« Quel État pour la révolution citoyenne ? » - Conclusion de Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 78 %Attaque 17 %Défensif 4 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:40Invité politiqueChiffre
« Si je n'avais pas dit qu'on pouvait accrocher la dette qu'on doit à la BCE, la mettre à la cave, l'accrocher au plafond, la mettre au frigo ou le feu, ils n'auraient pas eu tous la possibilité de se dire "Ce dingue a dit mettre le feu." »
- 10:56Invité politiqueFait
« Le système de la 5e République devait établir une autorité forte pour prendre des décisions que personne n'était plus capable de prendre, à savoir accepter la défaite politique en Algérie et son indépendance et réorganiser le capitalisme français avec des méthodes qui n'ont pas été toutes très douces. »
- 12:25Invité politiqueChiffre
« On est 5 millions de fonctionnaires ? 5 millions, c'est considérable. »
- 16:41Invité politiqueFait
« Madame Lagarde, serait bien de se rappeler qu'elle est l'héritière. Elle est l'héritière d'un viol de la volonté des Français parce que ils n'ont pas voulu une banque centrale indépendante et il y en a quand même une et c'est quand même une française qui l'anime bien. »
- 20:15Invité politiquePromesse
« Nos société devrait être en état d'urgence écologique pour se préparer à faire face au choc suivant c'est-à-dire pour essayer de régler comment on va faire front ensemble. »
- 45:17Invité politiqueFait
« Le PIB ne donne aucune indication qualitative de l'état du pouvoir, de ses réussites et de ses performances. »
- 56:03Invité politiqueFait
« il faut décréter un état d'urgence sociale pour empêcher que l'on voit ce que je vois depuis ma fenêtre. au quartier la gare du Nord quand il fait froid, une pauvre femme la nuit qui va avec deux enfants un dans chaque main courant d'un Porsche à l'autre. »
- 56:20Invité politiqueFait
« l'état d'urgence sociale est prioritaire par rapport à toutes les autres normes quand il est décrété. »
- 56:46Invité politiquePromesse
« on va établir l'échelle mobile des salaires, même s'il le faut provisoirement. »
- 58:07Invité politiqueFait
« dans mon programme, il est marqué de 1 à 20. C'est pas moi qui a inventé ça, c'est la Confédération européenne des syndicats. »
- 58:51Invité politiqueFait
« les structures de l'État doivent changer. Deuxème point, le changement du statut des fonctionnaires. »
- 1:00:19Invité politiqueFait
« la sécurité sociale pour nous, les collectivistes version insoumis, c'est la préfiguration de la société à laquelle nous croyons. »
- 1:02:30Invité politiqueChiffre
« 55 % du PIB de ce pays, c'est ça, c'est de la consommation populaire. »
- 1:03:14Invité politiqueFait
« Les petits salaires, le smicar, l'homme ou la femme qui travaille à ce prix. Et bien vous savez ce qu'il fait dès qu'il a son SMIC, il fait comme vous. Il va acheter un ou deux lingot d'or, des actions dans les grandes sociétés. »
- 1:03:56Invité politiqueChiffre
« 55 % du PIB de ce pays, c'est ça, c'est de la consommation populaire. »
- 1:05:23Invité politiqueFait
« la loi sera réformée parce que maintenant c'est seulement comme tu as 18 ans ou bien si tu as demandé à 16 ans. Alors toi tu peux être français mais pas ton frère ou pas ta sœur. »
- 1:06:06Invité politiqueFait
« Tu es né ici, tu as le droit d'être français. C'est ton pays. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Merci à tout le monde. Ici, je suis avec mon habite de coprésident de l'Institut et je ne peux commencer sans d'abord te remercier Isabelle pour avoir coordonné tout ça et vous dire à tous et à toutes la place singulière qui est celle de l'Institut Laboi. Je suis un homme de gauche depuis longtemps compte tenu de mon âge et j'ai pu voir de mes propres yeux la gauche desséchée lorsqu'elle a coupé le lien avec les intellectuels. Et quand je dis intellectuel, je ne désigne pas seulement ceux qui ont les diplômes qui permet de les qualifier d'intellectuel, mais tous ces praticiens qui avaient dégagé de leur expérience des capacités de théorisation, de compréhension plus étroite sur la réalité.
ce lien s'était coupé et avait dégénéré dans une espèce d'appropriation. Alors, on fait des listes d'intello et puis on les appelle à voter puis ça veut dire puisqu'il est intelligent, moi aussi. Euh bon, ce système de récupération n'a plus été supporté par les intellectuels ni par les gens intellectuellement honnêtes. Et pour finir, il y avait un divorce total. Si bien que quand on a créé l'institut la Boesséie, il y avait beaucoup de méfiance. euh sur le thème est-ce que vous avez créé ça pour nous récupérer, nous faire des choses qu'on a pas envie de faire, approuver des choses auquel on avait pas pensé et ainsi de suite.
Et je pense que dans l'autre sens pour ceux qui étaient les militants politiques, il y avait l'idée de se dire "On va quand même pas se les faire briser menu par des gens à qui ça coûte rien de venir nous dire ce qu'il faut faire et qui ensuite s'en vont." Il y avait donc beaucoup de méfiance. Je pense que nous avons fait dans la pratique la démonstration que nous étions capables de travailler ensemble en toute liberté.
C'est-à-dire que aucun intellectuel n'est jamais venu euh de ceux qui participent à la vie de la Boessie exiger de moi que je dise ceci ou cela se sentant libre si ce que je disais comme coprésident ou l'un quelconque de mes camarades ne lui convenait pas de de se retirer comme sans qu'il y ait pour autant fâcherie et ça s'est produit. Et à l'inverse pour nous c'est ça a été un gain total.
Et en vous écoutant encore ce soir, j'ai encore appris des choses car je veux dire que personne ne peut dans le combat politique se croire à ce point supérieur à tous les autres de pouvoir se dispenser de ce que les intellectuels peuvent nous apporter parce que leur un intellectuel un intellectuel n'existe pas par lui-même. Il est un résultat un résultat de l'action politique, de l'action sociale, de l'existence d'une université, de l'existence de l'école. Et en quelque sorte, les intellectuels sont les membres les plus éminents de notre famille à tous dès lors qu'il s'agit de de s'avancer vers l'horizon.
Alors bon, maintenant il faut pas non plus que ça dure 2h mon affaire parce que c'est pas que ça pourrait durer 3h rien qu'avec ce que j'ai entendu. Les points d'accord qui m'ont enthousiasmé, les choses que j'ai découvert en cours de route au hasard d'un adjectif, d'une phrase, d'une autre. Bon mais il faut s'en tenir au cœur de notre affaire. Vous comprenez qu'étant candidat, je veux garder le choix de mes âmeçons et donc je me sens moins libre de parole que je le suis le reste du temps. Et c'est à moi de choisir où je vais mettre mes provocations de manière à obtenir puisque c'est la seule voix pour obtenir un débat dans ce pays, ce que je veux agiter.
Alors ma fois le jour où quelqu'un trouvera autre chose et une autre méthode, j'en serai très content. Je regarderai ça comme un artiste en regardant autre hein. Mais pour l'instant c'est comme ça. Si je n'avais pas dit qu'on pouvait accrocher la dette qu'on doit à la BCE, la mettre à la cave, l'accrocher au plafond, la mettre au frigo ou le feu, ils n'auraient pas eu tous la possibilité de se dire "Ce dingue a dit mettre le feu." Donc ils se sont tous précipités pour dire "Voyez ce fou, il veut mettre le feu à la dette publique." Et alors stupeur ça a intéressé un tas de gens et plein de gens ont dit "Ben, je crois qu'il a raison." Alors là, ça a été la totale.
Et donc j'ai eu le l'avantage à la faveur d'une réunion avec les producteurs et productrices de contenu qui était une réunion que toute l'officialité médiatique méprisait en disant ça c'est encore un coup de mélanchon, il fait venir ses potes pour lui poser des questions et cetera. Donc tout le mépris qu'il y a toujours eu à mon sujet dès que j'entreprends quelque chose, mais beaucoup d'entre vous en connaissent aussi quelque chose dans leur propre branche, n'est-ce pas ?
Nous sommes toujours regardés de haut par eux qui sont nés qu'une cuillère d'argent dans la bouche et nous disent ce que nous devons faire, comment le faire et surtout comment le dire car eux sont autorisés à une violence sans limite tandis que nous nous sommes invités sans cesse à la modération, à la prudence et ainsi de suite.
Bref, ça a passionné le pays et j'ai eu droit grâce à l'intermédiaire des plus serviles dans la presse qui ont été directement non pas me demander à moi comment je comptais faire mais sont allé voir ceux qui étaient pas d'accord c'est-à-dire des banquiers centraux qui auraient dit dans ma famille de pauvres gens que j'aurais l'honneur d'être pris à partie par la banquière centrale de la banque centrale européenne le banquier central gouverneur de la banque de franc et par-dessus tout le banquier de la Bundesbank qui paraît-il a un avis sur ce qu'on doit faire en France.
