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InterviewAvec Édouard (Horizons)· 23 août 2026 16 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileOutre-merInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

"Je ferai tout pour que la dynamique de rassemblement s’accroisse."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10RelanceRéponse directe

    Vous promettez de fermer totalement les vannes de l'immigration à Mayotte. Vous assumez de dire pareil sur Mayotte ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous proposez de suspendre le droit d'asile à Mayotte. Pourquoi cette mesure exceptionnelle ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Mélenchon vous accuse de démagogie et de manquer d'humanité. Votre réponse ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous appelez Mélenchon à venir à Mayotte. Pourquoi cette invitation ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que la situation à Mayotte appelle une réponse exceptionnelle. Quelles mesures concrètes proposez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Vous appelez au rassemblement de la droite et du centre. Pourquoi maintenant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30politiqueFait
    « Monsieur Mélenchon n'est pas d'accord avec moi. Ça ne me pose aucun problème. Je suis rarement d'accord avec lui. »
  • 5:30politiqueFait
    « Je ne crois pas comme monsieur Mélenchon qu'on puisse brûler les dettes de la France. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir. Merci de nous accorder ce temps sur BFM TV en clôture de vos de jours de déplacement à Mayotte. Une première pour vous en cette rentrée.

Vous avez fait des propositions fortes sur l'immigration. Vous promettez de fermer totalement, c'est votre terme, totalement les vannes de l'immigration à Mayotte. On croirait tout simplement entendre Marine Le Pen.

Je ne crois pas. [raclement de gorge] Ce qui est vrai, ce qui est vrai, c'est que la situation migratoire à Mayotte est caractérisée par une crise qui est unique en France. d'une crise d'une d'une acuité, d'une intensité absolument considérable, une crise exceptionnelle.

Ben, face à une crise exceptionnelle, il me paraît non seulement légitime mais nécessaire de prendre des mesures exceptionnelles. Moi, je ne propose pas de supprimer le droit d'asile en France, mais je considère que lors du prochain quinquena, il faudra suspendre la possibilité de formuler une demande de droit d'asile sur le territoire Maoré à Mayotte. Je ne suis pas contre l'idée qu'il puisse y avoir des demandes de titre de séjour délivré pour accueillir des étudiants en France, pour accueillir des gens dont nous avons besoin dans notre activité professionnelle.

Mais je considère qu'il faut à Mayotte arrêter toute forme d'immigration légale et illégale, arrêter la délivrance de titre de séjour au titre du regroupement familial et muscler notre jeu à la fois par une présence à la mer avec des moyens maritimes, gendarmerie, garde-côte, marine nationale beaucoup plus fort. Et je proposerai dans le cadre euh du réexamen et de l'actualisation de la loi de programmation militaire de muscler notre présence à la mer parce que je le crois indispensable et puis aussi de muscler notre discussion avec les comors. Les comors sont un état souverain que nous respectons, avec lequel nous entretenons des relations, mais les comor contestent la souveraineté de la France sur Mayotte et Mayotte c'est la France.

Et nous devons donc entrer dans une discussion qui sera polie, ferme pour faire respecter les intérêts de nos concitoyens. Mais suspension du droit du sol, du droit d'asile, même du regroupement familial. C'est aussi ce que propose Marine Le Pen pour Mayotte.

Vous assumez de dire pareil sur Mayotte. J'assume de dire ce que je pense et ce que je crois et ce que je crois nécessaire sur un territoire marqué par une crise migratoire dont je le crains toutes celles et ceux qui la commentent depuis Paris ne prennent pas complètement la mesure. Et de ce point de vue-là venir sur ce territoire, se rendre compte de du caractère continu, régulier de de l'impact sur le fonctionnement des services publics d'une immigration dans crrisée.

Lorsque les écoles sont contraintes de mettre en place un système de rotation qui fait que vous avez des élèves, des professeur, un chef d'établissement qui travaille le matin dans l'école et puis la même école sert l'après-midi à d'autres élèves parce qu'on ne peut pas organiser les cours sur la journée parce que tout simplement l'ensemble des services publics est saturé par l'augmentation continue d'une immigration irrégulière. Et bien vous êtes obligé de prendre des mesures et et peut-être que madame Le Pen pense la même chose, peut-être que d'autres pensent la même chose. Je crois que ici à Mayotte, la situation exceptionnelle appelle une réponse exceptionnelle et exceptionnellement ferme.

