APRÈS LE 17 OCTOBRE, MACRON A ENVISAGÉ LE PIRE : NOS RÉVÉLATIONS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30?Fait
« Bruno Rotaillot a déclaré qu'il fallait rien de moins que décaler la présidentielle pour éviter un scrutin le 2 mai. »
- 18:31?Fait
« Raphaël Arnaud aurait échappé à une tentative d'interpellation en gare de Lyon à Paris. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour tout le monde, ravi de vous retrouver sur le média. Bienvenue pour un nouvel épisode des Indiscrets, votre rendez-vous hebdomanaire politique avec Nils. C'est le monsieur Off du média qui nous raconte avec talent les coulisses de la politique française. Au sommaire de cette émission et si Macron prenait les pleins pouvoirs, fiction, politique ou véritable scénario, Nil s'enquêter là-dessus et vous allez le voir, il a pas mal de choses à nous dire. Elle est fille sous pression. Semaine très difficile pour les insoumis. Tout le monde leur en veut. C'est parti pour les indiscrets.
Bonjour Nils, bonjour Amira. Bonjour à toutes et à tous. J'espère que tu vas bien aujourd'hui. Alors dis-nous, est-ce que la France est en train de vivre un moment de de bascule fasciste ? On peut se poser la question hein. Hier à sa sortie de Matignon, Bruno Rotaillot a déclaré qu'il fallait rien de moins que décaler la présidentielle pour éviter un scrutin le 2 mai. Écoutez euh le candidat euh LR. Vous imaginez les Françaises et les Français le lendemain matin aller aux urnes pour voter ? Dans quel état d'esprit ? Avec la sérénité nécessaire ? Je ne le pense pas. Et donc, j'ai demandé au Premier ministre de reconsidérer parce qu'il est encore temps ce calendrier. Si ils ne le font
pas, ça veut dire qu'il y a une arrière-pensée. Voilà. Alors, la raison de ce changement suggéré de supposé violence la veille du scrutin le 1er mai bien sûr que le candidat LR de craindre bah oui, c'est bien connu, les travailleurs sont tous violents par nature, surtout quand ils manifestent pour leur droit, n'est-ce pas ? Alors, il règne au sommet de l'État, hein. Une atmosphère de fin de règne, ce qui est plutôt logique puisque Macron doit enfin partir d'ici 6 mois. On a mis le champagne au frais. Mais Bruno Retaillot ne parle pas de nulle part puisqu'ils sont de plus en plus nombreux hein dans la classe politique à gauche comme à droite à penser que le président ne fermira pas son mandat comme il continue de le clamer ou que le scrutin à la présidentielle ne se déroulera pas
dans des conditions normales, voire qu'il sera empêché. Alors, les propos sont renus de Rotaillot, il les a tenu alors qu'il sortait d'une réunion politique avec le Cornu. Oui, un format qui a évoqué une sorte de conseil de discipline he le premier ministre étant même comparé à un surjet surveillant général he c'est l'ancêtre du CPE pour les plus jeunes d'entre nous qui n'auraient pas eu l'info. Alors, la Réunion a été boudée par des responsables de premier plan. Édouard Philippe désormais en guerre he contre Emmanuel Macron a envoyé Béchu. Beou n'a pas daigné et assisté. Il a toujours pas digéré son éviction de Matignon, hein, donc il a pas du tout envie d'y revenir. C'est son lieutenant Marc Fenot qui a hérité de la corvée. Bardella et Marine Le Pen n'ont même pas pris la peine de
faire semblant de s'y intéresser et ils ne sont pas venus non plus. Alors à l'Élysée, on a observé les images qui passent en boucle sur les chaînes d'infos du monde entier qui présentent la France comme un immense brasil social presque une atmosphère prèrévolutionnaire. Regardez ça. Mais certains titres de presse pointent de leur côté les choix économiques du président. Le quotidien américain The Nation estime notamment qu'une partie de la colère des Français réside dans le favoritisme d'Emmanuel Macron envers les plus riches, citant par exemple la suppression de l'impôt sur la fortune. Le journal qualifie cette mesure de générosité budgétaire pour beaucoup et notamment Elpaïs. Les manifestations du 17 octobre semblent avoir définitivement signé la mort du Macronisme.
