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Conférence de presseAurore Bergé· 17 mai 2024 134 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Assises de lutte contre l'antisémitisme - Aurore Bergé - 6 mai 2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 23 %Défensif 38 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:14Invité politiqueFait
    « les actes antisémites ont explosé et atteignent un niveau de violence verbal et physique absolument inouï »
  • 17:36Jonathan ArpyFait
    « nous sommes bien incapables de donner leur traitement judiciaire et il y a un vrai impératif de pouvoir avoir une lisibilité là-dessus »
  • 24:21Samuel Le JoyeuxChiffre
    « une étudiante qui publie une conférence qu'elle organise sur les droits des femmes en Israël et en Iran qui se prend 200 messages d'insulte »
  • 35:56Ariel GodmanPromesse
    « il faut très rapidement mettre fin à l'anonymat sur les réseaux sociaux »
  • 36:37Ariel GodmanFait
    « de la rivière à la mer ça veut tout simplement dire de jeter les Juifs d'Israël à la mer »
  • 1:00:15Invité politiqueFait
    « est on arrête on cesse de porter des signes religieux on a le droit en France de porter les signes religieux alors il y a des endroits où c'est plus compliqué mais on a le droit on peut dire sa religion »
  • 1:00:57Invité politiqueFait
    « la religion est en train de quitter l'espace public non elle est plus présente que jamais en tout cas jamais depuis plusieurs décennies hein on voit de plus en plus la religion et les Juifs cachent de plus en plus leur religion »
  • 1:01:39Invité politiqueFait
    « le rejet la haine d'Israël est identifié par tout le monde pas simplement par les Français juifs par tout le monde identifié comme la cause de l'antisémitisme »
  • 1:04:23Invité politiqueFait
    « les Français nous disent que l'antisémitisme ça touche les Français dans leur ensemble le pays dans son ensemble »
  • 1:05:03Invité politiqueChiffre
    « on dépose très peu plainte quand on a été victime d'antisémitisme et moins que dans la mesure précédente 5 points de moins 14 % contre 19 % lors de la mesure précédente en 2022 »
  • 1:10:30Invité politiqueFait
    « quand on s'en prend aux Juifs on s'arrête rarement à eux après les Juifs il y a les journalistes les forces de l'ordre les professeur »
  • 1:12:33Invité politiqueFait
    « les professeurs n'avaient plus le sentiment de délivrer des savoirs mais de mener je cite un combat contre contre l'obscurantisme »
  • 1:16:02Invité politiqueChiffre
    « on a je dirais quoi une centaine de candidatures combien 45 45 ce qui me déprime absolument »
  • 1:26:56Invité politiqueChiffre
    « plus de la moitié des actes antisémites commis sur le territoire national dont on sait comme la rappelé Ariel tout à l'heure qu'ils ont augmenté de 1000 % sur la fin de l'année »
  • 1:27:38Invité politiqueFait
    « la moitié de ces actes concernent une atteinte aux personnes »
  • 1:30:19Invité politiqueFait
    « toutes ces femmes juives qui ont été massacré violé brûlé assassiné le 7 octobre et qui n'ont eu finalement comme répercussion dans les paroles de beaucoup de collectifs féministes ou beaucoup de femmes que de du mépris ou en tout cas de l'invisibilité »
  • 2:01:26Invité politiqueChiffre
    « il faut perfectionner l'arsenal législatif qui existe »
  • 2:02:07Invité politiqueFait
    « les antisémites les racistes ont constamment des stratégies de contournement »
  • 2:02:49Invité politiqueFait
    « on n'est pas dans les temps flash là on est dans un travail de longue durée »
  • 2:07:00Invité politiqueFait
    « ce qui se passe aujourd'hui n'est pas la contestation d'une politique gouvernementale mais bien l'appel à la destruction d'un État »
  • 2:07:41Invité politiqueFait
    « soutenir le terrorisme ou être incapable de le nommer stigmatiser toute une communauté l'essentialiser comme si chaque Français juif était coresponsable de la situation à Gaza provoquer la haine humiliée ostracisée »
  • 2:08:23Invité politiqueChiffre
    « les moyens de phos ont été renforcé et vont continuer à l'être »
  • 2:09:47Invité politiquePromesse
    « nous devons gagner et donc d'abord mener cette bataille à l'école »

Temps de parole

  • Aurore Bergé100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:08
Aurore Bergé

c'est un moment très important que ces assises de lutte contre l'antisémitisme que vous avez voulu rorberger réunir ensemble à l'initiative des pouvoirs publics les grandes associations antiracistes et tous les représentants des culte c'est un défi en soi un défi en soi parce qu'on traverse un moment troublé et éruptif depuis le 7 octobre et la guerre à Gaza alors nous sommes ensemble jusqu'à midi pour partager vos réflexions vos expériences aussi sur cette vague d'antisémitisme dans le pays et peut-être j'en suis sûr commencer à construire un socle de valeurs républicaines commune comme certains d'entre vous l'attendent dans cette salle condition d'un sursaut collectif je vous donne tout de suite la parole Aurore berger ministre chargé de la lutte contre les discriminations pour ouvrir ses assises merci merci beaucoup miram Kawet d'avoir accepté d'être avec nous et et d'animer cette matinée je remercie surtout celles et ceux qui ont accepté d'y participer activement d'abord l'ensemble des président d'association tant de lutte contre l'antisémitisme que de lutte évidemment contre le racisme toutes les formes de discrimination liées à l'origine et puis l'ensemble des représentants des cultes monsieur l'Archevêque de Rennes président du conseil pour l'unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme au sein de la Conférence des évêques de France Monsieur le grand Rabin de France Monsieur le président du Consistoire monsieur le recteur de la grande mosquée de Paris monsieur le Président de la Fédération protestante de France et vous tous mesdames et messieurs je vous remercie parce que votre engagement vos actions quotidiennes qu'elles soient petite ou grande pour nous rassembler pour réparer les fractures de notre société pour faire ressortir nous l'espérons le meilleur de chacun d'entre nous et la tâche nous le savons est immensément difficile elle est davantage encore aujourd'hui alors que la haine ordinaire alimentée par les extrêmes se déverse sur les réseaux sociaux mais aussi dans nos rues dans nos écoles dans nos universités depuis le 7 octobre nos compatriotes Juifs font tout particulièrement les frais de cette haine les actes antisémites ont explosé et atteignent un niveau de violence verbal et physique absolument inouï cette violence elle se déverse aussi sur nombre de ceux qui osent prendre la parole pour affirmer haut et fort nos valeurs républicaines et notre refus de toute forme d'antisémitisme quel que soit le masque derrière lequel il tente de se cacher l'instrumentalisation l'importation du conflit au Proche Orient les outrances auquelles elle donnent lieu n'ont qu'une conséquence en réalité loin de favoriser la paix là-bas elle fracture et elle divise ici et surtout elle se retourne contre tous ceux que les antisémites ont décidé de considérer comme Juifs nos compatriotes Juifs ne se sentent plus suffisamment en sécurité dans la rue dans leurs écoles dans leurs universités chez eux même et nous ne pouvons évidemment le tolérer à travers ces assises et dans la ligée de l'appel du collectif nous vivrons que je remercie et que je soutiens évidemment pleinement dans ces actions courageuses j'ai décidé de créer un espace de dialogue un espace d'expression libre pour donner pour pardon j'ai souhaité donner la voix à toutes celles et ceux qui subissent les conséquences concrètes de ces amalgames de ces postures et de ces tentatives de récupération j'ai souhaité que nous puissions établir ensemble sans esprit de polémique ce minimum commun sur lequel il ne devrait jamais être possible de transiger pour que l'on puisse retrouver le sens des mots et la voix aussi de la raison c'est pourquoi j'ai souhaité convie ici les principales associations représentatives de la communauté juif le CRIF le Fond Social Juif Unifié lujf dont je salue évidemment les présidents mais aussi les grandes associations qui luttent contre toutes les formes de haine raciste et antisémite car il existe un continuum entre toutes les formes de haine au-delà de leurs ind spécificité elles trouvent toutes leurs racines dans les mêmes terrau d'ignorance de préjugés de peur de l'autre ou de cynisme car ceux qui tente de diviser nos sociétés cherchent nous le savons à nous essentialiser à nous enfermer dans leur représentation pour nous dresser les uns contre les autres chaque insulte chaque passage à l'acte chaque crime produit par cette haine constitue pour eux une nouvelle victoire qu'il brandissent avec obscénité comme une nouvelle confirmation de leur idéologie ce faisant ils tentent d' visibiliser tout ceux qui œuvre au contraire chaque jour à nous rassembler à nous unir à créer ou recréer des ponts en somme ce qui fait le cœur de l'engagement du merp de SOS racisme ou de la Licra depuis vos débuts j'ai également souhaité que soient présents les représentants des principaux cultes bien sûr bien sûr l'antisémitisme et le racisme sont des questions qui ne se confondent pas et ne se recoupent pas ou pas pleinement avec la sphère religieuse mais les discours de haine particulièrement aujourd'hui s'en prennent aussi ouvertement à vous aux cultes et aux fidèles que vous représentez par le biais d'amalgam grossierers qui produisent les mêmes résultats que les haines racistes et antisémites votre présence ici et votre engagement pour le respect et le dialogue entre tous les cultes peuvent et doivent aussi contribuer à ce travail de réflexion sur notre minimum commun ce minimum commun qui prendra la forme d'un manifeste j'ai souhaité qu'il soit l'œuvre non pas de telle ou telle formation politique ou même de plusieurs d'entre elles mais au contraire le fruit de la coopération de personnalité du monde universitaire autour de Madame Marianne Matar Bonucci que je remercie pour sa présence et son engagement professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 8 membre de l'Institut universitaire de France à qui j'ai souhaité évidemment donner toute liberté carte blanche pour en décider le contenu et recueillir les contributions bien sûr ces réflexions se nourriront de toutes les paroles qui auront été prononcées aujourd'hui en ouverture de ces assises dont les travaux se poursuivront jusqu'à fin juin avec un autre temps avec l'ensemble des partis politiques représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat qui seront alors invités je ne vais pas donc pas m'apesantir plus encore puisque l'objectif c'est surtout aujourd'hui de vous écouter et je vous remercie très sincèrement pour votre présence et pour votre engagement merci merci beaucoup Aurore berger alors je vais vous donner un petit mot sur le déroulé de cette matinée les deux Tabl rondes donc les les table ronde avec les associations et celle avec les représentants des C doi être ponctué par des vidéos parole de victime de l'antisémitisme aujourd'hui vidéo signée Sophie Naoum don je suis sûr vous connaissez le travail ici présente travaille sur les derniers les derniers survivants de la Choa dont elle recueille les témoignages en France et maintenant dans beaucoup d'autres pays dans le monde échange ponctué également vous le verrez sur cet écran par le regard de Xavier Gor le dessinateur dont les pingouins givrés seront régulièrement projetés dans dans les interventions la fondapole et la JC France nous présenteront la radiographie de l'antisémitisme réalisée par l'ifope et puis nous allons écouter deux personnalité qualifié engagé l'écrivaine et réalisatrice Émilie frche et la chercheuse MarieAnne batar Bonucci présenté il y a un instant par la ministre elle s'implique dans ces assises dont vous comprenez bien que il ne s'agit que que du coup d'envoie et qui vont se poursuivre jusqu'à la mi-juin tout de suite une première vidéo de Sophie naou parole de jeune française victime de l'antisémitisme depuis le 7 octobre regardez est-ce que tu peux me raconter ce qui t arrivé en fait dans ton école on préparait les chambres pour la pour une classe verte ben une petite fille de mon âge dans ma classe qui m'a dit je veux pas être dans ta chambre en classe verte parce que tu es juive au moment de dire en fait qui va être dans quelle chambre oui et elle a dit je veux pasêtre dans ta chambre parce que tu es juive comment tu as réagi quand elle t'a dit ça bah je pouvais pas parler je pouvais pas le dire il y avait d'autres personnes autour de toi non elle te l'a dit personne n'a entendu oui tu as été le dire aux adultes non j'étais trop choquée pour le dire donc tu as plus parlé ouais l'infirmerie m'a appelé en me disant qu'il fallait absolument que je récupère ma fille il ne l'avait jamais vu dans un état comme ça mais elle était muette je crois que bah comme elle vient de le dire elle a été choquée c'est les mots qu'elle emploie et qu'elle emploie plusieurs fois donc c'est que le lendemain où elle m'a raconté tout parce qu'elle me donnait des bribes d'informations mais pas assez pour que je puisse reconstituer le puzzle pourquoi tu avais du mal à le dire parce que tu avais rien à te reprocher j'étais encore très choquée parce que je pensais que ça va jamais arriver donc j'aiétis moi aussi choquée j'étais très triste que ma fille puisse entendre ça j'ai l'impression d'avoir enlevé un peu de d'insouciance à à ma fille de 8 ans ouais en vous êtes quand même encore petit pour même avoir ce genre d'idée en tête quoi pour en avoir parlé effectivement avec le directeur pour moi évidemment ça peut venir que au sein de de la famille elle peut pas l'inventer elle peut pas le penser elle a entendu quelque part et à 8 ans on entend des chose à la maison qu'on répète à l'école il y a eu d'autres incidents dans ta dans ta classe ouais une fille de mon âge qu'un grand lui a dit sal juive comme ça il est passé il lui a dit sal juive un grand quoi un grand du collège je pensais jusqu'à présent que ma fille allait être préservée puisquelle n'est que en CE2 et je trouve que finalement les problèmes descendent tôt dans les classes et arrivent chez les plus jeunes donc forcément oui je suis inquiète tu as peur vraiment depuis le 7 octobre ah oui oui j'ai peur surtout que bah du coup j'ai été victime deux fois de d'agression si on peut dire ça antisémite en fait j'étais un soir dans le métro je rentrais du travail et je vois un regard sur moi d'une personne qui était à côté ici donc je fais pas attention et et je vois que il m'amon des choses mais je je fais pas attention et j'avais mes Airpod j'avais la musique super forte donc j'entend Derrien et en fait quand je suis sortie il était il m'a rattrapé par l'épaule euh visage contre visage mais très proche et il me dit sale feugge dégage d'ici je vais te ta race euh sale sioniste comme ça il me dit et en hurlant donc ça a rajouté encore plus de de choc quoi et j'ai j'ai eu peur qu' me qui me qui m'agresse physiquement j'ai eu très peur et je me suis dit le le métro il va partir il va me pousser dans les rails je sais pas ce qu'il aurait pu faire quoi c'est pour ça je suis partie direct et enfin j'étais anéantie j'ai j'en ai même fait une crise d'angoisse j'arrivais plus à boucher surtout que j'étais toute seule c'était horrible quoi donc on était à peu près début novembre je pense la personne qui m'a qui m'a embêté a commencé à me faire quelques blagues et puis au fil du temps c'est devenu des insultes comme ça juif ou retourne dans tes camps retourne dans tes camps ouais une fois j'avais dit il je me suis couché tard parce que je me suis douché bon il me disait tu es sûr que c'était de l'eau dans la douche la dernière si on peut appeler ça une insulte c'était un geste j'étais sur mon téléphone et puis il m'a fait un salut nazi je me suis rendu compte vraiment de la gravité