Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon et Aurélie Trouvé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 19 %Défensif 6 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 47:26OuverteRéponse directe
Sur ce que c'est cette nouvelle BPI : transformation de la BPI actuelle ou nouvelle agence ?
- 48:02RelanceRéponse directe
Réaction aux propos de Jean Tirole sur l'investissement dans les nouvelles technologies (IA, biotech) ?
- 48:47OuverteRéponse directe
Comment sera financée l'économie sociale et solidaire avec ce pôle public bancaire ?
- 56:38FerméeRéponse directe
Est-ce qu'on va créer une nouvelle agence ou transformer l'existante ?
- 1:17:51OuverteRéponse directe
Sur le grand pôle public bancaire, quels sont les moyens et les objectifs à atteindre ?
- 1:18:10FerméeRéponse partielle
Prévoyez-vous de modifier les avantages fiscaux de l'assurance vie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 29:55Invité politiqueChiffre
« on est aujourd'hui avec une industrie qui est en dessous de 10% du PIB »
- 34:42Invité politiqueFait
« pourquoi avez-vous autorisé, bradé les fonderies de Bretagne, Val d'une, les forges de Tarbes ? »
- 35:08Invité politiqueFait
« ils ont des puissants dispositifs de financement de la production comme c'est le cas ne serait-ce qu'en Allemagne »
- 36:49Invité politiqueChiffre
« cette épargne aujourd'hui c'est 6 500 milliards dont le tiers en assurance vie »
- 36:56Invité politiqueFait
« la moitié est investie dans des projets à l'étranger »
- 38:45Invité politiqueFait
« c'est la rentabilité financière à court terme »
- 43:51Invité politiqueFait
« le directeur de la caisse des dépôts et consignations a dit lui-même que ça rapportait 40 milliards de plus »
- 45:34Invité politiquePromesse
« une banque publique d'investissement qu'on refondra du sol au plafond »
- 54:04Invité politiqueFait
« Jean Tirole fait partie d'une école économique à laquelle nous n'adhérons pas »
- 54:18Invité politiqueChiffre
« il y a près de 80 économistes qui ont signé une tribune pour soutenir les orientations de notre contre-budget »
- 56:50Invité politiqueFait
« sous l'économie macroniste nous avons un écroulement des financements de l'économie sociale et solidaire »
- 59:44Invité politiqueFait
« on s'attend à ce qu'il y ait une très grave crise financière »
- 1:10:09PrésentateurFait
« toute la question va se concentrer sur les objectifs politiques qu'on se donne »
- 1:28:34PrésentateurFait
« un bien commun est inaccessible à la propriété privée »
- 1:28:42PrésentateurFait
« la santé est un bien commun »
- 1:29:35PrésentateurFait
« interdiction de l'entreprise privée dans la collecte de l'eau »
- 1:35:36Invité politiquePromesse
« nous voulons une revalorisation à 1700 euros net du SMIC »
- 1:37:27Invité politiqueFait
« ça va passer par 49.3 »
Temps de parole
- Présentateur55 %
- Jean-Luc Mélenchon34 %
- ?6 %
≈ 48,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
tout le monde, merci d'être là. Je présente
le
cadre dans lequel nous travaillons pour qu
'on
comprenne ce qu'on est en train de faire. Nous avons prévu dans le courant de la campagne
de
développer le modèle
économique
alternatif que
contient
notre programme.
Alors
on le fait par tranche
parce
que sinon c'est inconsommable et en tout cas ça ne permet pas la discussion quand il y a trop d'éléments ensemble. Et comme
souvent
les circonstances font qu'on est conduit à résumer, parfois outrageusement, et que nous tenons à ce qu'il y
ait
une discussion,
voilà
la méthode choisie. Donc on a commencé par le contre-budget puisque c'était une manière d'entrer dans le concret
d
'une discussion budgétaire et à travers cette discussion budgétaire
d
'illustrer la vision, commencer à mettre en scène l'autre modèle économique. Sinon le débat est toujours ramené aux mêmes additions ridicules, au petit esprit comptable, combien ça coûte, est-ce que vous avez trouvé l'argent, et toutes ces salades qui interdisent de penser tout simplement.
Il
y a deux modèles qui sont sur la table, fondamentalement.
Le
modèle de la relance écologique et sociale, avec ses risques,
et
le modèle de la poursuite de l'ordolibéralisme et des politiques libérales.
C
'est-à-dire la destruction de l'État des services publics avec l'espoir qu'à un moment donné, le marché réalise le miracle de venir produire les outils qui remplacent ce qui jusque-là était tenu par l'État. C'est-à-dire le système de santé privée à la place du système public, l'éducation privée, notamment supérieure, à la place du système public, etc. C'est ça les deux fondamentaux.
Il
y a eu un doute pendant une période, parce que l'extrême droite et Mme Le Pen avaient, semble-t-il, un pied dedans, un pied dehors, un pied dans chaque.
C'est-à
-dire qu
'elle
a, dans la perspective de sa victoire électorale, à laquelle elle semble croire très fermement, même au point d'être candidate sans que personne ne l
'ait
jamais investi, même dans son propre parti, en tout cas, elle a fait un choix qu'un certain nombre ont vu arriver progressivement et qui a fini par terminer par la règle d'or. Qui dit règle d'or ?
Pas
de déficit du budget de l'État, donc interdiction de... Bon, tout ça. C'est le système ordo-libéral.
C
'est l'ancien système allemand, parce que souvent en France, on dit que
c
'est comme les Allemands. Non. Les Allemands avaient introduit la règle d'or et ils l'ont supprimée, parce que, tout simplement, ce n'est pas tenable. La règle d'or n'est d'or que pour les investisseurs privés, pour utiliser les formules qui sont d'habitude utilisées, mais qui ne l'est pas du
tout
pour les sociétés et encore moins pour les États.
Donc,
premier temps, montrer comment, à travers la construction d'un budget, la logique de la relance écologique et sociale se manifeste. C'est la séance que nous avons eue ensemble avec
le
président de la commission des finances, Éric Coquerel,
qui
a présenté notre projet. Deuxième temps, nous... Comme la construction générale,
il
y a d'un côté déruiner l'État, si j'ose dire, c'est-à-dire lui permettre de retrouver des recettes qui lui permettent l'intervention publique, d'un côté, et de l'autre côté, il y a relancer l'investissement.
Alors, quand
on veut relancer l'investissement sans faire la danse du ventre ou la danse de sanguis devant les investisseurs internationaux rebaptisés marchés par certains qui considèrent que la bande de voyous qui dirige les hedge funds sont un marché animé par les vertus miraculeuses du marché qui vient allouer opportunément, etc. Enfin, je ne
vous
refais pas l'article, vous le connaissez aussi bien que moi, nous ne croyons pas du tout à ça.
En
tout cas, il faut expliquer comment on compte faire. Et c'est ce que, ce matin, nous voudrions faire à partir de l'intervention
d
'Aurélie Trouvé. Alors, sur ce sujet,
ce
n'est pas une discussion purement théorique, au sens d'un schéma idéologique contre un autre.
C
'est, dans une situation donnée, un schéma contre un autre.
Et
c'est l'analyse de cette situation donnée qui, bien sûr, est au point de départ de l'ensemble de nos propositions. Ça a commencé
lorsque
il est devenu évident
que
le privilège des États-Unis d'Amérique d'éditer des dollars tant qu'ils voulaient aller former une bulle financière gigantesque et que cette bulle, comme toute finance, étant fonctionnant dans le capitalisme, son souci permanent est de trouver à se réinvestir. Le capital ne peut pas rester empilé dans des cavernes d'Ali Baba. Il faut tout le temps qu'il circule,
qu
'il se transforme en marchandises, qu'il se retransforme ou qu'il circule entre lui-même. Dans un instant, j'illustrerai une des conséquences sur la pensée
de
cette circulation. Mais en attendant,
à
partir des années où le mouvement intermondialiste est apparu, il naît toute une discussion sur l'importance de cette sphère financière, à quel point elle défigurait la circulation des circuits financiers dans le monde, comment elle pouvait produire des taux d'intérêt, pardon,
elle
pouvait produire des taux d'intérêt sans commune mesure dans l'activité dite productive directement, je veux dire dans l'industrie, dans l'agriculture, etc. Et que la partie spéculative sur ce capital, qui représente plusieurs dizaines de fois la circulation réelle de marchandises, eh bien, allait transformer les données de notre époque. Donc, c'est à ce moment-là que sont nées deux discussions. La première, comment faire pour se soustraire, je parle pour les gens de gauche, de la dictature de ces marchés internationaux
? Et
deuxièmement, comment alimenter un investissement privé qui ne produira, un investissement productif, qui ne produira jamais les taux d'intérêt qui sont accessibles dans cette sphère financière ? Bien, nous avons tous vécu ça ensemble. Je dis ça aussi pour vous dire que ceux qui m'ont attribué un parrain pour la pensée sur l'annulation de la dette, comme d'habitude, aurait mieux fait de se taire,
parce
que je n'ai pas attendu Pierre-Paul ou Jacques et l'année dernière pour avoir une idée de l'annulation de la dette. C'est un débat qui date des années 2000 et qui avait deux volets, l'un sur la responsabilité morale des entreprises, j'ai même été appelé à témoigner à l'ONU, et l'autre qui traitait de comment on traite la dette,
qui
à l'époque était appelée odieuse.
Donc
c'est un débat qui est consubstantiel à la montée de la domination du néolibéralisme et de l'ordolibéralisme. Voilà. Donc c'est un débat déjà. Sauf qu'il se produit maintenant en retournement de situation, parce que ce fonctionnement ne se contente pas de vider la capacité du capital productif, mais elle met en cause tous les circuits, et même leur pérennité. Notre attention a été attirée concernant la France par le rapport de Sophia Chikirou sur les investissements directs étrangers et leur participation à la spéculation immobilière qui fait qu'ils transforment
la
condition urbaine, comme c'est le cas à Paris. Mais c'est le cas dans toutes les capitales d'Europe, qui sont en proie partout à une forme d'investissement spéculatif qui se détache de son objet, c'est-à-dire l'achat d'immeubles, au point que dans au moins une capitale, cette forme de placement peut porter sur des mètres carrés gardés vides pour pouvoir être plus fluides. Parce que de l'argent investi dans l'immobilier où il
n
'y a pas de locataire est considéré comme une propriété, un capital plus fluide que de l'argent placé dans de
l
'immobilier où il y a des locataires. Voilà.
Ça
a été une première alerte qui modifie la perception qu'on a du merveilleux niveau d'investissement direct étranger en France, comme si c'était que bien fait, pleuvant sur nous, compte tenu de nos merveilleuses capacités productives, ce n'est pas vrai. Il a une fonction essentiellement spéculative.
Alors,
ça c'était la première alerte. Ensuite, est arrivée l'alerte sur la masse des fonds d'investissement
qui
se portent de manière prédatrice sur telle ou telle entreprise, arrivent, et vous connaissez ça, c'est un peu le système des LBO, c'est souvent les LBO, ils arrivent, ils empruntent de l'argent, ils se remboursent de cette emprunt sur l'entreprise qu'ils viennent d'acheter, d'abord en bidant les caisses, toutes les réserves, et puis ensuite en arrêtant l'activité et en faisant fructifier l'immobilier de l'entreprise en question. Et voilà comment la spéculation se déroule jusqu'à la mort, par étranglement, ou par, ce que vous voulez, vampirisation de ces entreprises.