Voilà. Et donc Emmanuel Macron n'a pas franchement apprécié cette actualité. Le chef de l'État est toujours plus sensible à son image à l'international que mais évidemment à celle qu'il renvoie à ses propres concitoyens. Il n'a pas caché sa colère face à ce qu'il considère comme un raté majeur de nos services de renseignement et de son ministre de l'intérieur Laurent Nounz. Alors, il a refusé sa démission pour le moment, notamment parce que ça n'aurait pas beaucoup de sens de le remplacer à 6 mois de son départ officiel de l'Élysée, mais aussi pour une histoire d'ego, voilà ce que me déclare une source au sein du ministère de l'intérieur. Pour Emmanuel Macron, Laurent Nunz n'a pas été au niveau le 17 octobre, mais comme il a été nommé par lui et qu'il
est un pur produit de la Macronie, c'est compliqué de le virer. Ce serait reconnaître un échec et emporter la responsabilité. Oui, c'est vrai que reconnaître un échec, c'est pas franchement le genre de notre président. Alors Nunz a été secrétaire d'état auprès de Castaner alias Rent pour les intimes dans les débuts du macronisme triomphant. Puis il a été coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Voilà donc un poste ultra sensible et enfin préfet de police lors des J de Paris. L'intérieur c'était un peu son graal sa récompense pour son travail de gestion sécuritaire des jeux. Comme rien n'a explosé effectivement pendant les Jo, on peut considérer que c'était un succès. Contrairement à Darmanin qui lui n'avait même pas réussi
à sécuriser un match de foot quand il était à Bovau. Bon, trade de plaisanterie malgré tout, il est quand même sur la sellette. Oui, d'abord parce qu'il est détesté par une partie du ministère toujours acquis au républicains. C'est pas une surprise. Les policiers votent voilà traditionnellement moins à gauche qu'à droite. Et puis ensuite parce qu'il est considéré comme trop mou en matière de sécurité. Euh et puis il va devoir affronter euh les députés et les sénateurs lors des commissions d'enquête hein qui ont été mises en place sur le 17 octobre. Personne ne lui fera de cadeaux. La commission des lois de l'Assemblée nationale hein, c'est par exemple octroyer les pouvoirs d'une commission d'enquête pour faire toute la lumière. En tout cas, c'est ce qui est
annoncé hein, sur les débordements, les violences, les pillages et la stratégie du maintien de l'ordre samedi dernier. Une commission réclamée par tous, y compris Yel Bron Pivé, dis donc. Et pour autant, ses collègues se méfient d'elles. Ah oui hein, son volontarisme a plutôt suscité la méfiance, hein. C'est dire un peu les rapports qu'elle entretient avec eux. Selon mes informations, ils sont quand même assez échaudés par la manière dont elle avait tenté d'étouffer l'affaire Benala quand elle présidait la commission d'enquête à l'époque. Il est vrai qu'elle s'est peu à peu affranchi de la tutelle de l'Élysée. Alors d'ors et déjà, les députés de gauche craignent que cette commission, elle penche trop à droite et qu'elle exonère les policiers des violences qu'ils ont pu commettre.
Les députés de droite et du RN, eux, ont peur qu'elle se transforme en tribune antiflic à cause de la gauche, notamment évidemment LFI. Le député insoumis Hugo Bernalicis a plaidé pour que le périmètre de la commission reste le plus large possible, hein, je cite, afin d'auditionner un grand nombre de personnalités. La communiste Elsa Fossillon a aussi fait part d'un point de vigilance en réclamant que le mouvement lycéen qui a précédé les journées de débordement ne soit pas ignoré. Marine Le Pen, elle a préféré hurler au complot parce qu'elle a pas eu de rapporteur dans la commission. LFI est aussi plainte de son côté de ne pas avoir de poste dans les instances alors que bon, les députés sont élus par leur père, ils sont pas nommés. Puis de toute façon, il y a des députés de gauche
comme les colos pouria Amir Chai et le socialiste Robert Vico qui ont été élu rapporteur. Voilà, c'est pas mal. Ça leur donne des pouvoirs étendus avec la commission d'enquête. On ne peut pas franchement accuser les écolos d'être des élus proflics. Et de son côté hein, Emmanuel Macron tente comme il peut de reprendre la main. Oui, après un 20h désastreux, dimanche dernier, on en a parlé sur le média, le président a parlé pour ne rien dire ou en tout cas pour annoncer uniquement des interdictions administratives qui ont plus on a vu hier sur toute la France he Marseille, Limoge, Lyon, Grenoble, même Grenoble he où pourtant la sécurité est pas franchement la première des préoccupations mais voilà même des
villes comme Perpignan aussi ont été interdites de manif samedi. Or, selon mes informations, le chef de l'État était pas très content parce qu'il avait prévu de faire une annonce choc, ce qui était logique en fait parce que on va rarement au 20h pour ne rien dire. Voilà ce que me déclare un familier de l'Élysée. Le président avait prévu d'envoyer du lourd. La proclamation de l'état d'urgence a même été mise sur la table tout comme un couvre-feu généralisé au pays tout entier. Sauf que le président a consulté ses ministres, les préfets et des conseillers. Juste avant le 20h, ils lui ont expliqué que ce serait peut-être contre-productif. Donc il a reculé. Alors, il faut quand même ajouter que Macron n'a pas écarté la possibilité d'avoir recours à l'état d'urgence
