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Conférence de presseLa parole de Jean-Luc Mélenchon· 28 octobre 2026 98 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon et Aurélie Trouvé

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 19 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 47:26OuverteRéponse directe

    Sur ce que c'est cette nouvelle BPI : transformation de la BPI actuelle ou nouvelle agence ?

  • 48:02RelanceRéponse directe

    Réaction aux propos de Jean Tirole sur l'investissement dans les nouvelles technologies (IA, biotech) ?

  • 48:47OuverteRéponse directe

    Comment sera financée l'économie sociale et solidaire avec ce pôle public bancaire ?

  • 56:38FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'on va créer une nouvelle agence ou transformer l'existante ?

  • 1:17:51OuverteRéponse directe

    Sur le grand pôle public bancaire, quels sont les moyens et les objectifs à atteindre ?

  • 1:18:10FerméeRéponse partielle

    Prévoyez-vous de modifier les avantages fiscaux de l'assurance vie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 29:55Invité politiqueChiffre
    « on est aujourd'hui avec une industrie qui est en dessous de 10% du PIB »
  • 34:42Invité politiqueFait
    « pourquoi avez-vous autorisé, bradé les fonderies de Bretagne, Val d'une, les forges de Tarbes ? »
  • 35:08Invité politiqueFait
    « ils ont des puissants dispositifs de financement de la production comme c'est le cas ne serait-ce qu'en Allemagne »
  • 36:49Invité politiqueChiffre
    « cette épargne aujourd'hui c'est 6 500 milliards dont le tiers en assurance vie »
  • 36:56Invité politiqueFait
    « la moitié est investie dans des projets à l'étranger »
  • 38:45Invité politiqueFait
    « c'est la rentabilité financière à court terme »
  • 43:51Invité politiqueFait
    « le directeur de la caisse des dépôts et consignations a dit lui-même que ça rapportait 40 milliards de plus »
  • 45:34Invité politiquePromesse
    « une banque publique d'investissement qu'on refondra du sol au plafond »
  • 54:04Invité politiqueFait
    « Jean Tirole fait partie d'une école économique à laquelle nous n'adhérons pas »
  • 54:18Invité politiqueChiffre
    « il y a près de 80 économistes qui ont signé une tribune pour soutenir les orientations de notre contre-budget »
  • 56:50Invité politiqueFait
    « sous l'économie macroniste nous avons un écroulement des financements de l'économie sociale et solidaire »
  • 59:44Invité politiqueFait
    « on s'attend à ce qu'il y ait une très grave crise financière »
  • 1:10:09PrésentateurFait
    « toute la question va se concentrer sur les objectifs politiques qu'on se donne »
  • 1:28:34PrésentateurFait
    « un bien commun est inaccessible à la propriété privée »
  • 1:28:42PrésentateurFait
    « la santé est un bien commun »
  • 1:29:35PrésentateurFait
    « interdiction de l'entreprise privée dans la collecte de l'eau »
  • 1:35:36Invité politiquePromesse
    « nous voulons une revalorisation à 1700 euros net du SMIC »
  • 1:37:27Invité politiqueFait
    « ça va passer par 49.3 »

Temps de parole

  • Présentateur55 %
  • Jean-Luc Mélenchon34 %
  • ?6 %

≈ 48,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour

0:00
Présentateur

tout le monde, merci d'être là. Je présente

0:05
Locuteur

le

0:07
Présentateur

cadre dans lequel nous travaillons pour qu

0:09
Locuteur

'on

0:09
Présentateur

comprenne ce qu'on est en train de faire. Nous avons prévu dans le courant de la campagne

0:14
Locuteur

de

0:16
Présentateur

développer le modèle

0:17
Locuteur

économique

0:19
Présentateur

alternatif que

0:20
Locuteur

contient

0:21
Présentateur

notre programme.

0:24
Locuteur

Alors

0:24
Présentateur

on le fait par tranche

0:26
Locuteur

parce

0:27
Présentateur

que sinon c'est inconsommable et en tout cas ça ne permet pas la discussion quand il y a trop d'éléments ensemble. Et comme

0:36
Locuteur

souvent

0:38
Présentateur

les circonstances font qu'on est conduit à résumer, parfois outrageusement, et que nous tenons à ce qu'il y

0:43
Locuteur

ait

0:43
Présentateur

une discussion,

0:44
Locuteur

voilà

0:45
Présentateur

la méthode choisie. Donc on a commencé par le contre-budget puisque c'était une manière d'entrer dans le concret

0:51
Locuteur

d

0:53
Présentateur

'une discussion budgétaire et à travers cette discussion budgétaire

0:56
Locuteur

d

0:57
Présentateur

'illustrer la vision, commencer à mettre en scène l'autre modèle économique. Sinon le débat est toujours ramené aux mêmes additions ridicules, au petit esprit comptable, combien ça coûte, est-ce que vous avez trouvé l'argent, et toutes ces salades qui interdisent de penser tout simplement.

1:16
Locuteur

Il

1:16
Présentateur

y a deux modèles qui sont sur la table, fondamentalement.

1:20
Locuteur

Le

1:21
Présentateur

modèle de la relance écologique et sociale, avec ses risques,

1:26
Locuteur

et

1:27
Présentateur

le modèle de la poursuite de l'ordolibéralisme et des politiques libérales.

1:32
Locuteur

C

1:33
Présentateur

'est-à-dire la destruction de l'État des services publics avec l'espoir qu'à un moment donné, le marché réalise le miracle de venir produire les outils qui remplacent ce qui jusque-là était tenu par l'État. C'est-à-dire le système de santé privée à la place du système public, l'éducation privée, notamment supérieure, à la place du système public, etc. C'est ça les deux fondamentaux.

1:58
Locuteur

Il

1:59
Présentateur

y a eu un doute pendant une période, parce que l'extrême droite et Mme Le Pen avaient, semble-t-il, un pied dedans, un pied dehors, un pied dans chaque.

2:10
Locuteur

C'est-à

2:10
Présentateur

-dire qu

2:10
Locuteur

'elle

2:11
Présentateur

a, dans la perspective de sa victoire électorale, à laquelle elle semble croire très fermement, même au point d'être candidate sans que personne ne l

2:22
Locuteur

'ait

2:22
Présentateur

jamais investi, même dans son propre parti, en tout cas, elle a fait un choix qu'un certain nombre ont vu arriver progressivement et qui a fini par terminer par la règle d'or. Qui dit règle d'or ?

2:34
Locuteur

Pas

2:35
Présentateur

de déficit du budget de l'État, donc interdiction de... Bon, tout ça. C'est le système ordo-libéral.

2:41
Locuteur

C

2:42
Présentateur

'est l'ancien système allemand, parce que souvent en France, on dit que

2:44
Locuteur

c

2:44
Présentateur

'est comme les Allemands. Non. Les Allemands avaient introduit la règle d'or et ils l'ont supprimée, parce que, tout simplement, ce n'est pas tenable. La règle d'or n'est d'or que pour les investisseurs privés, pour utiliser les formules qui sont d'habitude utilisées, mais qui ne l'est pas du

3:00
Locuteur

tout

3:00
Présentateur

pour les sociétés et encore moins pour les États.

3:02
Locuteur

Donc,

3:03
Présentateur

premier temps, montrer comment, à travers la construction d'un budget, la logique de la relance écologique et sociale se manifeste. C'est la séance que nous avons eue ensemble avec

3:14
Locuteur

le

3:17
Présentateur

président de la commission des finances, Éric Coquerel,

3:21
Locuteur

qui

3:21
Présentateur

a présenté notre projet. Deuxième temps, nous... Comme la construction générale,

3:28
Locuteur

il

3:28
Présentateur

y a d'un côté déruiner l'État, si j'ose dire, c'est-à-dire lui permettre de retrouver des recettes qui lui permettent l'intervention publique, d'un côté, et de l'autre côté, il y a relancer l'investissement.

3:41
Locuteur

Alors, quand

3:44
Présentateur

on veut relancer l'investissement sans faire la danse du ventre ou la danse de sanguis devant les investisseurs internationaux rebaptisés marchés par certains qui considèrent que la bande de voyous qui dirige les hedge funds sont un marché animé par les vertus miraculeuses du marché qui vient allouer opportunément, etc. Enfin, je ne

4:09
Locuteur

vous

4:09
Présentateur

refais pas l'article, vous le connaissez aussi bien que moi, nous ne croyons pas du tout à ça.

4:13
Locuteur

En

4:13
Présentateur

tout cas, il faut expliquer comment on compte faire. Et c'est ce que, ce matin, nous voudrions faire à partir de l'intervention

4:21
Locuteur

d

4:22
Présentateur

'Aurélie Trouvé. Alors, sur ce sujet,

4:25
Locuteur

ce

4:26
Présentateur

n'est pas une discussion purement théorique, au sens d'un schéma idéologique contre un autre.

4:31
Locuteur

C

4:32
Présentateur

'est, dans une situation donnée, un schéma contre un autre.

4:35
Locuteur

Et

4:36
Présentateur

c'est l'analyse de cette situation donnée qui, bien sûr, est au point de départ de l'ensemble de nos propositions. Ça a commencé

4:45
Locuteur

lorsque

4:46
Présentateur

il est devenu évident

4:48
Locuteur

que

4:49
Présentateur

le privilège des États-Unis d'Amérique d'éditer des dollars tant qu'ils voulaient aller former une bulle financière gigantesque et que cette bulle, comme toute finance, étant fonctionnant dans le capitalisme, son souci permanent est de trouver à se réinvestir. Le capital ne peut pas rester empilé dans des cavernes d'Ali Baba. Il faut tout le temps qu'il circule,

5:14
Locuteur

qu

5:14
Présentateur

'il se transforme en marchandises, qu'il se retransforme ou qu'il circule entre lui-même. Dans un instant, j'illustrerai une des conséquences sur la pensée

5:23
Locuteur

de

5:24
Présentateur

cette circulation. Mais en attendant,

5:27
Locuteur

à

5:27
Présentateur

partir des années où le mouvement intermondialiste est apparu, il naît toute une discussion sur l'importance de cette sphère financière, à quel point elle défigurait la circulation des circuits financiers dans le monde, comment elle pouvait produire des taux d'intérêt, pardon,

5:47
Locuteur

elle

5:47
Présentateur

pouvait produire des taux d'intérêt sans commune mesure dans l'activité dite productive directement, je veux dire dans l'industrie, dans l'agriculture, etc. Et que la partie spéculative sur ce capital, qui représente plusieurs dizaines de fois la circulation réelle de marchandises, eh bien, allait transformer les données de notre époque. Donc, c'est à ce moment-là que sont nées deux discussions. La première, comment faire pour se soustraire, je parle pour les gens de gauche, de la dictature de ces marchés internationaux

6:20
Locuteur

? Et

6:22
Présentateur

deuxièmement, comment alimenter un investissement privé qui ne produira, un investissement productif, qui ne produira jamais les taux d'intérêt qui sont accessibles dans cette sphère financière ? Bien, nous avons tous vécu ça ensemble. Je dis ça aussi pour vous dire que ceux qui m'ont attribué un parrain pour la pensée sur l'annulation de la dette, comme d'habitude, aurait mieux fait de se taire,

6:44
Locuteur

parce

6:44
Présentateur

que je n'ai pas attendu Pierre-Paul ou Jacques et l'année dernière pour avoir une idée de l'annulation de la dette. C'est un débat qui date des années 2000 et qui avait deux volets, l'un sur la responsabilité morale des entreprises, j'ai même été appelé à témoigner à l'ONU, et l'autre qui traitait de comment on traite la dette,

7:04
Locuteur

qui

7:04
Présentateur

à l'époque était appelée odieuse.

7:07
Locuteur

Donc

7:07
Présentateur

c'est un débat qui est consubstantiel à la montée de la domination du néolibéralisme et de l'ordolibéralisme. Voilà. Donc c'est un débat déjà. Sauf qu'il se produit maintenant en retournement de situation, parce que ce fonctionnement ne se contente pas de vider la capacité du capital productif, mais elle met en cause tous les circuits, et même leur pérennité. Notre attention a été attirée concernant la France par le rapport de Sophia Chikirou sur les investissements directs étrangers et leur participation à la spéculation immobilière qui fait qu'ils transforment

7:44
Locuteur

la

7:45
Présentateur

condition urbaine, comme c'est le cas à Paris. Mais c'est le cas dans toutes les capitales d'Europe, qui sont en proie partout à une forme d'investissement spéculatif qui se détache de son objet, c'est-à-dire l'achat d'immeubles, au point que dans au moins une capitale, cette forme de placement peut porter sur des mètres carrés gardés vides pour pouvoir être plus fluides. Parce que de l'argent investi dans l'immobilier où il

8:15
Locuteur

n

8:15
Présentateur

'y a pas de locataire est considéré comme une propriété, un capital plus fluide que de l'argent placé dans de

8:21
Locuteur

l

8:21
Présentateur

'immobilier où il y a des locataires. Voilà.

8:24
Locuteur

Ça

8:25
Présentateur

a été une première alerte qui modifie la perception qu'on a du merveilleux niveau d'investissement direct étranger en France, comme si c'était que bien fait, pleuvant sur nous, compte tenu de nos merveilleuses capacités productives, ce n'est pas vrai. Il a une fonction essentiellement spéculative.

8:44
Locuteur

Alors,

8:45
Présentateur

ça c'était la première alerte. Ensuite, est arrivée l'alerte sur la masse des fonds d'investissement

8:51
Locuteur

qui

8:51
Présentateur

se portent de manière prédatrice sur telle ou telle entreprise, arrivent, et vous connaissez ça, c'est un peu le système des LBO, c'est souvent les LBO, ils arrivent, ils empruntent de l'argent, ils se remboursent de cette emprunt sur l'entreprise qu'ils viennent d'acheter, d'abord en bidant les caisses, toutes les réserves, et puis ensuite en arrêtant l'activité et en faisant fructifier l'immobilier de l'entreprise en question. Et voilà comment la spéculation se déroule jusqu'à la mort, par étranglement, ou par, ce que vous voulez, vampirisation de ces entreprises.

9:25
Locuteur

Et

9:25
Présentateur

là, nous avons eu un rapport très puissant d'Aurélie Trouvé, après sa période de présidence de la Commission des affaires économiques, elle s'est mise sur ce rapport, et vous l'avez peut-être vu ou croisé dans vos aventures intellectuelles, c'est un rapport de l'Assemblée nationale qui a été adopté, et qui montre comment ces fonds spéculatifs sont entrés dans tel, tel, tel secteur. Et découverte annexe,

9:52
Locuteur

si

9:52
Présentateur

j'ose dire, c'est pas vraiment tout à fait une découverte, il y avait déjà de vigoureux soupçons,

9:57
Locuteur

cette, comment

9:58
Présentateur

dire, cette circulation du capital spéculatif était aidée, voire épaulée,

10:03
Locuteur

par

10:04
Présentateur

du financement public,

10:05
Locuteur

notamment

10:06
Présentateur

par BPI France, qui a épaulé de l'investissement spéculatif, parce qu'il rapporte. Et c'est là qu'on voit la conséquence de l'irresponsabilité

10:18
Locuteur

de

10:19
Présentateur

l'actuel pôle public financier, qui existe par la loi, il existe. Mais il n'a aucun pilotage,

10:25
Locuteur

ou

10:26
Présentateur

plus exactement, le pilotage, c'est que le marché vive, et le mandat qui est donné

10:31
Locuteur

à

10:32
Présentateur

la Caisse des dépôts et consignations, à BPI et les autres, c'est de faire de la valeur. Ça n'a donc aucune orientation,

10:38
Locuteur

autre

10:39
Présentateur

que faire de la valeur. Le résultat est que le directeur de BPI France, je sais pas comment il s'appelle, celui-là, le fonds, alors celui-là,

10:49
Locuteur

il

10:49
Présentateur

n'en fait qu'à sa tête, parce que personne ne contrôle rien, personne ne peut lui donner d'ordre, et quand par hasard il ouvre la bouche, c'est pour dire des horreurs avec lesquelles nous sommes en désaccord fondamental. Il est clair que sa présence à la tête de cette banque est incompatible avec la nôtre à la tête de l'État.

