Budget 2026 : vers un 49.3 ou des ordonnances ?
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Et le week-end dernier, plus de 800 touristes ont été accueillis en urgence dans des gymnases de Moutier, en Savoie, en cause des fortes chutes de neige et l'absence d'équipement de ces automobilistes. Et pourtant, jour et nuit, les agents en charge de la viabilité des routes se relaient pour que tout se passe bien. On va regarder ce reportage de nos partenaires de 8 Montblanc qui ont suivi toute une nuit le travail de ces agents. Il est signé Chloé Lemaire.
Il fait encore nuit au centre d'exploitation des routes départementales de Sionziers. Mais pour Anthony Drouet, c'est le début de la journée.
Il est 3h du matin, on va démarrer les opérations de surveillance du réseau. Donc ça consiste en faire le tour d'un secteur. Donc en l'occurrence, pour le CVR des Sionziers, on a deux circuits, deux patrouilles à proprement parler. Ça permet de faire des relevés, des températures de chaussée et d'air pour analyser les moyens nécessaires au traitement de la viabilité hivernale. Et on va pouvoir suivre les opérations et éventuellement redéployer des moyens complémentaires pour que le réseau soit circulable au plus tôt ce matin.
Pour cette première tournée, direction donc le secteur de Flennes.
Alors aujourd'hui, vu qu'on avait pour cette nuit des cumuls de neige assez conséquents sur les points hauts qui étaient associés à un vent qui pouvait être assez fort, on a d'ores et déjà programmé trois camions sur la totalité de notre secteur et un tracteur de déneigement puisque parmi notre réseau, on a le col de Pierre Carré qui est beaucoup plus susceptible d'être enneigé que le reste du réseau.
Sur ce col, plusieurs centimètres de neige sont en effet tombés cette nuit. Et en amont, la route a, elle, verglacé.
Pascal, du coup, c'est vraiment mauvais en dessous des molliers jusqu'à Balme. Du coup, on a priorisé le camion sur le bas. Vu les quantités de neige qu'on a là, je te laisse faire l'aller-retour jusqu'au mollier. Et quand t'arrives à peu près sur le secteur, un peu avant, tu me préviens de façon à ce que je puisse faire monter le camion derrière toi.
C'est donc parti pour une nouvelle session déneigement. Aux commandes de cet engin, Pascal Tremblay, un habitué de l'opération.
En déneigé, c'est sortir la neige de la route et rendre la voie circulable. En fait, nous, ce qu'on fait, c'est essentiellement ouvrir l'air.
Une manœuvre parfois délicate qui dure jusqu'au petit matin. Après leur passage, les saleuses prendront le relais pour rendre la route plus pratiquable.
Et Quentin, on va regarder ce qu'il y a à la une de la presse régionale. On commence avec la prise en charge des blessés de l'incendie du Constellation à Cranmontala. Voilà, deux personnes brûlées sont prises en charge à Nantes. C'est à la une de presse au Séan ce matin. Le CHU de Nantes dispose d'un centre pour les brûlés qui fait référence, dit le journal. Ils sont soignés dans le service du docteur Maé avec un accompagnement très spécifique face à une douleur décrite comme une douleur extrême. La colère des agriculteurs qui continuent de faire la une de la presse régionale. Voilà, c'est-à-dire ce matin dans plusieurs journaux comme Libération Champagne, Paris-Normandie.
Dans l'aube, trois barrages filtrants ont été installés hier. D'autres actions coup de poing sont à prévoir à l'échelle départementale avec par exemple des actions dans les supermarchés. Nous alertons sur le fait qu'on fait rentrer de la nourriture qui ne respecte pas nos standards de production. C'est ce qu'explique un responsable des jeunes agriculteurs dans Libération Champagne. Des actions dans les supermarchés, c'est ce qu'on lit notamment dans Paris-Normandie. On le voit à la une, on reconnaît la coordination rurale avec leurs bonnets casquettes jaunes. Ils sont allés contrôler hier les rayons d'un magasin métro.
Les agriculteurs qui ont posé des étiquettes sur les produits qui ne semblent pas respecter les normes agricoles françaises. Et c'est le casse-tête au rayon E. Voilà, c'est-à-dire à la une de la montagne, journal de Clermont-Ferrand. Car dans le puits de Dôme, l'œuf est parfois une denrée rare. C'est lié à une forte demande et aussi aux intempéries. Mais la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar, qui a reconnu que cette crise est aussi liée à la surréglementation qui freine l'installation de nouvelles structures, empêchant ainsi le marché de s'autosuffire. Allez Gantin, on va avoir une page consacrée aux élections municipales.