Et
là, nous avons eu un rapport très puissant d'Aurélie Trouvé, après sa période de présidence de la Commission des affaires économiques, elle s'est mise sur ce rapport, et vous l'avez peut-être vu ou croisé dans vos aventures intellectuelles, c'est un rapport de l'Assemblée nationale qui a été adopté, et qui montre comment ces fonds spéculatifs sont entrés dans tel, tel, tel secteur. Et découverte annexe,
si
j'ose dire, c'est pas vraiment tout à fait une découverte, il y avait déjà de vigoureux soupçons,
cette, comment
dire, cette circulation du capital spéculatif était aidée, voire épaulée,
par
du financement public,
notamment
par BPI France, qui a épaulé de l'investissement spéculatif, parce qu'il rapporte. Et c'est là qu'on voit la conséquence de l'irresponsabilité
de
l'actuel pôle public financier, qui existe par la loi, il existe. Mais il n'a aucun pilotage,
ou
plus exactement, le pilotage, c'est que le marché vive, et le mandat qui est donné
à
la Caisse des dépôts et consignations, à BPI et les autres, c'est de faire de la valeur. Ça n'a donc aucune orientation,
autre
que faire de la valeur. Le résultat est que le directeur de BPI France, je sais pas comment il s'appelle, celui-là, le fonds, alors celui-là,
il
n'en fait qu'à sa tête, parce que personne ne contrôle rien, personne ne peut lui donner d'ordre, et quand par hasard il ouvre la bouche, c'est pour dire des horreurs avec lesquelles nous sommes en désaccord fondamental. Il est clair que sa présence à la tête de cette banque est incompatible avec la nôtre à la tête de l'État.
Il est certain que, non pas par désagrément personnel, moi je ne le connais pas, mais je sais que cette manière de faire de la banque publique ne nous convient pas du tout, parce que notre but n'est pas de faire, comme le dit Mme Le Pen, qui vient d'en découvrir l'existence récemment, un fonds de pension, ou un, comment elle appelle ça, un fonds souverain, comme ça, parce qu'on a mis souverain, tout d'un coup c'est formidable, dans son esprit, mais non, on n'a rien dit quand on a dit que le fonds est souverain. On doit d'abord dire à quoi il sert, et dans quelle direction on veut avancer.
Voilà
ce que va présenter dans un instant Aurélie Trouvé. Pour ma part,
j
'y ajoute un débat contenu dans le débat précédent.
Le
hasard fait que j'ai été récemment partie prenante d'une émission avec M. Langlais,
et
qu'au cours de cette émission, il m'a posé la question de savoir ce que je pensais de la propriété. Et maintenant, au niveau qui était assez élevé de la discussion, et en oubliant l'existence de l'information en continu qui réduit toute pensée au néant, je me suis exprimé sur le fond. Et puisque l'occasion s'en présente, puisque vous avez immédiatement trouvé une occasion de créer un scandale de plus avec moi, après la dette, j'en suis parfaitement heureux, je préfère vous le dire.
Et
je vous remercie de foncer chaque fois que j'agite un chiffon rouge, comme toutes les bêtes à cordes, vous foncez, et j'ai droit à une polémique qui permet d'avoir une discussion.
Alors
voici quels sont les termes de cette discussion.
D
'abord, j'ai fait observer que le droit de propriété
n
'a jamais été, dans la tradition française, considéré comme une vertu absolue,
comme
un droit inaliénable, comme quelque chose qui serait quasiment d'autorité divine. Depuis Jean-Jacques Rousseau, on considère qu'il y a matière à discussion, et que le premier qui a posé une clôture, je ne
vous
fais pas l'offense de vous reciter Rousseau de mémoire, en créant cette propriété, a créé la société moderne telle que nous la connaissons, avec ses contradictions entre qui possèdent et qui ne possèdent rien. Je le signale juste pour dire que ce n
'est
pas un sujet nouveau, et qu'il me paraît comme une espèce de conséquence de la contamination des esprits, que des journalistes puissent faire des sauts de carpe en découvrant que la propriété pouvait être conçue comme non pas un droit inaliénable. Mais de là à aller jusqu'à ce que j'ai entendu sur LCI, qui dit à un moment donné, qui dit, la journaliste dit, alors Mélenchon a dit, la propriété c'est fini, la maison, la voiture, enfin bon, je ne sais pas pourquoi, les gens pensent que je peux être aussi stupide qu'eux et croire à des choses aussi bornées que ça. Alors, voilà maintenant, enfin notre beau sujet mis sur la table.
Oui, nous disons, notre époque a modifié, non pas nous, les collectivistes, c'est depuis toujours, mais du point de vue capitaliste, la définition de la propriété. Pourquoi ? Parce que tout le monde est d'accord, sauf
quelques
illuminés, pour considérer qu'il y a un lieu où la propriété privée s'arrête, c'est le bien commun.
Ce
sont des discussions, bien communs, inaccessibles à la propriété privée, ce n
'est
pas un sujet que je viens d'inventer avec ma bande de copains dans mon bureau. Il y a même quelqu'un qui a eu un prix Nobel dont je récuse la valeur, le prix Nobel d'économie, comme vous le savez, qui n'est pas vraiment un prix Nobel, mais qui produit des fois des choses intéressantes et d'autres fois des choses inintéressantes.
Mais
il y a au moins une fois où il a produit une chose intéressante. En 2009, c'est Elinor Ostrom qui a posé la question de la gestion des biens communs et a écrit un livre, La gouvernance des communs, qui est un best-seller mondial. Je le signale à LCI pour qu'ils complètent leur bibliothèque de référence pour pouvoir discuter sérieusement avec un contenu. Mais je ne veux pas concentrer mes pics au sol LCI. Il y en a pour tout le monde si quelqu'un en
veut
en disposer. Alors, ça, c'est la discussion. Les biens communs inaccessibles à l'appropriation privée,
c
'est un thème contemporain. Pourquoi ? Parce qu'entre-temps, l'écologie politique a transformé
le
regard que l'on a sur un certain nombre de choses. Aussi longtemps qu'on a considéré que la nature et l'environnement étaient une ressource inépuisable et gratuite, la question des biens communs surgissait comme un des modes d'organisation, souvent dans l'agriculture, les prairies qu'on mettait en commun, les bois où on avait le droit d'aller ramasser les bois morts. Mais ce n'était pas une discussion fondamentale. Depuis qu'il y a le changement climatique et depuis qu'il y a l'idée d'une limite aux ressources naturelles, la question des biens communs s'est présentée d'une toute autre manière.
Je
l'évoque
à
ce sujet, à propos de ce best-seller, mais si quelqu'un dit les biens communs sont mieux gardés s'ils sont une propriété privée inaliénable, ayons la discussion. Mais de grâce, ayons des discussions sur des sujets qui existent. Nous, nous en introduisons un,
celui
-là. Les biens communs sont-ils inaliénablement propriétés de l'humanité
? Et
ce n'est pas d'aujourd'hui que la question est posée.
Je
rappelle que
une
de nos personnes fondatrices, Maximilien Robespierre, dans la discussion sur la propriété et dans les premières conventions, c'est la propriété et la seule liberté à laquelle, dans la déclaration des droits de l'homme, il est mis une limite. C'est la seule. Donc ça mérite attention pour ceux qui s'ébahissent à l'idée qu'on puisse discuter le caractère de la propriété privée.
Alors,
le préambule de la Constitution, de note, la Constitution de 1946, ça fait partie du bloc constitutionnel, dit que tout bien qui tend à devenir un monopole doit devenir la propriété de la collectivité nationale et donc doit être nationalisée dans les conditions dans lesquelles on nationalise avec une indemnité préalable, etc., etc. Mais c'est quand même un bout du texte qui dit que la propriété peut changer de nature, passer de privée à public.
Je
dis tout ça, pardon de le rappeler, mais parce que ça va faire partie de la discussion. Enfin, les Nations Unies aussi, et c'est même une des raisons pour lesquelles les Nations Unies disent qu'elles existent, c'est parce que l'organisation dit qu'elles existent, c'est parce qu'il y a des biens communs, et ces biens communs, par exemple, ce n
'est
pas du tout des prairies, des forêts, l'air qu'on respire, l'eau qu'on boit, la terre qu'on cultive, c'est la paix, par exemple. Donc vous voyez que le concept de biens communs,
qui
lui-même trace une des limites à la propriété privée, est extensible à de nombreux domaines de la réflexion.
Le
PNUD en fait autant. Alors, une fois rendu là, la propriété dans le débat initial de la Grande Révolution de 89, c'est un droit d'usage.
Nous
nous rattachons à cette idée historiquement, nous, la mouvance collectiviste. La propriété est un droit d'usage. Elle a donc ce droit à des limites, une limite interne.
Par
exemple, on peut définir la propriété au sens classique comme le droit d'user et d'abuser. Mais il est clair que si vous abusez, vous n'userez pas longtemps. Mais c'est une limite interne. Et l'autre, public, c'est évidemment la nature du bien considéré comme approprié. Donc, pour ceux qui ne comprendraient pas tout à fait tout ce que je suis en train de dire, je n'ai pas l'intention de proposer la collectivisation de toutes les voitures, de tous les frigos, de toutes les machines à laver, de tous les coiffeurs du pays, de toutes les maisons individuelles, ni de toutes les entreprises. Notamment, il n'est pas question de nationaliser les coiffeurs, les boulangers et que sais-je encore.
Donc, encore une fois, de grâce, parlons de ce qui est vraiment sur la table. Et une question très contemporaine, très contemporaine,
est
que le concept de propriété comme droit d'usage, ce sont les capitalistes qui ont commencé à l'introduire
dans
différents domaines.
Par
exemple, quand, comment s'appelle cette boîte-là, Rockstar Game, décide que
elle
vous va à un jeu vidéo, vous pensiez avoir acquis un droit à ce jeu vidéo et l'utiliser aussi longtemps que vous vouliez.
Et
tout d'un coup, vous découvrez que non.
Quand
l'entreprise a retiré, décide que ce jeu vidéo doit être retiré, pas parce qu'il ne fonctionne plus, mais parce que ça correspond à son intérêt d'en vendre un autre derrière. À ce moment-là, vous n'avez plus accès à ce que vous avez acheté.
Par
conséquent, là, c'est le capitaliste qui a décidé que la propriété privée d'un jeu vidéo était seulement un droit d'usage. Pourtant, on vous l'a vendu comme une propriété. Vous ne l'aviez pas acheté comme une location.
Là,
je vous prends un exemple récent puisque j'ai fait partie de ceux qui protestaient contre cette affaire. Évidemment, vous voyez qu'il apparaît quelque chose de particulier.
C
'est que là, nous avons affaire à une consommation qui n'a pas de limite, tandis que d'innombrables d'autres objets ont une limite.
Et
même, elle est organisée parfois. C'est l'obsolescence programmée. L'obsolescence programmée est un des grands problèmes écologiques de notre époque. Par conséquent,
la
pensée collectiviste doit s'emparer de cette histoire de droit d'usage pour dire la lightbox que vous avez à votre maison, eh bien, elle vous est vendue comme un droit d'usage et celui qui vous l'a vendu peut la récupérer pour la recycler, pour faire les transformations, etc. Ceci contient une idée qui est extrêmement importante à l'instant dont on parle, c'est-à-dire ce dont va parler Aurélie, car rassurez-vous, je vais m'arrêter. De quoi va-t-elle parler ? Bah précisément,
du
pacte productif
que
nous allons mettre en place et comment nous allons organiser
l
'investissement public sur d'autres bases. Aujourd'hui, il y a un investissement public équivalent à peu près pour ce qui concerne le pôle financier à 100 milliards par an. Notre intention est de passer à 200 milliards par an.
200
milliards par an dans un mandat présidentiel de 5 ans égale 1000 milliards.
C
'est-à-dire se hisser au niveau
des
plus gros investisseurs à l'intérieur de l'Europe. Mais pour nous, les Français, c'est classique, car le plus souvent, c'est l'État et les collectivités locales qui sont le premier investisseur de notre pays. Parce que nous avons un capitalisme débile en France. Débile au sens de faible, pas au sens du idiot. ça, c'est une autre discussion, mais faible. Et l'investissement privé n'a cessé de reculer depuis les années où le gavage s'est fait par l'État des milliardaires, des possesseurs d'actions, qu'on a supprimé la flat tax et qu'on a permis la flat tax et d'autres, l'impôt sur la fortune, et qu'on a permis à certains de se gaver sans rien faire de nouveau.