Il est certain que, non pas par désagrément personnel, moi je ne le connais pas, mais je sais que cette manière de faire de la banque publique ne nous convient pas du tout, parce que notre but n'est pas de faire, comme le dit Mme Le Pen, qui vient d'en découvrir l'existence récemment, un fonds de pension, ou un, comment elle appelle ça, un fonds souverain, comme ça, parce qu'on a mis souverain, tout d'un coup c'est formidable, dans son esprit, mais non, on n'a rien dit quand on a dit que le fonds est souverain. On doit d'abord dire à quoi il sert, et dans quelle direction on veut avancer.

11:35
Locuteur

Voilà

11:36
Présentateur

ce que va présenter dans un instant Aurélie Trouvé. Pour ma part,

11:41
Locuteur

j

11:42
Présentateur

'y ajoute un débat contenu dans le débat précédent.

11:47
Locuteur

Le

11:48
Présentateur

hasard fait que j'ai été récemment partie prenante d'une émission avec M. Langlais,

11:55
Locuteur

et

11:55
Présentateur

qu'au cours de cette émission, il m'a posé la question de savoir ce que je pensais de la propriété. Et maintenant, au niveau qui était assez élevé de la discussion, et en oubliant l'existence de l'information en continu qui réduit toute pensée au néant, je me suis exprimé sur le fond. Et puisque l'occasion s'en présente, puisque vous avez immédiatement trouvé une occasion de créer un scandale de plus avec moi, après la dette, j'en suis parfaitement heureux, je préfère vous le dire.

12:23
Locuteur

Et

12:23
Présentateur

je vous remercie de foncer chaque fois que j'agite un chiffon rouge, comme toutes les bêtes à cordes, vous foncez, et j'ai droit à une polémique qui permet d'avoir une discussion.

12:32
Locuteur

Alors

12:32
Présentateur

voici quels sont les termes de cette discussion.

12:36
Locuteur

D

12:37
Présentateur

'abord, j'ai fait observer que le droit de propriété

12:40
Locuteur

n

12:41
Présentateur

'a jamais été, dans la tradition française, considéré comme une vertu absolue,

12:46
Locuteur

comme

12:47
Présentateur

un droit inaliénable, comme quelque chose qui serait quasiment d'autorité divine. Depuis Jean-Jacques Rousseau, on considère qu'il y a matière à discussion, et que le premier qui a posé une clôture, je ne

13:00
Locuteur

vous

13:00
Présentateur

fais pas l'offense de vous reciter Rousseau de mémoire, en créant cette propriété, a créé la société moderne telle que nous la connaissons, avec ses contradictions entre qui possèdent et qui ne possèdent rien. Je le signale juste pour dire que ce n

13:14
Locuteur

'est

13:14
Présentateur

pas un sujet nouveau, et qu'il me paraît comme une espèce de conséquence de la contamination des esprits, que des journalistes puissent faire des sauts de carpe en découvrant que la propriété pouvait être conçue comme non pas un droit inaliénable. Mais de là à aller jusqu'à ce que j'ai entendu sur LCI, qui dit à un moment donné, qui dit, la journaliste dit, alors Mélenchon a dit, la propriété c'est fini, la maison, la voiture, enfin bon, je ne sais pas pourquoi, les gens pensent que je peux être aussi stupide qu'eux et croire à des choses aussi bornées que ça. Alors, voilà maintenant, enfin notre beau sujet mis sur la table.

Oui, nous disons, notre époque a modifié, non pas nous, les collectivistes, c'est depuis toujours, mais du point de vue capitaliste, la définition de la propriété. Pourquoi ? Parce que tout le monde est d'accord, sauf

14:13
Locuteur

quelques

14:13
Présentateur

illuminés, pour considérer qu'il y a un lieu où la propriété privée s'arrête, c'est le bien commun.

14:20
Locuteur

Ce

14:20
Présentateur

sont des discussions, bien communs, inaccessibles à la propriété privée, ce n

14:25
Locuteur

'est

14:25
Présentateur

pas un sujet que je viens d'inventer avec ma bande de copains dans mon bureau. Il y a même quelqu'un qui a eu un prix Nobel dont je récuse la valeur, le prix Nobel d'économie, comme vous le savez, qui n'est pas vraiment un prix Nobel, mais qui produit des fois des choses intéressantes et d'autres fois des choses inintéressantes.

14:41
Locuteur

Mais

14:41
Présentateur

il y a au moins une fois où il a produit une chose intéressante. En 2009, c'est Elinor Ostrom qui a posé la question de la gestion des biens communs et a écrit un livre, La gouvernance des communs, qui est un best-seller mondial. Je le signale à LCI pour qu'ils complètent leur bibliothèque de référence pour pouvoir discuter sérieusement avec un contenu. Mais je ne veux pas concentrer mes pics au sol LCI. Il y en a pour tout le monde si quelqu'un en

15:12
Locuteur

veut

15:12
Présentateur

en disposer. Alors, ça, c'est la discussion. Les biens communs inaccessibles à l'appropriation privée,

15:20
Locuteur

c

15:20
Présentateur

'est un thème contemporain. Pourquoi ? Parce qu'entre-temps, l'écologie politique a transformé

15:26
Locuteur

le

15:27
Présentateur

regard que l'on a sur un certain nombre de choses. Aussi longtemps qu'on a considéré que la nature et l'environnement étaient une ressource inépuisable et gratuite, la question des biens communs surgissait comme un des modes d'organisation, souvent dans l'agriculture, les prairies qu'on mettait en commun, les bois où on avait le droit d'aller ramasser les bois morts. Mais ce n'était pas une discussion fondamentale. Depuis qu'il y a le changement climatique et depuis qu'il y a l'idée d'une limite aux ressources naturelles, la question des biens communs s'est présentée d'une toute autre manière.

15:59
Locuteur

Je

16:00
Présentateur

l'évoque

16:00
Locuteur

à

16:01
Présentateur

ce sujet, à propos de ce best-seller, mais si quelqu'un dit les biens communs sont mieux gardés s'ils sont une propriété privée inaliénable, ayons la discussion. Mais de grâce, ayons des discussions sur des sujets qui existent. Nous, nous en introduisons un,

16:18
Locuteur

celui

16:19
Présentateur

-là. Les biens communs sont-ils inaliénablement propriétés de l'humanité

16:24
Locuteur

? Et

16:26
Présentateur

ce n'est pas d'aujourd'hui que la question est posée.

16:29
Locuteur

Je

16:30
Présentateur

rappelle que

16:33
Locuteur

une

16:34
Présentateur

de nos personnes fondatrices, Maximilien Robespierre, dans la discussion sur la propriété et dans les premières conventions, c'est la propriété et la seule liberté à laquelle, dans la déclaration des droits de l'homme, il est mis une limite. C'est la seule. Donc ça mérite attention pour ceux qui s'ébahissent à l'idée qu'on puisse discuter le caractère de la propriété privée.

16:57
Locuteur

Alors,

16:58
Présentateur

le préambule de la Constitution, de note, la Constitution de 1946, ça fait partie du bloc constitutionnel, dit que tout bien qui tend à devenir un monopole doit devenir la propriété de la collectivité nationale et donc doit être nationalisée dans les conditions dans lesquelles on nationalise avec une indemnité préalable, etc., etc. Mais c'est quand même un bout du texte qui dit que la propriété peut changer de nature, passer de privée à public.

17:27
Locuteur

Je

17:27
Présentateur

dis tout ça, pardon de le rappeler, mais parce que ça va faire partie de la discussion. Enfin, les Nations Unies aussi, et c'est même une des raisons pour lesquelles les Nations Unies disent qu'elles existent, c'est parce que l'organisation dit qu'elles existent, c'est parce qu'il y a des biens communs, et ces biens communs, par exemple, ce n

17:47
Locuteur

'est

17:47
Présentateur

pas du tout des prairies, des forêts, l'air qu'on respire, l'eau qu'on boit, la terre qu'on cultive, c'est la paix, par exemple. Donc vous voyez que le concept de biens communs,

17:56
Locuteur

qui

17:57
Présentateur

lui-même trace une des limites à la propriété privée, est extensible à de nombreux domaines de la réflexion.

18:04
Locuteur

Le

18:04
Présentateur

PNUD en fait autant. Alors, une fois rendu là, la propriété dans le débat initial de la Grande Révolution de 89, c'est un droit d'usage.

18:15
Locuteur

Nous

18:15
Présentateur

nous rattachons à cette idée historiquement, nous, la mouvance collectiviste. La propriété est un droit d'usage. Elle a donc ce droit à des limites, une limite interne.

18:28
Locuteur

Par

18:28
Présentateur

exemple, on peut définir la propriété au sens classique comme le droit d'user et d'abuser. Mais il est clair que si vous abusez, vous n'userez pas longtemps. Mais c'est une limite interne. Et l'autre, public, c'est évidemment la nature du bien considéré comme approprié. Donc, pour ceux qui ne comprendraient pas tout à fait tout ce que je suis en train de dire, je n'ai pas l'intention de proposer la collectivisation de toutes les voitures, de tous les frigos, de toutes les machines à laver, de tous les coiffeurs du pays, de toutes les maisons individuelles, ni de toutes les entreprises. Notamment, il n'est pas question de nationaliser les coiffeurs, les boulangers et que sais-je encore.

Donc, encore une fois, de grâce, parlons de ce qui est vraiment sur la table. Et une question très contemporaine, très contemporaine,

19:14
Locuteur

est

19:14
Présentateur

que le concept de propriété comme droit d'usage, ce sont les capitalistes qui ont commencé à l'introduire

19:21
Locuteur

dans

19:22
Présentateur

différents domaines.

19:24
Locuteur

Par

19:25
Présentateur

exemple, quand, comment s'appelle cette boîte-là, Rockstar Game, décide que

19:33
Locuteur

elle

19:33
Présentateur

vous va à un jeu vidéo, vous pensiez avoir acquis un droit à ce jeu vidéo et l'utiliser aussi longtemps que vous vouliez.

19:43
Locuteur

Et

19:43
Présentateur

tout d'un coup, vous découvrez que non.

19:45
Locuteur

Quand

19:46
Présentateur

l'entreprise a retiré, décide que ce jeu vidéo doit être retiré, pas parce qu'il ne fonctionne plus, mais parce que ça correspond à son intérêt d'en vendre un autre derrière. À ce moment-là, vous n'avez plus accès à ce que vous avez acheté.

19:58
Locuteur

Par

19:59
Présentateur

conséquent, là, c'est le capitaliste qui a décidé que la propriété privée d'un jeu vidéo était seulement un droit d'usage. Pourtant, on vous l'a vendu comme une propriété. Vous ne l'aviez pas acheté comme une location.

20:11
Locuteur

Là,

20:12
Présentateur

je vous prends un exemple récent puisque j'ai fait partie de ceux qui protestaient contre cette affaire. Évidemment, vous voyez qu'il apparaît quelque chose de particulier.

20:20
Locuteur

C

20:21
Présentateur

'est que là, nous avons affaire à une consommation qui n'a pas de limite, tandis que d'innombrables d'autres objets ont une limite.

20:28
Locuteur

Et

20:28
Présentateur

même, elle est organisée parfois. C'est l'obsolescence programmée. L'obsolescence programmée est un des grands problèmes écologiques de notre époque. Par conséquent,

20:37
Locuteur

la

20:38
Présentateur

pensée collectiviste doit s'emparer de cette histoire de droit d'usage pour dire la lightbox que vous avez à votre maison, eh bien, elle vous est vendue comme un droit d'usage et celui qui vous l'a vendu peut la récupérer pour la recycler, pour faire les transformations, etc. Ceci contient une idée qui est extrêmement importante à l'instant dont on parle, c'est-à-dire ce dont va parler Aurélie, car rassurez-vous, je vais m'arrêter. De quoi va-t-elle parler ? Bah précisément,

21:06
Locuteur

du

21:06
Présentateur

pacte productif

21:08
Locuteur

que

21:09
Présentateur

nous allons mettre en place et comment nous allons organiser

21:12
Locuteur

l

21:13
Présentateur

'investissement public sur d'autres bases. Aujourd'hui, il y a un investissement public équivalent à peu près pour ce qui concerne le pôle financier à 100 milliards par an. Notre intention est de passer à 200 milliards par an.

21:29
Locuteur

200

21:30
Présentateur

milliards par an dans un mandat présidentiel de 5 ans égale 1000 milliards.

21:36
Locuteur

C

21:37
Présentateur

'est-à-dire se hisser au niveau

21:40
Locuteur

des

21:40
Présentateur

plus gros investisseurs à l'intérieur de l'Europe. Mais pour nous, les Français, c'est classique, car le plus souvent, c'est l'État et les collectivités locales qui sont le premier investisseur de notre pays. Parce que nous avons un capitalisme débile en France. Débile au sens de faible, pas au sens du idiot. ça, c'est une autre discussion, mais faible. Et l'investissement privé n'a cessé de reculer depuis les années où le gavage s'est fait par l'État des milliardaires, des possesseurs d'actions, qu'on a supprimé la flat tax et qu'on a permis la flat tax et d'autres, l'impôt sur la fortune, et qu'on a permis à certains de se gaver sans rien faire de nouveau.

22:23
Locuteur

C

22:24
Présentateur

'est-à-dire en retirant une des notions fondamentales du capitalisme qui était le risque. Voilà. Donc, il y a un capitalisme qui a surgi en France et le capitalisme sans risque. Donc, on ne sait pas ce qui est rémunéré dans le capitalisme sans risque, sinon la propriété absolue et sans limite. Donc, j'achève sur le droit d'usage. Si la propriété est un droit d'usage dans un certain nombre de domaines,

22:53
Locuteur

nous

22:53
Présentateur

pouvons nous en emparer, nous, collectivistes,

22:56
Locuteur

pour

22:56
Présentateur

créer de la responsabilité écologique.

22:59
Locuteur

Pourquoi ? Parce

23:01
Présentateur

que si celui qui a produit l'objet

23:03
Locuteur

reste

23:04
Présentateur

responsable de cet objet,

23:06
Locuteur

alors

23:07
Présentateur

il doit en assurer la transformation une fois que son obsolescence est avérée. Autrement dit, nous commençons à avoir une réponse précise et concrète du fait que

23:18
Locuteur

on

23:20
Présentateur

ne prendra pas davantage à la nature que ce qu'elle est capable de reconstituer pour la raison qu'on lui a déjà pris et qu'on le recycle. Autrement dit, certains secteurs de la propriété transformés en simples droits d'usage

23:34
Locuteur

font

23:35
Présentateur

que certains resteront responsables de leur production pendant son usage et après son usage.

23:42
Locuteur

De

23:42
Présentateur

ce fait, nous atteindrions deux buts.

23:45
Locuteur

Le

23:46
Présentateur

premier, c'est de retarder l'obsolescence programmée, de la retarder dans le temps. car celui qui aura vendu aura intérêt à ce que son produit

23:54
Locuteur

n

23:55
Présentateur

'ait pas besoin d'être récupéré trop souvent.

23:59
Locuteur

C

23:59
Présentateur

'est un premier résultat. Et deuxième résultat, nous pouvons produire à partir de là de quoi alimenter l'économie circulaire quasiment par une obligation. Tous ceux qui vendraient une propriété limitée à un droit d'usage pour le consommateur seraient responsables de faire revenir dans l'économie circulaire leur production.

24:21
Locuteur

C

24:22
Présentateur

'est une thèse qui a des partisans de deux natures. Capitaliste, profiteur et collectiviste.

24:30
Locuteur

C

24:31
Présentateur

'est donc un débat qui ne peut pas être ramené à la caricature que j'ai entendue depuis que je me suis exprimé sur le sujet.

24:38
Locuteur

La

24:39
Présentateur

question de la propriété comme droit d'usage est une question qui a à voir directement avec

24:45
Locuteur

la

24:46
Présentateur

conception de la planification écologique. Je vous ai dit il y a un instant nous ne pouvons pas être d'accord avec l'idée qu'on se contente de dire qu'un fond est souverain pour qu'on rentre chez soi content et tranquille.

24:56
Locuteur

La

24:57
Présentateur

planification écologique a des conséquences aussi sur le régime de la propriété à la fois pour protéger le bien commun qui ne peut pas être une propriété collective et deuxièmement pour approfondir le nombre et la surface de la propriété conçue comme un droit d'usage de manière à ce que le pacte productif que nous proposons ne soit pas la réédition du productivisme habituel.

