles mesures proposez-vous immédiatement sur l'énergie et les carburants ?

  • 29:47OuverteRéponse directe

    Quelles initiatives allez-vous prendre pour interpeller le gouvernement dans les jours à venir ?

  • 31:54OuverteRéponse directe

    Sur le budget, que pensez-vous des propositions de François Hollande concernant le travail et la TVA ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 21:53Fabien RousselFait
    « Le travail doit permettre de vivre, de vivre dignement. »
  • 28:24Fabien RousselChiffre
    « Ils payent 10% du prix normal de l'électricité. »
  • 34:55Fabien RousselChiffre
    « Il y a aujourd'hui 3 millions de personnes mal logées en attente d'un logement. »
  • 35:07PrésentateurChiffre
    « il y a aujourd'hui 3 millions de personnes mal logées en attente d'un logement. »
  • 36:32PrésentateurFait
    « Elle, elle veut supprimer la loi SRU qui impose la construction de logements sociaux aux communes. »
  • 38:21PrésentateurChiffre
    « Les communistes qui tiennent les stands, qui les montent, les démontent, ont accueilli 570 000 spectateurs. »
  • 38:40PrésentateurChiffre
    « moi, j'ai fait un meeting devant 40 000 personnes. »
  • 41:49PrésentateurFait
    « lorsque vous entendez le chef d'état-major des armées qui dit qu'il faut se préparer potentiellement à une confrontation avec la Russie »
  • 43:25PrésentateurFait
    « Le peuple français a peur du bruit des bottes qui montent aujourd'hui dans notre pays. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Présentateur 213 %
  • ?5 %
  • Invité5 %

≈ 33,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC.

0:05
Locuteur

Il

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Présentateur

est 8h et vous êtes bien sur RMC et RMC Story. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. C'est la galère totale ce matin pour faire le plein. Les automobilistes se pressent. Vous allez voir dans les stations-services où le carburant se vend le moins cher. On observe de premières difficultés. Les ministres priaient de faire encore plus d'économie que prévu. On va détailler tout ça dans le cadre du budget. C'est RMC qui vous a révélé l'information dès hier. Et une ancienne ministre devant la justice, Rachida Dati, jugée à partir d'aujourd'hui à Paris. Avec cette question, a-t-elle

0:38
Locuteur

vraiment

0:39
Présentateur

travaillé pour Renault il

0:40
Locuteur

y

0:40
Présentateur

a une quinzaine d'années

0:40
Locuteur

? Et

0:42
Présentateur

une question au moment de partir au travail ce matin. Avez-vous réussi à faire le plein ? Cette question se pose parce qu'on est à des niveaux records pour les prix des carburants. Le prix de l'essence qui dépasse désormais son pic de 2022, 2,15

0:52
Locuteur

euros.

0:52
Présentateur

Le litre de sans plomb 95, ce sont les chiffres du gouvernement. Le prix du gazole qui s'approche de son pic du début d'année, 2,35 euros pour le litre de diesel. Et alors des stations commencent à connaître des difficultés. Environ 10% nous dit le gouvernement, surtout chez Total évidemment qui plafonne les prix. La preuve ici dans l'Essonne avec Charlotte Guerre pour RMC.

1:10
Locuteur

Une

1:10
Invité

file d'attente d'une dizaine de voitures. Certaines pompes hors service et d'autres en train d'être ravitaillées. Ryan, 26 ans, parcourt chaque jour une soixantaine de kilomètres pour se rendre au travail. Il vient enfin de réussir à faire le plein alors qu'il roulait sur la réserve.

1:25
Auditeur

Sur le chemin, j

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Locuteur

'ai

1:26
Auditeur

vu à peu près 4, 5 stations sur lesquelles il n

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Locuteur

'y

1:28
Auditeur

avait pas du tout d'essence. J'ai trouvé celle-ci, donc une demi-heure d'attente quand même sur une nationale où ça roulait assez vite. C'était un peu chaud mais on a fini par le trouver quand

1:35
Locuteur

même.

1:35
Invité

Tony Elio aussi a fait la queue pour faire le plein d'essence. Il n'a pas attendu de le faire au dernier moment par crainte des ruptures de stock.

1:42
Locuteur

D

1:43
Auditeur

'habitude, je fais le plein lorsque je suis en réserve mais là, il me reste encore 125 kilomètres d'autonomie. Je préférais faire le plein en avance.

1:51
Invité

Total Energy affirme qu'il ne s'agit pas d'une pénurie mais bien de tensions d'approvisionnement. Le fournisseur assure avoir augmenté de 30% ses livraisons de carburant pour y faire face.

2:02
Présentateur

Si les prix augmentent à nouveau en ce moment, c'est parce que la situation se tend davantage au Moyen-Orient. Vous allez nous expliquer tout ça, Romain Houck, pour RMC. En plus du détroit d'Hormuz qui est bloqué au large de l'Iran, il y a maintenant des tensions de l'autre côté, au niveau du détroit de Bab-el -Mandeb. C'est comme ça qu'il s'appelle en face de l'Afrique. Oui, car depuis vendredi dernier, les rebelles yéménites alliés de l'Iran, les Houthis, se sont emparés de ce détroit ultra stratégique dans la région. Concrètement, qu'est-ce que ça change ? Ce détroit est situé au sud de la mer Rouge.

C'est l'un des principaux points de passage pour les navires commerciaux et donc pétroliers vers l'Europe. Résultat, l'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole au monde, se retrouve prise en étau entre, d'un côté, le détroit d'Hormuz, verrouillé par les Iraniens, et donc le détroit de Bab -el-Mandeb, désormais sous contrôle des outils adversaires historiques des Saoudiens. Et ça, c'est un énorme problème pour les exportations de pétrole. Les outils assurent garantir la liberté de navigation dans le détroit, sauf pour les navires saoudiens. Tout cela entraîne une traversée plus dangereuse pour ces navires, une hausse des primes d'assurance, des détours obligatoires.

Bref, un transport maritime plus lent et plus cher, et en bout de course, une hausse des prix à la pompe. Et pendant ce temps, les pêcheurs expriment leur colère. Ils sont une centaine depuis cette nuit à bloquer le dépôt pétrolier de Frontignan, près de Cède. C'est la même action qu'hier, en fait, à Fosse-sur-Mer. Il y aura à nouveau un rassemblement contre la vie chère dans la

3:19
Locuteur

matinée

3:20
Présentateur

à Marseille. Ça va se passer au rond-point de l'Estac, au lendemain de celui qui a mobilisé une cinquantaine de personnes à La Rochelle. Les organisateurs parlent même d'un tour de chauffe en attendant les appels du 17 octobre. Et alors tout ça

3:30
Locuteur

dans

3:31
Présentateur

le contexte du budget, avec, vous le savez bien, 30 milliards d'euros d'économie à trouver. On est à la veille d'un séminaire du gouvernement qui leur rend une première ébauche de son budget à la fin de la semaine. Autrement dit, c'est en ce moment-là que ça

3:42
Locuteur

se

3:43
Présentateur

décide. Et on vous le révélait dès hier sur RMC. Le Premier ministre Sébastien Lecornu vient d 'écrire à ses ministres pour leur demander, Thomas Becker, de faire encore plus d'efforts que prévus dans les ministères. Oui, avec une consigne, rester pour 2027 au même niveau de dépense que cette année, ce qui revient à une baisse de moyens si l'on prend en compte l'inflation. A Bercy, un conseiller explique que depuis juillet, les services identifient des sources d'économie

4:06
Locuteur

aux

4:07
Présentateur

ministres désormais de tranchées, tous concernés sauf les armées. Le temps presse pour le gouvernement. Il doit envoyer le budget au Conseil des finances publiques dans les prochains jours. Dans cette dernière ligne droite, le Premier ministre veut faire comprendre aux Français que l'État, je cite, s'impose l'exemplarité en matière de dépense, un effort financier mais aussi politique. Le Premier ministre assume, il faut préserver des marges de manœuvre pour le débat parlementaire, une façon d'anticiper d'éventuelles concessions du gouvernement dans les prochaines semaines pour éviter la censure. Alors, elle n'est plus au gouvernement, mais on va revoir Rachida Dati aujourd'hui.