Car la presse régionale consacre plusieurs unes à ces élections des 15 et 22 mars. Voilà, c'est à la une notamment du Dauphiné libéré. Avec cette question à Grenoble, se faire élire maire, combien ça coûte ? En moyenne, une campagne coûte 1,14 euros par habitant, selon le calcul du Dauphiné libéré, dans les communes à partir de 9000 habitants. Plus de la moitié de ses dépenses passent dans les tracts et brochures. C'est le candidat LFI aux élections municipales à Toulouse qui fait la une de la dépêche. Voilà, le titre qui donne la parole ce matin au député insoumis François Piquemal qui entend incarner à Toulouse une nouvelle gauche face à la liste PS.
Et pour déloger Jean-Luc Moudin, le maire sortant candidat à sa réélection, dans les pages intérieures, l'insoumis qui parle de deux gauches, une solide sur ses appuis, je cite, une autre social-démocrate, il assume sa différence sur la 89, la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, deux projets auxquels il s'oppose. Et puis à Dijon, ce sont les huit candidats qui font la une du bien public.
Voilà, entre la maire sortante Nathalie Keders qui réunit socialiste, modem, place publique, le candidat à droite Emmanuel Bichaud, l'ex-préfet Thierry Coudert à la tête d'une liste d'extrême droite, les écologistes et communistes qui partent ensemble, LFI également représentés, il y a du monde sur la ligne de départ à Dijon. Donc vous le disiez, huit candidats qui font la une du bien public. Et on continue cette page municipale, on va aller voir comment ça se passe du côté de Lyon et d'Auxerre. Bonjour Antoine Compigne, merci beaucoup d'être avec nos journalistes à Lyon Républicaine. À lire, vous, dans vos pages, Antoine, un état des lieux sur les enjeux des municipales dans Lyon.
Lyon, bonjour à tous. À deux mois du premier tour des élections municipales, on a décidé de faire un tour d'horizon des candidatures dans les principales îles de Lyon. Le premier constat qu'on peut faire, c'est qu'en général, les maires sortants, ils tardent à officialiser leur candidature. Leurs opposants sont parfois, eux, en campagne depuis déjà plusieurs mois. Et si on prend le cas des deux principales villes du département, que sont Auxerre et Sens, on retrouve des situations assez similaires. Le maire d'Auxerre, Cresson Marot, ne s'est pas encore déclaré, malgré plein de sous-entendus lors de sa cérémonie de vœux.
Paul-Antoine de Carville, à Sens, fait aussi durer le suspense, alors que tout laisse à penser qu'il va y aller également. En tout cas, dans les deux villes, la configuration devrait être la même. Les deux sortants sont à la tête d'une équipe de centre-droit. Ils devraient affronter une liste du RN et plusieurs listes de gauche, où l'union pour les législatives n'a pas perduré. On devrait donc avoir à Sens, comme à Auxerre, une liste emmenée par les socialistes, une autre par les écologistes et une dernière par les insoumis. En tout cas, ça rend aujourd'hui difficiles les prédictions dans Lyon, mais ça promet deux prochains mois de campagne très intéressants.
Et Antoine, quelles sont les chances du Rassemblement national et quelle est la stratégie du parti ? Alors en fait, dans Lyon, le Rassemblement national, c'est un département où les trois députés sont du Rassemblement national, même si un a été exclu du parti juste après le scrutin de 2024 pour des propos racistes. Dans Lyon, c'est le député Julien Audoul, qui est porte-parole du RN, qui définit la stratégie du parti dans le département. Il a ciblé une quinzaine de villes où il pourrait y avoir des listes estampillées RN. C'est déjà le cas à Auxerre, à Sens et à Joigny, et certaines pourraient être dévoilées au tout dernier moment.
Sinon, sur le reste du territoire, Julien Audoul soutient ouvertement des maires qui repartent ou des candidats qui ne se revendiquent pas forcément du RN. C'est surtout le cas dans sa circonscription, où des élus locaux soutiennent certaines de ses propositions, comme la création d'un nouveau lycée à côté d'Aussens. En tout cas, est-ce que ça pourrait être le terreau pour les futurs sénatoriales ? C'est aujourd'hui très difficile à dire. En tout cas, Julien Audoul et le RN, ils assurent que ce n'est pas ce qui les motive. Merci beaucoup. Merci Antoine Compigne, journaliste à Lyon républicaine, d'avoir été avec nous. Regarde votre une. Antoine, municipal, les affiches se dessinent.
Et donc le point à deux mois du premier tour. Merci beaucoup Antoine Compigne. Merci à vous. On va terminer la revue de presse avec des Bretons plus fourmis que Sigal. Voilà, ce sont les champions en matière d'épargne. Littons à la une ce matin du Télégramme, avec 17 000 euros d'épargne réglementée en moyenne par habitant. Le journal parle d'un vrai pactole. Les Bretons qui épargnent et beaucoup, dans le contexte, on le lit dans le journal, d'une baisse des taux du livret A qui passe de 1,7% à 1,5% le 1er février. C'est lié à la baisse de l'inflation. Ça nous manque les marchés de Noël pour finir sur un sujet plus léger. Mais il faut qu'on retrouve l'équivalent des marchés de Noël.