depuis DOA où il était en visite cette semaine pour trouver du pétrole à défaut de trouver des idées. On a des dispositifs dans notre droit qui permettent à nos préfets aux raisons au regard de la de la situation locale de prendre des couvre-feux, d'interdire des regroupements. Nous avons en parallèle évidemment le les enquêtes qui se poursuivent. des premières décisions de justice sont tombées et donc ça nous irons au bout avec la plus grande fermeté. Donc tout ça ne requère pas l'état d'urgence. Évidemment si la situation justifié pourrait être pris mais l'objectif que nous poursuivons c'est un retour au calme par la fermeté par les mesures d'ordre et pour les demandes légitimes par le dialogue. Bon en tout cas Macron a du souci à se faire parce que il est critiqué pas
seulement par ses opposants, mais aussi au sein de son propre parti. Ah oui là effectivement les critiques ont fusé de toute part allocution un peu fantomatique. Même son propre camp effectivement l'a critiqué, tu l'as dit. Et puis c'estes ces critiques, elles l'ont atteint au cœur hein. Il a été piqué au vif notre pauvre président. C'est ce qu'a relaté le canard enchaîné cette semaine. Et puis il se trouve même des macronistes historiques pour l'appeler à démissionner rien de moins. Comme l'ancien député Jean-Baptiste Morau qui l'a confié hier à RMC avec des arguments assez étonnants. Écoutez maintenant. Et vous avez écrit au chef de l'État pour le lui dire Emmanuel, il faut partir. C'est comme ça que vous avez écrit ? Non, je lui ai dit je lui ai dit je et
je je le répète, je suis un macroniste historique mais je serai le dernier macroniste sur cette terre. Donc c'est absolument pas contre lui, c'est justement pour lui et pour le pays. Si je lui ai dit ça dimanche avant son allocution parce que j'ai dit que s'il faisait une allocution pour annoncer finalement pas grand-chose, je pense que il allait une fois de plus cristalliser la colère. D'ailleurs quand il a fait la dissolution, pour le coup, je suis interar en France à avoir soutenu cette idée parce que il a redonné euh le le la parole au français dit retour aux urnes, quoi. Voilà, retour au urbetour aux uru. Euh ah ben il m'a dit jamais, c'est pas le moment de reculer. Et voilà, donc pour lui conseiller à Macron de démissionner hein, c'est lui rendre
service. C'est un peu le en même temps macroniste he finalement appliqué à Emmanuel Macron lui-même. Pas sûr que le président ait bien pris cette suggestion, lui qui a toujours répété qu'il allait terminer son mandat. Alors du coup Emmanuel Macron hier a tenté de mettre en scène son autorité façon petit César où Napoléon regardait. Les règles sont simples et je crois que c'est du simple bon sens. La recommandation générale c'est qu'il y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester. Quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira. Alors, on ne va pas se mentir, on est habitué évidemment au rodeau montade de
Macron. Il a déjà sorti des dingueries. Mais alors celle-ci, c'est un cran au-dessus. Soyons clair, le président de la République n'a aucune compétence he à décréter ce qui est légitime pour organiser des manifestations contre son pouvoir ou qui ne l'est pas. C'est ce qu'a rappelé notamment Manon Lefèbre, secrétaire national du syndicat de la magistrature classé à gauche sur BFM hier. Écoutezla. Mais à aucun moment, il est euh obligatoire d'appartenir à un syndicat et de euh rejoindre un syndicat pour avoir la liberté de manifesté qui, je le rappelle, est une liberté fondamentale. Et donc nous, on intervient surtout pour euh rappeler cet équilibre nécessaire entre faire respecter liberté fondamentales et y mettre des limites lorsque ça s'impose mais sur des conditions extrêmement
extrêmement limitées. Et puis dans la foulée, on a appris que l'association de défense des libertés constitutionnelles, je connaissais pas mais voilà, donc c'est un c'est une association effectivement qui euh tente de défendre nos droits fondamentaux, hein. Et le syndicat de la magistrature ont déposé un recours devant le Conseil d'État sous forme de référé liberté demandant à la juridiction de suspendre l'exécution de décisions du président de la République et de toute instruction prise pour l'exécution effectivement de cette interdiction de manifester. Voilà, c'est une information de nos confrères de France Info. Alors, j'ai contacté l'Élysée, hein, dans le cadre de cette émission. On se réfugie derrière les préfets qui ont des prérogatives administratives pour prendre des arrêtés
d'interdiction. Bon, c'est un peu une pirhouette hein, parce que peut-être qu'Emmanuel Macron prépare bien pire. D'ailleurs, alors on enregistre, il y a le conseil de défense qui est en cours. On sait pas trop ce qui va en sortir. Oui, tout à fait. Alors, il y a selon mes informations, Emmanuel Macron évoque désormais très clairement euh les conditions d'un état d'urgence qui pourrait être réunis en cas de nouveaux débordements ou présentés comme tel en tout cas samedi. Et puis peut-être même un recours à l'article 16 de la Constitution qui lui donnerait les pleins pouvoirs. He l'hypothèse, elle n'a plus rien de théorique désormais car en réalité en coulisse les échanges se multiplient à l'Élysée hein sur sur le sujet au point peut-être même de faire appel à l'armée comme l'ont annoncé
