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Podcast / conversationDIRECT DÉBAT· 9 août 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileSécurité

😱 MATHILDE PANOT SURPREND : SES POSITIONS FONT HALLUCINER !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Comment expliques-tu les fractures au sein de la gauche sur des sujets comme la cause palestinienne ou les violences policières ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette analyse te semble juste ?

  • 6:17OuverteRéponse directe

    Avec le recul, cette alliance était-elle positive et utile ?

  • 12:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu ressens un traitement différent en tant que femme politique ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu regrettes les gages donnés à la droite sur l'immigration ou le racisme ?

  • 16:41OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la Nouvelle-France exactement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:01Chiffre
    « la NUPES puis le nouveau Front populaire, ça a été inscrit quand même dans des contextes et notamment si la NUPES a pu se faire, c'est parce qu'il y a eu un rapport de force qui a été décidé par les électeurs et les électrices lors de l'élection présidentielle où nous on fait 22 % et tous les autres font moins de 5 % avec le Parti socialiste qui fait 1,7 % à l'époque. »
  • 8:25Fait
    « si on est contre l'extrême droite même si on n'est pas contre l'extrême droite mais notamment on va dire encore plus si on est contre l'extrême droite, faudra choisir son camp, hein. »
  • 11:06Fait
    « tous les députés de mon groupe ont déjà été au moins une fois en prison. Tous les députés de mon groupe ont été au moins une fois dans un centre de rétention administrative. »
  • 13:07Fait
    « les femmes, tout y passe hein. Euh la manière dont on s'habille, notre physique, notre vie privée. »
  • 15:19Fait
    « moi on me reproche beaucoup d'être une femme extrêmement dure agressive qui c'est le cadrage médiatique. »
  • 16:00Fait
    « il a fallu attendre que je sois présidente du groupe parlementaire officiellement alors que j'étais vice-présidente depuis 2 ans et demi du groupe pour que je sois enfin invité dans les médias. »
  • 17:25Fait
    « c'est aberrant de se dire de gauche et de céder comme ça du terrain à l'extrême droite. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Je pense que euh moi, ma grand-mère en Tunisie, elle vote pour qui je lui dis de voter, hein. Donc euh [rires] par exemple, mais c'est un exemple de socialisation inversée. J'ai précisé en Tunisie pour qu'il y ait pas de de ensuite une polémique de "J'oblige ma grand-mère à voter les filles ou je sais quoi." [grognement] Euh le je voulais te parler de encore de ser pourtant un très bon conseil. Oui, je voulais te parler de cette ce contexte à gauche. Euh il y a toujours un petit côté où on se demande si certains son sont vraiment candidats à gauche pour gagner ou s'ils y vont juste comme tu l'as dit tout à l'heure euh il avant en 2022, il disait "Non, mais c'est pas la c'est pas la bonne élection. La bonne élection c'est 2027." J'ai l'impression que que en faisant un peu de sciences

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politiques, c'est c'est est-ce qu'ils y vont uniquement pour les législatives pour avoir l'exposition médiatique qui va avec ? Euh en en il y a un petit côté, je sais pas s'il y a une il y a un problème de sincérité politique dans la chose de dire non, on peut gagner sur cette ligne là, sur cet agenda là alors que alors que l'idée c'est plutôt d'exploiter la campagne comme outil pour législative. Il y en a, c'est une campagne de notoriété. Il y en a d'autres qui effectivement ne pensent déjà qu' législative et aux place aux législatives en se disant déjà que les présidentiels c'est perdu. Euh donc ça c'est ça c'est évident que il y en a beaucoup qui font ça et par ailleurs, je trouve que ça donne un spectacle un peu lamentable en fait quand on regarde la

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manière dont ils sont tous en train de se pouiller entre eux et enfin nous quand même dans la grande force quand Jean-Luc Mélenchon dit nous c'est carré on a un programme une équipe et un seul candidat en fait même c'est agréable je sais pas c'est pas juste que c'est carré que nous on donne on est en ordre de bataille alors que les autres sont aux fraises en train de faire je ne sais quoi, c'est que c'est agréable en fait de ne pas passer son temps euh à euh critiquer euh les camarades avec qui tu mènes la lutte, euh à baver les uns sur les autres, à faire des complots les uns sur les autres, ce qu'il ne cesse de faire. Et puis peut-être que quand même en conseil qu'il faudrait leur rappeler euh comme il s'appelle souvent la gauche non mélanchonniste, détester Mélenchon et la France