Alors, tout ça pour vous dire que j'ai l'intention ce soir de relancer une ou deux petites choses et nous verrons si ça marche ou pas. Et si ça marche pas, si ça marche pas, je recommencerai un peu plus loin. Mais cette fois-ci, je vais m'y prendre avec un peu plus de doité, de finesse pour les obliger à travailler et à se dire "Mais qu'est-ce qu'il a dit qui est insupportable du point de vue de la démocratie de je sais pas quoi." Enfin, vous connaissez la musique de tous ces gens qui pensent qu'il y a en moi une âme de tyran. Et ce qui m'a surtout beaucoup toujours surpris, c'est pourquoi ils attachaient une telle importance à l'idée de tyranniser les autres.
Parce que comment peuvent-ils croire qu'il y a un intérêt à ça et que ça puisse occuper une vie surtout à partir d'un certain âge quand on a des préoccupations plus urgentes qui est notamment d'accomplir ce sur quoi nous nous sommes engagés. Alors avant de d'entrer là tout de suite, un mot pour la personne que j'ai en face de moi, monsieur le maire de vous envelin, CADER Lamar. Parce que figurez-vous que regardez les gens, vous comprenez pas bien la hiérarchie des important dans ce pays. Nous allons prendre un exemple de tout ça puisqu'il y a là juste à côté un député de Toulouse. À Toulouse, il y a eu une ingérence étrangère dans l'élection municipale. D'accord ?
C'est le gouvernement de monsieur Netaniaou qui paye des gens pour insulter les élus insoumir, raconter des saloperies et les propager avec des gens sur place qui trouvent ça génial. Alors ça a été jugé, on a dit mais pas du tout, aucune importance. Ça n'a pas influencé la juste décision des touousins qui après toutes sortes de combiné de machins finit par revoter pour le même. On nous a traité de mauvais perdant. Bah non, on demande juste que la règle du jeu soit respectée et on ne voit pas ce que le gouvernement de monsieur Netaniao vient faire dans les élections à Toulouse puisque aussi bien Toulouse est en France et non pas ailleurs. Alors bon, ça c'est le cas numéro 1.
Le cas numéro 2, c'est Vovelin. Alors il y a plein de listes, c'est une élection donc c'est normal hein, il y a des gens qui sont en concurrence et dans ces listes, il y a des candidats, les nôtres, les autres et cetera. Mais parmi les candidats, les autres, pas les nôtres. pas les nôtres. Il y a une liste dans laquelle on a oublié de préciser sur le bulletin de vote que la personne avait été binationale en 4e position d'une autre liste et comme on ne l'a pas signalé, pas nous, le préfet le préfet n'a pas fait son travail, le préfet. Alors, Mélenchon s'en prend au préfet. Bah oui. À qui voulez-vous que je m'en prenne ? parce que les autres c'est pas leur faute.
Et bien là, voyez-vous mesdames, messieurs qu'on ait oublié de signaler qu'une personne en 4e position était binationale. Tout le monde voit que ça a faussé complètement le résultat de cette élection municipale. Alors, il propose de l'annuler. Voilà comment ils compte régler leur compte. Je ne sais pas, c'est un hasard hein, bien sûr, c'est un hasard à monsieur Cader Lamar et à monsieur Idir Bouersit, le maire de Vénitieux pour une raison encore plus folklorique parce que à Vénieux, c'est parce que celui qui était à la tête de liste de l'extrême droite n'avait pas donné sa bonne adresse.
Ce qu'apprenant ou n'apprenant pas, les électeurs n'ont fait qu'un bon dans leur lit en disant "Mais j'ai été trompé, que se passe-t-il ? On m'a menti. Ils ne le savaient pas avant. Ils ont été bien étonnés d'apprendre qu'ils avaient voté pour ceux qui ont voté pour hein pour une liste dont le numéro 1 n'était pas inscrit à la bonne adresse. Voilà. Voilà dans quel pays nous vivons. Et si je prends cet exemple, c'est évidemment pour dire que nous sommes en fin de parcours. La France est habituée à ce qu'elle arrive en fin de parcours et ça n'appartient pas à notre génie national de savoir changer tranquillement.
Nous sommes un peuple si composite depuis toujours que nous avons du mal à trouver notre point d'équilibre commun. Nous sommes un peuple régol, c'est-à-dire que quels que soient vos ancêtres, du moment que vous êtes né là ou bien que vous avez choisi d'être français, comme ce fut le cas d'une partie de mes ancêtres, et bien vous êtes français. D'où que vous veniez, quelle que soit votre couleur de peau, votre religion et tout ce que vous voulez, ça n'est pas le sujet. Et c'est l'histoire qui nous malaxe ensemble et fait de nous le peuple français. Hériti d'une histoire sur laquelle il faut toujours veiller sur comment on la raconte et ainsi de suite. Et nous sommes à intervalle régulier.
Nous arrivons au bout de nous-même. Et alors il faut changer. Alors soit on le fait tranquillement, soit on le fait pas tranquillement. Dans la majorité des cas, on l'a fait pas tranquillement. C'est-à-dire que en deux siècles, nous avons eu deux empereurs, trois monarques de deux dynasties différentes et cinq république. Et à chaque fois, le régime est allé au bout de ce qu'il était capable d'apporter à la société, des droits qu'il pouvait lui garantir. Et puis quand ce bout est arrivé et bien, il a fallu chasser les occupants en coup de pied.
Alors, c'est ainsi que on a fait avec Capé Louis X et ensuite avec les deux autres rois qui ont suivi Louis X, Charles 10 pour la la monarchie des Bourbons puis Philippe d'Orléan pour organiser ce qui était en crime, c'est-à-dire la conquête violente de l'Algérie simplement pour se donner des aires de conquérant et rappeler de loin l'ancêtre napoléonien. Ainsi sommes-nous fait. Et bien aujourd'hui, nous sommes au bout d'un système.
Le système de la 5e République devait établir une autorité forte pour prendre des décisions que personne n'était plus capable de prendre, à savoir accepter la défaite politique en Algérie et son indépendance et réorganiser le capitalisme français avec des méthodes qui n'ont pas été toutes très douces.
Je veux dire pour beaucoup d'entre vous, peut-être que vous avez des ancrages dans telle ou telle province, mais le remembrement pour réorganiser la paysannerie, le le déplacement massif de population venu des campagnes vers la ville pour faire l'industrialisation du pays, ce sont des changements qui ont été énormes et pour cela, il fallait un régime qui fut fort, qui se donne les moyens de trancher, de décider et disons-le comme c'était d'imposer. il a eu ses succès, ses talents. Il n'avait pas qu'une face sombre de même qu'aucun régime pour nous maintenant, sauf celui de la dictature de Philippe Pétin.
N'a que des faces sombres à chaque fois l'histoire avance et surtout l'État se transforme par le rapport des forces entre les classes sociales, la place qu'occupe des classes des fois émergentes. Par exemple, ce qu'on appelle la classe moyenne, c'est une invention récente dans l'histoire de France. la place des intellectuels, des fonctionnaires. Est-ce que vous avez réalisé tout à l'heure quand on vous a rappelé qu'on est 5 millions de fonctionnaires ? 5 millions, c'est considérable. C'est une population immense qui prend en charge un métier tout à fait particulier, l'intérêt général. Et bien c'est la première fois qu'un nombre aussi grand de personnes ont été vouées à cette tâche.
Autrefois on a eu les militaires, il se sacrifiait, il marchaient en première ligne et puis on a eu des corps de cette nature qui étaient des corps d'autorité. Là, on a des gens qui tous les jours sur des choses qui concernent la vie quotidienne incarnent l'intérêt général, l'application de la loi et cetera. C'est pourquoi dans ce que je vais dire, je ne vais pas trop entrer dans la discussion qui a commencé euh sur les fonctionnaires parce que il y un peu de temps pour examiner ce que chaque mot veut dire. Par exemple, le devoir d'obéissance, j'ai pu observer moi-même quel crime il pouvait autoriser.
Je l'ai vu en Amérique latine quand venait défiler comme dans l'affaire de Refus quand ils sont tous passés au tribunal, ils commençaient par claquer les talons et à se mettre au garde à vous. Et ensuite, quelle que soit la question qu'on leur pose, il répondait devoir d'obéissance. J'ai vu la même chose en Argentine au procès du général Vidéala et du général Viola où tous ceux qui venaient n'avaient qu'une chose à dire. Je ne suis responsable de rien, j'ai obéi et j'ai le devoir d'obéissant. Donc je connais ce que ça peut produire. En même temps, il faut bien obéir et je le dirai parce qu'il y a des professions où il va falloir qu'il les obéissent. Les militaires l'ont toujours fait.