Vous avez dit il faut venir à Mayotte, vous avez appelé Jean-Luc Mélenchon à venir. Non, je j'ai pas forcément envie qu'il me rejoigne, vous voyez. J'ai pas forcément envie de faire mes déplacements avec Jean-Luc Mélenchon, mais comme je crois qu'il a réagi à mes propos en disant que je ne comprenais pas la situation localement, je l'invite à venir.

Je l'invite à venir ici. Il s'est rendu ici dès 2005 avant avant vous. C'est ce qu'il dit.

Très bien. Je ne suis pas sûr que la crise migratoire en 2005 avait l'amplitude, l'acuité qu'elle a aujourd'hui. Et par ailleurs, par ailleurs, monsieur Mélenchon n'est pas d'accord avec moi.

Ça ne me pose aucun problème. Je suis rarement d'accord avec lui. Je ne crois pas comme monsieur Mélenchon qu'on puisse brûler les dettes de la France. et et en faire et en faire et n'en faire qu'à sa tête s'agissant du sérieux budgétaire.

Je ne crois pas comme monsieur Mélenchon qu'il faille tout conflictualiser, qu'il faille créer des crispions dans la société. Je dis simplement Cam Mayotte, une situation exceptionnelle appelle une réponse exceptionnelle. Lui, juste au propos, je le cite aberrant, pathétique, provocateur et vous accuse même de démagogie.

Mais mais monsieur Mélenchon accuse quelqu'un de démagogie. Waouh ! Bon, voyez, je veux dire, il est pas d'accord avec moi, je suis pas d'accord avec lui.

Moi, je vais continuer à faire la campagne tel que je le fais, c'est-à-dire en disant ce que je pense. Peut-être que monsieur Mélenchon ne sera pas d'accord avec moi. Peut-être qu'à la fin, il ne votera pas pour moi au premier tour.

Peut-être. L'inverse est vrai. Je ne voterai pas pour lui au premier tour et je ne suis pas d'accord avec lui.

Mais c'est la démocratie. Le débat public avec des gens qui proposent des choses et qui acceptent d'être en désaccord, c'est la démocratie. Qu'il propose ce qu'il croit bon pour la France, il le fera.

Je ferai de moi, je ferai de même et les Français choisiront. Il dit que vous manquez euh d'humanité, que vous allez renvoyer ces demandeurs d'asile à la mer. Bien bien sûr.

Et et lui euh euh peut à des occasions euh récurrentes et avec euh toute l'onction de ceux qui pensent être dans le camp du bien, manier des concepts qui sont souvent marqués par un antisémitisme très fort. Franchement, le débat public mérite un débat proposition contre proposition. Il fait les siennes, je fais les miennes.

Et j'aimerais entendre ces propositions sur Mayotte, pas les grands principes, les proposition sur Mayotte. Parce que dans les grands principes qu'il faut prendre en compte, il y a aussi le principe de réalité. Et la réalité à Mayotte, elle est percutée par une immigration massive, incontrôlée, qui pose des problèmes considérables à nos concitoyens français et qu'il faut régler.

Qu'il nous disent ce qu'il veut faire concrètement à Mayotte pour régler le problème de l'immigration. Dans les prochains jours, il y a quelqu'un qui va vraiment venir à Mayotte, c'est le premier ministre Sébastien Lecornu. C'est une mauvaise manière qu'il vous fait de venir juste après vous ?

Non, pas du tout. Je pardon, mais je crois pas. D'abord, je connais Sébastien Lecornu, il a le sance de l'État euh et il s'amuserait pas à ce genre de chos euh et je crois pas du tout à la polémique que j'ai vu prospérer sur le thème.