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insoumise, ce n'est pas un programme. Et donc en petit conseil pour eux, il ferait mieux d'arrêter de parler de nous, d'arrêter de parler sans cesse de Jean-Luc Mélenchon et puis peut-être de commencer à faire des propositions au pays. Hm le la pour parler de ces anciens alliés de du Nouveau Front Populaire de la NUPES de l'extérieur, on a l'impression que ça s'est fracturé toujours sur des sujets qui touchent les personnes racisées ou qui sont en lien en tout cas avec des personnes racisées que ce soit la la cause palestinienne, les violences policières avec que que certains alliés à gauche ont beaucoup utilisé pour créer une un clivage. Comment tu l'expliques ? Est-ce que de l'extérieur on a j'ai posé la même question à à quasiment tous les responsables politiques qu'on a qu'on a

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eu sur le fauteuil ? Bah déjà, je trouve ça vraiment intéressant comme analyse parce que je trouve ça juste et ça c'est ça permet de dépasser ce qui est généralement dit sur NUPS NFP, c'est-à-dire en gros la France insoumise était méchante et on parle trop fort et voilà et voilà pourquoi ça s'est brisé. Euh donc c'est c'est juste alors comment on l'explique ? Bon alors à mon avis il y a quand même beaucoup de choses. Bon la première chose c'est que je pense que il y a beaucoup de ces formations politiques qui ne sont pas au clair sur ces questions là. D'ailleurs, on on en reparlera peut-être mais on voit certains ne veulent pas utiliser le terme d'islamophobie. Enfin bon ne sont pas au clair sur l'antiracisme. On le voit très bien en ce moment avec certains. Pas parler de la BD challenge.

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Il y a il y a une voilà exactement. Il y a une question, je pense aussi, d'être pris dans un système de respectabilité, de plaire à l'officialité médiatique, euh voilà, de de d'avoir peur en fait de prendre euh des positions et de tenir bon sur des principes. Nous quand même le le le gros avantage qu'on a maintenant, c'est que certes, on nous a fait toutes les polémiques du monde, mais au moins nous, on sait tenir un rapport de force et on n pas peur de prendre une position sur ce qu'elle nous coûterait ou pas. Enfin, je veux dire, on prend des positions quand elles on pense qu'elles sont justes, quand elles correspondent à nos principes, quand elles aident des luttes, y compris. Euh donc ça euh je pense que ça c'est une grosse force qu'on a et que d'autres

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n'ont pas et puis y compris parce que bon nous on est assez homogène hein politiquement et y compris tout son dont on disait dans lequel on a avancé au fur et à mesure sur violence policière, islamophobie, antiracisme sur lequel bon on a toujours on a toujours tous des progrès à faire mais n'empêche queon avance beaucoup y compris programmatiquement. Bon ben nous on a avancé tous ensemble dans d'autres parties en fait il y en a une partie une petite partie qui vont dire islamophobie et puis l'autre parti va contredire ça. Donc je pense qu'il y a aussi une forme d'homogénité politique chez nous. Et puis après je pense qu'on nous fait subir à nous la France insubouir à nous la France insoumise ce qu'on fait subir euh aux habitants des quartiers populaires. En fait il y a il y a une

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forme de mépris de qui est insupportable. Enfin, faut quand même voir euh c'est des formations politiques qui par exemple pour certaines d'entre elles vont être au côté des agriculteurs quand ils manifesteent avec un gouvernement qui dit face à la souffrance, on nen voie pas des CRS mais quand il y a des jeunes qui se mobilisent en disant on refuse qu'il puisse nous arriver comme c'est arrivé à Naël et malheureusement à beaucoup d'autres jeunes. C'est-à-dire qu'on puisse juste nous mettre une balle dans la tête euh lorsque on est dans dans une voiture quoi ou même lorsqu'on tente de nous arrêter. Voilà. Quand il y a des habitants des outremèes qui demandent juste l'accès à l'eau et qu'on leur envoie le GGN et le raid comme ça a été fait en Guadeloupe euh