Nous n'avons pas à nous en plaindre. Ils sont républicains et ils obéissent. Et j'imagin que si j'étais élu, il continueraiit à obéir. Je leur recommande. Ensuite, il y a la police qui est des fonctionnaires de l'État et qui ont qui incarnent la loi normalement. Et il n'est pas possible que continue cette désobéissance permanente que sont les comportements racistes, les contrôle aux facièes et ainsi de suite. Désormais donc la police devra obéir et pour qu'elle y soit invitée, elle sera réformée de la cave au grenier. Nous en changerons tous. Après, mais vous voyez mes chers amis, tout ça est délicat parce que chaque mot appellerait son complément. Il ne peut pas être question que d'obéir.
De la même manière, on ne peut pas demander aux fonctionnaires de n'être que responsable. C'est-à-dire que si tel ou tel aspect de la loi dont ils avaient connaissance n'est pas appliqué et qu' se retrouvent eux en calette aller devant le tribunal en disant "Mais dis donc, c'est toi qui a pas pris ce qu'il fallait ?" Et donc allez euh bon c'est tout ça est délicat et il faut que nous le manions avec efficacité pour permettre que ce déploi ce qui compte dans toute personne humaine c'est sa créativité au service des autres. Une fois que j'ai dit je veux cependant venir sur deux idées. La première elle concerne Saint-Denis et vous allez comprendre comme ça ça va peut-être me faire un raccourci.
Moi, je crois que nous sommes des êtres socioulturels. Nous sommes déterminés par notre position dans la société et ce que nous en obtenons dans notre travail sous la forme de salaire du partage entre capital et travail. Mais nous sommes des êtres culturels prêts à mourir pour une idée aussi confuse que la liberté ou l'égalité et prêt à subir sans ouvrir la bouche de l'essence à 3 € qui nous ruine concrètement tous les jours. Nous sommes ces êtreslà. On ne sait pas à quel moment la MAS dit "J'obéis plus". Tout est fondé dans un état et notamment un état démocratique sur le consentement à l'autorité. Et pour que l'autorité soit acceptée, il faut qu'elle soit légitime.
Les pouvoirs dans notre pays et les règles qu'il organisent ont perdu une beaucoup de légitimité depuis 2005. En 2005, le peuple français a voté qu'il ne voulait pas de la constitutionnalisation des règles du du néolibéralisme dans une constitution. Le peuple français a voté à 55 %. Non. Et 3 ans après, monsieur Sarkozy a après avoir découpé les pages et les avoir jeté en l'air vu comment elle retombait et collé ensemble le même texte décidé que ça s'appelait traité de Lisbonne et qu'il fallait le voter. Je ne l'ai pas voté mais une majorité au Congrès du Parlement à Versailles l'a voté si bien qu'immédiatement est devenu prioritaire dans l'ordre dans la hiérarchie des normes.
Les normes qui étaient celles du traité de fonctionnement de l'Union européenne dont notre peuple n'a pas voulu. Et dans madame Lagarde, serait bien de se rappeler qu'elle est l'héritière. Elle est l'héritière d'un viol de la volonté des Français parce que ils n'ont pas voulu une banque centrale indépendante et il y en a quand même une et c'est quand même une française qui l'anime bien. Et le deuxième viol de la démocratie qui fait que toutes les décisions ont perdu beaucoup de légitimité, c'est queon vote en 2024.
On nous avons la majorité alors qu'on nous avait annoncé 27 fois sur 27 que madame Le Pigne avait gagné au premier tour, au 2è tour, au 3e tour, au 4e tour et ainsi de suite comme aujourd'hui nous en entendons de nouveau le refrain du matin au soir et que pour finir, ben c'est nous qui avons gagné. Et à partir de là, ce n'est pas notre gouvernement qui a été installé. Nous en avons une part de responsabilité, nous autres, les gens de gauche, mais c'est pas le plus important. Le plus important, c'est que celui dont c'était la responsabilité politique n'a pas appelé une représentation quelconque des vainqueurs de l'élection pour dire "Venez former un gouvernement". Le reste c'est du blabla.
Est-ce que ce gouvernement aurait tenu ? Est-ce qu'il n'aurait pas tenu ? Tout ça, on sait pas puisqu'on ne l'a pas fait. D'accord ? Donc notre pays est dans une on ne tort pas les bras du peuple français sans que ça finisse par avoir une conséquence. Nous en sommes là. Le système est à bout en tant qu'autorité politique. Son autorité est perdue, diluée, remise en cause de toutes les manières possible et surtout à juste titre quand on a assisté à un phénomène comme les gilets jaunes qui ne s'est réglé qu'en ébordant 32 personnes et en arrachant la main de cinq autres et que nuit et jour, les tribunaux ont fonctionné pour envoyer plus de 800 personnes en prison ferme.
C'est la plus grande vague de répression qu'il y a eu depuis la libération. Peut-être entre-temps, il y a-t-il eu aussi les massacres ou les choses qui ont été liées à la guerre d'Algérie. L'autorité n'est plus l'autorité car l'autoritarisme n'est pas un prolongement de l'autorité. À l'autorité, on consent. À l'autoritarisme, on ne consentira jamais. Et l'autoritarisme n'est pas le prolongement de l'autorité. Il est le constat de son échec. Quand il y a plus d'autorité, alors il faut des méthodes autoritaires.
Il ne faut donc pas assimiler ces deux temps particuliers de la vie d'une alors tout ça étant posé arrive par-dessus le marché un empilement de crise auquel ce que nous allons appeler le système pour le désigner en général capable de répondre. Le changement climatique mais parmi les plus éminents des dirigeants politiques de cette planète, il n'y croi pas. Il pense que ce n'est pas vrai et il est même interdit dans les coopérations internationales aujourd'hui avec les Américains sur les questions satellitaires et de l'espace de mentionner la surveillance de la crise climatique parce qu'ils disent qu'elle n'existe pas.
Et donc ces mots, on ne peut pas les prononcer comme nous l' rappelé l'autre jour à leur manifestation les responsables syndicaux du du CNRS et de voilà. Alors mes amis 1 et c'est irréversible. Par conséquent nos société devrait être en état d'urgence écologique pour se préparer à faire face au choc suivant c'est-à-dire pour essayer de régler comment on va faire front ensemble. Ceux qui ont vu la catastrophe caniculaire cet été, les incendies de tous les côtés savent que il n'existe pas de solution individuelle.
à la sortie de la crise écologique, il n'y en a ou bien que des collectives, et ce sera le cas du grand nom, ou bien le sauve qui peut pour quelques-uns qui peuvent penser que ils vont quand même s'en sortir en allant je ne sais où et où ils seraient bien seuls entre eux en formant des ghetaux de riches. Dès lors, ça c'est premiè deuxième élément, la crise financière. un peu plus tôt, un peu plus tard, elle va avoir lieu.
Tous les 10 ans, il y en a une quelque part, mais cette fois-ci, elle est d'une gravité particulière puisqu'elle engage la plus grande dette publique du monde, 40000 milliards de dollars et en même temps une folie de des investissements qui n'auront jamais aucun résultat positif connu dans les délais dans lesquels on investit, qui est la question de l'accumulation du fric pour acheter des sociétés de l'intelligence artificielle avec les campagnes de peur qui maintenant viennent engendrer tout ça. Là là, dans 10 ans, les machines vont se retourner contre nous et votre tracteur va venir dans les rues vous frapper et l'humanité va disparaître.
Bon, on comprend que ça permet à toutes sortes d'entreprises de récupérer encore plus de fric sur cette histoire. Je ne suis pas en train de vous dire que l'intelligence artificielle soit sans danger, mais je demande quand même qu'on respecte mon intelligence et la vôtre dans les arguments qu'on met en avant pour se dire qu'il y a un problème. En tout cas, c'est une deuxième forme de la crise. Et puis ensuite, elle est géopolitique, vous le savez tous. Mais la géopolitique, c'est pour finir la politique elle-même, c'est-à-dire l'ordre dans lequel les nations s'organisent, surtout dans le capitalisme. Il faut qu'il y ait un emprunteur final, pardon.
un oui un prêteur final, ce sont les États-Unis d'Amérique et ils sont engagés dans un bras de fer avec les Chinois au point que ils ont l'intention de faire la guerre que nous ne ferons jamais. Voilà pourquoi tout ça s'empile et voilà pourquoi un tel régime, une telle méthode est incapable d'y faire face. Et d'ailleurs, pour ceux qui ont le plus de bouteilles, dites-le à ceux qui sont plus jeunes. C'est la première fois qu'on voit un truc pareil. D'habitude les types de droite quand ils arrivent à une élection, ils vous promettent de quelque chose.
Bon, je sais pas, vous allez tous vous enrichir parce que je sais pas quoi, je voudrais que vos gosses soient milliardaires a dit moral le président qui nous dirige. Euh ou bien enfin, il proposait quelque chose de Gaul nous proposer l'indépendance. Ensuite, bon tout le moins, c'est la première fois qu'on en voit qu'ils n'ont absolument rien à proposer comme projet de société, sinon vous allez bosser jusqu'à crever et puis en plus vous allez pas vous arrêter pour de travailler parce que soit-disant vous êtes malade. Et comme a dit monsieur Édouard Philippe, c'est open bars parce qu'on arrête 14 jours par an.