Bientôt, c'est l'époque des carnavals. Ça va arriver. Les carnavals de France. Merci beaucoup Quentin. Et on se retrouve vendredi prochain. On revient à l'actualité politique et parlementaire. Sébastien Lecornu qui renonce donc au vote sur le budget. On va l'analyser avec nos éditorialistes. Ce sera soit 49.3 à Soir Donance. Mais le Premier ministre ne renonce pas pour autant au compromis. On voit ça avec Jérôme Ravier.
Le gouvernement dit stop au débat budgétaire à l'Assemblée. Par la voix du ministre des Relations avec le Parlement, Sébastien Lecornu, a décidé d'interrompre les débats qui devaient se poursuivre vendredi puis lundi. Malgré la volonté constante du gouvernement de créer les conditions d'un vote sur le projet de loi de financement de l'État pour 2026, nous constatons que ce vote ne pourra pas avoir lieu. Quelques heures plus tôt, Amélie de Montchalin avait dû préciser en séance les deux options sur la table pour que la France ait un budget en 2026.
Le 49.3 et effectivement, au bout de 70 jours, il y a cette option d'ordonnance qui est une option qui n'a jamais été utilisée mais qui pour autant est une option que le gouvernement pourrait activer.
Le gouvernement estime que c'est l'opposition du RN et de LFI qui empêche tout avancer. Mais le Rassemblement national a accusé Matignon de mensonge pour masquer son incapacité à rassembler une majorité.
Ce n'est pas la faute du groupe Rassemblement national et de l'UDR et ses 140 députés. Ce n'est pas la faute des insoumis et de leurs 70 députés. C'est parce que la majorité absolue du PS jusqu'au LR est incapable de se mettre d'accord sur un budget.
Même critique de l'autre côté de l'hémicycle où le président de la commission des finances a dénoncé un jeu de dupes.
Le gouvernement, parce qu'il est incapable de faire passer un texte qui est minoritaire, joue avec le Parlement de manière éhontée.
Le Premier ministre doit prendre la parole dans la journée pour présenter des mesures de compromis qui seront retenues soit dans les ordonnances, soit dans le texte qui passera avec le 49-3 avec le risque de se faire censurer par l'Assemblée nationale.
Et on va analyser tout ça avec vous. Bonjour Arnaud Bénédetti. Merci d'être avec nous comme tous les vendredis. C'est Arnaud, directeur de la Nouvelle Revue Politique. Et bonjour Tam Tranuille. Bonjour Arnaud. On est également ravis de vous recevoir Tam, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat. On l'a vu hier soir en plein débat budgétaire à l'Assemblée. Le gouvernement qui annonce donc renoncer au vote sur le budget, suspension des débats. Il n'y en aura pas aujourd'hui, il n'y en aura pas lundi. Est-ce que d'abord Tam, sur la méthode, c'est une surprise ou pas ? Alors que ça intervienne hier soir à minuit, personne évidemment n'avait prévu cela.
Mais ce que l'on savait, c'est qu'il fallait absolument, pour le gouvernement, interrompre les débats avant le vote de la première partie. Ce vote, il devait intervenir au plus tard mardi. Mais on voyait bien comment étaient en train de se dérouler les discussions dans l'hémicycle. Et ça allait intervenir peut-être aujourd'hui ou demain. Or, le problème, c'est que si la première partie, à savoir le volet recette, était rejeté par l'Assemblée nationale, le gouvernement était complètement coincé. C'est-à-dire qu'il ne pouvait pas faire la stratégie que l'on voit maintenant.
C'est-à-dire, soit passer par une ordonnance budgétaire, on va y revenir, soit passer par l'article 49 alinéa 3, pour faire passer le budget. S'il y a rejet, tout est rejeté, tout s'interrompt. Et là, il était complètement coincé. C'était retour à la case départ. Arnaud, vous la comprenez, cette stratégie de la part de Sébastien Lecornu ? Il essaye de mettre la pression pour essayer de trouver un compromis avec ceux qui pourraient éventuellement permettre de faire adopter ce budget. Il n'y a pas d'autre objectif, si vous voulez, à la stratégie qui est celle, en effet, de la suspension des débats. Et Tam l'a très bien dit.
C'est que mardi, vous avez une butée qui, elle, est incompressible, en l'occurrence. Maintenant, il y a deux questions, si vous voulez, essentielles. D'abord, c'est le contenu des propositions que va retenir et que va faire le Premier ministre. Est-ce que sur ces propositions et ce contenu, il va y avoir des mouvements, notamment du côté des socialistes, qui permettraient de faire passer ce budget ? Ça, c'est une première question. Deuxième sujet, c'est le véhicule. Et le véhicule, il a autant d'importance que le contenu. Parce que vous comprenez que ce n'est pas tout à fait la même chose de passer par le 49.3 que de passer par les ordonnances.