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qu'on va gazer directement des soignants et des patients en Martinique au moment des manifestations au moment du Covid. Bon euh mais même pendant les gilets jaunes he par ailleurs donc tout ça enfin gilets jaunes c'était quelque chose qu'on disait c'était la première fois qu'on voyait des gens traiter comme des habitants des des quartiers populair donc je pense que c'est un peu nous traiter nous traiter comme ça c'est-à-dire que dans l'entre de tour on est très sympathique quand on n est pas pour essayer d'avoir nos voix là on est sympathique avec nous et puis le reste du temps il y a une forme de mépris qui est insupportable et puis je pense que nous aussi la force qu'on a qui est différent pour le coup d'autres c'est que nous on a quand même un lien

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constant qui est beaucoup plus fort avec les luttes, les collectifs, bref tous ceux qui font aussi la vie démocratique du pays qui fait que bon on est plus en phase aussi sur tous ces sujets-là. Avec du recul maintenant, est-ce que tu te dis que cette alliance était elle était positive, elle était utile ? parce que on a reçu Philippe Poutou récemment dans le dans le dans le fauteuil qui lui pour le coup pensait que ces ce format d'alliance était était positif mais d'autres à l'extrême gauche comme évolution permanente ou lut ouvrière il il vous reproche d'avoir réhabilité le parti socialiste finalement ça ça ça existe chez nous ce débat aussi hein il y en a il y a beaucoup d'insoumis aussi qui

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qui qui disent que voilà le PS est extrêmement problématique et je veux dire c'est quelque chose qui circule très largement y compris dans les rangs insoumis he plus jamais PS. Bon, la la NUPES puis le nouveau Front populaire, ça a été inscrit quand même dans des contextes et notamment si la NUPES a pu se faire, c'est parce qu'il y a eu un rapport de force qui a été décidé par les électeurs et les électrices lors de l'élection présidentielle où nous on fait 22 % et tous les autres font moins de 5 % avec le Parti socialiste qui fait 1,7 % à l'époque. Donc euh euh qui en en gros dans le rapport de force nous permet d'avoir un programme de rupture. Bon, maintenant les choses elles ont alors bon ça bon ça a eu ça a eu un effet de démonstration quand même de dire pour

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tous les gens qui nous décrivent comme des sectaires, à chaque fois c'est nous qui avons permis à chacun d'avoir un groupe parlementaire. Donc ça a eu un effet de démonstration. Après aujourd'hui ce qui reste il y a un bloc de de la censure en fait de la rupture qui existe encore euh qui permet encore de faire des choses et de voilà de discuter. Après avec le le Parti socialiste, c'est très compliqué voire impossible. Enfin je dirais y compris d'ailleurs dans le vocabulaire qu'ils utilisent, ils ont changé de ils ont changé d'alliance en fait. Ils ont changé de camp quand ils décident de ne pas censurer le gouvernement le cornu de fait il rentre dans une majorité enfin dans un soutien sans participation au gouvernement et puis quand il ne cesse de pointer Jean-Luc

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Mélenchon comme étant le moins bon candidat au second tour de l'élection présidentielle alors que eux-mêmes n'ont aucun candidat qui pourrait aller au second tour euh bon à à un moment faut enfin je veux dire si on est contre l'extrême droite même si on n'est pas contre l'extrême droite mais notamment on va dire encore plus si on est contre l'extrême droite, faudra choisir son camp, hein. Oui, c'est la fameuse phrase de À la fin, ça sera en nous contre eux. Euh, on va revenir un peu sur sur toi. Tu présides un groupe de 71 députés euh avec du beaucoup de personnalités fortes, de personnalités différentes. C'est quoi ton boulot au quotidien ? Alors, ben mon boulot au quotidien, c'est que nous sommes effectivement 71 députés. Euh après, il faut imaginer que

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un groupe parlementaire, c'est un vrai collectif humain. Il y a ce qu'on voit et il y a ce qu'on voit pas ou qu'on voit moins. [grognement] Euh notamment euh du coup ça donne à peu près 300 collaborateurs et collaboratrices à la fois de groupe et euh de députés. Donc c'est un un vrai collectif animé. Oui. Euh bon nous notre mon moi mon boulot euh évidemment c'est l'animation du collectif en général. Bon, je suis pas toute seule à faire ça. J'ai deux vice-présidents. J'ai Marianne Maximier et Adrien Clouet qui sont vice-présidents du groupe. J'ai un bureau qui se réunit toutes les semaines euh donc qui permet de faciliter aussi toutes les affaires courantes du groupe, choisir toutes les semaines les questions gouvernement, euh les textes qui vont être déposés par le groupe et cetera.