Ah s'il vient après Édouard Philippe, c'est pour gêner Douard Philippe. Je pense qu'il vient à Mayotte parce que Mayotte exige des mesures de l'État qui sont importantes parce que des engagements forts ont été pris par l'État. Je crois qu'il vient voir de lui-même si ses engagements ont été tenus et franchement lui faire ce procès me paraît absurde.

Donc je ne crois pas du tout. Vous allez l'appeler pour lui dire ce que vous avez vu ? Bien sûr, mais vous savez quand je fais des déplacements, que ce soit en France, dans un territoire, dans un département d'outreemer comme Mayotte et parfois à l'étranger, mais j'appelle par courtoisie et par sens républicain le ministre compétent en l'occurrence le Premier ministre pour lui dire ce que je retiens, pour lui dire les messages que j'ai entendu, pour lui dire le cas échéant, les gestes qui me paraissent devoir être fait à court terme parce qu'ils correspondent à une nécessité.

Je le ferai avec Sébastien comme je l'ai déjà fait et et je pense que je suis pas le seul responsable politique à savoir que on doit dans l'intérêt général et dans le bien commun savoir faire passer un certain nombre de messages à ceux qui nous gouvernent. Donc là, vous allez le faire avant sa venue mercredi. Bien sûr.

Vous croyez pas du tout, vous n'imaginez pas un seul instant que Sébastien Lecnu à la fin puisse être candidat à la présidentielle ? Mais c'est c'est pas moi. Comment voulez-vous que je réponde à cette question ?

Je connais Sébastien Lecnu, je connais depuis très longtemps. J'ai travaillé beaucoup avec lui. On on s'entend très bien et ça fait très longtemps qu'on s'entend très bien.

Moi, si vous me posez la question, je ne crois pas qu'il a envie d'être candidat à l'élection président de la République. Je ne le crois pas. Vous dites "Je crois pas, mais vous êtes pas sûr ?" Je le crois pas.

Je ne le crois pas. Le connaissant tel que je le connais, sachant la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui d'être premier ministre, je ne crois pas qu'il s'y intéresse ou qu'il le prépare. Mais peut-être s'y intéresse-t-il et le prépare-t-il ?

Dans ce cas-là, c'est à lui de le dire. Mais je ne le crois pas. Si vous me posez la question, je ne le crois pas et je ne le crois pas du tout pour tout vous dire.

En coulisse, Emmanuel Macron pousse cette hypothèse parce qu'il s'entend mieux avec lui qu'avec ses pré ses préesseurs comme vous pardon et Gabriel Nathal. C'est c'est sans doute des questions qui intéressent certains et qui agitent. Je suis pas venu à Mayotte à quelques milliers de kilomètres du Havre pour parler des états d'âme, des projets, des calculs euh de certains et et certainement pas pour conjecturer sur l'état d'esprit du président de la République qui à mon avis a beaucoup d'autres choses à faire que cela.

Il a tort Emmanuel Macron de pousser mais d'abord c'est vous qui le dites, je ne le crois pas et ensuite ça n'est pas mon sujet et c'est assez indifférent la situation de Mayotte. Et ici ce qui se passe encore une fois est essentiel. Mayotte c'est la France.

Mayotte c'est un département d'outre mer qui à chaque fois qu'on lui a posé la question a manifesté avec une majorité incroyablement élevée le fait qu'il voulait être la France. Et ce département dont l'attachement à la République est considérable se retrouve confronté à des difficultés inouies. Et bien je pense que notre responsabilité c'est d'essayer de comprendre, d'entendre et d'apporter les bonnes solutions et c'est ça qui m'intéresse ici.

Mais vous êtes en campagne et donc forcément les questions liées à la campagne se posent aussi. Si Sébastien Lecnu n'est pas candidat à la présidentielle, c'est un de vos amis très proches, vous l'avez rappelé. Est-ce que vous l'appelez à vous rejoindre ?

Je vais vous répondre autrement puisque je ne veux pas redire quelque chose que j'ai déjà dit. Je considère que toutes celles et ceux qui se classent traditionnellement dans le camp de la droite, quelle que soit la la droite conservatrice, libérale, gauliste, la droite et le centre ont vocation à travailler ensemble, à se rassembler s'ils veulent prévaloir, s'ils veulent convaincre les Français à la fois qu'ils ont un cap clair pour le pays, une stratégie cohérente pour le pays et la capacité de la mettre en œuvre. Aucun d'entre nous ne réussira s'il pense que la réussite tient à la guerre ou à au combat contre les autres ou un calcul solitaire.