25:20
Locuteur

C

25:21
Présentateur

'est donc une manière de produire autrement parce que la gestion de ce qu'on produit n'est pas la même dans le temps que celle qui est liée à la propriété capitaliste.

25:30
Locuteur

Quand

25:30
Présentateur

je parle de cette façon de produire je vous renvoie au spectacle des tonnes de vêtements empilés parce que plus personne ne s'en sert sur les plages des pays où on va jeter les déchets

25:41
Locuteur

sur

25:42
Présentateur

les déchets qui pullulent partout dans le pays parce qu

25:44
Locuteur

'ils

25:44
Présentateur

ne sont pas retraités. Et évidemment ça met à l'ordre du jour. Dans les éco-régions

25:50
Locuteur

l

25:51
Présentateur

'une des tâches va consister à mettre en place des points de collecte car dans l'économie circulaire la grande question c'est le point de collecte c'est pas les autres le reste le reste c'est facile à faire on trie on démonte et dans tous les domaines c'est facile à faire y compris dans des domaines comme le textile. Voilà ce que je me réjouis j'espère d'avoir provoqué comme discussion qui va au-delà de l'instant où nous parlons

26:15
Locuteur

mais

26:16
Présentateur

je veux montrer qu'il y a un lien entre

26:20
Locuteur

le

26:20
Présentateur

modèle productif donc

26:23
Locuteur

c

26:24
Présentateur

'est d'ailleurs un débat est-ce que l'on doit certains nous reprochent de ne pas attaquer de plein fouet la notion de croissance

26:31
Locuteur

nous

26:32
Présentateur

nous sommes d'abord voulus nous sortir de toute discussion

26:37
Locuteur

en

26:37
Présentateur

matière de politique publique pas en matière de réflexion

26:40
Locuteur

sur

26:41
Présentateur

des abstractions

26:43
Locuteur

ou

26:43
Présentateur

de résumer par quelques phrases qui sont des éléments de communication toujours intéressants dire certaines choses vont croître d'autres vont décroître et passer muscade nous avons essayé de répondre sur le fond

26:55
Locuteur

à

26:56
Présentateur

l'idée que

26:56
Locuteur

on

26:57
Présentateur

ne sera jamais émancipé

26:59
Locuteur

du

27:00
Présentateur

devoir de produire parce que les êtres humains produisent et reproduisent leur existence matérielle par le travail et que c'est comme ça parce que nous sommes une espèce qui est ainsi faite et qui ne pouvons pas satisfaire nos besoins autrement que dans la vie en société et dans la production

27:15
Locuteur

j

27:15
Présentateur

'estime que nous commençons à répondre et à dénouer le lien entre avoir une politique qui vise la croissance parce que quand même c'est ça dont on vous parle quand on parle d'investissement et une politique qui dénoue la question de savoir

27:32
Locuteur

qu

27:33
Présentateur

'est-ce qu'on va faire c'est-à-dire la question de qu'est-ce qu'on va faire doit se concentrer sur comment on va le faire

27:40
Locuteur

vous

27:40
Présentateur

ne pouvez pas avoir le projet d'une économie circulaire si vous ne remettez pas en cause si vous n'acceptez pas le fait que la vie elle-même a produit une nouvelle définition de la propriété je ne recommence pas pour la quatrième fois en disant qu'il y a la partie bien comment inaliénable et la partie droit d'usage voilà c'était mon petit ma petite introduction elle est un peu longue je vous prie de m'en excuser nous avons ce document à vous remettre qui vous a déjà été remis et évidemment je donne la parole à Aurélie pour présenter le contenu de ce document

28:18
Locuteur

bien

28:19
Jean-Luc Mélenchon

bonjour à toutes et tous il s'agit donc de présenter maintenant le moteur de notre pacte productif comme l'a très bien expliqué notre candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon

28:30
Locuteur

ce

28:31
Jean-Luc Mélenchon

moteur un de ces moteurs en tout cas c'est le pôle public bancaire et je vais expliquer c'est vraiment une pièce centrale de notre machine économique que nous mettrons en place quand nous gouvernerons qui est par ailleurs et ça a été dit dans le programme de la France insoumise depuis le départ et qui est aussi une des conclusions principales de la commission d'enquête parlementaire que nous avons initiée l'année dernière et dont j'étais rapporteur je vous dis également que c'est le produit depuis d'un long travail mené avec des économistes des dizaines d'économistes de haut niveau spécialistes de la question mais aussi vous le savez nous travaillons avec un réseau de hauts fonctionnaires dans le cadre du réseau des Frigiens ce qui aboutit il me semble à une proposition carré un projet carré solide et très développé de ce pôle public bancaire

29:17
Locuteur

mais

29:18
Jean-Luc Mélenchon

d'abord il faut qu'on reparte de notre situation

29:22
Locuteur

et

29:22
Jean-Luc Mélenchon

c'est important parce qu'en fait on sort de 10 ans de macronisme et 10 ans de destruction de notre production 10 ans où ça a été dit par Jean-Luc Mélenchon en fait la productivité pardon déjà les investissements privés ont nettement reculé les gains de productivité par exemple ils sont quasiment nuls depuis 7 ans

29:40
Locuteur

on

29:41
Jean-Luc Mélenchon

a un record historique vous le savez de défaillance d'entreprise une désindustrialisation massive évidemment il ne

29:47
Locuteur

faut

29:47
Jean-Luc Mélenchon

pas écouter tous ces macronistes qui vous racontent n'importe quoi comme quoi ils ont restauré l'industrie on est aujourd'hui avec une industrie qui est en dessous de 10% du PIB c'est à dire qu'on est un des derniers élèves entre guillemets de l'Europe

30:00
Locuteur

en

30:01
Jean-Luc Mélenchon

matière d'industrie et aujourd'hui on détruit des usines massivement on détruit des emplois dans l'industrie l'agriculture parlons-en la France qui était une grande puissance agricole depuis les années 60 aujourd'hui importe plus qu'elle n'exporte vous voyez on a vraiment un écroulement en 10 ans de macronisme

30:20
Locuteur

et

30:21
Jean-Luc Mélenchon

bien de pans entiers de notre production et en conséquence et bien qu'est-ce qui se passe notre pays subit à la fois un décrochage technologique majeur une remise en cause fondamentale de sa souveraineté économique et puis surtout et ça a été dit face aux défis aux immenses défis climatiques finalement on n

30:42
Locuteur

'est

30:42
Jean-Luc Mélenchon

pas du tout prêt

30:42
Locuteur

c

30:43
Jean-Luc Mélenchon

'est à dire que alors qu'il y a des grandes puissances économiques qui elles transforment et depuis un moment leur économie en fonction de ces défis climatiques on est complètement mais complètement à la traîne bref

30:55
Locuteur

pour

30:56
Jean-Luc Mélenchon

pour réinstaurer enfin pour instaurer tout court un pacte productif

31:00
Locuteur

et

31:01
Jean-Luc Mélenchon

bien il va nous falloir des investissements et ces investissements aujourd'hui sont absents

31:04
Locuteur

il

31:05
Jean-Luc Mélenchon

faudrait c'est un rapport je ne

31:06
Locuteur

sais

31:06
Jean-Luc Mélenchon

pas si vous voyez de Pizani-Mafouz il y a déjà 5 ans

31:09
Locuteur

et

31:10
Jean-Luc Mélenchon

Pizani-Mafouz c'est vraiment pas des économistes de gauche au départ

31:15
Locuteur

mais

31:17
Jean-Luc Mélenchon

eux-mêmes disent qu'il faudrait 70 milliards d'euros supplémentaires d'investissement public et privé dans l'économie ils disaient déjà ça il

31:25
Locuteur

y

31:25
Jean-Luc Mélenchon

a 5 ans 70 milliards d'investissement supplémentaires chaque année pour faire face aux défis climatiques depuis rien c'est encore pire il y en a encore moins qu'il y a 5 ans

31:35
Locuteur

prenez

31:35
Jean-Luc Mélenchon

l'Allemagne

31:37
Locuteur

pour

31:37
Jean-Luc Mélenchon

vous dire que nous on est un peu les derniers des imbéciles du néolibéralisme économique en fait en France parce qu'en Allemagne ils ont prévu 500 milliards d'investissement supplémentaires sur 12 ans d'ailleurs ils s'appuient sur une banque publique KFW notamment qui a tout un tas de ramifications dans les lenders

31:55
Locuteur

mais

31:56
Jean-Luc Mélenchon

en Italie aux USA au Portugal etc. il y a aujourd'hui des mécanismes très puissants qui sont en train d'être construits ou reconstruits pour permettre cette injection massive d'investissement et transformer la production

32:09
Locuteur

dans

32:11
Jean-Luc Mélenchon

l'économie et en France malheureusement force est de constater qu'on est à poil

32:15
Locuteur

donc

32:16
Jean-Luc Mélenchon

en France il va falloir construire ou remettre remettre en place une finance au service des besoins

32:24
Locuteur

le

32:25
Jean-Luc Mélenchon

problème c'est qu'aujourd'hui on a laissé s'installer une finance extrêmement prédatrice qui est en train de dévorer notre production et ça ça a été tout l'objet de la commission d'enquête parlementaire de l'année dernière une finance qui est hors de contrôle sans règles qui aujourd'hui représente plus de la moitié de la finance mondiale vous savez que les fonds d'investissement les fonds de pension l'assurance vie ça n'a pas de règles quasiment contrairement aux banques

32:48
Locuteur

d

32:48
Jean-Luc Mélenchon

'accord et particulièrement les fonds d'investissement et qu'ils sont en train de dévaster notre économie aujourd'hui c

32:54
Locuteur

'est

32:54
Jean-Luc Mélenchon

un emploi privé sur six qui dépend maintenant des fonds d'investissement c'est les médicaments la défense nationale le numérique par exemple Atos vient d'être mangé par des fonds spéculatifs étrangers Atos qui est la première entreprise numérique de France BioGarant un tiers des médicaments génériques

33:12
Locuteur

passé

33:13
Jean-Luc Mélenchon

là aussi sous pavillon d'investisseurs étrangers des fonds d'investissement et puis je vous passe tout ce qui est passé je vous passe les cliniques les cabinets médicaux les crèches les maisons de retraite les médias etc bref on est en train de laisser l'économie française être pliée par des fonds d'investissement et ça a été dit par Jean-Luc Mélenchon avec la complicité de l'état

33:34
Locuteur

avec

33:35
Jean-Luc Mélenchon

la complicité particulièrement de la banque publique d'investissement

33:38
Locuteur

dont

33:39
Jean-Luc Mélenchon

le directeur monsieur Dufour par exemple

33:41
Locuteur

et

33:41
Jean-Luc Mélenchon

bien décide de financer massivement des fonds d'investissement plutôt que des usines essentielles et il les laisse tomber en disant de toute façon c'est pas ma mission

33:52
Locuteur

à

33:53
Jean-Luc Mélenchon

côté de ça le premier fonds d'investissement que finance la banque publique d'investissement est monsieur Dufourc

33:57
Locuteur

vous

33:58
Jean-Luc Mélenchon

savez c'est le fonds KT Capital dans lequel travaillent le fils de monsieur Dufourc et le fils de monsieur Pouyanné

34:03
Locuteur

voilà

34:03
Jean-Luc Mélenchon

pour vous dire un peu le système qui est en place et tout ce qui est à revoir au sein de ce pseudo pôle public financier dont je vais parler maintenant

34:13
Locuteur

parce

34:13
Jean-Luc Mélenchon

que

34:15
Locuteur

en

34:15
Jean-Luc Mélenchon

fait dans toutes les auditions de la commission d'enquête j'ai posé la même question comme rapporteur au ministre

34:22
Locuteur

au

34:22
Jean-Luc Mélenchon

dirigeant de Bercy au président des tribunaux de commerce au directeur donc de la BPI je l'ai dit pourquoi bradez-vous

34:30
Locuteur

des

34:31
Jean-Luc Mélenchon

entreprises stratégiques à des fonds prédateurs pourquoi faites-vous ça

34:34
Locuteur

hier

34:35
Jean-Luc Mélenchon

soir j'ai posé à nouveau la question d'ailleurs au ministre Lescure dans l'hémicycle

34:39
Locuteur

pourquoi

34:40
Jean-Luc Mélenchon

avez-vous autorisé, bradé les fonderies de Bretagne Val d'une les forges de Tarbes qui sont les seules usines à fabriquer des obus pour les canons César pourquoi les avez-vous bradés à un fonds vautour et gangsters qui s'appelle Alpha Blu Océan réponse toujours la même there is no alternative

34:56
Locuteur

il n

34:56
Jean-Luc Mélenchon

'y a pas d'alternative

34:57
Locuteur

il

34:58
Jean-Luc Mélenchon

n

34:58
Locuteur

'y a

34:58
Jean-Luc Mélenchon

pas de financement sinon

35:00
Locuteur

comme

35:00
Jean-Luc Mélenchon

si c'était une fatalité alors qu'en réalité je vous l'ai dit dans de nombreux états dans les autres grandes puissances du monde

35:07
Locuteur

à

35:07
Jean-Luc Mélenchon

l'inverse ils ont des puissants dispositifs de financement de la production comme c'est le cas ne serait-ce qu'en Allemagne c'est-à-dire juste à côté

35:17
Locuteur

et

35:17
Jean-Luc Mélenchon

donc se pose la question de reconstruire une vraie une vraie machine d'investissement

35:24
Locuteur

qui

35:25
Jean-Luc Mélenchon

soit sous contrôle démocratique et je le précise ici ça n'a absolument rien à voir avec cette espèce de projet vide dont on ne comprend pas grand chose qui est le fonds souverain qui a été balancé par Marine Le Pen

35:37
Locuteur

parce

35:37
Jean-Luc Mélenchon

qu'il s'agit de mettre sous contrôle démocratique mais surtout de financer la transformation de la production selon une planification écologique et sociale elle-même décidée démocratiquement dans le pays

35:49
Locuteur

je

35:49
Jean-Luc Mélenchon

le dis aussi c'est pas seulement un fonds c'est toute une banque publique tout un pôle public bancaire qui par exemple aura la faculté de création monétaire comme n'importe quelle banque publique auprès de la Banque Centrale Européenne c'est donc un dispositif extrêmement puissant qui ne part pas de zéro parce que c'est vrai qu'il existe aujourd'hui un pôle financier public vous le savez ça a

36:08
Locuteur

été

36:08
Jean-Luc Mélenchon

créé en 2019 par la loi Pacte d'accord ça regroupe la Caisse des dépôts consignation la BPI mais aussi l'ASFIL Banque Postale et son bras assurantiel en l'occurrence CNP bien donc

36:22
Locuteur

quelle

36:23
Jean-Luc Mélenchon

est l'idée avec ce pôle ce pôle public bancaire il est de reprendre en main notre finance et particulièrement et bien de faire en sorte que

36:33
Locuteur

l

36:34
Jean-Luc Mélenchon

'immense épargne des français

36:37
Locuteur

puisse

36:37
Jean-Luc Mélenchon

être réorientée de façon incitative et non contraignante en tout cas une partie de cette épargne vers la production utile vers les besoins de la population en matière productive je rappelle que cette épargne aujourd'hui c'est 6 500 milliards dont le tiers en assurance vie sachant que les assurances vie la moitié est investie dans des projets à l'étranger il n

36:58
Locuteur

'y

36:58
Jean-Luc Mélenchon

a jamais eu autant d'argent qui circule dans la finance donc il y a des moyens

37:02
Locuteur

et

37:02
Jean-Luc Mélenchon

donc notre objectif il est que ce pôle public bancaire draine une partie beaucoup plus importante de cette épargne populaire accumulée par les français et pour commencer il faudra déjà la rendre davantage attractive c'est vrai je vais y venir je vais expliquer comment

37:19
Locuteur

mais

37:19
Jean-Luc Mélenchon

avant d'arriver à cela c'est

37:20
Locuteur

à

37:20
Jean-Luc Mélenchon

dire aux moyens

37:21
Locuteur

je

37:22
Jean-Luc Mélenchon

veux dire déjà que ce que nous voulons c'est que ce soit utilisé de façon transparente et démocratique

37:27
Locuteur

ce

37:28
Jean-Luc Mélenchon

que je rappelle que par ailleurs les financements de la BPI

37:31
Locuteur

est

37:32
Jean-Luc Mélenchon

-ce que vous connaissez les financements de la BPI vous

37:34
Locuteur

?