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Euh et puis euh évidemment de tenir le cap politique de ce que enfin de jamais oublier pourquoi et pour qui on est là. Et notamment une des choses qu'on a théorisé très vite en étant à l'Assemblée nationale, c'est ce qu'on appelle un pied dedans, un pied dehors, c'est facile à comprendre. Euh un pied dedans, c'est-à-dire dans les luttes parlementaires, faire comprendre à l'extérieur ce qui est en train de se passer, les mauvais coups du gouvernement, essayer de les déjouer puisque maintenant c'est possible vu qu'ils sont une minorité, ce qu'on a réussi sur la loyadent, ce qu'on a réussi sur le 1er mai et cetera. Euh et puis un pied à l'extérieur, donc à chaque fois dans les luttes et de faire rentrer aussi les revendications à l'intérieur de l'hémicycle. Cette peur

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que l'institution vous influence trop et vous formate mais parce que l'Assemblée nationale, c'est impressionnant là-dessus. Je veux dire, c'est il y a vraiment un côté les ordres de la République. Euh je veux dire quand vous êtes à l'Assemblée nationale, vous pouvez manger à l'Assemblée nationale. Il y a des restaurants, enfin ce qui est assez logique he pour que les gens puissent se restaurer mais mais du coup il y a des restaurants à l'Assemblée nationale, vous pouvez retirer de l'argent. Il y a un bureau de poste, il y a un coiffeur, il y a une buvette parlementaire. [souffle coupé] Donc en fait assez rapidement si vous ne voulez pas sortir du tout de l'Assemblée nationale, vous pouvez ne pas sortir une salle de sport que Benala disait qu'il fréquentait très souvent, n'est-ce pas ?

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Euh donc en fait, si vous ne voulez pas sortir de l'Assemblée nationale, vous pouvez ne pas sortir de l'Assemblée nationale et c'est évidemment extrêmement dangereux. Donc oui oui, nous on fait attention et puis y compris il y a des euh il y a des impératifs dans le groupe parlementaire qui nous semblent hyper important par exemple sur la question euh de tout ce qui est les droits fondamentaux. Euh euh comme on a un gouvernement qui à peu près tous les 6 mois ou 1 an nous pont des lois plus répressives euh sur la question de la justice, de la prison et cetera, nous tous les députés de mon groupe ont déjà été au moins une fois en prison. Tous les députés de mon groupe ont été au moins une fois dans un centre de rétention administrative et je considère que c'est primordial si

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on veut comprendre de quoi on parle parce que c'est pas du tout la même chose de dire "Ah oui oui, mettons de la prison à tout le monde, arrêtons tout le monde dans des centres de rétention administrative". Après avoir vu ce que ça voulait dire concrètement. Donc ça aussi c'est euh euh ouais des choses sur lesquelles on fait attention. Et puis après bon la vie parlementaire enfin on a de la chance he nous on est des militants, on est payé à militer, c'est extraordinaire. On a on a enfin on a une chance incroyable d'être d'être élu. Euh et donc c'est aussi hyper riche dans les gens qu'on va rencontrer, les associations, les collectifs, les syndicats avec lequels on va construire des propositions de loi, avec lequel on va on va on va pousser des textes de loi. Par exemple, la nationalisation

12:23

d'harceler mital qu'on a gagné dans la niche précédente en novembre. Bon, tout ça ça se construit avec les uns et les autres et ça c'est une chance extraordinaire qu'on a. Tuen parlais en début d'interview quand tu étais arrivé au Front de gauche, tu disais au front de gauche science, tu disais qu'il y avait pas beaucoup de nana et tu es une des rares femmes à ce niveau de visibilité de de disons de de responsabilité à gauche. Est-ce que tu le vois dans ton quotidien ce traitement différent ? Est-ce que à l'assemblée, tu le remarques, la violence qui peut s'exercer contre les femmes politiques ? Ah oui, très clairement. Enfin euh je veux dire les femmes, tout y passe hein. Euh la manière dont on s'habille, notre physique, notre vie privée. Euh et