des faits quand il m'a fait salut naasie c'est à ce momentlà que je me suis dit là ça va plus là faut faut arrêter et puis en rentrant des cours j'en ni pas à ma mère je lui dit ouais il y a un mec qui m'a qui m'a fait un sol naasie tout à l'heure et puis ma mère m'a regardé elle m'a dit mais pourquoi on en a ensuite parlé à ma CPE qui ensuite l'a fait remonter à direction et en fait ça a pris une une grande ampleur mais je pense que c'est la période où ça a été la plus difficile pour moi comme je comme au début j'avais laissé passer des blagues antisémites bah je m'étais dit que je m'étais coincé en quelque sorte dans cette espèce de cercle vicieux quoi parce que ça donnait de plus en plus grave de plus en plus violent et les gens autour ne réagissaient pas parfois rigolai d'autres fois juste faisaient comme s'ils avaient rien entendu je me suis dit bah là si les gens rigolent derrire parce qu'on me fait des insultes antisémites c'est que bah je suis problème quoi il y a eu des moments où je me suis beaucoup beaucoup remis en question et ça a été très très loin psychologiquement c'està-dire c'està-dire que il y a eu des fois où j'ai voulu juste y mettre fin quoi mais plusieurs plusieurs fois où je me suis poussé où j'ai juste voulais mourir quoi maintenant je me fais petite quand je commande des uber des enin des taxis ou des n'importe bah déjà depuis le 7 octobre j'ai changé mon prénom je m'appelle Christine quoi sur Huber quoi c'est horrible à dire mais l'impression d'être on a l'impression enfin j'ai l'impression d'être une pestiférrie quoi c'està dire toi tu pensais pas devir dans ta vie te battre contre l'antisémitisme quoi JIS jamais je me disais bon ben je suis vif et puis voilà quand j'étais petit j'ai j'ai toujours été on m'a dit tu es la personne la plus souriante la plus gentille la plus truc truc truc sauf que moi je me disais bah c'est normal enfin quelqu'un c'est comme ça quoi je je j'imaginais pas qu'il y a autant de violence de de malveillance dans certaines personnes j'ai découvert la haine voilà donc pour cette première vidéo je vais passer la parole un instant vraiment très court à Sophie naou pour qu'elle nous explique ce qui frappe dans ces dans ces trois témoignages c'est que deux sont anonymes et une jeune fille accepte de montrer son on mesure la difficulté de de recueillir ces paroles là aujourd'hui euh oui ben c'est très très difficile de trouver des témoignages comme tu l'as constaté il y en a deux de dos ils ont tous peur ils sont terrorisés ils sont ils se sentent ostracisés dans leurs établissements ils se sentent pestiférés comme elle le dit voilà j'ai j'ai pas voulu trouver les pires cas mais des cas en fait juste d'antisémitisme classique d'ambiance parce que ça le Juif c'est devenu d'une banalité totale dans notre pays aujourd'hui donc voilà ça ça raconte cette banalité en fait merci alors on entame notre première tour tour de table avec les présidents d'association Jonathan Arpy président du CRIF le Conseil représentatif des institutions juives de France vous avez 3 minutes et on essaiera de de garder quelques quelques aérations de de dialogue avec avec la grande table ou avec le public Madame le Ministre chers aur bergers euh mesdames et messieurs euh chers amis je voudrais en en quelques mots d'abord dire à quel point il y a dans ces vidéo tout l'antisémitisme auquel on fait face aujourd'hui il y a d'abord le rajunissement euh du phénomène c'est-à-dire à la fois les auteurs et les victimes qui sont de plus en plus jeunes il y a la question de l'assignation violente au proche- Orient au conflit euh entre Israël et le Hamas euh et euh euh il y a du coup en miroir évidemment le fait que l'antisémitisme depuis le 7 octobre et le titre de cette vidéo l'antisémitisme depuis le 7 octobre est déjà euh une analyse très juste euh il y a effectivement la la haine d'Israël comme moteur euh carburant de du regain d'antisémitisme que nous constatons depuis le 7 octobre donc merci euh d'abord évidemment euh euh cher Auror berger d'avoir convoqué ces ces assises elle répondent à un impératif qui est celui que la puissance publique met en mouvement la société civile euh on a très souvent considérer que l'État devait agir de son côté et que la société avait ses propres moteurs de son côté également ce que nous faisons ce matin tous ensemble c'est au fond mettre en acte l'idée que l'État ne peut pas agir seul qu'il a besoin du monde associatif des cultes peut-être demain aussi du monde syndical des entreprises enfin de l'ensemble des acteurs de la société civile pour mettre en mouvement une nouvelle dynamique de réprobation sociale de l'antisémitisme parce que ce qui me frappe dans toutes les études qui sont menées ces derniers temps c'est le fait que il y a une perméabilité plus grande face à l'antisémitisme une acceptabilité sociale de l'antisémitisme beaucoup plus grande qu'avant le point rapidement sur lequel je voulais insister peut-être dans les perspectives c'est d'abord celui de pousser plus loin la question de la définition de l'antisémitisme il y a évidemment la définition de l'iashera donc l'international Holocaust remembrance alliance donc endossé par la France adopté à l'Assemblée il me semble important de tout faire pour qu'elle soit déclinée euh à tous les niveaux et qu'elle ne reste pas simplement très abstraite et théorique parce que sinon nous serons aveugles face à toutes les composantes et toutes les dimensions de l'antisémitisme contemporain notamment effectivement les questions liées au conflit israëlo-palestinien la la deuxième chose par rapport au à la aux sanctions qui doivent être prise sur les questions d'antisémitisme il y a d'abord un vrai manque de lisibilité euh nous sommes aujour i chacun capable de donner le nombre d'actes antisémites commis en 2023 en tout cas ceux qui sont enregistrés par le ministère de l'intérieur mais nous sommes bien incapables de donner leur traitement judiciaire et il y a un vrai impératif de pouvoir avoir une lisibilité là-dessus parce que il y a des cas de peine très sévères qui sont qui sont décidés mais nous n'avons pas suffisamment de recul et de données agrégées pour qu'on puisse avoir le caractère dissuasif euh de de ces sanctions euh la deuxième chose sur les sanctions qui me paraît important c'est de tenir compte du fait que aujourd'hui il y a un phénomène de masse qui se déroule sur les sur les réseaux sociaux et que pour gérer ce phénomène de masse il va falloir inventer des modes de de sanction sans doute différents euh je plaide et je sais que c'est un sujet qui est difficile pour l'amende civile parce qu'elle permettrait de San de sanctionner de manière plus rapide et plus systématique les auteurs de propos aineux sur Internet dernier point la question de l'éducation qui pour moi est centrale euh face à la situation que nous traversons il n'y a qu'un rempart c'est évidemment la République avec toutes ces institutions à commencé bien sûr par l'école et cette école elle doit accepter de traiter ces sujets là beaucoup plusut tôt dans les parcours scolaires et pas uniquement sous l'angle civique entre guillemets euh en en en fin de collège ou lycée mais peut-être dès le primaire en en invitant à regarder ces questions telles qu'elles se posent dans les yeux d'enfants on a eu les cas de d'enfants de de CE2 aujourd'hui donc voilà ce que je voulais dire à ce sujet évidemment le CRIF sera un partenaire engagé euh à vos côtés cher Aurore pour pour poursuivre cette démarche merci merci beaucoup Jonathan Harfi kaltou Gashi pour le MP le mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples quel mot vous mettez sur ce qui se passe dans notre pays depuis le 7 octobre alor merci tout d'abord à madame la ministre d'avoir permis aurap aujourd'hui d'être présent et de s'exprimer effectivement je m'associe à ce qui vient d'être dit on assiste à un phénomène de de de masse euh à un antisémitisme décomplexé et je crois qu'il est euh plus qu'indispensable de faire bloc ensemble pour lutter contre l'antisémitisme alors de mon point de vue en ma qualité de co-présidente du MRAP je voudrais souligner que le mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples euh a toujours euh eu euh pour objectif de lutter contre l'antisémitisme de lutter contre toutes les formes de racisme le MRAP est issu euh de de la résistance et euh a été composé d'une partie des militants de de la LIC l'antisémitisme est une des formes les plus anciennes et les plus permanentes du racisme en Europe il a connu lu même des formes diverses il a engendré au 20e siècle on le sait l'une des pires catastrophes de l'histoire de l'humanité alors évidemment nous avons vu ces témoignages euh d'écoliers de jeunes gens qui sont absolument effroyables et cela démontre que la persistance de l'antisémitisme exige une vigilance et un combat sans relâche ce que je voudrais également dire c'est que le sionisme quant à lui est une théorie apparue à la fin du 19e siècle qui prône le retour du peuple juif dans son territoire historique ce projet a toujours été diversement soutenu et contesté y compris au sein de la communauté juive alors euh évidemment j'ai j'ai j'ai 3 minutes pour mais pour le dire brièvement après 49 la communauté internationale a reconnu la création de l'État d'Israël les accords d'Oslo et l'ONU en ont consolidé les frontières certains antiionistes dont le MRAP ne fait pas partie le MRAP a toujours prené la solution de peuples deux états conteste ce fait historique et par ailleurs certains sicionistes considèrent que leur projet ne sera achevé que par l'occupation de ce qu'ils appellent la Judée et la Samarie à la place du peuple qui vit depuis des siècles ce que je voudrais dire c'est que cette confusion entre Jud la judéité des des des personnes droit humain absolu et un projet politique qui est discutable par définition est un des aliments de l'antisémitisme moderne combattre le racisme combattre l'antisémitisme c'est toujours refuser l'assignation des individus ou des communautés à une histoire ou à une cause politique nous devons donc combattre l'amalgame entre sionisme et judéité nous devons effectivement faire un travail du point de vue de de l'éducation nous devons tous lutter avec force et détermination contre [Musique] l'antisémitisme merci beaucoup je vais passer la parole à Samuel le joyeux pour l'jf l'Union des étudiants juifs de France Samuel le joyeux qu'on a beaucoup vu ces derniers temps tenter un dialogue à sciencep Paris on a envie de vous entendre sur ce que vous comprenez d'une impossibilité de se parler ou pas dans dans nos universités et particulièrement celle celle de de l'EP de la rue Saint- guuillaume merci beaucoup merci beaucoup madame la ministre pour l'organisation de ce moment qui à mon avis est important effectivement vous l'avez dit ces derniers temps nous essayons de de remettre des espaces de dialogue celui-ci en éteint et donc il y a des choses qui viennent d'être dit avec lesquels je suis en désaccord et je vais du coup me permettre de les dire vu que c'est l'objectif que de montrer ces désaccords là d'abord un mot pour dire on entend beaucoup ce mot de l'ostracisation des étudiants juifs j'aimerais mettre de du contenu derrière ce mot qui qui à mon avis est une juste représentation mais parfois est une représentation atténuée de la situation que vivent les étudiants juifs depuis le 7ct oobre concrètement être étudiant juif depuis le 7 octobre c'est effectivement cette ostracisation c'est-à-dire ce sentiment de solitude qui alors n'a pas démarré le 7 octobre puisque déjà dans notre étude de septembre 91 % des étudiants juifs se disaient victime d'antisémitisme et sur ces 91 % 43 % concerné des actes liés au au conflit israélo-palestinien en ensite on a des cas extrêmement violents quand on dit austracisation ça veut pas dire que c'est seulement un antisémitisme latin j'en donne trois comme ça une étudiante qui publie une conférence qu'elle organise sur les droits des femmes en Israël et en Iran qui se prend 200 messages d'insulte que je ne répéterai pas ici au regarde de leur violence et de leur vulgarité 200 messages d'insulte sur les groupes WhatsApp un message de soutien en privé et et je crois que les deux phénomènes sont d'ailleurs aussi graves l'un que l'autre c'est une étudiante qui dans une université à qui on va mettre un tag avec notamment écrit sal juive à la place où elle s'assoit de façon habituel en amphithéâtre c'est enfin et et je crois que ça n'était pas arrivé depuis de très nombreuses années et les dernières fois que c'était arrivé c'était les fascistes l'extrême droite et cetera des étudiants trois étudiants en l'occurrence qui se font frapper agressés physiquement par des coups de pied au sol sur le campus de Strasbourg le campus de droit de Strasbourg alors qu'ils étaient en train de coller des des affiches des otages alors oui il y a quelque chose qui se joue sur la question du conflit israëlo-palestinien ça ça n'a échappé à personne oui il y a une dynamique d'essentialisation mais c'est là que je vais me permettre de vous répondre parce qu'à mon avis la question n'est pas de séparer la la judaïté du sionisme chacun en tout cas les étudiants juifs ils ont le droit de s'affirmer sioniste le problème justement il n'est pas là le problème est justement l'acceptation du fait que en tant que juif on dit on on est-ce que on a le droit de dire notre attachement à l'État d'Israël dire notre attachement à ce projet politique du sionisme tout en disant tout en ayant ses opinions sur le conflit israëlo-palestinien en étant d'accord ou pas avec la politique israélienne et et comment on fait pour que le fait justement de dire qu'on est sioniste ne n'engendre pas directement des paroles de haine parce que je rappelle le sionisme n'a rien à voir avec la défense ou non de la politique israélienne le sionisme c'est juste un attachement à l'existence d'un État juif sur cette terre et donc c'est là tout le sujet et à mon avis c'est là qu'il va falloir finalement trouver un consensus c'est enfin sur le fait que le sionisme il doit être accepté on a le droit d'être sioniste à l'université et on a le droit de ne pas être jugé pour ça et surtout de ne pas être traité de complice de génocide de ne pas être exclus d'un amphithéâtre au motif que l'on est un sioniste donc finalement moi je résume la situation en disant la cause palestinienne en soi évidemment n'est pas un anti sémitisme mais en revanche la cause palestinienne ne justifie pas ne doit pas justifier l'antisémitisme et malheureusement ce qu'on constate aujourd'hui et depuis le 7 octobre c'est que la cause palestinienne engendre une augmentation de l'antisémitisme et ça c'est à mon avis extrêmement triste et en tout cas quelque chose sur lequel on doit travailler ensemble merci beaucoup la parole à Dominique Sopo pour SOS Racisme bonjour à toutes et à tous merci pour cette invitation et l'organisation de ce temps d'échange bien évidemment SOS Racisme lutte ça a été rappelé contre le racisme l'antisémitisme et les discriminations raciales c'est même un élément fondateur si je puis dire de l'association que je préside et ce qui se déroule depuis le 7 octobre à savoir cette explosion sur la fin fin de l'année dernière notamment des actes de nature antisémite doit amener à une réprobation totale et elle l'amène bien évidemment de notre part la question de l'antisémitisme mais il faut le rappeler comme vis-à-vis de tous ces phénomènes qui ont parfois tendance à se banaliser ou dont on a tendance à ne plus voir le caractère nocif et dangereux euh l'antisémitisme pose évidemment plusieurs problèmes un problème éthique et notamment lorsqu'on est antiraciste lorsque l'on est antiraciste quand bien même on serait dans des organisations qui ne sont pas spécialement intéressées par la question de la lutte contre l'antisémitisme parce qu'on serait davantage sur la lutte contre le racisme antinoir ou anti-arabe bon ce qui peut être tout à fait