37:34
Jean-Luc Mélenchon

non

37:35
Locuteur

est

37:35
Jean-Luc Mélenchon

-ce que les parlementaires savent ce que finance la BPI non en fait la seule parlementaire qui a jamais connu la liste des investissements et qui ne peut pas en parler parce que c'est confidentiel

37:47
Locuteur

c

37:47
Jean-Luc Mélenchon

'est moi-même en tant que rapporteur de la commission d'enquête parlementaire mais j'ai eu accès donc à la liste de ces financements de la BPI c'est pour ça que je peux vous dire par exemple que le premier fonds d'investissement de la BPI c'est financé par la BPI c'est KT Capital dans lequel travaille le fils de monsieur Dufour c'est comme ça que je peux vous le dire donc personne ne connaît la liste des financements de la BPI c'est absolument anormal parce que vous voyez bien c'est une banque publique d'ailleurs monsieur Dufour que l'a dit c'est l'argent des français mais même les parlementaires évidemment aucun français personne ne sait ce que finance la BPI en réalité si ce n'est dans cette commission d'enquête donc déjà nous le ferons de manière enfin nous rendrons tout cela transparent

38:29
Locuteur

et

38:29
Jean-Luc Mélenchon

surtout nous ferons en sorte que tout ça soit piloté puisque ça a été dit par Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui il n

38:34
Locuteur

'y

38:34
Jean-Luc Mélenchon

a aucun pilotage aucune planification aucun cap rien d'ailleurs à l'image de toute l'économie de la politique économique macroniste il n'y a qu'une seule loi d'ailleurs qui fonctionne dans cette économie macroniste c'est la rentabilité financière à court terme nous nous ferons en sorte justement d'allouer une partie du capital et une partie de l'épargne populaire non pas selon la seule rentabilité financière au service de quelques grandes fortunes mais nous le ferons en fonction de la production et des besoins de la population

39:01
Locuteur

et

39:02
Jean-Luc Mélenchon

donc j'en arrive maintenant et bien au détail de ce grand projet

39:09
Locuteur

tout

39:10
Jean-Luc Mélenchon

d'abord nous ferons en sorte et bien de financer des investissements de long terme parfois risqués mais en tout cas nécessaires

39:18
Locuteur

bien et

39:19
Jean-Luc Mélenchon

qui aujourd'hui ne sont pas financés par les banques privées

39:22
Locuteur

ou

39:23
Jean-Luc Mélenchon

en tout cas sont financés avec des conditions absolument exorbitantes c'est ce que je vous disais quand on nous répond ah ben il n

39:29
Locuteur

'y a

39:29
Jean-Luc Mélenchon

pas d'alternative voyez

39:31
Locuteur

en

39:32
Jean-Luc Mélenchon

réalité aujourd'hui vous avez plein d'industries qui sont absolument nécessaires pour les besoins humains prenez les forges de tarbes

39:39
Locuteur

on

39:39
Jean-Luc Mélenchon

en a besoin

39:40
Locuteur

on

39:41
Jean-Luc Mélenchon

en a besoin pour la défense nationale bien mais prenez par exemple les médicaments génériques c'est incroyable de dire mais en fait on ne peut pas le financer

39:50
Locuteur

le

39:51
Jean-Luc Mélenchon

tiers des médicaments génériques Biogarant serait obligé aujourd'hui de le vendre à un fonds britannique

39:55
Locuteur

parce

39:56
Jean-Luc Mélenchon

que c'est ça qui s'est passé

39:57
Locuteur

donc

39:58
Jean-Luc Mélenchon

il s'agit évidemment de trouver les moyens de financement pour ces productions absolument nécessaires pour les besoins humains et de remplacer

40:07
Locuteur

cette

40:08
Jean-Luc Mélenchon

finance privée qui n'est pas capable d'allouer le capital à ces besoins humains nous ferons en sorte

40:13
Locuteur

que

40:14
Jean-Luc Mélenchon

par ailleurs et bien le logement social je vais y revenir reste une priorité évidemment dans ce financement puisque c'est le cas aujourd'hui dans le pôle public financier mais de moins en moins

40:24
Locuteur

donc

40:25
Jean-Luc Mélenchon

on fera en sorte que ça reste une priorité mais en plus que ça le soit encore davantage

40:28
Locuteur

et

40:29
Jean-Luc Mélenchon

puis avec nous financerons la rénovation énergétique la production je l'ai dit de médicaments l'agriculture biologique le numérique le robotique le spatial etc les TPE et PME l'économie sociale et solidaire les collectivités locales aussi par exemple par le biais d'achat d'obligations bref ce que fera ce pôle public bancaire ce sont des prêts beaucoup plus avantageux que ce qui est aujourd'hui octroyé par les banques privées parce que ça a un but extrêmement utile pour la population et nous le ferons toujours de manière calée enfin de façon à être calée avec notre planification nous ferons aussi des prises de participation dans des entreprises des achats d'obligations des garanties bref ce que fait aujourd'hui dans une moindre mesure le pôle public financier mais encore une fois ce sera fait de façon démocratique de façon transparente de façon pilotée selon la planification et surtout pour des productions qui sont utiles et pas comme aujourd'hui en fonction de ce qui va être le plus rentable pour les capitaux

41:29
Locuteur

je

41:29
Jean-Luc Mélenchon

veux juste préciser aussi que ça ne se substitue pas au budget de l'Etat

41:34
Locuteur

il

41:34
Jean-Luc Mélenchon

s'agit ici de projets qui peuvent être remboursés sur le long terme

41:38
Locuteur

d

41:38
Jean-Luc Mélenchon

'accord par exemple le biogarant ben oui on aurait pu le racheter et ça peut être tout à fait remboursé sur le long terme

41:46
Locuteur

donc

41:47
Jean-Luc Mélenchon

ça ne remplace pas par ailleurs

41:48
Locuteur

donc

41:49
Jean-Luc Mélenchon

ce que je veux dire c'est que par exemple la restauration du zone humide ben c'est pas l'objet du pôle public bancaire ça c'est l'objet du budget de l'Etat

41:57
Locuteur

d

41:58
Jean-Luc Mélenchon

'accord

41:59
Locuteur

ça

42:00
Jean-Luc Mélenchon

ne remplace pas non plus d'autres outils d'orientation de l'économie qui peuvent être dans le budget

42:05
Locuteur

qui

42:06
Jean-Luc Mélenchon

sont par exemple les aides publiques

42:08
Locuteur

qui

42:08
Jean-Luc Mélenchon

pour nous devront être toutes conditionnées ciblées pas ces 211 milliards qui partent sans qu'on sache voilà sans qu'il y

42:16
Locuteur

ait

42:16
Jean-Luc Mélenchon

aucune condition aucune contrepartie

42:18
Locuteur

bien donc

42:19
Jean-Luc Mélenchon

ça c'est sur les objectifs les buts de ce pôle public bancaire et je finis en parlant des moyens de ce pôle public bancaire comment on va faire pour caler bien davantage qu'aujourd'hui les moyens de réaliser ces investissements massifs en fonction des besoins et bien nous le ferons en doublant je vais arriver tout de suite à l'objectif en doublant l'épargne des ménages qui est drainée par le pôle public bancaire aujourd'hui

42:43
Locuteur

vous

42:44
Jean-Luc Mélenchon

savez le pôle public financier il repose en partie sur ce qu'on appelle le fonds d'épargne c'est à dire tout ce qui est remonté des livrets d'épargne réglementés c'est à dire le livret A le livret LDDS le livret LEP ok

42:56
Locuteur

vous

42:57
Jean-Luc Mélenchon

savez qu'avec ça

42:58
Locuteur

en

42:59
Jean-Luc Mélenchon

fait le pôle public financier aujourd'hui il ne récolte que 400 milliards

43:03
Locuteur

c

43:04
Jean-Luc Mélenchon

'est à dire 6% de l'épargne française

43:06
Locuteur

tout

43:07
Jean-Luc Mélenchon

le reste c'est dans les mains des banques privées de la finance privée

43:10
Locuteur

ce

43:11
Jean-Luc Mélenchon

qu'on veut faire c'est doubler ça

43:13
Locuteur

d

43:13
Jean-Luc Mélenchon

'arriver à 12% de l'épargne drainée

43:16
Locuteur

à

43:17
Jean-Luc Mélenchon

travers cette épargne réglementée

43:19
Locuteur

je

43:19
Jean-Luc Mélenchon

précise aussi que cette épargne réglementée vous l'avez vu elle est sans arrêt la cible de la droite et de l'extrême droite qui considèrent qu'elle est stérile et inutile

43:26
Locuteur

nous

43:27
Jean-Luc Mélenchon

on considère au contraire qu'elle est extrêmement utile il s'agit des petits épargnants

43:31
Locuteur

et

43:32
Jean-Luc Mélenchon

pour augmenter donc de 400 à 800 milliards cette épargne drainée à travers les livrets réglementés

43:40
Locuteur

on

43:41
Jean-Luc Mélenchon

fera plusieurs choses un on va augmenter le plafond des livrets particulièrement du livret A

43:46
Locuteur

d

43:47
Jean-Luc Mélenchon

'accord

43:47
Locuteur

et

43:48
Jean-Luc Mélenchon

ça d'ailleurs le directeur de la caisse des dépôts et consignations a dit lui-même que ça rapportait 40 milliards de plus

43:55
Locuteur

deux on

43:56
Jean-Luc Mélenchon

va augmenter la part de toute cette épargne réglementée qui va vers le pôle public et pas vers les banques privées

44:03
Locuteur

aujourd

44:03
Jean-Luc Mélenchon

'hui il

44:04
Locuteur

n'y a

44:04
Jean-Luc Mélenchon

que 60% qui va vers le pôle public financier

44:07
Locuteur

nous

44:07
Jean-Luc Mélenchon

ce sera 80%

44:10
Locuteur

ok

44:12
Jean-Luc Mélenchon

ensuite

44:13
Locuteur

pour

44:13
Jean-Luc Mélenchon

faire tout ça il faut rendre l'épargne plus attractive l'épargne populaire réglementée donc on fera en sorte que le livret A et tous ces livrets populaires le taux d'intérêt ne soit pas comme aujourd'hui à 1,7% parce que vous savez que quand vous placez votre argent dans votre livret A vous êtes un petit épargnant

44:29
Locuteur

mais

44:30
Jean-Luc Mélenchon

en fait vous perdez de l'argent

44:31
Locuteur

parce

44:31
Jean-Luc Mélenchon

qu'aujourd'hui c'est à 1,7% c'est à dire inférieur au taux de l'inflation c'est quand même dingue alors que

44:37
Locuteur

vous

44:37
Jean-Luc Mélenchon

avez les grandes fortunes qui placent leur argent dans des fonds d'investissement avec un taux de rentabilité moyen à 15%

44:42
Locuteur

et

44:43
Jean-Luc Mélenchon

puis vous avez les petits épargnants sur leur livret A qui n'ont que 1,7% donc pour ça pour nous c'est hors de question et donc évidemment nous relèverons les taux d'intérêt au moins au niveau de l'inflation

44:56
Locuteur

ce

44:57
Jean-Luc Mélenchon

qui évidemment draînera encore davantage

44:59
Locuteur

de

44:59
Jean-Luc Mélenchon

moyens via cette épargne réglementée et puis dernier élément important très important même parce que là en plus

45:06
Locuteur

nous

45:07
Jean-Luc Mélenchon

prenons des exemples à l'étranger même aux Etats-Unis en Italie au Portugal où ça existe

45:13
Locuteur

nous

45:13
Jean-Luc Mélenchon

créerons un plan d'épargne de long terme parce que vous savez que le livret A vous pouvez retirer l'argent quand vous voulez pareil pour le livret LDDS on créera un plan d'épargne de long terme un livret B si vous voulez

45:24
Locuteur

qui

45:25
Jean-Luc Mélenchon

sera adossé à un fonds de production de reconversion productive et que gérera

45:32
Locuteur

alors

45:32
Jean-Luc Mélenchon

une banque publique d'investissement qu'on refondra du sol au plafond évidemment

45:37
Locuteur

et

45:37
Jean-Luc Mélenchon

ce livret B ce sera de l'épargne à 3, 5, 10 ans donc il sera bloqué pour un certain nombre d'années mais évidemment avec un taux d'intérêt supérieur parce qu'il faut le rendre attractif voilà c'était juste pour vous vous indiquer j'ai pas tout développé c'était pour vous montrer voilà l'architecture globale et puis évidemment il faudra mettre tout ça sous contrôle du parlement ce qui n

45:58
Locuteur

'est

45:58
Jean-Luc Mélenchon

pas du tout le cas aujourd'hui le mettre sous contrôle du parlement pour que les objectifs de la planification soient respectés

46:06
Locuteur

et

46:07
Jean-Luc Mélenchon

puis pour que

46:08
Locuteur

eh

46:09
Jean-Luc Mélenchon

bien évidemment les parlementaires par exemple puissent agir ou contrôler tout cela mais nous aurons surtout un conseil de coordination de tout ce pôle public bancaire d'accord avec toutes ces institutions qui non seulement réunira des représentants de l'Etat et des parlementaires évidemment mais aussi des représentants des salariés des représentants des salariés du patronat des représentants des usagers des consommateurs des collectivités locales parce que notre idée c'est aussi que

46:37
Locuteur

pour

46:38
Jean-Luc Mélenchon

un pacte productif une révolution productive une relance écologique et sociale profonde de notre production il faut embarquer tout le monde

46:48
Locuteur

et

46:48
Jean-Luc Mélenchon

donc c'est pour ça que nous disons que ce conseil de coordination et bien il faudra qu'il ait aussi des représentants enfin tous les acteurs qui peuvent être partie prenante de ce pacte productif voilà je n

47:02
Locuteur

'ai

47:02
Jean-Luc Mélenchon

pas tout détaillé mais j'ai déjà été trop longue enfin non ça va bon voilà je

47:07
Locuteur

vous

47:08
Jean-Luc Mélenchon

laisse

47:11
Locuteur

ah

47:12
Jean-Luc Mélenchon

oui pardon j'ai eu l'impression d'être extrêmement longue mais finalement j'ai réussi à dire l'essentiel je crois voilà merci pour votre attention et puis on

47:22
Locuteur

vous

47:24
Jean-Luc Mélenchon

ouvre les questions

47:26
Locuteur 2

bonjour Emilio Mellet du journal l'Humanité qu'on soit clair sur ce que c'est cette nouvelle BPI est-ce que c'est la BPI actuelle transformée ou c'est une nouvelle agence est-ce qu'elle suppose la nationalisation d'une ou plusieurs banques comme en 1982 par exemple

47:43
Locuteur

alors

47:44
Locuteur 4

c'est une très bonne question est-ce qu'on prend plusieurs questions ou juste

47:47
Jean-Luc Mélenchon

on va en prendre quelques je pense qu'il va y avoir des on connait bien l'humain

47:57
Locuteur 9

c'est l'humain

47:59
Locuteur

donc

48:02
Locuteur 9

j'aurais deux questions donc déjà merci pour cette présentation il y a quelques jours le journal Le Monde revenait sur les propos tenus par Jean Tirole donc qui était prix Nobel et économie en 2014 sur BFM TV où il a indiqué clairement que

48:15
Locuteur

en

48:16
Locuteur 9

tout cas les économistes libéraux souhaitent investir massivement dans des nouvelles technologies d'avenir notamment l'intelligence artificielle on voit avec Mistral aujourd'hui

48:23
Locuteur

ou

48:23
Locuteur 9

les biotech par exemple

48:25
Locuteur

en

48:26
Locuteur 9

réduisant considérablement le soutien de l'Etat à des secteurs stratégiques que vous avez mentionné avec Biogarant notamment qui seraient soi-disant énormément dépendants des aides publiques donc si vous pouvez peut-être réagir à ces propos qui ont été aussi tenus par un professeur de finance dans l'Express il y a quelques jours et peut-être j

48:46
Locuteur

'aurais

48:46
Locuteur 9

une deuxième question sur les attributions que cette nouvelle banque publique mentionnée par mon confrère attribuera à l'économie sociale et solidaire puisqu'on voit qu'aujourd'hui il y a plusieurs modèles avec les SIC ou autres qui sont financés par les régions d'autres dans le secteur du handicap par exemple sont financés