Je rappelle quand même une fois, c'est qu'on n'a jamais légiféré par ordonnance, en matière budgétaire, sous la Ve République. Et que la dernière fois qu'on a utilisé, je crois, des ordonnances dans l'histoire parlementaire française pour régler un budget, vous savez à quand ça remonte ? À la restauration. Donc, ça serait quand même une véritable première. Même sous, vous voyez, la Ve République et la Ve République, on arrivait à trouver des compromis pour essayer de faire passer un budget. Tam, avant de parler des conséquences politiques, du choix de l'une ou de l'autre méthode, on a compris que maintenant, c'était soit 49.3, soit ordonnance. On va faire d'abord un peu de pédagogie.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer la différence entre 49.3 et ordonnance ? Qu'est-ce que c'est exactement ? Alors, une ordonnance budgétaire, et effectivement, ça serait une première absolue, c'est l'article 47 de la Constitution qui prévoit l'ordonnance. C'est-à-dire que si le délai de 70 jours est écoulé, et il est écoulé depuis le 23 décembre, le gouvernement peut passer par une ordonnance pour faire passer son budget, sans du tout demander son avis au Parlement. Il faut bien faire la différence entre une ordonnance et une habilitation à légiférer par ordonnance. On connaît, c'est l'article 38 de la Constitution. C'est-à-dire qu'il y a un repassage par le Parlement. Là, pas du tout.
Et donc, ça ouvre énormément de questions au niveau juridique, au niveau constitutionnel. Parce qu'on ne sait pas, normalement, le texte qui devrait passer, ça doit être le projet de loi initial du gouvernement. Mais on n'en est même pas sûr. Certains constitutionnalistes nous disent qu'on peut mettre quand même les amendements qui ont été discutés de façon consensuelle via un projet de loi de finances rectificatives. On ne sait pas qui est-ce qui est vraiment compétent. Ça doit passer d'abord par le Conseil d'État. Puis ensuite, qui est-ce qui peut être saisi ? Est-ce que ça peut être le Conseil constitutionnel ? On n'en est pas sûr. Enfin, bref.
Et surtout, c'est quand même une espèce de bombe au niveau démocratique, une bombe parlementaire qui va complètement à l'encontre de tout ce qu'a dit Sébastien Lecornu depuis le début des débats, à savoir remettre le budget dans les mains du Parlement que le Parlement puisse débattre jusqu'au bout. Donc ça, c'est le volet ordonnance. Le volet article 49.3, ça, on en a infiniment l'habitude. C'est-à-dire que le gouvernement essaye de faire passer son texte en engageant sa responsabilité. Il dit, voilà le texte que je veux faire passer par le Parlement. Si le Parlement n'est pas d'accord, il y a la possibilité d'une motion de censure.
Si la motion de censure est adoptée, le texte est considéré comme rejeté. Si la motion de censure n'est pas adoptée, le texte est considéré comme adopté. Et ce n'est pas du tout pareil de ne pas voter une motion de censure, de s'abstenir sur une motion de censure et de voter un budget. Ça n'a rien à voir au niveau du geste politique. Et c'est là qu'on sait que le gouvernement est en train de négocier, notamment avec les socialistes, pour essayer de faire passer son budget et d'avoir un accord de non-censure. Allez-y, Arnaud. Non, mais la voie de l'ordonnance, c'est très clair. Ça infirme tout le discours, qui est le discours de Sébastien Lecornu, depuis sa nomination à Matignon.
Quand il nous dit sur le perron de Matignon que la Ve République est rentrée dans le moment le plus parlementaire de son histoire, il veut bien dire qu'il saisit et il laisse le soin au Parlement de débattre et de trouver des compromis sur un budget. Là, en la matière, quand vous choisissez la voie de l'ordonnance, vous dessaisissez le Parlement d'une de ses prérogatives, qui est une des prérogatives essentielles dans l'histoire du Parlement, c'est-à-dire de délibérer sur un budget et de voter ou de ne pas voter sur le budget. Il est évident que le 49-3, si vous voulez, n'a pas du tout la même portée que l'ordonnance.
Le 49-3, c'est encore le Parlement qui est saisi du budget et qui peut, oui ou non, se prononcer sur ce budget, le refuser, voter une motion de censure. Le 49-3, on est dans un moment parlementaire.