honorable au demeurant et bien il faut toujours se souvenir que lorsque l'on réclame pour soit d'être traité à égale dignité ce que l'on veut pour soi on le veut pour les autres et qu'on ne peut pas être un antiraciste conséquent si on confond l'antiracisme avec une forme de corporatisme racial le deuxième élément c'est que la question de l'antisémitisme pose et ça a été rappelé je ne vais pas m'étendre dessus un problème de sécurité vis-à-vis des personnes qui seraiit identifié comme juive en France et malheureusement Samuel le appelé des agressions ont eu lieu on sait comment les paroles peuvent amener à des multiplications ou en tout cas des passages à l'acte physique qui ont déjà eu lieu et enfin évidemment et ça intéresse là également la question de l'antiracisme euh d'un point de vue euh stratégique si je puis dire l'antisémitisme est un poison très particulier dans la mesure où il il le renvoie une logique de Bou émissaire qui détourne les personnes des vraies sources de l'oppression qu'ell pourrai subir euh lorsqu'elles sont euh frappées par euh les injustices qu'elles soient liées euh à leurs origines euh ethniques ou même d'ailleurs euh à leur conditions euh social euh une fois que cela a été dit je pense que nous sommes par ailleurs dans un contexte plus global où euh les sujets qui nous animent aujourd'hui sont malheureusement parfois enrôlé dans une grande malveillance et là je parle de la question de la lutte contre l'antisémitisme et de la lutte contre le racisme je vois bien comment des mauvais génies essayent d'utiliser la lutte contre l'antisémitisme pour rajouter des couches de haine vis-à-vis de groupes dans la population pour parler clairement les Arabes ou les arabosmusulmans et comment la lutte contre le racisme peut être enrôlée par d'autres pour expliquer que on irait tellement mieux lorsque l'on est noir ou arabe si les Juifs allaient moins bien et que ce serait peut-être eux la source de l'oppression que l'on sub subit dans la société et je pense que face à ces malveillances et bien au contraire il faut être dans une logique d'alliance dans une logique de dialogue nous avons nous d'ailleurs un projet qui s'appelle salam Shalom salut Il l'jf qui est partenaire d'ailleurs où justement il y a des espaces qui sont créés pour que les gens quel que soient leurs origines quelle que soit leur religion montre qu'ils peuvent se parler à une époque où chacun peut être renvoyé dans son corner dans sa solitude et je pense que un des éléments fondamentaux au-delà des analyses que l'on peut faire des phénomènes c'est comment constamment il y a le souci des alliances à tisser dans la société pour que de façon commune nous soyons capables et bien d'avoir des fronts qui luttent contre les logiques de haine qui sinon risquent de tous et toutes nous emporter merci beaucoup je passe la parole à Ariel Godman pour le Fond Social Juif Unifié n'hésitez pas à vous répondre aussi les uns et les autres avec ce début de débat sur la question du sionisme de l'attachement à Israël qui ne doit pas faire l'objet d'attaque antisémite dans notre pays merci beaucoup euh madame la ministre pour cette ces assises effectivement le le 12 novembre il y a eu une marche contre l'antisémitisme votre élu voisin Gérard Larchet le président du Sénat avait dit espérons qu'après la marche il il y aura des démarches il y a aujourd'hui une démarche qui est forte qui est la vôtre et je vous en remercie et je suis pour ma part assez satisfait de voir que justement les personnalités ou les groupes qui n'étaient pas présents à la marche comme le recteur de la Mosquée de Paris ou comme le MRAP sont ici présents aujourd'hui autour de la table ce qui fait que peut-être on peut imaginer que les esprits ont évolué en quelques semaines la deuxè chose que je voulais dire c'est que l'antisémitisme il est pas né le 7 octobre ni 8 en France on pas remonter à la guerre bien qu'on soit le jour du yomachua mais dans les années 2000 l' sémitisme l'antisionisme aussi a tué 12 ou 13 fois en France je vois mon ami arier Bensemoun ici on était à Toulouse ensemble en mars 2012 les quatre victimes juives je parle pas des soldats les quatre victimes juives Mera les a assassiné en invoquant la cause Palestine donc c'est pas né le 7 octobre 7 octobre évidemment a été un un accélérateur je vais y venir alors euh vous avez posé des des des questions difficiles à la fois quelle pourrait être le socle commun et à la fois quelle pourrait être les les préconisations que nous pourrions lancer pour faire évoluer le débat et peut-être avancer dans la lutte contre les l'antisémitisme bah le socle commun je crois qu'il peut être résumé en en deux en deux phrases un l'antisémitisme n'est pas l'affaire des Juifs c'est l'affaire de la France et votre initiative en est une illustration très forte de l'antisémitisme c'est un délit c'est un délit c'est pas une opinion il faut apprendre ça aux enfants dès la maternelle il faut apprendre ça dans les familles et tr je le rajoute l'antiionisme pour le coup le sionisme pour le coup pardon c'est pas UNL c'est une opinion et donc on a le droit d'être sioniste et on n' pas le droit d'être antisémite dans notre pays enfin et j'en ai bientôt terminé les les projets les propositions le fitju a mené récemment une enquête sur près de 1500 jeunes on a travaillé avec le créoc avec des des sociologues avec la Fondation jeanures on a des données et de ces données il ressort que un des problèmes quotidiens les plus fort que rencontre la jeunesse juive et la lutte et la la le harcèlement en ligne l'insulte antisémite l'antisémitisme sur internet et je crois qu'il faut prendre ce problème à bras le corps come on l'a fait pour la pédophilie à un moment donné et je crois par exemple qu'il faut très rapidement mettre fin à l'anonymat sur les réseaux sociaux parce que évidemment ça n'enlèvera pas tout mais ça enlèvera une grande partie des torrents de Bou qui se déversent euh sur les réseaux enfin je voudrais dire que et je conclus l'antisémitisme depuis le 7 octobre il est alimenté par une haine d'Israël par une volonté d'effacement d'Israël et quand des slogans comme de la rivière à la mer sont criés de façon anodine sont repris par des jeunes qui probablement ne savent pas ce que cela signifie et bien on est face à un phénomène grave parce que de la rivière à la mer ça veut tout simplement dire de jeter les Juifs d'Israël à la mer c'est ça l'origine de ce slogan et je crois qu'on ne peut pas occulter le fait que cet antisémitisme qui se déroule qui se démultiplie qui est exponentiel depuis le 7 octobre il porte en lui les traces à la fois les pensifs de l'antisémitisme le plus crasse le plus traditionnel et en même temps il est imprégné de cette du Juif tel qu'elle est enseigné dans les manuels d'éducation dans les territoires palestiniens et cela aussi c'est un un sujet sur lequel nous devons travailler qui doit être pris à la bras le corp je vous remercie merci beaucoup on va terminer avec Mario Stasi qui préside la Licra la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme madame la ministre vous remercie tout d'abord d'avoir organisé ces assises auquel la cra participe des paroles aux acte éducation sanction engagement politique je me souviens qu'un de mes des prédécesseurs avaient rencontré un ministre de l'éducation nationale et lui avait expliqué combien nos équipes qui sont formées je n'interviens donc pas puisque je ne suis pas formé intervenz dans les lycées et les collèges et avait eu euh le privilège de pouvoir débattre pendant plusieurs heures devant 30 40 ou 45000 lycéens ou collégien et le ministre lui avait répondu en rigolant mais c'est comme écoper la Méditerranée avec une cuillère et mon prédécesseur de lui répondre si vous aviez fait le job on ne serait pas à vos côtés ce n'est pas provocateur de ma part c'est simplement euh la nécessité euh de vous dire que mon engagement n pas simplement associatif c'est un combat politique que nous menons quelle vision nous avons de la République et quelle est celle quel est le projet que nous souhaitons voir insufflé par nos politiques en partenariat avec nos associations certes nous intervenons dans les lycées et les collèges nous intervenons dans le cadre de l'enseignement supérieur pas assez pas assez ce n'est pas faute de volonté de notre part c'est faute certainement de sens de responsabilité de courage ou de soutien qu'ils doivent ressentir plus encore de ses responsa qui ne font pas suffisamment appel à nos militants première action l'éducation l'éducation l'éducation la pédagogie comme la politique c'est la répétition deè action la sanction oui l'antisémitisme est un délit et ça n'a rien à voir avec la liberté d'expression et le racisme et l'antisémitisme sont des délits et ne sont pas des opinions or dans notre corpus législatif l'antisémitisme comme le racisme sont traités où les délinquants racistes et antisémites sont traités non pas comme des délinquants mais comme des délinquentss d'exception qui qui ont le privilège de se voir protéger par la loi de 1881 qui une loi de liberté de la presse ce qui fait qu'aujourd'hui alors que les mots peuvent tuer je vais citer Robert badater les mots sont des fusils chargés ces délinquants racistes et antisémites ne sont pas traités comme des délinquants habituels avec les mêmes droits que n'importe quel délinquent doit bénéficier présomption à l'innocence mais comme des délinquants d'exception qui pu qui peuvent ainsi bénéficier d'une procédure qui les protège il il faut donc des paroles aux actes sortir la loi de 1972 sortir les délits racistes et antisémite du corpus de la loi de 1881 pour faire de ces délinquants racistes et antisémites des délinquants de droit commun combat non pas associatif mais politique il faut que le monde syndical cher Jonathan et le monde de l'entreprise se s'empare de ce sujet il faut que tous soi sensibil au fait que cette cause ne cette cause intéresse et doit intéresser parce qu'elle est vitale chacun de nos concitoyens il faut donc première proposition sortie de la loi 1881 2è proposition donner les moyens financiers se donner des obligations politiques imposer un agenda programmatique pour que cette lutte contre l'antisémitisme soit une de nouveau peut-être mais je pense qu'il y a une urgence une grande cause nationale je vous remercie merci beaucoup alors je voudrais à ce stade de cette table ronde qu'on qu'on redonne la parole aux victimes et ces victimes vous allez le voir et bien elles sont non juives parfois car oui on peut subir l'antisémitisme sans être juif c'est la deuxè vidéo de Sophie naou regardez la vendu qui tapine pour le peuple l'élu la conne est les sionistes tu mérites de crever ceci est la liste des gersçant soutien sionistes du génocide israélien et ton nom sera rajouté à la liste ta gueule sale chienne de merde grosse sioniste ça je commence à le connaître par cœur crève ah ben ça c'est sympa en fait j'en ai j'en ai autant que vous voulez j'en ai plein et donc tu peux dire que tu as été victime d'une forme d'antisémitisme après le 7 octobre ben ouais alors bon ça fait un moment que ça dure mais depuis le 7 octobre et depuis ma prise de position c'est depuis le moment où j'ai dit que je n'étais pas antisémite c'est quand même faut faut remettre les choses à leur place sopia Haram fille de musulmanans até de culture musulmane j'ai pris position naturellement le plus naturellement du monde j'ai témoigné ma solidarité avec les Israéliens avec les Juifs en France qui avaient perdu des proche j'ai témoigné ma solidarité rien que ça ça m'a valu des trombau d'injure de haine de menace et et et de suspicion de suspicion tout ça juste parce que j'ai témoigné ma solidarité et donc c'est bien qu'on a un problème on n pas besoin d'être juif pour souffrir de l'antisémitisme et pour trouver que l'antisémitisme c'est dégueulasse je pars toujours de quelque chose de base qui est j'allais dire un humanisme primaire je me réveille le 7 octobre au fur et à mesure de la journée il est évident qu'on est face à un pogromme puisqu'on apprend à assez rapidement que outre les terroristes suite aux terroristes des populations civiles de Gaza sont entrés dans les kibuts et ont tué ont volé ont pris des otages comme les terroristes donc c'est un poogromme c'est un progromeme c'est une société civile qui participe au massacre à l'expropriation d'une autre d'une autre population du fait de son ethnie mais moi ce que j'ai vécu c'est une attaque direct brutal à mon humanité c'est je me sens concerné et et et c'est terrifiant et et il était hors des questions à ce moment-là de reculer d'un pas il y a vraiment deux clans et et je j'ai découvert ça de façon très très cru et très violente le jour où les premiers chiffres de la hausse de l'antisémitisme en France post 7 octobre sont sortis publiés par le gouvernement et où je publie sur les réseaux sociaux un panneau à la façon de celui de je suis Charlie avec je suis juif et je me prends mais euh un un sac de de d'insulte de menace qui me disent alors tu cautionnes la mort de tous les Palestiniens c'est vraiment une histoire de clan c'est où on est contre l'antisémitisme où on est de façon déguisée pour les danées de la terre et c'est un peu ça l'idée c'est c'est une une image fantasmagorique qu'on se fait des Juifs qui seraient ces ces blancs capitalistes qui dirigeraient le monde et si on les défend eux ça veut dire qu'on est contre tous les opprimés racisés euh qui souffrent à travers le monde alors je le revendique tout à fait je fais partie du clan de ceux qui refusent l'antisémitisme mais euh mais pour autant j'accepte pas ce partage du monde en en deux parties on peut pas être solidaire on on on est on est témoin d'un truc atroce de bébés assassinés de de de femmes violées devant de devant leur famille de de enfin on a les détails ce que j'avais lu était suffisant pour m'indigner et ben non non dans ce pays et de la part d'antisémite notoire mais de la part de personnes dont je pensais pas qu'elle était des gens qui qui n'ont pas été CAPAES de nommer le terrorisme là où il était bah pour moi c'était la double peine être dans un pays dans lequel des élus de la République ne sont pas capables de nommer le terrorisme quand il se produit quelque part dans le monde bah pour moi c'est grave c'est très très grave et quand je le dis quand je me fous de leur gueule avec mes mots parce que c'est mes armes moi c'est l'humour c'est euh c'est euh la la caricature c'est euh c'est l'outrance je le fais et quand je le fais il faut voir ce que je reçois moi la première chose qu'on s'est dit avec les copains c'est on s'est dit moi ça a été mon mode d'ordre et ça allit encore c'est maintenant on cogne on cogne par les mots hein parce que c'est c'est c'est c'est mon arme c'est nos armes à nous on cogne avec les mots on ne lâche plus rien si on perd cette bataille là c'estàdire que si on laisse l'antisémitisme s'installer euh en on on on on perd on perd quoi on perd la démocratie on perd la liberté je dire le moule de tous les racismes c'est l'antisémitisme et c'est quand même extraordinaire qu'on a oublié ça c'est nous-mêmes c'est nos principes de vie c'est nos principes humanistes nos principes démocratiqu qu'on qu'on qu'on défend quand on combat l'antisémitisme mé prises de position pour moi c'était vraiment alors j'avais l'impression d'enfoncer des portes ouvertes mais effectivement chez les Français juifs il y a eu des des témoignages de de de de gentillesse de reconnaissance de de merci et ça m'est arrivé quelquefois que des gens pleurent en me disant tout tout leur désarrois et en me remerciant et c'est vertigineux en fait de se dire qu'on en est là c'est terrible sur ce que ça raconte du moment de notre société de notre pays même c'est terrible on est si peu de personnes qui avont une voix qui porte dans les médias à et qui ne somm pas juifs à à vous soutenir dans ce que vous vivez dans l'horreur que vous vivez pour que vous puissiez réciter nos