49:03
Locuteur

par

49:04
Locuteur 9

les ARS

49:05
Locuteur

donc

49:06
Locuteur 9

est-ce que vous pouvez revenir sur comment sera financée aujourd'hui l'économie sociale et solidaire si vous prenez le pouvoir en 2027

49:14
Locuteur

puisqu

49:15
Locuteur 9

'on voit que c'est des secteurs d'activité qui sont financés de façon très hétérogène

49:19
Locuteur

tout

49:20
Locuteur 4

à fait

49:20
Locuteur

pardon

49:24
Locuteur 4

juste sur la première question c'est

49:26
Locuteur

réagir au propos Ah

49:29
Locuteur 4

oui ok sur le fait qu'il a dit que en une

49:33
Locuteur 9

phrase plus investissement que dans les industries qui seraient ce que l'on fait malheureusement

49:39
Présentateur

Ah j'ai déjà dit ce truc

49:45
Locuteur

Non mais bon

49:46
Présentateur

déjà

49:46
Locuteur

non mais si je te l'ai Non mais si je te l'ai Non mais si je te l'ai Non

49:49
Présentateur

mais je vais te

49:50
Locuteur

l'avoir un

49:50
Présentateur

public alors c'est pas bon vas-y

49:52
Locuteur 6

Non mais je t'en prie je

49:53
Locuteur

pense que je l'avoir aussi Bon

49:54
Locuteur 6

Je t'en prie Je sais

49:56
Présentateur

pas Non mais attends Attends bouge pas parce que c'est juste pour dire encore des conseils qui valent rien parce que c'est ne rien comprendre à la compétition qui est engagée les placements qui sont faits aujourd'hui dans l'intelligence artificielle c'est de ça dont il parle n'est-ce pas j'ai bien compris

50:16
Locuteur

Oui

50:18
Présentateur

sont des déplacements qui sont

50:20
Locuteur

faits

50:21
Présentateur

en dehors de tout bon sens je veux dire cet argent placé là-dedans massivement qui a créé un effet secondaire que vous connaissez c'est une des fois où on voit s'accumuler du capital dans des proportions absolument inouïes qui a fini par créer une tension sur les taux notamment parce que l'argent qui s'est placé là ne s'est pas placé dans la dette des Etats-Unis aux Etats-Unis et provoquer une montée des taux dans tous les pays et moi ce que mon pronostic c'est que vous aurez une crise de la dette privée avant la crise de la dette publique et je suis prêt à parier bien des choses sur ce sujet donc là on nous conseille quoi de rivaliser ça n'a pas de sens ça n'a pas de sens nous ne pouvons pas le faire par conséquent la politique publique concernant le numérique et l'intelligence artificielle

51:08
Locuteur

son

51:09
Présentateur

but ça doit être de se concentrer sur les endroits où ça satisfait des objectifs que nous avons quel objectif un être souverain

51:16
Locuteur

nous

51:17
Présentateur

n'avons que faire d'avoir 10, 20, 50 installations de data centers que viendraient mettre avec leurs sous qui sègent les saoudiens les émiratis ceci cela pourquoi faire quel est l'intérêt pour nous français notre intérêt c'est qu'on ait

51:32
Locuteur

des

51:33
Présentateur

moyens souverains qu'évidemment on peut dont on peut louer des compartiments à des acteurs privés il ne s'agit pas d'interdire l'activité privée c'est ça pour nous le premier objectif et pour faire ça il y faut de l'investissement mais oui ça il y a de quoi faire mais rivaliser au niveau où se trouve aujourd'hui l'investissement dans ce domaine avec les Etats-Unis d'Amérique ou avec la Chine c'est tout simplement impossible donc c'est juste faire du bruit avec sa bouche en disant qu'on va le faire et que se crogne mieux comment ça se fait qu'on ne

52:03
Locuteur

l'a

52:03
Présentateur

pas fait tout de suite alors que monsieur Jean Tirole a déjà eu cette idée magique et que nous n'avons plus qu'à nous incliner devant cette idée la sienne est ridicule et donc nous ne le ferons pas ce que nous ferons c'est ce que je viens de vous dire et il faudra y mettre une limite parce qu'il y a une limite écologique à la présence sur notre sol de tous les data centers qui ont déjà le plus gros de France et peut-être d'Europe qui se trouve à la Courneuve et maintenant partout les élus locaux commencent à dire stop nous finalement on n'en veut pas voilà pourquoi je crois que ce n

52:36
Locuteur

'est

52:36
Présentateur

pas une bonne idée par contre ce qui est une bonne idée c'est d'avoir nos propres moyens et de sortir du statut de colonie numérique dans laquelle nous sommes par rapport aux Etats-Unis d'Amérique ce qui suppose par exemple qu'on sorte d'un certain nombre de logiciels qui sont aujourd'hui au ministère de la Défense dans certains armements et compagnie voilà nous on en est aujourd'hui sur cette question peut-être que ça mériterait d'autres approfondissements j'en doute pas et après votre question on va rediscuter entre nous de savoir comment on répond à une question comme celle-là de manière plus détaillée que ce qu'on est en train de faire en ce moment mais là je vous ai livré la première quelle est la priorité c'est toujours la même chose une partie des économistes ne réfléchissent pas en fonction des finalités de la production ils continuent à réfléchir seulement en termes de marché et avec une escroquerie intellectuelle à mes yeux c'est que le mot marché décrit des réalités qui n'ont rien à voir les unes avec les autres le troc c'est une économie de marché une économie de marché qui spécule sur des taux de profit c'est une économie de marché une économie de marché qui va essayer de répondre à des besoins matériels bien précis ça l'est aussi donc ce que la puissance publique doit dire c'est ce qu'elle veut obtenir du point de vue qu'elle se fait de l'intérêt général voilà après moi le reste je réponds pas mais là pour moi les prix Nobel d'économie

54:01
Locuteur

oui

54:02
Jean-Luc Mélenchon

d'ailleurs j'en profite pour dire que en fait Jean Tirole fait partie d'une école économique à laquelle

54:07
Locuteur

nous

54:08
Jean-Luc Mélenchon

n'adhérons pas en fait et je précise à tout le monde que ça suffit de dire que l'économie serait du côté de Macron ou que sais-je d'accord en réalité vous avez vu il y a près de 80 économistes qui ont signé une tribune pour soutenir les orientations de notre contre-budget voilà c'est pour vous dire qu'une grande partie au contraire de l'économie en France c'est-à-dire des chercheurs en économie sont plutôt à dire qu'il y

54:32
Locuteur

a

54:32
Jean-Luc Mélenchon

un immense problème avec l'économie néolibérale que représente monsieur Tirole d'accord

54:37
Locuteur

et

54:37
Jean-Luc Mélenchon

donc défendent d'ailleurs la rupture et notre programme économique moi-même j'en fais partie parce que je l'étais avant de devenir députée de cette école économique qui n'est pas celle de Jean Tirole et effectivement il

54:50
Locuteur

y a

54:50
Jean-Luc Mélenchon

aujourd'hui deux écoles économiques il est vrai que nous nous sommes plutôt rattachés à une école keynésienne marxiste l'école de la régulation bref toute une partie en réalité du champ académique de l'économie française

55:01
Locuteur

mais

55:02
Jean-Luc Mélenchon

il se trouve que l'économie est une science sociale

55:05
Locuteur

et

55:06
Jean-Luc Mélenchon

donc comme toute science sociale il y a différents paradigmes différentes théories

55:10
Locuteur

et

55:11
Jean-Luc Mélenchon

en l'occurrence la théorie de Jean Tirole n'est pas la nôtre nous ne sommes pas d'accord avec cette vision selon laquelle il suffirait d'augmenter les investissements étrangers les investissements tout courts et donc les investissements étrangers pour nous comme l'a très bien expliqué Jean-Luc Méliard en fait notre problème il est qui contrôle le numérique en France qui contrôle les data centers

55:33
Locuteur

parce

55:34
Jean-Luc Mélenchon

que à quoi sert-il de dépenser toutes nos ressources en eau par exemple les data centers c'est des ressources immenses en

55:39
Locuteur

eau

55:40
Jean-Luc Mélenchon

et en foncier

55:41
Locuteur

mais

55:42
Jean-Luc Mélenchon

qui les contrôle si c'est pour être contrôlé par des investissements étrangers

55:46
Locuteur

donc

55:46
Jean-Luc Mélenchon

la question elle est de contrôler les investissements étrangers et j'en profite pour faire un lien avec notre pôle public bancaire parce que en fait nous avons quelque part dans notre programme deux façons d'agir complémentaires l'une c'est le contrôle des investissements étrangers un contrôle très renforcé ça fait partie d'ailleurs de notre niche parlementaire qui a lieu demain d'accord

56:07
Locuteur

c

56:08
Jean-Luc Mélenchon

'est une des propositions de loi que nous avons dans cette niche

56:12
Locuteur

le

56:12
Jean-Luc Mélenchon

contrôle des investissements étrangers faire en sorte que notre économie ne soit pas pillée par des fonds qui bradent et saccagent et saccagent nos entreprises et deuxièmement un pôle public bancaire qui lui vient investir justement là où le faisaient les investissements étrangers mais très mal je ne

56:29
Locuteur

sais

56:29
Jean-Luc Mélenchon

pas si c'est clair

56:29
Locuteur

donc

56:30
Jean-Luc Mélenchon

ça c'était pour répondre et compléter sur Jean Tirole bon sur la question

56:38
Locuteur

pardon l

56:40
Jean-Luc Mélenchon

'ESS oui donc déjà je tiens à rappeler que depuis des années sous l'économie macroniste

56:47
Locuteur

nous

56:47
Jean-Luc Mélenchon

avons un écroulement des financements de l'économie sociale et solidaire ce qui est une catastrophe

56:55
Locuteur

j

56:55
Jean-Luc Mélenchon

'ai moi-même été invité pour représenter Jean-Luc Mélenchon dernièrement par ces organisations de l'ESS qui tirent la sonnette d'alarme que ce soit les associations les coopératives les mutuelles elles sont en train de mourir à petit feu faute de financement aujourd'hui et parce que dans le budget des collectivités locales qui sont rincées dans le budget de l'Etat dans le budget encore pire du pôle public financier les moyens ne sont pas mis alors que ce sont elles qui assurent toute une partie de l'emploi et de l'activité économique en France donc bien sûr après la planification c'est ça pour nous aussi c'est le pilotage de l'ensemble des moyens de financement aujourd'hui il n

57:35
Locuteur

'y a

57:35
Jean-Luc Mélenchon

aucun pilotage donc ça fera partie justement de notre programme économique le pilotage et l'articulation entre ces différents financements je finis sur est-ce qu'on va créer une nouvelle agence

57:47
Locuteur

ouais

57:48
Jean-Luc Mélenchon

après j'ai fini c'est la meilleure c'est

57:51
Locuteur

la

57:51
Jean-Luc Mélenchon

pardon alors déjà la caisse des dépôts consignation c'est 6000 agents plus tous les agents des autres de la BPI etc nous on s'appuiera sur les savoir-faire

58:03
Locuteur

il y

58:04
Jean-Luc Mélenchon

a aujourd'hui des milliers et des milliers d'agents qui ont des savoir-faire il ne s'agit pas de tout de tout raser d'accord on repart de ce qui est de ce qui est fait aujourd'hui simplement c'est clair que les directions pour être très claires seront changées

58:18
Locuteur

en

58:19
Jean-Luc Mélenchon

tout cas elles ne fonctionneront pas comme ça et surtout la gouvernance sera profondément transformée

58:24
Locuteur

c'est

58:24
Jean-Luc Mélenchon

pour ça que moi je pense qu'il faut quelque part enfin voilà la banque publique d'investissement pour nous ça doit devenir une banque publique des besoins c'est-à-dire vraiment qu'il soit orienté en fonction des besoins productifs et que ce soit très clair que ce soit pas juste une banque pour faire un max de profit en allant placer l'argent là où c'est là où c'est juteux et pour finir sur la nationalisation des banques déjà dans le pal public bancaire il y a une banque publique en tant que telle

58:50
Locuteur

au

58:51
Jean-Luc Mélenchon

service de déposants

58:52
Locuteur

c

58:53
Jean-Luc Mélenchon

'est la banque postale

58:54
Locuteur

et

58:54
Jean-Luc Mélenchon

déjà il faudra renforcer la banque postale

58:56
Locuteur

je

58:57
Jean-Luc Mélenchon

rappelle qu'aujourd'hui la banque postale voilà peut être nettement renforcée et que par ailleurs elle est adossée à la poste qui est en train de fermer je ne sais combien des centaines de bureaux de poste bref donc justement ça ça doit faire partie d'un renforcement de l'action publique par le biais de cette banque publique maintenant dans le programme et ça on le développera par ailleurs et au fur et à mesure parce que Jean-Luc Mélenchon l'a dit on fera ça par bout

59:23
Locuteur

on

59:23
Jean-Luc Mélenchon

a aussi on

59:24
Locuteur

a aussi

59:24
Jean-Luc Mélenchon

le projet évidemment disons d'une refonte en tout cas d'une réforme en profondeur de l'ensemble du système bancaire et financier dans lequel nous prévoyons effectivement qu'il puisse y avoir des nationalisations de certaines banques et en tout cas je veux le dire parce qu'on s'attend à ce qu'il y ait une très grave crise financière c'est voilà aujourd'hui c'est quand même ça nous pend au nez je le dis il ne

59:50
Locuteur

s

59:50
Jean-Luc Mélenchon

'agira pas pour nous d'aller sauver le système bancaire sans contrepartie comme ça a été fait après 2008

59:56
Locuteur

à

59:56
Jean-Luc Mélenchon

coup de centaines de milliards d'euros

59:59
Locuteur

voilà

1:00:00
Jean-Luc Mélenchon

pour des banques qui ont continué à agir je veux dire en partie de façon de façon nuisible pour l'économie

1:00:07
Locuteur

voilà

1:00:08
Jean-Luc Mélenchon

donc il s'agira par ailleurs d'un encadrement beaucoup plus important

1:00:12
Locuteur

de

1:00:13
Jean-Luc Mélenchon

toute façon des banques privées parce qu'on peut aussi ne pas nationaliser mais encadrer beaucoup plus fortement par exemple quand je vous parlais de la finance de l'ombre bah en fait les banques moi j'ai eu l'audition l'audition du président de la banque publique de la fédération bancaire française qui dit ah c'est terrible les fonds d'investissement vraiment ils sont méchants enfin je caricature ils sont méchants parce qu'ils n'ont pas les mêmes règles que nous et nous on a des règles qu'eux ils n'ont pas etc mais qui finance essentiellement les fonds d'investissement

1:00:40
Locuteur

qui

1:00:41
Jean-Luc Mélenchon

leur prête de l'argent pour faire des LBO avec des leviers complètement démentiels c'est les banques

1:00:46
Locuteur

donc

1:00:46
Jean-Luc Mélenchon

en réalité elles ont une action qui aujourd'hui qu'il faut absolument évidemment encadrer réguler contrer pour un certain nombre de pratiques voilà donc je dis juste que

1:00:58
Locuteur

se

1:00:58
Jean-Luc Mélenchon

pose la question de la nationalisation mais se pose surtout la question d'une régulation beaucoup plus importante de ce système bancaire privé

1:01:04
Locuteur

je

1:01:05
Jean-Luc Mélenchon

ne

1:01:05
Locuteur

sais

1:01:05
Jean-Luc Mélenchon

pas si

1:01:06
Présentateur

pendant qu'on est là dessus d'abord souvenons-nous de l'expérience précédente

1:01:12
Locuteur

le

1:01:13
Présentateur

fait d'avoir nationalisé toutes les banques ou à peu près n'a strictement rien changé au fonctionnement structurel de l'économie capitaliste française

1:01:25
Locuteur

et

1:01:25
Présentateur

je me souviens très bien des débats de l'époque

1:01:28
Locuteur

qui

1:01:28
Présentateur

étaient qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on a nationalisé et la réponse qui avait fini par surgir au bout d'un mois ou deux c'était ben au légère ouverture des guillemets comme des entreprises

1:01:39
Locuteur

ben

1:01:40
Présentateur

c'était précisément déjà des entreprises ça voulait dire

1:01:43
Locuteur

que

1:01:44
Présentateur

on ne chant on ne on ne pilotait pas avec des objectifs il y a eu quand même dans un certain nombre de secteurs du pilotage mais peu