Mais si vous voulez, tout le problème vient dans cette affaire, c'est que l'on a diabolisé, depuis maintenant de très nombreuses années, cet article 49-3, qui est un article qui a été introduit dans la Constitution de la Ve République, qui avait été pensé, et on l'a oublié trop historiquement déjà, par de nombreux responsables politiques de la Ve République, qui, eux, avaient compris que face au blocage dans lequel se retrouvait parfois la Ve République, il fallait un outil de parlementarisme rationalisé, comme on l'a dit, de la Constitution de la Ve République. Et aujourd'hui, finalement, tout le monde se trouve piégé. Tout le monde se trouve piégé.
Ceux qui ne voulaient pas le 49-3, c'est-à-dire les socialistes, mais dont certains disent que finalement, il faudrait peut-être passer par le 49-3 parce que ça arrangerait tout le monde et notamment eux principalement. Également, le Premier ministre qui, en disant qu'il n'utiliserait pas le 49-3, à mon sens, a fait une faute politique parce que le 49-3 est un outil constitutionnel dont on ne peut pas se dessaisir parce qu'à un moment donné, on voit bien qu'on en a besoin. Donc, voilà, on se retrouve dans une situation qui est d'une complexité inédite sous l'entrée publique. Oui, ça a été notamment diabolisé à la suite récemment de tout le débat sur la réforme des retraites.
C'est aussi ça qui a fait que l'article 49-3 est devenu symboliquement l'article le plus antidémocratique possible, etc., au niveau d'une partie de l'opinion publique. Et c'est vrai que, du coup, vu ce qu'on est en train de nous montrer comme alternative, à côté de l'ordonnance, il paraît soudainement extrêmement raisonnable et parlementaire, l'article 49-3. Et ce que vous dites, Arnaud, ça me rappelle quand même, rappelez-vous, quand Sébastien Lecornu a dégainé le 3 octobre sa promesse de ne pas avoir recours à l'article 49-3, nous étions tous les trois ici même sur ce plateau et nous nous étions dit, mais comment est-ce qu'on peut analyser ça ?
Et on s'était dit quand même, il doit peut-être y avoir le sujet de l'ordonnance budgétaire derrière la tête. Aujourd'hui, on a l'impression que l'ordonnance, elle sert aussi à revaloriser éventuellement l'article 49-3 parce que voilà, on se dit avec l'article 49-3, finalement, il y a quand même la possibilité de bâtir un texte un petit peu avec les parlementaires, d'avoir choisi avec eux les amendements, ce qui n'est pas normalement possible via une ordonnance. D'autant une petite précision pour faire passer un budget, ce n'est pas 1,49-3, mais 3,49-3. 3,49-3, 1 sur le volet recettes, donc mardi prochain, 1 sur le volet dépenses, et 1 sur le vote final du texte.
Quelles conséquences politiques d'un ou l'autre choix et que feront les socialistes ? On va écouter Emmanuel Grégoire, qui est le candidat socialiste à la mairie de Paris, également député de Paris l'été ce matin sur TF1. Sur les ordonnances, ça veut dire forcément censure puisque sur les ordonnances, il ne peut pas y avoir d'amendement ou d'enrichissement ou de correction du budget tel qu'il a été initialement déposé. Il est à l'évidence totalement inacceptable pour nous en matière de pouvoir d'achat, de services publics, d'exemption d'efforts pour les plus riches. Et sur le 49-3, ça dépend évidemment de la copie finale puisque le gouvernement peut y intégrer toute une série d'amendements.
Et donc, nous allons vivre évidemment des heures décisives. Arnaud, est-ce que du coup, de l'une ou l'autre méthode dépend la survie de Sébastien Lecornu ? Est-ce que ça va être plus compliqué d'obtenir la mensuétude des socialistes via des ordonnances ? Ah, clairement. De toute façon, il a tout dit là, Emmanuel Grégoire. On voit bien que le recours aux ordonnances, pour toutes les raisons qui ont été indiquées, constitue pour les socialistes quelque chose qui est difficilement acceptable. En plus, n'oublions pas que dans deux mois, vous avez des élections municipales.
Donc, il va falloir expliquer à une partie de l'électorat de gauche qu'on a accepté que le budget soit réglé par voie d'ordonnance. Et M. Grégoire, quand il parle, il pense aussi à ses élections municipales dans deux mois parce qu'il a quand même une candidate de la France insoumise à Paris. C'est quand même des éléments importants qui vont jouer dans le calcul et dans les anticipations des socialistes.
Après, je pense qu'en effet, depuis quelques jours et depuis quelques semaines, on entend des voix et notamment celles de François Hollande au sein du Parti socialiste qui disent que finalement l'utilisation du 49.3 il lançait quelque chose, lui, en tant qu'ancien président de la République est peut-être un moyen de sortir de ce blocage. Voilà. Est-ce que ça veut dire, Tam, que les ordonnances c'est Sébastien Lecornu, moins de soldats ? Ma mission, c'était un budget. Avec les ordonnances, il y aura un budget. Ce n'est pas grave si je tombe derrière.