Ah mais que nous sommes-nous allemands qui eux s'arrêtent 24 jours par an, c'est pas open bar, c'est carrément le poil dans la main des gens pareils. Non, bien sûr que non. Mais vous voyez, on en est là. Et l'autre puisqu'il parle de l'État, monsieur Atal qui dit "Nous allons faire le spoil système." Alors comme c'est dit en anglais, on se dit que ça doit être drôlement intelligent pour ceux qui sont faibles. Ça veut dire que celui qui arrive fout dehors ceux qui s'y trouvent dans la haute administration de l'État. Mais pourquoi ? Il dit "Mais quand même, c'est pas croyable. Ceux qui appliquent aujourd'hui les réformes, c'est les mêmes qu'on appliqué celle de Hollande et celle de SarkoZi.
Bah oui, bonhomme, ça s'appelle la fonction publique. La fonction publique au service de la politique les qualifications professionnelles, pas leur âme ni leurs pensées, ils sont libres de penser ce qu'ils veulent. Ils sont libres de faire ce qu'ils veulent de leur bulletin de vote. Mais quand le pouvoir politique légitime, c'est-à-dire élu par le peuple, dit qu'il veut faire ceci et cela, et ben on le fait et on ce qu'on prend en charge, c'est ce que savent faire les fonctionnaires. Et c'est d'ailleurs sur cette base qu'on les recrute.
Il ne peut donc pas être question de pousse-toi de là que je mette mes potes parce que l'amitié politique c'est pas une qualification professionnelle, sauf pour les larbins et les cireurs de pompe politique. Je vous prends ces deux exemples, mais voilà ce qu'il vous propose. C'est tout. C'est tout. Sinon après il y a les plus fou, on va supprimer toutes les normes. Bon ok, d'accord. Les normes, d'où elles vienent ? Je sais même pas poser la question. Tu vends quoi toi ? Des boulons. On s'en fout des normes. Vous faites les boulons avec le trou que vous voulez. Ah bah ouais. Bah faut trouver de l'autre côté le les voilà, tout est comme ça. Il raconte n'importe quoi.
Je vais vous rendre du pouvoir d'achat dit monsieur Rotaillot hein. Il va vous rendre du pouvoir d'achat. Avec ça, vous allez devoir vous payer votre propre retraite, votre propre assurance maladie d'anana, tout ce qu'on fait avec les cotisations. Bon, ça c'est le moment. Et ce moment, il faut pas en avoir que peur. On a le droit de s'alarmer bien sûr, mais pas vivre juste de la peur et aller comme un troupeau en suivant celui-ci ou celle-là au motif que comme c'est lui qui dérange le moins de monde, sans doute à celui ou elle qui a le plus de chance. Non, il faut savoir où on va et il faut pas avoir peur de se dire que la France a toujours été une invention politique.
Quand on dit l'histoire de France, on croit qu'il y a l'histoire d'un côté, la France de l'autre. Non, la France est une histoire, elle s'est auto-inventée. Voilà pourquoi on est venu, figurez-vous, nous sommes des aides sociaux du culturel. Je vous rappelle que c'est ça le titre du sous-chapitre là que je suis en train de traiter.
Et donc on discute avec les copains où on va aller alors évidemment tout le monde dit "Ah, Saint-Denis, bon d'accord, Saint-Denis, bon à me demande mon avis quand même." Et moi je dis "Ouais, Saint-Denis, ça me va au poil parce que ça incarne tous ceux qui je crois être l'enjeu de cette élection." Il y a une nouvelle France, elle est faite de ce mélange des populations. Mais c'est pas que ça la Nouvelle-Fance, c'est les droits des femmes. C'est une autre population féminine pour les plus jeunes si vous le savez pas. Ben, c'était pas du tout les mêmes femmes. Il y a une génération où il y en a deux parce que la culture, la pression n'était pas la même.
Et même des fois, on peut le dire, le niveau d'éducation. Moi, j'ai connu la femme qui vendait des marrons devant le Sénat. Quand moi j'étais sénateur, je m'arrêtais pour discuter avec elle. Elle m'a expliqué comment à 12 ans, parce que c'était comme ça à cette époque, elle est allée au travail et à l'époque les garçons aussi à partir de 14 ans, tout le monde au boulot. C'était les apprentis et ainsi de suite. Notre peuple a tellement changé. Mais la Nouvelle-Fance, c'est aussi la population française d'origine immigrée. Ça se voit pas. Et comme je m'appelle Mélenchon, ça fait berérichon. Euh tout ce que vous voulez. Mais non, mais non, c'est un nom andalou.
Alors, je me prends moi comme exemple pour rassurer dans la salle ceux qui pourraient être inquiet pour eux-mêmes. Nous sommes une histoire, nous sommes une invention. Pourquoi Saint-Denis ? Voilà pourquoi nous sommes des êtres socioculturels et moi un type assez spécial. Je me suis dit depuis qu'on a créé le mouvement insoumis, l'idée est que nous allons nous réapproprier l'histoire de France. Nous n'allons pas l'abandonner à l'ennemi parce que l'ennemi, lui, il est toujours dans le camp des traîtres et des vaincus des pires périodes de notre histoire, de l'ancien régime, de la collaboration avec les nazis et cetera. Et nous, nous incarnons l'autre histoire.
L'autre histoire et bien c'est l'histoire de la commune, c'est l'histoire des grands progrès socials, c'est l'histoire des Lumières, c'est 1789, c'est 1848. C'est la victoire contre les nazis obtenue non seulement par le peuple à l'intérieur de la résistance mais par ceux qui ont débarqué en Provence à qui on avait rien demandé et qu'il fusit à la main sont venus nous aider à dehors l'envahisseur nazi. C'est tout ça.
C'est pourquoi si nous ne gagnons pas, nous savons que la première cible de notre adversaire principal, c'est la Nouvelle-Fance, c'est-à-dire les filles et les garçons qui sont les enfants de cet immense mouvement de l'histoire qui a conduit dans notre pays des millions de personnes à y venir pour y travailler, le faire prospérer, y avoir leur vie de famille, leurs enfants et le bonheur que nous partageons tous ensemble et qui contrairement à ce que raconte ce que j'entends parler et parler et parler encore contribue pour plus de 12 milliards au bénéfice des comptes sociaux et qui si on les mettait dehors comme certains le souhaitent et dans ce cas-là, ils seraient pas les seuls à partir.
Si on les mettait dehors, il faudrait les compenser et il faudrait observer de nos propres yeux des villages et des villes entières se dépeuplé parce que on prend le problème par le bout qu'on veut. Nous sommes et nous voulons rester un seul et unique peuple. Et l'histoire, nous l'appelons pour témoigner que c'est possible. Donc première raison d'être à Saint-Denis. Deuxème raison quasi magique, on pose l'estrade Bali par l'avant moi. On pose l'estrade devant la basilique et comme vous écoutez d'une oreille distraite, vous avez raté le début. Et au début, je vous ai dit, je suis ici à la fenêtre du temps long de l'histoire et j'ai dit là-devant coule un millénaire de notre histoire.
Et en face, dans le bâtiment qui est en face où il y a maintenant le maire que voici, et bien c'est une mairie qui a d'abord été radicale dès qu'il y a eu des mairies libres puis communistes et maintenant elle est insoumise. C'est-à-dire que dans ce lieu tellurique de l'histoire de France, s'écrit la nouvelle page, je veux croire que c'est la nouvelle page, celle de cette France insoumise qui accouche d'un autre état d'une autre manière d'organiser la société qu'on appelle la 6e République en constituante, en faisant une constituante pour la proclamer et je suis venu en quelque sorte en votre nom à tous dire je m'approprie tout ça.
Ce pays comme il l'a dit, ça lui a volu quelques ennuis répétant les propos d'un résistant communiste. C'est les rois morts et le peuple vivant hein. Et bien ces rois qui sont là derrière, c'est ces gens-là au point de départ, ils ont rien de naturel. Eux aussi, ils ont inventé la France. C'est cette basilique, elle a été construite par SER et Suger est le type qui tenait le porte-plume de Louis 6 le gros et qui ont en quelque sorte proclamé des choses qui n'existaient pas. Il dit la couronne en gros parce que ça c'est précisé qu'après la couronne n'appartient pas à celui qui la porte, elle est la couronne. Le royaume est donc pas la propriété personnelle du roi.
Vous vous dites "Ah bon bah tu parles d'une invention". à l'époque, c'est énorme parce que Charlemagne lui-même, il a partagé son empire entre ses fils. C'était considéré comme un bien personnel. L'État a commencé à s'arracher à la propriété personnelle des grands seigneurs. Pour autant, les a pas fait disparaître. Point numéro 2, tous les pouvoirs sont en quelque sorte mis dans la mouvance du monarque. C'est lui qui édicte les règles. Tout ça, c'est une invention parce qu'à l'époque ça n'existe pas nulle part ailleurs. Et évidemment, comme il faut bien que tout ça est une légitimité, on dit ben c'est Dieu qui l'a voulu.