Nous devons nous parler et nous devons rassembler. Moi, je propose ce rassemblement. Je ne euh considère pas avoir euh d'adversaires politiques dans l'espace central, mais j'ai des concurrents qui donne leurs idées, qui proposent leur leur programme, qui font état de leur personnalité et c'est bien naturel et c'est bien légitime.

J'espère et en tout cas je ferai tout pour que au fur et à mesure de la campagne qui avance, la dynamique de rassemblement dont je constate qu'elle a commencé avec un certain nombre de gens qui sont venus vers moi alors même que ils n'étaient pas avec moi spontanément, et bien j'espère que cette dynamique va s'accroître et j'espère surtout qu'avec l'ensemble des responsables politiques, nous allons pouvoir réfléchir et mettre en œuvre la stratégie qui nous permettra après l'élection présidentielle de pouvoir gouverner et de pouvoir mettre en œuvre des mesures qui seront ont des mesures extrêmement importantes à un moment où le pays a besoin de pouvoir repartir en avant. Mais vous appelez au rassemblement, vous rappelez votre dynamique avec vos soutiens, c'est un appel sans le nommer à Gabriel Atel. Gabriel Atal, il appelle à ce rassemblement en février.

Est-ce que vous jugez pas que c'est trop tard février ? Est-ce que vous demandez pas d'accélérer ce calendrier ? Écoutez, je vous répondrai ce que ma grand-mère répondait à chaque fois qu'on lui posait une question de cette nature parce que sa philosophie a imî.

Avant l'heure, c'est pas l'heure. Après l'heure, c'est plus l'heure. Et c'est quand ?

Et ben, je ne sais pas quand elle sera, mais je sais qu'une fois que l'heure sera passée, ce sera trop tard. Et que si vous posez cette question trop tôt, et bien les choses ne sont pas mûes. Les Français, les Français rentrent dans l'élection présidentielle, nous rentrons dans l'élection présidentielle.

J'ai fait une proposition qui a été très fortement contestée par madame Le Pen, très fortement contestée par monsieur Mélenchon, ce qui me laisse à penser que je dois être dans le vrai. Euh et ces propositions, les miennes, les autres, elles vont venir enrichir le débat public. Les Français vont voir les personnalités, ils vont voir la la façon de parler, le style, ce qu' ce qu'on veut faire, avec qui on se propose de le faire. et progressivement, ils vont trancher et et c'est et c'est à ça que sert une campagne.

Vous pouvez pas demander aux Français ou au candidats de décider avant la campagne quelle va être l'issue de la campagne. Donc vous pensez que c'est les sondages qui à la fin vont donner le candidat du bloc central les propos la tenue de la campagne. Une campagne c'est pas une succession de sondage, c'est une dynamique de campagne.

Bah ça se passera quelque part entre novembre et février. Si c'est après, ce sera Si c'est après, ça sera trop tard. Déjà février, c'est tard.

Si c'est avant, ça me paraît impossible. Mais je je il y a pas de règle d'or et en tout cas il y a il y a pas de il y a pas de certitude sur le moment où ça se passera. Mais ça se passera.

Ça se passera parce que convaincu parce que je je crois que tous les responsables politiques à l'intérieur de cet espace sont responsables et en tout cas je je ne fais le reproche à personne avant le début de cette campagne. Je pense que chacun est responsable et moi je m'attacherai à l'être. On a évoqué Gérald Darmanin qui vous a rejoint il y a très peu de temps.

Géral Darmanin, il pense que Xavier Bertrand ferait un très bon premier ministre si vous étiez vous élu président de la République. Est-ce que vous partagez son avis ? Je je ne me pose pas cette question à ce stade.

Je ne crois pas utile de l'évoquer. Je pense que tout ça tout ça est infiniment prématuré. J'ai beaucoup de respect pour Xavier Bertrand que je connais depuis très longtemps qui est un président de région qui a été ministre qui a une expérience.