noms aussi facilement et nous repérer aussi vite c'est c'est tellement triste ce qui m'a ému ce qui m'a ce qui m'a bouleversé ce qui continue à bouleverser c'est ce sentiment d'isolement de solitude d'abandon des Juifs et ça c'est inquiétant c'estàdire que une composante de la République française c'est des Français juifs euh se sent abandonné parce que juif ça c'est pas possible ça ça c'est impossible donc c'est contre ça là aujourd'hui concrètement on a 1000 % une augmentation de 1000 % des actes antisémites en fait peut-être qu'on arrête de réfléchir et juste on dit stop et on cogne quoi si on se laisse intimider et je refuse de me laisser intimider de quoi on a peur des fous on fait plus rien alors si on a peur de dire ce qu'on pense à ce moment-là c'est qu'on accepte la tyrannie et je refuse la tyrannie voilà pour ces témoignage alors justement on entendait Abdou chalmani évoquer l'explosion les 1000 % il faut qu'on soit très clair sur les chiffres Jonathan Harfi disait qu'on avait besoin d'avoir plus de lisibilité sur les instructions sur la suite des plaintes donc les chiffres on y va avec avec Dominique rignier de la fond d'aple et avec Anne Sophie Seban nakach bacach pardon bcche pardon vous vous avez comme chaque année fait la radiographie de cet antisémitisme qui qui monte et et qui et qui explose depuis le 7 octobre mais qui monte qui montait déjà avant alors dites-nous les actes où sont-ils le plus souvent commis jusqu'où s'élève ce ce sentiment d'insécurité des Juifs en France aujourd'hui merci beaucoup bonjour à toutes et à tous madame la ministre chér berger d'abord merci à vous à votre équipe pour l'organisation de ce moment et pour l'invitation mesdames et messieurs l'heure est grave et en effet les résultats de notre dernière enquête radiographie de l'antisémitisme en France 2024 en sont pour preuve depuis 2014 depuis 10 ans donc maintenant le bureau de l'American jesh commite à Paris mène des enquêtes d'opinion en partenariat avec la Fondation pour l'innovation politique dans le but d'éclairer le phénomène de l'anti ement en France à travers à la fois l'opinion qu'en ont les Français à travers la mesure du niveau des préjugés au sein de la société française et à travers aussi l'expérience des Français juifs face à cette haine dont ils dont ils font l'objet je remercie Dominique réier directeur général de la Fondation pour l'innovation politique pour sa présence et surtout la fidélité de son engagement à porter ce sujet dans le débat public l'institut de sondage Ifop nous accompagne dans la conception et l'administration de ses études j'en profite aussi pour saluer François lerand et le remercier donc on publie cette radiographie tous les 2 ans en général au mois de janvier le terrain de l'enquête cette année devait démarrer le 9 octobre 2023 face au massacre du 7 octobre on a à la hâte décidé de reporter de retravailler l'enquête et malgré le choc d'essayer finalement de documenter la nouvelle réalité dans laquelle nous venions d'entrer le terrain a donc été effectué par questionnaire en ligne entre mi-février et mi-mars auprès de trois échantillons l'un de de 2000 personnes représentatif de la population française dans son ensemble un échantillon de 500 personnes de Français de confession de culture juive et un échantillon de 500 personnes représentatifes de la population musulmane résidante en France alors puisqu'on est ici aux Assises Nationales de la lutte contre l'antisémitisme on peut légitimement se demander si cette question fait réellement partie des préoccupations des Français et bien la réponse est oui nettement le sentiment que l'antisémitisme est un phénomène répandu dans notre pays est extrêmement présent chez les Français et c'est d'ailleurs en nette augmentation par rapport aux années précédentes 76 % contre 24 contre 64 % en 2022 de Français considèrent que ce phénomène est en augmentation concernant ensuite le niveau pardon le niveau des préjugés on a un petit peu de de recul maintenant pour le dire il est assez stable dans le temps il y a un résidu persistant bien ancré au sein de la société française de préjugés classiques les Juifs font trop pouvoir dans la finance les jeux font trop de pouvoir dans les médias dans la politique des des préjugés partagés entre par 1/4 à 1/3 de nos concitoyens alors cette année l'Ifop nous a proposé de segmenter notre échantillon en cluster qui permett de de conjuguer différents facteurs la porosité au préjugés antisémite la la l'acceptation de comportement antisémite et la perception des Juifs alors on obtient cinq groupes je vais pas m'attarder sur le détail mais simplement sur le 5e groupe groupe qui se distingue à la fois par un très fort niveau d'adhésion au préjugés mais aussi par une tolérance à la violence antisémite et ça représente 10 % de notre échantillon et donc ça constitue le groupe le plus dangereusement antisémite alors ça ces personnes se caractérise donc par un niveau fort de préjugés mais notons également que 48 % d'entre eux expriment de l'antipathie pour Israël par exemple contre 14 % pour l'ensemble des Français c'est beaucoup plus haut à l'inverse ce sont des personnes qui ressentent de la sympathie pour le ramas beaucoup plus que la moyenne nationale 35 % contre 6 % dans le de de l'échantillon ils estiment par ailleurs que la création d'Israël est le fruit d'une entreprise raciste pour 63 % d' d'entre eux contre 16 % pour l'ensemble de la population nationale et enfin un rapport particulier à la Choa puisque seulement 43 % de ce groupe considèrent que c'est un crime monstrueux contre 75 % pour l'ensemble des Français alors ensuite quand on regarde la composition de ce groupe ce qui frappe c'est qu'il est très masculin de tiers d'homme et surtout très jeune 58 % de des personnes ont moins de 35 ans ce qui m'amène à ce qui relève sans doute de l'enseignement majeur de notre enquête les jeunes constituent le segment le plus poreux à l'antisémitisme et celui qui est le plus exposé on on voit notamment c'est intéressant de voir que plus on est jeune moins on a tendance à percevoir les juifs comme de comme des victimes potentielles il y a vraiment une une linéarité en fonction de de l'âge ce qui témoigne il y a il y a il y a beaucoup de facteurs pour l'expliquer mais euh on pense à effectivement un saut générationnel notamment dans le rapport à l'histoire de la choix et dans le rapport également à Israël perçu bien plus négativement par la jeune génération c'est d'abord un État colonial perçu comme colonial avant d'être un état refuge et l'histoire de hois semble beaucoup plus distanciée et d'autres enquêtes d'opinion avaient montré les années précédente une moins bonne connaissance de cette histoire par par les jeunes de 1825 ans enfin un dernier chiffres sur les jeunes qui nous a frappé et qui nous et qui nous fait entrer dans le vif du du sujet c'est le sentiment d'être rendu responsable des actions d'Israël pour les Français juifs ça fait écho à ce qui a été dit notamment par Samuel le joyeux pour les étudiants et de comparer ce chiffre avec ce qui est considéré par les Français dans leur ensemble comme acceptable et on voit très très nettement que si pour l'ensemble des Français juifs 35 % d'entre eux se disent souvent accus rendu responsable des actions du gouvernement israélien en tant que juif on passe à 51 % chez les jeunes les 18 24 ans et en miroir on voit que chez les Français le sentiment qu'il est finalement justifié de s'en prendre un juif en raison de son soutien à Israël il est aussi beaucoup plus élevé on passe à 35 % chez les jeunes de 1824 ans et je passe tout de suite la parole à à Dominique qui pourra poursuivre sur la partie expérience des Français juifs merci beaucoup Cheron Sophie madame la ministre je je poursuis un effet euh il est vrai que cela fait 10 ans que nous étudions ensemble euh l'antisémitisme en France euh mais cette fois-ci on l'a déjà dit mais moi je ne peux pas ne pas le redire pour commencer c'est une mesure après le 7 octobre et je crois qu'on ne on ne peut pas prendre euh avoir la bonne compréhension des chiffres que nous donnons si on ne se répète pas que c'est après le 7 octobre et les préjugés que dont on mesure la force depuis 10 ans la prégnance euh s'orient aujourd'hui vers des comportements on passe à la violence nous sommes entrés dans l'étape de la violence nous nous sommes toujours dans l'âge des préjugés mais nous passons maintenant à la violence euh le sentiment que j'ai eu pour ma part en lisant ces chiffres je veux aussi le partager avec vous c'est que le 7 octobre fait exploser une barrière mémorielle éthique politique à l'abri de laquelle nous vivions tous sans exception c'est fini il y a un cycle qui s'est terminé le 7 octobre et qui nous met tous en grand danger c'est un moment extraordinairement important dont évidemment nous ne parvenons pas à saisir la gravité et j'en veux pour exemple ça a déjà été dit aussi mais ça il faut en tirer une conséquence la prgance de cet antisémitisme post 7 octobre donc avec tout ce que ça recè de violence au sein des nouvelles générations ce qui veut dire que demain nous serons un peu plus antisémite c'est ça que ça veut dire les nouvelles génération remplace les plus anciennes donc l'antisémitisme il est en train de submerger la société française et un antisémitisme violent et j'ai été présenté à juste titre comme directeur de la Fondation nationale de la Fondation pardon pour l'innovation politique je suis aussi professeur à scienceces PO et j'ai cette double expérience désormais une expérience supplémentaire d'avoir vu quelquesuns de mes étudiants ce que jamais je n'aurais imaginé tenir des propos à la limite de l'antisémitisme et ne manifester que très peu de compassion voir une nette insensibilité au sort des Juifs et à ceux qu'il vivent depuis le 7 octobre euh dans cette slide ici il y a et c'est pourquoi j'ai voulu faire cette ce préambule euh est-ce que vous avez vécu un acte antisémite est-ce que vous avez été victime 25 % ont été victimes euh soit plusieurs fois soit une fois mais ce 25 % il n'est pas pas lisible quand on le donne comme ça c'est 25 % depuis le 7 octobre et donc il y a quand même une nature singulière à ce chiffre qui n'existait pas avant le 7 octobre et comme vous le voyez selon que l'on est plus jeune 18 24 ans 37 % l'ont vécu on retrouve ici les témoignages que Sophie non nous a nous a montré nous a partagé avec nous et jusque à 39 ans vous voyez que les proportions sont extrêmement élevées et encore une fois avec la signification que que vous voyez le sentiment qui prévaut presque unanimement c'est la crainte et la solitude la crainte et la solitude après une tragédie le massacre antisémite perpétré par les terroristes du Hamas en Israël une immense solitude de la crainte alors que nous devrions avoir raisonnons ainsi nous aurions dû idéalement simplement mesurer de l'espoir de la solidarité du réconfort tout l'inverse tout l'inverse c'est un échec radical et je le dis c'est c'est effrayant pour la suite les professeurs j'en suis un ont le souci les nouvelles générations et ont le sentiment que leur devoir c'est tout de même de faire en sorte que demain soit meilleur qu'aujourd'hui ça n'est pas ce qui se passe quand on regarde ces chiffres l'adoption de comportement de dissimulation depuis le 7 octobre on se cache là aussi les les vidéos nous le montrer on se cache on cache son nom sa généalogie son identité vous voyez ici euh on est on arrête on cesse de porter des signes religieux on a le droit en France de porter les signes religieux alors il y a des endroits où c'est plus compliqué mais on a le droit on peut dire sa religion et d'une certaine manière est-ce que vous diriez que la religion est en train de quitter l'espace public non elle est plus présente que jamais en tout cas jamais depuis plusieurs décennies hein on voit de plus en plus la religion et les Juifs cachent de plus en plus leur religion il faut avoir ce mouvement en tête quelque chose qui s'affirme et quelque chose qui disparaît c'est pas tout à fait la même situation et et et il faut bien sûr en tirer des leçons les pistes de réflexion sur la lutte contre l'antisémitisme la cause perçue par les personnes que nous avons interrogé ben vous voyez que ce soit alors c'est plus marqué bien sûr pour la population de confessions juives no compatriote que pour l'ensemble de la population française mais quand même le rejet la haine d'Israël est identifié par tout le monde pas simplement par les Français juifs par tout le monde identifié comme la cause de l'antisémitisme et puis l'islamisme plus massivement par les Français de religion juive de culture de religion juive mais aussi par l'ensemble de la population et puis voilà le je veux pas commenter l'ensemble du tableau mais on voit bien les idées d'extrême gauche leur rôle euh je peux aussi en témoigner si vous voulez je dis cela bien sûr je vais passer hein sur ce que je vois par ailleurs notamment à Science Po mais si ça n'est pas dans l'enquête euh ça nous intéresse les les lieux les lieux les lieux d'exposition aux actes antisémites sont dramatiques et là aussi les vidéos nous le disait l'école mais enfin l'école que je sache et je vais le dire dans une fausse naïveté c'est le lieu de toutes les mixité c'est le lieu de toutes les possibilités c'est le lieu c'est le foyer de l'âme nationale et c'est là que se trouve le poison qu'il est le plus répandu le plus virulent c'est dans le lieu de naissance de l'esprit national quel échec nous grandissons donc dans nos écoles dans l'apprentissage de cette haine là encore les vidéos le disaient parfois un témoignage à une telle puissance que cela pourrait suffire et le reste bien sûr qui a été évoqué là aussi je veux passer mais l'école l'école c'est un c'est un drame absolu ce qui se passe nous reculons hein nous reculons euh C ces assises madame la ministre elles sont un recommencement il faut tout recommencer hein réellement et nous avons intérêt à nous y prendre très très vite parce que la progression du mal est phénoménal et cette cette journée doit marquer quelque chose parce que ça n'est pas une nouvelle série de réflexion c'est un recommencement obligatoire compte tenu de ce constat après le 7 octobre encore une fois c'est ce point-là moi qui me paraît être devoir être répété presque sans cesse pour mieux comprendre ce qui se passe et puis ici bien sûr le sentiment d'insécurité alors notez quand même c'est intéressant ça les Français juifs n compatriotes juifs et les Français dans leur ensemble donc y compris les Français qui ne sont pas de culture et de religion juive éprouve en commun un sentiment d'insécurité cette communauté elle est aussi tragique cette communauté dans l'insécurité et notre sort aujourd'hui hein et c'est peut-être d'ailleurs ce qui fait que les Français beaucoup plus dans leur ensemble beaucoup plus contarefis converge vers l'appréciation d'une d'une comment dirais-je d'une expérience autrefois on avait une espèce de séparation ce l'antisémitisme était ce qui arrivait au Français juifs pour les Français dans leur ensemble depuis quelques années nous l'avons observé avec agiss Simone rodan betzaken qui est ici Anne Sophie Seban on l'avait déjà observé il y a un changement les Français nous disent que l'antisémitisme ça touche les Français dans leur ensemble le pays dans son ensemble ça c'est la bonne appréciation c'est majeur et je pense que nous avons désormais une sorte de d'expérience commune pour partie en tout cas qui assez terriblement assz tragiquement nous nous nous rapproche dans ces épreuves et puis je voudrais finir par cela le dépôt de plainte on dépose très peu plainte quand on a été victime d'antisémitisme et moins que dans la mesure précédente 5 points de moins 14 % contre 19 % lors de la mesure précédente en 2022 et ceci cela veut dire qu'il y a une une forme de renoncement qui s'installe on n croit plus on croit plus à quoi on croit plus à la puissance publique