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d'ailleurs euh le pire étant probablement pour des femmes qui en plus sont arabes ou noires, euh euh je pense à la violence euh qui a subi à de multiples reprises mon ami Daniel Obonau, euh Nadaj Bomangoli, Rima Hassan qui est quand même un des exemples de du harcèlement qui est fait contre contre Rima. Donc ça c'est encore pire pour elle. Donc oui oui, on voit bien on voit bien la violence qui est déployée contre contre les femmes et oui, il a un traitement qui reste différencié, ça c'est une évidence. À gauche, c'est comment ça se manifeste ? Est-ce que tu vois qu'il y a des sur quels angles la gauche doit encore faire des efforts là-dessus ? Bah surtout enfin en fait c'est un peu comme quand on parle de racisme, je veux dire la la société elle reste patriarcale. Donc en

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fait donc en fait tous les mouvements politiques, même lorsqu'ils essayent de faire toujours mieux sont traversés par des choses qu'il y a dans la société. Donc il y a plein de choses. Nous on fait euh à chaque élu enfin chaque fois qu'il y a un nouveau mandat, on fait des formations notamment sur la question du sexisme, notamment sur la question des violences sexistes et sexuelles. Euh donc formation, ça ça on le fait. Euh et puis après on essae enfin en fait la meilleure manière de faire en sorte que euh il y ait je sais pas si c'est moins de violence mais en tout cas de permettre à d'autres femmes d'avoir leur place plus facilement pour la suite, c'est qu'il y ait plus de femmes au responsabilité. Et pour le coup, moi je suis présidente du groupe donc j'ai une

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vice-présidente Marianne Maximi. Il y a deux vice-présidentes de l'Assemblée nationale Nadjumangoli qui est quand même la première femme noire à occuper ce poste euh et Clémence Gueté. Ensuite au Parlement européen, on a la coprésidente du groupe de la gauche européenne qui est Manon Aubri. On a la présidente de notre délégation qui est Marine à mesure. Donc ça aussi c'est une manière euh [soupir][souffle coupé] d'aider, on va dire, à ce que d'autres femmes aussi aient leur place. Et puis je le dis parce que en fait mine de rien, on a eu assez peu de femmes en politique qui enfin assez peu, il y en a eu he mais en fait il reste et ça c'est assez intéressant aussi il reste à inventer

15:19

c'est quoi être des femmes en politique parce que par exemple moi on me reproche beaucoup d'être une femme extrêmement dure agressive qui c'est le cadrage médiatique. Oui. Oui. Mais en fait aussi parce que si j'étais un homme, on dirait de moi que je suis un tribin parce qu'en fait je fais des discours avec des millions de vues. Mais comme je suis une femme, je ne suis pas un tribin ou enfin d'ailleurs il y a pas de féminin à sage. On va pas dire que je suis une tribune quoi. Euh mais vous enfin du coup ça ça donne des traitements différenciés euh qui d'ailleurs se voyait beaucoup par exemple dans les invitations médiatiques. Moi, il a fallu attendre que je sois présidente du groupe parlementaire officiellement alors que j'étais vice-présidente depuis 2 ans et demi du groupe

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pour que je sois enfin invité dans les médias. C'est-à-dire que j'ai mis 5 ans à être invité dans les médias. Mais même dans les médias, il y avait un cadrage assez bizarre où si c'est un si c'est toi qui est en train de de confronter un journaliste en contradiction et cetera, ensuite l'analyse, ça sera la colère, la gestion des émotions et cetera. Si c'est un homme, ça sera punchliner. Il est fort en débat. Ah oui, ça reste ça reste de manière très forte, ça c'est clair. Bah [soupir] pour la transition, c'est la Nouvelle-France. Euh peut-être que ça fait partie justement de cette Nouvelle France. Euh c'est quoi exactement ? Et pour dans la foulée pour pour faire le lien avec ce qu'on entend en ce moment, est-ce que tu regrettes qu'à gauche, il y a de plus

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en plus de gages qui sont donnés à la droite, notamment sur l'immigration ou le racisme ? Euh je pense aux récentes déclarations de de François Ruffin sur l'immigration du travail euh des personnalités du Parti socialiste qui refuse d'utiliser le mot islamophobie. Euh [grognement] il y aurait plein d'exemples à prendre hein mais euh cet alignement pu c'était Rousell aussi. Oui, j'avais pas de citation en tête mais ça il y en a plein. Mais mais oui. Est-ce que c'est ces gages euh tu les regrettes ? Et et globalement ça est-ce que ça vous met en dans une position compliquée ? Bah enfin c'est plus que les regretter en fait c'est enfin c'est aberrant de se