Je ne m'engage pas sur ce terrain de savoir si c'est vrai ou pas, mais ce que je sais, c'est ce qu'il en est resté. une logique dans laquelle sans cesse la France devient une nation, devient un état. Elle devient une nation parce qu'elle devient un état et c'est cet état qui va la rassembler dans des épreuves communes. Nous autres Français à la révolution de 1789, la moitié des Français ne parlent pas français. Il parle breton, il parle Occident, Ocient, il parle Provençal, il parle Basque, il parle, il parle, il parle. Il y a je ne sais combien de langues. C'est terrible à dire. C'est la guerre qui nous a unifié notre langage. C'est bienveillant à dire.
C'est l'école de la République, même si elle brillait pas toujours par ses qualités pédagogiques pour obliger les gens à parler tous dans la même langue. Mais c'est comme ça que ça s'est passé. Acceptons l'idée que nous sommes en droit de réinventer la France. Il n'y a pas de France éternelle. Il n'y a que celle qu'on construit nous-même dans notre pauvre vie d'être humain. Et dans cette histoire, dans cette histoire, nous en prenons la part dont nous voulons tirer des enseignements. C'est la révolution de 89. C'est le fait de décider qu'en dernier recours chacun croit comme il le veut à ceux qu'il croient juste de croire en matière de de Dieu.
Mais que ce qui va tous nous mettre d'accord, c'est que la loi suprême, c'est la déclaration des droits de l'être humain et du citoyen. que la seule lo supérieure que nous acceptons tous, quelle que soit notre religion, c'est cet ensemble de principes dont une partie, disons-le tout net, est hérité aussi d'un héritage des pratiques religieuses et des fois religieuses. Mais pas seulement, mais pas seulement.
Nous sommes en droit de réinventer la France dès lors que nous sommes en conformité avec les principes auxquels nous croyons et qui sont les seuls capables de réunir en un seul peuple l'ensemble du peuple de France, c'est-à-dire les principes qui ont été hérités de la déclaration des droits de l'homme et de cette idée que l'État n'est pas comme on a pu le croire dans d'autres pays juste l'instrument de la domination d'une classe. Bien sûr que c'est un instrument de domination, mais c'est surtout le champ cla de rapport de force.
L'État tel qu'il résulte de 1945 n'est pas le même que celui des monarques ni même celui de la 3e République parce que l'État et la République à partir de 1945 et non seulement laïque comme l'avait dit la 3e République mais ça devient une République sociale c'est-à-dire que l'égalité sociale est élevée au niveau des principes fondateurs qui unissent les Français. Nous ne pouvons accepter la loi commune qu'à la condition qu'elle respecte notre égalité. Quelle égalité ? Celle de nos droits, du libre accès à nos droits fondamentaux. Non seulement nos droits politiques fondamentaux, mais à nos droits en tant qu'espèce humaine.
Nous sommes aussi des animaux, mais des animaux conscients et socioc-culturels. Voilà ce que ça veut dire. Voilà pourquoi l'égalité est si centrale. Voilà pourquoi aucun français n'a jamais supporté que son président dise que dans les gar on voit les gens qui ont réussi et ceux qui ne sont rien. Parce que moi la droite avant disait qu'on était de peu et ben peu c'est mieux que rien et ainsi de suite. Nous voilà donc au moment d'un changement nécessaire, absolument nécessaire, pas par idéologie, mais parce que l'État tel qu'il est est incapable de remplir les fonctions que nous attendons d'une autorité dans une société virgule et une société démocratique.
Ils ne savent plus protéger nos enfants. La preuve comment ils ont laissé la pédocriminalité se développer. Ils ne savent plus protéger l'ordre public. La preuve, leur échec et la manière avec laquelle il traitent une partie de la population qui finit par considérer que l'autorité est devenue illégitime et que c'est un devoir de la défier et ainsi de suite. Ils ne sont plus capables de garantir à chacun le jour où il est au chômage de recevoir cependant une allocation qui leur permet dignement de chercher la suite de sa vie. Ils ne sont plus capables de nous garantir, de nous soigner et ils en mettent sans cesse part toujours plus grande.
Ils ne sont capables que d'une seule chose, tout détruire avec l'inspiration, la foi magicienne dans le fait que le marché va tout remplacer. Et bien, ce n'est pas le cas. Et la preuve, vous l'avez vu dans les landes, le marché ne peut rien contre un incendie, même si vous vendez la flotte à des privés, même si vous organisez des compagnies privées de pompiers et nous n'en voulons pas parce que ce n'est pas efficace. Et quand on regarde bien tout ça, souvenez-vous qu'en Californie, souvenez-vous qu'en Australie et bien quand il y a eu les grands incendies, il se trouve qu'on avait vendu les réserves d'eau. Alors le marché a fonctionné à plein puisque tout le monde en veut.
L'eau coûte un fric fou. comme elle coûte un fric fou, vous allez pas la balancer sur des arbres en feu. Donc on avait moyens, on avait perdu les moyens d'agir comme il aurait fallu agir. Le marché n'est pas capable de régler les grands défis humains pour la raison que d'une manière ou d'une autre, le marché redevient sans cesse de la loi du plus fort, c'est-à-dire de celui ou de celle qui est en état de se payer les services. Il n'y a pas d'ordre social stable, démocratique et républicain sous le régime de la loi du plus fort. ni en France ni dans le monde. Et ceux qui croient le contraire n'ont qu'à regarder ce que donne la loi du plus fort en Palestine.
La Palestine est la caricature de ce que le système peut produire dans sa manière de régler un problème. Et les mauvais exemples se répandent sur la terre entière en deux temps trois mouvements. Nous sommes passés maintenant à des guerres où la cible numéro 1 c'est la population et dont l'objectif numéro 1 est de s'en débarrasser. Voilà où nous en sommes. Bref, tout ça nous amène à dire nous devons réinventer la France. Et voyez-vous les questions qui ont été évoquées avec beaucoup de finesse au cours de ces tables rondes. Ce sont les questions, les défis auxquels nous allons devoir répondre non pas par des formules mais par des mesures concrètes.
L'État doit devenir un état écologique et social. Pour qui ? Vous me direz, c'est déjà écrit dans la Constitution. Comment peut-il le devenir ? Il s'agit donc de définir et de bien comprendre comment cette transition peut se faire d'une manière disciplinée et organisée. Je ne vais pas vous appeler à aller prendre d'assaut toutes les administrations centrales encore que le moment venu. Il faudra bien qu'ils y discutent et si possible utilement. Donc nous devons le faire par des réformes et des transformations de structures parce que l'État doit ressembler à son objectif.
L'ancien régime avait pour fonction numéro 1 réduire l'autorité des grands seigneurs féodaux dans tous les domaines où ils avaient autorité et les monarchies françaises se sont succédées pour concentrer le pouvoir. Quand la République est née, elle avait un objectif. Il lui fallait faire prévaloir que la seule loi suprême, c'était la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Et il a fallu dire pour faire ça, on a besoin d'un état qui ne soit pas dans la main de l'église. C'est la raison pour laquelle toute l'administration du pays a été réorganisée. On a fait des départements qui ne correspondaient pas aux diocèses. On a fait des communes qui ne correspondaient pas à la paroisse.
On a créé des institutions qui étaient déterminées, mises en place pour incarner le sens du nouveau pouvoir. Au nom de quoi tu es là toi ? Pas au nom de Dieu, au nom de la loi. Et comme il est conforme, disaient les croyants, ça va bien. Ça a été ça la grande transformation. Il n'y avait pas de pouvoir républicain basé sur l'intervention du peuple si cette intervention n'était pas libre, entièrement libre et soustraite à une autorité qui prétendait lui amener de l'extérieur. Les Français, c'est une histoire particulière. Mais vous devez vous rappeler que jusqu'en 1906, il y a une encyclique.
Le pape qui est qui est là actuellement n'en prenne pas outrage, mais disons que son prédécesseur était mal inspiré avec nous français et il avait déclaré que le suffrage universel c'était un pi parce que personne ne pouvait prétendre mettre au point des lois qui se prétendent supérieures à toutes les autres. Et aujourd'hui, on en a encore des échos. Vous avez des gens qui vous disent "Mais regardez ces croyants musulmans. 75 % des jeunes pensent que la loi de Dieu est supérieur à celle de la loi République." J'ai dit à l'élu de droite, je lui dis "Pardon, vous vous trompez lourdement.
C'est pas 75 %, c'est 100 %." Tous les croyants pensent que la loi de Dieu est à 100 % plus importante que toutes les autres lois et ils ont bien le droit de le penser du moment qu'il respectent la loi, qu'on a décidé tous ensemble. Et quand l'ont-ils violé ? Quand ont-ils manqué à la patrie républicaine ? Jamais, sauf dans des exceptions criminelles qui ont été punies comme l'ont été auparavant tous les fanatisme ? Par conséquent, nous n'avons pas de mal nous à être dans la logique de cette refondation. Que faut-il faire ? Il faut changer la structure de base de l'État. Si la priorité c'est le bien commun et pour nous le bien commun c'est la défense des biens communs.