L'ancienne ministre à rendez-vous avec la justice. Elle sera jugée jusqu'à la fin du mois à Paris pour corruption et trafic d'influence en faveur du groupe Renault-Nissan. En cause, 900 000 euros qu'elle a touchés entre 2009 et 2013 pour un supposé travail d'avocate auprès du groupe automobile. C'est d'ailleurs toute la question de ce procès, Pierre Bazin. Est-ce qu'elle a vraiment fait ce travail

4:58
Locuteur

? Pas

4:59
Présentateur

un document de travail en 4 ans, pas une seule note retrouvée au cours de nombreuses perquisitions. A peine quelques rendez-vous dans l'agenda de Rachida Dati. Trop peu de preuves de mission réalisées pour Renault, notent les juges d'instruction. Même la plupart des dirigeants du groupe n'ont rien pu dire des prestations facturées. Rien ne semble donc justifier les quelques 900 000 euros perçus en échange de prétendus conseils juridiques. Rachida Dati, elle, évoque notamment des documents confidentiels qui ont été détruits. Maître Pardo est son avocat.

5:27
Invité

Nous allons tenter de convaincre le tribunal qu'elle a effectivement travaillé sur des grands enjeux. Parce qu'au fond, l'accusation nie complètement son travail d'avocat. Ils nous disent qu'elle n'a rien fait et si elle a touché 900 000 euros, c'est pour trois malheureuses questions qu'elle aurait posées au Parlement européen. Ce qui est totalement ridicule.

5:47
Présentateur

Rachida Dati est aussi soupçonné d'avoir illégalement utilisé son mandat de député au Parlement européen pour obtenir des décisions favorables aux constructeurs. Un point que l'ancienne ministre conteste également. La campagne présidentielle s'accélère à gauche, c'est ce matin que seront annoncées les candidatures. En principe 6 pour la primaire du PS et de place publique le mois prochain. Autre rendez-vous politique, Fabien Roussel, le

6:09
Locuteur

communiste,

6:10
Présentateur

qui sera l'invité d'RMC ce matin à 8h30 au micro d'Apolline. C'est le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui sera auditionné aujourd'hui par la commission d'enquête du Sénat sur le scandale du périscolaire. Nos institutions ont failli, voilà ce que reconnaissait hier l'ancienne maire Anne Hidalgo. Par ailleurs, la justice vient de prononcer une première peine de prison ferme à

6:26
Locuteur

l

6:26
Présentateur

'encontre d'un animateur périscolaire condamné à 50 prisons, dont un enferme sous bracelet électronique pour des agressions sexuelles sur 9 fillettes ces dernières années dans une école du 15e arrondissement de Paris. Et alors ce matin, il y a plusieurs parents d'élèves qui sont en garde à vue pour des affaires de menaces de mort à l'école. Un à Marseille, un autre toujours près de Bordeaux, en plus de la mère de famille qui sera jugée en décembre près d'Auxerre. Les affaires de menaces qui se multiplient, puis la condamnation d'un père de famille près de Toulouse. Bérangère Bocquillant, vous êtes la chef du service Société à RMC.

Le ministère de l'Éducation dit qu'il applique désormais un décret publié cet été permettant de changer d'école les enfants de ses parents menaçants. Mais Bérangère, vous nous dites qu'en fait c'est plus compliqué que prévu. Oui, par exemple dans l'affaire de ce père, désormais en prison, qui a menacé une enseignante de lui couper la tête au Foga près de Toulouse le 4 septembre dernier. Les enfants n'ont toujours pas changé d'école. C'est imminent, déclare la première adjointe du Foga, ajoutant que plusieurs mères de communes environnantes ont refusé d'accueillir les enfants de cette famille dans leurs écoles. Autre

7:31
Locuteur

exemple,

7:32
Invité

lundi à Véron dans Lyon, où une maman a hurlé à la directrice « ça va mal se passer ». Le maire réclame le changement des enfants d'école, mais l'inspection académique veut attendre l'enquête pénale avant de prendre une décision.

7:45
Présentateur

Une hypocrisie pour le maire de Véron, puisque selon lui, la confiance est rompue entre l'équipe éducative et la famille. Et puis je vous donne le programme de la soirée sur RMC. Une semaine après la Ligue des Champions, c'est la Ligue Europa qui commence en football avec les premiers matchs à 21h. Lyon à Anderlecht et Rennes chez le Sturmgratz. C'était le journal de Quentin Vinet. Il est 8h08 sur RMC. Vous en parliez, Quentin, à l'instant, ses auditions à la mairie de Paris sur le scandale du périscolaire. Eh bien, ni responsable, ni coupable. Voilà ce que plaide Anne Hidalgo. Elle était convoquée par la commission d'enquête au Sénat hier. Et c'est une position qui vous révolte.

Elisabeth Gutmann, bonjour. Vous êtes la cofondatrice du collectif SOS Périscolaire. Il

8:23
Locuteur

y a

8:23
Présentateur

de très nombreuses familles qui sont offusquées par la réponse de l'ancienne maire de Paris. C'est l'actuelle maire de Paris, d'ailleurs, qui sera écoutée, Emmanuel Grégoire, aujourd'hui par le Sénat. On ne savait pas. Voilà ce que plaide Anne Hidalgo. Vous dites que c'est un mensonge. La mairie de Paris était au courant. Votre parti pris dans un instant. Et puis vous réagirez aussi à cette première condamnation à de la prison ferme pour un animateur du périscolaire. C'était hier. A tout de suite. 8h12 sur RMC.

Et pour la première fois hier, l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, a reconnu, je cite, un échec, un échec collectif après les scandales des violences sexuelles dans le périscolaire parisien. L'ensemble des institutions ont failli. Voilà ce qu'a reconnu Anne Hidalgo. Elisabeth Gutmann, vous êtes toujours avec nous, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire. Vous avez été, et ce sont vos mots, écoeurés par les propos d'Anne Hidalgo. Oui, tout à fait. On a été écoeurés parce qu'il y a une dilution de la responsabilité. Et finalement, à aucun moment, elle, dans son rôle de maire de Paris, n'assume la responsabilité de ce qu'il s'est passé depuis qu'elle est à son poste, tout simplement.

Elle dit, on ne savait pas. Elle dit, les recrutements, ce n

9:39
Locuteur

'est

9:39
Présentateur

pas nous. Ce sont les différents maires d'arrondissement. Au fond, en effet, une sorte de responsabilité en chaîne qui fait que plus personne n

9:46
Locuteur

'est

9:46
Présentateur

vraiment coupable. Alors, c'est faux déjà, puisque c'est la maire de Paris qui est bien responsable du service périscolaire. Les recrutements, ce n

9:52
Locuteur

'est

9:52
Présentateur

pas les maires d'arrondissement, pas du tout. C'est les services des circonscriptions des affaires scolaires et de la petite enfance qui dépendent bien de la Dasco et donc de la mairie de Paris. Donc, ce n

10:01
Locuteur

'est

10:01
Présentateur

pas les maires d'arrondissement, c'est bien eux. Ces processus, ces process de recrutement étaient très mauvais. Ils sont toujours un peu bancals. Néanmoins, ce qui est important de dire, c'est que c'était bien elle qui était en responsabilité. Et surtout, elle le dit dans son audition, elle dit qu'elle est au courant depuis 2014. En 2014, elle reçoit une alerte. On lui dit, il y a des violences sexuelles. Donc, elle dit, dans les crèches et aussi un peu au périscolaire, parce qu'il y

10:24
Locuteur

a

10:24
Présentateur

quand même déjà 18 animateurs qui sont signalés pour des faits

10:28
Locuteur

d

10:28
Présentateur

'agression sexuelle en 2014. En 2014. Voilà, donc elle demande un rapport d'inspection de l'inspection générale de la ville de Paris pour justement documenter les failles dans l'accueil des enfants et pourquoi est-ce qu'il y

10:40
Locuteur

a

10:40
Présentateur

des violences scolaires. Et ce rapport d'inspection générale, qui a été beaucoup cité lors de l'audition, pointe énormément de dysfonctionnements, énormément de failles et surtout des dangers gigantesques sur les enfants et 40 préconisations.