17:25

dire de gauche et de céder comme ça du terrain à l'extrême droite. En fait il il s'aligne sur les fantasmes de l'extrême droite qui encore une fois ne sont pas la réalité. Ce n'est pas parce que dans les médias ces news suivies par d'autres qui les imitent. euh on parle sans cesse d'immigration, euh d'insécurité par des immigrés ou je ne sais quoi. Enfin euh euh que c'est la réalité de ce que les gens vivent. Faut se rappeler par exemple dans les cahiers de doléance des gilets jaunes, quand les chercheurs ont analysé les cahiers de doléance des gilets jaunes, les premières questions qui revenaient sans cesse, c'était l'éducation des gosses, le pouvoir d'achat, enfin des choses qui qui n'ont rien à voir avec les fantasmes qu'à l'extrême droite. Donc en fait euh

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en fait c'est lamentable euh de reprendre les thèmes de l'extrême droite en pensant que c'est comme ça qu'on pourraincre l'extrême droite. On ne vaincra l'extrême droite qu'en étant clair sur ces principes et en ne cédant pas un pouce à l'extrême droite sur les questions du racisme, sur les questions d'immigration, sur enfin sur toutes ces questions là. euh tous ceux qui en fait leur sèd du terrain, bon bah à chaque fois les font avancer parce que euh euh parce qu'en fait ils rentrent dans leur cadre idéologique. Euh tout comme l'extrême droite devient fréquentable parce qu'on la fréquente et bien euh l'extrême droite devient acceptable parce queon accepte ces thèses. Et donc euh il faut euh être absolument strict sur le fait de ne jamais réincéder à l'extrême droite. Ça c'est la première

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chose. Et la deuxième chose du coup la Nouvelle-France. C'est pour ça que pour nous c'est un concept qui est très puissant. Pourquoi ? Parce que vous avez d'un côté l'extrême droite qui fantasme une France qui n'existe pas et n'a jamais existé. une France qui serait une France blanche, euh une France chrétienne, une France qui serait envahie de je ne sais qui, euh enfin bon bref, donc ils sont dans un fantasme complet sur ce qui est le pays. Et le concept de la Nouvelle-France, c'est tout simplement dire que c'est la France qui assume son peuple dans son entièreté et que le peuple, si on prend un point de départ, parce qu'il faut prendre un point de départ pour comprendre d'où on parle, si on prend en 1958 qui est euh la donc la constitution de la 5e République, on a un peuple qui a

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profondément changé depuis 1958. Je veux dire, les femmes ont conquis des droits nouveaux euh notamment le droit à l'avortement mais beaucoup d'autres. Euh l'homosexualité était pénalisée à cette époque. Euh vous aviez euh par exemple dans les années 70 une famille sur 10 qui était une famille monoparentale. Généralement une femme avec des enfants, disons le plus simplement puisque c'est généralement ça. Aujourd'hui, c'est une famille sur qu donc il y a des nouvelles formes de famille. Euh il y a euh bon, ça c'est un chiffre qui fait c'est ça qui fait souvent réagir euh les fachaots, mais il y avait un français sur 10 qui avait des grands-parents aujourd'hui, c'est un français sur tr aujourd'hui qui a des grands-parents étrangers et ça c'est la France telle qu'elle est aujourd'hui. Et

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donc la France qui s'assume dans l'entièreté de son peuple, c'est aussi celle qui peut regarder vers son avenir et créer des choses nouvelles. et notamment une des choses nous lequelles ver on projette la Nouvelle-France, c'est la question de la 6e République et du pouvoir du pouvoir au peuple et sur la manière dont à partir de ce pays tel qu'il est aujourd'hui et non pas des fantasmes de de l'extrême droite, comment est-ce que on fait peuple ensemble et notamment comment est-ce qu'on réécrit une constitution qui permet de récupérer le pouvoir à un homme et un seul, c'est-à-dire un président qui a des pouvoirs absolument démentiels comme on l'a vu notamment avec Macron au moment de la retraite à 64 ans. Ouis.