Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRCI Martinique· 1 juillet 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéOutre-merÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Naïma Moutchou ministre des Outre-mer invitée du journal de 7 heures de RCI 1er juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel message souhaitez-vous adresser aux Martiniquais et quelles mesures concrètes le gouvernement entend-il prendre pour renforcer durablement la lutte contre ces violences ?

  • 2:03RelanceRéponse partielle

    L'argent de la drogue finance aujourd'hui l'économie légale. L'État n'est-il pas totalement dépassé sur cette question ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette signature maintenant sur l'évolution institutionnelle ?

  • 4:02RelanceRéponse partielle

    Comment s'assurer que cette démarche ne soit pas perçue comme un abandon de l'État ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Quels sont les enjeux de la conférence de coopération régionale et comment éviter que ce soit une grande maison ?

  • 9:23OuverteRéponse directe

    Comment faire face aux sargasses qui minent l'économie et le moral des familles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Naïma MoutchouFait
    « Un policier qui est attaqué en pleine journée, victime d'une tentative de vol à main armée, c'est quelque chose auquel il ne faut surtout pas s'habituer. »
  • 1:24Naïma MoutchouChiffre
    « Il faut que nous changions d'échelle, c'est certain parce que derrière les chiffres, les chiffres, ils sont inquiétants. »
  • 2:03Naïma MoutchouFait
    « Il y a une présence de la police, de la gendarmerie, des armées sur les territoires au quotidien. Ça ne suffit pas manifestement. »
  • 2:40Naïma MoutchouPromesse
    « Il y aura un grand plan de lutte contre le narcotrafic parce que nous n'acceptons pas la situation. Nous ne voulons pas nous habituer à cette situation. »
  • 3:18Naïma MoutchouFait
    « Avec cette signature, nous ne changeons pas de statut. Nous ouvrons un travail. »
  • 4:02Naïma MoutchouFait
    « L'État n'abandonnera pas la Martinique. On le fait dans une relation de confiance et surtout pas de confrontation. »
  • 9:59Naïma MoutchouFait
    « Les Sargas pour moi, c'est un sujet tout en haut de la pile. »
  • 10:35Naïma MoutchouPromesse
    « Il y aura avant la fin du mois de juillet un nouveau plan Sargas sur la table. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

notre chroniqueur. Bonjour Philippe. Bonjour à toutes. Bonjour à tous. Bonjour madame la ministre. Bonsoir madame la ministre. Alors même que vous arrivez en Martinique, un nouveau drame vient de frapper notre territoire. Ce fait tragique illustre malheureusement et parfaitement l'explosion de la violence et le climat de de d'insécurité qui préoccupe chaque jour la population comme vous venez de l'entendre. Au-delà de l'émotion légitime et dans le respect du travail de la justice et des enquêteurs, cet événement soulligne l'urgence d'apporter des réponses fortes face à la montée de la violence armée et des trafics qui fragilis de notre territoire. Quel message souhaitez-vous adresser aux Martiniicais et Martiniica et quelles mesures concrètes le gouvernement

0:41

entendent-il prendre pour renforcer durablement la lutte contre ces violences ? D'abord, j'ai une pensée pour le policier blessé, pour sa famille, pour ses proches, pour l'ensemble de ses collègues. Un policier qui est attaqué en pleine journée, victime d'une tentative de vol à main armée, c'est quelque chose auquel il ne faut surtout pas s'habituer. Je suis bien consciente du niveau de violence, de délinquence, d'insécurité sur le territoire. Euh ces tolérances zéro. Voilà mon message pour les Martiniicais et je suis en Martinique pour ça. Je vais présider une conférence de sécurité. J'aurai l'occasion à la fin de cette semaine de faire des annonces sur un grand plan de lutte contre le narcotrafic qui concernera la