1:01:54
Locuteur

là

1:01:54
Présentateur

on n'arrive pas dans le même capitalisme

1:01:58
Locuteur

et

1:01:59
Présentateur

par conséquent la direction d'un gouvernement dans l'état actuel du monde dans l'état actuel de la crise

1:02:06
Locuteur

qui

1:02:08
Présentateur

nous menace dans l'état actuel intellectuel de ce que ce monde reconnaît comme valeur regardez les deux derniers prix Nobel d'économie

1:02:18
Locuteur

deux

1:02:19
Présentateur

américains

1:02:19
Locuteur

qui

1:02:20
Présentateur

racontent quoi

1:02:21
Locuteur

des

1:02:23
Présentateur

les canons du néolibéralisme traditionnel

1:02:28
Locuteur

et

1:02:28
Présentateur

avec toujours la même idée que la question de la répartition de la richesse n'est pas le cœur de la dynamique des sociétés mais que ce sont des frictions sur les prix etc etc bon je ne

1:02:41
Locuteur

vais

1:02:41
Présentateur

pas entrer dans le détail mais

1:02:42
Locuteur

ces

1:02:43
Présentateur

deux prix Nobel là ils illustrent un état de compréhension du monde personne ne critique le déchaînement absurde de l'accumulation d'investissements sur l'intelligence artificielle en dépit de ce que tout le monde sait en même temps qu'il

1:02:57
Locuteur

n

1:02:57
Présentateur

'y

1:02:57
Locuteur

a

1:02:57
Présentateur

pas de modèle économique qui prévoit une rétribution par des bénéfices de ce genre d'investissement

1:03:02
Locuteur

le

1:03:03
Présentateur

seul profit qu'ils en tirent c'est d'espérer qu'il y

1:03:05
Locuteur

en

1:03:05
Présentateur

ait et deuxièmement la valeur des titres qui progresse parce que tout le monde en demande mais c'est 100% comment dire un fonctionnement à nos yeux bidon qui ne repose pas sur une relation productive réelle

1:03:19
Locuteur

mais

1:03:20
Présentateur

est-ce que le capitalisme de notre époque

1:03:22
Locuteur

que

1:03:23
Présentateur

je vais réintroduire dans la question de la discussion de la propriété est ce que ont connu les intellectuels et les économistes pendant des générations

1:03:31
Locuteur

qu

1:03:32
Présentateur

'est-ce que vous avez à dire à propos de la propriété moyenne d'une action dans l'ensemble des actions qui s'échangent dans le monde normalement quand vous êtes propriétaire d'une action vous possédez un bout de l'entreprise on est d'accord on avait donc partagé la propriété pour pouvoir en étendre l'efficacité

1:03:51
Locuteur

qu

1:03:52
Présentateur

'est-ce que vous avez à dire quand la durée moyenne est passée il y a 50 ans

1:03:57
Locuteur

de

1:03:58
Présentateur

6 années

1:03:59
Locuteur

à

1:04:00
Présentateur

22 secondes parce que c'est ça aujourd'hui la durée moyenne de possession d'une action dans le trading donc les moyens de combat

1:04:07
Locuteur

pour

1:04:08
Présentateur

la puissance publique ne sont pas les mêmes que ceux de la période par exemple 1980 où ça n'existait pas tout ça donc on doit se concentrer sur ce qui nous permet à nous de desserrer les taux

1:04:22
Locuteur

donc

1:04:23
Présentateur

les banques privées

1:04:24
Locuteur

d

1:04:24
Présentateur

'une certaine manière d'abord elles vont bénéficier de notre amabilité ce qui sans doute les rendra plus aimables aussi à notre égard mais

1:04:32
Locuteur

comme

1:04:33
Présentateur

l'a dit à l'instant Aurélie la menace de la crise les concerne elle d'abord

1:04:38
Locuteur

la

1:04:38
Présentateur

dernière fois il a fallu les remplumer pourquoi quand on parle aujourd'hui de modifier la règle de centralisation de l'argent du livret A qui passe par les banques privées pourquoi on en est là parce que monsieur Sarkozy a dans la logique dans laquelle il était décidé de remplumer les bilans des banques en leur donnant accès à une masse considérable d'épargne que les français ont toujours fait dans le livret A pour le logement voilà pourquoi on a créé ce machin il n

1:05:06
Locuteur

'y

1:05:06
Présentateur

avait aucune autre raison et on a réduit la centralisation après on l'a réduit au point où elle est aujourd'hui et nous on propose de l'augmenter mais

1:05:16
Locuteur

vous

1:05:16
Présentateur

comprenez que ça pose immédiatement une autre difficulté supposons qu'on ait 1000 milliards à investir là

1:05:24
Locuteur

qu

1:05:25
Présentateur

'est-ce qu'on en ferait

1:05:26
Locuteur

où

1:05:26
Présentateur

sont les entreprises qui ont besoin de 1000 milliards quand on a ramené l'industrie française à moins de 10% du PIB

1:05:33
Locuteur

où

1:05:34
Présentateur

c'est

1:05:35
Locuteur

donc

1:05:35
Présentateur

ça veut dire que l'état va devoir se concentrer sur les points sur lesquels il va falloir que ce soit des points nodaux pour développer des chaînes exemple la nouvelle industrie textile on nous a dit 100 fois que c'était plus possible que la concurrence tuerait immédiatement une industrie textile française ben non nous on a une idée sur le sujet qu'on a déjà développé on va faire le lin et le chanvre le chanvre arrêtez vous ne pensez qu'au chanvre mais non parlons du lin d'abord je vous

1:06:03
Locuteur

ai

1:06:03
Présentateur

déjà dit je ne

1:06:03
Locuteur

vous

1:06:03
Présentateur

permettrai pas de fumer votre costard donc sur le lin nous savons que nous avons les moyens parce que nous sommes producteurs de lin c'est la première production c'est toi qui m'expliquais ça et qu'en plus ça revigore la terre là on va mettre des ronds

1:06:19
Locuteur

et

1:06:20
Présentateur

on sait où on sait à quel endroit on sait où il y a les entreprises qui savent le faire ou qui sauraient le faire et à plus grande échelle etc donc si vous voulez quand je vous parle de questions de pilotage le confort

1:06:32
Locuteur

pour

1:06:32
Présentateur

n'importe qui c'est de dire eh bien c'est le marché voilà nous avons soulagé la production de tel et tel impôt charge etc qu'est-ce que ça a donné tout ça où est le bilan

1:06:42
Locuteur

d

1:06:43
Présentateur

'une politique qui a dévasté

1:06:45
Locuteur

à

1:06:46
Présentateur

coup de milliards pourtant attribué le rapport du sénateur communiste Fabien Guay qui a fait la démonstration mais même si on prend les chiffres les plus bas qu'est devenu tout cet argent dans la production en France ben que dalle

1:06:59
Locuteur

tout

1:07:00
Présentateur

simplement rien

1:07:01
Locuteur

donc

1:07:02
Présentateur

c'est pour ça que moi je préfère qu'on dise les choses comme c'est aujourd'hui on s'interdit pas on s'interdira jamais de nationaliser quoi que ce soit

1:07:08
Locuteur

mais

1:07:09
Présentateur

c'est pas ça qui est à l'ordre du jour ce qui est à l'ordre du jour c'est faire un pôle financier puissant puissant et dirigé avec un cap et avec des objectifs et on va développer tous les secteurs capitalistes pour certains d'entre eux ou coopératifs ou etc etc etc qui sont dans une quasi impossibilité de délocalisation

1:07:35
Locuteur

ou

1:07:36
Présentateur

bien nous allons créer les conditions pour qu

1:07:38
Locuteur

'il

1:07:38
Présentateur

y

1:07:38
Locuteur

ait

1:07:38
Présentateur

un marché suffisant pour que l'enracinement vaille la peine c'est ça notre défi à nous

1:07:43
Locuteur

est

1:07:44
Présentateur

-ce que nous sommes capables de produire un ordre productif qui développe les moyens de production et ensuite comment nous contrôlons la production au sens écologique que j'ai évoqué tout à l'heure parce que peut-être que le lien bon c'était la première fois que je m'ai primé sur le sujet le lien qu'il y

1:08:00
Locuteur

a

1:08:00
Présentateur

entre la question du droit d'usage de la propriété et le caractère écologique de la planification peut-être pas tout à fait évident mais j'espère qu'en y réfléchissant vous verrez ce que j'ai imparfaitement décrit tout à l'heure donc voilà et puis je termine en France jusqu'à je ne sais plus quelle période

1:08:20
Locuteur

il

1:08:20
Présentateur

y avait le circuit du trésor qui vous est peut-être connu comment procéder l'état

1:08:26
Locuteur

et

1:08:26
Présentateur

bien il obligeait

1:08:28
Locuteur

à

1:08:29
Présentateur

certains dépôts les banques

1:08:31
Locuteur

et

1:08:32
Présentateur

plus intéressant pour nous peut-être

1:08:35
Locuteur

plutôt

1:08:35
Présentateur

que de nationaliser

1:08:37
Locuteur

d

1:08:38
Présentateur

'obliger

1:08:39
Locuteur

à

1:08:39
Présentateur

la propriété d'un certain nombre de titres notamment émis par l'état

1:08:44
Locuteur

et

1:08:45
Présentateur

ça serait plus intéressant pour nous

1:08:46
Locuteur

que

1:08:47
Présentateur

de se coller sur le dos ce qu'il faut indemniser pour acheter une banque avec tout le bilan qu'on peut faire des années 81 la vérité c'est que dans les années 81 avec les nationalisations l'état la société française a recapitalisé un secteur qui était des secteurs qui étaient déjà subclaquants je ne parle pas des banques je parle pour la production mais pour les banques la même remarque peut être faite bon voilà voilà comment moi je me représente la chose l'urgence c'est pas de collectiviser le plus possible de banques l'urgence c

1:09:20
Locuteur

'est

1:09:20
Présentateur

d'avoir une masse critique investissable et répondant aux objectifs que le pays se donne mais nous nous pouvons repartant de la logique

1:09:29
Locuteur

du

1:09:29
Présentateur

circuit du trésor par exemple je ne sais pas moi je ne sais pas d'ailleurs si ce n

1:09:33
Locuteur

'est

1:09:33
Présentateur

pas déjà le cas vous savez les accords balle 3

1:09:37
Locuteur

bon

1:09:38
Présentateur

alors les banques françaises jettent de grosses larmes en disant nos concurrents américains et autres ne sont pas obligés d'appliquer les accords balle 3 bon nous on pourrait décider par exemple que l'accord balle 3 il gage toutes les banques gage leur 9% sur des titres de dette de l'état par exemple vous voyez des maniements de cette sorte

1:10:01
Locuteur

c

1:10:01
Présentateur

'est peut-être moins fluide mais des maniements de cette sorte sont plus importants pour nous donc toute la question va se concentrer sur les objectifs politiques qu'on se donne pas simplement s'en remettre à des effets structurels du type le marché ou comme la banque est publique alors donc elle est bien non elle est publique mais pourquoi faire elle met du capital en tas pour quels résultats et après qu'on puisse passer au dernier volet pour l'instant on n

1:10:26
Locuteur

'a

1:10:26
Présentateur

pas encore vraiment capté votre attention sur le sujet mais donc on va essayer de trouver comment créer des provocations suffisantes pour ça qui est ce que j'ai dit à propos des indicateurs

1:10:36
Locuteur

puisque

1:10:37
Présentateur

comme vous le savez nous faisons partie de ceux qui critiquent

1:10:39
Locuteur

le

1:10:40
Présentateur

PIB comme indicateur de la réussite économique parce que nous trouvons que c'est une mesure grotesque

1:10:45
Locuteur

et

1:10:46
Présentateur

que nous avons intérêt à avoir des indicateurs qualitatifs mais bon ça n

1:10:50
Locuteur

'a

1:10:50
Présentateur

pas trop intéressé jusqu'à présent on va essayer de trouver comment le reformuler mais le système la vision économique que présente le mouvement insoumis c'est un tout

1:11:01
Locuteur

ça

1:11:01
Présentateur

part de le capital parce qu'on vit dans un monde capitaliste comment en prendre la part qu'il faut pour faire nous-mêmes des investissements ensuite comment le système fiscal y correspond ensuite etc etc et puis à la fin comment on vérifie le résultat de ce qu'on a fait donc nous ne le ferons pas avec le PIB nous le ferons avec le nombre de gens qui vivent plus vieux le nombre de gens qui sont plus éduqués l'accès de chacun à des soins etc etc c'est ça la logique alors on y va doucement pour ne

1:11:32
Locuteur

pas

1:11:32
Présentateur

choquer trop tout le monde à la fois mais pour obliger à un débat qui porte sur enfin obliger autant qu'on peut personne n

1:11:40
Locuteur

'est

1:11:40
Présentateur

obligé mais faire en sorte que le débat ait lieu sur qu'est-ce que ça signifie l'économie

1:11:45
Locuteur

bon

1:11:46
Présentateur

les deux derniers prix Nobel il se figure que parce qu'ils ont empilé cinq formules mathématiques qui ont un cadre cohérent alors ils sont contents ça marche sauf que dans les sciences physiques les mathématiques servent à vérifier ou à anticiper

1:12:00
Locuteur

ou

1:12:01
Présentateur

à prévoir

1:12:02
Locuteur

là

1:12:02
Présentateur

ils servent à rien c'est juste pour rendre compte d'une structure et pouvoir proclamer avec la mine importante que la vraie raison des causes de la déformation du marché et de son inefficacité c'est les rapports de prix qui sont frictionnels c'est que le revenu immédiat n'est pas ce qui motive le comportement des acteurs économiques et notamment ceux dans la consommation voilà comment je vois le moment et ce que nous nous espérons provoquer quand nous rencontrons des chefs d'entreprise

1:12:32
Locuteur

une

1:12:32
Présentateur

des choses une

1:12:33
Locuteur

des choses

1:12:33
Présentateur

qui nous navrent quand on parle des grands chefs d'entreprise pas grands par leur taille ni par leur importance personnelle mais des grandes des très grandes entreprises c'est qu'on a l'impression souvent pas toujours de parler avec des gens qui n'ont aucun but

1:12:48
Locuteur

aucun

1:12:48
Présentateur

but technique aucun but aucune performance technique n'est visée et la discussion est entièrement concentrée sur

1:12:56
Locuteur

les

1:12:57
Présentateur

cotisations sociales et le niveau des impôts pardon mais si on avait raisonné comme ça depuis le début il y a des tas de choses qu'on n'aurait jamais produit dans ce pays parce que des trains à très grande vitesse

1:13:08
Locuteur

ça

1:13:09
Présentateur

ne s'imposait pas comme idée ça s'est imposé parce que techniquement on s'est lancé le défi je prends cet exemple il y en a bien d'autres dans d'autres domaines moi ce à quoi j'aspire c'est ça hier j'étais comme vous le savez dans une grande école donc les gens qui m'interrogeaient sont des gens très intelligents brillants dans leurs études je suppose et tout ça mais c'est consternant vous parlez avec des gens qui sont dans une école de sciences économiques et commerciales au passage j'apprends qu'il y

1:13:35
Locuteur

a

1:13:35
Présentateur

des sciences commerciales comme l'a dit toi tu as dit c'est des sciences sociales bon nous on dit c'est des sciences humaines sociales ou humaines on voit bon comment se fait-il que des jeunes gens ne me parlent pendant toute une soirée que de l'équilibre des comptes de la retraite que de savoir si la dette c'est permis ou pas de l'annuler et pour le reste du rôle de la police dans le maintien de l'ordre enfin bon et ces gens là qui sont des gens remarquables je veux dire ils sont ils sont pleins de bonne volonté ils sont pleins de plein d'intelligence ils pensent à rien d'autre

1:14:07
Locuteur

ça

1:14:07
Présentateur

les a pas atteints ils ont moins de 30 ans ils se foutent du changement climatique

1:14:11
Locuteur

alors

1:14:12
Présentateur

s'ils s'y intéressaient et ils vont s'y intéresser que ça leur plaise ou pas parce qu'on a besoin d'eux

1:14:16
Locuteur

on

1:14:17
Présentateur

a besoin d'eux ils ont fait des études qui les préparent à être capables d'intervenir dans le domaine du commerce de la production etc on a besoin d