10:54
Locuteur

Mais

10:54
Invité

quand même, on se dit, à la mairie de Paris, il y

10:55
Locuteur

a

10:55
Invité

50 millions de maires à peu près. On se dit, mais en fait, qu'est-ce qu'ils font au final ? Puisque si à aucun moment, les

11:02
Locuteur

processus de contrôle

11:04
Invité

n'ont fonctionné...

11:05
Présentateur

Et à aucun moment, ce rapport n'a eu de conséquences. En réalité, c'est toute la question. Voilà, et donc elle a commandité justement une enquête pour savoir combien, parmi ces préconisations, qui étaient essentielles pour assurer la sécurité des enfants, combien ont été mises en œuvre. Et elle se rend compte là, aujourd'hui, que seulement 50%. Mais comment, lorsqu'on commande un rapport d'inspection aussi essentiel que ça, qu'il en conclut des choses dramatiques, comment ne peut pas faire de suivi ? Il y aurait des enfants qui auraient pu être épargnés, pensez-vous, si, à ce moment-là, Anne Hidalgo avait véritablement changé les processus ?

Mais bien entendu, c'est une évidence, c'est une évidence. On le voit aujourd'hui, des centaines de victimes auraient pu être épargnées. Des centaines. Justement, il

11:48
Locuteur

y

11:48
Présentateur

a un mot,

11:49
Locuteur

quand

11:49
Présentateur

même, une expression qu'a employée Anne Hidalgo que moi, je ne peux plus entendre, qui est échec collectif. Les hommes et les femmes politiques ne devraient plus avoir le droit de dire cette expression, échec collectif. Parce que échec collectif, c'est vraiment la formule passe-partout pour dire qu'il n

12:02
Locuteur

'y

12:02
Présentateur

a pas de responsable.

12:02
Locuteur

C'est le

12:02
Invité

poison de la dilution, des

12:03
Locuteur

responsabilités. Voilà, c'est ça, la

12:04
Présentateur

dilution tue la responsabilité. Et je précise aussi, et je pense que vous aurez peut-être un complément là-dessus, Emmanuel Grégoire, qui en ce moment est un petit peu cuisiné par l'opposition de droite au Conseil de Paris sur ce sujet, refuse lui aussi de reconnaître la moindre responsabilité, la moindre défaillance. Il sera, d'ailleurs, devant les sénateurs aujourd'hui, auditionné à son tour un homme visé, Patrick Bloch. Il a été l'adjoint chargé de la petite enfance auprès d'Anne Hidalgo de 2017 à 2024, pendant 7 ans. Ses services n'ont pas fait de signalement quand ils ont été informés des accusations de violence

12:40
Locuteur

?

12:41
Présentateur

Oui, alors tout à fait. Et puis Patrick Bloch, c'est vraiment une personne qu'on a rencontrée, qu'on a alertée dès 2021. Vous

12:47
Locuteur

lui avez

12:47
Présentateur

dit physiquement, vous lui avez dit, il l'a entendu de ses propres oreilles ? Alors,

12:52
Locuteur

il

12:52
Présentateur

l'a entendu, on a des mails de confirmation qui disent qu'il a bien compris ce qu'on a dit.

12:56
Locuteur

Oui,

12:56
Présentateur

on a un compte-rendu d'une réunion qu'on fait avec lui, avec son équipe, début janvier 2022, où on l'alerte sur les violences physiques, psychologiques et sexuelles, sur des affaires qui ne sont pas traitées, sur des animateurs qui sont déplacés, faute de trouver d'autres animateurs candidats. On l'alerte aussi sur le fait qu'on a dialogué avec les syndicats, qu'on a rencontré tous les acteurs et que tout le monde est unanime pour dire qu'il y a un gros problème systémique à Paris et que les enfants sont en danger. Hier, première condamnation à de la prison ferme pour un ancien animateur du périscolaire à Paris, agression sexuelle sur neuf enfants.

Il a été condamné à cinq ans de prison, dont un an ferme, mais qui sera sous bracelet électronique. Pour vous, ça n'est pas satisfaisant ? Non, en fait, il faut savoir que pour une agression sexuelle sur un mineur, normalement, c'est dix ans de prison ferme et 150 000 euros d'amende. Le parquet déjà avait requis seulement cinq ans. Aujourd'hui, il se retrouve avec un an sous bracelet électronique, ce qui correspond, alors qu'il a avoué, quand même, avoir agressé neuf fillettes, ce qui correspond donc à cinq semaines par enfant. Merci beaucoup, Elisabeth Gutmann,

13:59
Locuteur

d

13:59
Présentateur

'être venue ce matin. Vous êtes cofondatrice du collectif SOS Périscolaire et on a une pensée pour toutes les familles, effectivement, qui se battent et qui mènent votre combat. Il est 8h17 sur RMC et c'est l'heure d'Arnaud de Manche. RMC, Apolline Matin.

14:15
Locuteur

C

14:15
Présentateur

'est tous les jours de Manche. Salut, Arnaud. Et bonjour, les amis, bonjour à tous. Arthur, Manu, Mathieu, bonjour,

14:22
Locuteur

Apolline. Bonjour, bonjour.

14:24
Présentateur

Je sais que la politique, c'est votre passion dans la vie. C'est pour ça que vous vous êtes couché à deux heures du mat' pour avoir le plaisir de passer une soirée à interroger François Hollande sur BFM. Mais c'est votre truc, voilà, c'est votre truc. Vous êtes une sorte de Arlette Chabot bien habillée.

14:39
Locuteur non identifié

Vous

14:39
Locuteur

êtes une sorte de Catherine Ney.

14:42
Présentateur

Alors, Apolline, je vais vous faire kiffer et je vais vous parler

14:46
Locuteur

du

14:48
Présentateur

meeting de Bruno Retailleau à Nojean-sur-Marne. Et c'était ce week-end. C'est Céline Dion

14:55
Locuteur

et Bruno Retailleau. C'est ça qui est un

14:56
Présentateur

peu dommage. Il y avait un peu moins de monde que pour Céline Dion. En vrai, beaucoup de gens avaient hésité entre les deux. Les gens étaient à la maison.

15:03
Invité

Chérie, je les place. Pour Céline ? Non, pour Bruno. Mars ? Non, Retailleau. Mais par contre, on m

15:09
Locuteur

'en

15:09
Invité

a donné 140 des places. Il en restait plein. Et premier rang.

15:15
Présentateur

Poussinette, tu t'en vas ? Attention, on rigole, mais Bruno Retailleau, c'est un homme de scène. Il a été bénévole au Puy du Fou, quand même.

15:22
Locuteur

Il

15:23
Présentateur

est juste meilleur avec un cheval et un chapeau à plumes et une épée qu'un costard et un micro. Il faudrait qu

15:28
Locuteur

'il

15:28
Présentateur

fasse ses meetings dans des centres équestres.

15:31
Locuteur

Chers amis !

15:32
Présentateur

C'est doucement au Marquise du Belvédère. Ça aurait de la gueule. Alors, pour réformer le pays, il a dit vouloir mettre en place un Big Bang constitutionnel. Voilà, Retailleau, c'est quand même vraiment le dernier candidat qu'on imagine provoquer un Big Bang de quoi que ce soit. Lui, son maximum, c'est de modifier un amendement de l'article 5 alinéa 4 de la loi sur l'utilisation des ramettes de papier recyclés dans l'administration territoriale.

15:57
Locuteur

Non,

15:57
Présentateur

mais le personnage manque d'ampleur, ce n'est pas DSK.

16:02
Locuteur

DSK, il

16:02
Invité

proposait un Gang Bang constitutionnel.

16:04
Présentateur

Et il l

16:05
Locuteur

'a

16:05
Présentateur

fait

16:06
Locuteur

!

16:08
Présentateur

Gabriel Attal poursuit sa tournée, lui, des 1000 bistrots. Oui, mais ça ne marche pas des masses, son truc. Alors, il faut dire

16:14
Locuteur

que...

16:15
Présentateur

En fait, bon, admettons, tu vas au bistrot, te bourrer la gueule, tu vois Gabriel Attal au comptoir, tu es là, hé Gabriel, qu'est-ce que tu penses de Macron ?

16:22
Invité

Hé Macron, je l'emmerde ! On se reprend des shots ? Tu vas voter pour moi ?