1:24

Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. Il faut que nous changions d'échelle, c'est certain parce que derrière les chiffres, les chiffres, ils sont inquiétants. Vous avez des familles qui sont inquiètes pour leurs enfants. Vous avez des gens qui sont confrontés au quotidien à la violence. Vous avez une économie d'ailleurs qui est empathie aussi parce que les questions de sécurité et les questions économiques, elles sont très liées. Donc, il faut qu'on change de braquet. C'est précisément l'objet de ma visite aujourd'hui. C'est pour ça que je voulais être en personne à cette conférence régionale de sécurité pour parler de lutte contre le narcotrafic, pour parler de circulation d'armes, pour parler de démantellement des réseaux. Et le président de la République a souhaité

2:03

un grand plan de lutte contre le narcotrafic. l'occasion de s'exprimer cette semaine, je le ferai à la toute fin de mon déplacement pour rentrer dans le détail des mesures. Madame la ministre, précisément, vous avez parlé de narcotrafic, vous avez parlé d'économie. L'argent de la drogue de la veu même du préfet des plan finance aujourd'hui l'économie légale. L'État n'est-il pas totalement dépassé sur cette question ? D'abord, je veux rappeler la présence de l'État qui est très forte sur le territoire tous les jours. Les forces de sécurité protègent port, aéroport. Il y a une présence de la police, de la gendarmerie, des armées sur les territoires au quotidien. Ça ne suffit pas manifestement. C'est pour ça que je c'est pour ça que je suis là et c'est pour ça que je dis

2:40

qu'il faut changer d'échelle. Il faut qu'on soit à la hauteur de l'enjeu. Donc il faut des moyens beaucoup plus puissants. Je je rentrerai pas dans le détail des mesures parce que je le ferai dans dans quelques jours avant mon départ, mais on sera au rendez-vous et c'est pas une promesse en l'air, c'est des engagements concrets. Il y aura un grand plan de lutte contre le narcotrafic parce que nous n'acceptons pas la situation. Nous ne voulons pas nous habituer à cette situation en complément de ce qui se fait déjà parce qu'il y a une action encore une fois qui se mène tous les jours, je veux le dire, des forces de sécurité sur le territoire. Très bien. Et dès votre arrivée hier, vous êtes allé à la rencontre de Serge Limi, le président du conseil exécutif

3:18

de la CTM et vous avez abordé un sujet très important, l'évolution institutionnelle de la Martinique. Cet après-midi, vous allez signer un accord cadre marquant une nouvelle étape importante de ce processus. Signature qui aura d'ailleurs lieu à la maison des M Céser Route de Redoute. Pourquoi cette signature maintenant ? Alors, je veux dire d'abord qu'avec cette signature, nous ne changeons pas de statut. Nous ouvrons un travail. Et ce travail part d'un constat très simple finalement lorsque vous avez une unanimité qui s'exprime sur un territoire pour une évolution institutionnelle et c'est le cas puisque les élus se sont prononcés à la fin du mois d'octobre pour du mois d'octobre dernier pour cette évolution. Alors l'État peut pas faire la sour d'oreille. L'État peut pas dire

4:02

circuler, il y a rien à voir. Sa responsabilité, responsabilité comme parlait M Césarer d'ailleurs, c'est d'engager la discussion. C'est ce que nous allons faire. Nous allons discuter. Nous allons prendre nous aussi notre part, notre rôle pour échanger avec les élus sur la manière dont on peut donner un peu plus de capacité d'action pour améliorer le quotidien des Martiniquels parce que c'est ça qui nous intéresse. Donc à travers ces discussions, à travers cet accord 4 que nous allons signer cet après-midi, nous n'imposons pas de modèle. Et c'est important de dire ça parce que nous acceptons de discuter et de négocier. Mais à la fin des fins, au bout du chemin, ce seront toujours les Martiniicaises et les Martiniquais qui s'exprimeront. On ne décidera pas à leur