1:14:25
Locuteur

'eux

1:14:25
Présentateur

mais on va leur dire alors si le changement climatique vous concerne donc vous avez compris qu'il faut changer les instruments de production donc vous avez compris qu'il faut faire des performances techniques dans certains domaines si nous voulons profiter de la géothermie sur tout le territoire de notre pays il faut être capable de faire des trous et des trous très profonds nous avons besoin des performances techniques qui permettent de faire un trou jusqu'à 5 km puisque c'était ça le record qu'on s'était promis donc vous avez besoin d'investissement comment allons-nous faire je vais pas moi surgir au balcon de l'Elysée et dire bon allez maintenant on fait des trous non il faut qu'on dise bah l'argent est là il va être mis là nous allons créer telle société parce que nous n'en avons pas aujourd'hui ou bien oui il en existe une et nous allons prendre des participations avec la banque publique et on va faire des trous et donc on va chauffer à partir de la géothermie et pas des improbables ITR à l'électricité à l'électricité avec les improbables centrales nucléaires que monsieur Macron veut nous laisser sur les bras avant de s'en aller pour 150 milliards bon vous voyez le lien que je fais entre le débat sur l'économie la manière d'accumuler du capital et les résultats qu'on veut obtenir si on n'a pas cette discussion on parlera jamais de rien parce qu'il n'y a pas de modèle économique qui rend les besoins humains prioritaires par définition leur politique c'est celle de l'offre c'est pas celle de la demande

1:15:47
Locuteur

donc

1:15:48
Présentateur

on est prêt à vous donner les moyens de changer de t-shirt toutes les semaines d'en acheter un autre mais pas de savoir si vous allez quand même pouvoir manger pendant ce temps là la gestion de l'économie par la métaphysique du marché premièrement c'est imposé comme une espèce de donnée permanente quand bien même le capitalisme changeait

1:16:05
Locuteur

vous

1:16:06
Présentateur

êtes maintenant avec des fonds de pension des hedge funds pardon qui achètent des actions de l'état pour 50% du total du marché

1:16:13
Locuteur

et

1:16:14
Présentateur

vous marchez sur la tête les autres là vous venez d'avoir une crise en 2008 que d'un peu tout le système passait par-dessus bord et personne ne se soucie de savoir que la moitié des dettes publiques

1:16:26
Locuteur

sont

1:16:27
Présentateur

l'objet d'un achat par des sociétés dont la vocation fondamentale et la spéculation

1:16:32
Locuteur

ça

1:16:32
Présentateur

ne préoccupe personne et qu'ils ne sont pas ils ne sont pas astreints astreints aux mêmes règles prudentielles que les autres tout le monde s'en fout

1:16:40
Locuteur

et

1:16:40
Présentateur

la banque invisible c'est par exemple quand l'Europe cette grosse maligne a trouvé l'idée d'autoriser de nouveau la titrisation

1:16:49
Locuteur

des

1:16:49
Présentateur

dettes d'entreprise les dettes d'entreprise en Europe peuvent être titrisées c'est une folie ça veut dire que vous avez un secteur bancaire parallèle que personne ne contrôle on ne sait pas ce qui s

1:16:59
Locuteur

'y

1:16:59
Présentateur

passe il peut s'y produire un effet domino bon voilà mon plaidoyer sur le sujet à propos quand même que je ne vous laisse pas pantois sur la propriété le droit d'usage et le reste vous avez les très bons bouquins de Pierre Crétois qui est membre de l'Institut La Boétie il y en a trois et puis il y

1:17:19
Locuteur

a

1:17:19
Présentateur

aussi le très bon bouquin de Mordillat et Claire qui doit s'appeler lui la propriété le sujet et la chose voilà ce sont des gens qui participent de ce monde parallèle qui n'a jamais vraiment accès à la discussion publique on y fait intervenir toutes sortes de prix Nobel très intéressants qui racontent tous la même chose dans le même registre sans tenir aucun compte de la réalité dangereuse dans laquelle nous évoluons

1:17:47
Locuteur

je

1:17:48
Présentateur

te rends ta place

1:17:51
Locuteur

Bonjour

1:17:52
Locuteur 3

Margot Faudéré pour BFM Business j'ai deux questions sur le grand pôle public bancaire que vous présentez une question sur les moyens une question sur les objectifs à atteindre sur les moyens vous avez beaucoup parlé des livrets d'épargne réglementés un peu avant de l'assurance vie vous avez rappelé ce que représente l'assurance vie aujourd'hui en France mais est-ce que vous pourriez préciser si vous comptez toucher entre guillemets à l'assurance vie modifier

1:18:16
Locuteur

les

1:18:17
Locuteur 3

avantages fiscaux aujourd'hui qui concernent l'assurance vie ou pas sachant que c'est un placement

1:18:21
Locuteur

je

1:18:22
Locuteur 3

crois même le placement préféré des français deuxième question sur les objectifs à atteindre la nécessité de défendre la souveraineté française vous avez évoqué par exemple les fonderies de Bretagne dont on comprend très bien l'intérêt qu'a cette entreprise pour l'industrie française pour autant est-ce qu'il faudra toujours protéger quoi qu'il en coûte des entreprises qui présentent peut-être moins d'intérêt stratégique et je pense par exemple à la vente du Doliprane qui a eu lieu il y a quelques mois

1:18:48
Locuteur

et

1:18:49
Locuteur 3

sur lequel l'Etat avait décidé

1:18:50
Locuteur

de ne pas intervenir

1:18:51
Locuteur 4

donc

1:18:51
Locuteur

Doliprane

1:18:52
Locuteur 4

dont

1:18:53
Locuteur

on peut estimer qu

1:18:53
Locuteur 3

'il est moins stratégique que d'autres actifs merci beaucoup

1:19:05
Locuteur 8

Capitale deux questions la première sur votre pôle public bancaire la création monétaire supplémentaire est-ce qu'elle est compatible selon vous avec les traités internationaux et le mandat de la BCE et sinon comment

1:19:20
Locuteur

comment

1:19:21
Locuteur 8

les dépasser et deuxième chose sur un effet de bord les prêts que vous avez dit qui sont beaucoup plus avantageux que ceux des banques privées est-ce que ça risque pas de créer une concurrence déloyale vis-à-vis des banques privées et mutualistes avec un risque de dumping derrière

1:19:35
Locuteur

pendant

1:19:36
Locuteur 4

les premières questions je suis désolée j'étais en train d'infléchir à la question précédente

1:19:40
Locuteur

sur

1:19:40
Locuteur 8

la création monétaire supplémentaire est-ce que c'est compatible avec les traités européens et le mandat de la BCE

1:19:45
Locuteur 4

ah

1:19:45
Jean-Luc Mélenchon

bah alors ben là c'est je suis désolée c'est vraiment les cours de lycée

1:19:50
Locuteur

de

1:19:51
Jean-Luc Mélenchon

sciences économiques c'est-à-dire la création monétaire dans le pays en fait vous le savez c'est au moment où une banque octroie un prêt et donc évidemment ensuite elle s'adresse à la banque centrale européenne

1:20:03
Locuteur

avec de l'argent qu'elle n'a pas

1:20:04
Jean-Luc Mélenchon

avec de l'argent qu'elle n'a pas pour pouvoir octroyer ce prêt et donc c'est le ressort de toute création monétaire dans notre système économique et donc évidemment la banque publique la banque postale par exemple le fait déjà toute banque publique ou privée aujourd'hui fait de la création monétaire auprès de la banque centrale européenne et justement l'idée c'est que d'ailleurs ce pôle public bancaire puisse le faire encore davantage il a des marges de manœuvre par exemple la SFIL aujourd'hui et bien c'est l'ex-dexia vous savez il fait des prêts aux collectivités locales aux hôpitaux etc et bien aujourd'hui on a calculé qu'avec les règles prudentielles actuelles la SFIL pouvait faire beaucoup plus d'encours de prêts aux collectivités locales ou aux hôpitaux publics et qu'elle a donc à peu près 30 milliards de marges de manœuvre non utilisées et qu'elle peut faire bien davantage de création monétaire donc justement c'est pour ça que par exemple le fonds souverain c'est tout moisi à côté comme projet parce que le projet du pôle public bancaire c'est bien de s'appuyer aussi sur ce que fait une banque c'est à dire de la création monétaire je ne

1:21:04
Locuteur

sais

1:21:04
Jean-Luc Mélenchon

pas si je suis claire

1:21:05
Locuteur

voilà

1:21:10
Locuteur 8

mais

1:21:10
Jean-Luc Mélenchon

ça en fait

1:21:11
Locuteur

non

1:21:12
Jean-Luc Mélenchon

mais la banque publique par ailleurs toute banque publique dont la BPI le fait déjà

1:21:16
Locuteur

ce

1:21:16
Jean-Luc Mélenchon

que je veux dire c'est qu'elle ne fait pas assez puissamment d'accord et donc tout ça se fait dans le cadre des traités européens la seule question

1:21:24
Locuteur

c

1:21:24
Jean-Luc Mélenchon

'est est-ce qu'une banque publique le fait avec des dispositions plus avantageuses qu'une banque privée là effectivement on est à la limite du droit européen mais en tout cas d'aller demander auprès de la B enfin d'aller contracter faire de la création monétaire auprès de la BCE ça heureusement

1:21:42
Locuteur

enfin

1:21:42
Jean-Luc Mélenchon

je veux dire c'est la base de l'économie européenne et donc évidemment compatible avec les traités européens

1:21:47
Locuteur

c

1:21:48
Jean-Luc Mélenchon

'était juste pour vous répondre là-dessus et donc du coup pardon sur sur la BPI ah oui les moyens de la BPI les moyens de la BPI c'est le livret B particulièrement la création du livret B parce que le fonds d'épargne c'est pas la BPI la BPI il y

1:22:05
Locuteur

a

1:22:05
Jean-Luc Mélenchon

d'autres formes de ressources et là pour augmenter les ressources de la BPI il s'agirait de créer justement ce livret B qui sera adossé un fonds de reconversion productive j'en arrive à l'assurance vie

1:22:16
Locuteur

dont

1:22:16
Jean-Luc Mélenchon

je rappelle la moitié des projets financés par les assurances vie c'est à l'étranger donc par exemple oui parmi nous nos propositions nos amendements par exemple dans le projet de loi de finances il y a le fait de cibler davantage les avantages fiscaux par exemple pour que il y

1:22:31
Locuteur

ait

1:22:31
Jean-Luc Mélenchon

des avantages fiscaux uniquement quand vous avez des financements si orientés vers des projets de production en France il s'agit de cibler davantage les avantages fiscaux liés à l'assurance vie mais vous dites c'est le placement préféré des français c'est pas vrai si vous comptez en nombre d'épargnants en réalité il y a plus de 50 millions de gens qui ont un livret A et je ne sais plus combien c'est l'assurance vie mais c'est beaucoup beaucoup moins

1:22:59
Locuteur

oui

1:22:59
Jean-Luc Mélenchon

voilà en en cours mais en nombre en réalité la grande épargne populaire c'est le livret A c'est l'épargne réglementée précisément celle que l'extrême droite et la droite veulent attaquer c'est les petits épargnants voyez et c'est cette épargne là que l'on veut renforcer cette épargne populaire

1:23:17
Locuteur

je

1:23:17
Jean-Luc Mélenchon

ne

1:23:18
Locuteur

sais

1:23:18
Jean-Luc Mélenchon

pas si c'est clair mais voilà donc pour être très clair parce que je vois le débat il ne s'agit pas de s'attaquer aux assurances vie et à l'épargne dans les assurances vie il s'agit de mieux la cibler et à côté

1:23:31
Locuteur

de

1:23:31
Jean-Luc Mélenchon

permettre comme dans plein d'autres pays et ce que ne fait pas la France une épargne populaire qui soit beaucoup plus attractive et incitative est-ce que c'est voilà

1:23:39
Locuteur

donc

1:23:40
Présentateur

personne ne sera obligé

1:23:41
Locuteur

voilà

1:23:42
Jean-Luc Mélenchon

je

1:23:43
Locuteur

pense qu'il est

1:23:43
Présentateur

bien vouloir le noter parce

1:23:45
Locuteur

que je

1:23:46
Présentateur

sens qu'il pourrait y avoir une incompréhension entre nous personne ne sera obligé donc vous n'êtes pas obligé de prendre de l'argent au livret B mais moi

1:23:55
Locuteur

je

1:23:55
Présentateur

voudrais de le faire parce que le livret B c'est l'État c'est la banque publique et l'État vous savez toujours où il habite et comment le retrouver tandis que votre banque crédit lyonnais il n'y

1:24:06
Locuteur

en

1:24:06
Présentateur

a plus et toutes celles qui avaient des fonds de pension aux Etats-Unis elles sont toutes crevées en même temps en 2008 c

1:24:13
Locuteur

'est juste

1:24:13
Présentateur

pour dire que c'est pas de la concurrence déloyale enfin ça l'Europe fera bien ce qu'elle veut mais je vois pas qui va venir nous chercher des coups dans la tête sur ce sujet là mais tu as répondu

1:24:25
Locuteur

ah oui le Doliprane je veux pas que

1:24:27
Présentateur

vous croyez

1:24:27
Locuteur

que c'est une

1:24:28
Présentateur

vraie non

1:24:29
Locuteur

non sur le

1:24:30
Jean-Luc Mélenchon

Doliprane non mais il s'agit pas de sauver tous les projets économiques par exemple la BPI elle a financé des projets ahurissants par exemple dans l'alimentation des animaux par des insectes enfin je veux dire dont on savait pertinemment que ça allait pourquoi elle a financé ça voilà plutôt que de financer des industries absolument nécessaires sur pourquoi elle a laissé tomber Vancorex

1:24:52
Locuteur

je

1:24:52
Jean-Luc Mélenchon

veux dire que c'est une catastrophe l'usine Vancorex c'est une catastrophe sociale et écologique d'abandonner cette usine là pourquoi elle est allée financer cette espèce d'usine de fabrication d'insectes d'alimentation d'insectes pour les animaux enfin c'est voilà je évidemment

1:25:09
Locuteur

mais

1:25:09
Jean-Luc Mélenchon

du coup je redis il s'agit de cibler en fonction de la planification et des besoins donc c'est pas toute production voilà après on va pas avoir un grand débat sur l'utilité ou pas du Doliprane je considère que ça fait partie de production potentiellement utile bon et juste pour préciser parce que tout à l'heure je me rends

1:25:26
Locuteur

compte

1:25:26
Jean-Luc Mélenchon

dans ce que tu disais qu'il faut je veux juste pour pas qu'il y ait d'ambiguïté dans ce que j'ai dit tout à l'heure sur la nationalisation bancaire il s'agit pas demain de nationaliser BNP Paribas pour être clair donc je voilà il s'agit un de renforcer le point public bancaire

1:25:42
Locuteur

même

1:25:42
Présentateur

si ça

1:25:43
Locuteur

leur oui par

1:25:46
Jean-Luc Mélenchon

ailleurs la socialisation des pertes tout ça tout ça

1:25:50
Locuteur

et

1:25:50
Jean-Luc Mélenchon

de donc de faire en sorte que les banques privées contribuent aux activités utiles

1:25:55
Locuteur

et

1:25:56
Jean-Luc Mélenchon

d'ailleurs j'ai envie de dire je vais le dire un peu de manière avec provocation elles ont presque intérêt à ce que ce soit nous qui gouvernons je vais vous dire pourquoi mais si en fait je vais vous dire pourquoi parce qu'on est les seuls à dire que et bien les règles qu'il y a aujourd'hui sur les banques ça doit être les mêmes sur les fonds d'investissement personne d'autre dit ça

1:26:12
Locuteur

vous

1:26:12
Jean-Luc Mélenchon

voyez

1:26:13
Locuteur

d

1:26:14
Jean-Luc Mélenchon

'ailleurs c'est ce qu'a demandé en audition de la commission d'enquête parlementaire le président