on on croit plus à la République à la police à la justice à nos élus à nos gouvernants on n'y croit plus ils ne seront pas capables de nous protéger et ça fait 10 ans qu'on mesure que l'antisémitisme il est d'opinion il est de comportement et cetera comment croire que l'on est protégé quand on vois cette constance nous qui ne sommes pas juifs moi je ne suis pas juif je ne fait pas cette expérience de l'antisémitisme mais je redis ici pour l'avoir déjà dit auparavant euh j'ai une de mes étudiantes qui m'a raconté un matin que son père avait passé le weekend à nettoyer une croix gamé tagué sur la porte de leur appartement j'ai toujours été marqué par ce récit qu'elle a fait un matin qu'elle m'a fait un matin et je me suis dit mais mais moi j'ai pas passé mon weekend à ça qu'est-ce que c'est que cette condition de nos compatriotes juifs qui en France les placent dans une sorte de tyrannie à l'intérieur de la République de régime de la peur de régime de la répression de on doit se cacher la mesusa c'est fondamental ça on retire la moua c'est pas l'espace public là c'est c'est le début de l'espace privé c'est le début ça ça ouvre la porte sur le foyer l'intimité j'ai donc peur chez moi j'ai pas peur que pour moi j'ai peur pour les miens à ma famille mais il y a plus rien à ce moment-là il y a plus rien et je ne dépose pas plainte parce que au fond je n'ai pas confiance et donc lorsque nous réfléchissons et je termine là-dessus madame la ministre lorsque nous réfléchissons euh au euh euh aux mesures il faut réfléchir à la façon de rendre l'état la justice et la police qui travaillent qui font ce qu'ils peuvent je ne veux surtout pas être médisant à à ce sujetl ni diminutif mais il faut réfléchir à la manière de réinjecter de la force de la puissance dans les instruments de punition de prévention oui ça c'est l'école et de punition s'il n'y a pas de punition il n'y a pas le signe que le mal a été fait voilà je termine là-dessus merci merci beaucoup [Applaudissements] merci pour cette intervention je retiens que l'expérience en tant que professeur à sciencep n'a pas été complète donc on reviendra peut-être si on a le temps sur sur ce qui se passerait depuis depuis plusieurs semaines en particulier dans cette école je passe la parole à Émilie frche à présent Émilie fresche réalisatrice écrivaine à l'origine du du prix l'analimie dont vous êtes que vous avez créé donc vous êtes aujourd'hui la marine c'est un prix pour ceux qui ne le savent pas mais je suis sûre que vous le connaissez tous qui qui permet de de récompenser les créateurs les inventeurs les écrivain contre tous les tous les préjugés toutes les formes de racisme et en particulier l'antisémitisme pourquoi vous êtes-vous engagé dans ces assises euh qui vont qui vont continuer jusqu'à juin euh parce que l'antisémitisme est un des sujets de mes livres euh et de mes films aussi depuis 20 ans et que en tant que présidente du prix euh Ilana limi je pense que ma présence ici était importante et c'est un prix qui me tient vraiment à cœur on a fait de très belles choses jusqu'à présent euh donc voilà je je je pensais que c'était important que je sois là donc merci beaucoup euh je voudrais rebondir sur ce que Dominique vient de dire sur le basculement du 7 octobre euh je je partage vraiment euh ton inquiétude et ton pessimisme il y a l'expression de la haine l'acceptation de la violence mais il y a une chose nouvelle qui est le boycotte et je l'ai vécu personnellement j'aiété invité pour parler des otages au théâtre du Châtelet et c'est en fait on est passé du boycotte d'Israël au boycotte des personnes sous la pression d'un ou plusieurs artist une organisation internationale dont j'ai été proche qui était Amnesy internationale m'a désinvités de l'événement et c'est quelque chose qui m'a mise par terre parce que c'est l'impossibilité d'être ce que je suis quelqu'un qui écrit et qui peut m'exprimer dans le débat public et dans ce contexte euh poste 7 octobre ce qui m'inquiète c'est aussi la réponse politique à cette situation euh je je je me sens quand même obligé de le dire que l'absence d'Emmanuel Macron à la marche contre l'antisémitisme euh et est quelque chose qui est problématique surtout quand quelques jours plus tard pardon Rahim il allume des bougies euh à à l'Élysée ces deux événements successifs envoie à l'opinion publique le message suivant les Juifs ne sont pas en danger pas vraiment en danger puisque le président ne descend pas dans la rue mais ils ont leurs entrées au cœur du pouvoir puisque le président allume des bougies je le dis sans agressivité mais avec toute la liberté de parole qui est la mienne parce que je crois que nous devons nous interroger sur la manière dont on répond à cette haine et je crois que c'était une faute politique grave c'est la même faute qu'en 2006 quand Dominique de Villepin choisit d'annoncer que l'antisémit a été retenu dans l'affaire Ilan Alimi comme circonstance aggravante à l'occasion du dîné du CRIF il fait de l'antisémitisme le problème des Juifs Ariel tu as dit que c'était le problème de la nation tout entière mais il faut des actes derrière et on sait on l'a vu en 40 on le voit aujourd'hui quand on son quand on s'en prend aux Juifs on s'arrête rarement à eux après les Juifs il y a les journalistes les forces de l'ordre les professeur pour moi Dylan Alimi sur lequel sur l'affaire duquel j'ai beaucoup travaillé à Dominique Bernard ce ne donc une série de points qui forment une ligne de Youssouf Fofana qui a assassiné Ilan Alimi en 2006 à hzerov qui a décaputé Samuel pti il y a la même haine des Juifs mais aussi plus globalement de ce que nous sommes des gens épris de liberté comme l'a dit abnous dans dans la vidéo que nous avons vu hier soir pour les besoins de nos échanges je relisais un texte que j'ai écrit il y a 20 ans paru chez Max Milot pour commenter le rapport auain de 2004 sur les manifestation religieuse à l'école et qui s'intitulait les compromis suicidaires ce que j'écris dans ce texte à propos du chapitre consacré à l'antisémitisme je pourrais le lire aujourd'hui et ce serait comme si je l'avais écrit ce matin tout a été dit il y a 20 ans non seulement sur l'explosion de l'antisémitisme au lendemain de la seconde Intifada j'en ai fait un roman qui s'appelle le sourire de l'ange mais sur sa banalisation du fait que beaucoup des adultes ne voulaient pas reconnaître leur antisémitisme on l'a eu dans l'affaire Ilana limi c'est de la bêtise ou alors qu'il ne qu'ils étaient complètement désarmés face à cela et dans ce rapport il y avait une chose qui était très intéressante que nos gouvernements successifs n'ont sans doute pas entendu c'est les professeurs n'avaient plus le sentiment de délivrer des savoirs mais de mener je cite un combat contre contre l'obscurantisme je crois que c'est vraiment dans ce dans ce combat là que doit s'inscrire le combat contre l'antisémitisme qui n'est qu'un volet du combat pour la démocratie le problème de ce combat contre l'obscurantisme demande à mon avis de mettre en place une véritable politique publique vous l'avez dit plusieurs ici avec des réels moyens et aussi quelque chose qui est d'assumer que l'école n'est pas seulement le lieu de l'apprentissage des savoirs mais que l'école est le lieu où l'on forme des citoyens apprentissage du droit de vote de la laïcité de la liberté d'expression de la lutte contre le complottisme du débat d'opinion de l'esprit critique à chaque fois que j'interviens dans les écoles c'est aussi de tout cela qu'on parle avec les les collégiens et et les lycéens je je crois que quand tu dis que ce moment-là doit marquer une rupture il s'incarde pour moi dans le fait que il est plus question aujourd'hui de défendre nos valeurs mais de les promouvoir et c'est ça aussi la différence parce qu'on sait très bien que pour qu'un régime bascule il faut pas 100 % de N il en faut 5 % qui usent de la vie violence et en face la réponse c'est la peur et la lâcheté c'est aussi contre ça qu'on doit lutter et et je pense que ça passe aussi par un changement radical dans les programmes c'est pas les quelques heures de MC qui sont distillé entre la 6e et la 3e qui suffisent on a vu des comment l'antisémitisme maintenant s'exprime dans les classes des plus jeunes donc je crois que c'est dès la primaire qui a quelque chose à réfléchir sur les programmes et sur vraiment l'idée de former des citoyens et qu'on est qu'on ne soit pas dans la honte de cela de la promotion de nos valeurs mais qu'on en soit fier eu et je voudrais aussi évoquer évidemment deux outils le premier c'est le prix l'analimie que tu as évoqué tout à l'heure en introduction donc c'est un un prix qu'on a créé en 2018 qui est ouvert à tous les jeunes de moins de 25 ans et qui récompense une action visant visant à déconstruire les préjugés racistes ou antisémites dans les domaines culturels sportif numérique associatif à mon avis c'est un outil qui est très précieux pour deux raisons principales la première c'est que c'est un antisémitisme contemporain qui se développe à notre époque qui a tué et qui a pour décor un territoire qui est familier puisque tout s'est passé à la Cité de la pierre plate à bagieux et aussi pour une autre chose c'est que l'affaire hanaalimi ne met pas seulement en lumière le problème de l'antisémitisme mais le problème du communautarisme quand on regarde la photographie du gang des barbares on voit le double inversé de la génération SOS et je crois qu'il y a quelque chose là qui qui qui qui joue en miroir sur tous les jeunes qu'on qu' qu'on a pu rencontrer et porter avec ce prix h je je je crois aussi que c'est un outil précieux parce que c'est un prix qui valorise les élèves quand ils sont ils viennent à Paris que ils doivent faire leur discours devant le Premier ministre qu'on les emmène dans des lieux d'exercice du pouvoir que ce soit à l'Assemblée nationale ou au Conseil économique et social et que ensuite ils viennent se recueillir au moment de l'hommage à Ilana diimi à saint-jeun vif des boois là où son corps a été retrouvé il y a quelque quelque chose qui se joue de très fort parce que tout d'un coup c'est incarné physiquement incarné et ça va me permettre de de basculer après je m'arrêterai là enfin je dirais juste que je trouve que ce prix est complètement sous-exploité aujourd'hui on a on a je dirais quoi une centaine de candidatures combien 45 45 ce qui me déprime absolument donc je me dis comment on peut se fixer un réel objectif est-ce que c'est 10 classes par département il y a 101 département en France pour porter ce prix et et et voilà parce que quand on va dans les classes Ilan Alimi qui est mort en 2006 parce qu'il était juif les élèves ne connaissent pas son nom ils ne connaissent pas cette histoire donc je pense qu'on a un vrai travail et un outil là qui peut nous être utile et puis sans doute aussi je je je pense que les les artistes la société civile un rôle à jouer dans dans ce combat làà c'est ma toute petite expérience personnelle en tant que romancière et cinéaste voilà j'ai j'ai j'ai participé au film divan hatal sur les clichés ils sont partout j'ai écrit des romans sur ce sujet et c'est vrai que c'est génial de pouvoir aller dans les classes pour parler de ça parce que on n'incarne pas une parole d'autorité on n'est pas le professeur donc la parole se libère c'est joyeux c'est différent et et je sais qu'on est quand même très nombreux à le faire à être quelque part militant à avoir envie d'échanger avec les élèves et je pense qu'on est une ressources et qu'on n peut-être pas assez sollicité merci beaucoup il nous reste une demi-heure c'est parfait pour écouter aussi les conclusions de de la ministre et et de MarieAnne mat Bonucci alors on on va entendre les religieux déjà bravo à la ministre de les avoir réussi avoir réuni tout tous ensemble parce que ça va pas forcément de soi dans la période le dialogue interreligieux depuis depuis le 7 octobre comment les les vous allez nous le dire d'ailleurs si si si vous continuez à parler ou pas depuis comment les les hommes de paix et de fois que vous êtes peuvent agir on va commencer avec Monseigneur dornellas l'Archevêque de Rennes qui préside le conseil pour l'unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme à la à la Conférence des évêques c'est à vous c'est à moi pour 3 minutes ce ça c 3 5 minutes de madamemis merci beaucoup d'avoir organisé ces assises et ce lancement j'avoue que j'avais une urgence au fond de moi vis-à-vis de cette montée de l'antisémitisme et plus précisément d'une certaine manière je me suis retrouvé dans le témoignage des nonjuifs qui disent qu'ils ont peur car dans ma prédication dans ce que je fais comme croyant catholique je n'hésite pas à dire qu'il y a un lien particulier entre les Juifs et les chrétiens entre le peuple peuple juif et l'Église catholique et qu'il y a comme l'a fondé celui qui est né à Rennes Jul Isaac une amitié entre les Juifs et les chrétiens et j'avoue que parfois j'ai eu peur de dire cette amitié je voudrais souligner simplement deux points à propos de cette amitié il me semblerait utile de relever tous les acteurs de cette amitié d'une ou d'une autre je relève simplement qu'un point avant qu'il y ait eu ce grand drame si je peux dire à scienceep la veille j'étais à scienceepo pour un débat où il y avait un grand imam un grand Rabin et moi-même nous nous sommes présentés vraiment comme des frères en train de chercher une solution de chercher une voie et il me semble qu'il existe des lieux où cette fraternité entre les les hommes hommes femmes représentant les cultes me semble existe il est bon de les relever et d'en tirer des leçons comment ça marche pourquoi ça marche à quoi vous aboutissez la deuxième chose que je voudrais dire c'est parler de cette amitié et d'une certaine manière m'adresser à mes amis juifs oui selon ma foi vous êtes la descendance d'Abraham d'Isaac et de Jacob qui a apporté le monothéisme dans l'histoire de l'humanité et qui hier comme aujourd'hui est porteuse d'une parole libératrice remplie de sagesse pour tous les peuples cette parole édifie toujours celles et ceux qui se penchent de façon libre et honnête sur vos tradition écrite et orale vous nous avez transmis ce trésor à nous chrétiens et si des croyants catholiques ont encore hélas des propos ou des pensées teinté d'antisémitisme je vous en demande pardon car l'antisémitisme est un piège un aveuglement une source de violence j'aime bien ce propos de Anna arent qui est si simple l'antisémitisme est un problème qui menace si gravement notre sens de la mesure et notre désir d'être saint d'esprit avec de l'antisémitisme il n'y a pas d'humanisme possible l'antisémitisme est au cœur de tout antihumanisme déer aux Juifs le droit de Vire comme juif c'est leur digner de le droit à partager notre humanité et c'est ouvrir la porte à tous les autres refus de l'autre comme un être humain tout simplement parce qu'on lui dénirait sa particularité spécifique qui lui est essentielle pour vivre avec vous amis juifs nous voulons un humanisme d'une telle grandeur que les différents soit accueilli dans une fraternité basée sur une considération positive de la dignité inf finie de chaque être humain et sur une volonté active de nous enrichir les uns les autres de nos différences d'une certaine manière le peuple juif a fondé un tel humanisme quand il a osé écrire et quand il comprend aujourd'hui que l'homme est à l'image de Dieu quelle phrase et dans les récits des recherches successives de fraternité vous êtes arrivé à affirmer qu'il est bon qu'il est doux pour des frères de demeurer en ensemble et pourtant vous avez commencé par le mythe fratricide entre Cain et Abel et vous êtes passé par la réconciliation des deux frères Jacob et Esaü et par celle en Égypte de Joseph avec ses 11 frères en bannissant et en condamnant résolument toute forme d'antisémitisme nous édifions ensemble la fraternité auquel tout humanisme authentique aspire chaque croyant de devrait être