16:29
Locuteur

Parce

16:30
Invité

que tu étais mon copain, parce

16:31
Locuteur

que

16:31
Invité

tu étais mon copain. Toi,

16:32
Locuteur

tu

16:32
Invité

dis, oh, bah oui. Et le lendemain, tu te réveilles avec la gueule de voix, qu'est-ce que j'ai fait hier soir ? Et en

16:38
Locuteur non identifié

fait,

16:39
Locuteur

je pense

16:39
Locuteur non identifié

que c

16:39
Locuteur

'est

16:39
Locuteur non identifié

ça le truc.

16:40
Invité

Bah oui,

16:41
Présentateur

la moitié des gens qu'il a convaincu de voter pour lui, maintenant, ils ont oublié, donc

16:44
Locuteur

ça ne marche pas.

16:45
Présentateur

S'il arrête la tournée des 1000 bistrots, il va falloir trouver autre chose. Je pense qu'il va nous dégainer la tournée des 1000 campings avec Patrick Sébastien.

16:54
Invité

Salut ! Salut Gabriel ! T'es prêt pour la chenille de bienvenue ? Oui, bonjour, merci de m'accueillir. Vous avez vu, j'ai mis mon Bob Ricard et mes claquettes.

17:04
Locuteur

Et

17:05
Invité

c'est parti ! Mère, tes deux pieds en canard, c'est la chenille qui redémarre. Voté à Tal 2027,

17:15
Locuteur

pour

17:16
Invité

une France qui sera plus chouette. Ouais, c'est super ! C'est bien que tu sois venu. C'est ce qu'on voulait à Edouard Philippe à la base.

17:22
Locuteur

Mais

17:23
Présentateur

bon, c'est un camping naturiste, il faut être à poil et il n

17:26
Locuteur

'est

17:26
Présentateur

pas équipé.

17:31
Invité

Ouais, Gabi ! Oh mon Dieu ! Apéro ! Apéro, je sors de 1000 bistrots quand même. Oh, je ne

17:37
Locuteur

veux

17:37
Invité

pas ta chochotte, boit ça ! T'en poses quoi de Macron ? Et Macron, j'emmerde ! Le chômage ! Vous avez vu comme les jobs sont bas ! Jobbi ! Jobba ! Ça ne

17:49
Locuteur

va pas

17:49
Invité

au niveau de l'emploi ! Jobbi ! Jobbi ! Je crois que je suis un peu pompette. Jobbi ! Jobba !

17:59
Présentateur

Se développe-t-elle trop vite ? Des spécialistes tirent la sonnette d'alarme.

18:03
Locuteur

Alors,

18:03
Présentateur

prudence, prudence.

18:04
Locuteur

Vous savez

18:04
Présentateur

que l'IA est nourrie par les grandes œuvres humaines. Mozart, Shakespeare, Léonard de Vinci ou Plastique Bertrand. Mais

18:11
Locuteur

il n'y a pas que les

18:12
Présentateur

grands,

18:12
Locuteur

il

18:12
Présentateur

y a aussi Facebook qui l'alimente. Elle se gave de postes de boomers complotistes qui écrivent «

18:17
Locuteur

Le

18:18
Invité

citron dans le vinaigre détruit 98% des cellules cancéreuses et Big Pharma vous ment ! Faites vos propres recherches !

18:26
Présentateur

» Et en dessous, en commentaire, t'as Jean-Pierre, 63

18:29
Invité

ans. « Exactement, Martine ! Réveillez-vous, les moutons ! »

18:32
Locuteur

«

18:32
Invité

Merci, Jean-Pierre ! Enfin, quelqu'un qui réfléchit par lui-même ! » « Bisous à Didier ! »

18:36
Locuteur

Et

18:36
Invité

l'IA s'en craigne là-dessus. Donc, on est encore un peu tard devant nous. Alors, on dit beaucoup

18:45
Présentateur

que l'IA va détruire nos emplois, mais c

18:50
Locuteur

'est

18:50
Présentateur

l'occasion d'un petit quiz ! Ce métier va-t-il être détruit ? Ce métier existe-t-il encore en France ? Attention, c'est parti ! Sexeur de poussins ? Oui,

19:01
Locuteur

ça existe.

19:03
Présentateur

Ma sœur de pie de vache laitière

19:05
Locuteur

? Oui, aussi. Non, c'est faux. C'est un hobby. Oui, c'est

19:08
Présentateur

ça. Jean

19:10
Locuteur

Lassalle fait ça

19:10
Présentateur

bénévolement depuis des années. Haut-commissaire au plan ? Oui, c'est un

19:16
Locuteur

vrai

19:16
Présentateur

job. Testeur de toboggan ?

19:19
Invité

Oui,

19:20
Locuteur

ça existe,

19:21
Invité

testeur

19:21
Locuteur

de toboggan. Moi, je suis

19:22
Invité

contre le travail

19:23
Présentateur

des enfants, mais ça, j'aurais aimé. Plongeur en égout

19:25
Locuteur

? Oui, c'est

19:28
Présentateur

un peu chaud pour draguer sur Tinder. Tu

19:29
Locuteur

fais quoi dans la vie ? Je plonge dans les égouts, mais c'est vrai.

19:32
Présentateur

Calineur professionnel ?

19:34
Locuteur

Peut-être, non. C'est vrai, c

19:35
Présentateur

'est vrai. Si, il y a des rendez-vous de câlins.

19:39
Locuteur

Fauconnier

19:39
Présentateur

d'aéroport ?

19:41
Locuteur

Oui, bien sûr.

19:42
Présentateur

Jalia ne pourra pas faire. Brouteur de petites

19:44
Locuteur

culottes

19:45
Présentateur

de choux ? Il y en a un. Il

19:51
Locuteur

est

19:51
Invité

communiste de droite.

19:53
Présentateur

Dans un

19:56
Locuteur

instant.

20:01
Présentateur

Roussel. Oui, Fabien Roussel est mon invité dans un instant. Tu ne s'en remets pas. Oui, bah oui. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Il est communiste, mais un peu de droite. En

20:13
Locuteur

tout cas, c'est... C'est un conseil. C'est

20:15
Présentateur

ce qu'estime Arnaud Demanche.

20:18
Locuteur

Non, c'est ce que disent les

20:19
Présentateur

insouves. Il est 8h24 et dans un instant, donc en effet, mon invité, c'est Fabien Roussel. Et il veut être au côté. Il dit qu'il faut accompagner les colères, voire même appeler à une forme de révolution. Fabien Roussel, mon invité, dans un instant.

20:32
Locuteur

A

20:32
Présentateur

tout de suite. Vous restez bien avec nous sur RMC tout de suite. Ce sera le face-à-face. Et ce matin, Apolline de Malherbe reçoit Fabien Roussel, candidat à

20:40
Locuteur

l

20:40
Présentateur

'élection présidentielle et secrétaire du Parti communiste. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Face-à-face. Apolline de Malherbe. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Fabien Roussel. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Vous êtes secrétaire nationale du Parti communiste français. Vous êtes par ailleurs maire de Saint-Amand-les-Eaux. Des questions d'abord sur les colères qui s'expriment, les pêcheurs qui bloquent à nouveau ce matin un dépôt de carburant. Vous avez déclaré la semaine dernière, je vous propose de faire la révolution dans la rue avant les urnes.

J'appelle à des mobilisations sur les ronds-points dans les entreprises et moi j'y serai. Irez-vous

21:27
Locuteur

?

21:28
Présentateur

Bien sûr. Bien sûr et je les soutiens totalement. Ils ont raison. Tous ces travailleurs, tous ces salariés à se mobiliser. C'est même la dignité de la classe ouvrière. Et je demande à ce que le gouvernement

21:38
Locuteur

non

21:39
Présentateur

seulement entendre, mais répondre. Il faut que le gouvernement réponde à cette colère qui monte, qui est profonde, qui est celle de travailleurs

21:48
Locuteur

qui

21:49
Présentateur

ne veulent pas être des travailleurs pauvres. Le travail doit permettre de vivre, de vivre dignement. Or aujourd'hui, le poids de l'énergie, les factures d'énergie, l'essence, le gaz, l'électricité, le poids des loyers qui pèsent. Bref, tout augmente, y compris les fruits et légumes. J'étais à Rungis pour m'en rendre compte. Tout cela pèse énormément sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens. On est le 15 du mois. Beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui...