C
'est-à-dire en retirant une des notions fondamentales du capitalisme qui était le risque. Voilà. Donc, il y a un capitalisme qui a surgi en France et le capitalisme sans risque. Donc, on ne sait pas ce qui est rémunéré dans le capitalisme sans risque, sinon la propriété absolue et sans limite. Donc, j'achève sur le droit d'usage. Si la propriété est un droit d'usage dans un certain nombre de domaines,
nous
pouvons nous en emparer, nous, collectivistes,
pour
créer de la responsabilité écologique.
Pourquoi ? Parce
que si celui qui a produit l'objet
reste
responsable de cet objet,
alors
il doit en assurer la transformation une fois que son obsolescence est avérée. Autrement dit, nous commençons à avoir une réponse précise et concrète du fait que
on
ne prendra pas davantage à la nature que ce qu'elle est capable de reconstituer pour la raison qu'on lui a déjà pris et qu'on le recycle. Autrement dit, certains secteurs de la propriété transformés en simples droits d'usage
font
que certains resteront responsables de leur production pendant son usage et après son usage.
De
ce fait, nous atteindrions deux buts.
Le
premier, c'est de retarder l'obsolescence programmée, de la retarder dans le temps. car celui qui aura vendu aura intérêt à ce que son produit
n
'ait pas besoin d'être récupéré trop souvent.
C
'est un premier résultat. Et deuxième résultat, nous pouvons produire à partir de là de quoi alimenter l'économie circulaire quasiment par une obligation. Tous ceux qui vendraient une propriété limitée à un droit d'usage pour le consommateur seraient responsables de faire revenir dans l'économie circulaire leur production.
C
'est une thèse qui a des partisans de deux natures. Capitaliste, profiteur et collectiviste.
C
'est donc un débat qui ne peut pas être ramené à la caricature que j'ai entendue depuis que je me suis exprimé sur le sujet.
La
question de la propriété comme droit d'usage est une question qui a à voir directement avec
la
conception de la planification écologique. Je vous ai dit il y a un instant nous ne pouvons pas être d'accord avec l'idée qu'on se contente de dire qu'un fond est souverain pour qu'on rentre chez soi content et tranquille.
La
planification écologique a des conséquences aussi sur le régime de la propriété à la fois pour protéger le bien commun qui ne peut pas être une propriété collective et deuxièmement pour approfondir le nombre et la surface de la propriété conçue comme un droit d'usage de manière à ce que le pacte productif que nous proposons ne soit pas la réédition du productivisme habituel.
C
'est donc une manière de produire autrement parce que la gestion de ce qu'on produit n'est pas la même dans le temps que celle qui est liée à la propriété capitaliste.
Quand
je parle de cette façon de produire je vous renvoie au spectacle des tonnes de vêtements empilés parce que plus personne ne s'en sert sur les plages des pays où on va jeter les déchets
sur
les déchets qui pullulent partout dans le pays parce qu
'ils
ne sont pas retraités. Et évidemment ça met à l'ordre du jour. Dans les éco-régions
l
'une des tâches va consister à mettre en place des points de collecte car dans l'économie circulaire la grande question c'est le point de collecte c'est pas les autres le reste le reste c'est facile à faire on trie on démonte et dans tous les domaines c'est facile à faire y compris dans des domaines comme le textile. Voilà ce que je me réjouis j'espère d'avoir provoqué comme discussion qui va au-delà de l'instant où nous parlons
mais
je veux montrer qu'il y a un lien entre
le
modèle productif donc
c
'est d'ailleurs un débat est-ce que l'on doit certains nous reprochent de ne pas attaquer de plein fouet la notion de croissance
nous
nous sommes d'abord voulus nous sortir de toute discussion
en
matière de politique publique pas en matière de réflexion
sur
des abstractions
ou
de résumer par quelques phrases qui sont des éléments de communication toujours intéressants dire certaines choses vont croître d'autres vont décroître et passer muscade nous avons essayé de répondre sur le fond
à
l'idée que
on
ne sera jamais émancipé
du
devoir de produire parce que les êtres humains produisent et reproduisent leur existence matérielle par le travail et que c'est comme ça parce que nous sommes une espèce qui est ainsi faite et qui ne pouvons pas satisfaire nos besoins autrement que dans la vie en société et dans la production
j
'estime que nous commençons à répondre et à dénouer le lien entre avoir une politique qui vise la croissance parce que quand même c'est ça dont on vous parle quand on parle d'investissement et une politique qui dénoue la question de savoir
qu
'est-ce qu'on va faire c'est-à-dire la question de qu'est-ce qu'on va faire doit se concentrer sur comment on va le faire
vous
ne pouvez pas avoir le projet d'une économie circulaire si vous ne remettez pas en cause si vous n'acceptez pas le fait que la vie elle-même a produit une nouvelle définition de la propriété je ne recommence pas pour la quatrième fois en disant qu'il y a la partie bien comment inaliénable et la partie droit d'usage voilà c'était mon petit ma petite introduction elle est un peu longue je vous prie de m'en excuser nous avons ce document à vous remettre qui vous a déjà été remis et évidemment je donne la parole à Aurélie pour présenter le contenu de ce document
bien
bonjour à toutes et tous il s'agit donc de présenter maintenant le moteur de notre pacte productif comme l'a très bien expliqué notre candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon
ce
moteur un de ces moteurs en tout cas c'est le pôle public bancaire et je vais expliquer c'est vraiment une pièce centrale de notre machine économique que nous mettrons en place quand nous gouvernerons qui est par ailleurs et ça a été dit dans le programme de la France insoumise depuis le départ et qui est aussi une des conclusions principales de la commission d'enquête parlementaire que nous avons initiée l'année dernière et dont j'étais rapporteur je vous dis également que c'est le produit depuis d'un long travail mené avec des économistes des dizaines d'économistes de haut niveau spécialistes de la question mais aussi vous le savez nous travaillons avec un réseau de hauts fonctionnaires dans le cadre du réseau des Frigiens ce qui aboutit il me semble à une proposition carré un projet carré solide et très développé de ce pôle public bancaire
mais
d'abord il faut qu'on reparte de notre situation
et
c'est important parce qu'en fait on sort de 10 ans de macronisme et 10 ans de destruction de notre production 10 ans où ça a été dit par Jean-Luc Mélenchon en fait la productivité pardon déjà les investissements privés ont nettement reculé les gains de productivité par exemple ils sont quasiment nuls depuis 7 ans
on
a un record historique vous le savez de défaillance d'entreprise une désindustrialisation massive évidemment il ne
faut
pas écouter tous ces macronistes qui vous racontent n'importe quoi comme quoi ils ont restauré l'industrie on est aujourd'hui avec une industrie qui est en dessous de 10% du PIB c'est à dire qu'on est un des derniers élèves entre guillemets de l'Europe
en
matière d'industrie et aujourd'hui on détruit des usines massivement on détruit des emplois dans l'industrie l'agriculture parlons-en la France qui était une grande puissance agricole depuis les années 60 aujourd'hui importe plus qu'elle n'exporte vous voyez on a vraiment un écroulement en 10 ans de macronisme
et
bien de pans entiers de notre production et en conséquence et bien qu'est-ce qui se passe notre pays subit à la fois un décrochage technologique majeur une remise en cause fondamentale de sa souveraineté économique et puis surtout et ça a été dit face aux défis aux immenses défis climatiques finalement on n
'est
pas du tout prêt
c
'est à dire que alors qu'il y a des grandes puissances économiques qui elles transforment et depuis un moment leur économie en fonction de ces défis climatiques on est complètement mais complètement à la traîne bref
pour
pour réinstaurer enfin pour instaurer tout court un pacte productif
et
bien il va nous falloir des investissements et ces investissements aujourd'hui sont absents
il
faudrait c'est un rapport je ne
sais
pas si vous voyez de Pizani-Mafouz il y a déjà 5 ans
et
Pizani-Mafouz c'est vraiment pas des économistes de gauche au départ
mais
eux-mêmes disent qu'il faudrait 70 milliards d'euros supplémentaires d'investissement public et privé dans l'économie ils disaient déjà ça il
y
a 5 ans 70 milliards d'investissement supplémentaires chaque année pour faire face aux défis climatiques depuis rien c'est encore pire il y en a encore moins qu'il y a 5 ans
prenez
l'Allemagne
pour
vous dire que nous on est un peu les derniers des imbéciles du néolibéralisme économique en fait en France parce qu'en Allemagne ils ont prévu 500 milliards d'investissement supplémentaires sur 12 ans d'ailleurs ils s'appuient sur une banque publique KFW notamment qui a tout un tas de ramifications dans les lenders
mais
en Italie aux USA au Portugal etc. il y a aujourd'hui des mécanismes très puissants qui sont en train d'être construits ou reconstruits pour permettre cette injection massive d'investissement et transformer la production
dans
l'économie et en France malheureusement force est de constater qu'on est à poil
donc
en France il va falloir construire ou remettre remettre en place une finance au service des besoins
le
problème c'est qu'aujourd'hui on a laissé s'installer une finance extrêmement prédatrice qui est en train de dévorer notre production et ça ça a été tout l'objet de la commission d'enquête parlementaire de l'année dernière une finance qui est hors de contrôle sans règles qui aujourd'hui représente plus de la moitié de la finance mondiale vous savez que les fonds d'investissement les fonds de pension l'assurance vie ça n'a pas de règles quasiment contrairement aux banques
d
'accord et particulièrement les fonds d'investissement et qu'ils sont en train de dévaster notre économie aujourd'hui c
'est
un emploi privé sur six qui dépend maintenant des fonds d'investissement c'est les médicaments la défense nationale le numérique par exemple Atos vient d'être mangé par des fonds spéculatifs étrangers Atos qui est la première entreprise numérique de France BioGarant un tiers des médicaments génériques
passé
là aussi sous pavillon d'investisseurs étrangers des fonds d'investissement et puis je vous passe tout ce qui est passé je vous passe les cliniques les cabinets médicaux les crèches les maisons de retraite les médias etc bref on est en train de laisser l'économie française être pliée par des fonds d'investissement et ça a été dit par Jean-Luc Mélenchon avec la complicité de l'état
avec
la complicité particulièrement de la banque publique d'investissement
dont
le directeur monsieur Dufour par exemple
et
bien décide de financer massivement des fonds d'investissement plutôt que des usines essentielles et il les laisse tomber en disant de toute façon c'est pas ma mission
à
côté de ça le premier fonds d'investissement que finance la banque publique d'investissement est monsieur Dufourc
vous
savez c'est le fonds KT Capital dans lequel travaillent le fils de monsieur Dufourc et le fils de monsieur Pouyanné
voilà
pour vous dire un peu le système qui est en place et tout ce qui est à revoir au sein de ce pseudo pôle public financier dont je vais parler maintenant
parce
que
en
fait dans toutes les auditions de la commission d'enquête j'ai posé la même question comme rapporteur au ministre
au
dirigeant de Bercy au président des tribunaux de commerce au directeur donc de la BPI je l'ai dit pourquoi bradez-vous
des
entreprises stratégiques à des fonds prédateurs pourquoi faites-vous ça
hier
soir j'ai posé à nouveau la question d'ailleurs au ministre Lescure dans l'hémicycle
pourquoi
avez-vous autorisé, bradé les fonderies de Bretagne Val d'une les forges de Tarbes qui sont les seules usines à fabriquer des obus pour les canons César pourquoi les avez-vous bradés à un fonds vautour et gangsters qui s'appelle Alpha Blu Océan réponse toujours la même there is no alternative
il n
'y a pas d'alternative
il
n
'y a
pas de financement sinon
comme
si c'était une fatalité alors qu'en réalité je vous l'ai dit dans de nombreux états dans les autres grandes puissances du monde
à
l'inverse ils ont des puissants dispositifs de financement de la production comme c'est le cas ne serait-ce qu'en Allemagne c'est-à-dire juste à côté
et
donc se pose la question de reconstruire une vraie une vraie machine d'investissement
qui
soit sous contrôle démocratique et je le précise ici ça n'a absolument rien à voir avec cette espèce de projet vide dont on ne comprend pas grand chose qui est le fonds souverain qui a été balancé par Marine Le Pen
parce
qu'il s'agit de mettre sous contrôle démocratique mais surtout de financer la transformation de la production selon une planification écologique et sociale elle-même décidée démocratiquement dans le pays
je
le dis aussi c'est pas seulement un fonds c'est toute une banque publique tout un pôle public bancaire qui par exemple aura la faculté de création monétaire comme n'importe quelle banque publique auprès de la Banque Centrale Européenne c'est donc un dispositif extrêmement puissant qui ne part pas de zéro parce que c'est vrai qu'il existe aujourd'hui un pôle financier public vous le savez ça a
été
créé en 2019 par la loi Pacte d'accord ça regroupe la Caisse des dépôts consignation la BPI mais aussi l'ASFIL Banque Postale et son bras assurantiel en l'occurrence CNP bien donc
quelle
est l'idée avec ce pôle ce pôle public bancaire il est de reprendre en main notre finance et particulièrement et bien de faire en sorte que
l
'immense épargne des français
puisse
être réorientée de façon incitative et non contraignante en tout cas une partie de cette épargne vers la production utile vers les besoins de la population en matière productive je rappelle que cette épargne aujourd'hui c'est 6 500 milliards dont le tiers en assurance vie sachant que les assurances vie la moitié est investie dans des projets à l'étranger il n
'y
a jamais eu autant d'argent qui circule dans la finance donc il y a des moyens
et
donc notre objectif il est que ce pôle public bancaire draine une partie beaucoup plus importante de cette épargne populaire accumulée par les français et pour commencer il faudra déjà la rendre davantage attractive c'est vrai je vais y venir je vais expliquer comment
mais
avant d'arriver à cela c'est
à
dire aux moyens
je
veux dire déjà que ce que nous voulons c'est que ce soit utilisé de façon transparente et démocratique
ce
que je rappelle que par ailleurs les financements de la BPI
est
-ce que vous connaissez les financements de la BPI vous
?