normalement attaché à cette fraternité sans faille qui relie en acte et en vérité tous les humains comme des frères véritables car le croyant reconnaît en Dieu Celui qui est le père unique de tous une des causes de l'antisémitisme c'est l'antijudaïsme il me semble que guérir de la maladie de l'antisémitisme c'est expurgé de tout enseignement religieux et de tous les livres religieux de de tous les livres de catéchèse les erreurs d'interprétation et les propos qui conduisent à l'antijudaïsme source d'un antisémitisme d'autant plus viruleux virulant qu'il est religieux à Paris le 12 septembre 2008 le pape Benoît X a rappelé que l'Église s'élève contre toute forme d'antisémitisme dont aucune justification théologique n'est recevable et le 1er 2021 1er février 2021 déjà conscient de la montée de l'antisémitisme en notre pays les évêques catholiques de France ont déclaré avec force combien la lutte contre l'antisémitisme doit être l'affaire de tous suite à cette déclaration notre service national pour les relations avec le judaïsme a publier le livre déconstruire l'antijudaïsme chrétien et je perçois l'écho de ce livre qui déjà est republié et qui sera bientôt traduit en italien en anglais en allemand et en hébreu il est impossible que pour des raisons religieuses l'antisémitisme vienne se nourrissant d'un antijudaïsme sans cesse habité par des erreurs dramatiques d'interprétation il me semble qu'ensemble nous frères croyant selon nos religions nous pouvons être heureux de prendre les résolutions qui bâtissent qui bâtissent l'humanisme de la vraie fraternité cet humanisme habité par la transcendance qui permet d'accueillir toutes les différences et au cœur duquel il y a l'amitié pour nos frères et sœurs juifs il me semble selon ma foi que l'Éternel le Père de tous les hommes veut cette fraternité je vous remercie merci à vous je passe la parole au président du Consistoire central Ellie Corchia oui je voudrais vous dire madame la ministre que je vous remercie tout d'abord par rapport à cette initiative qui est importante dans cette période historique je voudrais rebondir tout d'abord sur un propos de Dominique reéier qui nous a dit tout à l'heure qu'il avait une double casquette comme directeur mais aussi comme professeur à Sciences Po moi j'ai une double casquette aussi finalement aujourd'hui je suis assis à côté de mes amis représentants des cultes parce que depuis plus de siècle le conshistoire de France est basé sur une direction bicéphale avec un président laïque qui vient de la société civile et un grand Rabin alors je ne je laisserai au grand Rabin de France Rahim corcia nous dire ces mots tout à l'heure moi je voudrais revenir sur trois points qui m'ont paru essentiels le premier pour rebondir sur ce que vous disiez Dominique regier c'est que je crois que si aujourd'hui la société civile n'a pas compris dans son ensemble que nous sommes depuis le 7 octobre 2023 face à un nouveau paradigme dans la lutte contre entre l'antisémitisme en France comme dans le reste du monde on n'a rien compris à l'histoire qui est en train de se jouer sous nos yeux je le dis en reprenant un terme qui m'a paru important dans les chiffres qui ont été donnés par le SPCJ sous le contrôle du ministère de l'Intérieur et qui ressortent aussi qui sont tout à fait complémentaires de l'étude qui nous a été rappelé tout à l'heure par Annesophie bcach ce ban plus de la moitié des actes antisémites commis sur le territoire national dont on sait comme la rappelé Ariel tout à l'heure qu'ils ont augmenté de 1000 % sur la fin de l'année plus de 50 % de ces actes sont commis dans la sphère privée ce qui est déjà très inquiétant et la moitié de ces actes concernent une atteinte aux personnes et là effectivement c'est un c'est aussi un paradigme qui s'est énormément renforcé et qui doit tous nous concerner la deuxième chose sur laquelle je voulais revenir c'est sur ce qui a été expliqué tout à l'heure que ce soit par Jonathan ou ou par Samuel au nom du ogev c'est que encore plus qu'une assignation c'est à une essentialisation des Français juifs que nous assistons depuis le 7 octobre car même s'il y avait déjà un antisémitisme prignant dans notre pays précédemment et je ne rappellerai pas tout ce qui se passe depuis depuis un siècle notamment à partir du 7 octobre nous avons compris que dès le massacre le pogrome le premier pogrome du 20e siècle l'antisémitisme s'est banalisé la parole antisémite s'est désinhibée d'une façon particulièrement inquiétante c'est-à-dire bien avant bien avant la riposte de l'État d'Israël pour sa survie contre ceux qui ont commis ce massacre terroriste c'est-à-dire les responsables du Hamas je suis très heureux d'ailleurs que tout le monde se retourne se retrouve autour de cette table tous les cultes mais aussi tous les représentants d'association notamment les associations antiracistes il est clair que ce matin je me sens plus proche intellectuellement du discours qui est tenu par la Licra que du discours qui qui est tenu par le MRAP mais ce qui est important pour moi et comme nous tous ici nous le voulons c'est que tout le monde puisse donner sa parole que tout le monde s'exprime que personne ne reste en dehors du sujet comme si ce sujet ne lui appartenait pas non le sionisme ni n'est ni une tare ni un défaut qui pourrait faire des Français juifs une cible aux yeux de certains extrémistes qui sont malheureusement actuellement poussés et renforcés dans leurs actions par une partie de de la classe politique située à l'extrême gauche ce qui est aussi là aussi depuis ces dernières années et au cours de ces derniers mois un changement de paradigme très important pour nous qui depuis 30 ans 40 ans combattons l'antis l'antisémitisme au sein de la société ce que je voulais aussi dire c'est que il y a un rôle fondamental de la société civile et c'est important pour moi de voir dans cette salle beaucoup de visages beaucoup de femmes beaucoup d'hommes de collectifs d'actions qui sont portées par les uns et par les autres par les unes et par les autres des avocats oc des membres de la société civile des communicants qui se battent depuis le 7 octobre beaucoup plus peut-être qu'il ne l'avait fait et si je peux voir un un un côté positif dans un une situation qui est particulièrement tragique et négative c'est peut-être aussi l'apport de toutes ces femmes et tous ces hommes qui se sont révélés et je le dis en tant que dirigeant de la communauté juif- frrançaise qui se sont révélés au cours de ces derniers mois et qui me donnent aussi un peu plus de confiance pour l'avenir et pour les combats que nous allons mener deux derniers points nous sommes effectivement aujourd'hui dans la journée com coméoratif du yomoa je ne peux que dire mon effarement devant la falsification de l'histoire face à des termes comme génocide notamment et je ne parle pas d'aparthade cette désinformation qui est totalement contraire à tout le travail que nous menons les uns et les autres et je le dis devant mon ami Alain shouraki le directeur du camp des Milles qui lorsque nous faisons ce travail à ses côtés pour promouvoir l'action du camp des miles mais en parallèle à la fois la Choa le génocide au Rwanda ou le génocide arménien que celles et ceux qui sont coupables aujourd'hui de complicité de falsification de l'histoire s'enprennent demain face à eux dans la dans la glace et dans le dans dans dans la responsabilité qu'ils ont au niveau de l'histoire je voudrais finir enfin en disant que toutes ces femmes juives qui ont été massacré violé brûlé assassiné le 7 octobre et qui n'ont eu finalement comme répercussion dans les paroles de beaucoup de collectifs féministes ou beaucoup de femmes que de du mépris ou en tout cas de l'invisibilité je trouve que c'est grave et j'espère que des femmes comme abnous shalmani et sopia Haram ne seront plus peut-être à l'avenir des exceptions mais j'aimerais qu'elles deviennent des figures d'exception qui servent de modèle et que l'on donne comme modèle à la nouvelle génération un dernier mot un dernier mot et je terminerai par là hier il y a eu une plaque à villeurban à la mémoire de Léon ma qui est l'un de mes illustres prédécesseurs un immense français un grand juif un grand résistant qui était président du Consistoire central et qui a aussi cofondé le CRIF il y a 80 ans hier certains extrémistes entre wisme et extrémisme politique ou religieux ont voulu arracher sa plaque pour la remplacer avec le nom d'un d'un terroriste je voulais dire que j'espère que ce type d'action sera à chaque fois puni pour qu'il n'y ait plus des personnes comme sur cet acte ou comme d'autres qui ne POS plus plainte dans notre pays parce qu'ils n'ont plus confiance dans la suite qui serait donnée c'est ça le plus grand sentiment d'abandon et il faut que ces assises donne lieu à des mesures concrètes car madame la ministre les plans se sont succédés la volonté politique on sait qu'elle est là mais malheureusement on ne peut plus se contenter de discours de manifestes et de proclamations il faut que les actes concrets dans la société civile puissent empêcher que le fléo et le virus continue de se propager comme il le fait merci merci beaucoup je vais passer la parole au président de la Fédération protestante de France Christian kger merci madame la ministre pour 3 minutes 4 minutes he pas plus pour cette invitation oui ça va être assez simple puisque je me retrouve dans les grandes lignes dans le propos de de Monseigneur dornalas j'aurais pratiquement pu écrire la même chose peut-être un peu moins brillamment que lui et j'aurais probablement évité de signer le citer le pape et j'aurais situé le Conseil commun des églises en 1948 au moment de sa fondation qui dit que l'antisémite est un antisémitisme est un péché contre Dieu et contre l'homme mais à part ça et je peux même citer le pape ça me pose pas de problème voilà ceci dit moi je je voudrais dire aussi combien je suis effondré et consterné par tout ce que j'entends autour de cette t par les chiffres et l'analyse qu'on nous présente et aussi par le j'allais dire la pourosité de la jeunesse c'est ce qui m'inquiète le plus et j'avais envie de vous dire euh je crois que ça vaut le coup de réfléchir un peu aux ingrédients de cet antisémitisme contemporain hein je reprends votre expression et je voudrais mentionner quand même quelques-uns qui qui qui qui sont les enjeux pour nous il y a notamment l'ignorance du Monde des Religions nous vivons dans un dans une société analphabète du Monde des Religions et ça ça soutient et ça peut soutenir très facilement comment dirais-je défiance vis-à-vis d'une religion particulière le rapport de pr au début des années 2000 avait dit qu'il fallait investir une forme d'éducation du fait religieux à l'école je pense qu'il faut remettre ce chantier sur le métier je suis intimement convaincu qu'il faut sortir de cette ignorance deuxièmement il faut qu'on soit tous collectivement acteurs pour lutter contre la lecture binaire du conflit au Proche-Orient on a une lecture binaire qui facilite en fait ce ce comment dirais-je cette émergence de l'antisémitisme et qui dans une jeunesse qui souvent est un peu immédiate dans dans la militance et ben la lecture binaire elle crée en fait elle crée cet antisémitisme ou elle le soutient et ensuite ma troisème proposition c'est une proposition qu'on a glissé à l'oreille du président de la République et n nous sommes porteurs collectivement ici la conférence des des responsable de culte en France c'est que nous souhaiterions proposer à l'image à l'instar de la journée du patrimoine une journée de la fraternité en France parce que euh ce qui est en jeu en fait c'est notre capacité à apporter notre devoir collectif en tant que citoyen à cette promesse de la République qui a besoin des citoyens la fraternité la liberté l'égalité notre société enfin l'État c'est imposé les les fondements pour la fraternité la République a besoin de ses citoyens et en fait il s'agit de créer une une une formule où les uns et les autres pourraient proposer des lieux de rencontre parce que pour sortir du binaire il faut se connaître se rencontrer avoir des espaces comme on l' ici ce matin pour débattre mais les avoir collectivement sur le territoire et nous proposerions de d'utiliser la date du du du 4 février qui est une date énoncée par les nations- unies pour une journée de la fraternité pour créer ce type de formule et que peut-être votre ministère pourrait l'énoncer euh et en être fait la promotion une fraternité non seulement pour ceux qui croient au ciel mais pour tout le monde euh pour les humanistes les écrivains enfin que toute la société vivent des temps de fraternité euh si c'est en semaine ça pourrait même s'exprimer à l'école si c'est un weekend ce sera peut-être plus culturel mais je crois qu'on a besoin de cet espace et de se ressaisir de cette fraternité parce qu'il est intolérable que des citoyens français vivent dans la peur qu'ils soient musulmans juifs qu'il croient au ciel ou qui n'y croit pas euh voilà peut-être les les trois idées sortir du binaire euh lutter contre l'ignorance du Monde des Religions et investir la fraternité merci pour votre écoute merci à vous je vous passe la parole monsieur le recteur de la Mosquée de Paris chemz ediniz merci merci madame la ministre de m'avoir invité à à participer à ces assises alors tout d'abord je dirais à mon ami Ariel que je n'ai pas évolué que je suis un militant ardent de la paix et que si je suis là aujourd'u aujourd'hui c'est pour dire que la lutte contre l'antisémitisme ne concerne pas uniquement les Juifs de France c'est une lutte qui concerne l'ensemble de la société l'ensemble de je dirais de tous les Français et en tant que recteur de la grande mosquée de Paris je l'ai démontré dès le début alors bien évidemment on m'a accusé de beaucoup de choses notamment de ne pas avoir participé au 12 novembre je vais pas m'expliquer je l'ai suffisamment et abondamment expliqué mais je veux dire je veux dire non non mais que ce soit un regret ou pas je n'ai pas évolué c'est l'expression évolué je n'ai pas l'habitude de changer ou de bouger sauf lorsque lorsque je dis des bêtises je n'ai pas changé et donc c'est c'est le grand Rabin qui est en train de me provoquer mais je voudrais dire d'abord que ce n'est pas un geste de ma part à titre individuel la grande Mosquée de Paris depuis le début de son existence a toujours été au côté des Juifs lorsquils ont été attaqués discriminés voire même tués le recteur fondateur de la Grande Mosquée de Paris cadourb rabrit avait organisé pendant la deuxème guerre mondiale alors ça aussi il faut peut-être le rappeler dans les livres d'histoire et dire que la Grande Mosquée de Paris avait organisé le sauvetage des Juifs au point où son imam Abdelkader Mesli a été déporté à achwitz il avait été arrêté à bordeau pour avoir à chaque fois sauvé des Juifs le deuxième événement pour montrer que ce n'est pas je dirais une histoire particulière de du recteur de la grande mosquée de Paris cadorban Rabit mais hamzaouaker en 1967 pendant la guerre des 6 jours il avait déclaré qu'il s'agit pas d'une guerre qui oppose juifs et musulmans c'est une guerre de territoire et ce jour-là il a créé à la Grande Mosquée de Paris une association qui serait bien peut-être d'inviter la fraternité d'Abraham parce que musulmans juifs et chrétiens nous faisons partie de la même histoire de la même matrice abrahamique et donc aujourd'hui considéré qu'il y a un antisémitisme musulman je considère qu'il est insupportable que il n'y a aucune justification qui démontre aujourd'hui que le Coran que l'islam que son histoire puisse être antisémite alors bien évidemment ça a été tellement facile d'aller jeter un coup d'œil dans un corant mal traduit pour dire tiens mais le Coran est antisémite alors il y a des grands théologiens qui sont aujourd'hui des hommes politiques qui aspirent un jour peut-être à présider les destinées de la France qui disent que le Coran est