Oui, on ne sait pas si c'est lui qui trouve que ce n'est pas grave de tomber derrière, mais la plupart des rumeurs, mais là, c'est très difficile de savoir si c'est de l'information ou de l'intox, disent que c'est notamment Emmanuel Macron qui est extrêmement favorable aux ordonnances. On va quand même dire qu'il y a quand même un avantage aux ordonnances, c'est que quoi qu'il arrive, normalement, vous avez un budget. C'est l'avantage. C'est quand même ça parce que l'article 49.3, si vous vous faites censurer, vous n'avez pas de budget et là aussi, c'est retour à la case département.
Certains, même du côté de LR, par exemple Philippe Juvin, faisaient valoir qu'au moins avec les ordonnances, vous aviez ce problème-là qui est enfin réglé et on a bien vu, notamment avec la situation géopolitique actuelle, qu'il y a un moment où certains réclament maintenant d'avancer, notamment pour le budget de la défense. Mais est-ce que du coup, à contrario, ce n'est pas plus facile pour le PS et les LR de voter une censure après ordonnance que de voter une censure après 49.3 ? Parce que l'un n'est pas lié à l'autre. Ça ne veut dire pas de budget. L'autre, c'est un budget, ce n'est pas grave.
Il y a quand même, effectivement, moins de conséquences directement sur le budget et peut-être qu'ils auraient donc moins endossé la responsabilité d'avoir tout fait capoter sur le budget, ce qui, effectivement, actuellement, commence à être difficile à gérer, notamment au niveau des élections municipales. Vous avez des entreprises, vous avez des gens qui sont coincés pour certains prêts, pour certaines choses très concrètes en l'absence de budget.
Je voulais quand même rajouter qu'hier, Sébastien Lecornu, avant toute cette séquence, a reçu un certain nombre de journalistes et fait passer des éléments de langage, d'une part pour dire que tout pour lui restait ouvert et que, même si on passait par ordonnance, il ne se faisait pas imposer cela par le palais de l'Elysée.
Et le deuxième élément qu'il a tenté de faire passer, c'est expliquer que, même si on a l'impression qu'il n'y a aucune discussion dans l'hémicycle, il y en a en sous-main, c'est-à-dire qu'il continue réellement à négocier avec les socialistes et qu'on est sur une discussion, dit-il en tout cas, qui est responsable, qui est technique, qui est sur le fond, qu'on parle logement, qu'on parle environnement, qu'on parle réellement fiscal. On va écouter là-dessus Amélie de Montchardin dans quelques instants, mais Arnaud, je voudrais vous faire réagir à ce que dit ce matin Sylvain Maillard. Il était l'invité de CNews Europe 1, il appelle les socialistes à demander le 49-3.
Il y a deux choix, vous l'avez parfaitement dit, ou le 49-3. Mais dans ces cas-là, il faut que, je le dis aussi à votre micro, il faut que le Parti socialiste, parce que le Premier ministre avait fait cette promesse de ne pas utiliser le 49-3, mais il faut que le PS appelle aussi le Premier ministre à utiliser le 49-3.
On entend des macronistes demander ça. Est-ce qu'il s'est piégé tout seul, finalement, Sébastien Lecornu ? Oui, en fait, tout le monde est piégé dans cette affaire, parce que je rappelle quand même que l'une des conditions d'un accord de non-censure pour le PS, c'était le non-recours au 49-3. Et ça, il ne faut pas quand même oublier, c'était il y a quelques mois. Ce n'était pas si longtemps que ça. Donc, et Lecornu aussi est piégé. Mais en fait, l'alternative, c'est soit le 49-3, soit la censure. Parce qu'encore une fois, vous avez entendu les déclarations de M. Grégoire et la plupart des leaders socialistes sont plutôt aujourd'hui sur cette option.
Donc, il est évident que pour les socialistes, ça va être compliqué aussi. Parce que quand même, il va falloir qu'ils reviennent sur ce qu'ils ont dit. Qu'ils reviennent sur ce qu'ils ont dit et encore une fois, dans un contexte en plus électoral lié au municipal. Donc, tout ça, finalement, fait que socialistes comme gouvernement se retrouvent dans une situation où ils sont particulièrement contraints les uns comme les autres. Mais vraisemblablement, le seul moyen aujourd'hui pour les uns et pour les autres de sortir de ce mauvais pas, c'est de se dédire, tout simplement. Et vous l'avez dit, sur le fond, le gouvernement qui maintient qu'il continue de travailler.