Macron et Nunis. Voilà. Alors c'est vrai que ça fait craindre le pire hein. C'est vrai que depuis les attentats islamistes en 2015 he les militaires font déjà partie de notre quotidien dans la rue. Les gares aux abords des bâtiments publics he c'est la mission sentinelle. En principe leur rôle est limité à la patrouille. Ils n'ont aucun pouvoir de police ou judiciaire et heureusement d'ailleurs parce que autrement ce serait pas très bon signe. Alors, j'ai tâé le terrain auprès d'un gradé de l'armée. Pour lui envisager de faire appel à l'armée pour des missions de police, c'est pas franchement une bonne idée. Écoutez-le. Notre mission, c'est de combattre pour la France hors des frontières. Parfois de venir en soutien lors de catastrophes aussi. Mais pas de jouer les flics. Ce
n'est pas notre travail et on ne sait pas faire du maintien de l'ordre. Ce n'est pas pour cette mission qu'on a accepté de donner notre vie à notre pays. Voilà. Et puis il a une autre raison hein plus stratégique pour l'armée de se tenir à l'écart de ce type de manifestation, c'est la peur aussi d'abîmer un capital de sympathie auprès de la population là où les CRS ou la BAC par exemple ont réussi à se mettre à dos une partie des Français notamment depuis la répression des gilets jaunes. Bon en tout cas Macron continue d'échafauder ses plans. Oui, il est un peu bunkerisé dans son palais en ce moment et puis alors il s'entretient avec ses derniers proches. Il a son chef d'étatmajor particulier, c'est le général Fabien Mandon. Et il y a aussi Patrice Fort, son ancien
directeur de cabinet, un militaire qui l'a promu depuis préfet de police à Paris, hein. Voilà, c'est un duo qui est un peu considéré comme toxique selon l'un de ses anciens conseillers que j'ai contacté. Voici ce qu'il me déclare. Le président de la République échange un peu avec ce qu'il appelle ses antennes, mais en réalité il ne les écoute pas. Il prend ses décisions tout seul car il pense qu'il est le seul à détenir la vérité. Il déteste les manifestations, les oppositions et la liberté d'opinion qui viennent contredire son récit de gagnant. Le syndrome de l'Élysée et sa personnalité combinée produisent cet effet. Voilà. Donc un président qui n'entend plus personne, c'est pas nouveau, hein. Là non plus, pendant la crise des gilets jaunes, il y avait déjà
eu cette critique. Sauf qu'à la fin de la crise, Macron avait sorti le carnet de chèque de la République. Cette fois, apparemment, les caisses sont vides ou en tout cas, elles sont vides pour les Français qui en ont besoin. Le chef de l'État, lui, s'est quand même très moussé en compagnie de sa femme Brigitte et d'Hélène Arnaud, la femme de au dernier concert de Céline Dion. C'était la veille de la manif du 17 octobre la semaine dernière. Malgré les mises en garde de son entourage, voilà le président qui s'ambiance.
Une scène qui a laissé Pantois jusqu'à ses propres troupes qui se disent à bazourd par sa légèreté. D'autant que Céline Dion est quand même l'interprète de Titanic hein. C'est tout un symbole. Alors euh le potentiel recours à l'état d'urgence, les provocations publiques, le mépris face aux revendications des lycéens qu'il doit rencontrer d'ailleurs euh ce vendredi à 15h. On verra ce qu'il en ressortira, mais enfin ça m'étonnerait qu'il ressortent tous avec un un bâtiment neuf pour étudier ou encore un emploi en traversant la rue du faubourg Saint-Honoré. Mais en tout cas voilà, il y a une espèce de dissonance cognitive perpétuelle du président entre ce que il annonce et euh les actes qui suivent ces annonces. Et tout cela montre aussi sa faiblesse actuelle,
hein, parce que si le chef de l'État tente d'interdire les manifes, c'est qu'il reconnaît aussi son impuissance à les contrôler et à faire en sorte qu'elles se déroulent dans de bonnes conditions. Il y a quand même un souci avec Emmanuel Macron comme beaucoup de ses promesses ces dernières années. En 2020, à la veille d'une grande journée de manifi sécurité globale qui était considérée par beaucoup comme liberticide, il avait fait un trade sur Twitter pour se poser en garant de nos libertés dont celles de manifester. À l'époque, il n'était pas encore réélu une seconde fois grâce aux voix de gauche. Queles que soient les circonstances, écrivait-il, chaque citoyen doit pouvoir exprimer ses convictions et revendications à l'abri
de toute violence et de toute pression. Décidément encore une promesse d'Emmanuel Macron qui a mal vieilli à l'étranger. Emmanuel Macron fin de jouer les démocrates, hein. Il critique à raison d'ailleurs la Russie ou les États-Unis euh effectivement d'abord pour leurs ingérences he dans nos élections, mais aussi pour la manière dont ils conduisent le pouvoir et dont ils répriment leur peuple. Le problème c'est qu'il poursuit lui de son côté en France he sa lente dérive autocratique. Macron est désormais en guerre contre un ennemi de l'intérieur he comme il dit qu'il désigne sous le terme d'extrême groge tandis que le cornu lui cible Mélenchon et la France insoumise. Oui Mélenchon et Alf qu'on passé une sale semaine on a vraiment l'impression
que tout le monde leur en veut faim. Oui hein mais Mélenchon est un peu sous pression en ce moment. Alors, je parlais de Sébastien Lecnu. C'est vrai que le Premier ministre met tout son pouvoir he contre LI. Il l'a redit le 18 octobre dernier. Regardez tiens. Enfin, après le problème aussi c'est qu'on s'habitue à tout et une forme de routine et de banalisation se fait. Je l'ai dit à l'Assemblée nationale qu'un député comme Raphaël Arnaud qui a fondé un mouvement qui s'appelle la jeune garde qui a été dissou dont les assistants parlementaires sont en détention provisoire et mis en examen pour meurtre. que ce député soit encore membre du groupe de la France insoumise, ça pose quand même question mais pardon, ça pose aussi la question de pourquoi on ne pose pas plus cette question.