22:15
Locuteur

Un tiers des Français

22:15
Présentateur

disent

22:16
Locuteur

dans

22:16
Présentateur

le rouge à partir

22:17
Locuteur

du 15

22:18
Présentateur

du mois. Voilà. Déjà dans le rouge. Et donc, il y a une urgence à répondre à ça. Ce n

22:22
Locuteur

'est

22:22
Présentateur

pas en appauvrissant les Français, en tapant sur leur pouvoir d'achat, que l'on va redresser la France. On a besoin d'avoir une économie qui roule, qui tourne, où nos concitoyens, nos concitoyennes puissent consommer. Et or, aujourd'hui, tout est fait en tapant dans leur porte-monnaie à réduire justement la consommation, à réduire l'activité. Et c'est ça qui pousse petit à petit notre pays à rentrer en récession. C'est extrêmement grave. Et donc, je reviens à l'appel que j'ai lancé.

22:48
Locuteur

Moi,

22:49
Présentateur

je ne souhaite pas attendre les élections présidentielles dans 8 mois pour que ça change. C

22:53
Locuteur

'est maintenant qu'il souffre. Mais est-ce que votre rôle, ce n'est pas l'inverse ? Pardon,

22:55
Présentateur

Fabien Roussel, mais vous êtes un homme politique. Est-ce que la réponse à la colère ne doit pas être dans une démocratie par les urnes ? Je voudrais vous faire écouter les propos de François Hollande que l

23:04
Locuteur

'on

23:04
Présentateur

interrogeait précisément sur le rôle des politiques. Irait-il, lui, comme vous, manifester aux côtés de ceux qui expriment leur colère ? C'était hier soir sur BFM TV. Voici sa réponse. J'entends que certains appellent à faire des manifestations ou des cortés. Non ! Vous pourriez le faire ? Non ! Vous pourriez aller ? Le rôle des responsables politiques, des partis politiques, et a fortiori pour moi qui étais au sommet de l'État, c'est de faire que des propositions soient émises.

23:32
Locuteur

Rien ne vous

23:32
Auditeur

interdit d'aller manifester.

23:34
Présentateur

Non, mais aujourd'hui, chacun doit être dans son rôle. Mon rôle n'est pas d'aller manifester. Ce serait quand même un curieux... Ça pourrait

23:41
Auditeur

être un signe de soutien.

23:42
Présentateur

Non, mais je ne suis pas dans cette démarche. On peut soutenir, mais ce qu'il faut, c'est trouver des réponses. Des réponses et ne pas attiser, en quelque sorte, les colères. Est-ce que vous êtes dans votre rôle,

23:55
Locuteur

à

23:56
Présentateur

la fois candidat à l'élection présidentielle et appelant à une révolution avant les urnes ?

24:00
Locuteur

Le

24:01
Présentateur

rôle des responsables politiques, c'est d'apporter des réponses à son peuple, à ceux qui souffrent, et notamment, là, aujourd'hui, à ceux qui travaillent, qui nous nourrissent. Je pense aux pêcheurs, mais aux agriculteurs qui n'ont plus de foin, là, pour leur élevage, par exemple.

24:14
Locuteur

Et

24:15
Présentateur

donc, il y a besoin d'apporter des réponses urgentes. Et c'est pour ça que moi, en tant que candidat à l'élection présidentielle, mais en tant que responsable politique, je ne veux pas me projeter sur le mois de mai les élections présidentielles. Je souhaite que l'on apporte des réponses à nos concitoyens, maintenant. Or, nous avons un gouvernement qui ne veut pas entendre ce qui se passe dans la rue, voire même, pire que ça, qui continue à mettre sur la table des propositions qui vont pénaliser le pouvoir d'achat des Français, les taxer encore plus fortement, alors que c'est tout l'inverse qu'il faut faire. Ces manifestations, elles obtiendraient quoi ?

Comment on pèse sur le gouvernement pour qu'il change ? Qu'il change de braquet et qu'il arrête d'accompagner les premiers de cordée, qui est la grande théorie du ruissellement du président de la République, qu'on mette fin à cette politique. D'ailleurs, les Français n'en peuvent plus de cette politique du président Macron. Ils n'attendent qu'une seule chose,

25:05
Locuteur

c

25:05
Présentateur

'est qu'il s'en aille. Qu'est-ce que vous vous proposez ? Maintenant, c'est maintenant qu'il faut que ça change.

25:09
Locuteur

Qu'est-ce que

25:09
Présentateur

vous vous proposez

25:10
Locuteur

?

25:10
Présentateur

Tout de suite, sur l'énergie, sur l'électricité, sur le gaz, nous proposons, nous demandons à ce qu'il y ait une baisse de la TVA immédiate de 20 à 5,5%. C'est la possibilité...

25:23
Locuteur

C'est-à-dire

25:23
Présentateur

considérant que le carburant est un produit de première nécessité,

25:26
Locuteur

ce qui

25:26
Présentateur

justifierait que sa

25:27
Locuteur

TVA

25:28
Présentateur

ne soit qu'à 5%. Tout à fait. Et d'ailleurs, c'est le gouvernement qui est responsable de la hausse, en partie, des prix des factures d'électricité, parce que c'est ce gouvernement qui a augmenté la TVA en la

25:39
Locuteur

faisant passer de 5 à 20.

25:40
Présentateur

Faire passer

25:41
Locuteur

la TVA à 5,5%, ça met un peu

25:43
Présentateur

de temps. Il y a une autre proposition que même

25:44
Locuteur

Michel

25:45
Présentateur

-Edouard Leclerc proposait hier matin à ce micro. Il disait le gouvernement peut décider d'un claquement de doigts et ça pourrait être appliqué à partir de lundi à la pompe, d'ajourner, en tout cas, les fameux certificats d

25:56
Locuteur

'énergie. C'est 15 à 20 centimes.

25:58
Présentateur

J'y viens. C'est la deuxième proposition que j'ai formulée. Mais

26:01
Locuteur

celle-là est plus rapide dans le temps. Vous auriez pu

26:03
Présentateur

commencer par ça. La baisse de la TVA, ça peut permettre de faire baisser de 30 centimes, à peu près, le prix à la pompe.

26:10
Locuteur

Simplement, je reprécise. La baisse de la TVA, ça passe par la loi et donc c'est évidemment beaucoup plus long.

26:15
Présentateur

Écoutez, moi, j'appelle à l'état d'urgence énergétique.

26:18
Locuteur

Il

26:19
Présentateur

y a besoin aujourd'hui

26:20
Locuteur

de

26:21
Présentateur

prendre des mesures d'urgence. Quand nous étions pendant l'épidémie de Covid, quand nous avons subi des attaques terroristes, nous avons pris des mesures d'urgence. Aujourd'hui, nous subissons une crise énorme qui pèse sur le travail de nos concitoyens, sur les salaires, sur l'activité économique. Il y a besoin de prendre des mesures d'urgence et c'est pour ça que moi, je déclarais l'état

26:47
Locuteur

d'urgence

26:48
Présentateur

énergétique. Il y a besoin tout de suite de redonner des marges de manœuvre à nos entreprises et aux Français en allégeant la facture énergétique.

26:56
Locuteur

L

26:57
Présentateur

'essence,

26:58
Locuteur

les

26:58
Présentateur

certificats d'économie d'énergie pèsent aux alentours de 10 à 15 centimes par litre. La TVA, en la baissant, on peut gagner 30 centimes. Quand j'additionne les deux, ça fait 45 centimes du litre

27:10
Locuteur

que

27:11
Présentateur

l'on peut aujourd'hui baisser immédiatement. Et puis, il

27:14
Locuteur

y

27:14
Présentateur

a les factures d'électricité, de gaz. Excusez-moi, j'y reviens.

27:17
Locuteur

Parce

27:17
Présentateur

que je reçois dans mes permanences des gens qui me disent qu'on ne peut plus payer le loyer, les loyers augmentent. Quand je regarde les loyers, c'est la facture énergétique qui a explosé ces dernières années depuis la guerre en Ukraine. Ce qui fait qu'entre des loyers qui augmentent de 20% en moyenne ces cinq dernières années, des prix à la pompe qui augmentent aussi, puis vous ajoutez les fruits et légumes, les tomates, on dit aux Français qu

27:40
Locuteur

'il

27:40
Présentateur

faut manger sain, attention, mais ils ne peuvent plus. Et donc, cette colère,

27:45
Locuteur

elle

27:45
Présentateur

doit s'entendre, mais il faut surtout y apporter des réponses.

