Aurore Bergé invitée de la matinale de l'Opinion le jeudi 10 juin 2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Aurore BergéFait
« dans dix jours pile nous serons au premier tour des élections régionales et départementales »
- 0:25Aurore BergéFait
« ce sont des élections qui sont majeurs pour l'avenir de nos territoires et l'avenir des français »
- 3:00Aurore BergéFait
« je crois qu'il faut qu'on arrive à y mettre un terme l'épisode de la fameuse gifle assénée au président »
- 5:00Aurore BergéFait
« avoir une police régionale c'est répondre à un enjeu du quotidien qui est la première préoccupation aujourd'hui des français »
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aurore bergé bonjour dans dix jours pile nous serons au premier tour des élections régionales et départementales au soir de ce premier tour au niveau national qu'est ce qui fera que la majorité présidentielle pourra dire qu'elle est déçue ou bien qu'elle est satisfaite du résultat déjà espérer que la participation soit la plus forte possible parce que ce sont des élections qui sont majeurs pour l'avenir de nos territoires et l'avenir des français la région s'est tout de même les lycées c'est tout de même les transports c'est le développement économique les départements c'est toutes les questions d'être social en particulier la question du handicap donc j'espère déjà que ces élections vont susciter de l'intérêt pour elles mêmes peut-être qu'il y aura d'autres enjeux qui est ce qu'on a collé mais déjà pour l homme je crois qu'elles sont essentielles ensuite c'est faire la démonstration qu'il était nécessaire évidemment que nous portions des listes des candidats augmente ces élections régionales certains auraient préféré que nous présentions personnes je crois que c'est important aussi de démontrer que nous avons des candidats dans la plupart des régions parce que nous avons tout simplement une autre voie politique à porter qui n'est évidemment pas celle des extrêmes mais qui est aussi une voie différente par rapport au président de région sortant avec lesquels nous n'avons pas pu travailler dès le premier tour mais quels sont les les scores les nombre de régions qui vous permettront de dire que ben oui il y avait un intérêt de santé c'est vous qui ferez l'analyse du premier opus est ok avec toi savez on part aujourd'hui de fait avec aucun président de région sortant puisque nous n'existions pas au moment des dernières élections départementales et régionales et donc la volonté aussi d'un ancrage durable et on sait que l'ancrage dans les territoires il prend du temps et je crois que c'était important encore une fois qu'on est des candidats pour avoir demandé conseillers régionaux je crois qu'on a des régions sur lesquelles on a en effet des espoirs qui sont importants parce qu'on voit bien que nos candidats répondent à une attente forte que ce soit pays de la loire avec françois de rugy et que ce soit centre val de loire avec marc fesneau que ce soit en grand test avec brigitte klinkert que ce soit évidemment bretagne et tirer pour l'eau puis moi je mène la campagne en ile de france avec laurent certains et on vois honnêtement qu'on a une dynamique qui correspond à une dynamique nationale que l'on ressent tout simplement parce que ce que nous avons fait pendant un an de gestion de crises sanitaires et de ses conséquences le quoi qu'il en coûte le fait qu'on ait justement permis de tenir ensemble et que moment de la réouverture est bien on n'est pas porte close chez nos artisans nos tpe nos pme nos commerces eh bien ça les français le voient tout simplement quand ils sont dans leur territoire néanmoins vous le disiez l'une des difficultés que les candidats la majorité présidentielle sont affrontés dans ce scrutin est un peu dans toutes les régions c'est une certaine infidélité des électeurs d'emmanuel maquereau en 2017 matthews de briec le montre ce matin dans l'opinion entre un quart et un tiers d'entre eux selon les sondages sont prêts à voter pour le président de région sortant donc il ya cette prime en sortant que vous que vous évoquez qui est classique est-ce que c'est pas aussi le signe d'un d'un manque de figure locale d'un manque d'ancrage dans les territoires du mouvement la république en affaires on oublie quand même que la république en marche elle a existé depuis 2016 donc c'est quand même extrêmement récent donc on peut pas non plus nous reprocher de ne pas avoir l'ancrage que certains ont depuis 20 ou 30 ans mais ceux qui sont là aussi depuis 20 ans ou 30 ans il peut y avoir de l'usure il peut avoir de la lassitude et la nécessité aussi qu'une alternance puisse exister