non
est
-ce que les parlementaires savent ce que finance la BPI non en fait la seule parlementaire qui a jamais connu la liste des investissements et qui ne peut pas en parler parce que c'est confidentiel
c
'est moi-même en tant que rapporteur de la commission d'enquête parlementaire mais j'ai eu accès donc à la liste de ces financements de la BPI c'est pour ça que je peux vous dire par exemple que le premier fonds d'investissement de la BPI c'est financé par la BPI c'est KT Capital dans lequel travaille le fils de monsieur Dufour c'est comme ça que je peux vous le dire donc personne ne connaît la liste des financements de la BPI c'est absolument anormal parce que vous voyez bien c'est une banque publique d'ailleurs monsieur Dufour que l'a dit c'est l'argent des français mais même les parlementaires évidemment aucun français personne ne sait ce que finance la BPI en réalité si ce n'est dans cette commission d'enquête donc déjà nous le ferons de manière enfin nous rendrons tout cela transparent
et
surtout nous ferons en sorte que tout ça soit piloté puisque ça a été dit par Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui il n
'y
a aucun pilotage aucune planification aucun cap rien d'ailleurs à l'image de toute l'économie de la politique économique macroniste il n'y a qu'une seule loi d'ailleurs qui fonctionne dans cette économie macroniste c'est la rentabilité financière à court terme nous nous ferons en sorte justement d'allouer une partie du capital et une partie de l'épargne populaire non pas selon la seule rentabilité financière au service de quelques grandes fortunes mais nous le ferons en fonction de la production et des besoins de la population
et
donc j'en arrive maintenant et bien au détail de ce grand projet
tout
d'abord nous ferons en sorte et bien de financer des investissements de long terme parfois risqués mais en tout cas nécessaires
bien et
qui aujourd'hui ne sont pas financés par les banques privées
ou
en tout cas sont financés avec des conditions absolument exorbitantes c'est ce que je vous disais quand on nous répond ah ben il n
'y a
pas d'alternative voyez
en
réalité aujourd'hui vous avez plein d'industries qui sont absolument nécessaires pour les besoins humains prenez les forges de tarbes
on
en a besoin
on
en a besoin pour la défense nationale bien mais prenez par exemple les médicaments génériques c'est incroyable de dire mais en fait on ne peut pas le financer
le
tiers des médicaments génériques Biogarant serait obligé aujourd'hui de le vendre à un fonds britannique
parce
que c'est ça qui s'est passé
donc
il s'agit évidemment de trouver les moyens de financement pour ces productions absolument nécessaires pour les besoins humains et de remplacer
cette
finance privée qui n'est pas capable d'allouer le capital à ces besoins humains nous ferons en sorte
que
par ailleurs et bien le logement social je vais y revenir reste une priorité évidemment dans ce financement puisque c'est le cas aujourd'hui dans le pôle public financier mais de moins en moins
donc
on fera en sorte que ça reste une priorité mais en plus que ça le soit encore davantage
et
puis avec nous financerons la rénovation énergétique la production je l'ai dit de médicaments l'agriculture biologique le numérique le robotique le spatial etc les TPE et PME l'économie sociale et solidaire les collectivités locales aussi par exemple par le biais d'achat d'obligations bref ce que fera ce pôle public bancaire ce sont des prêts beaucoup plus avantageux que ce qui est aujourd'hui octroyé par les banques privées parce que ça a un but extrêmement utile pour la population et nous le ferons toujours de manière calée enfin de façon à être calée avec notre planification nous ferons aussi des prises de participation dans des entreprises des achats d'obligations des garanties bref ce que fait aujourd'hui dans une moindre mesure le pôle public financier mais encore une fois ce sera fait de façon démocratique de façon transparente de façon pilotée selon la planification et surtout pour des productions qui sont utiles et pas comme aujourd'hui en fonction de ce qui va être le plus rentable pour les capitaux
je
veux juste préciser aussi que ça ne se substitue pas au budget de l'Etat
il
s'agit ici de projets qui peuvent être remboursés sur le long terme
d
'accord par exemple le biogarant ben oui on aurait pu le racheter et ça peut être tout à fait remboursé sur le long terme
donc
ça ne remplace pas par ailleurs
donc
ce que je veux dire c'est que par exemple la restauration du zone humide ben c'est pas l'objet du pôle public bancaire ça c'est l'objet du budget de l'Etat
d
'accord
ça
ne remplace pas non plus d'autres outils d'orientation de l'économie qui peuvent être dans le budget
qui
sont par exemple les aides publiques
qui
pour nous devront être toutes conditionnées ciblées pas ces 211 milliards qui partent sans qu'on sache voilà sans qu'il y
ait
aucune condition aucune contrepartie
bien donc
ça c'est sur les objectifs les buts de ce pôle public bancaire et je finis en parlant des moyens de ce pôle public bancaire comment on va faire pour caler bien davantage qu'aujourd'hui les moyens de réaliser ces investissements massifs en fonction des besoins et bien nous le ferons en doublant je vais arriver tout de suite à l'objectif en doublant l'épargne des ménages qui est drainée par le pôle public bancaire aujourd'hui
vous
savez le pôle public financier il repose en partie sur ce qu'on appelle le fonds d'épargne c'est à dire tout ce qui est remonté des livrets d'épargne réglementés c'est à dire le livret A le livret LDDS le livret LEP ok
vous
savez qu'avec ça
en
fait le pôle public financier aujourd'hui il ne récolte que 400 milliards
c
'est à dire 6% de l'épargne française
tout
le reste c'est dans les mains des banques privées de la finance privée
ce
qu'on veut faire c'est doubler ça
d
'arriver à 12% de l'épargne drainée
à
travers cette épargne réglementée
je
précise aussi que cette épargne réglementée vous l'avez vu elle est sans arrêt la cible de la droite et de l'extrême droite qui considèrent qu'elle est stérile et inutile
nous
on considère au contraire qu'elle est extrêmement utile il s'agit des petits épargnants
et
pour augmenter donc de 400 à 800 milliards cette épargne drainée à travers les livrets réglementés
on
fera plusieurs choses un on va augmenter le plafond des livrets particulièrement du livret A
d
'accord
et
ça d'ailleurs le directeur de la caisse des dépôts et consignations a dit lui-même que ça rapportait 40 milliards de plus
deux on
va augmenter la part de toute cette épargne réglementée qui va vers le pôle public et pas vers les banques privées
aujourd
'hui il
n'y a
que 60% qui va vers le pôle public financier
nous
ce sera 80%
ok
ensuite
pour
faire tout ça il faut rendre l'épargne plus attractive l'épargne populaire réglementée donc on fera en sorte que le livret A et tous ces livrets populaires le taux d'intérêt ne soit pas comme aujourd'hui à 1,7% parce que vous savez que quand vous placez votre argent dans votre livret A vous êtes un petit épargnant
mais
en fait vous perdez de l'argent
parce
qu'aujourd'hui c'est à 1,7% c'est à dire inférieur au taux de l'inflation c'est quand même dingue alors que
vous
avez les grandes fortunes qui placent leur argent dans des fonds d'investissement avec un taux de rentabilité moyen à 15%
et
puis vous avez les petits épargnants sur leur livret A qui n'ont que 1,7% donc pour ça pour nous c'est hors de question et donc évidemment nous relèverons les taux d'intérêt au moins au niveau de l'inflation
ce
qui évidemment draînera encore davantage
de
moyens via cette épargne réglementée et puis dernier élément important très important même parce que là en plus
nous
prenons des exemples à l'étranger même aux Etats-Unis en Italie au Portugal où ça existe
nous
créerons un plan d'épargne de long terme parce que vous savez que le livret A vous pouvez retirer l'argent quand vous voulez pareil pour le livret LDDS on créera un plan d'épargne de long terme un livret B si vous voulez
qui
sera adossé à un fonds de production de reconversion productive et que gérera
alors
une banque publique d'investissement qu'on refondra du sol au plafond évidemment
et
ce livret B ce sera de l'épargne à 3, 5, 10 ans donc il sera bloqué pour un certain nombre d'années mais évidemment avec un taux d'intérêt supérieur parce qu'il faut le rendre attractif voilà c'était juste pour vous vous indiquer j'ai pas tout développé c'était pour vous montrer voilà l'architecture globale et puis évidemment il faudra mettre tout ça sous contrôle du parlement ce qui n
'est
pas du tout le cas aujourd'hui le mettre sous contrôle du parlement pour que les objectifs de la planification soient respectés
et
puis pour que
eh
bien évidemment les parlementaires par exemple puissent agir ou contrôler tout cela mais nous aurons surtout un conseil de coordination de tout ce pôle public bancaire d'accord avec toutes ces institutions qui non seulement réunira des représentants de l'Etat et des parlementaires évidemment mais aussi des représentants des salariés des représentants des salariés du patronat des représentants des usagers des consommateurs des collectivités locales parce que notre idée c'est aussi que
pour
un pacte productif une révolution productive une relance écologique et sociale profonde de notre production il faut embarquer tout le monde
et
donc c'est pour ça que nous disons que ce conseil de coordination et bien il faudra qu'il ait aussi des représentants enfin tous les acteurs qui peuvent être partie prenante de ce pacte productif voilà je n
'ai
pas tout détaillé mais j'ai déjà été trop longue enfin non ça va bon voilà je
vous
laisse
ah
oui pardon j'ai eu l'impression d'être extrêmement longue mais finalement j'ai réussi à dire l'essentiel je crois voilà merci pour votre attention et puis on
vous
ouvre les questions
bonjour Emilio Mellet du journal l'Humanité qu'on soit clair sur ce que c'est cette nouvelle BPI est-ce que c'est la BPI actuelle transformée ou c'est une nouvelle agence est-ce qu'elle suppose la nationalisation d'une ou plusieurs banques comme en 1982 par exemple
alors
c'est une très bonne question est-ce qu'on prend plusieurs questions ou juste
on va en prendre quelques je pense qu'il va y avoir des on connait bien l'humain
c'est l'humain
donc
j'aurais deux questions donc déjà merci pour cette présentation il y a quelques jours le journal Le Monde revenait sur les propos tenus par Jean Tirole donc qui était prix Nobel et économie en 2014 sur BFM TV où il a indiqué clairement que
en
tout cas les économistes libéraux souhaitent investir massivement dans des nouvelles technologies d'avenir notamment l'intelligence artificielle on voit avec Mistral aujourd'hui
ou
les biotech par exemple
en
réduisant considérablement le soutien de l'Etat à des secteurs stratégiques que vous avez mentionné avec Biogarant notamment qui seraient soi-disant énormément dépendants des aides publiques donc si vous pouvez peut-être réagir à ces propos qui ont été aussi tenus par un professeur de finance dans l'Express il y a quelques jours et peut-être j
'aurais
une deuxième question sur les attributions que cette nouvelle banque publique mentionnée par mon confrère attribuera à l'économie sociale et solidaire puisqu'on voit qu'aujourd'hui il y a plusieurs modèles avec les SIC ou autres qui sont financés par les régions d'autres dans le secteur du handicap par exemple sont financés
par
les ARS
donc
est-ce que vous pouvez revenir sur comment sera financée aujourd'hui l'économie sociale et solidaire si vous prenez le pouvoir en 2027
puisqu
'on voit que c'est des secteurs d'activité qui sont financés de façon très hétérogène
tout
à fait
pardon
juste sur la première question c'est
réagir au propos Ah
oui ok sur le fait qu'il a dit que en une
phrase plus investissement que dans les industries qui seraient ce que l'on fait malheureusement
Ah j'ai déjà dit ce truc
Non mais bon
déjà
non mais si je te l'ai Non mais si je te l'ai Non mais si je te l'ai Non
mais je vais te
l'avoir un
public alors c'est pas bon vas-y