27:48
Locuteur

C

27:48
Présentateur

'est pour ça que c'est une forme de révolution à laquelle j'appelle parce qu'effectivement, il faut changer de logique.

27:53
Locuteur

Est-ce qu'on s'était trompé

27:54
Présentateur

quand on entendait dans vos mots « j'appelle à faire la révolution » plutôt une révolution dans la rue

27:58
Locuteur

? Ben,

28:00
Présentateur

si le gouvernement

28:01
Locuteur

n

28:01
Présentateur

'entend pas

28:02
Locuteur

et

28:03
Présentateur

qu'il continue à proposer des remèdes douloureux, oui, j'appelle à de grandes mobilisations dans la rue. Hier, j'étais avec les énergéticiens qui défendent

28:14
Locuteur

leur pouvoir d'achat. Qui défendent leur

28:15
Présentateur

statut, le statut d'agent de GDF

28:17
Locuteur

et

28:17
Présentateur

de

28:18
Locuteur

EDF. Ils

28:18
Présentateur

défendent le fait

28:19
Locuteur

qu

28:20
Présentateur

'en remettant en cause le tarif agent qu'ils ont sur l'électricité...

28:23
Locuteur

Je

28:23
Présentateur

rappelle qu'ils payent 10% du prix normal

28:26
Locuteur

de l'électricité Dans chaque profession,

28:28
Présentateur

il y a des avantages liés à la profession et ceux qui n'en ont pas devraient en avoir. Eux, ils en ont un qui existe depuis 80 ans. Supprimer cet avantage, c'est perdre du pouvoir d'achat. Je défends tous les salariés, que ce soit les policiers qui ont manifesté hier, que ce soit aussi les pêcheurs, que ce soit les personnels de santé. Et demain, il va y avoir des mobilisations importantes, je pense, à cette convergence de tous ces salariés de la fonction publique, des pompiers qui vont se réunir le 29 septembre prochain. cette première grande manifestation va être essentielle, déterminante.

Plus nous serons nombreux dans la rue, plus nous serons nombreux, plus le gouvernement va devoir prendre conscience que s'il n'agit pas, la colère va exploser.

29:11
Locuteur

Le 29 septembre ?

29:12
Présentateur

Non, mais je vais aller jusqu'au bout. Moi, je préfère que le gouvernement apporte des réponses

29:17
Locuteur

et

29:18
Présentateur

que la colère sociale, ça pèse. Et ensuite, on va régler dans les urnes la France dans laquelle nous voulons vivre. projet contre projet. Mais aujourd'hui, il y a une colère sociale qui doit être entendue. Les Français souffrent, ils meurent à petit feu. La pauvreté augmente. Donc, le 29

29:34
Locuteur

septembre, vous serez dans la rue.

29:35
Présentateur

Le

29:35
Locuteur

29 septembre, vous serez

29:36
Présentateur

dans la rue.

29:37
Locuteur

Mais bien

29:37
Présentateur

sûr, mais bien sûr que j'y serai dans la rue. Mais je vais même, dans les jours qui viennent, moi-même, prendre des initiatives avec mon parti pour interpeller le gouvernement. Lesquelles ? Est-ce que vous avez déjà des formes de... Vous le verrez bien assez tôt. Mais en tout cas, nous prendrons nous aussi des initiatives. j'appelle chacun, dans chaque département, dans chaque région, à se mobiliser devant les lieux de pouvoir, les sous-préfectures, le siège de Total, devant les ministères. Il va falloir que l'on s'organise et tous ensemble. Et plus nous serons

30:07
Locuteur

nombreux, mieux que ce sera. Peuvent-ils garder

30:08
Présentateur

le blocage ? Hier, ils ont été assez rapidement délogés, les pêcheurs, à fausse-sur-mer.

30:12
Locuteur

Ils ont

30:13
Présentateur

repris un blocage

30:14
Locuteur

ce

30:14
Présentateur

matin dans les rots. Est-ce que vous leur dites « tenez bon »

30:18
Locuteur

?

30:18
Présentateur

Oui, je leur dis « tenez bon » et je leur dis « tenez bon » face à toutes les provocations et tous les propos qui pourront être tenus contre vous. Parce que j'entends déjà « on va prendre les Français en otage », « c'est jeter de l'huile sur le feu », etc. À chaque fois, quand les Français manifestent leur mécontentement parce qu'ils se font taxer par tous les bouts, parce qu

30:40
Locuteur

'ils

30:40
Présentateur

n'arrivent plus à payer leurs factures, leurs courses, on les pointe du doigt en disant « taisez-vous, payez ». C'est fini ça. C'est fini. Et je ne veux pas qu'on attende les élections présidentielles pour que ça bouge. C'est pour ça que je veux être moi un candidat en lutte. Quelqu'un qui aussi... Moi je fais le choix de la barricade du côté où je veux être. Je veux être avec ceux qui se battent. Vous faites le choix de la barricade ?

31:05
Locuteur

Un homme qui est candidat à l'élection présidentielle dans une démocratie

31:07
Invité

dit « moi je

31:08
Locuteur

fais le choix de la barricade ». Ce que je veux dire, c

31:09
Présentateur

'est que quand il y

31:10
Locuteur

a

31:10
Présentateur

des barricades qui se montent,

31:11
Locuteur

on

31:12
Présentateur

doit choisir de quel côté on se met. Et moi je sais de quel côté où je serai. Quand il y

31:16
Locuteur

a

31:16
Présentateur

un piqué de grève qui se monte, je sais de quel côté je suis.

31:19
Locuteur

Il

31:20
Présentateur

y a ceux qui forcent le piqué de grève et il y a ceux qui le tiennent. Moi je veux être du côté de celles et ceux qui se battent aujourd'hui pour défendre leur dignité, leur pouvoir d'achat, leur pouvoir de vivre. Vous vous imaginez qu'aujourd'hui dans notre pays, ces travailleurs, ces pêcheurs qui se battent, c'est pour ne pas être des travailleurs pauvres. Nous voulons nous avoir des travailleurs qui vivent dignement de la richesse qu'ils produisent. Et

31:45
Locuteur

c'est pour

31:45
Présentateur

cela que oui j'appelle à ce que l'on se mobilise maintenant parce que ce gouvernement envisage encore des remèdes terribles de taxer les retraités.

31:54
Locuteur

On y vient à la question du budget,

31:56
Présentateur

les retraités. Hier, ce même François Hollande défendait sa proposition pour précisément que le travail paye mieux. Là-dessus, vous êtes d'accord sur le constat. Il dit pour alléger voire supprimer la part des cotisations salariales qui pèsent sur le salaire des travailleurs, il vaut mieux augmenter la TVA, la passer progressivement de 20 à 24% et dans le même temps la faire passer à zéro sur tous les produits de première nécessité. Ce vase communiquant entre en gros ce qui pèse sur le salaire et ce qui pèse sur la consommation, vous en dites quoi ?

32:30
Locuteur

Je

32:30
Présentateur

dis que c'est une très mauvaise idée et on connaît les remèdes de François Hollande qui a été président de la République de 2012 à 2017 et qui a pris beaucoup de mesures pour, comme on dit, alléger le coût du travail, c'est-à-dire donner des cadeaux fiscaux aux entreprises, aux grandes entreprises en espérant qu'ils embaucheraient derrière. Ça ne s'est pas produit. Aujourd'hui,

32:54
Locuteur

ils

32:55
Présentateur

continuent de proposer le même remède, c'est-à-dire de rapprocher le brut

32:59
Locuteur

du

33:00
Présentateur

net dans les salaires. Ce serait

33:02
Locuteur

pas mal

33:02
Présentateur

quand même, non

33:02
Locuteur

? Il y a un certain

33:03
Présentateur

nombre de personnes qui nous

33:04
Locuteur

écoutent qui seraient

33:05
Présentateur

enchantées d'avoir le brut qui

33:06
Locuteur

sera

33:07
Présentateur

proche

33:07
Locuteur

du net.