dans un certain nombre de régions qui finalement ont été souvent monocolore et puis encore une fois on a des difficultés de gestion dans beaucoup d'entre elles sur les questions du développement économique on a vu aussi pendant la crise que finalement les régions ont eu souvent l'ambition d'être des adversaires de l'état alors que dans la crise au contraire il faut qu'on s'additionnent il faut pas qu'on ait d'un côté la région de l'autre le département et puis ensuite l'intercommunalité puis ensuite la commune il faut qu'on fasse face ensemble et cette espèce de concurrence malsaine entre les collectivités territoriales et l'état là où l'on doit au contraire travailler ensemble eh bien elle se ressent pourquoi elle se ressent pas ce que des candidats ont d'autres agendas parce que quand vous êtes xavier bertrand dans les hauts de france où valérie pécresse en ile-de-france votre en jeu c'est pas les régionales autre enjeu c'est la présidentielle dans ce contexte qui vous ne partait pas favori on va dire les choses comme ça annoncé juste avant les régionales qu'on envisage de relancer une réforme des retraites c'est un petit peu kamikaze c'est surtout courageux et je crois que c'est nécessaire c'est à dire que on a été élu en 2010 est sur une promesse profonde de transformation du pays cette transformation du pays on la ressent on la ressent sur des réformes structurelles qui ont été mises en place que ce soit la sncf que ce soit le droit du travail que ce soit des réformes aussi par exemple au sein de l'éducation nationale on sait à quel point ça prend du temps de transformer notre modèle l'éducation nationale mais c'est aussi des réformes économiques qu'on doit mener et je pense notamment à la question des régimes spéciaux de retraite je crois qu'il faut qu'on arrive à y mettre un terme l'épisode de la fameuse gifle assénée au président dans toutes parts depuis quatre jours maintenant est ce que ça peut avoir une influence quelconque au moment de mettre son bulletin dans l'isoloir je sais pas c'est un influent sur le bulletin dans un isoloir ce que j'espère en tout cas c'est que c'est permettre une forme de réveil républicain qui est d'accepter enfin de dire stop à la violence à dire on ne peut pas continuer à avoir une forme d' habitude de banalisation de la violence de la violence verbale dans le débat public on pense aussi la violence usées je pense notamment à jean luc mélenchon c'est à dire qu'on peut pas attiser la haine matin midi et soir considérer qu'il ya une forme de violence il le disait à l'égard des journalistes que la haine des journalistes était juste et ce n est qu il appelait à se mobiliser contre la presse et contre certains titres de presse peu après vous avez des rédactions où certains ont tenté de les envahir parce que l'amour la violence verbale elle précède en effet malheureusement la violence physique et puis on a eu des mouvements qui ont déjà été extrêmement violent les mouvements de gilet jaune et parlementaires qui ont été attaqués on voit des mères qui est tout simplement parce qu'ils font respecter la loi sur leur territoire sont attaqué physiquement et je crois qu'on ne peut pas être à géométrie variable veut pas uniquement regretté la violence quand on le sait exerce à notre rencontre mais ne pas la dénoncer quand elle s'exerce à l'encontre d'autres élus qui sont d'autres formations politiques ou soi même appelé à cette forme de violence expliquer que finalement sur une violence sociale dans la société qui justifierait une violence physique je crois que les élus la france insoumise ont une responsabilité importante sur ce type d'événement alors en ile de france votre candidat laurent saint martin recueille entre deux et trois fois moins d'intentions de vote que la favorite et la sortante donc valérie pécresse quel est l'argument principal que vous allez soumettre aux électeurs pour essayer de déjouer ces sondages l argument principal c'est qu'on a aujourd'hui une région que les franciliens aspire à quitter et ça peut pas être un bon bilan c'est-à-dire quand aujourd'hui vous avez plus de personnes qui vivent dans votre région et qui vous disent moi soit j'ai pas les moyens de rester parce que c'est une galère au quotidien dans les transports parce qu'il ya de l'insécurité de la délinquance parce que c'est une région qui trouve pollue et on respire mal parce que la vie est trop chère parce que je me loge difficilement ou tout simplement parce que j'aspire à autre chose on peut pas se féliciter de ce bilan on peut pas non plus accepter d'avoir la région qui est la plus riche de france mais qui est la plus inégalitaire de france