Non mais je t'en prie je
pense que je l'avoir aussi Bon
Je t'en prie Je sais
pas Non mais attends Attends bouge pas parce que c'est juste pour dire encore des conseils qui valent rien parce que c'est ne rien comprendre à la compétition qui est engagée les placements qui sont faits aujourd'hui dans l'intelligence artificielle c'est de ça dont il parle n'est-ce pas j'ai bien compris
Oui
sont des déplacements qui sont
faits
en dehors de tout bon sens je veux dire cet argent placé là-dedans massivement qui a créé un effet secondaire que vous connaissez c'est une des fois où on voit s'accumuler du capital dans des proportions absolument inouïes qui a fini par créer une tension sur les taux notamment parce que l'argent qui s'est placé là ne s'est pas placé dans la dette des Etats-Unis aux Etats-Unis et provoquer une montée des taux dans tous les pays et moi ce que mon pronostic c'est que vous aurez une crise de la dette privée avant la crise de la dette publique et je suis prêt à parier bien des choses sur ce sujet donc là on nous conseille quoi de rivaliser ça n'a pas de sens ça n'a pas de sens nous ne pouvons pas le faire par conséquent la politique publique concernant le numérique et l'intelligence artificielle
son
but ça doit être de se concentrer sur les endroits où ça satisfait des objectifs que nous avons quel objectif un être souverain
nous
n'avons que faire d'avoir 10, 20, 50 installations de data centers que viendraient mettre avec leurs sous qui sègent les saoudiens les émiratis ceci cela pourquoi faire quel est l'intérêt pour nous français notre intérêt c'est qu'on ait
des
moyens souverains qu'évidemment on peut dont on peut louer des compartiments à des acteurs privés il ne s'agit pas d'interdire l'activité privée c'est ça pour nous le premier objectif et pour faire ça il y faut de l'investissement mais oui ça il y a de quoi faire mais rivaliser au niveau où se trouve aujourd'hui l'investissement dans ce domaine avec les Etats-Unis d'Amérique ou avec la Chine c'est tout simplement impossible donc c'est juste faire du bruit avec sa bouche en disant qu'on va le faire et que se crogne mieux comment ça se fait qu'on ne
l'a
pas fait tout de suite alors que monsieur Jean Tirole a déjà eu cette idée magique et que nous n'avons plus qu'à nous incliner devant cette idée la sienne est ridicule et donc nous ne le ferons pas ce que nous ferons c'est ce que je viens de vous dire et il faudra y mettre une limite parce qu'il y a une limite écologique à la présence sur notre sol de tous les data centers qui ont déjà le plus gros de France et peut-être d'Europe qui se trouve à la Courneuve et maintenant partout les élus locaux commencent à dire stop nous finalement on n'en veut pas voilà pourquoi je crois que ce n
'est
pas une bonne idée par contre ce qui est une bonne idée c'est d'avoir nos propres moyens et de sortir du statut de colonie numérique dans laquelle nous sommes par rapport aux Etats-Unis d'Amérique ce qui suppose par exemple qu'on sorte d'un certain nombre de logiciels qui sont aujourd'hui au ministère de la Défense dans certains armements et compagnie voilà nous on en est aujourd'hui sur cette question peut-être que ça mériterait d'autres approfondissements j'en doute pas et après votre question on va rediscuter entre nous de savoir comment on répond à une question comme celle-là de manière plus détaillée que ce qu'on est en train de faire en ce moment mais là je vous ai livré la première quelle est la priorité c'est toujours la même chose une partie des économistes ne réfléchissent pas en fonction des finalités de la production ils continuent à réfléchir seulement en termes de marché et avec une escroquerie intellectuelle à mes yeux c'est que le mot marché décrit des réalités qui n'ont rien à voir les unes avec les autres le troc c'est une économie de marché une économie de marché qui spécule sur des taux de profit c'est une économie de marché une économie de marché qui va essayer de répondre à des besoins matériels bien précis ça l'est aussi donc ce que la puissance publique doit dire c'est ce qu'elle veut obtenir du point de vue qu'elle se fait de l'intérêt général voilà après moi le reste je réponds pas mais là pour moi les prix Nobel d'économie
oui
d'ailleurs j'en profite pour dire que en fait Jean Tirole fait partie d'une école économique à laquelle
nous
n'adhérons pas en fait et je précise à tout le monde que ça suffit de dire que l'économie serait du côté de Macron ou que sais-je d'accord en réalité vous avez vu il y a près de 80 économistes qui ont signé une tribune pour soutenir les orientations de notre contre-budget voilà c'est pour vous dire qu'une grande partie au contraire de l'économie en France c'est-à-dire des chercheurs en économie sont plutôt à dire qu'il y
a
un immense problème avec l'économie néolibérale que représente monsieur Tirole d'accord
et
donc défendent d'ailleurs la rupture et notre programme économique moi-même j'en fais partie parce que je l'étais avant de devenir députée de cette école économique qui n'est pas celle de Jean Tirole et effectivement il
y a
aujourd'hui deux écoles économiques il est vrai que nous nous sommes plutôt rattachés à une école keynésienne marxiste l'école de la régulation bref toute une partie en réalité du champ académique de l'économie française
mais
il se trouve que l'économie est une science sociale
et
donc comme toute science sociale il y a différents paradigmes différentes théories
et
en l'occurrence la théorie de Jean Tirole n'est pas la nôtre nous ne sommes pas d'accord avec cette vision selon laquelle il suffirait d'augmenter les investissements étrangers les investissements tout courts et donc les investissements étrangers pour nous comme l'a très bien expliqué Jean-Luc Méliard en fait notre problème il est qui contrôle le numérique en France qui contrôle les data centers
parce
que à quoi sert-il de dépenser toutes nos ressources en eau par exemple les data centers c'est des ressources immenses en
eau
et en foncier
mais
qui les contrôle si c'est pour être contrôlé par des investissements étrangers
donc
la question elle est de contrôler les investissements étrangers et j'en profite pour faire un lien avec notre pôle public bancaire parce que en fait nous avons quelque part dans notre programme deux façons d'agir complémentaires l'une c'est le contrôle des investissements étrangers un contrôle très renforcé ça fait partie d'ailleurs de notre niche parlementaire qui a lieu demain d'accord
c
'est une des propositions de loi que nous avons dans cette niche
le
contrôle des investissements étrangers faire en sorte que notre économie ne soit pas pillée par des fonds qui bradent et saccagent et saccagent nos entreprises et deuxièmement un pôle public bancaire qui lui vient investir justement là où le faisaient les investissements étrangers mais très mal je ne
sais
pas si c'est clair
donc
ça c'était pour répondre et compléter sur Jean Tirole bon sur la question
pardon l
'ESS oui donc déjà je tiens à rappeler que depuis des années sous l'économie macroniste
nous
avons un écroulement des financements de l'économie sociale et solidaire ce qui est une catastrophe
j
'ai moi-même été invité pour représenter Jean-Luc Mélenchon dernièrement par ces organisations de l'ESS qui tirent la sonnette d'alarme que ce soit les associations les coopératives les mutuelles elles sont en train de mourir à petit feu faute de financement aujourd'hui et parce que dans le budget des collectivités locales qui sont rincées dans le budget de l'Etat dans le budget encore pire du pôle public financier les moyens ne sont pas mis alors que ce sont elles qui assurent toute une partie de l'emploi et de l'activité économique en France donc bien sûr après la planification c'est ça pour nous aussi c'est le pilotage de l'ensemble des moyens de financement aujourd'hui il n
'y a
aucun pilotage donc ça fera partie justement de notre programme économique le pilotage et l'articulation entre ces différents financements je finis sur est-ce qu'on va créer une nouvelle agence
ouais
après j'ai fini c'est la meilleure c'est
la
pardon alors déjà la caisse des dépôts consignation c'est 6000 agents plus tous les agents des autres de la BPI etc nous on s'appuiera sur les savoir-faire
il y
a aujourd'hui des milliers et des milliers d'agents qui ont des savoir-faire il ne s'agit pas de tout de tout raser d'accord on repart de ce qui est de ce qui est fait aujourd'hui simplement c'est clair que les directions pour être très claires seront changées
en
tout cas elles ne fonctionneront pas comme ça et surtout la gouvernance sera profondément transformée
c'est
pour ça que moi je pense qu'il faut quelque part enfin voilà la banque publique d'investissement pour nous ça doit devenir une banque publique des besoins c'est-à-dire vraiment qu'il soit orienté en fonction des besoins productifs et que ce soit très clair que ce soit pas juste une banque pour faire un max de profit en allant placer l'argent là où c'est là où c'est juteux et pour finir sur la nationalisation des banques déjà dans le pal public bancaire il y a une banque publique en tant que telle
au
service de déposants
c
'est la banque postale
et
déjà il faudra renforcer la banque postale
je
rappelle qu'aujourd'hui la banque postale voilà peut être nettement renforcée et que par ailleurs elle est adossée à la poste qui est en train de fermer je ne sais combien des centaines de bureaux de poste bref donc justement ça ça doit faire partie d'un renforcement de l'action publique par le biais de cette banque publique maintenant dans le programme et ça on le développera par ailleurs et au fur et à mesure parce que Jean-Luc Mélenchon l'a dit on fera ça par bout
on
a aussi on
a aussi
le projet évidemment disons d'une refonte en tout cas d'une réforme en profondeur de l'ensemble du système bancaire et financier dans lequel nous prévoyons effectivement qu'il puisse y avoir des nationalisations de certaines banques et en tout cas je veux le dire parce qu'on s'attend à ce qu'il y ait une très grave crise financière c'est voilà aujourd'hui c'est quand même ça nous pend au nez je le dis il ne
s
'agira pas pour nous d'aller sauver le système bancaire sans contrepartie comme ça a été fait après 2008
à
coup de centaines de milliards d'euros
voilà
pour des banques qui ont continué à agir je veux dire en partie de façon de façon nuisible pour l'économie
voilà
donc il s'agira par ailleurs d'un encadrement beaucoup plus important
de
toute façon des banques privées parce qu'on peut aussi ne pas nationaliser mais encadrer beaucoup plus fortement par exemple quand je vous parlais de la finance de l'ombre bah en fait les banques moi j'ai eu l'audition l'audition du président de la banque publique de la fédération bancaire française qui dit ah c'est terrible les fonds d'investissement vraiment ils sont méchants enfin je caricature ils sont méchants parce qu'ils n'ont pas les mêmes règles que nous et nous on a des règles qu'eux ils n'ont pas etc mais qui finance essentiellement les fonds d'investissement
qui
leur prête de l'argent pour faire des LBO avec des leviers complètement démentiels c'est les banques
donc
en réalité elles ont une action qui aujourd'hui qu'il faut absolument évidemment encadrer réguler contrer pour un certain nombre de pratiques voilà donc je dis juste que
se
pose la question de la nationalisation mais se pose surtout la question d'une régulation beaucoup plus importante de ce système bancaire privé
je
ne
sais
pas si
pendant qu'on est là dessus d'abord souvenons-nous de l'expérience précédente
le
fait d'avoir nationalisé toutes les banques ou à peu près n'a strictement rien changé au fonctionnement structurel de l'économie capitaliste française
et
je me souviens très bien des débats de l'époque
qui
étaient qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on a nationalisé et la réponse qui avait fini par surgir au bout d'un mois ou deux c'était ben au légère ouverture des guillemets comme des entreprises
ben
c'était précisément déjà des entreprises ça voulait dire
que