33:08
Présentateur

Laissez-moi aller jusqu'au bout

33:09
Locuteur

et

33:10
Présentateur

de l'autre côté, d'augmenter la TVA. Ça, c'est un jeu de bonnes taux pour ceux qui jouent. C

33:15
Locuteur

'est

33:15
Présentateur

je te donne d'un côté mais je prends de l'autre. Et d'ailleurs, encore une fois, je pense aux entreprises, aux TPE, aux PME. Quand elles vont voir la TVA augmenter, quand elles vont voir les prix augmenter, ils ne vont pas s'en sortir eux aussi. Donc, les Français vont payer plus cher parce que la TVA va augmenter. Ensuite, rapprocher le brut du net. Mais enfin, il faut aller jusqu'au bout de la logique. Si demain, il n'y a plus de salaire brut qui est un salaire différé, socialisé, c'est la retraite, c'est l'assurance maladie, c'est la sécurité sociale, c'est la carte vitale ce que l'on paye avec le brut. Demain, ça veut dire qu'il n'y a plus de carte vitale.

Et il faudra la remplacer par l'American Express, sa carte bleue pour aller se soigner quand on a une maladie grave, de même,

33:58
Locuteur

il

33:58
Présentateur

n

33:58
Locuteur

'y aura

33:58
Présentateur

plus de pension de retraite garantie parce qu'il faudra capitaliser. Et donc, plus de brut, ça veut dire plus de sécurité sociale. Ceux qui proposent ça demandent la privatisation de la sécurité sociale et nous, nous disons non, c'est un choix de société. Mais que les Français en puissent en débattre clairement entre le modèle libéral

34:18
Locuteur

qui propose de supprimer la

34:20
Présentateur

sécurité sociale et nous qui demandons à la protéger au contraire. Défendu par les uns ou par les autres et débattu. Et honnêtement, c'est de très bonne augure. Il y a véritablement des propositions très concrètes de vous tous. Une question aussi sur le logement. C'est au cœur des préoccupations des Français sur le logement. Marine Le Pen a voulu en faire le thème numéro un, un peu comme elle avait fait le pouvoir d'achat il y a quelques années. Sur le fond, vous êtes d'accord ? Vous partagez l'idée que le logement doit être une cause importante,

34:47
Locuteur

prioritaire ?

34:48
Présentateur

Je suis content que vous le soulignez. Moi-même, j'en fais un élément de ma campagne important. Je l'ai dit parce que le logement pèse de plus en plus dans le pouvoir d'achat des ménages, dans le budget des ménages. Dans les permanences que je tiens, je reçois plus de personnes qui ont des problèmes de logement que des problèmes d'emploi. D'ailleurs, il y a aujourd'hui 3 millions de personnes mal logées en attente d'un logement. On n'en construit pas assez.

35:12
Locuteur

Et

35:12
Présentateur

donc... Faut-il donner priorité à ceux qui ont la nationalité française ? Il y a la question du coût

35:18
Locuteur

et

35:18
Présentateur

il y a la question de l'accessibilité. Il manque de logements. La priorité, ce n

35:23
Locuteur

'est

35:23
Présentateur

pas la préférence nationale. La priorité, c'est de construire des logements pour que tout le monde puisse être bien logé. Et alors là, je vais me mettre à la place d'un employeur ou moi en tant que maire quand dans ma ville, j'ai deux personnes qui travaillent pour ramasser les poubelles ou dans une entreprise du bâtiment. L'une qui a la nationalité française et l'autre qui est un travailleur

35:48
Locuteur

immigré

35:49
Présentateur

qui a une carte de séjour qui est là depuis 10 ans, 20 ans

35:52
Locuteur

et

35:52
Présentateur

qui, tous les deux, demande à logement. Je dois les distinguer en fonction de leur nationalité alors que tous les deux travaillent, cotisent, participent à la richesse du pays et

36:01
Locuteur

donc je dois

36:02
Présentateur

faire une différence. Mais vous vous rendez compte ? Enfin, ils sont collègues, ils vivent ensemble, leurs enfants vont à l'école ensemble et on va faire de la ségrégation en fonction de la nationalité mais c'est une forme d'apartheid que Mme Le Pen veut créer dans notre pays. C'est ça l'essentiel alors que le problème, le problème, quand il y a 3 millions de demandeurs de logements et que, justement, on a coupé les robinets des bailleurs sociaux et que l'on ne construit pas assez de logements. Moi, je suis confronté à ça. On ne construit pas assez de logements. Elle, elle veut supprimer la loi SRU qui impose la construction de

36:38
Locuteur

logements

36:38
Présentateur

sociaux aux communes qui ne veulent... Il y a des communes qui ne veulent pas en

36:43
Locuteur

construire. Fabien Roussel,

36:43
Présentateur

vous dites que c

36:44
Locuteur

'est

36:44
Présentateur

de la ségrégation, c'est honteux. Maintenant, je vais aller jusqu'au bout du rôle dans lequel vous vous êtes mis. Vous dites, moi, je suis le maire et j'ai deux dossiers de deux personnes qui ont la même vie, qui partagent le même quotidien, qui ont le même job, l'une à la nationalité française

36:59
Locuteur

et qui payent

36:59
Présentateur

des impôts. Il y

37:01
Locuteur

a

37:01
Présentateur

un seul logement, vous faites quoi ? Vous tirez au sort ?

37:03
Locuteur

Vous

37:03
Présentateur

lancez une pièce

37:04
Locuteur

en l'air

37:04
Présentateur

?

37:05
Locuteur

Comment vous faites ? Mais non, mais

37:05
Présentateur

je

37:05
Locuteur

vais

37:05
Présentateur

dire à nos concitoyens comment ça se passe. C'est que dans les commissions d'attribution des logements, il y a quatre interlocuteurs. Il y a le préfet qui vient avec ses dossiers d'urgence et qui vient mettre dans ma commune des personnes qui y sont d'ailleurs. Il y a le bailleur qui vient avec ses propres urgences. Il y a les employeurs, actions logement, parce que tout le monde cotise quand on a dans une entreprise de plus de 50...

37:27
Locuteur

Ce que

37:27
Présentateur

vous

37:27
Locuteur

dites, c'est qu'il ne faut pas

37:28
Présentateur

choisir.

37:29
Locuteur

Il y a la

37:29
Présentateur

ville. Et donc, moi, je représente une voix sur quatre pour défendre un logement. Et donc, ce que je regarde, moi, je privilégie les habitants de ma commune. Je défends d'abord les dossiers de ma commune. Et on regarde l'urgence. Il y

37:41
Locuteur

a

37:41
Présentateur

des personnes qui sont sans domicile, avec des enfants, à la rue. Il y a des personnes qui se sont séparées. Et puis, il faut un logement pour les deux couples, Et vous faites

37:51
Locuteur

preuve le plus possible d'humanité.

37:53
Présentateur

Bien sûr. Et donc, c'est d'abord ça que l

37:55
Locuteur

'on regarde. C'est

37:55
Présentateur

comme

37:55
Locuteur

ça

37:55
Présentateur

que vous vous sélectionnez. Fabien Roussel, la fête de l'UMA, c'est censé être votre truc.

38:00
Locuteur

C

38:00
Présentateur

'est-à-dire, la fête de l'UMA, c'est vous qui l'organisez, c'est le Parti communiste. Et dans cette fête de l'UMA, j'allais dire, chez vous, sur votre terrain, il y a eu ces slogans, ces cris. Non, Roussel n'est pas un camarade. Outre les slogans sur tout le monde déteste l'EPS, non, Roussel n'est pas un camarade. Comment vous avez vécu ça

38:18
Locuteur

? Bon,

38:19
Présentateur

d'abord, moi, j'ai vécu une belle fête de l'UMA. Les communistes qui tiennent les stands, qui les montent, les démontent, ont accueilli 570 000 spectateurs.

38:29
Locuteur

C'est le plus gros festival. La plus grosse fête

38:32
Présentateur

politique en

38:32
Locuteur

Europe. Est

38:32
Présentateur

-ce que vous n'avez pas trouvé ça un peu ingrat

38:34
Locuteur

que

38:34
Présentateur

vos invités, en quelque sorte,

38:37
Locuteur

vous

38:37
Présentateur

insultent ? Je vais répondre à votre question.