4:42

place. Madame la ministre, justement Paler vous a posé la question du timing. Au moment où des voix se font entendre fort légitimement sans doute sur la problématique des sarrogas, du chômage, on l'a vu de la sécurité du système de santé, de transport, de gestion des déchets qui sont défaillants, d'un coût de la vie qui est absolument explosif. Comment s'assurer que cette démarche que vous vous appelez finalement de vos vœux au côté des élus locaux ne soit pas perçu précisément parce que l'État n'ayant plus [raclement de gorge] forcément les moyens de ses actions se dit ben maintenant débrouillez-vous. Non, absolument pas parce que nous allons continuer à marcher sur nos deux jambes. J'ai envie de dire. D'abord nous répondons à une préoccupation, à une

5:20

demande unanime encore une fois qui est celle des élus. C'est la responsabilité de l'État de le faire. Mais de l'autre côté, il faut qu'on continue à pouvoir agir sur les sujets de préoccupation du quotidien des Martiniquais. Moi, je veux dire quelque chose d'important et qui est ma boussole. Je veux que la Martinique soit une chance pour les Martiniqu eux-mêmes. On dit souvent la Martinique c'est une chance pour la France. D'accord, c'est vrai. Mais d'abord, il faut que ce territoire soit une chance pour ceux qui y vivent. Donc, il faut s'occuper des problématiques. L'économie, la sécurité, on en a parlé, les sargass qui est un calvaire, c'est un calvaire pour les habitants, pour ceux qui le vivent. Il faut qu'on apporte des réponses concrètement. réponse à plus d'états souhaités par le

5:56

territoire d'une certaine partie du territoire ses habitants. La réponse c'est plus d'autonomie parce que les élus la demandent. Non, la réponse la réponse c'est de collectivement parce que c'est un travail d'équipe, l'État, les élus, les collectivités mais aussi les milieux associatif, la société civile de répondre ensemble aux différentes problématiques. On ouvre des discussions pour voir s'il y a démarche de manœuvre en terme de capacité d'action sur des sujets concrets. Ça ne nous empêche pas de continuer à agir sur le terrain tous les jours. L'État n'abandonnera pas la Martinique. On le fait dans une relation de confiance et surtout pas de confrontation, je veux le dire. Et en quelques mots, que va-tir concrètement cet accord cadre ? Cet accord cadre, il il inscrit dans le

6:38

marbre la volonté commune des élus et de l'État d'avancer ensemble, d'échanger, de discuter, de poser un certain nombre de sujets sur la table et de voir s'il y a démargre possible, soutenable. Ça veut dire qu'on va se parler très franchement des sujets, hein, l'économie, l'environnement, la sécurité. Bon, qu'est-ce qu'on peut faire de mieux, de plus ensemble ? Est-ce que ça passe par un pouvoir normatif ? Est-ce que ça passe par une révision institutionnelle ? Tout ça sera négocié, discuté. On le fera dans un cadre de transparence, de clarté et de démocratie encore une fois parce que ce sont les Martiniquais qui doivent être maîtres de leur destin à la fin. Ce sont eux qui seront consultés sur une éventuelle évolution institutionnelle si elle doit avoir lieu.

7:21

Et justement, on va entendre ces élus que vous avez rencontré hier sur le terrain. Au lamentin par exemple, vous avez pu voir plusieurs projets d'aménagement en cours destinés à soutenir la production locale, l'innovation et l'emploi. L'occasion pour ces élus de vous exprimer leurs attentes en matière de développement économique. En écoute, pour sa première visite sur l'île, la ministre des autres mères a promis un déplacement utile. David Zda, maire du Lamenttin compte bien l'apprendre au mot. Nous sommes à un moment décisif de notre histoire où on doit changer le modèle pour repositionner l'économie mardiniicais et assurer un autre développement. C'est précisément sur ces points-là que je l'attends. Évidemment sur la sécurité bien sûr, mais au-delà de ça, nous sommes porteurs de projets

8:03

très intéressants et très importants. Des engagements en matière de développement économique et de pouvoir d'achat également sont essentiels pour le député Giovanni William. Moi ce que j'attendais c'est qu'elle puisse comprendre ce qui se passe réellement sur le terrain. Je parle de développement économique. Il y a la mission pour pour laquelle moi je suis désigné sur les billets d'avion et j'espère qu'il y aura un point fort à ce sujet notamment sur la question de la vie chère. Un dossier qui n'est pas le programme de la visite de la ministre Naimau. Voilà c'était un reportage signé. Florence Troy, votre visite s'inscrit dans le cadre de la conférence de coopération régionale que vous présidez. Quels sont les enjeux de ce rendez-vous et comment être sûr que ce n'est pas