on ne chant on ne on ne pilotait pas avec des objectifs il y a eu quand même dans un certain nombre de secteurs du pilotage mais peu
là
on n'arrive pas dans le même capitalisme
et
par conséquent la direction d'un gouvernement dans l'état actuel du monde dans l'état actuel de la crise
qui
nous menace dans l'état actuel intellectuel de ce que ce monde reconnaît comme valeur regardez les deux derniers prix Nobel d'économie
deux
américains
qui
racontent quoi
des
les canons du néolibéralisme traditionnel
et
avec toujours la même idée que la question de la répartition de la richesse n'est pas le cœur de la dynamique des sociétés mais que ce sont des frictions sur les prix etc etc bon je ne
vais
pas entrer dans le détail mais
ces
deux prix Nobel là ils illustrent un état de compréhension du monde personne ne critique le déchaînement absurde de l'accumulation d'investissements sur l'intelligence artificielle en dépit de ce que tout le monde sait en même temps qu'il
n
'y
a
pas de modèle économique qui prévoit une rétribution par des bénéfices de ce genre d'investissement
le
seul profit qu'ils en tirent c'est d'espérer qu'il y
en
ait et deuxièmement la valeur des titres qui progresse parce que tout le monde en demande mais c'est 100% comment dire un fonctionnement à nos yeux bidon qui ne repose pas sur une relation productive réelle
mais
est-ce que le capitalisme de notre époque
que
je vais réintroduire dans la question de la discussion de la propriété est ce que ont connu les intellectuels et les économistes pendant des générations
qu
'est-ce que vous avez à dire à propos de la propriété moyenne d'une action dans l'ensemble des actions qui s'échangent dans le monde normalement quand vous êtes propriétaire d'une action vous possédez un bout de l'entreprise on est d'accord on avait donc partagé la propriété pour pouvoir en étendre l'efficacité
qu
'est-ce que vous avez à dire quand la durée moyenne est passée il y a 50 ans
de
6 années
à
22 secondes parce que c'est ça aujourd'hui la durée moyenne de possession d'une action dans le trading donc les moyens de combat
pour
la puissance publique ne sont pas les mêmes que ceux de la période par exemple 1980 où ça n'existait pas tout ça donc on doit se concentrer sur ce qui nous permet à nous de desserrer les taux
donc
les banques privées
d
'une certaine manière d'abord elles vont bénéficier de notre amabilité ce qui sans doute les rendra plus aimables aussi à notre égard mais
comme
l'a dit à l'instant Aurélie la menace de la crise les concerne elle d'abord
la
dernière fois il a fallu les remplumer pourquoi quand on parle aujourd'hui de modifier la règle de centralisation de l'argent du livret A qui passe par les banques privées pourquoi on en est là parce que monsieur Sarkozy a dans la logique dans laquelle il était décidé de remplumer les bilans des banques en leur donnant accès à une masse considérable d'épargne que les français ont toujours fait dans le livret A pour le logement voilà pourquoi on a créé ce machin il n
'y
avait aucune autre raison et on a réduit la centralisation après on l'a réduit au point où elle est aujourd'hui et nous on propose de l'augmenter mais
vous
comprenez que ça pose immédiatement une autre difficulté supposons qu'on ait 1000 milliards à investir là
qu
'est-ce qu'on en ferait
où
sont les entreprises qui ont besoin de 1000 milliards quand on a ramené l'industrie française à moins de 10% du PIB
où
c'est
donc
ça veut dire que l'état va devoir se concentrer sur les points sur lesquels il va falloir que ce soit des points nodaux pour développer des chaînes exemple la nouvelle industrie textile on nous a dit 100 fois que c'était plus possible que la concurrence tuerait immédiatement une industrie textile française ben non nous on a une idée sur le sujet qu'on a déjà développé on va faire le lin et le chanvre le chanvre arrêtez vous ne pensez qu'au chanvre mais non parlons du lin d'abord je vous
ai
déjà dit je ne
vous
permettrai pas de fumer votre costard donc sur le lin nous savons que nous avons les moyens parce que nous sommes producteurs de lin c'est la première production c'est toi qui m'expliquais ça et qu'en plus ça revigore la terre là on va mettre des ronds
et
on sait où on sait à quel endroit on sait où il y a les entreprises qui savent le faire ou qui sauraient le faire et à plus grande échelle etc donc si vous voulez quand je vous parle de questions de pilotage le confort
pour
n'importe qui c'est de dire eh bien c'est le marché voilà nous avons soulagé la production de tel et tel impôt charge etc qu'est-ce que ça a donné tout ça où est le bilan
d
'une politique qui a dévasté
à
coup de milliards pourtant attribué le rapport du sénateur communiste Fabien Guay qui a fait la démonstration mais même si on prend les chiffres les plus bas qu'est devenu tout cet argent dans la production en France ben que dalle
tout
simplement rien
donc
c'est pour ça que moi je préfère qu'on dise les choses comme c'est aujourd'hui on s'interdit pas on s'interdira jamais de nationaliser quoi que ce soit
mais
c'est pas ça qui est à l'ordre du jour ce qui est à l'ordre du jour c'est faire un pôle financier puissant puissant et dirigé avec un cap et avec des objectifs et on va développer tous les secteurs capitalistes pour certains d'entre eux ou coopératifs ou etc etc etc qui sont dans une quasi impossibilité de délocalisation
ou
bien nous allons créer les conditions pour qu
'il
y
ait
un marché suffisant pour que l'enracinement vaille la peine c'est ça notre défi à nous
est
-ce que nous sommes capables de produire un ordre productif qui développe les moyens de production et ensuite comment nous contrôlons la production au sens écologique que j'ai évoqué tout à l'heure parce que peut-être que le lien bon c'était la première fois que je m'ai primé sur le sujet le lien qu'il y
a
entre la question du droit d'usage de la propriété et le caractère écologique de la planification peut-être pas tout à fait évident mais j'espère qu'en y réfléchissant vous verrez ce que j'ai imparfaitement décrit tout à l'heure donc voilà et puis je termine en France jusqu'à je ne sais plus quelle période
il
y avait le circuit du trésor qui vous est peut-être connu comment procéder l'état
et
bien il obligeait
à
certains dépôts les banques
et
plus intéressant pour nous peut-être
plutôt
que de nationaliser
d
'obliger
à
la propriété d'un certain nombre de titres notamment émis par l'état
et
ça serait plus intéressant pour nous
que
de se coller sur le dos ce qu'il faut indemniser pour acheter une banque avec tout le bilan qu'on peut faire des années 81 la vérité c'est que dans les années 81 avec les nationalisations l'état la société française a recapitalisé un secteur qui était des secteurs qui étaient déjà subclaquants je ne parle pas des banques je parle pour la production mais pour les banques la même remarque peut être faite bon voilà voilà comment moi je me représente la chose l'urgence c'est pas de collectiviser le plus possible de banques l'urgence c
'est
d'avoir une masse critique investissable et répondant aux objectifs que le pays se donne mais nous nous pouvons repartant de la logique
du
circuit du trésor par exemple je ne sais pas moi je ne sais pas d'ailleurs si ce n
'est
pas déjà le cas vous savez les accords balle 3
bon
alors les banques françaises jettent de grosses larmes en disant nos concurrents américains et autres ne sont pas obligés d'appliquer les accords balle 3 bon nous on pourrait décider par exemple que l'accord balle 3 il gage toutes les banques gage leur 9% sur des titres de dette de l'état par exemple vous voyez des maniements de cette sorte
c
'est peut-être moins fluide mais des maniements de cette sorte sont plus importants pour nous donc toute la question va se concentrer sur les objectifs politiques qu'on se donne pas simplement s'en remettre à des effets structurels du type le marché ou comme la banque est publique alors donc elle est bien non elle est publique mais pourquoi faire elle met du capital en tas pour quels résultats et après qu'on puisse passer au dernier volet pour l'instant on n
'a
pas encore vraiment capté votre attention sur le sujet mais donc on va essayer de trouver comment créer des provocations suffisantes pour ça qui est ce que j'ai dit à propos des indicateurs
puisque
comme vous le savez nous faisons partie de ceux qui critiquent
le
PIB comme indicateur de la réussite économique parce que nous trouvons que c'est une mesure grotesque
et
que nous avons intérêt à avoir des indicateurs qualitatifs mais bon ça n
'a
pas trop intéressé jusqu'à présent on va essayer de trouver comment le reformuler mais le système la vision économique que présente le mouvement insoumis c'est un tout
ça
part de le capital parce qu'on vit dans un monde capitaliste comment en prendre la part qu'il faut pour faire nous-mêmes des investissements ensuite comment le système fiscal y correspond ensuite etc etc et puis à la fin comment on vérifie le résultat de ce qu'on a fait donc nous ne le ferons pas avec le PIB nous le ferons avec le nombre de gens qui vivent plus vieux le nombre de gens qui sont plus éduqués l'accès de chacun à des soins etc etc c'est ça la logique alors on y va doucement pour ne
pas
choquer trop tout le monde à la fois mais pour obliger à un débat qui porte sur enfin obliger autant qu'on peut personne n
'est
obligé mais faire en sorte que le débat ait lieu sur qu'est-ce que ça signifie l'économie
bon
les deux derniers prix Nobel il se figure que parce qu'ils ont empilé cinq formules mathématiques qui ont un cadre cohérent alors ils sont contents ça marche sauf que dans les sciences physiques les mathématiques servent à vérifier ou à anticiper
ou
à prévoir
là
ils servent à rien c'est juste pour rendre compte d'une structure et pouvoir proclamer avec la mine importante que la vraie raison des causes de la déformation du marché et de son inefficacité c'est les rapports de prix qui sont frictionnels c'est que le revenu immédiat n'est pas ce qui motive le comportement des acteurs économiques et notamment ceux dans la consommation voilà comment je vois le moment et ce que nous nous espérons provoquer quand nous rencontrons des chefs d'entreprise
une
des choses une
des choses
qui nous navrent quand on parle des grands chefs d'entreprise pas grands par leur taille ni par leur importance personnelle mais des grandes des très grandes entreprises c'est qu'on a l'impression souvent pas toujours de parler avec des gens qui n'ont aucun but
aucun
but technique aucun but aucune performance technique n'est visée et la discussion est entièrement concentrée sur
les
cotisations sociales et le niveau des impôts pardon mais si on avait raisonné comme ça depuis le début il y a des tas de choses qu'on n'aurait jamais produit dans ce pays parce que des trains à très grande vitesse
ça
ne s'imposait pas comme idée ça s'est imposé parce que techniquement on s'est lancé le défi je prends cet exemple il y en a bien d'autres dans d'autres domaines moi ce à quoi j'aspire c'est ça hier j'étais comme vous le savez dans une grande école donc les gens qui m'interrogeaient sont des gens très intelligents brillants dans leurs études je suppose et tout ça mais c'est consternant vous parlez avec des gens qui sont dans une école de sciences économiques et commerciales au passage j'apprends qu'il y
a
des sciences commerciales comme l'a dit toi tu as dit c'est des sciences sociales bon nous on dit c'est des sciences humaines sociales ou humaines on voit bon comment se fait-il que des jeunes gens ne me parlent pendant toute une soirée que de l'équilibre des comptes de la retraite que de savoir si la dette c'est permis ou pas de l'annuler et pour le reste du rôle de la police dans le maintien de l'ordre enfin bon et ces gens là qui sont des gens remarquables je veux dire ils sont ils sont pleins de bonne volonté ils sont pleins de plein d'intelligence ils pensent à rien d'autre
ça
les a pas atteints ils ont moins de 30 ans ils se foutent du changement climatique
alors
s'ils s'y intéressaient et ils vont s'y intéresser que ça leur plaise ou pas parce qu'on a besoin d'eux
on