1:26:19
Locuteur

de

1:26:19
Jean-Luc Mélenchon

la fédération bancaire française donc je vois que nous avons une proposition

1:26:24
Locuteur

commune tu

1:26:25
Jean-Luc Mélenchon

vois

1:26:26
Locuteur

à

1:26:27
Jean-Luc Mélenchon

quel point nous sommes c'est

1:26:28
Locuteur

tout ça bien c

1:26:29
Présentateur

'est un bon compromis c'est sur nos positions regardez vous vous

1:26:32
Locuteur

allez

1:26:32
Présentateur

me poser vous allez me poser une question je suis sur super tordu pourquoi

1:26:36
Locuteur 7

tordu

1:26:37
Présentateur

je me méfie

1:26:39
Locuteur 7

pour prolonger la question le débat sur la propriété privée

1:26:44
Locuteur

on

1:26:44
Locuteur 7

a bien noté ce que vous dites sur les limites actuelles de la propriété privée par rapport à l'environnement et aux évolutions liées à l'environnement et aux évolutions liées au droit à l'usage concrètement pour poursuivre ce débat est-ce que vous avez un exemple d'application une idée d'application concrète sur l'économie française que cette remise en cause des limites de la propriété privée induite par l'époque pourrait amener très concrètement pour le grand public comment ça pourrait se traduire première question deuxième question si vous permettez sur la

1:27:13
Locuteur

question des non il n'y en a pas 30

1:27:16
Locuteur 7

sur la question des en plus celle-ci va vous faire plaisir puisque vous cherchiez un moyen de provoquer sur la question des critères comment on mesure la réussite

1:27:25
Locuteur

dans

1:27:25
Locuteur 7

le livret je l

1:27:26
Locuteur

'ai

1:27:26
Locuteur 7

parcouru vite fait il n'est plus du tout question de croissance est-ce qu'aujourd'hui la politique économique insoumise si vous accédiez à l'Elysée il y aurait toujours la croissance serait toujours un objectif affiché et après j'aurai une autre question mais je la poserai je la poserai auré les trouver le temps qu'on partait

1:27:41
Présentateur

moi j'ai tu le mot parce que vraiment l'on m'attend le tacou il va me coûter une blinde

1:27:49
Locuteur

attend

1:27:49
Présentateur

le point de départ déjà c'est quoi redit le sur

1:27:51
Locuteur

la

1:27:52
Locuteur 7

propriété privée

1:27:53
Locuteur

des exemples aujourd'hui un exemple

1:27:54
Locuteur 7

d'application

1:27:55
Locuteur

qu'est-ce qui changerait alors

1:27:56
Présentateur

j'avance j'avance à pas mesurer avec différents instruments j'ai commencé à vous parler de l'état d'urgence sociale

1:28:06
Locuteur

il

1:28:06
Présentateur

y aurait un texte qui expliquerait ce que c'est mais il y a déjà des choses et puis l'état d'urgence écologique

1:28:11
Locuteur

là

1:28:12
Présentateur

il n

1:28:12
Locuteur

'y a

1:28:12
Présentateur

ni texte ni que dalle

1:28:13
Locuteur

et

1:28:14
Présentateur

l'état d'urgence écologique peut conduire à certains moments qu'on dise ah ben non il y a une limite à la propriété vous vous êtes vous avez telle ou telle propriété c'est incompatible avec la proclamation de l'état d'urgence politique pour faire plus simple et plus direct parce que bon ça ne me vient pas forcément à

1:28:30
Locuteur

l

1:28:30
Présentateur

'esprit comme ça mais dès qu'on définit pardon

1:28:33
Locuteur

un

1:28:34
Présentateur

bien commun on peut considérer qu'un bien commun est inaccessible à la propriété privée

1:28:39
Locuteur

je

1:28:39
Présentateur

peux prendre un exemple extrême on peut dire la santé est un bien commun

1:28:45
Locuteur

par

1:28:46
Présentateur

conséquent tout ce qui réduirait l'accès aux moyens de se soigner n'est pas acceptable et c'est donc une limite aux droits d'user et d'abuser pour les prix et ainsi de suite je prends cet exemple mais en fait la discussion qu'on a entre nous là qu'on a commencé

1:29:04
Locuteur

elle

1:29:05
Présentateur

est plutôt tournée vers la question des droits d'usage

1:29:07
Locuteur

c

1:29:08
Présentateur

'est à dire comment on pourrait préciser ça juridiquement pour faire reculer l'obsolescence programmée pour avancer l'idée de comment on revient dans le circuit de la collecte de l'économie circulaire d'accord

1:29:22
Locuteur

donc

1:29:22
Présentateur

c'est la raison pour laquelle je vous donne un exemple aussi vague parce que j'en ai pas d'autres sous la main dans le moment où je vous parle mais je pourrais par exemple dire

1:29:32
Locuteur

l

1:29:32
Présentateur

'eau est en bien commun

1:29:34
Locuteur

ça

1:29:34
Présentateur

veut dire donc interdiction de l'entreprise privée dans la collecte de l'eau sa distribution etc et des régies publiques partout de l'eau

1:29:43
Locuteur

pour

1:29:43
Présentateur

l'instant c'est plutôt incitatif

1:29:46
Locuteur

mais

1:29:47
Présentateur

on pourrait décider que dorénavant ça sera comme ça

1:29:49
Locuteur

ce

1:29:52
Présentateur

serait un gros changement

1:29:53
Locuteur

mais

1:29:54
Présentateur

pour l'instant les contrats que les collectivités locales passent majoritairement les contrats privés tombent et les contrats collectifs avancent donc il y a des entreprises privées qui ont fait ça plutôt bien dans le passé et bon bah il va falloir qu

1:30:09
Locuteur

'ils

1:30:09
Présentateur

fassent autre chose et ils ont les moyens bon prenons l'exemple de l'eau parce qu'après tout il permet déjà la discussion un peu partout sur un thème comme celui-là après le reste c

1:30:21
Locuteur

'est

1:30:21
Présentateur

un peu plus compliqué la deuxième question c'était quoi ?

1:30:25
Locuteur

Quoi ?

1:30:30
Présentateur

Euh ouais ouais ouais on peut dire ça mais enfin quand t'es le seul à pouvoir pomper dans une nappe tu peux toujours dire que c'est pas à toi mais tu t'es bien approprié un bien commun

1:30:39
Locuteur

bah

1:30:39
Présentateur

oui donc non c'est pas possible mais déjà vous voyez vous êtes rassurant parce que tous ceux qui craignaient pour leur maison et leur voiture leur frigo ou leur jardin potager voient que je n'ai pas l'intention de procéder à une communisation de tout ça hein

1:30:55
Locuteur

oui

1:30:55
Présentateur

voilà

1:30:58
Locuteur

mais

1:30:58
Présentateur

pour la presse j'ai pas dit pareil hein bon parce que la formation est peut être considérée comme un bien commun donc

1:31:07
Locuteur

et

1:31:07
Présentateur

la deuxième question c'est la croissance

1:31:10
Locuteur

oui

1:31:10
Présentateur

non mais là bon là vous cherchez les petites bêtes

1:31:13
Locuteur

la

1:31:14
Présentateur

croissance

1:31:14
Locuteur

alors

1:31:15
Présentateur

ça pour le truc c'est un truc d'économiste la croissance c'est un résultat c'est pas un objectif

1:31:22
Locuteur

c

1:31:22
Présentateur

'est un résultat l'objectif c'est je vais faire ci je vais faire là je vais soigner les gens je vais faire et après ben on s'aperçoit que la production ici a augmenté bon c'est clair que si vous n'avez pas d'objectif l'idée que vous ayez une croissance ben la preuve

1:31:36
Locuteur

c

1:31:37
Présentateur

'est quand même qu'on se traîne en France comment on a pu en arriver là enfin quand même ceux qui suivent la rubrique économique là comment vous expliquez un truc pareil ces grands champions ont déversé de l'argent il en pleuvait pour favoriser l'initiative privée bla bla bla bla l'innovation et le reste et il ne

1:31:55
Locuteur

se

1:31:55
Présentateur

passe strictement rien et on est à un taux de croissance qui est à la limite de la stagnation vous le savez

1:32:04
Locuteur

et

1:32:05
Présentateur

on est parmi les plus faibles donc là il y a vraiment des grandes questions moi j'espère un peu que je ne

1:32:11
Locuteur

sais

1:32:11
Présentateur

pas moi je serai le chef d'une très grande entreprise je discuterai cette question là de dire mais alors comment on a pu en arriver là parce que la production c'est un tout les parties se tiennent entre eux hein bon j'en sais rien moi Airbus pourrait dire écoutez je ne comprends pas que les entreprises qui produisent pour nous des matériaux pour faire nos avions n'en produisent pas plus pour que la France soit un champion de ces matériaux bon les câbles de carbone etc pourquoi on ne fait rien

1:32:41
Locuteur

et

1:32:42
Présentateur

quand moi j'arrive et je dis ah bah tiens on va faire l'avion spatial on me regarde comme ça comme si je venais d'inventer les castagnettes c'est incroyable il y a des entreprises qui savent le faire donc nous allons faire l'avion spatial on peut avoir des objectifs on sait pourquoi compte tenu de comment est organisé les basses orbites et quel genre d'appareil il faut y mettre moi je suis frappé de ça si vous voulez pour terminer avant de me sauver Aurélie dit toutes les choses intelligentes et moi le reste donc je suis frappé par la pauvreté du débat économique qui se concentre exclusivement sur des questions comptables je ne dis pas que la comptabilité n

1:33:18
Locuteur

'ait

1:33:18
Présentateur

pas de sens elle en a mais ça ne résume pas la vie économique c'est pas vrai c'est tout le reste qui le porte et quand on parle de consommation populaire et de délocalisation tous ces sujets devraient être quelqu'un m'a demandé aussi alors comment vous faites pour empêcher que on m'a posé cette question que l'argent s'en aille dans produits importés mais qu'est-ce que vous racontez on ne produit plus rien donc on ne

1:33:44
Locuteur

va

1:33:44
Présentateur

plus importer qu'est-ce que vous êtes en train de me demander mais vous vivez à quelle époque

1:33:49
Locuteur

le

1:33:49
Présentateur

problème des produits importés c'est avant qu'il

1:33:51
Locuteur

y ait

1:33:51
Présentateur

l'euro

1:33:52
Locuteur

mais

1:33:53
Présentateur

maintenant il

1:33:53
Locuteur

y

1:33:53
Présentateur

a l'euro donc il y a une monnaie commune qui a donc une capacité d'encaisse pour des déséquilibres commerciaux dans tel ou tel pays il faut bien quand même que c

1:34:02
Locuteur

'est

1:34:02
Présentateur

un avantage ça ne peut pas avoir que des inconvénients l'euro c'est-à-dire d'interdire l'ajustement économique ok je vous donne cet exemple de question parce qu'on me l'a déjà posé j'ai l'impression d'entendre des questions des années 80

1:34:14
Locuteur

vous

1:34:14
Présentateur

n'avez pas bougé vous n'avez pas évolué vous n'êtes pas au courant de tout ce qui s'est passé entre temps

1:34:18
Locuteur

et

1:34:19
Présentateur

c'est pareil pour tout le reste bon je suis choqué de voir que personne ne s'intéresse à la titrisation des dettes des entreprises qui est un facteur de fragilité inouï pour l'économie européenne bon j'ai assez tiré le sonnette d'alarme bon ben voilà merci de votre attention et puis à bientôt j'en suis sûr parce qu'on veut passer une autre compartement compartiment économique au revoir bon

1:34:46
Locuteur 4

je ne sais pas s'il reste

1:34:49
Locuteur

des

1:34:49
Jean-Luc Mélenchon

questions

1:34:50
Locuteur 4

oui

1:34:51
Locuteur

je

1:34:52
Jean-Luc Mélenchon

vais toutes les

1:34:52
Locuteur 4

noter

1:34:53
Locuteur

je vais

1:34:54
Locuteur 6

les noter en cascade

1:34:56
Locuteur

non

1:34:56
Locuteur 7

c'est très court c'est par rapport au mouvement lycéen il y a une des pistes qui est avancée c'est celle de la revalorisation du SMIC le

1:35:02
Locuteur

coup de

1:35:03
Locuteur 7

pouce au SMIC on sait que le SMIC il est très critiqué comme levier d'augmentation des salaires vous l'augmentation du SMIC vous prenez

1:35:07
Locuteur

? comment

1:35:09
Jean-Luc Mélenchon

ça ? le gouvernement décide une augmentation du SMIC vous

1:35:13
Locuteur 7

savez ça fait partie des pistes des réflexions de sortie pour

1:35:15
Locuteur

sortir de la crise actuelle oui ça fait des

1:35:16
Jean-Luc Mélenchon

années que par ailleurs il n'y

1:35:18
Locuteur

a

1:35:18
Jean-Luc Mélenchon

pas eu de revalorisation des années des années des années qu'il n

1:35:20
Locuteur

'y a

1:35:20
Jean-Luc Mélenchon

pas eu de revalorisation du SMIC donc entre les grandes annonces pour essayer d'étouffer un mouvement social et ce qui sera réellement mis en oeuvre vous voyez il y a quand même un très très gros écart quoi voilà

1:35:31
Locuteur

donc

1:35:31
Jean-Luc Mélenchon

effectivement nous nous demandons vous le savez dans

1:35:33
Locuteur

la

1:35:34
Jean-Luc Mélenchon

France insoumise nous voulons une revalorisation à 1700 euros net du SMIC voilà ce qui nous paraît la moindre des choses pour pouvoir vivre dignement de son travail et tous ceux qui pensent qu'on peut vivre dignement avec moins de 1700 net et bien je ne

1:35:48
Locuteur

sais

1:35:48
Jean-Luc Mélenchon

pas s'ils ont eu beaucoup de SMICAR dans leur vie voilà

1:35:52
Locuteur

ouais

1:35:55
Locuteur 8

juste sur la gouvernance de ce pôle public bancaire la partie parlementaire comment cela va être décidé est-ce que vous pouvez nous en dire un tout petit peu plus

1:36:05
Jean-Luc Mélenchon

alors déjà la partie parlementaire déjà il faudra il faudra avoir une loi je veux dire c'est à dire qu'en amont il doit y avoir déjà une planification

1:36:16
Locuteur

qui

1:36:17
Jean-Luc Mélenchon

soit débattue qui soit décidée votée à l'Assemblée à l'Assemblée nationale ensuite ça se fera par le biais de ce fameux conseil de coordination dont j'ai dit qu'il y aurait dedans des parlementaires de l'opposition et des parlementaires de la majorité il faut qu'il puisse y avoir les deux et voilà et ensuite il faut qu'il puisse y avoir un contrôle régulier il faudra en trouver les dispositifs mais qu

1:36:43
Locuteur

'il

1:36:43
Jean-Luc Mélenchon

y

1:36:43
Locuteur

ait

1:36:43
Jean-Luc Mélenchon

un contrôle régulier très étroit de la part du Parlement de l'Assemblée nationale qui n'existe pas aujourd'hui

1:36:48
Locuteur

à

1:36:49
Jean-Luc Mélenchon

quel moment

1:36:50
Locuteur

enfin

1:36:50
Jean-Luc Mélenchon

je veux dire on n'est même pas au courant c'est même pas les financements donc déjà c'est compliqué mais en plus il n

1:36:54
Locuteur

'y

1:36:54
Jean-Luc Mélenchon

a aucun moment où on puisse avoir un débat qui aboutit à des évolutions sur la politique de financement de la Caisse des dépôts et plus globalement du pôle public financier les seuls moments où il y a il peut y avoir des changements par exemple c'est ce qu'il y a dans le projet de loi de finances où il y aura une grande il y aurait en fait toute une partie du livret A et de l'épargne qui partirait non plus vers le logement social mais vers le nouveau nucléaire et ça c'est juste hallucinant parce que ça va passer par 49.3

1:37:28
Locuteur

donc

1:37:29
Jean-Luc Mélenchon

à quel moment l'Assemblée nationale peut-elle se prononcer sur les grandes orientations de ce que finance le pôle public financier aujourd'hui aucun il n

1:37:41
Locuteur

'y

1:37:41
Jean-Luc Mélenchon

a aucun endroit aucun moyen donc il s'agira de donner les moyens justement à l'Assemblée nationale

1:37:45
Locuteur

de

1:37:46
Jean-Luc Mélenchon

pouvoir voilà de pouvoir agir discuter débattre décider de ces grandes orientations mais comme je l'ai dit c'est adossé de toute façon à une planification dont doit s'emparer l'Assemblée nationale

1:37:57
Locuteur

c

1:37:57
Jean-Luc Mélenchon

'est bon ? non

1:37:58
Locuteur

? tu te dis ah oui

1:38:02
Jean-Luc Mélenchon

ok ok

1:38:03
Locuteur 4

désolé merci à vous

1:38:05
Locuteur 8

merci à vous