antisémite non ce n'est pas vrai je le dis devant vous et je défie quiconque aujourd'hui de montrer que l'islam où le courant est antisémite ce n'est pas parce que quelqu'un qui est qualifié ou identifié comme considéré comme musulman qui fait des déclarations qui peut avoir des gestes ou des actions ou des agressions antisémites ce n'est pas à cause de l'Islam c'est à cause peut-être de notre éducation qu'il faut revoir parce que nous avons tous une responsabilité collective mais arrêtons aujourd'hui de dire à saciété dans tous les médias que c'est l'islam je suis effondré par le fait aujourd'hui que dès que je regarde les médias c'est c'est vraiment facile aujourd'hui de dire que tout est à cause des musulmans non ce n'est pas vrai ce n'est pas vrai et je viens le dire ici et je m'inscris en faux contre cette politique en permanence alors vous avez dit islamiste on m'a essentialisé mes amis en a ici autour de la table qui m'ont tourné le dos après le 7 octobre il y en a beaucoup qui m'ont tourné le dos qui ne me parlent plus aujourd'hui qui ont démissionné du travail que je fais en tant que recteur de la grande mosquée de Paris c'est une honte parce que je considère que j'ai toujours montrer prouver à chaque fois que nous étions à côté des Juifs lorsqu'ils étaient en danger je sais pertinemment que lorsqu'on pointe du doigt le musulman derrière se cache celui qu'on V réellement c'est le Juif merci merci beaucoup c'est vous RIM Corti qui alleit conclure cette table ronde pour le grand rabina de France non je crois chère Madame que ce sera la ministre qui va conclure parce que c'est l'honneur de la République pour C brillante ministre organise ce moment de réflexion et je veux vraiment vous remercier très sincèrement d'avoir organisé cela évidemment je peux pas ne pas répondre à mon ami tu vois tu as vu que j'ai rajouté mon ami parce que il m'en veut que chaque fois que je dis plus mon ami Chem sedinafis donc d'ailleurs vous avez mélangé le prénom et le nom sur euh le petit c'est pas grave Chemsedine pardon c'était tellement fort ce que tu dis et je sais que tu le portes tu le penses mais quand on décide de lutter contre la violence routière on dit pas c'est la faute des voitures on améliore les voitures mais on dit il y a des gens qui utilisent mal les voitures et on sanctionne ceux qui qui utilisent mal les voitures donc je te dis pas que c'est dans le Coran je te dis que certains se mettent à vouloir interpréter le Coran pour se trouver un prétexte mais la réalité de la vie et de l'antisémitisme c'est qu'il y a même plus besoin de prétexte pour avoir l'antisémitisme parce que et c'est ce que vous avez dit qui est vraiment bouleversant surtout quand on l'entend en masse comme ça on peut dire un article entendre une émission entendre un débat participer à un débat mais l'entendre dans sa froideur il a compris la froideur des chiffres c'est quelque chose de révulsant et ce sentiment d'abandon peut-être même d'indifférence de l'ensemble de la population qui est réelle c'est en fait la le témoignage que ce qu'on doit réussir à à obtenir madame la ministre c'est que l'antisémitisme devienne l'affaire de tous Monseigneur dornellas a parlit de la déclaration des évêques qui étaient lumineuses en 21 les protestants ont fait une déclaration identique en 2017 il y avait pas d'urgence du moment il y avait juste cette ambition de dire nous devons lutter ensemble parce qu'une société où on laisse les Juifs face à l'antisémitisme c'est une société qui a déjà perdu le combat de la République et et je voudrais vous relatez ce cet appel que j'étais obligé de faire au père le sour qui se trouve derrière nous après avoir lu un livre incroyable d'une d'une historienne qui s'appelle Nina valbousquet qui a écrit un livre qui s'appelle les âmes tièdes elle a étudié pendant 3 ans les archives de pis au Vatican les âmes tièdes comme cette phrase de Camu nous avons eu des âmes tièdes là où nous aurions eu besoin de cœur brûlant quand on voit le chemin que l'église a été capable de faire en extirpant l' sémitisme de ces textes de ces crédau c'est incroyable et je pense que nous tous on doit être capable de faire ce chemin lorsque j'ai été lu grand main de France j'ai décidé de commencer à lutter contre l'antisémitisme en envoyant des curés des pasteurs et des imames dans les écoles juives parce que nos jeunes nos jeunes ont aussi des représentations erronées des préjugés parce qu'ils ont jamais rencontré un imam de leur vie et quand après 2 heures de débat ils ont pas rencontré curé non plus il pas de pasteur non plus mais quand après 2hur de débat avec l'imam que j'avais envoyé dans la première école où je lui avais dit que c'était une question trop méchante laisse-moi répondre après 2hures de débat tous les enfants étaient autour de l'imam pour dire mais comment vous faites les MACR des les cornes de gazelle ce qui était quand même plus fun que dire la première question qui était euh pardon monsieur pourquoi les Arabes nous aiment pas et il a fallu 2 heures pour reconstruire une possibilité de voir l'autre comme autre chose et moi je pense que nous avons tous collectivement quelque chose à travailler dans nos propres textes l'église l'a fait quand on voit le chemin accompli par l'Église entre ce que j'ai lu dans les archives du Vatican il y a 80 ans et ce que dit l'église aujourd'hui vous savez que juste pour ce qu'a dit mon Seigneur dornellas tout à l'heure il aurait quasiment été excommuné de son église il y a 80 ans ce chemin il faut qu'on soit tous capable de l'accomplir mais au-delà de ce sentiment d'indifférence et oui d'abandon il y a peut-être pire c'est que les antisémites ont maintenant le sentiment d'être soutenu par l'ensemble de la population comme si au fond il y avait une sorte d'assentiment collectif vous le faites parce que vous avez le courage de hurer le témoignage de la petite était glaçant celui qui vient face à face visage à visage comme pour nier ce visage et hurler sa haine pour effacer le visage de cette jeune fille mais il le fait parce queil se dit dans le métro les gens ils seront d'accord avec moi et ça je crois que c'est terrifiant et parallèlement il y a cette injonction jamais dite jamais énoncée de s'invisibiliser Milie je partage tout ce que tu as dit vraiment un petit détail près un petit détail c'est que moi je je parle à celles et ceux qui se sentent obligés parce qu'on leur dit sans leur dire écoutez quand même il y aurait quand même moins d'antisémitisme si vous baladez pas avec laakipa et vos colliers quand même vous êtes pas obligé d'avoir un rail vous êtes pas obligés d'avoir une étoile de David vous êtes pas obligé de mesusa cette mesazou là non parler dans Maazou voilà il y a un spécialiste mais qu'est-ce c'est ça mais j'ai eu pire je chez un ami il y a plus son nom sur le le l'interphone parce que le bailleur social lui a demandé gentiment mais vraiment gentiment est-ce que vous pensez pas que votre nom pourrait poser problème mettez votre prénom simplement donc moi ce que j'ai proposé Ilie c'est que face à cela qui est à peu près la même chose que lorsqu'on dit à une jeune fille qui s'est fait violer ah tu l'as quand même cherché regarde comment tu é habillé il faut voir la charge terrible de la culpabilité sur la victime c'est insupportable et donc moi face à ça il se trouve que c'était le jour de de Hanuka j'ai proposé au Président non pas que lui allume une bougie j'aimerais bien juste rectifier les faits mais que moi j'allume une bougie de cas qui est une bougie de l'espérance mtenant si en France pays des lumièes on peut pas allumer une petite bougie sans que la République se sente pourquoi la lisé sur une école c'est pas parce que la femme du président est une maîtresse d'école que c'est une école donc non la neutralité c'est l'école Émilie c'est très précis la réglementation et donc pour moi il était évident que c'était une façon de dire à l'ensemble des Juifs à qui on dit sans le dire ce qui est encore pire cachez-vous c'était de leur dire votre foi votre religieuse a tout à fait sa place dans la République parce que parce que vous êtes exactement dans le cadre de la laïcité et c'est ce que raconte le talmude le talmude a déjà envisagé la question Talmud raconte l'histoire d'un renard qui se balade sur un fleuve et il voit dans l'eau un poisson il lu ditcoute sa que tu as des tu as des menaces dans le fleuve un peu plus loin viens avec moi sors de l'eau je vais te protéger et je te passe le barrage des pêcheurs et tu verras que je te protègerai et le poisson dit au renard raconte le talmude c'est toi dont on parle comme étant le l'animal le plus intelligent de la création si déjà dans mon élément je suis en danger alors à plus forte raison si je sors de mon élément or non seulement le judaïsme est l'élément des Juifs mais la République qui prône la laïcité c'est-à-dire la liberté de pratique religieuse et si on break si on abandonne alors c'est toute la République qui a perdu le combat et de mon point de vue je dois vous dire que la République en fait fait le travail il y a eu une augmentation terrifiante des ACT antismites après le 7 octobre mais il y a eu un taux d'élucidation incroyable avec enfin des condamnations trop rares réelles importantes et je partage absolument l'analyse qui été faite de dire qu'on a besoin d'avoir des chiffres très concrets sur le quantum des condamnations je crois qu'il faut oui faire de la lutte contre sémitisme une une grande cause nationale mais pas comme juste un appel soyons tous réunis un peu comme une pub Béon non grande cause nationale celle qu'avait utilisé Jacques Chirac lorsqu'il a estimé que 12000 morts parents sur les routes c'était insupportable il a décidé que c'était une grande cause nationale on a tous perdu des points on a même parfois perdu le permis de conduire mais on est passé à 3000 morts par an ce qui est déjà insupportable mais c'est qu fois moins que ce qu'il y avait avant qu'on en fasse une grande cause nationale et je me souviens pardon Ariel je me souviens de ce que me m'avait raconté un jour Gman qui lui assiste au DF depuis très longtemps il me racontait que lorsque à ce moment où Dominique de vilpin lors du dîner du CRIF dit et bien voilà je vais vous dire Ilan Alimi c'est un crime antisémite toute la salle avait applaudi et Ariel me dit c'est quand même terrifiant au lieu qu'on frappe notre coupe qu'on se dis c'est terrifiant de l'antisémitisme on soit obligé d'applaudir quand quelqu'un dit qu'un crime antisémite est antisémite parce que oui madame la ministre et je peux vous le dire parce que certains sont ici autour de cette table compris le président du du conoire qui en plus est avocat donc il connaît ce genre de chose nous sommes obligés de nous battre parfois pour faire juste constater l'évidence un crime antisémite est un crime antisémite n déplaise aux uns aux autres et je puis vous dire nous avons la dessence de laisser la justice l'établir mais quand la justice comme dans le drame pour moi qui est un drame judiciaire lié à une autre Alimi Sarah Alimi docteur SAR Alimi quand on voit que l'évidence n'est pas reconnue faut se poser questions d'autres types de questions parce que quand les faits n'explique pas les choses alors il faut trouver d'autres raisons oui pour moi l'antisémitisme est un virus qui mute alors si le virus mute il faut que les réponses mutent et d'ailleurs plutôt que de réponse j'ai aimé cette logique de de midi plutôt que de réponse on doit être dans l'action préventive on doit pas toujours avoir une guerre de retard sur l'antisémitisme on doit anticiper les choses et on doit nous aussi faire muter nos capacités à la fois de réponse et d'action préventiv des exemples avec les jeunes vous avez vu les chiffres ce sont les jeunes à qui faut parler voulez que je vous dise on a perdu une génération c'est fini mon ami Monseigneur dansl dirit c'est fini il faut travailler sur la génération suivante avec des opérations qui marchent à Lyon par exemple on a plus de 9000 jeunes qui ont fait un chemin qu'on doit être capable de faire partout il y a des églises il y a des mosquées il y a des synagogue il y a des temples emmenons nos jeunes visiter ces lieux je comprends pas pourquoi l'école a des pudeurs de jeunes filles qu' n'allume pas les bougies ok mais qu'elle fasse pas visiter des lieux de culte pour faire en sorte que on voit que c'est pas un drame dans une synagogue c'est pas un drame dans une église c'est pas un drame dans une mosquée c'est pas un drame dans un dans un un temple on vit les mêmes choses et je puis vous assurer que pour moi c'est une évidence qu'on doit lancer et doit généraliser ses façons de contrer l'antimitisme je vous dire je pense même qu'il faut inventer de nouvelles façons de combattre pour oui pour la République pourquoi parce que combattre pour la République c'est retrouver quelque chose d'assez étonnant parce que ce que je vais vous dire être contre l'anémitisme c'est assez simple en définitive c'est ce qu'avait inventé Franck avec l'antisémitox j'avais lancé une campagne que j'avais adoré avec un faux médicament sur l'antisémitox passé oui ben tu dois le redoser un peu mais je vais vous dire quelle est la véritable antidote contre l'antisémitisme c'est la philocimmie c'est-àd montrer que oui le judaïsme a participé à la construction de la France oui le judaïsme est ouvert aux autres oui le judaïsme est en échange avec et là c'est un peu plus compliqué merci Monsieur oui mais je vais conclure juste là 2 secondes peut-être même une moi aujourd'hui le président corch a rappelé nous sommes youa nous étions ensemble au Mémorial ce matin Jacques cherac quand il a inauguré ce mémorial a dit le 25 janvier 2005 zachor al tishkar souviens-toi n'oublie pas 2 ans après l'assassinat d'aléie à l'assembléetion il a dit je redis aujourd'hui souviens-toi n'oublie pas parce que ce qui fait l'horreur du crime n'est pas le nombre des victimes c'est la haine du bourreau et c'est la même haine il faut qu'on ait à l'esprit que c'est la même haine et c'est Victor Hugo qui a compris je crois le mieux l'enjeu qui le nôre aujourd'hui quand il revient d'Angleterre il revient en 1970 il dit étouffer toutes les haines éloignez tous les ressentiments soyez unis vous serez invincible serons-nous tous autour de la République en face de l'invasion et soyons frères nous vaincrons c'est par la fraternité qu'on sauve la liberté merci beaucoup RIM cors alors je vais passer la parole à la deuxième personnalité qualifiée Marianne Matar Bonucci qui va avoir un rôle important dans ses assises vous allez nous dire lequel et en quoi vos vos travaux d'histoire d'historienne de recherche vous vous conduisent à être dans cette place centrale aujourd'hui bien merci euh madame la ministre d'avoir organisé cette rencontre et merci euh de m'avoir sollicité pour prendre part à à ces assises alors je suis effectivement historienne j'ai beaucoup travaillé sur l'antisémitisme et j'ai pas l'intention de vous parler de mes travaux à présent mais plutôt d'essayer de tirer quelques enseignements de cette rencontre première enseignement je crois que nous le savions tous si nous sommes là mais nous avons pu prendre la mesure du danger que représente à l'heure actuelle l'antisémitisme on a parlé certains moments ont été cités les intifadas des moments de violence paroxistique comme l'assassinat d'Ilan Alimi moi je voudrais rappeler parce que c'est là que je m'étais dit avant même les attentats de 2015 il faut s'engager il faut faire quelque chose au-delà de mes propres travaux de de chercheuse c'était la manifestation jour de colère où on a Avaz entendu dans les rues de Paris juif hors de France juif la la France n'est pas à toi alors ce qu'on a bien vu ce matin je crois déjà c'est l'importance de la recherche ces études qui nous ont été présentées sont particulièrement précieuse elle donne déjà des éléments de compréhension en particulier ça a été rappelé par plusieurs personnes la jeunesse des