La réalité c'est qu'il y a une nébuleuse d'extrême gauche dans lequel la France insoumise occupe une place importante. Voilà. Alors encore Raphaël Arnaud, le jeune député insoumis, est au cœur d'une guerre des récits entre le premier ministre et l'état-major de la France insoumise. Cette semaine, on a appris par le parti lui-même que Raphaël Arnaud aurait échappé à une tentative d'interpellation en gare de Lyon à Paris. Alors, c'est quand même un peu curieux parce que une tentative d'interpellation sur un député de la République, c'est plutôt rare. Elle peut s'effectuer effectivement en flagrance, hein, c'est-à-dire si le délit est commis à l'instant té où les policiers effectivement l'appréhendent. Mais on voit mal ce que Raphaël Arnaud aurait fait pour justifier effectivement une
interpellation. Bon, alors un député de la République, une arrestation malgré son immunité parlementaire, je le disais, le tout dans un lieu public, tous les ingrédients semble réunis pour faire éclater un scandale. Or, quelques heures plus tard, le Parisien livre une autre version, hein, qui s'appuie sur une source proche de l'enquête. Alors, ça c'est le journalisme de préfecture, il faut comprendre la police elle-même, hein, n'est-ce pas ? Le quotidien relate que cette intervention en fait serait en lien avec l'affaire Quentin de Ran du nom effectivement de ce militant d'extrême droite qui a été tué à Lyon. Alors les policiers auraient voulu lui remettre une convocation dans le cadre de cette enquête à laquelle est mêlé son assistant parlementaire ainsi que la
jeune garde le mouvement Antifondé et qui a été dissou par le gouvernement en 2025. Alors voici ce que me déclare un proche de Jean-Luc Mélenchon qui est quand même un peu agacé effectivement. par cette nouvelle tentative. L'opération visant Raphaë Arnaud est clairement une tentative d'intimidation. Une convocation n'a pas besoin d'être remise en main propre. C'est une façon de mettre la pression sur un député de la République mais aussi sur LFI, ce qui est intolérable. Bon, il faut quand même dire que la police se serait trompée de wagon. C'est pour ça qu'on parle d'une interpellation loupée. Oui. Bah, d'ailleurs, on comprend mieux pourquoi les enquêtes en général prennent autant de temps et pourquoi il y a aussi peu de résultats. La police française dans toute sa splendeur, ils
se sont trompés de wagons. C'est encore une erreur d'aiguillage policière. Voilà. Autre échéance judiciaire, c'est le député de l'Agu cette fois encore un proche de Jean-Luc Mélenchon, qui se retrouve à la barre à Marseille dans une sombre histoire de recell de documents sur fond d'accusation d'antisémitisme. Regardez ça. Je suis moi, c'est-à-dire une personne qui est honnête même face à ses responsabilités ou parfois c'est ça peut-être compliqué, je le fais avec ferveur comme un olympien. Il a présenté des excuses. Bon, mais c'était aussi une manière de dire qu'il était coupable et qu'il était responsable. J'ai été parfaitement rassuré parce que le parquet a bien démontré les intentions
réelles de Dogu sont souhait de me nuire, de me porter préjudice, de m'exposer et de mettre tout simplement une cible dans le dos. Voilà. Alors cette fois le député risque gros on n'est plus vraiment sur une voie de fait ou voilà une un procès en diffamation. Cette fois le parquet a requis l'inéliggibilité avec exécution provisoire. S'il est reconnu coupable, il pourra dire adieu à son siège à l'Assemblée he aux prochaines législatives. Alors en interne, on s'agace des problèmes à répétition posé par de l'ogu qui est jugé trop maladroit et pas assez compétent. LFI la d'autant plus mauvaise que le pouvoir poursuit aussi Rima Hassan l'urodéputé LFI qui est connu pour son engagement pour la Palestine dont elle est originaire avec un procédé finalement assez similaire à
Raphaël Arnaud garde à vue à la clé le 2 avril dernier à Paris on s'en souvient qui avait donné lieu à de nombreuses fuites dans la presse y compris sur une prétendue présence de drogue de synthèse dans ces affaires qui s'était révélé fausse. Voilà scandale. Alors chez la France insouise ont fait le parallèle entre la façon dont sont traités leurs élus et un barda pourtant gravement mis en cause pour des écrits antisémite comme l'a révélé média part. Bon bah clairement il y a un deux poids de mesure là. Oui c'est ça dans tous les médias finalement y compris le service public mais pas le média qui accumule les contrevérités contre la France insommise. Alors cette semaine c'est l'éditorialiste de France info Alix Bouillagé qui a présenté ses excuses après une erreur selon elle sur Jean-Luc