38:39
Locuteur

Je

38:39
Présentateur

vais y répondre.

38:40
Locuteur

Ce

38:40
Présentateur

que je sais, c'est que moi, j'ai fait un meeting devant 40 000 personnes. Devant 40 000 personnes. Et il n

38:46
Locuteur

'y a

38:46
Présentateur

pas eu d'insulte envers qui que ce soit à gauche. Et c'est certainement une différence qu'il y a entre nous

38:53
Locuteur

et

38:54
Présentateur

certains à la France Insoumise qui préfèrent insulter les autres forces de gauche. Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche. Je souhaite, au contraire, parler des problèmes des Français, m'attaquer à la responsabilité du gouvernement

39:10
Locuteur

de

39:10
Présentateur

Total dans ce que nous vivons aujourd'hui. Et puis, je vais vous dire autre chose. C'est que je débute ma campagne maintenant. Et je vais voir ce que vont donner les sondages.

39:20
Locuteur

Mais

39:21
Présentateur

si, moi, demain, je suis à 15-16%,

39:26
Locuteur

eh

39:26
Présentateur

bien, je ferai tout

39:27
Locuteur

pour

39:28
Présentateur

qu'on se rassemble. Je ferai tout pour qu'il n'y ait pas d'insulte contre les autres forces, les autres candidats de gauche. Je ferai tout pour créer une dynamique. Je crée l'esprit du rassemblement, du travail ensemble. Je respecterai chaque candidat parce que je considère que nous avons des différences. Nous avons des différences de fond et de forme. Mais je préfère que les Français choisissent et

39:49
Locuteur

soient libres

39:49
Présentateur

de

39:50
Locuteur

choisir. Vous

39:50
Présentateur

considérez aujourd'hui que cette attitude qui a été en effet celle des militants LFI à votre endroit et à l'endroit du PS, c'est le poison de la division

39:59
Locuteur

? Bien

40:00
Présentateur

sûr. Et ça ne concourt pas au fait que demain, il puisse avoir les rassemblements les plus larges. Et puis,

40:06
Locuteur

ce

40:06
Présentateur

qui doit compter... ce n'est pas vous qui êtes à 15-16%. Mais comme c'est le cas aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, irez-vous le

40:13
Locuteur

soutenir ?

40:14
Présentateur

Écoutez, moi je vais attendre ce que sera demain. Et c'est pour ça que j'appelle nos concitoyens et nos concitoyennes à faire les bons choix au premier tour. Et qu'en fonction de la force

40:23
Locuteur

à

40:24
Présentateur

gauche qui arrivera en tête, c'est un autre état d'esprit. Mais en tête de quoi ? En tête des élections.

40:31
Locuteur

En tête

40:31
Présentateur

de quoi

40:31
Locuteur

? En tête des sondages ?

40:34
Présentateur

En tête des intentions de vote et du résultat du premier tour. Ce qui va peser, c'est ça.

40:39
Locuteur

Et

40:39
Présentateur

qu'en fonction...

40:40
Locuteur

Donc vous

40:40
Présentateur

allez attendre le premier tour ? Vous n'envisagez pas avant cela de vous dire

40:45
Locuteur

je ne sais pas

40:45
Présentateur

si à

40:46
Locuteur

gauche un Olivier Faure ou un Raphaël Glucksmann montent côté

40:49
Présentateur

PS ou

40:50
Locuteur

un Jean-Luc Mélenchon s'installe très haut ? Non, non, non.

40:53
Présentateur

Vous resterez malgré tout candidat ? Quand on se présente à une élection présidentielle avec un projet de société,

40:58
Locuteur

avec

40:59
Présentateur

des propositions qui nous nous distinguent sur des sujets aussi importants que le poids de la guerre, de l'économie de guerre sur notre pays ou la question de l'énergie et la bataille que la France devrait mener sur la question énergétique, sur ces deux questions par exemple, qui sont pour nous essentielles et où nous distinguons. Nous avons un vrai projet de société qui fait que, bien sûr, nous irons le défendre auprès de nos concitoyens jusqu'au premier tour. Et ce qui sera important pour les Françaises et les Français, c'est justement de voir qui à gauche ils aimeraient voir arriver en tête pour les représenter le

41:28
Locuteur

mieux. Cet

41:29
Présentateur

effort de guerre, Fabien Roussel, il faut le poursuivre, cet effort de guerre ou au contraire, il est trop pesant sur notre économie ? Et justement, moi je dis qu'il faut aujourd'hui mettre un stop sur l'économie de guerre, mettre un stop sur le surarmement de la France et de l'Union Européenne qui fait que la planète... Dans le moment actuel, dans le moment de menace actuelle, lorsque vous entendez le chef d'état-major des armées qui dit qu'il faut se préparer potentiellement à une confrontation avec la Russie, lorsque vous voyez les drones et les provocations russes sur le sol ou sur le ciel européen, vous dites qu'on

42:01
Locuteur

arrête de

42:02
Présentateur

s'armer. Je dis tout simplement que si la France continue de préparer les esprits à une guerre à haute intocité, si la France continue à se surarmer et à faire peser le prix de ce surarmement sur le pouvoir d'achat des Français, je préfère moi qu'on investisse dans les hôpitaux et les écoles pour nos agriculteurs plutôt que de construire des bombes. C'est clair pour

42:22
Locuteur

moi. Si les bombes tombent sur nos hôpitaux

42:23
Présentateur

et

42:24
Locuteur

nos écoles... Non, c'est un choix.

42:24
Présentateur

Non, c'est pas ça, justement. Mais vous-même, vous êtes en train de vous faire polluer la tête, Madame de Malherme. Excusez-moi. Mais à force de nous préparer à l'état d'esprit de la guerre, chacun va vouloir participer à l'escalade guerrière. Or, c'est tout l'inverse qu'il faut faire aujourd'hui. Pour vous ?

42:39
Locuteur

L

42:39
Présentateur

'OTAN veut nous emmener dans un conflit de haute intensité. Les États-Unis vont tout faire pour que le conflit s'enlise ici en Europe. C

42:46
Locuteur

'est l'OTAN qui veut nous emmener dans ce conflit, c

42:48
Présentateur

'est pas plutôt Poutine ? Je ne fais aucune confiance à M. Trump dans ses négociations avec M. Poutine. Tout cela contribue à faire augmenter les prix de l'énergie, à nous faire priver du gaz russe, à faire en sorte que l'Arabie Saoudite et la Russie...

43:00
Locuteur

Il

43:00
Présentateur

faudrait acheter le gaz russe ? Mais écoutez, vous ne

43:02
Locuteur

voyez

43:02
Présentateur

pas

43:02
Locuteur

? Non,

43:04
Présentateur

mais vous dites que ça nous prive du gaz russe ? Moi, ce que je souhaite, c'est qu'on retrouve un esprit de sécurité collective et de paix en

43:12
Locuteur

Europe... Je crois

43:12
Présentateur

que tout le monde est

43:13
Locuteur

devant

43:13
Présentateur

cela. Non, mais non, parce que quand on investit dans la guerre, quand on participe à l'escalade guerrière, y compris dans les mots, quand on prépare un pays comme la France, puissance nucléaire, à un conflit de haute intensité, nous, nous tirons la sonnette d'alarme. Le peuple français a peur du bruit des bottes qui montent aujourd'hui dans notre pays. Nous ne voulons pas de ça et nous voulons au contraire une diplomatie de la paix et que ça arrive le plus vite possible.

43:36
Locuteur

Merci

43:36
Présentateur

Fabien Roussel d'avoir répondu

43:37
Locuteur

à

43:38
Présentateur

mes questions. Candidat à l'élection présidentielle et secrétaire nationale du Parti communiste français 8h52.

43:44
Locuteur

Bougez

43:46
Présentateur

pas dans un instant.

43:46
Locuteur

L

43:46
Présentateur

'actualité continue sur RMC, c'est les GG avec Alain Marchal, Olivier Truchot. De quoi allez-vous débattre, messieurs

43:52
Locuteur

? On

43:52
Présentateur

va débattre de la vie chère. Est-ce que les Français sont résignés face à la flambée des prix et du carburant et puis autour de la table, Fatimaïd Bounois, la prof de français, Emmanuel Devilly, l'entrepreneur et l'avocat Charles Consigny.