On va écouter la ministre des Comptes Publics, Amélie Donchalin. On revoit notre copie du gouvernement et j'assume devant vous avec beaucoup d'humilité, il y a des choses qu'on a proposées qui, manifestement, ne fonctionnent pas. Et ce qu'on met sur la table, c'est donc des nouvelles propositions et le Premier ministre dira au parti politique qu'est-ce que vous pensez, comment on avance. Parce que nous, ce qu'on veut, ce n'est pas du n'importe quoi, c'est de mettre de manière transparente, à cœur ouvert pour tous les Français, pas dans des accords de champ, pas à côté des débats, comment on avance. Tame, comment vous comprenez ce que vient de dire la ministre des Comptes Publics ?
Je comprends qu'effectivement, ce que je vous disais, ces négociations qu'il y a un petit peu en sous-main, elles sont en train de donner lieu à un certain nombre d'amendements. On nous a dit qu'il y avait des discussions concrètes autour du logement, de l'environnement, de la fiscalité, la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Rappelons comment ça s'est passé quand même les discussions dans l'hémicycle de l'Assemblée.
Déjà, il y a eu un rejet du budget la semaine dernière en commission et puis depuis le début de l'examen de mardi, en fait, le gouvernement se retrouvait face à un budget où tout ce qu'il proposait était détricoté et notamment cette mesure qu'il a négociée avec les socialistes, qu'il souhaite voir revenir dans le texte, c'est la surtexte de bénéfices sur les grandes entreprises, à 6,3 milliards d'euros. Je vous prends cet exemple très concret.
L'année dernière, en 2025, s'était fixé à 8 milliards, on avait des discussions pour que ce soit à 4 milliards et puis là, ils avaient réussi à trouver un accord avec le Parti socialiste pour le fixer à 6,3 milliards, c'est-à-dire ce qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale. Même ça, ce qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale, ça ne passait plus dans l'hémicycle, dans les discussions en nouvelle lecture. Ça, typiquement, c'est une mesure qu'il va tenter sans doute de remettre telle quelle dans le texte. Qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est qu'aujourd'hui, Sébastien Lecornu va prendre la parole, il va donner le texte avec un certain nombre d'amendements, de compromis qu'il a réussi à discuter, sans doute avec les socialistes, peut-être avec aussi une partie du groupe LR, parce que l'abstention socialiste ne suffit pas. On sait que LR au Sénat est farouchement opposé au compromis qui est en train de se dessiner, mais à l'Assemblée, c'est une autre histoire. Il y a vraiment des partitions qui ne sont pas les mêmes du côté des LR du Sénat et des LR de l'Assemblée nationale. Et il va tenter de montrer un texte sur lequel il peut espérer avoir une non-censure en passant par un 49-3.
Je pense qu'il va sonder, il va voir les réactions. S'il voit que ça paraît déjà extrêmement difficile il est foutu, peut-être qu'il ira sur la voie la plus rude, à savoir l'ordonnance. Il peut réussir le strike, le grand chlam, Sébastien Lecornet, avoir un budget, ne pas être censuré ? Tout est possible, mais la censure est possible aussi. Mais le problème essentiel, c'est une histoire de face, cette affaire aussi. Il faut sauver la face. Il faut sauver notamment la face des socialistes, en l'occurrence, pour qu'ils acceptent finalement que le gouvernement recourt à l'article 14 49-3 afin de pouvoir faire passer ce budget.
Après, si vous voulez, il y a des questions d'arbitrage aussi, parce que jusqu'à quel point vous faites des concessions aux socialistes sans que du côté de LR ça devienne inacceptable aussi. Donc il y a cette question-là du dosage des concessions que vous faites aux uns et aux autres. Donc ça, c'est un exercice compliqué. Alors c'est vrai que le groupe parlementaire LR à l'Assemblée nationale n'est pas tout à fait sur la même ligne pour des raisons qui sont quasiment existentielles pour un certain nombre de parlementaires que les sénateurs.
Mais à un moment donné, là aussi, jusqu'où eux peuvent-ils d'une certaine façon accepter des compromis qui apparaîtront à une partie de leur électorat comme des compromis qui sont inacceptables ? Ça aussi, c'est une question. Vraiment, tout est dans la dose dans cette affaire. Oui, juste un sujet sur le fait que s'il y a 49-3 et qu'il parvient à ne pas être censuré, mais il faut y arriver trois fois, effectivement, un volet recette, de l'aide de Pense, et puis un volet final, du côté du Sénat, il a déjà été acté qu'a priori, il y aura un rejet direct, à savoir une motion, une motion préalable qui serait adoptée. Ici, ça ne sera vraiment pas possible de pouvoir voter sur ce texte.
Ils ont déjà décidé qu'ils rayaient ça de leur calendrier. comprennent bien que le Sénat ne remodifie pas, que le dernier mot sera à l'Assemblée et que donc il n'y aura pas de nouvelles nouvelles. On partirait là-dessus et tout cela se terminerait seulement mi-février. Je rappelle qu'au mois de décembre, ils espéraient encore pouvoir terminer avant fin janvier. C'est-à-dire qu'on est quand même extrêmement près des élections municipales. Et ces discussions budgétaires qui se tiennent dans un contexte international compliqué avec la question quid du budget de la défense qui, pour le moment, ne peut pas être augmentée faute d'accords budgétaires.