Mélenchon. En réalité, c'était quand même plutôt un gros pipot à l'antenne. Selon elle, le candidat de la France insoumise n'a jamais nettement, je cite, condamner les violences du 17 octobre, ni les pillages, ni les dégradations de bâtiments publics comme la mairie de Limoge. Alors, le problème, c'est que c'est faux. Regardez ça. Je voulais aussi également revenir sur ma chronique d'hier. J'ai affirmé que Jean-Luc Mélenchon n'avait pas nettement condamner les pillages du 17 octobre et l'incendie de la mairie de Limoge. J'ai commis une erreur et je m'en excuse ce que j'ai fait dès hier dans un message posté sur X. Voilà. Alors en avril, l'Arcom l'avait déjà mise en demeure avec France info. L'éditorialiste venait lors d'une interview de Manuel Bonpard d'accuser le
maire de New York, Zoran Mandani de beauté en touche sur la condamnation du 7 octobre ou d'accuser une agence de l'ONU de collusion avec le Hamas. Ce qui avait permis au coordinateur du de la France insoumise de l'éparpiller façon de puzzle écouté. 7 octobre encore. Il a il a évidemment condamné le 7 octobre. Madame, s'il vous plaît, franchement donner des informations qui sont exactes parce que sinon vraiment Alors, une information exacte, il lève des fonds pour l'UNRA, c'est une agence onusienne qui accusé de collusion avec le Hamas. Ça c'est pas un problème aussi. Madame Luna, vous parlez d'une agence de l'ONU, il y a eu une enquête qui a été faite sur ce sujet sur cette soi-disante collusion avec le Hamas. Quel a été quelles ont été les conclusions de cette enquête madame ?
C'est qu'il n'y avait aucune collusion avec le Hamas. Donc s'il vous plaît, et c'était une enquête qui était une enquête indépendante et internationale. Mais franchement, vous vous rendez compte de la question que vous êtes en train de me poser ? Une race et une agence humanitaire qui ouvre des écoles pour les enfants palestiniens et vous êtes en train de reprocher à Zoran Mamdani de financer l'une savez que la France finance l'une sûr en tout cas on peut dire ce qu'on veut à la télé parce qu'il y a pas eu de conséquence. Ah non hein curieusement notre consœur oui ça fait mal de la désigner comme ça mais c'est le cas elle n'a pas subi de sanction à ce jour pour ses erreurs en interne ou encore sa complaisance envers le RN. Ça ne l'a pas empêché d'ailleurs
hier de recevoir Julien Audoule en toute décontraction. Bah oui, ça se passe mieux avec l'extrême droite apparemment sur France info. Alors jusque- là considéré comme un simple adversaire politique, la France insoumise est désarmée vue par un nombre d'élus du centre et de la droite comme un ennemi de la République. Une menace pour l'intégrité de l'État, c'est un peu le comble. Voici ce que me déclare un député macroniste que j'ai interrogé pour préparer cette émission. Jean-Luc Mélenchon n'est pas un élu républicain. Il ne cesse de souffler sur les braises de la révolte. Il faudrait l'empêcher de nuire. Il pourrit la vie publique. Voilà, le message hein est aussi relayé au Sénat où par exemple le sénateur Maluré en a remis une couche hein en accusant Mélenchon de pousser la France
à la guerre civile en Corelle. Regardez, continue comme ça Jean-Luc. Pour l'instant, c'est un sans faute. Voilà le SMS que j'aurais envoyé samedi dernier si j'étais Marine Le Pen. Il faut être aveugle pour ne pas voir l'inquiétude exprimée par les lycéens, leurs professeurs et des milliers de français dans des cortèges pacifiques. Mais il faut être aveugle aussi pour ne pas voir que leurs revendications ont été volées une fois de plus par une secte qui après s'être vait dans l'islam gauchisme et l'antisémitisme convoque aujourd'hui l'ultra gauche, les black block, les racailles et les idiots utiles pour aboutir à la pire nuit des meutes que la France a connu depuis longtemps. De la manifestation à l'émeut, de l'émeut à l'insurrection, de
l'insurrection à la guerre civile. Voilà la stratégie de Mélenchon depuis son livre de 1991 à la conquête du chaos comme dans son nouveau mot d'ordre tout conflictualisé. Les mots sont forts he quand même alors que la Macronine n'a cessé de brutaliser la société française depuis 10 ans au pouvoir. En réalité l'exécutif fabrique un coupable idéal car Mélenchon est présenté comme le candidat du bruit et de la fureur depuis une décennie et peine à se débarrasser de cette image en vue de la présidentielle. Et la stratégie de le cornu on peut la comparer à ce qui s'est passé pendant les années de plomb ? Oui, en Italie hein, tout à fait. C'était le le gouvernement dans les années 80 euh qui a effectivement commis des attentats ou encore des opérations de déstabilisation