Pour défendre les biens communs, il faut des principes et des règles qui s'inspirent de l'intérêt général humain en tant qu'espèce animale qui ne peut pas vivre en dehors de la biodiversité à l'intérieur de laquelle il est installé. Par conséquent, c'est par confort de langage, c'est par réflexion que l'on va séparer l'être humain de la nature. Mais comme le disait Carl Marx, on a le droit de citer Carl Marx à l'institut la Boessie si c'est pas dans l'élection présidentielle. Carl Marx parle à propos de la nature, il parle il parle de son corps, le corps inorganique de l'homme.
Autrement dit, on ne peut pas séparer l'être humain de tout ce qui contribue à le fonder comme espèce au milieu des autres espèces et donc d'avoir à répondre à ses besoins. Je te laisse la question la différence entre les besoins artificiels et les besoins réels. Je te dis quand même amicalement que pour ma part, je n'y crois pas. Pourquoi ? parce que nous hommes des êtres sociaux culturels et que encore jeis vous citer Marx Marx dit "La femme apaisée par de la viande déchirée avec les ongles n'est pas satisfaite de la même manière qu'en mangeant avec des couverts dans une assiette et cette pensée qui est destinée à faire sourire et en même temps profonde chez les êtres humains.
En quelque sorte tout est artificiel puisque nous sommes des êtres de culture et que nous inventons la culture. que nos amis qui parlent de besoins artificiels veulent désigner pour ne pas choquer. C'est les besoins que tu as très bien décrit qui aboutissent à ce résultat qu'il détruisent les bases sur lesquelles nous pouvons vivre ensemble. Un besoin artificiel par exemple c'est un yach. pas parce que c'est un yacht, mais parce que pour le faire fonctionner, on détruit la base sur laquelle il est possible qu'il y ait des êtres humains qui fabriquent des yachtes et ainsi de suite. Ce n'est donc pas les besoins artificiels, moi j'appelle ça les besoins destructeurs.
Et il y a des besoins qui sont destructeurs pour des raisons qui sont des raisons de cycle, de correspondance de cycle. La crise écologique, c'est que ça. Il vous faut 4 secondes pour produire un sac en plastique. Il vous faut 4 siècles pour qu'il s'en aille en morceaux. Le problème, c'est ni qu'il y a un sac ni qu' soit en plastique. C'est que on peut en produire des millions en quelques secondes et qu'il faut des millénaires pour arriver à s'en débarrasser de tous. Exactement comme pour les centrales nucléaires. La base de l'affaire.
Si nous sommes tous d'accord pour dire que la question des biens communs et du bien commun et même question et que dès lors cela fonde une pensée collectiviste, c'est-à-dire on ne s'en sortira que collectivement. Et nous sommes en danger en tant qu'espèce. Et nous nous sommes mis en danger en tant qu'espèce par nos actes. Mais quoi ? Quand les grenouilles vont dans une mar où il y a plein d'œuvres de moustique, elles se gavent et il y a encore plus de grenouilles le coup d'après. Et le coup d'après, il y a plus de moustique. Donc il y a plus d'œuf, il y a plus de grenouille.
Nous sommes une espèce animale et même si ça se situe à un certain niveau de développement, nous sommes aussi stupides que des grenouilles dans une marx enfermés dans leurs instincts, mais qui par la pensée grâce à Prometé sont capables de mettre en œuvre les techniques qui leur permettent. Mais aussi sur elle, il faut avoir un regard critique et pas continuer comme on l'a fait dans ma jeunesse en pensant que voilà le béton, l'électricité, il y avait rien au-dessus. Et d'ailleurs, ça va m'amener maintenant à une des idées. Comment on faisait pour décrire le socialisme ?
On dis "Ah bah d'accord, vous êtes tous contre peut-être bien, mais en attendant, regardez, en URSS, nous avons fait 2000 km de voie ferrée, nous avons coulé 100 millions de tonnes de béton et cetera et ce on avait des repères quantitatifs. On pensait qu'il suffisait de mettre les choses, il suffisait, il fallait encore le faire." et le bonheur en résulterait. Ce serait un bonheur d'être transporté, ce serait un bonheur d'être sur la route, ça serait et bien sûr, nous ne pouvons pas en rester à cette idée. Donc voilà le deuxième point. Les deux, je vais vous montrer le contenu contré maintenant même. J'en ferai pas plus parce que j'en ai toute une liste.
D'abord, nous avons besoin de changer d'indicateur de réussite. Le PIB n'est pas un indicateur de réussite. Vous creusez un trou, c'est bon pour le PIB. Vous le rebouchez 5 minutes après, c'est bon pour le PIB. Vous montez dans votre voiture et vous rentrez comme un sauvage dans le voisin. C'est bon pour le PIB parce qu'il va y avoir deux bagnoles à réparer. Le PIB ne donne aucune indication qualitative de l'état du pouvoir, de ses réussites et de ses performances. Il nous faut donc mettre au poste de commande quelque chose dont l'idée a été portée par les Nations- Unies et le programme des Nations- Unies pour le développement.
C'est les indicateurs de progrès humain, c'est-à-dire combien de temps on vit en bonne santé, combien sont éduqués, est-ce qu'il y a autant de femmes que d'hommes qui sont éduqués ? Est-ce que il y a autant de femmes que d'hommes qui arrivent dans les formations supérieures ? Combien avons-nous de ceci ou de cela qui correspond à une définition de l'idée qu'on se fait de la dignité de la condition humaine ? Ces indicateurs, ils ont été recommandés par les Nations Unies. Monsieur Sarkozi, un jour touché par la grâce ou plus exactement frappelé en pleine fille face par la crise de 2008, nous avait promis que le capitalisme sauvage s'était terminé.
On était un certain nombre sceptique surtout de lui. Mais bon, il avait convoqué monsieur Stiglis et d'autres pour faire de nouveaux indicateurs. Ils ont proposé de nouveaux indicateurs et il y a une délibération. Il existe une loi qui dit que tous les ans, il faut regarder ce que donnent ces indicateurs. On l'a fait une seule et unique fois. Elle reste du temps à rien. Par conséquent, quand on viendra me dire que je suis un extrémiste révolutionnaire, je leur dirai moi, je vais me contenter dans mon extrémisme d'appliquer une loi qui a été votée sous monsieur Sarkozy et ainsi de suite. C'est ça que je vous demande à vous qui savez infiniment plus que moi.
Bien sûr, il faut nous aider à franchir ses pass. Tout à l'heure, vous avez évoqué les conditions dans lesquelles sont faites les premières planifications. Moi, j'ai pas votre savoir, mais j'ai appris ce que vous m'avez dit. Et on va refaire ça. On va faire un nouveau quartier général de la planification écologique et on va se doter de l'instrument de base pour le faire. Et l'instrument de base, ce sont les échorégions parce que on va leur confier non seulement l'eau puisqu'on va se mettre sur des bassins versants, pas partout, je suis pas devenu fou à vous dire "Ah ben maintenant, je vais vous l'organisation administrative du pays.
par exemple, j'irais pas mettre la Bretagne sur le bassin versant de la Loire parce que ça voudrait rien dire du tout qu'il y a vraiment des Bretons, des gens qui aiment la Bretagne, sa culture et qui la pratique et que la vallée de la Loire, elle remonte jusqu'au cœur de la France. Donc ça peut pas être ça le sujet. Par contre, le buissonnement des rivières qu'il y a en Bretagne, il a une réalité. On peut faire une échorégion avec ça. D'autant que là-bas, il va falloir faire le ménage. On va pas continuer comme ça avoir des algues vertes tous les ans et personne fait rien. Sinon, augmenter la taille des élevages. Monsieur Mélenchon à bas vos normes. Nous voudrions augmenter la taille.
Comment ? Quoi ? 1200 truits seulement, il en faudrait 1500. Allez, mettez-en chez vous pendant que vous y êtes. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Ça doit arrêter, ça doit stopper. D'abord parce que c'est une manière d'une infinie cruauté de traiter les animaux. Et deuxièmement parce que le résultat vous l'avez sous les yeux, vous avez gâché toutes les côtes et que maintenant obligé de se taper tous des algues vertes parce qu'il y a plus un ruisseau qui soit pas pollué des deux manières. Alors ça suffit ici et là ça me rendra pas très populaire et alors et alors je suis pas en train de faire une carrière moi l'âge ce que j'ai. Bon, tenez-vous les pour dire.