gens qui sont partis prenants dans ces préjugés antisémites et je me disais maintenant il y a une deuxième enquête à faire qui consiste à comprendre pourquoi et moi j'ai quelques hypothèses une première hypothèse j'ai pu constater ça comme enseignante à l'université ça a été le rôle absolument délétaire en France de Soral dieud donné couple diabolique qui a contribué à populariser le négationisme et l'antisémitisme la deuxième raison je crois c'est l'influence d'une certaine pensée décolonial qui tend à cliverver et à opposer donc un monde qui serait un monde entre Blancs et non blanc les Juifs étant désormais assimilés au blanc la troisème euh le troisème fléo de mon point de vue c'est le communautarisme euh il en a été question certains considèrent que c'est un mot qui n'est pas qui ne fait pas sens moi je pense qu'il le fait hein et je voudrais dire que un des enseignements je crois qu'on on peut tirer c'est que pour lutter contre l'antisémitisme il faut lutter contre toutes les formes de racisme et donc c'est très bien d'organiser ses assises contre l'antisémitisme peut-être faudra-t-il organiser je ne sais plus ce qui a été proposé si c'était une année de lutte contre l'antisémitisme mais je crois qu'il faut que ce soit l'antisémitisme et le racisme ça c'est indispensable parce que l'une des difficultés dans lesquelles nous nous débattons c'est cette concurrence victimaire qui est un des éléments aujourd'hui du racisme alors ce qu'on voit aujourd'hui c'est en effet l'exacerbation de l'antisémitisme à la faveur du conflit israëlo-palestinien mais ça existe depuis bien longtemps et je suis historienne et comme historienne je dirais que c'est même bien en amont de l'histoire contemporaine alors je ségrais à Monseigneur d'avoir rappelé que le catholicisme le christianisme a joué un rôle matriciel dans l'antisémitisme avec l'antijudaïsme je veux dire on peut parler sereinement de cela maintenant parce qu'il y a eu Vatican I parce qu'il y a eu des gens comme Julia Isaac qui ont fait la lumière sur ce qu'il appelait l'enseignement du mépris et je crois c'est pas mon rôle moi je suis historienne mais je pense que en effet les associations et les pouvoirs publics ont le droit d'interpeller les grandes religions pour leur demander effectivement de faire les comptes avec un certain passé qui peut expliquer des formes d'animosité alors euh l'ignorance quelqu'un évoqué l'ignorance de la religion c'est important en effet mais il y a déjà un enseignement du fait religieux hein dans les programmes scolaires je vous le rappelle quand même et moi je trouve ça très bien qu'on enseigne ce que le fait religieux mais de manière comment dirais-je éclairiré en disant que les il y a un apport des religions mais qu'il y a eu aussi certaines formes de dérives qu'on parle des croisades ou qu'on parle du rôle qu'on pu jouer aussi les religions dans l'exaspération des hostilités identitaire nous avons une chance en France c'est que il existe cette chose qui n'existe pas forcément dans notre pays qui ce concept qui est la laïcité hein et donc profitons de ce cadre je pense pour engager ces débats qui sont des débats de fond alors que faire j'ai envie de dire on a beaucoup entendu surveiller et punir si vous me passez la la citation certes bien sûr il faut perfectionner l'arsenal législatif qui existe et dans la réflexion que nous mènerons il faudra probable probblement associé des des juristes il y a déjà des réflexions en cours sur le sujet mais ça ne suffit pas nous le savons nous le savons les antisémites les racistes ont constamment des stratégies de contournement pensez par exemple au moment du covid le qui le qui qui s'est affiché partout la difficulté qu'il peut y avoir effectivement là à combattre ce type de comment dirais-je de oui de de de de stratégie encore une fois pour continuer à diffuser des des idées pernicieuses pensez la loi guesso la loi guesso après la loi guesso les négationnistes ont adopté d'autres stratégies donc la loi est précieuse il faut punir c'est indéniable mais de mon point de vue l'essentiel maintenant parce qu'on a déjà quand même un arsenal législatif important l'essentiel n'est pas là alors il est où j'ai aussi une autre casquette qui est celle de historienne je préside une association que nous avons créée avec des collègues du supérieur et du secondaire qui s'appelle association de lutte contre l'antisémitisme et le racisme par la mobilisation de l'enseignement et de la recherche tout un programme et je voudrais vous lire ce que disait Albert mémi qui est quelqu'un qui s'était beaucoup engagé contre toutes les hostilités identitaires et voilà ce qu'il disait et là on n'est pas euh dans il y a en ce moment une mission flash sur l'antisémitisme au Sénat j'ai eu l'honneur d'être auditionné dans ce cadre là mais on n'est pas dans les temps flash là on est dans un travail de longue durée pour lequel les institutions doivent enfin j'ai envie de dire enfin parce que c'est vrai qu'on a un peu le sentiment d'être dans le recommencement pour le sur lequel les institutions doivent enfin prendre vraiment leur responsabilité voilà ce que disait mémi je pense qu'il faut agir en pensant sur une longue distance en se mettant immédiatement à des tâches pédagogiques il faut éduquer inlassablement les gens depuis la maternelle jusqu'à la formation du Tro minimal alors très brièvement il faut éduquer mais et je suis d'accord avec vous le fait que ce soit des jeunes aujourd'hui qui soit ce ce noyau si important montre qu'il y a quand même quelque chose qui a pas fonctionné dans les stratégies qui ont été adoptées ces dernières années et donc il y a une une une vraie réflexion à mener nous nous l'avons mené dans le cadre de l'association et je vous invite je me permets de faire une minute de publicité à aller voir la revue que nous publions grâce à l'aide de la dilc je tiens à le dire qui joue un rôle très précieux je crois dans le paysage de lutte contre le racisme antisémitisme qui s'appelle revue à l'armée où nous essayons de déconstruire avec des moyens qui sont ceux de la science et de la recherche toutes les formes de racisme et d'antisémitisme et vous y trouverez un texte que nous avons mis en ligne ce weekend de Denis Charbit sur l'antisionisme et vous verrez qu'il est lumineux parce qu'on comprend pourquoi l'antisionisme est bien aujourd'hui l'un des visages donc de l'antisémitisme alors je j'en viens vraiment à la conclusion pour vous dire qu'il y a d'autres stratégies à inventer que nous ce dont nous sommes convaincus c'est qu'il faut cesser d'éviter les sujets de les contourner mais qu'il faut les affronter et donc déconstruire les préjugés et pour les déconstruire il faut les historiciser et c'est ce que nous essayons de faire il y a eu une première stratégie dans les années 50 c'était la stratégie de l'UNESCO qui était un peu ce que vous évoqueiez aussi euh qui était fondé sur l'idée qu'au fond euh les cultures ne se connaissaient pas entre elles alors il faut continuer bien sûr à faire en sorte qu'elles se con mais ça ne suffit pas ensuite il y a eu une stratégie qui consistait à dire c'est la mémoire si on on enseigne ce qu'est la mémoire des génocides de la choix ça ne recommencera pas ça ne marche pas non plus on a maintenant même des travaux là-dessus qui monque les limites de ça et donc maintenant essayons au moins une autre stratégie en passant par l'enseignement et la recherche qui consisterait à analyser à déconstruire et à montrer notamment que une forme d'hostilité à l'autre il y a des éléments communs ça c'est quelque chose aussi de très important merci madame la ministre et merci à tous ceux qui s'engagent sur ce combat essentiel merci beaucoup bon la parole est très attendu vous savez que les attentes sont très importantes avec l'ouverture de de ces assises sur l'école sur la justice sur les réseaux sociaux Aurore berger pour terminer merci et merci déjà à vous toutes et tous d'avoir était autour de cette table et ensemble autour de cette table je crois que c'était un moment qui était important je retravaillais en même temps mon discours de clôture pendant que vous réagissiez les les uns et les autres parce que on le voit bien dans les différentes prises de parole qui ont existé dans l'étude qui a été rendu par C et par l'Ifop et et la fond d'aple aine des Juifs et a d'Israël on peut pas ne pas adresser évidemment aujourd'hui cette question et il faut pour cela redire des choses qui paraissent simples mais qui sont de moins en moins des évidences que chacun est libre de soutenir ou non la politique d'un gouvernement en l'occurrence du gouvernement israélien et le peuple israélien est d'ailleurs sans doute le premier à le faire souvent en manifestant sa désapprobation comme il l'a fait régulièrement ces dernières semaines mais ce qui se passe aujourd'hui n'est pas la contestation d'une politique gouvernementale mais bien l'appel à la destruction d'un État qui est un État souverain légitime et démocratique et ne nous y trompons pas si certains aujourd'hui parfois se retiennent encore de dire cell juif ils ont malheureusement remplacer cette insulte qui est un délit et non pas une opinion par sal sioniste et ça se confond aujourd'hui évidemment et malheureusement avec l'antisémitisme chacun doit évidemment rester libre de débattre de ce qu'on appelle traditionnellement la situation au Proche Orient ou tout simplement même de se désintéresser d'ailleurs de cette question mais nous devons rappeler au effort que soutenir le terrorisme ou être incapable de le nommer stigmatiser toute une communauté l'essentialiser comme si chaque Français juif était coresponsable de la situation à Gaza provoquer la haine humiliée ostracisée comme cela a été montré tristement mais brillamment dans ces témoignages ce sont des délits et que ces délits sont punis par la loi la parole publique plus encore la parole politique doivent être soigneusement pesés parce que nos paroles ont un impact et que nul ne peut l'ignorer ou prétendre ou feindre de l'ignorer face à ces comportements nous agissons l'instruction cela a été dit a été donnée au parquet d'ouvrir des enquête systématique et juger ses affaires dans des délais resserrés en faisant appliquer pleinement les circonstances aggravantes j'entends la nécessité de clarification et de transparence sur les sanctions qui ont été prononcées les outils également permettant d'améliorer les procédures ont été fournies aux enquêteurs les formations initiales et continu des policiers magistrats en lien notamment avec la dilcra ont été généralisé en intégrant la lutte contre l'antisémitisme sous toutes ses formes sur la base de la définition internationale qui est celle de l'IRA là aussi c'était attendu et je crois nécessaire les moyens de phos ont été renforcé et vont continuer à l'être et je crois que sa visibilité auprès du grand public n'a jamais été aussi forte et des circuits dédiés de signalement sont en train d'être établis pour les associations spécialisées de manière à faciliter toutes les voies de recours mais nous devons aller plus loin par exemple en soutenant la proposition de loi de matthieur Lefèvre et Caroline yadan qui prévoit la possibilité de délivrer mandat d'arrêt en cas de condamnation pour les infractions de contestation de CRIM contre l'humanité qui sont en dehors du champ de ce que nous en France nous considérons comme relevant de la liberté d'expression et au-delà de cet appel aspect respressif nous devons aussi favoriser toutes les initiativ qui permettent de rapprocher nous l'avons vu ce matin les communautés pour lutter et faire tomber les barrières les différents préjugés sortir de cette spirale de l'incompréhension mutuelle qui conduit à la haine à la violence et parfois même à la barbarie et c'est pour cela que nous devons gagner et donc d'abord mener cette bataille à l'école cher Émilie vous me disiez hier en préparant cette rencontre à quel point l'assassinat Barbar Dylan Alimi avait été pour vous un point de bascule il laisse sans doute dans les nouvelles formes que revête aujourd'hui l'antisémitisme mais la-t-il était vraiment dans l'opinion publique parce qu'en fait c'est ça la question que nous devons se poser est-ce que cette bascule de l'opinion publque s'est opéré le prixanalimi que vous présidez fait partie de ces initiatives salutaire et ind pensable je souhaite qu'il soit davantage connu du grand public nous pouvons pas avoir que 45 lycées participants mais des lycées de toute la France qui se sentent concernés et dès les prochaines semaines nous engagerons ce travail avec la dilcra en lien avec Nicole Boubet pour permettre sa pleine appropriation par les enseignants le secteur associatif et les jeunes et je signerai également une convention avec le knous afin de créer dès 2025 un prix étudiant au sein du prix Ilan àimi le manifeste qui sera écrit les propositions qui seront formulées y compris évidemment à l'égard du gouvernement nous donnerons le ton de la séquence de clôture des CIS fin juin qui sera dans un format différent je l'ai dit à la fois tous les représentants des partis qui aujourd'hui ont un groupe à l'Assemblée nationale et au Sénat seront invités certains ont invoqué aussi le monde de l'entreprise les responsables syndicaux peut-être faut-il en effet élargir et repenser ce format je souhaite sincèrement réunir aussi plus largement que possible tous les véritables humanistes dirons-nous autour d'un engagement commun pour redonner leur sens au mot communiquer sensibiliser tous les publics en particulier les plus jeunes aux conséquences de la haine et aux dérives conséquences concrètes aussi de slogans qui sont parfois lancés à l'emporte-pièce améliorer encore la formation de tous les acteurs de première ligne soutenir y compris financièrement et sans doute encore plus les initiatives de rapprochement entre toutes les communautés je retiens la proposition commune que vous faites d'une journée de la fraternité nous en discuterons donc avec le président de la République auquel vous avez formulé cette proposition mobiliser mieux outil et les acteurs politiques et les agents publics au niveau national mais aussi dans les territoires voici quelques premières pistes mais le travail maintenant est entre de bonnes mains et je ne doute pas que les contributions seront nombreuses le résultat de vos travaux en totale indépendance et liberté aura ma pleine et entière attention et y donner suite sera l'un de mes engagements prioritaire si ce n'est mon engagement prioritaire au sein du ministère car vous l'avez dit il en va tout simplement de la démocratie pas il n'était pas question pour moi d'organiser cette rencontre comme si elle se suffisait à elle-même j'ai entendu à la fois parfois les colères qui ont pu s'exprimer voir une forme de lassitude de parfois être réuni au-delà du plaisir qu'on a à être ensemble c'est donc un point de départ je retiens le mot Dominique réier sans doute un recommencement qui doit créer les conditions d'un sursaut collectif car je crois qu'ici si nous sommes réunis au S de cette table et dans cette salle c'est que nous croyons à l'universalisme républicain et son message le plus puissant c'est que nous ne voyons partout dans cette pièce comme dans l'ensemble de notre pays que des citoyens avant tout autre identité avant toute autre opinion ou particularisme mais que donc son corollaire immédiat c'est que nous souffrons de la souffrance d'autrui quand bien même nous ne sommes pas nous-mêmes directement concernés alors je crois qu'il faut que nous soyons tous concernés pour agir évidemment pour recréer du commun et pour que ce soit bien un point de départ pour nous donner les conditions d'un sursaut républicain c'est en tout cas ce que j'appelle sincère de mes vux et je crois le message que vous envoyez collectivement ce matin à l'ensemble de notre pays je vous [Applaudissements] remercie merci merci à tous d'avoir participé à ce lancement des assises au travail maintenant