euh pour jeter l'opre sur la gauche. Alors, c'est une idée qui un parallèle qui est venu à quelqu'un qu'on connaît bien au médias, c'est le conseiller politique hein, Jean-Bernard Gayo Renouci qui est ancien responsable de la droite avec Macron. Alors, depuis, il est repenti, hein. On le connaît bien et puis évidemment, on le salue. Alors, c'est vrai que en Italie, dans les années 80, le gouvernement a commis des attentats, des attaques pour monter la population contre la gauche. Une instrumentalisation qui continue de laisser des traces, que ce soit en Italie ou en Europe. Et c'est une tactique que le Cornu semble reprendre à son compte aujourd'hui. Et ça ne plaît pas à tout le monde, y compris d'ailleurs au sein de ses propres troupes du bloc central. Écoutez un
député. Le Cornuf est de Jean-Luc Mélenchon le seul adversaire de Marine Le Pen et lui permet à elle de se présenter comme la candidate du parti de l'ordre. Soit le Premier ministre est complètement con, soit il veut faire monter le RN. Alors ce député utilise des mots forts, hein. Le cornu est tout sauf un idiot bien sûr. C'est surtout quelqu'un qui connaît bien le Rassemblement national. Il avait participé à des dîners hein avec Marine Le Pen et Bardella comme l'avait révélé Libé en 2024. La droite qui a aidé Macron à prendre le pouvoir en 2017 semble avoir changé d'allégance pour 2027, y compris d'ailleurs cette droite qui se dit républicaine ou même gauliste à l'image d'un larcher près le président du Sénat qui a appelé à poser la question d'une interdiction de LFI du jamais vu.
Et puis il y a aussi Guillaume d'Ar cette sortie de Gérard Larchet dans les colonnes du Figaro qui a attiré notre attention ce matin. La question de l'interdiction de la de la France insoumise peut-être posé. C'est très fort effectivement du président du Sénat. On n'est pas habitué à ça avec Gérard Larch. Il prénévite dit regarder notamment ce qu'a déclaré Gérard Larcher. C'était en 2023 sur Jean-Luc Mélenchon. Vous lui dites quoi ce matin ? Tais-toi. Oui, ferme ta gueule. Merci beaucoup Gérard Larchet. Les choses sont claires. Monsieur le président du Sénat, vous restez avec nous. Vous êtes dans l'œil de Philippe Cavrivière. Voilà. La sortie de l'archer a poussé évidemment Jean-Luc Mélenchon à réagir à sa façon. Il pouvait pas le laisser passer. Voici ce qu'il a déclaré cette semaine.
J'ai un message personnel à Gérard Larcher, président du Sénat. Lui et moi, vous allez voir comme on est vieux. Il y a pas que moi de vieux, il y a aussi lui. On est arrivé au Sénat en même temps. D'accord. Donc il y avait le bureau d'âge. À un bout, il y a un type invraisemblable avec une chemise à gros pied de poule, c'est moi. Et de l'autre côté, il y a lui. On est arrivé en même temps, donc on se connaît. J'ai même supporté parce que vous savez que moi je suis clivant mais eux sont tout en rondeur, enfin en apparence mais aussi dans les faits. Mais j'ai le droit moi. J'ai le droit. Mais oui, c'est lui qui a dit à la radio, on lui dit qu'est-ce que vous dites à Mélenchon ? Il a répondu "Ferme ta gueule" et l'autre il veut me pisser
dessus. Mais c'est moi, je suis cliant. Eux, ils sont ils ont le sens des nuances. Une potentielle interdiction en tout cas qui gêne même le RN. Oui hein, c'est dire hein quand même parce que si le Rassemblement national s'inquiète d'une interdiction de la France insoumise, où en sommes-nous ? C'est vrai que comme Macron met tout le temps LFI et le RN sur le même plan, si LFI peut-être interdit, alors pourquoi pas le parti de Marine Le Pen théoriquement regarder la réaction de ses chefs cette semaine. Il faut empêcher la France insoumise par tous les moyens démocratiques d'avoir des élus. Il faut les rendre résiduels dans notre pays. Donc pas interdire le parti politique, la France insoumise. Vous savez, c'est très difficile d'interdire un parti politique en France
et la meilleure des manières, c'est finalement de les combattre et de les battre sur le terrain démocratique. Et ça passe par des positionnements extrêmement clairs. Interdire LFI comme l'évoque Gérard Larch ou Bron. Non mais je crois pas parce que moi je suis une démocrate. Par contre, il faut qu'il soit sanctionné dans les urnes, c'est sûr. Et et si on a autant de LFI aujourd' nationale, je le rappelle, c'est parce que les Macronis se sont désistés pour permettre l'élection de députés de la France insoumise à l'Assemblée. Voilà, donc pas d'interdiction. Comme quoi l'N peut respecter la démocratie quand c'est dans son intérêt. La proposition de la droite à la Gas même, la droite du PS, Gluxman et Hollande en tête. pas franchement admirateur de Mélenchon. L'ancien président estime que