Hier, Emmanuel Macron l'a évoqué dans ses vœux aux armées, cette augmentation budgétaire. On va écouter la réaction du député européen Christophe Gomart, ancien chef du renseignement militaire. Il était ce matin notre invité. Pour moi, il a fait surtout un auto-satisfait site de ce qu'il a fait pour la défense. Qui n'était pas justifié ? À qui, de mon point de vue, pas vraiment justifié. Quand on regarde l'état réel des forces armées françaises, on ne peut être qu'un peu déçu. C'est-à-dire qu'il annonce Wobby et Torby qu'il a doublé la loi de programmation militaire, enfin le budget.
Dans les faits, à l'euro, c'est vrai, mais avec l'inflation, avec le coût d'entretenir matériel, on n'aura pas plus de chars, d'avions, de canons à la fin de cette loi de programmation militaire. Voilà, c'est-à-dire que ces discussions budgétaires, elles ont un impact concret sur les différents budgets, notamment le budget de la défense. Une augmentation est prévue. Pour le moment, elle est bloquée avec l'impact dont parlait Thierry Gomart sur l'achat de matériel, l'effort de réel moment.
Oui, c'est un impact sur l'ensemble de la vie de la nation, également, et puis aussi sur la charge de la dette, il ne faut pas l'oublier, parce que ça aussi, c'est un des problèmes essentiels auxquels aujourd'hui le pays est confronté. Oui, ça explique vraisemblablement cette affaire du budget de la défense, la pression que peut mettre le président de la République sur le Premier ministre pour maintenant aller très très vite et pour mettre la pression justement sur les parlementaires.
À mon avis, Emmanuel Macron, lui, dans son fond intérieur, est vraisemblable à l'utilisation des ordonnances pour aller au plus vite, quitte, je veux dire, à ce qu'il soit en effet contraint ensuite à une censure de son gouvernement. Oui, Tam ? C'est un message qu'on a beaucoup entendu, même au moment où on faisait passer la loi spéciale, dire que le principal problème posé par cette loi spéciale, c'est qu'on ne pouvait pas avoir les 3,5 milliards de plus prévus sur le budget 2026 pour la défense. Parce qu'effectivement, le principal ministère perdant, c'était celui-là et on a bien compris.
C'est vrai que quand on considère la séquence, on voit bien que ce qui a été dit hier sur la base aérienne d'Istre, ça vient aussi apporter de l'eau au moulin de ce budget qui doit être absolument adopté. Emmanuel Macron a été très clair, il a dit nos armées sont notre assurance vie, l'histoire ne pardonne ni l'impréparation ni la faiblesse, c'est quand même une forme d'avertissement pour dire, alors qu'il y a tous ces bouleversements géopolitiques que nous vivons, pensez quand même que la semaine dernière au Parlement, on a demandé un débat sur la situation internationale en visant le Venezuela.
Il va avoir lieu lundi prochain, il va y avoir le Venezuela, le Groenland et bien sûr l'Iran qui vont être au menu de toutes ces discussions. Il y a quand même l'idée qu'on ne peut pas rester comme ça, immobile, coincé sur le budget avec des forces politiques qui ne parviennent pas à discuter alors que se passent des choses aussi graves et que notamment sur le sujet de la défense, il y a le fait qu'on doit absolument se préparer. Au niveau budgétaire, il a aussi eu un avertissement à l'industrie de la défense qu'il a considéré comme très en retard par rapport au niveau de préparation auquel on doit arriver. Merci à tous les deux, merci pour cette analyse.
On va terminer par l'histoire du jour. elle nous emmène à l'abbaye Notre-Dame des Neiges. C'est en Haute-Loire, un haut lieu de la montagne ardéchoise, lui en plein renouveau parce que lors d'inondations en octobre 2024, elle a connu d'importants dégâts. Il était tombé ce jour-là 1224 piscines olympiques selon les estimations des religieuses. C'est très précis. 500 000 euros de dégâts, il a donc fallu rénover. Les religieuses installées depuis 2022 n'ont pas renaclé à la tâche pour faire rayonner le site. La fréquentation est passée de 20 000 visiteurs en 2022 à 65 000 l'an dernier. Elles ont également fait une exploitation agricole en conversion à l'agriculture bio et après rénovation.
C'est en mai que l'accueil et les boutiques devraient rouvrir avec à la clé un emploi créé. Voilà pour cette dernière histoire. Merci Tam, merci Arnaud d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivis. On vous souhaite un très bon week-end. On se retrouve lundi.
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Amélie de Montchalin