En tout cas, ça c'est la première chose, la structure. Et à partir du moment où elle aura l'eau, mais on y a rajouté la fertilité des sols. Déjà l'eau, pourquoi elle est pourquoi 90 % des rivières sont polluées par des polluances éternelles ? Il va falloir réparer ça. Si vous mettez pas une structure dont c'est le boulot, personne réparera jamais rien. Parce que voyez-vous, le chlore déconne aux Antilles, c'est-à-dire à la Guadeloupe et à la Martinique. Personne n'a jamais rien réparé. Et on laisse les gens qui sont là continuer à se faire infecter par ce produit qui les rend plus sensibles aux maladies cardiaques. Il y a des dizaines d'autres.
Et quand ils disent attention nous pour les vaccins, allez-y molo. On dit "Ah, c'est parce que vous croyez au vood." C'est ça qu'on leur a dit. Eux disaient quelque chose qui était tiré de leur expérience. La consommation du chlore desc nous a tous mis dans des situations cardiaques plus fragiles que le reste de la population. "Si vous me vaccinez, vous me faites monter ma température et ça peut m'emporter." Voilà. C'était pas le vaudou qui était en question, c'était la connaissance pratique concrète de ce qui était leur condition de vie. Bref, l'eau, la terre, la mobilité et la santé, mesdames, messieurs, la santé.
Il y a des agences régionales de santé, j'ai même pas besoin de les créer, mais on va leurir changer leurs objectifs de fond en comble parce que les maladies dont souffre majoritairement le peuple français sont des maladies politiques. C'est pour ça qu'on a besoin des écorégions, parce que les maladies sont pas les mêmes d'une région à l'autre. Si vous allez dans les endroits où on a mis beaucoup de pesticides, j'en nomme pas, pour pas avoir d'histoire avec tout le monde. Mais c'est terrible parce que le nombre de gens qui ont des cancers est beaucoup plus important qu'ailleurs et dans certaines professions agricoles plus que d'autres.
Tout à l'heure, vous avez évoqué le fait qu'on puisse avoir une alimentation saine. Parfait. Question de planification pour le coup. Il reste 400000 paysans dans ce pays. Si vous voulez qu'on fasse des cantines gratuites et bio, il faut qu'on trouve les paysans pour le faire, qu'il puissent vivre normalement. de la de l'agriculture vivrière. La France n'est plus souveraine, n'est plus autonome pour son alimentation. Il va donc falloir trouver au moins 400000 nouveaux paysans à qui on peut pas proposer comme avenir de s'endetter jusqu'au coup et de passer toute leur vie à trimer comme des bêtes pour la petite paysannerie.
Il va donc falloir réinventer la paysannerie, libérer la petite paysannerie des montagnes de dettes sous laquelle elle croule. Le maire veut la cantine bio gratuite. Il regarde comme a dit un copain, il m'a dit "Il y a pas une carotte à l'horizon à 200 km, personne n'en plante. Il y a pas un poireau, il y a pas un chou-fleur." Et donc je ne sais plus lequel d'entre vous m'a dit "Ben, puisque c'est comme ça, j'organise une ferme municipale." Bon ferme municipale, mais il faudra des fermiers municipaux et cela il va falloir qu'il cultive pour obtenir des vrais poireaux et des vraies carottes.
à peu près être un emploi de circonstances pour disserter à propos des carreaux des des carottes et des poireaux. La structure de base écoorégion va nous permettre de prioriser les normes qui sont liées à la protection des biens communs. Et dans ces biens communs, il y a notre santé. Il y a notre santé. Voilà pourquoi j'ai proposé ça. Alors, je me suis pris en deux sauts. On a commencé à la précédente présidentielle. Bon, c'était pas très au point. Euh bon, à l'époque, il y avait des débats beaucoup plus importants qui étaient suivis. Il y avait la viande à l'â euh le voile euh il y avait pas encore la baya hein mais bon non mais ça s'est amélioré depuis. Voilà.
Alors on discutait de ça et puis aussi du président qui téléphonait à Poutine. Alors on avait des très belles photos. Il était en train de téléphoner. Ça nous a fait un bien fou et il a participé à aucun débat. Comme ça il a été tranquille toute la campagne et on l'a retrouvé que que à la fin pour un petit échange. Voilà. réformer, mettre des structures dont le contenu et l'objectif par objectif permet aux fonctionnaires de déployer leur savoir-faire, leur intelligence, leur créativité.
Comment allons-nous atteindre dans les délais les plus brefs une protection de la population pour qu'elle ne soit plus sous la peur des cancers ou la menace immédiate de ces cancers, des diabètes, de l'obésité et de toutes ces choses qui résultent de la malbouffe. Deuxièmement, les indicateurs, je vous l'ai dit il y a un instant, c'est très important parce que c'est à partir d'eux que nous allons pouvoir évaluer la situation. Et enfin, un régime d'exception qui permettan le demandent, de manifester que la valeur suprême pour nous, c'est la sécurité collective, la sûreté alimentaire, la sécurité collective en cas d'incendie et ainsi de suite.
Dans ce pays, il existe une un état d'urgence politique quand il y a des troubles à l'ordre public. C'est quelque chose qui avait été inventé pour contenir les effets de la guerre d'Algérie sur la population de la métropole à l'époque. Et on a fini par le déclarer état d'urgence et ça n'en finissait plus. Plus personne n'arrêtait l'état d'urgence. Si bien que le pouvoir macroniste a dit "Ah, nous ne pouvons pas rester en état d'urgence tout le temps." Donc, ils ont passé l'état d'urgence dans la loi ordinaire. Et voilà comment une partie de l'état d'urgence est devenue la loi ordinaire.
Mais quand il y a des grandes catastrophes écologiques, je les laisse de côté pour ce soir, j'ai assez dit avec les écorégions. Mais quand il y a des situations de catastrophe sociale, alors il faut qu'on puisse suspendre un certain nombre de libertés pour faire face à l'urgence sociale. Quelle liberté ? Celle de fixer les prix. Et donc avec un article du code du commerce qui existe déjà et ben bloquer les prix. Quelle liberté celle de ne pas acheter ou de ne mettre en circulation que tel ou tel médicament plutôt que des médicaments génériques. Quelle liberté ?
Et bien si une partie de la population vit rue et n'a aucun moyen de se mettre à l'abri alors il faut décréter un état d'urgence sociale pour empêcher que l'on voit ce que je vois depuis ma fenêtre. au quartier la gare du Nord quand il fait froid, une pauvre femme la nuit qui va avec deux enfants un dans chaque main courant d'un Porsche à l'autre. Je l'ai vu, il y a état d'urgence, ça ne peut pas durer et je ne peux pas avoir comme solution que de descendre moi-même et de dire "Bon bref, vous avez compris, état d'urgence sociale, je n'en fais pas le détail mais l'état d'urgence sociale est prioritaire par rapport à toutes les autres normes quand il est décrété.
Et quelques-uns m'ont fait m'ont fait le reproche quand j'ai dit on va établir l'échelle mobile des salaires, même s'il le faut provisoirement. Alors on m'a dit comment ? Tu as dit provisoirement donc tu te dégonfles. Non je suis plus malin que j'en ai l'air. Je vous ai dit provisoirement qui c'est qui compte le provisoire ? Personne. Notre vie est provisoire. Qu'est-ce que ça veut dire ? et bien que nous devons pouvoir le décréter. On peut pas prendre une décision aussi structurante. On la prendra le moment venu par la loi. Après tout, l'échelle mobile des salaires qui est destinée à rattraper à faire rattraper par le niveau des salaires l'inflation des prix.
Bah, on l'a eu en France de 1952 à 1983. Par conséquent, c'est pas une invention bolchévique si un peu quand même, il faut bien le dire, mais c'est que le rapport de force le permettait et pourquoi on le ferait pas maintenant. Mais en tout cas, je ne permettrai à personne de dire "Ah, ton truc, on va pas le faire parce que ça va entraîner plus d'inflation, vous savez, tous les savants dire écoutez moi, je je veux bien tout ce que vous voulez mais je peux pas accepter que les gens qui déjà se privent de manger, qui se privent d'un repas pour pouvoir faire manger les gosses et et qui se privent de c et de là se privent encore parce qu'ils peuvent plus. Là aussi, vous avez atteint l'os.
Vous n'êtes plus en état de donner des garanties de survie à notre peuple. Par conséquent, ça sera dans l'état d'urgence. Si je décrète l'état d'urgence, reconvocation générale des négociations annuelles obligatoires. Et les négociations, c'est pour des augmentation pour tout le monde dans l'entreprise, pas seulement pour les cadres, pour se les garder. C'est-à-dire que tous ceux qui sont là et la mise en œuvre de l'interdiction qu'il y ait des salaires. Alors là, je m'en remets au syndicaliste. Mais venez pas mon gueulez-moi, s'il vous plaît, parce que dans mon programme, il est marqué de 1 à 20. C'est pas moi qui a inventé ça, c'est la Confédération européenne des syndicats.