faire une fixation sur LFI, c'est ne pas voir ce qui se passe dans le pays. Regardez, c'était sur France interne. Ce qu'on peut reprocher à Lfi, c'est de ne pas dénoncer clairement la violence ou de mettre en équivalence la violence des émettiers et la violence policière. Ça c'est intolérant. Mais de faire une fixation sur les filles pour ne pas voir ce qui se passe dans le pays parce que c'est quand même ça dont il s'agit. Alors si même François Hollande défend Mélenchon. Oui. Alors, pas du tout. En réalité, la droite du PS dont François Hollande s'agace car faire de Mélenchon l'ennemi public numéro 1 ne peut que nuire à leur propre campagne question d'ego et de tactique électorale. De même, on peut s'interroger sur l'interdiction de des républicains parce qu'après tout le parti de Bruno
Rotaillot, bah tous les records de mise en examen et de condamnation en justice, corruption, afférisme, violence, on l'a encore vu effectivement avec la condamnation de Nicolas Sarkozi, la droite devrait peut-être balayer devant sa porte. Alors, le cornu a peut-être senti le danger à tenter d'ouvrir la boîte de Pandore. Il a un peu rectifié le tir à l'Assemblée nationale cette semaine. Écoutez notre premier ministre. Madame la présidente panneau, je ne cherche pas à vous interdire. Personnellement, je veux vous combattre politiquement dans les urnes, dans le cadre d'un exercice démocratique comme je le fais à chaque fois avec vous. Je ne m'abrite pas derrière le service de l'État. Je vous réponds à chaque fois droit dans les yeux pour une simple et bonne raison.
Nous n'avons pas peur. Vous ne nous faites pas peur. Et aussi n'y va pas de main morte. Oui. Alors effectivement la répression organisée par le gouvernement contre les manifestants qui tentent de se mobiliser contre la vie chère et pour obtenir de meilleures conditions de vie pour les lycéens et pour chasser sans pitié. L'exécutif a mis en branle la machine judiciaire he sur les prétendus casseurs alors que certains jeunes interpellés n'ont rien à voir avec les vols ou qu'il s'agit d'un premier délit. Dernière trouvaille de Gérald Darmanin, assortir la condamnation des supposés émeters à une peine de privation des droits civiques et les signaler à leurs employeurs regardés. J'ai demandé à l'ensemble des parquets de France d'organiser une exécution des peines
extrêmement rapides pour tous ceux qui ont été condamné depuis samedi dernier pour ne pas qu'on attende des mois ou des années l'application de cette peine qu'il s'agisse d'incarcération qu' s'agisse évidemment des autres peines possibles. D'abord je demande aux procureurs généraux de faire appel des décisions qui leur paraîtraient non conformes à la circulaire politique pénale que je leur ai adressé. Deuxièmement, je demande que nous puissions mettre autant qu'il le faudra des peines complémentaires d'interdiction, de manifestation. Et si les personnes continuent à manifester malgré ces peines, je rappelle que c'est un an de prison et 15000 € d'amende que par ailleurs, ils doivent requérir la plupart des cas la fin des droits civiques pour un certain temps et
notamment le droit de voter. Je ne vois pas comment quelqu'un qui s'en prendrait aux policiers, aux gendarmes qui pirait des commerces, qui serait dans des émeutes contre des bâtiments publics, pourrait utiliser leur droit civique dans les prochaines élections. Donc je demande cela au procureur de la République. Voilà. Alors, c'est quand même assez ignoble. Parmi les droits civiques, il y a quand même un point qui devrait retenir notre attention. Il y a le droit de vote. Ah bah oui. Et pourant d'aller voter, c'est malin. Bah oui. Oui. Et puis pour qui veulent voter les jeunes dans tous les scénarios des études de sondage ? C'est bon, malheureusement soit Marine Le Pen et heureusement soit Mélenchon qui récolte près d'un tiers des intentions de vote des moins de 35 ans selon un sondage
IPOP fiducial pour le Figaro LCI et Sud Radio. Ouf ! Noter au passage qu'au second tour, bon ben malheureusement c'est Marine Le Pen pour le moment qui raflerait la mise face à Jean-Luc Mélenchon toujours selon cette étude qui est paru cette semaine. Alors on a plus qu'à prier pour qu'il déjoue les sondages comme il l'a déjà fait même si le rejet de la France insoumise semble assez massif. En tout cas pour le moment pas sur le média en tout cas bref le pouvoir ne recule devant rien pour tenter de priver la jeunesse, de s'exprimer à la prochaine présidentielle y compris à lui retirer son droit de vote. Merci. En tout cas, Nils pour toutes ces indiscrétions et je te dis bah à vendredi prochain. À vendredi prochain. Et si vous allez manifester samedi, soyez prudents.
Oui, mettez-vous en sécurité s'il se passe quoi que ce soit. En tout cas, vous l'aurez compris, c'est la fin de cette émission. Merci de votre fidélité. Excellente suite des programmes sur le média.
Bruno Retailleau