J'ai parfaitement vocation à travailler avec lui et et j'espère que nous serons capables tous ensemble de construire un rassemblement. Mais franchement, on est en août, je suis à Mayotte. La crise ici.

Alors, les gars qui font des vous voyez des des plans sur la comète sur J'entends et et je vois bien qu'il dit que nous avons intérêt à nous rassembler, que nous pouvons le faire. Il a raison. Je je partage son avis.

Enfin, les questions sur les binômes, les trinomes, les machins. Mais contêtement, vous croyez pas, vous croyez pas que c'est un peu ridicule, mais est-ce que par contre vous pourriez révéler le nom de votre premier ministre avant le premier tour ? C'est quelque chose à laquelle vous pensez ?

Mais je je le ferai quand je sentirai que c'est nécessaire, quand je sentirai que c'est prêt. Et en fait, je vais vous dire, personne ne me forcera à le faire. J'ai une dernière question qui n'a rien à voir avec Mayotte.

On va un peu s'éloigner mais vous êtes un ancien premier ministre. Vous avez été aussi confronté au budget comme Sébastien Lecnu va l'être là dans quelques semaines. 493 ordonnance deal avec les socialistes.

Quel conseil l'ancien prémise que vous êtes fait à l'actuelle prémise qui est confrontée à ce budget ? Écoutez, le premier ministre a une tâche qui ne ressemble pas à celle qui était la mienne puisque il se trouve devoir préparer un budget dans une année électorale alors qu'il n'a aucune majorité. Euh c'est une tâche redoutablement difficile.

On l'oublie sans doute mais c'est une tâche redoutablement difficile. Donc euh je sais qu'il va prendre évidemment des initiatives, qu'il va essayer de préparer ce budget, qu'il a essayé de préparer de préparer ce budget dans les meilleures conditions, mais je ne dirai rien qui soit susceptible de gêner cet exercice redoutablement complexe qui est le sien. La seule chose que je sais, c'est que les finances de la France ne sont pas bonnes et que si vous les comparer à l'ensemble des finances de des pays de l'Union européenne, et bien nous sommes ceux qui ont le plus de mal à revenir dans les clous.

Euh et ça me ça m'inquiète parce que contrairement à Jean-Luc Mélenchon, je ne crois pas que la dette ne soit pas un sujet. La dette est un sujet. L'endettement de la France est un sujet.

La maîtrise de nos finances publiques est un sujet. C'est même une priorité. [grognement] Je je je pense que imaginez que il est possible de se désintéresser de tout cela que au fond il y a qu'à subventionner tout, que on peut s'en sortir en ne faisant pas attention au déficit, c'est condamner la France à un déclassement, à un déclin.

C'est condamner les Français soit à des chocs terribles dans les années qui viennent, soit un lent étouffement de leur capacité d'action. C'est le contraire de ce qu'est ou de ce que devrait être la politique. Quand j'étais premier ministre, on a fait passer un déficit budgétaire qui était à 3,2 au moins quand nous sommes arrivés, nous l'ons fait descendre à 2,1 et ça n'a pas été facile et ça a suscité beaucoup de critiques.

Mais au moins dans ces 3 années-là, le déficit a baissé, la dette a été stabilisée, les investissements ont augmenté, le chômage a baissé. Je crois que ce moment-là était un moment qui allait dans la bonne direction. Ça veut pas dire que c'est facile aujourd'hui, mais ce moment-là était un moment qui allait dans la bonne direction.

Donc ce soir vous appelez le premier ministre à aller à frapper fortement conscient maintenant à ne pas engamber des présidentielles. Il est parfaitement conscient de la responsabilité qui est la sienne et de la difficulté de sa tâche. Et je ne dirai rien qu'il puisse le gêner parce qu'encore une fois je pense que l'intérêt de la France c'est que nous puissions sortir de la discussion budgétaire avec le meilleur budget possible et certainement pas avec les postures les plus hystériques venant à s'affronter et plaçant la France pour 2027 dans une situation encore plus périlleuse.

Merci beaucoupard.