8:44

encore une grande maison ? D'abord parce que moi je je les visites protocolaires ou les les visites de courtoisie, ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, ce sont les résultats. Et donc si je préside cette conférence de coopération régionale, c'est parce que conscient du fait que il y a des défis communs avec les États qui entourent la Martinique qui est pas une île isolée, il y a des voisins autour. Si on veut sur les sargas par exemple, on en a parlé sur la sécurité, sur le changement climatique, sur la recherche, sur la mobilité des jeunes. Sujet important, il faut qu'on coopère davantage avec les voisins. Si chacun est dans son silo, il se passera rien ou pas grand-chose. Si on avance ensemble, alors on peut développer des partenariats qui sont gagnants pour les

9:23

Martiniquets. C'est ça qui m'intéresse. Il y aura une vingtaine d'états présents, c'est inédit quand même. Cinq organisations internationales. Et ben c'est une marche supplémentaire. On va pouvoir se dire les choses, on va pouvoir se projeter ensemble, définir des priorités encore une fois dans l'intérêt des Martiniquetis parce que ce qui nous intéresse, c'est changer le quotidien. C'est ça mon état d'esprit aujourd'hui. Madame la ministre, parmi les questions que vous allez aborder parce que toutes les îles de la Caraïbe sont concernées, c'est la question des sargas. On a le sentiment que l'État dit nous avons fait tout ce que nous pouvions et pourtant un certain nombre d'état de la Caraïbe mais aussi en Martinique notamment des petites communes du nord atlantique ont

9:59

du mal à faire face. Ça sera au programme de ce que vous allez évoquer avec ces petits états de la Caraïbe où là ça sera essentiellement euh lié euh la circulation des hommes, la circulation des marchandises et des problématiques de coopération politique. Non, les Sargas pour moi, c'est un sujet tout en haut de la pile. Euh Sargas, il y a pas de frontière au Sargas, hein. Donc, c'est un problème qui nous concerne nous mais qui nous concerne aussi ceux qui nous ceux qui nous entourent. Et donc, pour plus d'efficacité, il faut qu'on s'en parle, ça c'est certain. Moi j'y travaille très concrètement. Je pense qu'il faut changer de paradigme surgas. Il faut qu'on passe d'une logique d'urgence à une logique d'anticipation. Il y aura avant la fin du mois de juillet un

10:35

nouveau plan Sargas sur la table. Plan sargas 3 sur lequel je travaille avec le ministère de la santé, la mer, la transition écologique. Il faut qu'on soit beaucoup plus efficace sur la manière dont on collecte les sargass sur la manière dont on anticipe leur échouage sur leur valorisation. On va introduire la question de la santé publique pour la première fois aussi dans ce dans ce plan. Ça va être un plan total, un plan global pour d'ici quelques semaines parce que encore une fois c'est un vrai sujet pour moi. Je je comprends parce que d'abord ça mine une économie, ça mine le moral des familles aussi hein quand vous vivez avec des sargasses au pied de chez vous, c'est c'est c'est une vraie difficulté. Donc il y a cette prise de conscience qu'il faut qu'on ait ensemble avec les autres

11:14

états. On sera plus fort si on est plusieurs à se pencher sur la question. Encore une fois, ça n'empêche pas que nous sur plan national, j'ai envie de dire, on avance et on aura ce nouveau plan dans quelques semaines qui pourra être mise en œuvre. C'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à dire sur les préoccupations de de notre territoire, mais on ne peut pas être plus long. Merci en tout cas à vous Naimu, ministre des outres et je rappelle que votre visite se poursuit sur notre territoire. Merci beaucoup. Nous reprenons cette édition dans 2 minutes 7h14. Merci