Mais si vous voulez de 1 à 10 comme a proposé à un moment la CGT, des écarts de salaires, moi j'ai rien contre hein. On fera de 1 à 10, ça me dérange pas. Mais l'ajustement sur la loi, c'est qu'il y a un maximum. Ah, c'est une un autre débat. Pourquoi vous faites ça ? Pourquoi il y a un maximum ? Bah parce que parce qu'il faut partager, parce qu'il faut que tout le monde y trouve son compte dans le progrès collectif de la société. Donc voilà le 3è point. Premier point, les structures de l'État doivent changer. Deuxème point, le changement du statut des fonctionnaires. Cela va de soi, dans le sens de la priorité à l'exécution de l'intérêt général.
Troisièmement, la différence des indicateurs, les indicateurs de développement humain. 4è élément, l'état d'urgence sociale et l'état d'urgence écologique. Voilà comment je me représente l'action générale pour la réforme de l'État. Je sais pas combien de temps ça va prendre. À mon avis, on va faire aussi vite que possible. C'est-à-dire que bon, en général, on met les mesures d'intérêt public, liberté et compagnie. On met ça pendant la première session, celle du mois de juillet. C'est comme ça qu'on a voté la décentralisation.
On attend la session du mois d'octobre parce que c'est là qu'il y a le budget et c'est dans la session du mois d'octobre qu'on aura à la fois le budget de l'État et puis qu'on aura le budget de la sécurité sociale. Par conséquent, le projet que je vais détailler dans une autre réunion de la propriété la la sécurité sociale globale, ça sera sans doute ça le mois d'octobre ou novembre de l'année 2027. Et comme l'a dit tout à l'heure mon éminent camarade Adrien Chloé, il est clair que on ne s'en cache pas. L'État c'est pas seulement la police et l'armée. Les impôts, non, les pompes funèbres, ils sont pas dedans mais ils y seront.
Non, l'État c'est tout ce qui permet la vie commune des Français et qui est organisé par une norme commune. La sécurité sociale pour nous, les collectivistes version insoumis, c'est la préfiguration de la société à laquelle nous croyons. Nous ne disons pas que c'est facile de généraliser le système de la sécurité sociale à toutes les éléments de la condition humaine. Mais nous disons qu'on a là un exemple concret qui marche, qui fonctionne, qui a permis à ce peuple d'arriver au point où il en est arrivé aujourd'hui et que ça primo, on va le réparer, c'est Gundo, on va l'étendre.
Le réparer, ça veut dire que la CQ reviendra à ceux qui la financent et par conséquent, ce n'est pas à l'État de gérer la sécurité sociale des Français, mais au quotisan. Deuxièmement, que les normes de la représentation au conseil d'administration de la sécurité sociale, que ce soit le collège ouvrier ou que ce soit le collège patronal, doit faire l'objet d'une réorganisation de la représentativité. De quoi suis-je en train de vous parler ? du fait qu'il n'est pas normal que le MDEF qui est censé représenter disent-il la petite entreprise comme ils ont fait à la Réunion.
Vous savez qu'ils ont convoqué, ils avaient poussé devant la petite entreprise et les autres tranquillement assis attendaient que ça se passe. Il faut que petit et grands patrons soient pas mis à la même sauce. Deuxièmement, que toute une série de gens qui aujourd'hui ne sont pas inclus dans la condition salariale, tous ceux qui sont ou ubérisé ou qui travaillent à la tâche soient réintégrés dans le salariat puisque les lois sont en train d'être voté au niveau européen et qu'il y a présomption de salariat, alors il y aura réalité de salariat.
Ceux qui sont salariés n'ont pas à se traiter eux-mêmes comme des esclaves, mais nous ferons attention à d'autres instructions que nous avons reçu de nos réunions de l'IILB. On nous a dit "Attention, faites attention à ce que vous faites. Beaucoup de gens ont choisi un statut de cette nature pour pouvoir être libre, pour pouvoir décider par eux-mêmes de leur propre activité." ce qui nous renvoie à votre intervention de tout à l'heure sur le besoin de s'exprimer, de dire, de prendre en charge sa propre tâche pour la définir. C'est pourquoi même si j'avais avec vous quelques désaccords sur ce point, je me dis vous touchez juste, vous avez touché juste.
Voilà pour les patrons, voilà pour les salariés et puis à la fin ça se décidera là. Chloé vous a rappelé tout à l'heure la vérité suprême. Pourquoi ils s'en prennent comme ça la CQ ? C'est plus que le budget de l'État. C'est des milliards qui leur passent sous le nez. Tous les jours, l'argent des uns va dans l'approche des autres pour soigner celui-ci, celle-là, pour compenser le chômage de celui-ci ou cela tous les jours et comme ça toute l'année, il y en a pour 640 milliards et puis carré pour eux. Si quand on achète, c'est pour ça que les petits salaires sont les préférés de nos régimes à nous les collectivistes parce que les petits salaires ont une vertu immense.
Il vaut mieux qu'il soit plus grand pour que tout le monde en vive. Il faut en vivre dignement. J'appelle petit salaire, ce qui n'est pas euh en en multiple du salaire des autres à 5 6 7 8 fois. Les petits salaires, le smicar, l'homme ou la femme qui travaille à ce prix. Et bien vous savez ce qu'il fait dès qu'il a son SMIC, il fait comme vous. Il va acheter un ou deux lingot d'or, des actions dans les grandes sociétés, ensuite il voit ce qui reste pour payer son loyer et sa nourriture. Non, bien sûr. Qu'est-ce qu'il fait ? Il dépense tout. Parce qu'il s'agit de vivre ici et maintenant. Ce qui veut dire que ce sont les payes petites et moyennes qui alimentent le circuit de l'économie.
55 % du PIB de ce pays, c'est ça, c'est de la consommation populaire. Quand vous rendez malheureux les gens, et ben vous détruisez le pays en même temps. Quand vous prétendez faire des économies sur la santé et que pas une fois on en entend un seul dire qu'on va faire des économies parce que les gens vont être moins malades. Jamais ils disent ça. On dit "Ah au moins vous payez être malade tout le temps, vous aurez pas bla bla bla", vous connaissez. Mais jamais ils disent parce que vous allez être moins malade. Bref, voilà comment tout ça peut fonctionner si les principes sont clairs. Quels sont les principes fondamentaux ceux de la SQ ?
Quels sont ensuite les moyens d'autres indicateurs humains ? Quel est le cadre administratif ? L'Écoégion qui elle-même va faire russeler pour le coup pour de vrai avec les communes la protection de l'écologie car elles sont prêtes les communes et les départements sont prêts à prendre leur place. Mais il faut, comme on dit, mettre en place le pyramidion, la partie la plus visible, la plus significative. Je fais le paris m'appuyant sur les travaux des écologistes et et d'autres nature. Je fais le pari qu'une écoorégion a une cohérence qui permet de mesurer la cohérence des sous-parties qui contribuent.
C'est la raison pour laquelle la planification à laquelle nous pensons, c'est à nous he qu'on reproche d'être des dictateurs et compagnie. Mais qui c'est qui fait les plans tout seul dans son coin qui demande la vie à personne ? C'est eux. Bon là, c'est le contraire qui va se passer. Et je vois vous m'avez vous avez donné tout à l'heure les pistes, vous avez dit c'est avant, c'est comme ça que ça se passait. Deg appelait ça l'ente obligation mais on délibérait mais on votait.
Et je pense que si on appelle les populations dans les écorégions à délibérer des mesures qui sont prises, si on les invite à y participer, si les nouveaux élus des nouvelles écoorégions organisent des structures permanentes de consultation, de vérification, de contrôle, alors on aura un plan qui sera réellement démocratique. Alors après le reste, bon je vous en passe parce que il est déjà tard et il faut savoir aussi que s'arrêter. Mais voyez-vous, tout se tient dans une pensée collectiviste et républicaine. Ça commence avec le droit du sol, madame Le Pen. Nous ne sommes pas l'assemblée générale des hors de française. Tu n'es ici, tu es français. Point. Et la loi sera réformée.
La loi sera réformée parce que maintenant c'est seulement comme tu as 18 ans ou bien si tu as demandé à 16 ans. Alors toi tu peux être français mais pas ton frère ou pas ta sœur. Tout ça est absurde. Tu es né ici, tu as le droit d'être français. C'est ton pays. Et quand on parle avec tous ceux que ça concerne, on voit à quel point c'est son pays. Et on voit aussi quelle cruauté et de dire à un jeune esprit, un jeune cœur, lui dire "Oh toi, oui mais bon non, il y a pas de mais bon." C'est son pays, il a le droit de l'aimer et il a le droit d'être traité avec le même respect que ceux qui ont telle ou telle couleur de peau, hein, pour n'en citer aucune pour m'éviter quelques ennuis.
Voilà, je vous ai dit tout ça. Voilà comment moi j'aperçois le lien entre l'État comme résultat de l'histoire de France. résultat, pas un a priori, un résultat de la délibération et de la volonté collective comme un résultat de cette étape, la 6e transformation de la République française pour devenir une République vraiment sociale mais surtout une République écologique. Voilà ma contribution à votre débat et j'espère que vous m'en ferez des critiques documentées pour que je sois meilleur la prochaine fois.
Jean-Luc Mélenchon