a besoin d'eux ils ont fait des études qui les préparent à être capables d'intervenir dans le domaine du commerce de la production etc on a besoin d
'eux
mais on va leur dire alors si le changement climatique vous concerne donc vous avez compris qu'il faut changer les instruments de production donc vous avez compris qu'il faut faire des performances techniques dans certains domaines si nous voulons profiter de la géothermie sur tout le territoire de notre pays il faut être capable de faire des trous et des trous très profonds nous avons besoin des performances techniques qui permettent de faire un trou jusqu'à 5 km puisque c'était ça le record qu'on s'était promis donc vous avez besoin d'investissement comment allons-nous faire je vais pas moi surgir au balcon de l'Elysée et dire bon allez maintenant on fait des trous non il faut qu'on dise bah l'argent est là il va être mis là nous allons créer telle société parce que nous n'en avons pas aujourd'hui ou bien oui il en existe une et nous allons prendre des participations avec la banque publique et on va faire des trous et donc on va chauffer à partir de la géothermie et pas des improbables ITR à l'électricité à l'électricité avec les improbables centrales nucléaires que monsieur Macron veut nous laisser sur les bras avant de s'en aller pour 150 milliards bon vous voyez le lien que je fais entre le débat sur l'économie la manière d'accumuler du capital et les résultats qu'on veut obtenir si on n'a pas cette discussion on parlera jamais de rien parce qu'il n'y a pas de modèle économique qui rend les besoins humains prioritaires par définition leur politique c'est celle de l'offre c'est pas celle de la demande
donc
on est prêt à vous donner les moyens de changer de t-shirt toutes les semaines d'en acheter un autre mais pas de savoir si vous allez quand même pouvoir manger pendant ce temps là la gestion de l'économie par la métaphysique du marché premièrement c'est imposé comme une espèce de donnée permanente quand bien même le capitalisme changeait
vous
êtes maintenant avec des fonds de pension des hedge funds pardon qui achètent des actions de l'état pour 50% du total du marché
et
vous marchez sur la tête les autres là vous venez d'avoir une crise en 2008 que d'un peu tout le système passait par-dessus bord et personne ne se soucie de savoir que la moitié des dettes publiques
sont
l'objet d'un achat par des sociétés dont la vocation fondamentale et la spéculation
ça
ne préoccupe personne et qu'ils ne sont pas ils ne sont pas astreints astreints aux mêmes règles prudentielles que les autres tout le monde s'en fout
et
la banque invisible c'est par exemple quand l'Europe cette grosse maligne a trouvé l'idée d'autoriser de nouveau la titrisation
des
dettes d'entreprise les dettes d'entreprise en Europe peuvent être titrisées c'est une folie ça veut dire que vous avez un secteur bancaire parallèle que personne ne contrôle on ne sait pas ce qui s
'y
passe il peut s'y produire un effet domino bon voilà mon plaidoyer sur le sujet à propos quand même que je ne vous laisse pas pantois sur la propriété le droit d'usage et le reste vous avez les très bons bouquins de Pierre Crétois qui est membre de l'Institut La Boétie il y en a trois et puis il y
a
aussi le très bon bouquin de Mordillat et Claire qui doit s'appeler lui la propriété le sujet et la chose voilà ce sont des gens qui participent de ce monde parallèle qui n'a jamais vraiment accès à la discussion publique on y fait intervenir toutes sortes de prix Nobel très intéressants qui racontent tous la même chose dans le même registre sans tenir aucun compte de la réalité dangereuse dans laquelle nous évoluons
je
te rends ta place
Bonjour
Margot Faudéré pour BFM Business j'ai deux questions sur le grand pôle public bancaire que vous présentez une question sur les moyens une question sur les objectifs à atteindre sur les moyens vous avez beaucoup parlé des livrets d'épargne réglementés un peu avant de l'assurance vie vous avez rappelé ce que représente l'assurance vie aujourd'hui en France mais est-ce que vous pourriez préciser si vous comptez toucher entre guillemets à l'assurance vie modifier
les
avantages fiscaux aujourd'hui qui concernent l'assurance vie ou pas sachant que c'est un placement
je
crois même le placement préféré des français deuxième question sur les objectifs à atteindre la nécessité de défendre la souveraineté française vous avez évoqué par exemple les fonderies de Bretagne dont on comprend très bien l'intérêt qu'a cette entreprise pour l'industrie française pour autant est-ce qu'il faudra toujours protéger quoi qu'il en coûte des entreprises qui présentent peut-être moins d'intérêt stratégique et je pense par exemple à la vente du Doliprane qui a eu lieu il y a quelques mois
et
sur lequel l'Etat avait décidé
de ne pas intervenir
donc
Doliprane
dont
on peut estimer qu
'il est moins stratégique que d'autres actifs merci beaucoup
Capitale deux questions la première sur votre pôle public bancaire la création monétaire supplémentaire est-ce qu'elle est compatible selon vous avec les traités internationaux et le mandat de la BCE et sinon comment
comment
les dépasser et deuxième chose sur un effet de bord les prêts que vous avez dit qui sont beaucoup plus avantageux que ceux des banques privées est-ce que ça risque pas de créer une concurrence déloyale vis-à-vis des banques privées et mutualistes avec un risque de dumping derrière
pendant
les premières questions je suis désolée j'étais en train d'infléchir à la question précédente
sur
la création monétaire supplémentaire est-ce que c'est compatible avec les traités européens et le mandat de la BCE
ah
bah alors ben là c'est je suis désolée c'est vraiment les cours de lycée
de
sciences économiques c'est-à-dire la création monétaire dans le pays en fait vous le savez c'est au moment où une banque octroie un prêt et donc évidemment ensuite elle s'adresse à la banque centrale européenne
avec de l'argent qu'elle n'a pas
avec de l'argent qu'elle n'a pas pour pouvoir octroyer ce prêt et donc c'est le ressort de toute création monétaire dans notre système économique et donc évidemment la banque publique la banque postale par exemple le fait déjà toute banque publique ou privée aujourd'hui fait de la création monétaire auprès de la banque centrale européenne et justement l'idée c'est que d'ailleurs ce pôle public bancaire puisse le faire encore davantage il a des marges de manœuvre par exemple la SFIL aujourd'hui et bien c'est l'ex-dexia vous savez il fait des prêts aux collectivités locales aux hôpitaux etc et bien aujourd'hui on a calculé qu'avec les règles prudentielles actuelles la SFIL pouvait faire beaucoup plus d'encours de prêts aux collectivités locales ou aux hôpitaux publics et qu'elle a donc à peu près 30 milliards de marges de manœuvre non utilisées et qu'elle peut faire bien davantage de création monétaire donc justement c'est pour ça que par exemple le fonds souverain c'est tout moisi à côté comme projet parce que le projet du pôle public bancaire c'est bien de s'appuyer aussi sur ce que fait une banque c'est à dire de la création monétaire je ne
sais
pas si je suis claire
voilà
mais
ça en fait
non
mais la banque publique par ailleurs toute banque publique dont la BPI le fait déjà
ce
que je veux dire c'est qu'elle ne fait pas assez puissamment d'accord et donc tout ça se fait dans le cadre des traités européens la seule question
c
'est est-ce qu'une banque publique le fait avec des dispositions plus avantageuses qu'une banque privée là effectivement on est à la limite du droit européen mais en tout cas d'aller demander auprès de la B enfin d'aller contracter faire de la création monétaire auprès de la BCE ça heureusement
enfin
je veux dire c'est la base de l'économie européenne et donc évidemment compatible avec les traités européens
c
'était juste pour vous répondre là-dessus et donc du coup pardon sur sur la BPI ah oui les moyens de la BPI les moyens de la BPI c'est le livret B particulièrement la création du livret B parce que le fonds d'épargne c'est pas la BPI la BPI il y
a
d'autres formes de ressources et là pour augmenter les ressources de la BPI il s'agirait de créer justement ce livret B qui sera adossé un fonds de reconversion productive j'en arrive à l'assurance vie
dont
je rappelle la moitié des projets financés par les assurances vie c'est à l'étranger donc par exemple oui parmi nous nos propositions nos amendements par exemple dans le projet de loi de finances il y a le fait de cibler davantage les avantages fiscaux par exemple pour que il y
ait
des avantages fiscaux uniquement quand vous avez des financements si orientés vers des projets de production en France il s'agit de cibler davantage les avantages fiscaux liés à l'assurance vie mais vous dites c'est le placement préféré des français c'est pas vrai si vous comptez en nombre d'épargnants en réalité il y a plus de 50 millions de gens qui ont un livret A et je ne sais plus combien c'est l'assurance vie mais c'est beaucoup beaucoup moins
oui
voilà en en cours mais en nombre en réalité la grande épargne populaire c'est le livret A c'est l'épargne réglementée précisément celle que l'extrême droite et la droite veulent attaquer c'est les petits épargnants voyez et c'est cette épargne là que l'on veut renforcer cette épargne populaire
je
ne
sais
pas si c'est clair mais voilà donc pour être très clair parce que je vois le débat il ne s'agit pas de s'attaquer aux assurances vie et à l'épargne dans les assurances vie il s'agit de mieux la cibler et à côté
de
permettre comme dans plein d'autres pays et ce que ne fait pas la France une épargne populaire qui soit beaucoup plus attractive et incitative est-ce que c'est voilà
donc
personne ne sera obligé
voilà
je
pense qu'il est
bien vouloir le noter parce
que je
sens qu'il pourrait y avoir une incompréhension entre nous personne ne sera obligé donc vous n'êtes pas obligé de prendre de l'argent au livret B mais moi
je
voudrais de le faire parce que le livret B c'est l'État c'est la banque publique et l'État vous savez toujours où il habite et comment le retrouver tandis que votre banque crédit lyonnais il n'y
en
a plus et toutes celles qui avaient des fonds de pension aux Etats-Unis elles sont toutes crevées en même temps en 2008 c
'est juste
pour dire que c'est pas de la concurrence déloyale enfin ça l'Europe fera bien ce qu'elle veut mais je vois pas qui va venir nous chercher des coups dans la tête sur ce sujet là mais tu as répondu
ah oui le Doliprane je veux pas que
vous croyez
que c'est une
vraie non
non sur le
Doliprane non mais il s'agit pas de sauver tous les projets économiques par exemple la BPI elle a financé des projets ahurissants par exemple dans l'alimentation des animaux par des insectes enfin je veux dire dont on savait pertinemment que ça allait pourquoi elle a financé ça voilà plutôt que de financer des industries absolument nécessaires sur pourquoi elle a laissé tomber Vancorex
je
veux dire que c'est une catastrophe l'usine Vancorex c'est une catastrophe sociale et écologique d'abandonner cette usine là pourquoi elle est allée financer cette espèce d'usine de fabrication d'insectes d'alimentation d'insectes pour les animaux enfin c'est voilà je évidemment
mais
du coup je redis il s'agit de cibler en fonction de la planification et des besoins donc c'est pas toute production voilà après on va pas avoir un grand débat sur l'utilité ou pas du Doliprane je considère que ça fait partie de production potentiellement utile bon et juste pour préciser parce que tout à l'heure je me rends
compte
dans ce que tu disais qu'il faut je veux juste pour pas qu'il y ait d'ambiguïté dans ce que j'ai dit tout à l'heure sur la nationalisation bancaire il s'agit pas demain de nationaliser BNP Paribas pour être clair donc je voilà il s'agit un de renforcer le point public bancaire
même
si ça
leur oui par
ailleurs la socialisation des pertes tout ça tout ça
et
de donc de faire en sorte que les banques privées contribuent aux activités utiles
et