parce que c'est une poudrière c'est à la fois un enjeu social c'est aussi un enjeu sécuritaire et je crois que ça évidemment ça nécessite qu'on puisse porter une alternative et c'est ce qu'on ferme l2 alors ça c'est pour le constat pour la partie programme certains proposer des mesures qui marque les esprits je pense par exemple à la gratuité des transports qui est proposée par audrey pulvar soutenue par le parti socialiste et qui est d'ailleurs est très très contesté cette mesure où on peine spontanément comme ça à retenir une mesure qu'est-ce que vous mettriez en avant peut-être de mesures la création d'une police régionale parce qu'encore une fois il faut pas qu'on ait une région qu'ils soient adversaires de l'état ou qui attendent tout de l'état quand on a la possibilité de faire il faut faire et en ile de france on a malheureusement une délinquance qui est singulière qui est plus importante qu'ailleurs qui est plus jeunes qu'ailleurs qui est plus mobile et avoir une police régionale c'est la voir renforcer les moyens humains et c'est aussi avoir une vraie coordination peut pas accepter aujourd'hui notamment un certain nombre de femmes renoncent à prendre le transport en commun parce qu'elles ne se sentent pas à l'aise dans les transports en commun parce qu'elles ont peur de ce qui pourrait leur arriver ou que des parents préfèrent que leurs enfants n'utilisent pas tel bus ou tel ou tel moyen de transport donc avoir une police régionale c'est répondre à un enjeu du quotidien qui est la première préoccupation aujourd'hui des français mais que tous les candidats prennent en compte dans leurs propositions jusqu'à julien bayou hier soir sur france 3 était assez fade candidats colonnes énormément là dessus je suis ravi de voir que tout le monde s'accorde à dire qu'en effet malheureusement on a une situation propre à l'île de france sur les questions d'insécurité par contre j'ai vu personne faire de propositions claires sur la manière avec laquelle on entendait le réseau de certains disent c'est pas de notre compétence dont quelque part pas que l'état fasse et puis on verra bien non à partir du moment où on a la compétence des transports et la compétence des lycées ça veut dire que dans ces deux espaces qui sont les espaces de quotidiens des franciliens on peut agir et la région financièrement les moyens de le faire je posais la question symétrique il ya pire lycia qui figurent sur les listes de valérie pécresse qu'est ce qui vous distingue fondamentalement quand on voit les centristes du modem qui sont à moitié sur les listes en marche moitié avec les listes de droite on se dit que la différence doit être assez subtil non la différence c'est aussi tout simplement celles et ceux qui vous soutiennent celles et ceux qui composent giuly celles et ceux avec lesquels vous êtes prêt ou non à diriger une région et on voit bien que même si valérie pécresse est partie dlr elle est aujourd'hui une figure des républicains elle l'est restée elle est soutenue par est donc soutenu par eux ça veut dire aussi accepté d'être soutenus par ceux qui aujourd'hui flirt matin midi et soir avec le rassemblement national non seulement dans les idées or voilà ce que dit guillaume pelletier par exemple sur la justice qu'il voudrait être une justice d'exception des crises pelletier s'est pas totalement la même ligne j'avais été juppéiste vous connaissez bien je sais pas mais je suis parti je suis partie justement parce que je voulais pas accepter cette dérive la des républicains et on voit bien malheureusement que vous avez aujourd'hui des cadres et l'eire qui sont incapables de dire quels choix il ferait au moment des régionales on a même des cadres et l'erc aujourd'hui disent qu'ils ne voteraient pas pour leurs propres candidats qui ont payé 10 mois en paca je ne vote pas pour m'isoler qui est pourtant candidate nadine morano vous dis moi je ne vote pas pour le candidat en grand test donc on a quand même cette ambiguïté qui est extrêmement important et donc il faut être au clair sur avec qui on est prêts on n'est pas prêt à diriger demain une région et en plus quand on est candidat à l'élection présidentielle parce que c'est le cas de valérie pécresse et elle a toute légitimité pour l'être mais il faut l'annoncer il faut dire clairement aux franciliens si vous m'élisez en vérité demain mon agenda politique c'est pas l'être présidente de région pendant six ans c'est de tenter d'être candidate à la présidentielle et donc avant à la primaire de la droite donc on en revient toujours au fait qu'à un moment elle est là candidate l air merci beaucoup moins hors marché [Musique]
Aurore Bergé