d'ailleurs j'ai envie de dire je vais le dire un peu de manière avec provocation elles ont presque intérêt à ce que ce soit nous qui gouvernons je vais vous dire pourquoi mais si en fait je vais vous dire pourquoi parce qu'on est les seuls à dire que et bien les règles qu'il y a aujourd'hui sur les banques ça doit être les mêmes sur les fonds d'investissement personne d'autre dit ça
vous
voyez
d
'ailleurs c'est ce qu'a demandé en audition de la commission d'enquête parlementaire le président
de
la fédération bancaire française donc je vois que nous avons une proposition
commune tu
vois
à
quel point nous sommes c'est
tout ça bien c
'est un bon compromis c'est sur nos positions regardez vous vous
allez
me poser vous allez me poser une question je suis sur super tordu pourquoi
tordu
je me méfie
pour prolonger la question le débat sur la propriété privée
on
a bien noté ce que vous dites sur les limites actuelles de la propriété privée par rapport à l'environnement et aux évolutions liées à l'environnement et aux évolutions liées au droit à l'usage concrètement pour poursuivre ce débat est-ce que vous avez un exemple d'application une idée d'application concrète sur l'économie française que cette remise en cause des limites de la propriété privée induite par l'époque pourrait amener très concrètement pour le grand public comment ça pourrait se traduire première question deuxième question si vous permettez sur la
question des non il n'y en a pas 30
sur la question des en plus celle-ci va vous faire plaisir puisque vous cherchiez un moyen de provoquer sur la question des critères comment on mesure la réussite
dans
le livret je l
'ai
parcouru vite fait il n'est plus du tout question de croissance est-ce qu'aujourd'hui la politique économique insoumise si vous accédiez à l'Elysée il y aurait toujours la croissance serait toujours un objectif affiché et après j'aurai une autre question mais je la poserai je la poserai auré les trouver le temps qu'on partait
moi j'ai tu le mot parce que vraiment l'on m'attend le tacou il va me coûter une blinde
attend
le point de départ déjà c'est quoi redit le sur
la
propriété privée
des exemples aujourd'hui un exemple
d'application
qu'est-ce qui changerait alors
j'avance j'avance à pas mesurer avec différents instruments j'ai commencé à vous parler de l'état d'urgence sociale
il
y aurait un texte qui expliquerait ce que c'est mais il y a déjà des choses et puis l'état d'urgence écologique
là
il n
'y a
ni texte ni que dalle
et
l'état d'urgence écologique peut conduire à certains moments qu'on dise ah ben non il y a une limite à la propriété vous vous êtes vous avez telle ou telle propriété c'est incompatible avec la proclamation de l'état d'urgence politique pour faire plus simple et plus direct parce que bon ça ne me vient pas forcément à
l
'esprit comme ça mais dès qu'on définit pardon
un
bien commun on peut considérer qu'un bien commun est inaccessible à la propriété privée
je
peux prendre un exemple extrême on peut dire la santé est un bien commun
par
conséquent tout ce qui réduirait l'accès aux moyens de se soigner n'est pas acceptable et c'est donc une limite aux droits d'user et d'abuser pour les prix et ainsi de suite je prends cet exemple mais en fait la discussion qu'on a entre nous là qu'on a commencé
elle
est plutôt tournée vers la question des droits d'usage
c
'est à dire comment on pourrait préciser ça juridiquement pour faire reculer l'obsolescence programmée pour avancer l'idée de comment on revient dans le circuit de la collecte de l'économie circulaire d'accord
donc
c'est la raison pour laquelle je vous donne un exemple aussi vague parce que j'en ai pas d'autres sous la main dans le moment où je vous parle mais je pourrais par exemple dire
l
'eau est en bien commun
ça
veut dire donc interdiction de l'entreprise privée dans la collecte de l'eau sa distribution etc et des régies publiques partout de l'eau
pour
l'instant c'est plutôt incitatif
mais
on pourrait décider que dorénavant ça sera comme ça
ce
serait un gros changement
mais
pour l'instant les contrats que les collectivités locales passent majoritairement les contrats privés tombent et les contrats collectifs avancent donc il y a des entreprises privées qui ont fait ça plutôt bien dans le passé et bon bah il va falloir qu
'ils
fassent autre chose et ils ont les moyens bon prenons l'exemple de l'eau parce qu'après tout il permet déjà la discussion un peu partout sur un thème comme celui-là après le reste c
'est
un peu plus compliqué la deuxième question c'était quoi ?
Quoi ?
Euh ouais ouais ouais on peut dire ça mais enfin quand t'es le seul à pouvoir pomper dans une nappe tu peux toujours dire que c'est pas à toi mais tu t'es bien approprié un bien commun
bah
oui donc non c'est pas possible mais déjà vous voyez vous êtes rassurant parce que tous ceux qui craignaient pour leur maison et leur voiture leur frigo ou leur jardin potager voient que je n'ai pas l'intention de procéder à une communisation de tout ça hein
oui
voilà
mais
pour la presse j'ai pas dit pareil hein bon parce que la formation est peut être considérée comme un bien commun donc
et
la deuxième question c'est la croissance
oui
non mais là bon là vous cherchez les petites bêtes
la
croissance
alors
ça pour le truc c'est un truc d'économiste la croissance c'est un résultat c'est pas un objectif
c
'est un résultat l'objectif c'est je vais faire ci je vais faire là je vais soigner les gens je vais faire et après ben on s'aperçoit que la production ici a augmenté bon c'est clair que si vous n'avez pas d'objectif l'idée que vous ayez une croissance ben la preuve
c
'est quand même qu'on se traîne en France comment on a pu en arriver là enfin quand même ceux qui suivent la rubrique économique là comment vous expliquez un truc pareil ces grands champions ont déversé de l'argent il en pleuvait pour favoriser l'initiative privée bla bla bla bla l'innovation et le reste et il ne
se
passe strictement rien et on est à un taux de croissance qui est à la limite de la stagnation vous le savez
et
on est parmi les plus faibles donc là il y a vraiment des grandes questions moi j'espère un peu que je ne
sais
pas moi je serai le chef d'une très grande entreprise je discuterai cette question là de dire mais alors comment on a pu en arriver là parce que la production c'est un tout les parties se tiennent entre eux hein bon j'en sais rien moi Airbus pourrait dire écoutez je ne comprends pas que les entreprises qui produisent pour nous des matériaux pour faire nos avions n'en produisent pas plus pour que la France soit un champion de ces matériaux bon les câbles de carbone etc pourquoi on ne fait rien
et
quand moi j'arrive et je dis ah bah tiens on va faire l'avion spatial on me regarde comme ça comme si je venais d'inventer les castagnettes c'est incroyable il y a des entreprises qui savent le faire donc nous allons faire l'avion spatial on peut avoir des objectifs on sait pourquoi compte tenu de comment est organisé les basses orbites et quel genre d'appareil il faut y mettre moi je suis frappé de ça si vous voulez pour terminer avant de me sauver Aurélie dit toutes les choses intelligentes et moi le reste donc je suis frappé par la pauvreté du débat économique qui se concentre exclusivement sur des questions comptables je ne dis pas que la comptabilité n
'ait
pas de sens elle en a mais ça ne résume pas la vie économique c'est pas vrai c'est tout le reste qui le porte et quand on parle de consommation populaire et de délocalisation tous ces sujets devraient être quelqu'un m'a demandé aussi alors comment vous faites pour empêcher que on m'a posé cette question que l'argent s'en aille dans produits importés mais qu'est-ce que vous racontez on ne produit plus rien donc on ne
va
plus importer qu'est-ce que vous êtes en train de me demander mais vous vivez à quelle époque
le
problème des produits importés c'est avant qu'il
y ait
l'euro
mais
maintenant il
y
a l'euro donc il y a une monnaie commune qui a donc une capacité d'encaisse pour des déséquilibres commerciaux dans tel ou tel pays il faut bien quand même que c
'est
un avantage ça ne peut pas avoir que des inconvénients l'euro c'est-à-dire d'interdire l'ajustement économique ok je vous donne cet exemple de question parce qu'on me l'a déjà posé j'ai l'impression d'entendre des questions des années 80
vous
n'avez pas bougé vous n'avez pas évolué vous n'êtes pas au courant de tout ce qui s'est passé entre temps
et
c'est pareil pour tout le reste bon je suis choqué de voir que personne ne s'intéresse à la titrisation des dettes des entreprises qui est un facteur de fragilité inouï pour l'économie européenne bon j'ai assez tiré le sonnette d'alarme bon ben voilà merci de votre attention et puis à bientôt j'en suis sûr parce qu'on veut passer une autre compartement compartiment économique au revoir bon
je ne sais pas s'il reste
des
questions
oui
je
vais toutes les
noter
je vais
les noter en cascade
non
c'est très court c'est par rapport au mouvement lycéen il y a une des pistes qui est avancée c'est celle de la revalorisation du SMIC le
coup de
pouce au SMIC on sait que le SMIC il est très critiqué comme levier d'augmentation des salaires vous l'augmentation du SMIC vous prenez
? comment
ça ? le gouvernement décide une augmentation du SMIC vous
savez ça fait partie des pistes des réflexions de sortie pour
sortir de la crise actuelle oui ça fait des
années que par ailleurs il n'y
a
pas eu de revalorisation des années des années des années qu'il n
'y a
pas eu de revalorisation du SMIC donc entre les grandes annonces pour essayer d'étouffer un mouvement social et ce qui sera réellement mis en oeuvre vous voyez il y a quand même un très très gros écart quoi voilà
donc
effectivement nous nous demandons vous le savez dans
la
France insoumise nous voulons une revalorisation à 1700 euros net du SMIC voilà ce qui nous paraît la moindre des choses pour pouvoir vivre dignement de son travail et tous ceux qui pensent qu'on peut vivre dignement avec moins de 1700 net et bien je ne
sais
pas s'ils ont eu beaucoup de SMICAR dans leur vie voilà
ouais
juste sur la gouvernance de ce pôle public bancaire la partie parlementaire comment cela va être décidé est-ce que vous pouvez nous en dire un tout petit peu plus
alors déjà la partie parlementaire déjà il faudra il faudra avoir une loi je veux dire c'est à dire qu'en amont il doit y avoir déjà une planification
qui
soit débattue qui soit décidée votée à l'Assemblée à l'Assemblée nationale ensuite ça se fera par le biais de ce fameux conseil de coordination dont j'ai dit qu'il y aurait dedans des parlementaires de l'opposition et des parlementaires de la majorité il faut qu'il puisse y avoir les deux et voilà et ensuite il faut qu'il puisse y avoir un contrôle régulier il faudra en trouver les dispositifs mais qu
'il
y
ait
un contrôle régulier très étroit de la part du Parlement de l'Assemblée nationale qui n'existe pas aujourd'hui
à
quel moment
enfin
je veux dire on n'est même pas au courant c'est même pas les financements donc déjà c'est compliqué mais en plus il n
'y
a aucun moment où on puisse avoir un débat qui aboutit à des évolutions sur la politique de financement de la Caisse des dépôts et plus globalement du pôle public financier les seuls moments où il y a il peut y avoir des changements par exemple c'est ce qu'il y a dans le projet de loi de finances où il y aura une grande il y aurait en fait toute une partie du livret A et de l'épargne qui partirait non plus vers le logement social mais vers le nouveau nucléaire et ça c'est juste hallucinant parce que ça va passer par 49.3
donc
à quel moment l'Assemblée nationale peut-elle se prononcer sur les grandes orientations de ce que finance le pôle public financier aujourd'hui aucun il n
'y
a aucun endroit aucun moyen donc il s'agira de donner les moyens justement à l'Assemblée nationale
de
pouvoir voilà de pouvoir agir discuter débattre décider de ces grandes orientations mais comme je l'ai dit c'est adossé de toute façon à une planification dont doit s'emparer l'Assemblée nationale
c
'est bon ? non
? tu te dis ah oui
ok ok
désolé merci à vous
merci à vous
Jean-Luc Mélenchon